Agnès Gruda, La Presse À deux semaines du second tour de la présidentielle haïtienne, Mirlande Manigat a fait campagne, hier, à... Montréal. Où elle a plaidé pour la restauration de la souveraineté de son pays.
Sur une de ses affiches électorales, Mirlande Manigat, coiffée d'une casquette, serre une jeune femme dans un geste protecteur. Une image qui fait contraste avec la dame au collier de perles qui a enchaîné les entrevues, hier, dans un restaurant de Montréal.
La photo a été prise à Solino, quartier populaire de Port-au-Prince, où la candidate à la présidence d'Haïti a lancé sa campagne à la mi-février. Mirlande Manigat se souvient très bien du moment où l'adolescente a pris sa main et lui a lancé: «Je suis une jolie fille, pourquoi je ne peux pas aller à l'école?»
«J'ai compris que, ce qu'elle voulait dire, c'est qu'elle pourrait se prostituer pour pouvoir payer l'école», explique la candidate. Alors, Mme Manigat a craqué: elle lui a offert de payer ses études.
Ça, c'est une facette de Mirlande Manigat: la grand-mère de 70 ans qui n'a pu résister à un criant appel à l'aide. Mais il y a aussi l'autre facette: celle de la juriste et fine politicienne qui pèse bien ses mots et slalome entre les écueils.
De passage à Montréal, où elle fait campagne auprès de la diaspora haïtienne, Mme Manigat a expliqué que, même si Haïti ne reconnaît pas la double citoyenneté et que les Haïtiens naturalisés au Canada ne peuvent pas voter pour elle, ils peuvent néanmoins influencer leurs proches restés au pays. Du coup, elle leur a promis de changer la Constitution haïtienne pour permettre la double nationalité.
État court-circuité
C'était l'engagement électoral le plus concret qu'elle avait à offrir, hier. Pour le reste, son programme, rempli de bonnes intentions, occulte un peu les principaux enjeux auxquels Haïti doit faire face.
Ainsi, le programme de Mme Manigat passe sous silence la reconstruction du pays, dévasté par le séisme du 12 janvier 2010. Il faut dire que cette reconstruction est entre les mains de la communauté internationale, qui s'était engagée à verser 11 milliards de dollars en 5 ans pour remettre Haïti sur pied.
L'argent n'arrive pas au rythme prévu, déplore la candidate. Mais ce qui la dérange encore davantage, c'est que les sommes recueillies par la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti transitent par la Banque mondiale - et court-circuitent donc l'État haïtien.
«Ce fonctionnement met en cause la souveraineté d'Haïti. L'argent de la reconstruction doit être versé au gouvernement», plaide la candidate.
Si elle est élue présidente, Mirlande Manigat entend changer les règles du jeu. Elle en a déjà glissé un mot à Bill Clinton, l'un des deux présidents de la Commission. Mais encore faudra-t-il convaincre les donateurs internationaux que l'État haïtien, qui s'est montré totalement déficient au lendemain du séisme, est capable de reprendre les rênes de la reconstruction.
La quadrature du cercle
C'est ce à quoi Mirlande Manigat s'attellera durant les 100 premiers jours de son mandat, si elle est élue le 20 mars. «Nous devrons montrer que nous sommes sérieux et que nous voulons vraiment changer les choses», dit-elle.
Quels gestes ferait-elle, une fois élue, pour bien montrer ce désir de changement? Ici, Mme Manigat se fait évasive: «Nous travaillons là-dessus», dit-elle.
Avant de constater que, au bout du compte, le futur président d'Haïti devra résoudre une sorte de quadrature du cercle: «Nous avons besoin d'assistance massive pour nous moderniser, mais nous devons déclencher cette modernisation avant d'avoir reçu cette aide.»
Une juriste contre un chanteur
Le premier tour des élections législatives et présidentielle en Haïti s'est déroulé le 28 novembre dernier. Il a été marqué par des fraudes massives visant surtout à favoriser le candidat du régime, Jude Célestin. Selon les résultats officiels, Mirlande Manigat est arrivée première, avec 31% des voix, contre 22% pour Jude Célestin.
Le dépouillement judiciaire réclamé n'a finalement pas eu lieu, mais sous la pression, ce dernier s'est retiré, cédant la place au chanteur Michel Martelly. Ce dernier est particulièrement populaire auprès des jeunes Haïtiens. Dans un pays où la moitié de la population a moins de 21 ans, c'est un atout de poids.
Mais si Martelly peut compter sur le soutien d'un autre chanteur populaire, Wyclef Jean, Mirlande Manigat a récemment reçu un appui-surprise du groupe rap Barricade Crew... Comment éviter que le second tour soit lui aussi entaché par la fraude? Mirlande Manigat affirme avoir tiré la leçon du 28 novembre. Son parti s'organisera pour mieux surveiller les bureaux de scrutin, notamment. Mais elle reconnaît que le vote du 20 mars risque d'être «hypothéqué» par la faible participation et un éventuel déficit de crédibilité.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/elections-en-haiti/201103/05/01-4376388-100-jours-pour-changer-haiti.php
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
samedi 5 mars 2011
Un voyage en enfer
Publié le 05 mars 2011
Caroline Touzin
La Presse
(Ouanaminthe, Haïti) À 14 ans, Wiseline ignore si elle a été abandonnée ou carrément vendue. Chose certaine: la trafiquante qui l'a fait entrer illégalement en République dominicaine l'a guidée tout droit vers l'enfer.
Fin janvier 2010, peu de temps après le tremblement de terre, l'adolescente était à une fête avec des amies lorsqu'elle a rencontré Mijaguite.
Cette jeune femme de 19 ans leur décrit en long et en large l'eldorado dominicain. À l'entendre parler, la vie là-bas est parfaite. Ce serait un jeu d'enfants de traverser, puis d'y trouver du travail. Un «bon» travail.
À la fin de la soirée, 14 jeunes filles, dont Wiseline, «décident» de quitter Ouanaminthe à l'aube pour traverser illégalement la frontière dominicaine. Destination: Santiago de los Caballeros. Mijaguite, dont elles ne connaissent même pas le nom de famille, leur servira de guide.
Le groupe franchit la frontière qui sépare Ouanaminthe de Dajabon en traversant la rivière Massacre. Wiseline, qui ne sait pas nager, a de l'eau jusqu'aux genoux.
«On ne pouvait pas passer par la route. Il y avait de l'immigration», raconte la jeune fille, qui ne semble pas encore sortie de l'enfance. Non loin de Dajabon, le groupe tombe face à face avec sept militaires sur une route de campagne. Les jeunes filles, sans papiers, se mettent à courir à travers une bananeraie. Wiseline, la plus menue du groupe, est vite rattrapée. «Si on ne retrouve pas les autres, on te laisse partir», lui dit un garde.
Au bout d'un moment, lassés de ratisser le champ sans succès, les gardes abandonnent Wiseline à son sort. La jeune fille finit par retrouver deux amies et Mijaguite. Elle n'a jamais revu les autres.
Le groupe marche ainsi à travers champs pendant quatre jours. Les filles mangent des bananes pour calmer leur faim. Elles finissent par regagner la route, le long de laquelle elles mendient pour amasser de quoi payer un aller simple en autocar vers Santiago.
Une fois dans la deuxième ville du pays, la trafiquante amène les filles dormir chez un «ami». Le soir venu, Mijaguite disparaît et les laisse seules avec l'homme d'une trentaine d'années. «Il nous a enfermées dans une pièce. On a commencé à crier, mais il nous a menacées de nous attacher les pieds et la bouche», murmure Wiseline, comme si l'histoire allait être moins douloureuse si elle la chuchotait.
Ce soir-là, l'homme, Dominicain d'origine haïtienne, les viole toutes les trois. Toute la nuit. Puis, il les force à s'endormir à ses côtés. Wiseline ne trouve pas le sommeil. Elle était vierge. Quand leur bourreau finit par quitter la maison, le lendemain matin, les filles s'enfuient.
Mijaguite les retrouve très vite... pour les convaincre de ne pas porter plainte à la police. «Elle nous a dit qu'il fallait avoir de l'argent pour aller à la police. On n'en avait pas», se souvient Wiseline.
Les adolescentes se mettent à errer dans les rues de Santiago. Sans argent. Sans toit. Elles mendient à un feu de circulation lorsqu'un travailleur social qui vient en aide aux enfants de la rue leur offre son aide. C'est là que Mijaguite disparaît pour de bon. «Je ne l'ai pas revue», dit Wiseline.
La jeune fille atterrit dans un orphelinat de Santiago qui a l'habitude de recueillir des Haïtiens abandonnés à leur sort par les trafiquants. L'orphelinat joint alors les soeurs de Saint-Jean, qui ont un foyer à Ouanaminthe, pour renvoyer Wiseline chez elle.
À son retour au village, les soeurs, à qui Wiseline raconte son viol, l'emmènent à l'hôpital, redoutant le pire. Le pire est survenu. Wiseline a contracté le VIH.
La mère de Wiseline, une femme de 35 ans qui a 8 autres enfants, dont un bébé naissant, ne veut pas la reprendre à la maison. Les religieuses mettent quatre mois à la convaincre. Elles ont fini par y parvenir en offrant de payer une pension pour l'adolescente.
«Ma mère ne s'occupe pas de moi», dit Wiseline, assise sur son lit. Elle partage une minuscule chambre avec deux de ses soeurs dans une maisonnette faite de terre et de branches de palmier. Des publicités découpées dans les journaux tapissent les murs.
L'eldorado dominicain n'existe pas. Wiseline le sait, aujourd'hui. Mais si un autre trafiquant lui promettait mer et monde, il n'est pas dit qu'elle ne tenterait pas de nouveau sa chance. «Je ne suis pas bien ici. Je n'étais pas bien là-bas», résume la jeune fille, dont les barrettes colorées lui donnent un air enfantin. Un contraste avec la profonde tristesse au fond de ses yeux.
Un mois après le tremblement de terre, Larose n'avait plus rien à perdre. L'orphelin de 15 ans n'allait va pas à l'école. Il squattait à gauche et à droite chez des amis à Cap-Haïtien. Parfois, il dormait sur les toits.
Un jour, il rencontre dans un quartier populaire un passeur qui lui demande 500 gourdes (15$) pour l'emmener en République dominicaine. «Il m'a dit que je pourrais trouver un bon travail et que je mangerais à ma faim», raconte le garçon.
Le jour du grand départ, Larose découvre qu'il aura des compagnes de voyage: deux jeunes filles de 17 et 18 ans qui viennent d'un minuscule village non loin de Cap-Haïtien.
Arrivées à la hauteur de la rivière Massacre, les deux filles ont peur de traverser. Elles ne savent pas nager. Le passeur trouve un vieux pneu auquel elles s'accrochent comme elles peuvent.
Une fois sur l'autre rive, le groupe est vite intercepté par des militaires dominicains. «Ils nous ont fait nous déshabiller au complet. Ils cherchaient de l'argent, mais on n'en avait pas.»
Le passeur a mis quelques billets dans les mains des gardes. Ils ont pu poursuivre leur route.
Le passeur a vite récupéré son argent en offrant les deux filles à tous les hommes qu'ils croisaient sur leur route. Larose a assisté à tout cela, impuissant. Une fois à Santiago, les filles ont été vendues chacune 2000 pesos à un proxénète.
Larose a compris que le passeur ne lui trouverait jamais un «bon travail». Il l'a planté là et a fait le chemin inverse vers Haïti. «Je me demande comment vont les filles», dit le garçon, qui se sent visiblement coupable de les avoir abandonnées ainsi.
À Cap-Haïtien, Larose est de retour à la case départ. Il est placeur dans les tap-tap, ces taxis collectifs toujours bondés. Il rêve d'amasser assez d'argent pour se payer une formation de maçon.
Tomber entre de mauvaises mains
Les «garçons de la rue» comme Larose sont des proies faciles pour les trafiquants. Geoffroy, l'un de ses amis, a aussi été leurré. À 14 ans, l'orphelin a suivi aveuglément un Haïtien qui lui promettait de lui trouver un nouveau foyer en République dominicaine.
«On cherche une meilleure vie et on tombe entre de mauvaises mains», lance l'adolescent à l'air fragile. À sa première nuit en sol dominicain, un fermier lui a offert de l'héberger dans sa grange. Le passeur, lui, pourrait dormir dans la maison.
Geoffroy regrette de ne pas s'être méfié davantage. «Pendant que je dormais, le fermier a baissé mon pantalon. Il a fait toutes sortes de choses. J'avais 14 ans, je ne pouvais pas me défendre.» Le lendemain matin, Geoffroy avait trop honte pour en parler au passeur.
Près de la ville de Mao, entre Dajabon et Santiago, dans le nord du pays, ils ont fait un arrêt dans une autre ferme. Geoffroy ne le savait pas, mais il venait d'être vendu à un éleveur de boeufs. «Il y avait deux autres enfants avec moi. Le plus souvent, on mangeait les bananes de son jardin. On commençait à 5h du matin et on travaillait jusqu'à 18h. Je dormais avec les bêtes.»
Après sept mois de ce régime, Geoffroy s'est enfui. Il est rentré à Cap-Haïtien, grossir les rangs des «garçons de la rue».
Les missionnaires baptistes s'en tirent
Le cas des 33 enfants «volés» en Haïti par 10 membres d'une Église baptiste américaine a fait le tour du monde. Les missionnaires ont été arrêtés à la frontière dominicaine un peu plus de deux semaines après le tremblement de terre. Ils ont affirmé que les enfants étaient orphelins. Or, leurs parents étaient toujours en vie. Certains ont admis avoir conclu un accord pour donner leur enfant. Les poursuites ont rapidement été abandonnées contre 9 des 10 baptistes de l'Idaho. La responsable du groupe a fait face à une accusation réduite de «voyage irrégulier». Aussitôt condamnée, elle a été libérée. Haïti n'a pas de loi qui interdit la traite des personnes. Un avant-projet de loi qui ferait de la traite un crime punissable de 7 à 15 ans d'emprisonnement est au menu législatif depuis des années. Il n'a jamais été voté. En 2009, Haïti a pourtant renouvelé ses engagements en ratifiant la Convention internationale contre la criminalité transnationale organisée et ses deux protocoles additionnels.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201103/05/01-4376385-un-voyage-en-enfer.php
Caroline Touzin
La Presse
(Ouanaminthe, Haïti) À 14 ans, Wiseline ignore si elle a été abandonnée ou carrément vendue. Chose certaine: la trafiquante qui l'a fait entrer illégalement en République dominicaine l'a guidée tout droit vers l'enfer.
Fin janvier 2010, peu de temps après le tremblement de terre, l'adolescente était à une fête avec des amies lorsqu'elle a rencontré Mijaguite.
Cette jeune femme de 19 ans leur décrit en long et en large l'eldorado dominicain. À l'entendre parler, la vie là-bas est parfaite. Ce serait un jeu d'enfants de traverser, puis d'y trouver du travail. Un «bon» travail.
À la fin de la soirée, 14 jeunes filles, dont Wiseline, «décident» de quitter Ouanaminthe à l'aube pour traverser illégalement la frontière dominicaine. Destination: Santiago de los Caballeros. Mijaguite, dont elles ne connaissent même pas le nom de famille, leur servira de guide.
Le groupe franchit la frontière qui sépare Ouanaminthe de Dajabon en traversant la rivière Massacre. Wiseline, qui ne sait pas nager, a de l'eau jusqu'aux genoux.
«On ne pouvait pas passer par la route. Il y avait de l'immigration», raconte la jeune fille, qui ne semble pas encore sortie de l'enfance. Non loin de Dajabon, le groupe tombe face à face avec sept militaires sur une route de campagne. Les jeunes filles, sans papiers, se mettent à courir à travers une bananeraie. Wiseline, la plus menue du groupe, est vite rattrapée. «Si on ne retrouve pas les autres, on te laisse partir», lui dit un garde.
Au bout d'un moment, lassés de ratisser le champ sans succès, les gardes abandonnent Wiseline à son sort. La jeune fille finit par retrouver deux amies et Mijaguite. Elle n'a jamais revu les autres.
Le groupe marche ainsi à travers champs pendant quatre jours. Les filles mangent des bananes pour calmer leur faim. Elles finissent par regagner la route, le long de laquelle elles mendient pour amasser de quoi payer un aller simple en autocar vers Santiago.
Une fois dans la deuxième ville du pays, la trafiquante amène les filles dormir chez un «ami». Le soir venu, Mijaguite disparaît et les laisse seules avec l'homme d'une trentaine d'années. «Il nous a enfermées dans une pièce. On a commencé à crier, mais il nous a menacées de nous attacher les pieds et la bouche», murmure Wiseline, comme si l'histoire allait être moins douloureuse si elle la chuchotait.
Ce soir-là, l'homme, Dominicain d'origine haïtienne, les viole toutes les trois. Toute la nuit. Puis, il les force à s'endormir à ses côtés. Wiseline ne trouve pas le sommeil. Elle était vierge. Quand leur bourreau finit par quitter la maison, le lendemain matin, les filles s'enfuient.
Mijaguite les retrouve très vite... pour les convaincre de ne pas porter plainte à la police. «Elle nous a dit qu'il fallait avoir de l'argent pour aller à la police. On n'en avait pas», se souvient Wiseline.
Les adolescentes se mettent à errer dans les rues de Santiago. Sans argent. Sans toit. Elles mendient à un feu de circulation lorsqu'un travailleur social qui vient en aide aux enfants de la rue leur offre son aide. C'est là que Mijaguite disparaît pour de bon. «Je ne l'ai pas revue», dit Wiseline.
La jeune fille atterrit dans un orphelinat de Santiago qui a l'habitude de recueillir des Haïtiens abandonnés à leur sort par les trafiquants. L'orphelinat joint alors les soeurs de Saint-Jean, qui ont un foyer à Ouanaminthe, pour renvoyer Wiseline chez elle.
À son retour au village, les soeurs, à qui Wiseline raconte son viol, l'emmènent à l'hôpital, redoutant le pire. Le pire est survenu. Wiseline a contracté le VIH.
La mère de Wiseline, une femme de 35 ans qui a 8 autres enfants, dont un bébé naissant, ne veut pas la reprendre à la maison. Les religieuses mettent quatre mois à la convaincre. Elles ont fini par y parvenir en offrant de payer une pension pour l'adolescente.
«Ma mère ne s'occupe pas de moi», dit Wiseline, assise sur son lit. Elle partage une minuscule chambre avec deux de ses soeurs dans une maisonnette faite de terre et de branches de palmier. Des publicités découpées dans les journaux tapissent les murs.
L'eldorado dominicain n'existe pas. Wiseline le sait, aujourd'hui. Mais si un autre trafiquant lui promettait mer et monde, il n'est pas dit qu'elle ne tenterait pas de nouveau sa chance. «Je ne suis pas bien ici. Je n'étais pas bien là-bas», résume la jeune fille, dont les barrettes colorées lui donnent un air enfantin. Un contraste avec la profonde tristesse au fond de ses yeux.
Un mois après le tremblement de terre, Larose n'avait plus rien à perdre. L'orphelin de 15 ans n'allait va pas à l'école. Il squattait à gauche et à droite chez des amis à Cap-Haïtien. Parfois, il dormait sur les toits.
Un jour, il rencontre dans un quartier populaire un passeur qui lui demande 500 gourdes (15$) pour l'emmener en République dominicaine. «Il m'a dit que je pourrais trouver un bon travail et que je mangerais à ma faim», raconte le garçon.
Le jour du grand départ, Larose découvre qu'il aura des compagnes de voyage: deux jeunes filles de 17 et 18 ans qui viennent d'un minuscule village non loin de Cap-Haïtien.
Arrivées à la hauteur de la rivière Massacre, les deux filles ont peur de traverser. Elles ne savent pas nager. Le passeur trouve un vieux pneu auquel elles s'accrochent comme elles peuvent.
Une fois sur l'autre rive, le groupe est vite intercepté par des militaires dominicains. «Ils nous ont fait nous déshabiller au complet. Ils cherchaient de l'argent, mais on n'en avait pas.»
Le passeur a mis quelques billets dans les mains des gardes. Ils ont pu poursuivre leur route.
Le passeur a vite récupéré son argent en offrant les deux filles à tous les hommes qu'ils croisaient sur leur route. Larose a assisté à tout cela, impuissant. Une fois à Santiago, les filles ont été vendues chacune 2000 pesos à un proxénète.
Larose a compris que le passeur ne lui trouverait jamais un «bon travail». Il l'a planté là et a fait le chemin inverse vers Haïti. «Je me demande comment vont les filles», dit le garçon, qui se sent visiblement coupable de les avoir abandonnées ainsi.
À Cap-Haïtien, Larose est de retour à la case départ. Il est placeur dans les tap-tap, ces taxis collectifs toujours bondés. Il rêve d'amasser assez d'argent pour se payer une formation de maçon.
Tomber entre de mauvaises mains
Les «garçons de la rue» comme Larose sont des proies faciles pour les trafiquants. Geoffroy, l'un de ses amis, a aussi été leurré. À 14 ans, l'orphelin a suivi aveuglément un Haïtien qui lui promettait de lui trouver un nouveau foyer en République dominicaine.
«On cherche une meilleure vie et on tombe entre de mauvaises mains», lance l'adolescent à l'air fragile. À sa première nuit en sol dominicain, un fermier lui a offert de l'héberger dans sa grange. Le passeur, lui, pourrait dormir dans la maison.
Geoffroy regrette de ne pas s'être méfié davantage. «Pendant que je dormais, le fermier a baissé mon pantalon. Il a fait toutes sortes de choses. J'avais 14 ans, je ne pouvais pas me défendre.» Le lendemain matin, Geoffroy avait trop honte pour en parler au passeur.
Près de la ville de Mao, entre Dajabon et Santiago, dans le nord du pays, ils ont fait un arrêt dans une autre ferme. Geoffroy ne le savait pas, mais il venait d'être vendu à un éleveur de boeufs. «Il y avait deux autres enfants avec moi. Le plus souvent, on mangeait les bananes de son jardin. On commençait à 5h du matin et on travaillait jusqu'à 18h. Je dormais avec les bêtes.»
Après sept mois de ce régime, Geoffroy s'est enfui. Il est rentré à Cap-Haïtien, grossir les rangs des «garçons de la rue».
Les missionnaires baptistes s'en tirent
Le cas des 33 enfants «volés» en Haïti par 10 membres d'une Église baptiste américaine a fait le tour du monde. Les missionnaires ont été arrêtés à la frontière dominicaine un peu plus de deux semaines après le tremblement de terre. Ils ont affirmé que les enfants étaient orphelins. Or, leurs parents étaient toujours en vie. Certains ont admis avoir conclu un accord pour donner leur enfant. Les poursuites ont rapidement été abandonnées contre 9 des 10 baptistes de l'Idaho. La responsable du groupe a fait face à une accusation réduite de «voyage irrégulier». Aussitôt condamnée, elle a été libérée. Haïti n'a pas de loi qui interdit la traite des personnes. Un avant-projet de loi qui ferait de la traite un crime punissable de 7 à 15 ans d'emprisonnement est au menu législatif depuis des années. Il n'a jamais été voté. En 2009, Haïti a pourtant renouvelé ses engagements en ratifiant la Convention internationale contre la criminalité transnationale organisée et ses deux protocoles additionnels.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201103/05/01-4376385-un-voyage-en-enfer.php
Enfants à vendre
Publié le 05 mars 2011
(Ouanaminthe, Haïti) Des dizaines d'Haïtiens traversent le pont à pied, munis de brouettes remplies de douzaines d'oeufs, de sacs de charbon ou encore de rouleaux de papier hygiénique. Des garçons se fraient un chemin dans la foule compacte pour offrir leurs services comme cireurs de chaussures.
C'est jour de marché à Dajabon, dans le nord-ouest de la République dominicaine, à la frontière avec Haïti. Deux fois par semaine, le lundi et le vendredi, les Haïtiens arrivent en masse de Ouanaminthe, la ville jumelle du côté haïtien, pour faire leurs emplettes. Ces jours-là, ils n'ont pas à présenter de pièces d'identité.
Ce va-et-vient chaotique offre aux trafiquants d'enfants une couverture idéale. «Nous avons un très sérieux problème les jours de marché. Les gens traversent sans aucun contrôle. Les passeurs en profitent», souligne le commissaire Renel Costumé, de la Brigade de protection des mineurs (BPM).
Avant le séisme, la police haïtienne ne se souciait guère du trafic d'enfants. Depuis quelques mois, huit agents civils de la BPM sont affectés aux quatre principaux postes frontaliers du pays. «C'est nettement insuffisant», reconnaît le commissaire Costumé. Vu le manque de moyens de la police haïtienne, c'est l'UNICEF qui a financé la création de cette brigade au tournant des années 2000.
Depuis 8h ce matin, sous un soleil de plomb, deux agents interpellent chaque adulte accompagné d'un enfant sur l'un des deux ponts de Ouanaminthe. La BPM n'arrive pas à surveiller les deux en même temps, faute d'effectifs. Comme les agents civils ne sont pas armés, ils suscitent davantage d'impatience que de crainte.
L'agent Fredlin Vincent demande ses papiers à une jeune mère qui protège son garçon du soleil à l'aide d'un parapluie. Nerveuse, elle montre pour tout document un carnet fourni par l'hôpital de Dajabon. Elle dit avoir un rendez-vous médical. Un Dominicain, qui prétend être le père de l'enfant, reste à l'écart durant toute l'intervention. «On porte une attention particulière aux gens stressés; souvent, ils sont suspects», souligne l'agent Vincent. Finalement, il laissera partir le couple et l'enfant de 22 mois.
Travailler en vain
Cette méthode a récemment permis à l'agent Vincent de démasquer un trafiquant qui se faisait passer pour le père d'une fillette. L'homme n'avait pas les documents de voyage de l'enfant. Questionnée par l'agent, la petite de 6 ans a timidement répondu que l'homme était son père. Mais elle ne connaissait pas son nom. Le trafiquant a senti la soupe chaude. Visiblement habitué de soudoyer les autorités, il a proposé à l'agent: «Laisse-moi aller vendre l'enfant. On va partager les profits 50/50.»
L'agent Vincent a fait placer l'homme d'une quarantaine d'années en garde à vue. La fillette a été confiée à une organisation caritative catholique, le temps de vérifier si elle avait une famille. La police a retrouvé sa mère le jour même. Au milieu du marché où elle travaillait, elle pleurait et criait que sa fille, Angelica, avait disparu.
Le trafiquant, lui, restera impuni. Il a été libéré deux heures après avoir été placé en garde à vue, apparemment parce qu'il devait être soigné pour une blessure à la tête qu'il venait de se faire dans sa cellule. L'agent Vincent l'a revu traîner dans le marché.
«C'est un peu comme travailler en vain. On arrête un passeur; quand on est chanceux, il est accusé de voyage illégal; il paie une amende et on le revoit ici quelques jours plus tard», lance, découragée, sa collègue Fabienne Jean Valdemar.
Chaque année, quelque 2000 enfants haïtiens entrent illégalement en République dominicaine avec un passeur. Ils sont ensuite forcés à mendier, à se prostituer ou à travailler comme domestique, selon une récente étude de l'UNICEF. Après le tremblement de terre qui a fait quelque 300 000 morts et plus de 1,5 million de sans-abri le 12 janvier 2010, l'UNICEF a tiré la sonnette d'alarme: l'ouverture des frontières pour des raisons humanitaires donnait aussi une occasion en or aux passeurs de faire traverser illégalement des enfants chez le voisin dominicain.
Or, même si la frontière dominicaine s'est refermée ensuite, de nombreuses familles haïtiennes rendues encore plus vulnérables après le séisme ont accepté de confier leurs enfants au premier venu, quand elles ne les ont pas carrément vendus pour survivre. Quelque 40% des enfants haïtiens vivaient déjà dans la pauvreté absolue avant le séisme.
«On voit surtout des cas de parents qui vendent leur enfant. Les Haïtiens font cela depuis longtemps. La traite est une préoccupation occidentale beaucoup plus qu'haïtienne», indique Stéphane Tonon, policier de l'ONU responsable du dossier de la traite dans le nord-est d'Haïti.
Frontière poreuse
Dans les neuf mois qui ont suivi le séisme, ce ne sont pas 2000, mais plus de 7000 enfants haïtiens qui auraient été victimes de trafic et envoyés en République dominicaine, selon Réseau frontalier Jeannot Succès, un groupe haïtien de défense des droits présent à 10 endroits stratégiques sur la frontière haïtiano-dominicaine.
Cette statistique fait sourciller Gallianne Palayret, spécialiste de la protection de l'enfance à l'UNICEF. «Beaucoup d'enfants ont traversé du côté dominicain après le séisme, mais on n'a pas assez de données fiables pour prouver qu'ils ont été victimes de trafic.»
L'Organisation internationale pour les migrations partage les mêmes inquiétudes. «On sait que des familles dominicaines se rendent à Ouanaminthe pour se trouver un restavek (enfant domestique en créole). C'est un produit qu'on marchande», indique le responsable de la lutte contre le trafic d'enfants à l'OIM, Rodrigue Joseph.
Depuis le séisme, la police haïtienne a intercepté 4000 enfants aux principaux postes frontaliers d'Haïti, dont 82 étaient peut-être victimes de traite. Ce serait la pointe de l'iceberg. La plupart du temps, les passeurs empruntent avec les enfants ce qu'on appelle des «routes-jardins», des chemins non officiels, à l'abri du regard des agents frontaliers. Ils traversent à pied, à cheval ou à moto.
Le grand patron de la police haïtienne, Mario Andrésol, admet que la frontière est poreuse. «J'ai une vingtaine de commissariats et de sous-commissariats pour surveiller 360 km de frontière terrestre. Il y a des trous. Ce n'est pas vraiment un contrôle efficace.»
La lutte contre la traite est compliquée par le fait que seulement 40% des enfants possèdent un acte de naissance, fait valoir Ramsay Ben-Achour, directeur de la mission haïtienne de Heartland Alliance.
Cet organisme américain a été le premier à poster des gens à la frontière pour décourager les trafiquants dans les semaines qui ont suivi le séisme. Cela peut paraître ironique, mais ce sont les employés de Heartland qui ont formé les agents de la police haïtienne à détecter les cas de traite.
L'État semble dépassé par le fléau. En théorie, les policiers haïtiens confient à l'Institut du bien-être social et de recherche - la DPJ haïtienne - les enfants interceptés à la frontière. En pratique, à l'extérieur de la capitale Port-au-Prince, l'IBESR est une coquille vide. Et la plupart du temps, à Port-au-Prince, les enfants sont envoyés dans des foyers privés qui débordent.
La directrice de la défense sociale de l'IBESR, Marie Carmel Dejean, se sent impuissante. «Depuis le séisme, on reçoit des enfants qui partent prétendument rejoindre de la famille en Colombie, au Venezuela ou ailleurs en Amérique du Sud. Seront-ils victimes de traite? On ne sait pas exactement ce qui se passe.»
http://www.cyberpresse.ca/international/correspondants/201103/04/01-4376359-enfants-a-vendre.php
(Ouanaminthe, Haïti) Des dizaines d'Haïtiens traversent le pont à pied, munis de brouettes remplies de douzaines d'oeufs, de sacs de charbon ou encore de rouleaux de papier hygiénique. Des garçons se fraient un chemin dans la foule compacte pour offrir leurs services comme cireurs de chaussures.
C'est jour de marché à Dajabon, dans le nord-ouest de la République dominicaine, à la frontière avec Haïti. Deux fois par semaine, le lundi et le vendredi, les Haïtiens arrivent en masse de Ouanaminthe, la ville jumelle du côté haïtien, pour faire leurs emplettes. Ces jours-là, ils n'ont pas à présenter de pièces d'identité.
Ce va-et-vient chaotique offre aux trafiquants d'enfants une couverture idéale. «Nous avons un très sérieux problème les jours de marché. Les gens traversent sans aucun contrôle. Les passeurs en profitent», souligne le commissaire Renel Costumé, de la Brigade de protection des mineurs (BPM).
Avant le séisme, la police haïtienne ne se souciait guère du trafic d'enfants. Depuis quelques mois, huit agents civils de la BPM sont affectés aux quatre principaux postes frontaliers du pays. «C'est nettement insuffisant», reconnaît le commissaire Costumé. Vu le manque de moyens de la police haïtienne, c'est l'UNICEF qui a financé la création de cette brigade au tournant des années 2000.
Depuis 8h ce matin, sous un soleil de plomb, deux agents interpellent chaque adulte accompagné d'un enfant sur l'un des deux ponts de Ouanaminthe. La BPM n'arrive pas à surveiller les deux en même temps, faute d'effectifs. Comme les agents civils ne sont pas armés, ils suscitent davantage d'impatience que de crainte.
L'agent Fredlin Vincent demande ses papiers à une jeune mère qui protège son garçon du soleil à l'aide d'un parapluie. Nerveuse, elle montre pour tout document un carnet fourni par l'hôpital de Dajabon. Elle dit avoir un rendez-vous médical. Un Dominicain, qui prétend être le père de l'enfant, reste à l'écart durant toute l'intervention. «On porte une attention particulière aux gens stressés; souvent, ils sont suspects», souligne l'agent Vincent. Finalement, il laissera partir le couple et l'enfant de 22 mois.
Travailler en vain
Cette méthode a récemment permis à l'agent Vincent de démasquer un trafiquant qui se faisait passer pour le père d'une fillette. L'homme n'avait pas les documents de voyage de l'enfant. Questionnée par l'agent, la petite de 6 ans a timidement répondu que l'homme était son père. Mais elle ne connaissait pas son nom. Le trafiquant a senti la soupe chaude. Visiblement habitué de soudoyer les autorités, il a proposé à l'agent: «Laisse-moi aller vendre l'enfant. On va partager les profits 50/50.»
L'agent Vincent a fait placer l'homme d'une quarantaine d'années en garde à vue. La fillette a été confiée à une organisation caritative catholique, le temps de vérifier si elle avait une famille. La police a retrouvé sa mère le jour même. Au milieu du marché où elle travaillait, elle pleurait et criait que sa fille, Angelica, avait disparu.
Le trafiquant, lui, restera impuni. Il a été libéré deux heures après avoir été placé en garde à vue, apparemment parce qu'il devait être soigné pour une blessure à la tête qu'il venait de se faire dans sa cellule. L'agent Vincent l'a revu traîner dans le marché.
«C'est un peu comme travailler en vain. On arrête un passeur; quand on est chanceux, il est accusé de voyage illégal; il paie une amende et on le revoit ici quelques jours plus tard», lance, découragée, sa collègue Fabienne Jean Valdemar.
Chaque année, quelque 2000 enfants haïtiens entrent illégalement en République dominicaine avec un passeur. Ils sont ensuite forcés à mendier, à se prostituer ou à travailler comme domestique, selon une récente étude de l'UNICEF. Après le tremblement de terre qui a fait quelque 300 000 morts et plus de 1,5 million de sans-abri le 12 janvier 2010, l'UNICEF a tiré la sonnette d'alarme: l'ouverture des frontières pour des raisons humanitaires donnait aussi une occasion en or aux passeurs de faire traverser illégalement des enfants chez le voisin dominicain.
Or, même si la frontière dominicaine s'est refermée ensuite, de nombreuses familles haïtiennes rendues encore plus vulnérables après le séisme ont accepté de confier leurs enfants au premier venu, quand elles ne les ont pas carrément vendus pour survivre. Quelque 40% des enfants haïtiens vivaient déjà dans la pauvreté absolue avant le séisme.
«On voit surtout des cas de parents qui vendent leur enfant. Les Haïtiens font cela depuis longtemps. La traite est une préoccupation occidentale beaucoup plus qu'haïtienne», indique Stéphane Tonon, policier de l'ONU responsable du dossier de la traite dans le nord-est d'Haïti.
Frontière poreuse
Dans les neuf mois qui ont suivi le séisme, ce ne sont pas 2000, mais plus de 7000 enfants haïtiens qui auraient été victimes de trafic et envoyés en République dominicaine, selon Réseau frontalier Jeannot Succès, un groupe haïtien de défense des droits présent à 10 endroits stratégiques sur la frontière haïtiano-dominicaine.
Cette statistique fait sourciller Gallianne Palayret, spécialiste de la protection de l'enfance à l'UNICEF. «Beaucoup d'enfants ont traversé du côté dominicain après le séisme, mais on n'a pas assez de données fiables pour prouver qu'ils ont été victimes de trafic.»
L'Organisation internationale pour les migrations partage les mêmes inquiétudes. «On sait que des familles dominicaines se rendent à Ouanaminthe pour se trouver un restavek (enfant domestique en créole). C'est un produit qu'on marchande», indique le responsable de la lutte contre le trafic d'enfants à l'OIM, Rodrigue Joseph.
Depuis le séisme, la police haïtienne a intercepté 4000 enfants aux principaux postes frontaliers d'Haïti, dont 82 étaient peut-être victimes de traite. Ce serait la pointe de l'iceberg. La plupart du temps, les passeurs empruntent avec les enfants ce qu'on appelle des «routes-jardins», des chemins non officiels, à l'abri du regard des agents frontaliers. Ils traversent à pied, à cheval ou à moto.
Le grand patron de la police haïtienne, Mario Andrésol, admet que la frontière est poreuse. «J'ai une vingtaine de commissariats et de sous-commissariats pour surveiller 360 km de frontière terrestre. Il y a des trous. Ce n'est pas vraiment un contrôle efficace.»
La lutte contre la traite est compliquée par le fait que seulement 40% des enfants possèdent un acte de naissance, fait valoir Ramsay Ben-Achour, directeur de la mission haïtienne de Heartland Alliance.
Cet organisme américain a été le premier à poster des gens à la frontière pour décourager les trafiquants dans les semaines qui ont suivi le séisme. Cela peut paraître ironique, mais ce sont les employés de Heartland qui ont formé les agents de la police haïtienne à détecter les cas de traite.
L'État semble dépassé par le fléau. En théorie, les policiers haïtiens confient à l'Institut du bien-être social et de recherche - la DPJ haïtienne - les enfants interceptés à la frontière. En pratique, à l'extérieur de la capitale Port-au-Prince, l'IBESR est une coquille vide. Et la plupart du temps, à Port-au-Prince, les enfants sont envoyés dans des foyers privés qui débordent.
La directrice de la défense sociale de l'IBESR, Marie Carmel Dejean, se sent impuissante. «Depuis le séisme, on reçoit des enfants qui partent prétendument rejoindre de la famille en Colombie, au Venezuela ou ailleurs en Amérique du Sud. Seront-ils victimes de traite? On ne sait pas exactement ce qui se passe.»
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vendredi 4 mars 2011
« Mon école à Haïti » : André et Josette Hennebelle ont passé trois mois sur l'île
vendredi 04.03.2011, 05:05 - La Voix du Nord L'entrepreneur lillérois spécialisé dans la construction bois et sa femme sont rentrés lundi matin de Port-au-Prince, capitale d'Haïti. Pendant trois mois, ils ont vécu sur cette île dévastée par un énorme séisme le 20 janvier 2010. Trois mois pendant lesquels André a dirigé le chantier d'une école préfabriquée à Lillers puis transportée par bateau. Encore très ému de cette expérience qu'il n'a de cesse de relativiser, il raconte. PAR CÉLINE BARDY
bruay@info-artois.fr
André Hennebelle parle vite et baisse souvent la tête. Il ne veut surtout pas qu'on pense qu'il fait de la publicité pour son entreprise : « J'ai pas besoin de ça, et puis à mon âge ! » À 61 ans, « à l'aube de la retraite » comme il dit, il vient pourtant de vivre une expérience hors du commun.
Le fondateur de l'entreprise Bel'Bois (aujourd'hui dans le giron du groupe Ramery), spécialisée dans la construction en bois, s'est embarqué dans une aventure humanitaire à Haïti. « Ce sont les Rotariens qui sont à l'initiative », rappelle-t-il, moi je ne suis pas Rotarien ». Leur idée : reconstruire une école pour 800 élèves à Port-au-Prince. Commande des soeurs de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul. La société a sollicité l'entrepreneur lillérois pour ce chantier à 1 million d'euros. « On était parti pour faire quatre classes et puis après le travail de reconnaissance sur place, on a décidé d'en faire 20, un préau, un réfectoire et de rénover des bâtiments.
» Voilà le chantier qui l'a occupé ces trois derniers mois. Lui, le chef d'entreprise a retroussé ses manches pour mettre la main à la pâte. « Ça faisait longtemps que j'avais pas fait un travail physique, j'ai perdu 17 kg, mais ça va, j'ai vu que j'étais encore capable. Ça s'est très bien passé et le départ a même été douloureux, racontait-il hier la voix tremblante et les yeux sur le point de déborder. Il y avait beaucoup d'émotion des deux côtés, il nous on fait des petits cadeaux... »
Quand André dit « nous », il entend lui et sa femme Josette. « Heureusement qu'elle m'a accompagné. Tout seul, je crois que je ne l'aurais pas fait. C'était des journées dures et puis le soir, on était tout seuls dans notre petite cellule, chez les soeurs. Il n'y avait pas toujours l'électricité et l'eau courante, des fois Internet... »
Début avril, André repartira une dernière fois à Port-au-Prince pour l'inauguration de l'école. « Je partirai une semaine avant. Ils m'ont demandé d'y être et puis il y aura peut-être des choses à bricoler. » •
bruay@info-artois.fr
André Hennebelle parle vite et baisse souvent la tête. Il ne veut surtout pas qu'on pense qu'il fait de la publicité pour son entreprise : « J'ai pas besoin de ça, et puis à mon âge ! » À 61 ans, « à l'aube de la retraite » comme il dit, il vient pourtant de vivre une expérience hors du commun.
Le fondateur de l'entreprise Bel'Bois (aujourd'hui dans le giron du groupe Ramery), spécialisée dans la construction en bois, s'est embarqué dans une aventure humanitaire à Haïti. « Ce sont les Rotariens qui sont à l'initiative », rappelle-t-il, moi je ne suis pas Rotarien ». Leur idée : reconstruire une école pour 800 élèves à Port-au-Prince. Commande des soeurs de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul. La société a sollicité l'entrepreneur lillérois pour ce chantier à 1 million d'euros. « On était parti pour faire quatre classes et puis après le travail de reconnaissance sur place, on a décidé d'en faire 20, un préau, un réfectoire et de rénover des bâtiments.
» Voilà le chantier qui l'a occupé ces trois derniers mois. Lui, le chef d'entreprise a retroussé ses manches pour mettre la main à la pâte. « Ça faisait longtemps que j'avais pas fait un travail physique, j'ai perdu 17 kg, mais ça va, j'ai vu que j'étais encore capable. Ça s'est très bien passé et le départ a même été douloureux, racontait-il hier la voix tremblante et les yeux sur le point de déborder. Il y avait beaucoup d'émotion des deux côtés, il nous on fait des petits cadeaux... »
Quand André dit « nous », il entend lui et sa femme Josette. « Heureusement qu'elle m'a accompagné. Tout seul, je crois que je ne l'aurais pas fait. C'était des journées dures et puis le soir, on était tout seuls dans notre petite cellule, chez les soeurs. Il n'y avait pas toujours l'électricité et l'eau courante, des fois Internet... »
Début avril, André repartira une dernière fois à Port-au-Prince pour l'inauguration de l'école. « Je partirai une semaine avant. Ils m'ont demandé d'y être et puis il y aura peut-être des choses à bricoler. » •
Haïti-Francophonie : « Melovivi ou le piège » en avant-première d’une quinzaine de festivités
P-au-P, 2 Mars 2011 [AlterPresse] --- La pièce prémonitoire du créateur haïtien Franketienne « Melovivi ou le piège » sera présentée ce 3 mars au Parc historique de la canne à sucre en ouverture de la Quinzaine de la Francophonie, informe l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). La Quinzaine de la Francophonie sera célébrée cette année sous le thème « Solidarité francophone pour la reconstruction d’Haïti » et s’étendra du 4 au 28 mars.
Conférence-débats, expositions de photographies, de peintures et de sculptures, ateliers pour les élèves des classes fondamentales, sont au nombre des activités prévues cette année.
Un concours national d’écritures francophones ouvert aux élèves des classes de 5e à la 9e année fondamentale sera pour la première fois lancé, et l’avant-première d’un film d’Arnold Antonin intitulé « Six Femmes d’exception » aura lieu dans le cadre de ces festivités.
Une soirée cabaret avec la troupe « Haïti en Scène » et 4 émissions spéciales « la Francophonie en Action » figurent également au programme et visent à faire découvrir au public la Francophonie et ses valeurs.
La journée Internationale de la Francophonie consacrée le 20 mars sera célébrée en Haïti par l’OIF avec le soutien de plusieurs partenaires dont huit ministères, la Primature, la France, ainsi que la Suisse. [kft gp apr 2/03/2011 12:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10720
Conférence-débats, expositions de photographies, de peintures et de sculptures, ateliers pour les élèves des classes fondamentales, sont au nombre des activités prévues cette année.
Un concours national d’écritures francophones ouvert aux élèves des classes de 5e à la 9e année fondamentale sera pour la première fois lancé, et l’avant-première d’un film d’Arnold Antonin intitulé « Six Femmes d’exception » aura lieu dans le cadre de ces festivités.
Une soirée cabaret avec la troupe « Haïti en Scène » et 4 émissions spéciales « la Francophonie en Action » figurent également au programme et visent à faire découvrir au public la Francophonie et ses valeurs.
La journée Internationale de la Francophonie consacrée le 20 mars sera célébrée en Haïti par l’OIF avec le soutien de plusieurs partenaires dont huit ministères, la Primature, la France, ainsi que la Suisse. [kft gp apr 2/03/2011 12:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10720
Haïti-Cholera : Retrait progressif de MSF dans la prise en charge de l’épidémie
P-au-P, 4 mars 2011 [AlterPresse] --- L’organisation Médecins Sans Frontières(MSF) entend se retirer de certaines zones du pays et réduire le nombre de ses structures de traitement du cholera, comme nouvelle stratégie de réponse à l’épidémie, a annoncé Romain Gitenet, chef de mission MSF-France, lors d’une conférence de presse ce vendredi 4 mars. « L’épidémie est sous contrôle… La prise en charge est plutôt bonne », a-t-il déclaré, annonçant le retrait de MSF au profit du ministère de la santé et d’autres acteurs locaux.
Gitenet a fait savoir qu’à présent des structures plus petites, bien isolées, seront installées dans les centres de santé existants, bien que certaines structures plus grandes de l’organisation, à Port-au-Prince et aux Gonaïves (Nord) notamment, seront maintenues.
« L’idée c’est aussi que dans le futur le pays puisse se prendre en charge lui-même parce que le cholera ne va peut-être quand même pas disparaitre du jour au lendemain… Donc il faut maintenant que le système de santé puisse absorber ces cas dans le futur. Il faut qu’on travaille à cela maintenant », a t-il souligné, ajoutant que son organisation a formé des milliers d’haïtiens à la prise en charge du cholera.
Jusqu’ici 4 627 décès ont été enregistrés par les autorités sanitaires sur plus de 248 000 cas d’infection. L’épidémie qui concerne l’ensemble du pays accuse toutefois une baisse depuis le début 2011. La mortalité liée à la maladie a atteint un taux général de 1,2%, selon MSF, et le nombre de cas est en régression.
MSF a mis en place à date 79 structures de traitement dans 9 des 10 départements du pays où près de la moitié des malades recensés officiellement ont reçu un traitement. Seulement, depuis la chute du nombre de cas, les structures de 300 lits ne reçoivent que 3 à 4 cas par jour, d’après Gitenet, qui juge que « c’est complètement démesuré ».
Toutefois, ce retrait « ne signifie pas abandon », l’organisation est disposée à remettre ses structures en place en cas de flambée, a précisé le chef de mission.
Romain Gitenet a insisté par ailleurs sur la nécessité pour la population de continuer à suivre les consignes d’hygiènes et pour les responsables de maintenir le système de la gratuité de l’eau en faveur des ménages plus vulnérables.
Suivant le scenario prévu par différents organismes dont le Bureau des Nations Unies pour les Affaires Humanitaires (OCHA) et la Coordination Nationale pour la Sécurité alimentaire(CNSA), une hausse de l’épidémie pourrait survenir durant la période pluvieuse d’Avril à Juin.
Les festivités carnavalesques ce week-end présentent, aux yeux du ministère de la santé, également un risque. [kft gp apr 04/03/2011 11 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10722
Gitenet a fait savoir qu’à présent des structures plus petites, bien isolées, seront installées dans les centres de santé existants, bien que certaines structures plus grandes de l’organisation, à Port-au-Prince et aux Gonaïves (Nord) notamment, seront maintenues.
« L’idée c’est aussi que dans le futur le pays puisse se prendre en charge lui-même parce que le cholera ne va peut-être quand même pas disparaitre du jour au lendemain… Donc il faut maintenant que le système de santé puisse absorber ces cas dans le futur. Il faut qu’on travaille à cela maintenant », a t-il souligné, ajoutant que son organisation a formé des milliers d’haïtiens à la prise en charge du cholera.
Jusqu’ici 4 627 décès ont été enregistrés par les autorités sanitaires sur plus de 248 000 cas d’infection. L’épidémie qui concerne l’ensemble du pays accuse toutefois une baisse depuis le début 2011. La mortalité liée à la maladie a atteint un taux général de 1,2%, selon MSF, et le nombre de cas est en régression.
MSF a mis en place à date 79 structures de traitement dans 9 des 10 départements du pays où près de la moitié des malades recensés officiellement ont reçu un traitement. Seulement, depuis la chute du nombre de cas, les structures de 300 lits ne reçoivent que 3 à 4 cas par jour, d’après Gitenet, qui juge que « c’est complètement démesuré ».
Toutefois, ce retrait « ne signifie pas abandon », l’organisation est disposée à remettre ses structures en place en cas de flambée, a précisé le chef de mission.
Romain Gitenet a insisté par ailleurs sur la nécessité pour la population de continuer à suivre les consignes d’hygiènes et pour les responsables de maintenir le système de la gratuité de l’eau en faveur des ménages plus vulnérables.
Suivant le scenario prévu par différents organismes dont le Bureau des Nations Unies pour les Affaires Humanitaires (OCHA) et la Coordination Nationale pour la Sécurité alimentaire(CNSA), une hausse de l’épidémie pourrait survenir durant la période pluvieuse d’Avril à Juin.
Les festivités carnavalesques ce week-end présentent, aux yeux du ministère de la santé, également un risque. [kft gp apr 04/03/2011 11 :00]
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Haïti reçoit de Washington son "carnet" annuel pour le narcotrafic
L’administration Obama reste insatisfaite des résultats de la lutte contre le trafic de drogue et reconduit notre pays sur la "liste noire" des vingt principaux Etats producteurs et/ou de transit jeudi 3 mars 2011,
Haïti fait partie, pour la énième année consécutive, des vingt "principaux pays de production et/ou de transit" de la planète avec d’autres pays voisins, dont la République Dominicaine, selon le rapport annuel américain sur le trafic de drogue.
Le document officiel, acheminé jeudi au Congrès par le département d’Etat, désigne la Birmanie, la Bolivie et le Venezuela comme les trois Etats les plus impliqués dans le narcotrafic et identifie une fois de plus Haïti parmi les territoires qui permettent de faire passer les cargaisons de stupéfiants des pays producteurs vers les pays consommateurs.
La république voisine est également visée.
Les deux pays de l’île d’Haïti ou Quisqueya seraient, selon les statistiques de ces dernières années, responsables du transit de 20% de la drogue exportée vers les Etats-Unis, principal marché de consommation des produits illicites avec l’Europe occidentale.
Douze autres pays de la région, les Bahamas, la Bolivie, la Colombie, le Costa Rica, l’Equateur, le Guatémala, le Honduras, la Jamaïque, le Mexique, le Nicaragua, le Panama et le Pérou apparaissent aussi sur la fameuse liste noire de l’administration américaine. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7567
Haïti fait partie, pour la énième année consécutive, des vingt "principaux pays de production et/ou de transit" de la planète avec d’autres pays voisins, dont la République Dominicaine, selon le rapport annuel américain sur le trafic de drogue.
Le document officiel, acheminé jeudi au Congrès par le département d’Etat, désigne la Birmanie, la Bolivie et le Venezuela comme les trois Etats les plus impliqués dans le narcotrafic et identifie une fois de plus Haïti parmi les territoires qui permettent de faire passer les cargaisons de stupéfiants des pays producteurs vers les pays consommateurs.
La république voisine est également visée.
Les deux pays de l’île d’Haïti ou Quisqueya seraient, selon les statistiques de ces dernières années, responsables du transit de 20% de la drogue exportée vers les Etats-Unis, principal marché de consommation des produits illicites avec l’Europe occidentale.
Douze autres pays de la région, les Bahamas, la Bolivie, la Colombie, le Costa Rica, l’Equateur, le Guatémala, le Honduras, la Jamaïque, le Mexique, le Nicaragua, le Panama et le Pérou apparaissent aussi sur la fameuse liste noire de l’administration américaine. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7567
Duvalier pourrait bientôt être accusé de crimes de guerre
Selon le conseiller spécial du président haïtien René Préval, des accusations de crimes de guerre devraient être déposées sous peu contre l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier.
Dans une entrevue accordée à Radio-Canada, vendredi à Montréal, Me René Magloire soutient que les traités internationaux sur les droits de la personne dont Haïti est signataire ignorent le délai de prescription de 10 ans et permettent donc de poursuivre Duvalier en justice.
« La poursuite contre Duvalier va permettre d'abord aux victimes de ce régime-là de retrouver une certaine dignité et ça va permettre aussi de démontrer en Haïti que l'impunité doit cesser », plaide-t-il.
Me Magloire profite d'ailleurs de son passage au Canada pour demander l'aide du gouvernement fédéral. Il souhaite que le Canada apporte une aide technique ou financière pour son système de justice dévasté par le tremblement de terre de janvier 2010. Il doit d'ailleurs comparaître lundi à Ottawa devant le comité permanent des Communes sur les Affaires étrangères.
Peu après son retour en Haïti, en février dernier, après 25 ans d'exil, Jean-Claude Duvalier a été accusé de vol, de corruption et de détournement de fonds. Une enquête est en cours pour déterminer s'il pourrait également être accusé de crimes contre l'humanité.
Un juge d'instruction a jusqu'en avril pour déposer des accusations formelles.
Jean-Claude Duvalier est soupçonné d'avoir détourné quelque 100 millions de dollars durant son règne, sous le couvert d'oeuvres sociales.
Le régime de l'ex-dictateur, notamment par sa milice des tontons macoutes, est aussi tenu responsable de la mort de milliers de personnes entre 1971 et 1986, et de la torture de milliers d'autres.
Certains Haïtiens demeurent sceptiques quant à la possibilité que Duvalier soit accusé de crimes de guerre. « Malheureusement, je crois que trop de temps s'est écoulé. Cela dit, je ne m'opposerais pas à cela, dans la mesure où vraiment il y aurait matière », dit Mirlande Manigat, candidate à la présidence d'Haïti, qui est aussi de passage à Montréal.
D'après un reportage de Denis-Martin Chabot
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/03/04/008-crimes-guerre-duvalier.shtml
Dans une entrevue accordée à Radio-Canada, vendredi à Montréal, Me René Magloire soutient que les traités internationaux sur les droits de la personne dont Haïti est signataire ignorent le délai de prescription de 10 ans et permettent donc de poursuivre Duvalier en justice.
« La poursuite contre Duvalier va permettre d'abord aux victimes de ce régime-là de retrouver une certaine dignité et ça va permettre aussi de démontrer en Haïti que l'impunité doit cesser », plaide-t-il.
Me Magloire profite d'ailleurs de son passage au Canada pour demander l'aide du gouvernement fédéral. Il souhaite que le Canada apporte une aide technique ou financière pour son système de justice dévasté par le tremblement de terre de janvier 2010. Il doit d'ailleurs comparaître lundi à Ottawa devant le comité permanent des Communes sur les Affaires étrangères.
Peu après son retour en Haïti, en février dernier, après 25 ans d'exil, Jean-Claude Duvalier a été accusé de vol, de corruption et de détournement de fonds. Une enquête est en cours pour déterminer s'il pourrait également être accusé de crimes contre l'humanité.
Un juge d'instruction a jusqu'en avril pour déposer des accusations formelles.
Jean-Claude Duvalier est soupçonné d'avoir détourné quelque 100 millions de dollars durant son règne, sous le couvert d'oeuvres sociales.
Le régime de l'ex-dictateur, notamment par sa milice des tontons macoutes, est aussi tenu responsable de la mort de milliers de personnes entre 1971 et 1986, et de la torture de milliers d'autres.
Certains Haïtiens demeurent sceptiques quant à la possibilité que Duvalier soit accusé de crimes de guerre. « Malheureusement, je crois que trop de temps s'est écoulé. Cela dit, je ne m'opposerais pas à cela, dans la mesure où vraiment il y aurait matière », dit Mirlande Manigat, candidate à la présidence d'Haïti, qui est aussi de passage à Montréal.
D'après un reportage de Denis-Martin Chabot
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/03/04/008-crimes-guerre-duvalier.shtml
L'ACDI met un frein à un projet de construction en Haïti
Radio-Canada a appris que l'Agence canadienne de développement international (ACDI) a retiré un appel d'offres sur la construction d'une académie de police en Haïti qui devait contribuer à réduire l'insécurité au pays.
L'ACDI affirme que le projet n'est pas abandonné pour autant, mais aucune décision n'a été prise au sujet d'un nouvel appel d'offres.
Ce projet de 18 millions de dollars avait été annoncé en grande pompe en Haïti par la ministre de la Coopération internationale, Bev Oda. Il prévoyait la reconstruction des infrastructures pour abriter l'académie de police qui devait approfondir la formation du corps policier.
En ce moment, les cadres sont formés sur le terrain, et les besoins en matière de sécurité sont criants. « On parle de criminalité transnationale organisée, et laisser un maillon faible en plein coeur des Caraïbes, ce ne serait pas à l'avantage de nous-mêmes, Haïtiens, et de nos autres partenaires », explique le porte-parole de la Police nationale d'Haïti, Franz Lerebours.
Un programme de formation appuyé par le Canada ira tout de même de l'avant d'ici le début de l'an prochain, mais sans l'espace promis, trois fois moins de personnes pourront être entraînées.
L'ACDI se contente de dire que l'appel d'offres a été retiré parce que les soumissionnaires n'ont pas respecté ses exigences, mais n'explique pas pourquoi elle n'en a pas fait un autre.
Et ce n'était pas le premier appel d'offres qui était lancé. Le premier remonte à 2007. Pour le député libéral Denis Coderre, le processus traîne en longueur.
« Il va falloir qu'on redéfinisse ce qui se passe au niveau de l'ACDI parce que, si on met des projets sur la glace, ça veut dire que ceux qu'on a annoncés, on a coupé le ruban, on est bien fiers, puis quatre ans plus tard, on n'a rien fait encore. Ça ajoute au cynisme, je dirais, de la situation haïtienne », affirme M. Coderre.
Même si l'ACDI se décide à aller de nouveau de l'avant avec le projet, la population haïtienne devra encore une fois faire preuve de patience parce que le dernier appel d'offres prévoyait que la construction des infrastructures prendrait trois ans.
D'après le reportage de Madeleine Blais-Morin
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/03/03/009-acdi-haiti-police.shtml
L'ACDI affirme que le projet n'est pas abandonné pour autant, mais aucune décision n'a été prise au sujet d'un nouvel appel d'offres.
Ce projet de 18 millions de dollars avait été annoncé en grande pompe en Haïti par la ministre de la Coopération internationale, Bev Oda. Il prévoyait la reconstruction des infrastructures pour abriter l'académie de police qui devait approfondir la formation du corps policier.
En ce moment, les cadres sont formés sur le terrain, et les besoins en matière de sécurité sont criants. « On parle de criminalité transnationale organisée, et laisser un maillon faible en plein coeur des Caraïbes, ce ne serait pas à l'avantage de nous-mêmes, Haïtiens, et de nos autres partenaires », explique le porte-parole de la Police nationale d'Haïti, Franz Lerebours.
Un programme de formation appuyé par le Canada ira tout de même de l'avant d'ici le début de l'an prochain, mais sans l'espace promis, trois fois moins de personnes pourront être entraînées.
L'ACDI se contente de dire que l'appel d'offres a été retiré parce que les soumissionnaires n'ont pas respecté ses exigences, mais n'explique pas pourquoi elle n'en a pas fait un autre.
Et ce n'était pas le premier appel d'offres qui était lancé. Le premier remonte à 2007. Pour le député libéral Denis Coderre, le processus traîne en longueur.
« Il va falloir qu'on redéfinisse ce qui se passe au niveau de l'ACDI parce que, si on met des projets sur la glace, ça veut dire que ceux qu'on a annoncés, on a coupé le ruban, on est bien fiers, puis quatre ans plus tard, on n'a rien fait encore. Ça ajoute au cynisme, je dirais, de la situation haïtienne », affirme M. Coderre.
Même si l'ACDI se décide à aller de nouveau de l'avant avec le projet, la population haïtienne devra encore une fois faire preuve de patience parce que le dernier appel d'offres prévoyait que la construction des infrastructures prendrait trois ans.
D'après le reportage de Madeleine Blais-Morin
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/03/03/009-acdi-haiti-police.shtml
Le nouveau Parlement siégera dans des maisons préfabriquées
Agence France-Presse 04/03/2011 14h27
PORT-AU-PRINCE - Le nouveau parlement haïtien (30 sénateurs et 99 députés) qui sortira des élections législatives du 20 mars siégera dans des locaux préfabriqués offerts par la mission de l'ONU pour la stabilisation d'Haïti (Minustah), a annoncé cette dernière vendredi.
Le deuxième tour des élections est prévu le 20 mars et les résultats devraient être proclamés le 16 avril.
Ce projet, accepté par les autorités, «vise à permettre au Sénat et à la Chambre des députés d'amorcer les travaux parlementaires rapidement, entre la conclusion du processus électoral en avril et la construction d'un édifice transitoire qui couvrira les besoins du pouvoir législatif jusqu'à la reconstruction du nouvel édifice permanent», écrit la mission de l'ONU dans un communiqué.
Les nouveaux locaux dotés de climatiseurs, avec une large salle de 440 mètres carrés pouvant accueillir 230 personnes pour la tenue de l'Assemblée nationale haïtienne, seront placés sur le site de l'ancien parlement d'Haïti complètement détruit lors du séisme de janvier 2010.
Une salle de 145 mètres carrés pourra abriter les séances du Sénat de la République et un local pour deux salles de réunion pourra servir aux rencontres des commissions parlementaires. Un espace administratif permettra d'accueillir une centaine de fonctionnaires.
Le palais présidentiel d'Haïti, effondré le jour du tremblement de terre qui a ravagé la capitale Port-au-Prince faisant près de 250 000 morts, est toujours en ruines.
Le président sortant René Préval loge dans des bâtiments aménagés dans la cour de l'édifice, situé dans le centre de Port-au-Prince.
http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/03/20110304-142715.html
PORT-AU-PRINCE - Le nouveau parlement haïtien (30 sénateurs et 99 députés) qui sortira des élections législatives du 20 mars siégera dans des locaux préfabriqués offerts par la mission de l'ONU pour la stabilisation d'Haïti (Minustah), a annoncé cette dernière vendredi.
Le deuxième tour des élections est prévu le 20 mars et les résultats devraient être proclamés le 16 avril.
Ce projet, accepté par les autorités, «vise à permettre au Sénat et à la Chambre des députés d'amorcer les travaux parlementaires rapidement, entre la conclusion du processus électoral en avril et la construction d'un édifice transitoire qui couvrira les besoins du pouvoir législatif jusqu'à la reconstruction du nouvel édifice permanent», écrit la mission de l'ONU dans un communiqué.
Les nouveaux locaux dotés de climatiseurs, avec une large salle de 440 mètres carrés pouvant accueillir 230 personnes pour la tenue de l'Assemblée nationale haïtienne, seront placés sur le site de l'ancien parlement d'Haïti complètement détruit lors du séisme de janvier 2010.
Une salle de 145 mètres carrés pourra abriter les séances du Sénat de la République et un local pour deux salles de réunion pourra servir aux rencontres des commissions parlementaires. Un espace administratif permettra d'accueillir une centaine de fonctionnaires.
Le palais présidentiel d'Haïti, effondré le jour du tremblement de terre qui a ravagé la capitale Port-au-Prince faisant près de 250 000 morts, est toujours en ruines.
Le président sortant René Préval loge dans des bâtiments aménagés dans la cour de l'édifice, situé dans le centre de Port-au-Prince.
http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/03/20110304-142715.html
1-1. Haití y Venezuela se reparten los primeros puntos de la eliminatoria
Por Agencia EFE –
Caracas, 4 mar (EFE).- Las selecciones de Venezuela y de Haití se repartieron hoy los primeros puntos en la eliminatoria del Grupo II de la Zona Americana de Copa Davis de Tenis, al disputarse la primera jornada de individuales.
El venezolano Piero Luisi cerró la jornada al derrotar en tres sets consecutivos al haitiano Jean Marc Bazanne, por 6-2, 6-2 y 6-1 en una hora y quince minutos de juego.
La primera manga se decantó hacia el tenista venezolano, que rompió hasta tres servicios de Bazanne, para asegurar el parcial por un cómodo 6-2.
El segundo set parecía encaminarse por la misma ruta con los buenos primeros servicios de Piero Luisi para la ventaja de 2-0, pero errores en su recepción le permitió al jugador antillano igualar a dos.
Fue el mejor momento del visitante, que volvió a caer en su juego errático por deficiencias en su saque que le dio nuevamente la ventaja de 3-2 al número uno local.
Con otra rotura, Luisi mantuvo la diferencia para quedarse con el parcial por 6-2.
Con dos sets abajo y anímicamente desgastado, Jean Bazanne no tuvo arrestos para poder remontar la diferencia, que se evidenció con el contundente 6-1 que cerró el triunfo local.
La jornada comenzó con la victoria del número uno antillano Oliver Sajous sobre el venezolano Luis David Martínez en cuatro parciales por 7-6 (2), 6-3, 3-6 y 6-4, en casi tres horas de juego.
Sajous, jugador del tour, ratificó en el partido su superioridad pese a que fue Martínez el que le obligó a jugar la 'muerte súbita' en el primer parcial, que finalmente quedó 7-2 para el visitante.
Tras adjudicarse Sajous la segunda manga 6-3, fue el tenista venezolano el que recuperó sus ilusiones al ganar por 6-3 el tercer parcial.
En la cuarta manga, Sajous finalmente se quedó con el set y el partido 6-4, pese a que el venezolano sintió molestias en una de sus piernas.
Al concluir la jornada, el capitán haitiano Iphton Louis afirmó a Efe que se dieron los resultados esperados, esperando la definición en los dobles.
"Piero (Luisi) es el mejor jugador venezolano como nosotros tenemos a Oliver (Sajous). Ahora la misión es tratar de ganar el dobles", aseveró Louis.
Por su parte, el capitán venezolano William Campos aseguró que "Luisi hizo el trabajo en hora y cuarto y quedó bien fresco para el partido de dobles. Si logramos la victoria mañana quedamos bien encaminados en la serie".
La eliminatoria entre venezolanos y haitianos continuará este sábado con el partido de dobles.
http://www.google.com/hostednews/epa/article/ALeqM5jK4t5vmrQXVqzkIBEnvveIYEqRtQ?docId=1478483
Caracas, 4 mar (EFE).- Las selecciones de Venezuela y de Haití se repartieron hoy los primeros puntos en la eliminatoria del Grupo II de la Zona Americana de Copa Davis de Tenis, al disputarse la primera jornada de individuales.
El venezolano Piero Luisi cerró la jornada al derrotar en tres sets consecutivos al haitiano Jean Marc Bazanne, por 6-2, 6-2 y 6-1 en una hora y quince minutos de juego.
La primera manga se decantó hacia el tenista venezolano, que rompió hasta tres servicios de Bazanne, para asegurar el parcial por un cómodo 6-2.
El segundo set parecía encaminarse por la misma ruta con los buenos primeros servicios de Piero Luisi para la ventaja de 2-0, pero errores en su recepción le permitió al jugador antillano igualar a dos.
Fue el mejor momento del visitante, que volvió a caer en su juego errático por deficiencias en su saque que le dio nuevamente la ventaja de 3-2 al número uno local.
Con otra rotura, Luisi mantuvo la diferencia para quedarse con el parcial por 6-2.
Con dos sets abajo y anímicamente desgastado, Jean Bazanne no tuvo arrestos para poder remontar la diferencia, que se evidenció con el contundente 6-1 que cerró el triunfo local.
La jornada comenzó con la victoria del número uno antillano Oliver Sajous sobre el venezolano Luis David Martínez en cuatro parciales por 7-6 (2), 6-3, 3-6 y 6-4, en casi tres horas de juego.
Sajous, jugador del tour, ratificó en el partido su superioridad pese a que fue Martínez el que le obligó a jugar la 'muerte súbita' en el primer parcial, que finalmente quedó 7-2 para el visitante.
Tras adjudicarse Sajous la segunda manga 6-3, fue el tenista venezolano el que recuperó sus ilusiones al ganar por 6-3 el tercer parcial.
En la cuarta manga, Sajous finalmente se quedó con el set y el partido 6-4, pese a que el venezolano sintió molestias en una de sus piernas.
Al concluir la jornada, el capitán haitiano Iphton Louis afirmó a Efe que se dieron los resultados esperados, esperando la definición en los dobles.
"Piero (Luisi) es el mejor jugador venezolano como nosotros tenemos a Oliver (Sajous). Ahora la misión es tratar de ganar el dobles", aseveró Louis.
Por su parte, el capitán venezolano William Campos aseguró que "Luisi hizo el trabajo en hora y cuarto y quedó bien fresco para el partido de dobles. Si logramos la victoria mañana quedamos bien encaminados en la serie".
La eliminatoria entre venezolanos y haitianos continuará este sábado con el partido de dobles.
http://www.google.com/hostednews/epa/article/ALeqM5jK4t5vmrQXVqzkIBEnvveIYEqRtQ?docId=1478483
Manigat veut que les USA stoppent les expulsions
MONTRÉAL - Si elle est élue présidente d'Haïti, Mirlande Manigat compte «négocier» avec Washington la fin des expulsions d'Haïtiens condamnés par la justice américaine, a-t-elle dit vendredi, estimant que ce processus réinstauré en janvier ajoutait au «fardeau» du pays caribéen.
L'administration de Barack Obama avait mis en place un moratoire sur les expulsions d'Haïtiens avec un casier judiciaire après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 mais a annoncé en décembre que les expulsions allaient reprendre. 27 personnes ont ainsi été reconduites dans l'île francophone à la mi-janvier.
«Même ceux qui ont pris la nationalité américaine, ils sont expulsés!», a déploré l'ex-Première dame qui doit affronter Michel Martelly lors du second tour prévu le 20 mars.
Les Américains «ont un problème carcéral, ils n'arrivent pas à réhabiliter ceux qui sont en prison et c'est une solution de facilité de les expédier dans leur pays d'origine», a dit Mme Manigat à l'AFP, en marge d'une conférence de presse à Montréal.
Il y a un mois, la commission des droits de l'homme de l'Organisation des États américains (OEA) avait demandé aux Etats-Unis de suspendre les expulsions, affirmant qu'un des individus expulsés en janvier «est mort dans une prison haïtienne pour une raison non encore établie, avec des symptômes de choléra».
«Non seulement il n'y a pas de mécanisme d'accueil de ces Haïtiens, ces jeunes expulsés, mais (en plus) il n'y a pas de moyens de les accueillir: nous aussi en Haïti nous avons une surpopulation carcérale qui est épouvantable», a souligné la candidate.
«Il faudra négocier avec les États-Unis, leur faire comprendre que cela augmente le taux de criminalité en Haïti. Ca peut leur permettre peut-être d'alléger leur responsabilité, mais ils nous refilent allègrement un fardeau», a-t-elle insisté.
http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/03/20110304-161246.html
L'administration de Barack Obama avait mis en place un moratoire sur les expulsions d'Haïtiens avec un casier judiciaire après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 mais a annoncé en décembre que les expulsions allaient reprendre. 27 personnes ont ainsi été reconduites dans l'île francophone à la mi-janvier.
«Même ceux qui ont pris la nationalité américaine, ils sont expulsés!», a déploré l'ex-Première dame qui doit affronter Michel Martelly lors du second tour prévu le 20 mars.
Les Américains «ont un problème carcéral, ils n'arrivent pas à réhabiliter ceux qui sont en prison et c'est une solution de facilité de les expédier dans leur pays d'origine», a dit Mme Manigat à l'AFP, en marge d'une conférence de presse à Montréal.
Il y a un mois, la commission des droits de l'homme de l'Organisation des États américains (OEA) avait demandé aux Etats-Unis de suspendre les expulsions, affirmant qu'un des individus expulsés en janvier «est mort dans une prison haïtienne pour une raison non encore établie, avec des symptômes de choléra».
«Non seulement il n'y a pas de mécanisme d'accueil de ces Haïtiens, ces jeunes expulsés, mais (en plus) il n'y a pas de moyens de les accueillir: nous aussi en Haïti nous avons une surpopulation carcérale qui est épouvantable», a souligné la candidate.
«Il faudra négocier avec les États-Unis, leur faire comprendre que cela augmente le taux de criminalité en Haïti. Ca peut leur permettre peut-être d'alléger leur responsabilité, mais ils nous refilent allègrement un fardeau», a-t-elle insisté.
http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/03/20110304-161246.html
Ricardo Seitenfus décoré par René Préval
Le président René Préval, sans faste, à décoré Ricardo Seitenfus. Le diplomate brésilien qui avait dénoncé "l'échec de l'aide internationale en Haïti". Haïti: L'ex-représentant de l'OEA en Haïti, Ricardo Seitenfus, a reçu la distinction de l'ordre de Grand chevalier des mains du président René Préval lors d'une cérémonie dans les nouveaux bureaux présidentiels attenants aux ruines du Palais national, le mercredi 2 mars 2011. Le Brésilien ayant provoqué un buzz médiatique quasi planétaire en dénonçant « l'échec de l'aide internationale » en Haïti et révélé qu'un avion avait été offert au chef d'État haïtien par des diplomates pour qu'il parte en exil après les élections du 28 novembre, a sombrement indiqué qu'il suivait son coeur en s'exprimant de la sorte.
Quarante huit heures avant, à la réunion de la CIRH, Seitenfus avait fait ses adieux en déclarant qu'Haïti est un malade au chevet duquel il y a trop de médecins. Laissez le malade respirer, avait-il indiqué, laconiquement à cette réunion houleuse de la commission au cours de laquelle certains ont relevé improvisation et déficit de communication institutionnelle.
Critiqué par certains diplomates en poste à Port-au-Prince, Ricardo Seitenfus, avait indiqué sans langue de bois qu'Haïti est la preuve de l'échec de l'aide internationale.« L'aide d'urgence est efficace. Mais lorsqu'elle devient structurelle, lorsqu'elle se substitue à l'Etat dans toutes ses missions, on aboutit à une déresponsabilisation collective. S'il existe une preuve de l'échec de l'aide internationale, c'est Haïti. Le pays en est devenu la Mecque. Le séisme du 12 janvier, puis l'épidémie de choléra ne font qu'accentuer ce phénomène. La communauté internationale a le sentiment de devoir refaire chaque jour ce qu'elle a terminé la veille. La fatigue d'Haïti commence à poindre », avait-il indiqué au journal Suisse « Le Temps ».
« Cette petite nation doit surprendre la conscience universelle avec des catastrophes de plus en plus énormes. J'avais l'espoir que, dans la détresse du 12 janvier, le monde allait comprendre qu'il avait fait fausse route avec Haïti. Malheureusement, on a renforcé la même politique. Au lieu de faire un bilan, on a envoyé davantage de soldats. Il faut construire des routes, élever des barrages, participer à l'organisation de l'Etat, au système judiciaire. L'ONU dit qu'elle n'a pas de mandat pour cela. Son mandat en Haïti, c'est de maintenir la paix du cimetière », avait argumenté Seitenfus.
« ... Haïti vit sous l'influence de l'international, des ONG, de la charité universelle. Plus de 90% du système éducatif et de la santé sont en mains privées. Le pays ne dispose pas de ressources publiques pour pouvoir faire fonctionner d'une manière minimale un système étatique. L'ONU échoue à tenir compte des traits culturels. Résumer Haïti à une opération de paix, c'est faire l'économie des véritables défis qui se présentent au pays. Le problème est socio-économique. Quand le taux de chômage atteint 80%, il est insupportable de déployer une mission de stabilisation. Il n'y a rien à stabiliser et tout à bâtir », selon Ricardo Seitenfus, 62 ans, diplômé de l'Institut de hautes études internationales de Genève.
« Je voulais rester une voix indépendante malgré le poids de l'organisation que je représente. J'ai tenu parce que je voulais exprimer mes doutes profonds et dire au monde que cela suffit. Cela suffit de jouer avec Haïti. Le 12 janvier m'a appris qu'il existe un potentiel de solidarité extraordinaire dans le monde. Même s'il ne faut pas oublier que, dans les premiers jours, ce sont les Haïtiens tout seuls, les mains nues, qui ont tenté de sauver leurs proches. La compassion a été très importante dans l'urgence. Mais la charité ne peut pas être le moteur des relations internationales. Ce sont l'autonomie, la souveraineté, le commerce équitable, le respect d'autrui qui devraient l'être. Nous devons penser simultanément à offrir des opportunités d'exportation pour Haïti », avait fait remarquer le bénéficiaire de cette décoration qui, selon certains, exprime !
Roberson Alphonse
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=89855&PubDate=2011-03-02
Quarante huit heures avant, à la réunion de la CIRH, Seitenfus avait fait ses adieux en déclarant qu'Haïti est un malade au chevet duquel il y a trop de médecins. Laissez le malade respirer, avait-il indiqué, laconiquement à cette réunion houleuse de la commission au cours de laquelle certains ont relevé improvisation et déficit de communication institutionnelle.
Critiqué par certains diplomates en poste à Port-au-Prince, Ricardo Seitenfus, avait indiqué sans langue de bois qu'Haïti est la preuve de l'échec de l'aide internationale.« L'aide d'urgence est efficace. Mais lorsqu'elle devient structurelle, lorsqu'elle se substitue à l'Etat dans toutes ses missions, on aboutit à une déresponsabilisation collective. S'il existe une preuve de l'échec de l'aide internationale, c'est Haïti. Le pays en est devenu la Mecque. Le séisme du 12 janvier, puis l'épidémie de choléra ne font qu'accentuer ce phénomène. La communauté internationale a le sentiment de devoir refaire chaque jour ce qu'elle a terminé la veille. La fatigue d'Haïti commence à poindre », avait-il indiqué au journal Suisse « Le Temps ».
« Cette petite nation doit surprendre la conscience universelle avec des catastrophes de plus en plus énormes. J'avais l'espoir que, dans la détresse du 12 janvier, le monde allait comprendre qu'il avait fait fausse route avec Haïti. Malheureusement, on a renforcé la même politique. Au lieu de faire un bilan, on a envoyé davantage de soldats. Il faut construire des routes, élever des barrages, participer à l'organisation de l'Etat, au système judiciaire. L'ONU dit qu'elle n'a pas de mandat pour cela. Son mandat en Haïti, c'est de maintenir la paix du cimetière », avait argumenté Seitenfus.
« ... Haïti vit sous l'influence de l'international, des ONG, de la charité universelle. Plus de 90% du système éducatif et de la santé sont en mains privées. Le pays ne dispose pas de ressources publiques pour pouvoir faire fonctionner d'une manière minimale un système étatique. L'ONU échoue à tenir compte des traits culturels. Résumer Haïti à une opération de paix, c'est faire l'économie des véritables défis qui se présentent au pays. Le problème est socio-économique. Quand le taux de chômage atteint 80%, il est insupportable de déployer une mission de stabilisation. Il n'y a rien à stabiliser et tout à bâtir », selon Ricardo Seitenfus, 62 ans, diplômé de l'Institut de hautes études internationales de Genève.
« Je voulais rester une voix indépendante malgré le poids de l'organisation que je représente. J'ai tenu parce que je voulais exprimer mes doutes profonds et dire au monde que cela suffit. Cela suffit de jouer avec Haïti. Le 12 janvier m'a appris qu'il existe un potentiel de solidarité extraordinaire dans le monde. Même s'il ne faut pas oublier que, dans les premiers jours, ce sont les Haïtiens tout seuls, les mains nues, qui ont tenté de sauver leurs proches. La compassion a été très importante dans l'urgence. Mais la charité ne peut pas être le moteur des relations internationales. Ce sont l'autonomie, la souveraineté, le commerce équitable, le respect d'autrui qui devraient l'être. Nous devons penser simultanément à offrir des opportunités d'exportation pour Haïti », avait fait remarquer le bénéficiaire de cette décoration qui, selon certains, exprime !
Roberson Alphonse
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=89855&PubDate=2011-03-02
jeudi 3 mars 2011
Los haitianos critican a los cascos azules, según Fondo Catalán Cooperación
Barcelona, 3 mar (EFE).- La opinión pública haitiana cree que la presencia de los cascos azules de la Misión de Estabilización de la ONU (MINUSTHA) es "contraproducente" porque "no están adaptados al contexto, no contribuyen a la estabilización del país y no crean infraestructuras", según un informe del Fondo Catalán de Cooperación al Desarrollo.
Un año después del terremoto que azotó Haití, el Fondo -formado por entidades locales catalanas que destinan parte de su presupuesto a cooperación- señala que la población tiene la percepción de que las cosas "están peor que el día después de la tragedia".
"El descontento de la gente es palpable. La sensación de pasividad por parte de las autoridades haitianas y de la MINUSTHA es una evidencia constatada", según el informe, que añade que "la cantidad de la ayuda movilizada no es proporcional a los resultados esperados".
La campaña impulsada por Fondo Catalán de Cooperación ha recaudado 560.645 euros en un año, la mayor parte procedente de los ayuntamientos catalanes.
Estas aportaciones han sido destinadas a "proyectos de reconstrucción identificados con la participación de los actores haitianos", para compensar "las estrategias de emergencia que ha ignorado a la sociedad haitiana", según el informe del Fondo Catalán de Cooperación.
Asimismo, "el Fondo Catalán se hace responsable del circuito de los recursos, desde la recepción en la cuenta del banco hasta la justificación final por parte de las entidades que ejecutaron los proyectos, y participa en el seguimiento y evaluación". EFE
Un año después del terremoto que azotó Haití, el Fondo -formado por entidades locales catalanas que destinan parte de su presupuesto a cooperación- señala que la población tiene la percepción de que las cosas "están peor que el día después de la tragedia".
"El descontento de la gente es palpable. La sensación de pasividad por parte de las autoridades haitianas y de la MINUSTHA es una evidencia constatada", según el informe, que añade que "la cantidad de la ayuda movilizada no es proporcional a los resultados esperados".
La campaña impulsada por Fondo Catalán de Cooperación ha recaudado 560.645 euros en un año, la mayor parte procedente de los ayuntamientos catalanes.
Estas aportaciones han sido destinadas a "proyectos de reconstrucción identificados con la participación de los actores haitianos", para compensar "las estrategias de emergencia que ha ignorado a la sociedad haitiana", según el informe del Fondo Catalán de Cooperación.
Asimismo, "el Fondo Catalán se hace responsable del circuito de los recursos, desde la recepción en la cuenta del banco hasta la justificación final por parte de las entidades que ejecutaron los proyectos, y participa en el seguimiento y evaluación". EFE
Haïti : 165 hectares d’une réserve forestière partent en fumée
P-au-P, 3 mars 2011 [AlterPresse] --- 165 hectares de la réserve forestière Parc National La Visite ont été détruites dans un incendie au cours des derniers jours, selon les informations recueillies par AlterPresse auprès de l’ancien ministre de l’environnement Yves André Wainright, qui suit le dossier. Selon l’agronome, l’incendie a éclaté le samedi 26 février et n’a pu être maitrisé que le mardi 1er mars.
Le feu aurait pu avoir été allumé accidentellement, indique t-il.
Généralement les commerçantes de la région se déplacent tôt le matin et utilisent des morceaux de pin pour éclairer leur chemin. Or durant la période sèche actuelle les aiguilles de pins s’enflamment encore plus facilement, souligne-t-il.
Cependant la thèse d’un incendie déclenché par des individus qui veulent transformer des espaces de forêt en parcelles agricoles, n’est pas à écarter, estime t-il.
Les feux de forêt dans la région du Parc La Visite sont récurrents et surviennent pratiquement tous les ans.
Le parc ne dispose pas de gardes forestiers depuis plus d’un an. Cette semaine de nouveaux gardes forestiers devaient être installés, mais « cela reste très fragile », signale Wainright.
L’affaire « dépend de l’aide de la communauté internationale » et « n’est toujours pas prévue dans le budget de l’Etat », explique t-il.
Consacré en 1983, le Parc National La Visite occupe environ 5 000 hectares et abrite de multiples espèces de plantes et d’animaux dont certaines sont endémiques. [kft gp apr 03/03/2011 15 :20]http://www.alterpresse.org/spip.php?article10716
Commentaires:
Quelque chose de grave qui ne semble emmerder personne.
Il faut surtout ne pas oublier que ces hectares de forêts qui se brulent font partie des 1.5% de la couverture végétale qui nous reste.
N'est-ce pas fabuleux!
Le feu aurait pu avoir été allumé accidentellement, indique t-il.
Généralement les commerçantes de la région se déplacent tôt le matin et utilisent des morceaux de pin pour éclairer leur chemin. Or durant la période sèche actuelle les aiguilles de pins s’enflamment encore plus facilement, souligne-t-il.
Cependant la thèse d’un incendie déclenché par des individus qui veulent transformer des espaces de forêt en parcelles agricoles, n’est pas à écarter, estime t-il.
Les feux de forêt dans la région du Parc La Visite sont récurrents et surviennent pratiquement tous les ans.
Le parc ne dispose pas de gardes forestiers depuis plus d’un an. Cette semaine de nouveaux gardes forestiers devaient être installés, mais « cela reste très fragile », signale Wainright.
L’affaire « dépend de l’aide de la communauté internationale » et « n’est toujours pas prévue dans le budget de l’Etat », explique t-il.
Consacré en 1983, le Parc National La Visite occupe environ 5 000 hectares et abrite de multiples espèces de plantes et d’animaux dont certaines sont endémiques. [kft gp apr 03/03/2011 15 :20]http://www.alterpresse.org/spip.php?article10716
Commentaires:
Quelque chose de grave qui ne semble emmerder personne.
Il faut surtout ne pas oublier que ces hectares de forêts qui se brulent font partie des 1.5% de la couverture végétale qui nous reste.
N'est-ce pas fabuleux!
Haïti: Une casque bleu fauchée par un camion
THE ASSOCIATED PRESS
Publié: 02 mars 2011 21:21
PORT-AU-PRINCE, Haiti - Une soldate des Forces de maintien de la paix des Nations unies en mission à Haïti est décédée à la suite d'un accident survenu dans une ville au nord de Port-au-Prince, a annoncé l'ONU mercredi.
Selon Vincenzo Pugliese, porte-parole de l'ONU, la jeune femme de 26 ans originaire du Népal se trouvait devant la base de son unité lorsqu'elle a été frappée par un camion. Après l'impact, le chauffeur a sauté du véhicule et a pris la fuite à pied.
L'ONU a identifié la victime comme étant Bhagawati Neupane et indiqué qu'elle était à Haïti depuis octobre 2010.
L'incident s'est produit mardi près de Mirebalais, une ville du plateau central haïtien.
Environ 1000 casques bleus népalais travaillent à Haïti.
http://www.journalmetro.com/monde/article/790843--haiti-une-casque-bleu-fauchee-par-un-camion
Publié: 02 mars 2011 21:21
PORT-AU-PRINCE, Haiti - Une soldate des Forces de maintien de la paix des Nations unies en mission à Haïti est décédée à la suite d'un accident survenu dans une ville au nord de Port-au-Prince, a annoncé l'ONU mercredi.
Selon Vincenzo Pugliese, porte-parole de l'ONU, la jeune femme de 26 ans originaire du Népal se trouvait devant la base de son unité lorsqu'elle a été frappée par un camion. Après l'impact, le chauffeur a sauté du véhicule et a pris la fuite à pied.
L'ONU a identifié la victime comme étant Bhagawati Neupane et indiqué qu'elle était à Haïti depuis octobre 2010.
L'incident s'est produit mardi près de Mirebalais, une ville du plateau central haïtien.
Environ 1000 casques bleus népalais travaillent à Haïti.
http://www.journalmetro.com/monde/article/790843--haiti-une-casque-bleu-fauchee-par-un-camion
Haiti-Élections : Michel Martelly en Floride pour 24 heures
P-au-P., 2 mars 2011 [AlterPresse]--- Le candidat à la présidence de la plateforme politique Repons Peyizan (Réponse des paysans), Joseph Michel Martelly, laisse Haiti ce mercredi 2 mars à destination de la Floride (Etats-Unis d’Amérique), pour une visite de 24 heures, afin de rencontrer les membres de cette communauté haïtienne de l’étranger dans le cadre de sa campagne. Le candidat Joseph Michel Martelly, qui a fait cette annonce lors d’une conférence de presse, peu de temps avant son départ, explique que sa campagne doit toucher toute les couches de la population haïtienne, peu importe l’endroit où elle se trouve.
Il qualifie de « nécessaires et indispensables » ses déplacements pour rencontrer les Haïtiens qui vivent en dehors du pays.
Ce voyage sera, dit-il, une occasion pour lui de collecter des fonds pour pouvoir poursuivre sa campagne qui, contrairement au premier tour des élections, « exige beaucoup plus de fonds ».
Le 28 février dernier, Joseph Michel Martelly a rencontré, en République Dominicaine, le président Léonel Fernandez pour discuter des sujets portant sur les relations entre les deux pays qui se partagent l’ile.
« Relations binationale, migration, renforcement de la commission bilatérale, trafic des enfants sur la frontière », sont, entre autres, les points qui ont été abordés entre Joseph Michel Martelly et Léonel Fernandez.
Il a, au cours de cette visite en République voisine, rencontré également des personnalités haïtiennes qui vivent en République Dominicaine.
Répondant aux questions des journalistes, Joseph Michel Martelly, d’un air confiant, a renouvelé sa détermination de travailler « durement » afin de remporter la victoire sur sa rivale, Mirlande Manigat.
Michel Martelly a, cependant, démenti les informations selon lesquelles il a eu une rencontre, la semaine dernière, avec le président de la République René Préval.
Toutefois, il a, sans révéler leur identité, avoué avoir fait des alliances avec certains candidats malheureux issus du premier tour des élections, des Partis, des Plateformes et des Organisations politique. [sfd gp apr 02/03/2011]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10714
Il qualifie de « nécessaires et indispensables » ses déplacements pour rencontrer les Haïtiens qui vivent en dehors du pays.
Ce voyage sera, dit-il, une occasion pour lui de collecter des fonds pour pouvoir poursuivre sa campagne qui, contrairement au premier tour des élections, « exige beaucoup plus de fonds ».
Le 28 février dernier, Joseph Michel Martelly a rencontré, en République Dominicaine, le président Léonel Fernandez pour discuter des sujets portant sur les relations entre les deux pays qui se partagent l’ile.
« Relations binationale, migration, renforcement de la commission bilatérale, trafic des enfants sur la frontière », sont, entre autres, les points qui ont été abordés entre Joseph Michel Martelly et Léonel Fernandez.
Il a, au cours de cette visite en République voisine, rencontré également des personnalités haïtiennes qui vivent en République Dominicaine.
Répondant aux questions des journalistes, Joseph Michel Martelly, d’un air confiant, a renouvelé sa détermination de travailler « durement » afin de remporter la victoire sur sa rivale, Mirlande Manigat.
Michel Martelly a, cependant, démenti les informations selon lesquelles il a eu une rencontre, la semaine dernière, avec le président de la République René Préval.
Toutefois, il a, sans révéler leur identité, avoué avoir fait des alliances avec certains candidats malheureux issus du premier tour des élections, des Partis, des Plateformes et des Organisations politique. [sfd gp apr 02/03/2011]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10714
La ministre Oda annonce que le Canada continuera d'aider Haïti Le 2 mars 2011
Ottawa (Ontario) ― L'honorable Beverley J. Oda, ministre de la Coopération internationale, a réitéré aujourd'hui l'engagement du Canada envers Haïti en annonçant le financement de 15 nouveaux projets de reconstruction et de redressement. L'Agence canadienne de développement international (ACDI) renforcera les secteurs du logement, de la préparation aux catastrophes, de l'éducation, de la santé et de l'agriculture en Haïti à l'aide de nouvelles mesures visant à améliorer les moyens de subsistance des Haïtiens. Ces mesures sont étroitement alignées sur les objectifs de la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti. « Le Canada maintient son engagement envers les Haïtiens et les Canadiens qui ont clairement manifesté leur appui à l'égard du redressement d'Haïti. Le Canada tient sa promesse à l'endroit d'Haïti en ciblant son aide vers les secteurs qui comptent le plus pour le peuple, a déclaré la ministre Oda. En s'attaquant aux problèmes de logement, de santé et d'éducation, le Canada aura un impact immédiat sur la vie des Haïtiens. Notre soutien à l'agriculture et à la création d'emplois aidera Haïti à s'aider elle-même. »
Le Canada, par l'intermédiaire de l'ACDI, financera trois projets qui permettront d'améliorer la situation du logement pour les Haïtiens. En collaboration avec Développement et Paix, Habitat pour l'humanité Canada et le Comité Central Mennonite du Canada, 2 300 familles bénéficieront de logements neufs ou reconstruits.
Afin de permettre à Haïti de mieux se préparer à répondre aux catastrophes naturelles, le Canada appuiera le travail du Centre d'études et de coopération internationale (CECI) pour offrir des services de prévention des catastrophes à 21 des collectivités les plus pauvres d'Haïti, au profit de près de deux millions d'Haïtiens.
Le Canada appuiera également des projets d'amélioration de l'éducation, notamment la construction de deux écoles et la reconstruction d'autres écoles. Plus de 1 600 élèves, dont 450 dans la vallée de Jacmel, pourront retourner à l'école en toute sécurité. Grâce à cet appui, environ 50 000 enfants recevront chaque jour un repas à l'école. Le Canada travaillera de concert avec la Fondation Paul Gérin-Lajoie, Terre Sans Frontières, l'Association québécoise pour l'Avancement des Nations Unies et Vision mondiale Canada.
L'Association québécoise pour l'Avancement des Nations Unies construira une école de formation professionnelle à la mémoire de Mark Gallagher, du Nouveau-Brunswick. Lors d'une mission avec la GRC, le sergent Gallagher est décédé lors du séisme en Haïti.
Grâce au travail d'Aide à l'enfance ― Canada, de la Fondation Jules et Paul-Émile Léger, d'International Child Care Canada et de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, le Canada appuiera le système des soins de santé en Haïti, notamment en remettant en état deux hôpitaux et en collaborant avec quatre hôpitaux universitaires. Plus de 54 000 personnes qui devaient auparavant faire appel à des fournisseurs de soins de santé privés coûteux auront désormais accès à des services de soins de santé primaires complets et gratuits. La capacité du système de soins de santé sera élargie pour permettre 9 900 consultations supplémentaires par an, la prestation de soins prénataux et postnataux à 1 280 femmes et des tests du VIH à 9 550 femmes. De plus, en soutenant les centres hospitaliers universitaires, le Canada contribuera à donner à 360 diplômés en services cliniques, internes et résidents ainsi qu'à 160 autres professionnels de la santé les compétences nécessaires pour prodiguer des soins obstétricaux et néonataux d'urgence.
L'annonce d'aujourd'hui porte également sur trois projets de développement agricole dont sont responsables le Comité Central Mennonite du Canada, Hope International Development Agency et Oxfam-Québec. Ces projets permettront de revitaliser l'agriculture en Haïti en formant 2 000 membres actuels et nouveaux de six coopératives de silos de stockage de cultures et de six coopératives d'agriculture, d'offrir aux jeunes une formation professionnelle en agriculture et dans les métiers de la construction et de créer 1 300 emplois grâce à la remise en état de puits, de champs agricoles, de routes et de forêts.
L'annonce d'aujourd'hui se chiffre à 29,9 millions de dollars.
L'engagement actuel du gouvernement du Canada à l'endroit d'Haïti fait en sorte que ce pays est le principal bénéficiaire de l'aide canadienne au développement dans les Amériques. Cet engagement comprend notamment le soutien aux efforts de redressement et de reconstruction après le séisme ainsi que l'aide humanitaire et le soutien au développement à long terme.
Renseignements :
Justin Broekema
Attaché de presse
Cabinet de la ministre de la Coopération internationale
Téléphone : 819-953-6238
Bureau des relations avec les médias
Agence canadienne de développement international (ACDI)
Téléphone : 819-953-6534
Courriel : media@acdi-cida.gc.ca
Fiche d'information
L'Agence canadienne de développement international (ACDI) renforcera les secteurs du logement, de la préparation aux catastrophes, de l'éducation, de la santé et de l'agriculture en Haïti à l'aide de nouvelles mesures visant à améliorer les moyens de subsistance des Haïtiens.
Santé ― L'aide du Canada servira à remettre en état l'hôpital Cardinal-Léger, qui se trouve à Léogâne, et à faire en sorte que l'on y prodigue de nouveau des soins de santé. Pour ce faire, on rétablira les structures permanentes de l'hôpital ainsi que les systèmes et l'équipement endommagés. En travaillant avec la Fondation Jules et Paul-Émile Léger, le Canada, grâce à cette remise en état, donnera à l'hôpital la capacité annuelle suivante : 9 900 consultations, 180 opérations, 4 500 ordonnances, 9 375 analyses de laboratoire et 150 échographies. (799 437 $)
L'aide fournie par le Canada à International Child Care Canada (en anglais) permettra de reconstruire et d'agrandir l'hôpital Grace Children. L'hôpital est utilisé par des groupes vulnérables de la population, surtout des femmes et des enfants, qui vivent dans le quartier Delmas de Port-au-Prince. Actuellement, l'hôpital administre tous les vaccins à 1 700 enfants âgés d'un an, améliore l'alimentation de 1 007 enfants, fournit des soins prénataux et postnataux à 1 280 femmes, et offre des tests de dépistage du VIH à 9 550 femmes et leur partenaire. L'hôpital offre également des contraceptifs, des suppléments de vitamine A et des visites prénatales et postnatales. (795 000 $)
Le Canada appuiera Aide à l'enfance-Canada (en anglais) pour que l'association puisse mettre sur pied une capacité de soins de santé primaires à l'intention des enfants et de soins obstétricaux essentiels aux femmes enceintes dans tout le pays. Quelque 54 000 personnes qui devaient auparavant faire appel à des fournisseurs de soins de santé privés coûteux auront désormais accès à des services de soins de santé primaires complets et gratuits. (1 234 701 $)
Par ailleurs, la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, avec l'appui du Canada, augmentera la capacité des services de santé maternelle et néonatale des cliniques de quatre universités (l'Université d'État d'Haïti, ainsi que les universités Notre Dame, Quisqueya et Lumière). Le but ultime est de renforcer la capacité des professionnels de la santé, y compris les nouveaux diplômés, les internes et les résidents, en obstétrique-gynécologie. Grâce à cette mesure, 360 diplômés, internes et résidents, et 160 autres professionnels de la santé acquerront les compétences nécessaires pour prodiguer des soins obstétricaux et néonataux d'urgence. (1 642 960 $)
Logement ― Parmi les trois projets figure un projet de Développement et Paix qui profitera à 1 700 familles et consistera à fournir des logements et un accès permanent à l'eau. Avec l'aide du Canada, le projet permettra à 40 équipes de construction de bâtir des maisons pouvant résister aux effets des séismes et des ouragans, ainsi que des latrines et des structures pour récolter l'eau de pluie. (4 998 612 $)
Grâce à l'appui du Canada, Habitat pour l'humanité Canada réparera 175 maisons et installera 100 appareils sanitaires pour venir en aide à quelque 500 familles à Simon Pele, quartier déshérité très peuplé de Port-au-Prince qui a été endommagé par le tremblement de terre. En outre, l'association y installera des cliniques de soins de santé primaires. Toujours grâce à l'aide fournie par le Canada, Habitat pour l'humanité Canada sensibilisera 10 000 résidents aux problèmes sanitaires les plus importants, vaccinera 100 femmes enceintes et 900 enfants, et offrira des fournitures médicales à 3 000 foyers et à deux écoles. (1 289 530 $)
Au moyen de l'aide canadienne, le Comité Central Mennonite (CCM) du Canada (en anglais) logera des familles vulnérables dans des maisons neuves, permanentes et solides. Le projet vise à construire 50 duplex pouvant résister aux intempéries pour 100 familles (soit environ 500 personnes). Le CCM du Canada créera aussi une coopérative agricole qui profitera à près de 1 500 membres. (1 424 811 $)
Éducation ― Avec l'aide du Canada, la Fondation Paul Gérin-Lajoie réparera ou remettra en état six écoles détruites ou endommagées. Grâce à l'accroissement de la capacité dans 21 autres écoles, on améliorera la formation des enseignants. (1 007 143 $)
Avec l'appui du Canada, Terre Sans Frontières remettra en état ou reconstruira quatre écoles et un centre de soins de santé dans les départements de l'Ouest et du Sud-Est, les régions les plus gravement touchées par le séisme. Quelque 1 600 élèves, dont 450 dans la vallée de Jacmel, pourront retourner à l'école en toute sécurité. En outre, 15 000 Haïtiens auront rapidement accès à de l'eau potable, et cinq microentreprises locales seront créées pour gérer l'approvisionnement en eau. (1 970 311 $)
Avec l'aide du Canada, Vision mondiale Canada remettra en état des écoles à Tabarre et à Croix-de-Bouquet pour aider à bâtir la capacité de l'administration et des écoles locales. Grâce à cette action, on estime que 50 000 enfants recevront chaque jour un repas à l'école. Vision mondiale Canada construira deux écoles et donnera des fournitures à 40 écoles, des latrines à 25 autres écoles et des meubles à 30 écoles. Le projet profitera directement à 560 845 personnes, dont 111 984 femmes et 335 300 enfants. (3 891 743 $)
L'Association québécoise pour l'Avancement des Nations Unies (AQANU), avec le soutien du Canada, créera une école technique entièrement fonctionnelle à la mémoire du sergent Mark Gallagher. Cette école offrira 15 programmes destinés aux 13 collectivités de Carrefour, une banlieue de Port-au-Prince. Elle permettra à 500 jeunes garçons et filles de contribuer en très peu de temps à la reconstruction du pays et au développement durable d'Haïti. Le bâtiment sera conforme aux normes antisismiques et sera accessible aux personnes handicapées. L'AQANU travaillera de concert avec les amis du sergent Mark Gallagher et les petites sœurs de Sainte-Thérèse. (789 134 $)
Préparation aux catastrophes ― Le Canada, par l'intermédiaire de l'ACDI, appuiera le travail du Centre d'étude et de coopération internationale (CECI) qui consistera à aider 21 des collectivités les plus pauvres d'Haïti à se préparer en prévision d'une catastrophe. Près de deux millions d'Haïtiens auront préparé des plans locaux de gestion des risques. (3 531 561 $)
Agriculture ― L'appui que le Canada donnera à la HOPE International Development Agency, en collaboration avec la Foundation for International Development Assistance (les deux sites sont en anglais), revitalisera l'agriculture en Haïti en formant 2 000 membres actuels et nouveaux de six coopératives de silos de stockage de cultures et de six coopératives d'agriculture. (882 720 $)
Le CCM du Canada, travaillant avec l'aide du Canada, vise à donner aux jeunes une formation professionnelle en agriculture et dans les métiers de la construction. Environ 125 étudiants seront formés à l'aide de méthodes pratiques de construction qui leur donneront l'occasion de mettre leurs connaissances en pratique et d'en faire profiter le reste de la collectivité. (689 845 $)
L'aide donnée par le Canada à Haïti permettra à Oxfam-Québec d'accroître la sécurité alimentaire et d'augmenter les revenus pour la population du district de Léogâne. L'aide fournie permettra de remettre en état des terres agricoles et des routes, de reconstruire des puits, de fournir des produits agricoles aux agriculteurs haïtiens, et de planter des arbres fruitiers et des forêts pour prévenir l'érosion. Toutes ces mesures créeront 1 300 emplois. (4 971 840 $)
Renseignements :
Justin Broekema
Attaché de presse
Cabinet de la ministre de la Coopération internationale
Téléphone : 819-953-6238
Bureau des relations avec les médias
Agence canadienne de développement international (ACDI)
Téléphone : 819-953-6534
Courriel : media@acdi-cida.gc.ca
http://www.acdi-cida.gc.ca/acdi-cida/ACDI-CIDA.nsf/fra/NAD-329207-JTN
Le Canada, par l'intermédiaire de l'ACDI, financera trois projets qui permettront d'améliorer la situation du logement pour les Haïtiens. En collaboration avec Développement et Paix, Habitat pour l'humanité Canada et le Comité Central Mennonite du Canada, 2 300 familles bénéficieront de logements neufs ou reconstruits.
Afin de permettre à Haïti de mieux se préparer à répondre aux catastrophes naturelles, le Canada appuiera le travail du Centre d'études et de coopération internationale (CECI) pour offrir des services de prévention des catastrophes à 21 des collectivités les plus pauvres d'Haïti, au profit de près de deux millions d'Haïtiens.
Le Canada appuiera également des projets d'amélioration de l'éducation, notamment la construction de deux écoles et la reconstruction d'autres écoles. Plus de 1 600 élèves, dont 450 dans la vallée de Jacmel, pourront retourner à l'école en toute sécurité. Grâce à cet appui, environ 50 000 enfants recevront chaque jour un repas à l'école. Le Canada travaillera de concert avec la Fondation Paul Gérin-Lajoie, Terre Sans Frontières, l'Association québécoise pour l'Avancement des Nations Unies et Vision mondiale Canada.
L'Association québécoise pour l'Avancement des Nations Unies construira une école de formation professionnelle à la mémoire de Mark Gallagher, du Nouveau-Brunswick. Lors d'une mission avec la GRC, le sergent Gallagher est décédé lors du séisme en Haïti.
Grâce au travail d'Aide à l'enfance ― Canada, de la Fondation Jules et Paul-Émile Léger, d'International Child Care Canada et de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, le Canada appuiera le système des soins de santé en Haïti, notamment en remettant en état deux hôpitaux et en collaborant avec quatre hôpitaux universitaires. Plus de 54 000 personnes qui devaient auparavant faire appel à des fournisseurs de soins de santé privés coûteux auront désormais accès à des services de soins de santé primaires complets et gratuits. La capacité du système de soins de santé sera élargie pour permettre 9 900 consultations supplémentaires par an, la prestation de soins prénataux et postnataux à 1 280 femmes et des tests du VIH à 9 550 femmes. De plus, en soutenant les centres hospitaliers universitaires, le Canada contribuera à donner à 360 diplômés en services cliniques, internes et résidents ainsi qu'à 160 autres professionnels de la santé les compétences nécessaires pour prodiguer des soins obstétricaux et néonataux d'urgence.
L'annonce d'aujourd'hui porte également sur trois projets de développement agricole dont sont responsables le Comité Central Mennonite du Canada, Hope International Development Agency et Oxfam-Québec. Ces projets permettront de revitaliser l'agriculture en Haïti en formant 2 000 membres actuels et nouveaux de six coopératives de silos de stockage de cultures et de six coopératives d'agriculture, d'offrir aux jeunes une formation professionnelle en agriculture et dans les métiers de la construction et de créer 1 300 emplois grâce à la remise en état de puits, de champs agricoles, de routes et de forêts.
L'annonce d'aujourd'hui se chiffre à 29,9 millions de dollars.
L'engagement actuel du gouvernement du Canada à l'endroit d'Haïti fait en sorte que ce pays est le principal bénéficiaire de l'aide canadienne au développement dans les Amériques. Cet engagement comprend notamment le soutien aux efforts de redressement et de reconstruction après le séisme ainsi que l'aide humanitaire et le soutien au développement à long terme.
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Justin Broekema
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Bureau des relations avec les médias
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Courriel : media@acdi-cida.gc.ca
Fiche d'information
L'Agence canadienne de développement international (ACDI) renforcera les secteurs du logement, de la préparation aux catastrophes, de l'éducation, de la santé et de l'agriculture en Haïti à l'aide de nouvelles mesures visant à améliorer les moyens de subsistance des Haïtiens.
Santé ― L'aide du Canada servira à remettre en état l'hôpital Cardinal-Léger, qui se trouve à Léogâne, et à faire en sorte que l'on y prodigue de nouveau des soins de santé. Pour ce faire, on rétablira les structures permanentes de l'hôpital ainsi que les systèmes et l'équipement endommagés. En travaillant avec la Fondation Jules et Paul-Émile Léger, le Canada, grâce à cette remise en état, donnera à l'hôpital la capacité annuelle suivante : 9 900 consultations, 180 opérations, 4 500 ordonnances, 9 375 analyses de laboratoire et 150 échographies. (799 437 $)
L'aide fournie par le Canada à International Child Care Canada (en anglais) permettra de reconstruire et d'agrandir l'hôpital Grace Children. L'hôpital est utilisé par des groupes vulnérables de la population, surtout des femmes et des enfants, qui vivent dans le quartier Delmas de Port-au-Prince. Actuellement, l'hôpital administre tous les vaccins à 1 700 enfants âgés d'un an, améliore l'alimentation de 1 007 enfants, fournit des soins prénataux et postnataux à 1 280 femmes, et offre des tests de dépistage du VIH à 9 550 femmes et leur partenaire. L'hôpital offre également des contraceptifs, des suppléments de vitamine A et des visites prénatales et postnatales. (795 000 $)
Le Canada appuiera Aide à l'enfance-Canada (en anglais) pour que l'association puisse mettre sur pied une capacité de soins de santé primaires à l'intention des enfants et de soins obstétricaux essentiels aux femmes enceintes dans tout le pays. Quelque 54 000 personnes qui devaient auparavant faire appel à des fournisseurs de soins de santé privés coûteux auront désormais accès à des services de soins de santé primaires complets et gratuits. (1 234 701 $)
Par ailleurs, la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, avec l'appui du Canada, augmentera la capacité des services de santé maternelle et néonatale des cliniques de quatre universités (l'Université d'État d'Haïti, ainsi que les universités Notre Dame, Quisqueya et Lumière). Le but ultime est de renforcer la capacité des professionnels de la santé, y compris les nouveaux diplômés, les internes et les résidents, en obstétrique-gynécologie. Grâce à cette mesure, 360 diplômés, internes et résidents, et 160 autres professionnels de la santé acquerront les compétences nécessaires pour prodiguer des soins obstétricaux et néonataux d'urgence. (1 642 960 $)
Logement ― Parmi les trois projets figure un projet de Développement et Paix qui profitera à 1 700 familles et consistera à fournir des logements et un accès permanent à l'eau. Avec l'aide du Canada, le projet permettra à 40 équipes de construction de bâtir des maisons pouvant résister aux effets des séismes et des ouragans, ainsi que des latrines et des structures pour récolter l'eau de pluie. (4 998 612 $)
Grâce à l'appui du Canada, Habitat pour l'humanité Canada réparera 175 maisons et installera 100 appareils sanitaires pour venir en aide à quelque 500 familles à Simon Pele, quartier déshérité très peuplé de Port-au-Prince qui a été endommagé par le tremblement de terre. En outre, l'association y installera des cliniques de soins de santé primaires. Toujours grâce à l'aide fournie par le Canada, Habitat pour l'humanité Canada sensibilisera 10 000 résidents aux problèmes sanitaires les plus importants, vaccinera 100 femmes enceintes et 900 enfants, et offrira des fournitures médicales à 3 000 foyers et à deux écoles. (1 289 530 $)
Au moyen de l'aide canadienne, le Comité Central Mennonite (CCM) du Canada (en anglais) logera des familles vulnérables dans des maisons neuves, permanentes et solides. Le projet vise à construire 50 duplex pouvant résister aux intempéries pour 100 familles (soit environ 500 personnes). Le CCM du Canada créera aussi une coopérative agricole qui profitera à près de 1 500 membres. (1 424 811 $)
Éducation ― Avec l'aide du Canada, la Fondation Paul Gérin-Lajoie réparera ou remettra en état six écoles détruites ou endommagées. Grâce à l'accroissement de la capacité dans 21 autres écoles, on améliorera la formation des enseignants. (1 007 143 $)
Avec l'appui du Canada, Terre Sans Frontières remettra en état ou reconstruira quatre écoles et un centre de soins de santé dans les départements de l'Ouest et du Sud-Est, les régions les plus gravement touchées par le séisme. Quelque 1 600 élèves, dont 450 dans la vallée de Jacmel, pourront retourner à l'école en toute sécurité. En outre, 15 000 Haïtiens auront rapidement accès à de l'eau potable, et cinq microentreprises locales seront créées pour gérer l'approvisionnement en eau. (1 970 311 $)
Avec l'aide du Canada, Vision mondiale Canada remettra en état des écoles à Tabarre et à Croix-de-Bouquet pour aider à bâtir la capacité de l'administration et des écoles locales. Grâce à cette action, on estime que 50 000 enfants recevront chaque jour un repas à l'école. Vision mondiale Canada construira deux écoles et donnera des fournitures à 40 écoles, des latrines à 25 autres écoles et des meubles à 30 écoles. Le projet profitera directement à 560 845 personnes, dont 111 984 femmes et 335 300 enfants. (3 891 743 $)
L'Association québécoise pour l'Avancement des Nations Unies (AQANU), avec le soutien du Canada, créera une école technique entièrement fonctionnelle à la mémoire du sergent Mark Gallagher. Cette école offrira 15 programmes destinés aux 13 collectivités de Carrefour, une banlieue de Port-au-Prince. Elle permettra à 500 jeunes garçons et filles de contribuer en très peu de temps à la reconstruction du pays et au développement durable d'Haïti. Le bâtiment sera conforme aux normes antisismiques et sera accessible aux personnes handicapées. L'AQANU travaillera de concert avec les amis du sergent Mark Gallagher et les petites sœurs de Sainte-Thérèse. (789 134 $)
Préparation aux catastrophes ― Le Canada, par l'intermédiaire de l'ACDI, appuiera le travail du Centre d'étude et de coopération internationale (CECI) qui consistera à aider 21 des collectivités les plus pauvres d'Haïti à se préparer en prévision d'une catastrophe. Près de deux millions d'Haïtiens auront préparé des plans locaux de gestion des risques. (3 531 561 $)
Agriculture ― L'appui que le Canada donnera à la HOPE International Development Agency, en collaboration avec la Foundation for International Development Assistance (les deux sites sont en anglais), revitalisera l'agriculture en Haïti en formant 2 000 membres actuels et nouveaux de six coopératives de silos de stockage de cultures et de six coopératives d'agriculture. (882 720 $)
Le CCM du Canada, travaillant avec l'aide du Canada, vise à donner aux jeunes une formation professionnelle en agriculture et dans les métiers de la construction. Environ 125 étudiants seront formés à l'aide de méthodes pratiques de construction qui leur donneront l'occasion de mettre leurs connaissances en pratique et d'en faire profiter le reste de la collectivité. (689 845 $)
L'aide donnée par le Canada à Haïti permettra à Oxfam-Québec d'accroître la sécurité alimentaire et d'augmenter les revenus pour la population du district de Léogâne. L'aide fournie permettra de remettre en état des terres agricoles et des routes, de reconstruire des puits, de fournir des produits agricoles aux agriculteurs haïtiens, et de planter des arbres fruitiers et des forêts pour prévenir l'érosion. Toutes ces mesures créeront 1 300 emplois. (4 971 840 $)
Renseignements :
Justin Broekema
Attaché de presse
Cabinet de la ministre de la Coopération internationale
Téléphone : 819-953-6238
Bureau des relations avec les médias
Agence canadienne de développement international (ACDI)
Téléphone : 819-953-6534
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Haut les chœurs créoles de Cuba
Par FRANÇOIS-XAVIER GOMEZ World. Composé de descendants d’esclaves haïtiens, l’ensemble vocal signé par le label de Peter Gabriel est en concert ce soir à Paris.
Les musiques de Cuba ont désormais une place de choix dans le concert des musiques du monde, mais l’île recèle encore des secrets bien gardés. L’apport des Haïtiens à son histoire culturelle est un chapitre méconnu, que la parution du CD du Creole Choir of Cuba révèle au grand jour. Le groupe n’est pas nouveau: il a été créé, sous le nom Desandann («descendants» en créole), il y a une trentaine d’années. Mais être produit et diffusé par Real World, le label de Peter Gabriel, assure une diffusion mondiale qu’il n’a jamais connue. «Pourtant, s’amuse la directrice du chœur, Emilia Diaz, nous n’avons jamais rencontré Peter Gabriel, même si nous avons enregistré dans ses studios. Nous savons juste qu’il a souhaité travailler avec nous après nous avoir découverts, il y quatre ans, lors du festival Womad en Angleterre.»
Tande la («Entendez-nous») est une réussite. Le chœur de dix voix, enrichi de tambours et, sur scène, de danses, est d’un très haut niveau dans le travail des harmonies. Il investit dans ses chansons de lutte, de souffrance et d’espoir une énergie et une force ravageuses.
COLONS. Desandann est né à Camaguey, la troisième ville de Cuba, au sein du chœur provincial. «Parmi les membres, retrace la fondatrice, nous étions plusieurs d’origine haïtienne à connaître des chants en créole, nous avons donc créé une formation consacrée à ce répertoire. Comme ce travail a suscité beaucoup d’intérêt, nous avons pris notre indépendance.» La tradition chorale est très vivace à Cuba. «Il y a au moins un chœur professionnel par province, explique Emilia Diaz, et souvent plusieurs. Les rencontres et festivals sont nombreux, et les chorales scolaires jouent un grand rôle dans la pédagogie musicale.»
La première vague d’immigration haïtienne à Cuba remonte au tout début de XIXe siècle : la révolution de Toussaint Louverture, puis la proclamation de la première République noire de la planète, en 1804, chassent les riches colons français vers l’île la plus proche, où ils emportent leurs biens, esclaves compris. Dans les années 20, quand Cuba se transforme en océan de canne à sucre pour satisfaire aux besoins du marché international, de nombreux Haïtiens sont recrutés. «Mes quatre grands-parents étaient haïtiens, explique Emilia Diaz. Les hommes coupaient la canne et, entre deux zafras[récoltes, ndlr], ils se déplaçaient vers l’est pour la cueillette du café. Ce cycle semi-nomade régissait leurs vies.»
«Ruines». Très vite, les Haïtiens, analphabètes dans leur quasi-totalité, se retrouvaient incapables de correspondre avec leurs familles restées au pays. Le lien avec la terre natale était coupé, mais la culture orale a préservé deux parts de l’héritage : le chant et la religion vaudoue. On ne peut parler de Haïti à Cuba sans mentionner le nom de Martha Jean-Claude (1919-2001), grande chanteuse persécutée par la dictature de Duvalier, qui trouva refuge à La Havane. «Nous avons souvent chanté avec elle, se souvient la directrice du chœur. C’est elle qui nous a emmenés pour la première fois à Haïti, par le biais de sa fondation, en 1996. Notre travail actuel de divulgation n’est rien d’autre que la prolongation du sien.»
Le groupe est retourné à plusieurs reprises sur la terre de ses ancêtres. La dernière fois, c’était il y a tout juste un an. «En apprenant les ravages du séisme, dont on a ressenti les secousses à Camaguey, nous avons voulu nous rendre sur place. Après avoir passé tant de moments heureux à Haïti, nous nous devions d’y aller aussi dans le malheur. Nous avons accompagné une mission d’aide médicale et passé un mois et demi au milieu des ruines, dormant sur le sol. Et tenté de distraire les victimes, de faire sourire ne serait-ce qu’un instant les enfants.» Ces derniers mois, le chœur créole aura passé peu de temps à la maison. La tournée actuelle a débuté en novembre à Singapour et s’achèvera en avril, en Nouvelle-Zélande. Six mois sur la route.
«C’est un peu long, admet Emilia, mais la chaleur du public, ces dernières semaines en Europe du Nord, nous a réchauffés, alors qu’il faisait si froid dehors. Nous sommes très émus de voir à quel point notre message touche des publics si différents. Nous avons une dette envers nos ancêtres. Ils ont connu toutes sortes de privations, d’humiliations. Ils ne possédaient rien mais ce qu’ils nous ont laissé, la langue et la culture créole, est un trésor que nous ne pouvons pas laisser disparaître. On ne le dit pas assez : Haïti est certes un des pays les plus pauvres de la planète, mais aussi un des plus riches culturellement. Où trouve-t-on autant de poètes, de peintres et de musiciens ?»
The Creole Choir of Cuba New Morning, 7-9, rue des Petites-Ecuries, 75010. Ce soir, 20 h 30. CD : Tande La (Real World/Harmonia Mundi).
http://next.liberation.fr/culture/01012323067-haut-les-ch-urs-creoles-de-cuba
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| Le collectif a été créé sous le nom de Descendann il y a une trentaine d'années à Camaguey, troisième ville de Cuba. - Sven Creutzmann, Mambo photo |
Tande la («Entendez-nous») est une réussite. Le chœur de dix voix, enrichi de tambours et, sur scène, de danses, est d’un très haut niveau dans le travail des harmonies. Il investit dans ses chansons de lutte, de souffrance et d’espoir une énergie et une force ravageuses.
COLONS. Desandann est né à Camaguey, la troisième ville de Cuba, au sein du chœur provincial. «Parmi les membres, retrace la fondatrice, nous étions plusieurs d’origine haïtienne à connaître des chants en créole, nous avons donc créé une formation consacrée à ce répertoire. Comme ce travail a suscité beaucoup d’intérêt, nous avons pris notre indépendance.» La tradition chorale est très vivace à Cuba. «Il y a au moins un chœur professionnel par province, explique Emilia Diaz, et souvent plusieurs. Les rencontres et festivals sont nombreux, et les chorales scolaires jouent un grand rôle dans la pédagogie musicale.»
La première vague d’immigration haïtienne à Cuba remonte au tout début de XIXe siècle : la révolution de Toussaint Louverture, puis la proclamation de la première République noire de la planète, en 1804, chassent les riches colons français vers l’île la plus proche, où ils emportent leurs biens, esclaves compris. Dans les années 20, quand Cuba se transforme en océan de canne à sucre pour satisfaire aux besoins du marché international, de nombreux Haïtiens sont recrutés. «Mes quatre grands-parents étaient haïtiens, explique Emilia Diaz. Les hommes coupaient la canne et, entre deux zafras[récoltes, ndlr], ils se déplaçaient vers l’est pour la cueillette du café. Ce cycle semi-nomade régissait leurs vies.»
«Ruines». Très vite, les Haïtiens, analphabètes dans leur quasi-totalité, se retrouvaient incapables de correspondre avec leurs familles restées au pays. Le lien avec la terre natale était coupé, mais la culture orale a préservé deux parts de l’héritage : le chant et la religion vaudoue. On ne peut parler de Haïti à Cuba sans mentionner le nom de Martha Jean-Claude (1919-2001), grande chanteuse persécutée par la dictature de Duvalier, qui trouva refuge à La Havane. «Nous avons souvent chanté avec elle, se souvient la directrice du chœur. C’est elle qui nous a emmenés pour la première fois à Haïti, par le biais de sa fondation, en 1996. Notre travail actuel de divulgation n’est rien d’autre que la prolongation du sien.»
Le groupe est retourné à plusieurs reprises sur la terre de ses ancêtres. La dernière fois, c’était il y a tout juste un an. «En apprenant les ravages du séisme, dont on a ressenti les secousses à Camaguey, nous avons voulu nous rendre sur place. Après avoir passé tant de moments heureux à Haïti, nous nous devions d’y aller aussi dans le malheur. Nous avons accompagné une mission d’aide médicale et passé un mois et demi au milieu des ruines, dormant sur le sol. Et tenté de distraire les victimes, de faire sourire ne serait-ce qu’un instant les enfants.» Ces derniers mois, le chœur créole aura passé peu de temps à la maison. La tournée actuelle a débuté en novembre à Singapour et s’achèvera en avril, en Nouvelle-Zélande. Six mois sur la route.
«C’est un peu long, admet Emilia, mais la chaleur du public, ces dernières semaines en Europe du Nord, nous a réchauffés, alors qu’il faisait si froid dehors. Nous sommes très émus de voir à quel point notre message touche des publics si différents. Nous avons une dette envers nos ancêtres. Ils ont connu toutes sortes de privations, d’humiliations. Ils ne possédaient rien mais ce qu’ils nous ont laissé, la langue et la culture créole, est un trésor que nous ne pouvons pas laisser disparaître. On ne le dit pas assez : Haïti est certes un des pays les plus pauvres de la planète, mais aussi un des plus riches culturellement. Où trouve-t-on autant de poètes, de peintres et de musiciens ?»
The Creole Choir of Cuba New Morning, 7-9, rue des Petites-Ecuries, 75010. Ce soir, 20 h 30. CD : Tande La (Real World/Harmonia Mundi).
http://next.liberation.fr/culture/01012323067-haut-les-ch-urs-creoles-de-cuba
Haiti-Jamaique/Football/ Mondial U17 : Encore des remous
P-au-P., 02 mars 2011 [AlterPresse]---La publication, le 24 février écoulé, du rapport de la mission d’investigation, envoyée à la Jamaïque par le gouvernement pour évaluer le traitement réservé à l’équipe nationale de football U17, n’a fait que soulever des remous. Peu de temps après le compte rendu fourni à la presse, le président de la Fédération Haïtienne de Football (FHF), le Dr. Yves Jean Bart, a pris le contre pied des affirmations des membres de la dite commission, en publiant ce qui est perçu comme un contre rapport décrivant la situation « exacte » que vivait la délégation haïtienne à la Jamaïque.
Dans ce rapport de huit pages, le président de la FHF, Yves Jean Bart, a révélé certains points qui, pour lui, demandent des éclaircissements.
Il a, dans son rapport, énuméré plusieurs moments forts : visite médicale continue et à répétition, follow up médical ou persécution discriminatoire, prisonniers à l’Hôpital ou dans un bordel, des mensonges pour amadouer, pour prouver le forfait commis contre la délégation haïtienne par les jamaïcains.
Contrairement à ce qu’à révélé la mission officielle, le président de la FHF a réitéré sa position face à ce qu’il appelle « un traitement humiliant et discriminatoire » infligé aux jeunes joueurs haïtiens de la part des autorités jamaïcaines.
Dans son rapport le Dr. Yves Jean Bart a qualifié d’ « inédit » une révision médicale qu’a subi tous les joueurs de la sélection nationale U 17 à leur arrivé et avant l’octroi des visas à l’aéroport.
« Le 1er Contact avec le sol jamaïcain fut avec une équipe du Ministère de la santé qui, dans une salle de l’aéroport et avant même que les visas furent octroyés, procéda à un examen interrogatoire médical copieux de chaque membre de la délégation ; les mêmes questions revinrent pour chacun des arrivants : aviez vous la diarrhée ? La fièvre ? Vous sentez vous bien ? Avez‐vous la migraine ? Aviez vous souffert de cholera ? », indique le rapport.
Le document précise que cet « interrogatoire » a été « suivi d’un bref examen physique et d’une évaluation de la température par le biais d’un thermomètre place sous les aisselles ».
Le président de la Fédération haïtienne de Football, Yves Jean Bart a déploré que, plus tard, quatre joueurs révélés atteints de la malaria ainsi que l’agent de liaison (un haïtien vivant en Jamaïque) furent invités à suivre l’équipe médicale à l’Hôpital.
« La souffrance allait être dure pour les joueurs qui venaient de disputer un match par presque 40 degrés à l’ombre (coup d’envoi à midi 30) », relève le président de la FHF.
« Estimant qu’ils avaient perdu trop de temps dans un Hôpital surchargé où l’on faisait peu cas de leurs problèmes et de leur statut alors que les règlements de la coupe du monde prévoient un traitement de la classe la plus élevée, Edson, l’agent de liaison et les 4 autres joueurs, fatigués par toute une journée d’attente, sans aucune nourriture, sur une chaise à la salle d’attente, décidèrent de regagner l’Hôtel », explique le responsable sportif.
Au-delà de son rapport, le Dr. Yves Jean Bart estime dans des interviews accordées aux médias que toute la vérité n’a pas été révélée dans le rapport de la commission d’investigation du gouvernement sur cette affaire. [sfd gp apr 02/03/2011 13 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10712
Dans ce rapport de huit pages, le président de la FHF, Yves Jean Bart, a révélé certains points qui, pour lui, demandent des éclaircissements.
Il a, dans son rapport, énuméré plusieurs moments forts : visite médicale continue et à répétition, follow up médical ou persécution discriminatoire, prisonniers à l’Hôpital ou dans un bordel, des mensonges pour amadouer, pour prouver le forfait commis contre la délégation haïtienne par les jamaïcains.
Contrairement à ce qu’à révélé la mission officielle, le président de la FHF a réitéré sa position face à ce qu’il appelle « un traitement humiliant et discriminatoire » infligé aux jeunes joueurs haïtiens de la part des autorités jamaïcaines.
Dans son rapport le Dr. Yves Jean Bart a qualifié d’ « inédit » une révision médicale qu’a subi tous les joueurs de la sélection nationale U 17 à leur arrivé et avant l’octroi des visas à l’aéroport.
« Le 1er Contact avec le sol jamaïcain fut avec une équipe du Ministère de la santé qui, dans une salle de l’aéroport et avant même que les visas furent octroyés, procéda à un examen interrogatoire médical copieux de chaque membre de la délégation ; les mêmes questions revinrent pour chacun des arrivants : aviez vous la diarrhée ? La fièvre ? Vous sentez vous bien ? Avez‐vous la migraine ? Aviez vous souffert de cholera ? », indique le rapport.
Le document précise que cet « interrogatoire » a été « suivi d’un bref examen physique et d’une évaluation de la température par le biais d’un thermomètre place sous les aisselles ».
Le président de la Fédération haïtienne de Football, Yves Jean Bart a déploré que, plus tard, quatre joueurs révélés atteints de la malaria ainsi que l’agent de liaison (un haïtien vivant en Jamaïque) furent invités à suivre l’équipe médicale à l’Hôpital.
« La souffrance allait être dure pour les joueurs qui venaient de disputer un match par presque 40 degrés à l’ombre (coup d’envoi à midi 30) », relève le président de la FHF.
« Estimant qu’ils avaient perdu trop de temps dans un Hôpital surchargé où l’on faisait peu cas de leurs problèmes et de leur statut alors que les règlements de la coupe du monde prévoient un traitement de la classe la plus élevée, Edson, l’agent de liaison et les 4 autres joueurs, fatigués par toute une journée d’attente, sans aucune nourriture, sur une chaise à la salle d’attente, décidèrent de regagner l’Hôtel », explique le responsable sportif.
Au-delà de son rapport, le Dr. Yves Jean Bart estime dans des interviews accordées aux médias que toute la vérité n’a pas été révélée dans le rapport de la commission d’investigation du gouvernement sur cette affaire. [sfd gp apr 02/03/2011 13 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10712
La CIRH fait le point sur les progrès et les défis à relever
2 mars 2011 Après la session spéciale adressée aux deux candidats à l’élection présidentielle, la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) a renoué, ce 28 février, avec les séances ordinaires. Cette rencontre de travail a été l’occasion non seulement d’approuver de nouveaux projets mais aussi de rappeler les priorités et les objectifs fixés dans le Plan Stratégique du gouvernement haïtien. Il a été aussi question de faire la lumière sur les progrès enregistrés ainsi que les obstacles à surmonter.
Cette cinquième session ordinaire, la première depuis le début de l’année, a vu la CIRH approuver 13 nouveaux projets pour un montant de 255 millions de dollars. Des projets qui touchent des domaines divers comme l’agriculture, le ramassage des décombres et la santé et qui font partie des huit priorités définies dans le Plan Stratégique du gouvernement haïtien.
Ces priorités, le directeur exécutif de la CIRH, Gabriel Verret, les a rappelées lors de la rencontre. L’une d’elle est la santé. Dans ce domaine, l’objectif est entre autres de construire 40 hôpitaux, 75 cliniques, d’accroitre l’efficacité des soins en renforçant ou en reconstruisant 4 facultés de médecine et 4 écoles de soins infirmiers. Il s’agit également de lancer de programmes de formation devant atteindre quelque 4000 agents paramédicaux.
Au niveau de l’éducation, la CIRH entendait reconstruire 250 structures temporaires afin de permettre le retour en classe des élèves en septembre dernier. Elle envisageait aussi de former plus de 5000 enseignants. En ce qui a trait à l’énergie, l’objectif est d’augmenter de 20% le nombre d’heures d’approvisionnement en électricité pour 30.000 ménages et d’étendre le réseau électrique en milieu rural afin d’atteindre 10.000 ménages.
La CIRH retient également, comme priorité, l’eau et d’assainissement. L’intervention dans ce domaine doit permettre à 50% de la population d’avoir accès à l’eau potable contre 2% actuellement. Quant à l’accès aux toilettes et aux latrines, la proportion devrait passer de 10% à 27%.
La commission se propose en outre de créer des emplois pour des centaines de milliers de personnes en dehors de la capitale. Pour y parvenir, l’accent est mis sur des secteurs comme la construction de routes, la gestion de bassins versants et l’agriculture. Les emplois pour les résidents de la capitale seront fournis par le biais de la construction de logements et du ramassage de déblais.
Autre priorité contenue dans le plan stratégique du Gouvernement, la construction de logements. Il est en effet question de relocaliser 400.000 personnes évoluant dans les camps, en juillet dernier. Ces personnes peuvent être dirigées vers des quartiers améliorés ou vers de « nouveaux centres de population ». Deux parcs industriels seront également créés avec le soutien des Etats-Unis.
De nouveaux projets approuvés
Dans le secteur de la santé, a été approuvée la construction de deux hôpitaux, respectivement pour des montants de 70 millions et 35 millions de dollars ; des projets entièrement financés par Médecins Sans Frontières (MSF) France.
En ce qui a trait au logement, la Commission a approuvé un projet de 30 millions de dollars, dans le cadre d’un programme d’appui à la relocalisation de la population. Ce programme aura un impact sur 1,5 millions d’Haïtiens dans les prochaines années. La Commission a par ailleurs approuvé un programme de 47 millions de dollars financé par le Fonds Clinton-Bush Haïti. Cette initiative permettra aux banques haïtiennes et à des institutions de micro-finance d’octroyer des prêts hypothécaires et des prêts destinés à la réhabilitation de logements.
Sur les 255 millions de dollars nécessaires pour exécuter les projets approuvés, 183 millions de dollars sont déjà disponibles. Par ailleurs, le Fonds pour la Reconstruction d’Haïti, une entité placée sous la responsabilité du ministre de l’Economie et des Finances, Ronald Beaudin, qui aide à financer la reconstruction post-séisme, mettra à disposition un montant supplémentaire de 62 millions de dollars.
Des défis et des progrès
L’une des priorités se révélant être un véritable défi est le ramassage des décombres. « Si ceux-ci ne sont pas enlevés, on ne pourra pas progresser dans la reconstruction des écoles, des hôpitaux et des infrastructures », a fait observer l’ex-président américain, Bill Clinton, qui co-préside la CIRH avec le Premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive. Tout en estimant qu’il est possible d’aller au-delà des objectifs de 4 millions de mètres cubes à enlever, grâce à l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et de la Fondation Clinton, le co-président de la CIRH a néanmoins reconnu que « nous sommes en retard par rapport aux nouveaux objectifs que nous nous sommes fixés ».
Pour le Premier ministre haïtien, il y a des efforts à faire au niveau de la mise en application des projets. Un volet qui, souligne-t-il, est souvent du domaine des agences des Nations Unies et des organisations de la société civile. Il rappelle toutefois que dans certains cas, « les ministères ou la société civile haïtienne estiment que leur implication n’est pas suffisante ».
Un autre défi concerne les mécanismes pouvant permettre, dans le cadre des projets qui sont en cours, de parvenir à un recentrage des financements bilatéraux vers les priorités fixées par le gouvernement et acceptées par la Commission. Et se référant au ramassage des décombres, il a fait observer que « tout le monde a constaté que ce n’était pas forcément, pour certains bailleurs, le secteur d’intérêt majeur où il importe de mettre de l’argent car il s’agit de quelque chose qui va disparaitre et autour duquel on ne pourra pas faire de publicité ».
Par ailleurs, la réunion a été l’occasion d’évoquer les difficultés de communication qui existent entre le secrétariat de la CIRH et les ministères par rapport au contenu des réunions. « Il n’y aura pas d’appropriation du travail réalisé par la Commission si les ministères ne peuvent pas comprendre ce qui se fait à chaque réunion», a précisé M. Bellerive. Un autre type de difficultés est le manque d’empressement pour certains exécutants de projets, dont des ONG, d’en aviser la CIRH ; ce qui rend difficile le travail de coordination qui, cependant, est indispensable pour « éviter des duplications ». D’autres paramètres comme le délai de décaissement des fonds promis peuvent aussi influencer l’atteinte des objectifs visés.
Toutefois, nonobstant ces difficultés, les participants ont mis en exergue des points positifs. L’un d’entre eux est le renouvellement par le gouvernement canadien de ses engagements, dans la région de l’Artibonite, notamment dans le domaine de la santé. Une intervention qui permettra d’accroitre les soins primaires au niveau de 16 sites dudit département. Ces sites de santé générale fourniront aussi des soins maternels et pédiatriques. Le programme intègre par ailleurs la formation des professionnels de la santé.
Un autre point important est l’approbation par la Commission d’un projet majeur soutenu par le ministère des Travaux publics et visant à développer une stratégie globale dans le secteur de l’énergie. Ce projet devrait contribuer à améliorer très rapidement la gouvernance et la régulation de ce secteur afin de permettre non seulement de « soutenir le développement mais aussi, au niveau environnemental, de diminuer l’usage du charbon ».
Les deux co-présidents de la CIRH se sont montrés optimistes quant aux résultats de l’institution dont ils ont la charge. «Malgré les difficultés, nous avons atteint des objectifs qui étaient très importants parmi les huit priorités qui ont été déterminées », a déclaré M. Bellerive. Pour preuve, des projets sont en cours d’exécution ou sont à la phase d’étude. Un optimisme que partagent, selon eux, les bailleurs, pour qui des progrès ont été effectivement enregistrés.
Rédaction : Faustin caille
Edition : Uwolowulakana Ikavi
http://minustah.org/?p=29297
Commentaires:
C'est pour quand la phase exécutoire?
C'est pour quand la liste des défis relevés?
Cette cinquième session ordinaire, la première depuis le début de l’année, a vu la CIRH approuver 13 nouveaux projets pour un montant de 255 millions de dollars. Des projets qui touchent des domaines divers comme l’agriculture, le ramassage des décombres et la santé et qui font partie des huit priorités définies dans le Plan Stratégique du gouvernement haïtien.
Ces priorités, le directeur exécutif de la CIRH, Gabriel Verret, les a rappelées lors de la rencontre. L’une d’elle est la santé. Dans ce domaine, l’objectif est entre autres de construire 40 hôpitaux, 75 cliniques, d’accroitre l’efficacité des soins en renforçant ou en reconstruisant 4 facultés de médecine et 4 écoles de soins infirmiers. Il s’agit également de lancer de programmes de formation devant atteindre quelque 4000 agents paramédicaux.
Au niveau de l’éducation, la CIRH entendait reconstruire 250 structures temporaires afin de permettre le retour en classe des élèves en septembre dernier. Elle envisageait aussi de former plus de 5000 enseignants. En ce qui a trait à l’énergie, l’objectif est d’augmenter de 20% le nombre d’heures d’approvisionnement en électricité pour 30.000 ménages et d’étendre le réseau électrique en milieu rural afin d’atteindre 10.000 ménages.
La CIRH retient également, comme priorité, l’eau et d’assainissement. L’intervention dans ce domaine doit permettre à 50% de la population d’avoir accès à l’eau potable contre 2% actuellement. Quant à l’accès aux toilettes et aux latrines, la proportion devrait passer de 10% à 27%.
La commission se propose en outre de créer des emplois pour des centaines de milliers de personnes en dehors de la capitale. Pour y parvenir, l’accent est mis sur des secteurs comme la construction de routes, la gestion de bassins versants et l’agriculture. Les emplois pour les résidents de la capitale seront fournis par le biais de la construction de logements et du ramassage de déblais.
Autre priorité contenue dans le plan stratégique du Gouvernement, la construction de logements. Il est en effet question de relocaliser 400.000 personnes évoluant dans les camps, en juillet dernier. Ces personnes peuvent être dirigées vers des quartiers améliorés ou vers de « nouveaux centres de population ». Deux parcs industriels seront également créés avec le soutien des Etats-Unis.
De nouveaux projets approuvés
Dans le secteur de la santé, a été approuvée la construction de deux hôpitaux, respectivement pour des montants de 70 millions et 35 millions de dollars ; des projets entièrement financés par Médecins Sans Frontières (MSF) France.
En ce qui a trait au logement, la Commission a approuvé un projet de 30 millions de dollars, dans le cadre d’un programme d’appui à la relocalisation de la population. Ce programme aura un impact sur 1,5 millions d’Haïtiens dans les prochaines années. La Commission a par ailleurs approuvé un programme de 47 millions de dollars financé par le Fonds Clinton-Bush Haïti. Cette initiative permettra aux banques haïtiennes et à des institutions de micro-finance d’octroyer des prêts hypothécaires et des prêts destinés à la réhabilitation de logements.
Sur les 255 millions de dollars nécessaires pour exécuter les projets approuvés, 183 millions de dollars sont déjà disponibles. Par ailleurs, le Fonds pour la Reconstruction d’Haïti, une entité placée sous la responsabilité du ministre de l’Economie et des Finances, Ronald Beaudin, qui aide à financer la reconstruction post-séisme, mettra à disposition un montant supplémentaire de 62 millions de dollars.
Des défis et des progrès
L’une des priorités se révélant être un véritable défi est le ramassage des décombres. « Si ceux-ci ne sont pas enlevés, on ne pourra pas progresser dans la reconstruction des écoles, des hôpitaux et des infrastructures », a fait observer l’ex-président américain, Bill Clinton, qui co-préside la CIRH avec le Premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive. Tout en estimant qu’il est possible d’aller au-delà des objectifs de 4 millions de mètres cubes à enlever, grâce à l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et de la Fondation Clinton, le co-président de la CIRH a néanmoins reconnu que « nous sommes en retard par rapport aux nouveaux objectifs que nous nous sommes fixés ».
Pour le Premier ministre haïtien, il y a des efforts à faire au niveau de la mise en application des projets. Un volet qui, souligne-t-il, est souvent du domaine des agences des Nations Unies et des organisations de la société civile. Il rappelle toutefois que dans certains cas, « les ministères ou la société civile haïtienne estiment que leur implication n’est pas suffisante ».
Un autre défi concerne les mécanismes pouvant permettre, dans le cadre des projets qui sont en cours, de parvenir à un recentrage des financements bilatéraux vers les priorités fixées par le gouvernement et acceptées par la Commission. Et se référant au ramassage des décombres, il a fait observer que « tout le monde a constaté que ce n’était pas forcément, pour certains bailleurs, le secteur d’intérêt majeur où il importe de mettre de l’argent car il s’agit de quelque chose qui va disparaitre et autour duquel on ne pourra pas faire de publicité ».
Par ailleurs, la réunion a été l’occasion d’évoquer les difficultés de communication qui existent entre le secrétariat de la CIRH et les ministères par rapport au contenu des réunions. « Il n’y aura pas d’appropriation du travail réalisé par la Commission si les ministères ne peuvent pas comprendre ce qui se fait à chaque réunion», a précisé M. Bellerive. Un autre type de difficultés est le manque d’empressement pour certains exécutants de projets, dont des ONG, d’en aviser la CIRH ; ce qui rend difficile le travail de coordination qui, cependant, est indispensable pour « éviter des duplications ». D’autres paramètres comme le délai de décaissement des fonds promis peuvent aussi influencer l’atteinte des objectifs visés.
Toutefois, nonobstant ces difficultés, les participants ont mis en exergue des points positifs. L’un d’entre eux est le renouvellement par le gouvernement canadien de ses engagements, dans la région de l’Artibonite, notamment dans le domaine de la santé. Une intervention qui permettra d’accroitre les soins primaires au niveau de 16 sites dudit département. Ces sites de santé générale fourniront aussi des soins maternels et pédiatriques. Le programme intègre par ailleurs la formation des professionnels de la santé.
Un autre point important est l’approbation par la Commission d’un projet majeur soutenu par le ministère des Travaux publics et visant à développer une stratégie globale dans le secteur de l’énergie. Ce projet devrait contribuer à améliorer très rapidement la gouvernance et la régulation de ce secteur afin de permettre non seulement de « soutenir le développement mais aussi, au niveau environnemental, de diminuer l’usage du charbon ».
Les deux co-présidents de la CIRH se sont montrés optimistes quant aux résultats de l’institution dont ils ont la charge. «Malgré les difficultés, nous avons atteint des objectifs qui étaient très importants parmi les huit priorités qui ont été déterminées », a déclaré M. Bellerive. Pour preuve, des projets sont en cours d’exécution ou sont à la phase d’étude. Un optimisme que partagent, selon eux, les bailleurs, pour qui des progrès ont été effectivement enregistrés.
Rédaction : Faustin caille
Edition : Uwolowulakana Ikavi
http://minustah.org/?p=29297
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C'est pour quand la phase exécutoire?
C'est pour quand la liste des défis relevés?
Beyonce a reversé l'argent de Kadhafi à Haïti, l'an dernier
Publié le 03.03.2011 Elle faisait partie des têtes d'affiche de la soirée du Nouvel An 2009 de Muatassim Kadhafi, le fils du libyen, sur l'île de St Barth.
Depuis que les révoltes font rage en Libye, des voix selèvent pour qu'elle rende son cachet, mais son agent affirme qu'elle l'a déjà fait depuis longtemps.
D'autres artistes, dont Usher, Nelly Furtado et Mariah Carey, qui se sont aussi produits pour la famille Kadhafi, sont harcelés pour rendre leur cachet.
Nelly Furtado a confié, lundi (28fev11), qu'elle était dégoûtée que le dictateur ne veuille pas céder sa place. Elle a donc décidé de faire don de son cachet de un million de dollars (environ 730 000 euros) à une oeuvre caritative.
L'agent de Beyonce a donc fait savoir qu'elle avait fait don de son cachet à des associations au profit d'Haïti, il y a déjà plus d'un an.
http://www.jetsetmagazine.net/potins,et,news/beyonce-a-reverse-largent-de-kadhafi-a-haiti-lan-dernier.18.4035.html
Depuis que les révoltes font rage en Libye, des voix selèvent pour qu'elle rende son cachet, mais son agent affirme qu'elle l'a déjà fait depuis longtemps.
D'autres artistes, dont Usher, Nelly Furtado et Mariah Carey, qui se sont aussi produits pour la famille Kadhafi, sont harcelés pour rendre leur cachet.
Nelly Furtado a confié, lundi (28fev11), qu'elle était dégoûtée que le dictateur ne veuille pas céder sa place. Elle a donc décidé de faire don de son cachet de un million de dollars (environ 730 000 euros) à une oeuvre caritative.
L'agent de Beyonce a donc fait savoir qu'elle avait fait don de son cachet à des associations au profit d'Haïti, il y a déjà plus d'un an.
http://www.jetsetmagazine.net/potins,et,news/beyonce-a-reverse-largent-de-kadhafi-a-haiti-lan-dernier.18.4035.html
Beyoncé affirme avoir versé aux sinistrés d’Haïti le cachet reçu après un concert privé donné pour l’un des fils de Mouammar Kadhafi.
Le clan Kadhafi devient une source privilégiée de financement des bonnes œuvres. Sans le vouloir. Lundi dernier, Nelly Furtado annonçait qu’elle allait faire don à une oeuvre de charité du million de dollars qu’elle avait gagné en 2007 en récompense d’un concert privé donné pour des membres de la famille Kadhafi. Aujourd’hui, c’est Beyoncé qui annonce avoir fait de même. La presse américaine rapportait que la compagne de Jay-Z avait reçu en 2009 un cachet de deux millions de dollars pour avoir chanté lors d’une fête organisée par l’un des fils Kadhafi. Le porte-parole de l’ex-Destiny’s Child a confirmé hier que la star s’était bien produite pour l’entourage du dictateur libyen mais qu’elle avait immédiatement reversé l’argent à une bonne cause. « Tout l’argent reçu par Beyoncé, commission d’agent comprise, pour un concert donné dans le cadre d’une fête privée au Nikki Beach de Saint-Barthélémy, lors de la soirée du Nouvel an 2009, a été donné il y a plus d’un an à l’assistance humanitaire pour les sinistrés du tremblement de terre d’Haïti », a assuré le porte-parole de l’artiste à Usmagazine.com. Lorsqu’il est clairement apparu que le promoteur était lié à la famille Kadhafi, décision a été prise de donner le cachet à une oeuvre de charité. »
Beyoncé, c’est fait. Nelly Furtado, aussi. Mariah Carrey et Usher, qui ont également été grassement rémunérés par le clan Kadhafi pour des concerts privés, vont-ils suivre l’exemple de leurs camarades ? On serait tenté de dire qu’ils n’ont plus vraiment le choix. Plus que de sincérité de la démarche, c’est désormais une question d’image…
C.G.
http://www.voici.fr/potins-people/les-potins-du-jour/beyonce-a-rendu-l-argent-recu-de-kadhafi-397109
Beyoncé, c’est fait. Nelly Furtado, aussi. Mariah Carrey et Usher, qui ont également été grassement rémunérés par le clan Kadhafi pour des concerts privés, vont-ils suivre l’exemple de leurs camarades ? On serait tenté de dire qu’ils n’ont plus vraiment le choix. Plus que de sincérité de la démarche, c’est désormais une question d’image…
C.G.
http://www.voici.fr/potins-people/les-potins-du-jour/beyonce-a-rendu-l-argent-recu-de-kadhafi-397109
Haïti: Martelly prêt à travailler avec quelqu'un ayant servi les Duvalier
PORT-AU-PRINCE - Michel Martelly, candidat à la présidence d'Haïti, a déclaré mercredi qu'il était "prêt" à travailler avec quelqu'un ayant servi la dictature des Duvalier, affirmant ne pas être un "président idéologique", dans un entretien accordé à l'AFP. "Je refuse d'identifier les gens à partir de leur idéologie ou de leur appartenance, mais sur la base de leur compétence. Même si quelqu'un avait servi le régime des Duvalier je suis prêt à travailler avec lui", a déclaré l'ancien chanteur populaire, qui affrontera le 20 mars l'ex-Première dame Mirlande Manigat au second tour de la présidentielle.
M. Martelly a refusé de se prononcer sur une éventuelle condamnation de l'ex-dictateur Jean-Claude Duvalier, estimant que la question relevait d'"une décision de justice basée sur ce qu'il a fait ou n'a pas fait". Rentré en Haïti le 16 janvier après 25 ans d'exil en France, Jean-Claude Duvalier est poursuivi pour corruption et pour crimes contre l'humanité.
"Je suis prêt à travailler avec tous les pays et à maintenir les accords de coopération que le gouvernement sortant a signés, si ces accords sont à l'avantage d'Haïti", a par ailleurs déclaré M. Martelly, qui a été reçu mardi par le président dominicain, Leonel Fernandez, une semaine après Mme Manigat.
Il a dit vouloir oeuvrer, une fois parvenu au pouvoir, à améliorer les relations avec le pays voisin et changer Haïti en impulsant un nouveau dynamisme à l'Etat qui, selon lui, doit cesser d'être au service d'un petit groupe avide de s'enrichir.
"Avec moi, l'Etat doit être au service du plus grand nombre. Son rôle principal sera de veiller à ce que les intérêts de la population ne soient pas lésés. Ce sera un changement radical", a soutenu M. Martelly, 50 ans.
Il a cependant assuré qu'il ne ferait pas de chasse aux sorcières et a offert aux fonctionnaires intègres de faire partie de son équipe.
"L'essentiel pour nous c'est de rassembler le plus de personnes. Tous ceux qui seront identifiés comme des fonctionnaires honnêtes, valables et qui ont été bloqués par le système ou par le manque de leadership, seront maintenus et auront la possibilité de participer à la nouvelle équipe", a assuré le candidat.
Critiqué pour avoir durant la campagne fustigé ceux qui ont amassé des diplômes sans pouvoir résoudre les problèmes du pays, M. Martelly a mis en avant son enthousiasme et son désir de changer son pays.
"J'accorde la priorité à l'éducation pour tous dans mon programme, on ne peut pas dire que je sois contre les intellectuels et les diplômés. Bien sûr on doit rechercher des diplômes, mais pour diriger il faut également une connaissance du terrain, un savoir-faire et surtout de la volonté", a-t-il affirmé.
M. Martelly a fait de très brèves études en construction et en communication aux Etats-Unis. Son adversaire Mirlande Manigat, 70 ans, enseignante de carrière, est diplômée de la Sorbonne et de Sciences-Po à Paris.
"Aucun homme ou aucune femme ne pourra seul refaire ce pays dans l'état où il est aujourd'hui, il faut plus qu'une équipe, il faut inclure toute la population", a affirmé M. Martelly qui, comme son adversaire, ne s'oppose pas au retour de l'ancien président Jean Bertrand Aristide ou à la présence de Jean-Claude Duvalier dans le pays.
Les résultats du second tour de la présidentielle haïtienne seront proclamés le 16 avril.
http://www.romandie.com/infos/news2/110303001656.kdbtj8fe.asp
Commentaires:
De la compétence au service de l'excellence pour le profit de tous!
Voilà un vrai logo présidentiel
M. Martelly a refusé de se prononcer sur une éventuelle condamnation de l'ex-dictateur Jean-Claude Duvalier, estimant que la question relevait d'"une décision de justice basée sur ce qu'il a fait ou n'a pas fait". Rentré en Haïti le 16 janvier après 25 ans d'exil en France, Jean-Claude Duvalier est poursuivi pour corruption et pour crimes contre l'humanité.
"Je suis prêt à travailler avec tous les pays et à maintenir les accords de coopération que le gouvernement sortant a signés, si ces accords sont à l'avantage d'Haïti", a par ailleurs déclaré M. Martelly, qui a été reçu mardi par le président dominicain, Leonel Fernandez, une semaine après Mme Manigat.
Il a dit vouloir oeuvrer, une fois parvenu au pouvoir, à améliorer les relations avec le pays voisin et changer Haïti en impulsant un nouveau dynamisme à l'Etat qui, selon lui, doit cesser d'être au service d'un petit groupe avide de s'enrichir.
"Avec moi, l'Etat doit être au service du plus grand nombre. Son rôle principal sera de veiller à ce que les intérêts de la population ne soient pas lésés. Ce sera un changement radical", a soutenu M. Martelly, 50 ans.
Il a cependant assuré qu'il ne ferait pas de chasse aux sorcières et a offert aux fonctionnaires intègres de faire partie de son équipe.
"L'essentiel pour nous c'est de rassembler le plus de personnes. Tous ceux qui seront identifiés comme des fonctionnaires honnêtes, valables et qui ont été bloqués par le système ou par le manque de leadership, seront maintenus et auront la possibilité de participer à la nouvelle équipe", a assuré le candidat.
Critiqué pour avoir durant la campagne fustigé ceux qui ont amassé des diplômes sans pouvoir résoudre les problèmes du pays, M. Martelly a mis en avant son enthousiasme et son désir de changer son pays.
"J'accorde la priorité à l'éducation pour tous dans mon programme, on ne peut pas dire que je sois contre les intellectuels et les diplômés. Bien sûr on doit rechercher des diplômes, mais pour diriger il faut également une connaissance du terrain, un savoir-faire et surtout de la volonté", a-t-il affirmé.
M. Martelly a fait de très brèves études en construction et en communication aux Etats-Unis. Son adversaire Mirlande Manigat, 70 ans, enseignante de carrière, est diplômée de la Sorbonne et de Sciences-Po à Paris.
"Aucun homme ou aucune femme ne pourra seul refaire ce pays dans l'état où il est aujourd'hui, il faut plus qu'une équipe, il faut inclure toute la population", a affirmé M. Martelly qui, comme son adversaire, ne s'oppose pas au retour de l'ancien président Jean Bertrand Aristide ou à la présence de Jean-Claude Duvalier dans le pays.
Les résultats du second tour de la présidentielle haïtienne seront proclamés le 16 avril.
http://www.romandie.com/infos/news2/110303001656.kdbtj8fe.asp
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De la compétence au service de l'excellence pour le profit de tous!
Voilà un vrai logo présidentiel
Interview: Le candidat haïtien à la présidence Michel Martelly promet des mesures favorables aux investissements
Le candidat à la présidence haïtienne Michel Martelly a promis mardi de créer à Haïti un cadre légal stable pour les investisseurs étrangers afin de promouvoir l'économie du pays. La mise en oeuvre de normes légales intégrées sera la priorité à l'ordre du jour du gouvernement s'il gagne l'élection présidentielle le 20 mars prochain, a déclaré M. Martelly à Xinhua dans une interview.
"Avant la reconstruction, nous devons parler des normes", a-t-il indiqué.
"La République dominicaine jouera un rôle important dans le processus de reconstruction à Haïti grâce à ses investissements, qui bénéficient à ses sociétés et à celles provenant d'autres pays", a-t-il souligné.
Edmond Mulet, chef de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), a affirmé que la force internationale de maintien de la paix se retirerait progressivement d'Haïti en trois ans à partir de 2012.
Haiti dispose d'environ 10 000 policiers, qui sont épaulés par 11 797 casques bleus de la force internationale de la Minustah, qui compte parmi elle des soldats et des policiers.
M. Martelly a déclaré qu'il mettrait sur pied une force de sécurité afin de garantir l'application du cadre légal et aussi pour remplacer les troupes de l'Onu.
Cependant, le plus gros problème à résoudre à Haïti est l'économie, a souligné M. Martelly, exprimant par ailleurs son espoir de voir l'aide internationale continuer d'arriver dans le pays.
Haïti avait connu un climat politique relativement stable pendant quatre ans, mais cette stabilité a été détruite par le séisme de l'année dernière, a fait remarquer M. Martelly.
"Je promets d'éradiquer la corruption, de gouverner le pays avec transparence et de reconstruire la confiance entre les citoyens et le gouvernement si j'accède au pouvoir," a-t-il déclaré.
"Je représente le changement, une nouvelle voie qui est propre, franche et transparente. Je peux offrir au peuple le rêve qu'il cherche", a ajouté M. Martelly.
http://french.peopledaily.com.cn/International/7306436.html
Commentaires:
Le premier fléau auquel il faut s'attaquer c'est l'insécurité. Le blablabla-cliché parlant de mesure pour attirer les investisseurs sonne creux. Les premiers investisseurs qui doivent absolument revenir en Haïti sont les haïtiens de la diaspora qui doivent pouvoir revenir sans être inquiétés. Les touristes haïtiens de par leur retour massif programmé pourra en un sens attirer des investisseurs qui ne pensent qu'à gagner de l'argent et on en horreur l'action humanitaire.
"Avant la reconstruction, nous devons parler des normes", a-t-il indiqué.
"La République dominicaine jouera un rôle important dans le processus de reconstruction à Haïti grâce à ses investissements, qui bénéficient à ses sociétés et à celles provenant d'autres pays", a-t-il souligné.
Edmond Mulet, chef de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), a affirmé que la force internationale de maintien de la paix se retirerait progressivement d'Haïti en trois ans à partir de 2012.
Haiti dispose d'environ 10 000 policiers, qui sont épaulés par 11 797 casques bleus de la force internationale de la Minustah, qui compte parmi elle des soldats et des policiers.
M. Martelly a déclaré qu'il mettrait sur pied une force de sécurité afin de garantir l'application du cadre légal et aussi pour remplacer les troupes de l'Onu.
Cependant, le plus gros problème à résoudre à Haïti est l'économie, a souligné M. Martelly, exprimant par ailleurs son espoir de voir l'aide internationale continuer d'arriver dans le pays.
Haïti avait connu un climat politique relativement stable pendant quatre ans, mais cette stabilité a été détruite par le séisme de l'année dernière, a fait remarquer M. Martelly.
"Je promets d'éradiquer la corruption, de gouverner le pays avec transparence et de reconstruire la confiance entre les citoyens et le gouvernement si j'accède au pouvoir," a-t-il déclaré.
"Je représente le changement, une nouvelle voie qui est propre, franche et transparente. Je peux offrir au peuple le rêve qu'il cherche", a ajouté M. Martelly.
http://french.peopledaily.com.cn/International/7306436.html
Commentaires:
Le premier fléau auquel il faut s'attaquer c'est l'insécurité. Le blablabla-cliché parlant de mesure pour attirer les investisseurs sonne creux. Les premiers investisseurs qui doivent absolument revenir en Haïti sont les haïtiens de la diaspora qui doivent pouvoir revenir sans être inquiétés. Les touristes haïtiens de par leur retour massif programmé pourra en un sens attirer des investisseurs qui ne pensent qu'à gagner de l'argent et on en horreur l'action humanitaire.
mercredi 2 mars 2011
Edwin Paraison afirma Haití es una oportunidad de progreso
PANEL: “HAITÍ ¿BOMBA DE TIEMPO?”
1 Marzo 2011, 11:32 PM
El ministro de los haitianos en el exterior niega que sea bomba de tiempo y cree puede crecer
Escrito por: SOILA PANIAGUA (s.paniagua@hoy.com.do)
El ministro de los Haitianos en el Extranjero, Edwin Paraison, afirmó anoche que en estos momentos Haití, representa una oportunidad para República Dominicana, principalmente en el ámbito económico.
Participó en el segundo coloquio “Haití: ¿Bomba de tiempo?”, que organizó el periódico El Día, en ocasión del Noveno Aniversario de su Fundación, con la participación del economista Bernardo Vega, el director de Migración Sigfrido Pared Pérez y Wilfredo Lozano, que se llevó a cabo en el hotel Lina.
Tras una breve reseña sobre la historia política en Haití, Paraison, afirmó que se debe convertir la catástrofe que afectó a esa nación en enero del 2010, en oportunidad con la reconstrucción de zonas devastadas, relanzamiento de la producción, restauración de circuitos económicos y financieros, de los servicios de salud y seguridad alimenticia.
También el fortalecimiento institucional y democrático, modernización del Estado, reforma en la justicia y la seguridad.
Dijo que esa nación necesita US$160 millones en 1,000 días, usando 1,000 camiones para remover el 20% de los escombros y que hasta el momento el 30% de los US$5.3 mil millones, que se donaron a raíz del terremoto del 2010 ya han sido movilizados.
Refirió que se hay 10 hospitales y clínicas reconstruidos y que 30 están en construcción, también un nuevo parque industrial que creará unos 60,000 empleos.
Entre las inversiones que se proyectan para Haití citó un parque industrial coreano por US$244 millones en el norte de esa nación; el acuerdo con Coca Cola y los productores de mangos para la elaboración de una bebida refrescante en base a esa fruta producida en su territorio; la re-inauguración del mercado Hyppolite. Dijo que hay pendiente muchos proyectos.
Zoom
Más comercio
A raíz del terremoto, en República Dominicana aumentaron las operaciones bancarias en sucursales fronterizas, la captación de divisas, sobre todo, en Jimaní, y las operaciones en sector hotelero y el transporte. Las exportaciones subieron un 35% en 2010 por un monto de US$801.27 millones. La asistencia humanitaria a Haití superó RD$400 millones.
http://www.hoy.com.do/el-pais/2011/3/1/364660/Edwin-Paraison-afirma-Haiti-es-una-oportunidad-de-progreso
1 Marzo 2011, 11:32 PM
El ministro de los haitianos en el exterior niega que sea bomba de tiempo y cree puede crecer
Escrito por: SOILA PANIAGUA (s.paniagua@hoy.com.do)
El ministro de los Haitianos en el Extranjero, Edwin Paraison, afirmó anoche que en estos momentos Haití, representa una oportunidad para República Dominicana, principalmente en el ámbito económico.
Participó en el segundo coloquio “Haití: ¿Bomba de tiempo?”, que organizó el periódico El Día, en ocasión del Noveno Aniversario de su Fundación, con la participación del economista Bernardo Vega, el director de Migración Sigfrido Pared Pérez y Wilfredo Lozano, que se llevó a cabo en el hotel Lina.
Tras una breve reseña sobre la historia política en Haití, Paraison, afirmó que se debe convertir la catástrofe que afectó a esa nación en enero del 2010, en oportunidad con la reconstrucción de zonas devastadas, relanzamiento de la producción, restauración de circuitos económicos y financieros, de los servicios de salud y seguridad alimenticia.
También el fortalecimiento institucional y democrático, modernización del Estado, reforma en la justicia y la seguridad.
Dijo que esa nación necesita US$160 millones en 1,000 días, usando 1,000 camiones para remover el 20% de los escombros y que hasta el momento el 30% de los US$5.3 mil millones, que se donaron a raíz del terremoto del 2010 ya han sido movilizados.
Refirió que se hay 10 hospitales y clínicas reconstruidos y que 30 están en construcción, también un nuevo parque industrial que creará unos 60,000 empleos.
Entre las inversiones que se proyectan para Haití citó un parque industrial coreano por US$244 millones en el norte de esa nación; el acuerdo con Coca Cola y los productores de mangos para la elaboración de una bebida refrescante en base a esa fruta producida en su territorio; la re-inauguración del mercado Hyppolite. Dijo que hay pendiente muchos proyectos.
Zoom
Más comercio
A raíz del terremoto, en República Dominicana aumentaron las operaciones bancarias en sucursales fronterizas, la captación de divisas, sobre todo, en Jimaní, y las operaciones en sector hotelero y el transporte. Las exportaciones subieron un 35% en 2010 por un monto de US$801.27 millones. La asistencia humanitaria a Haití superó RD$400 millones.
http://www.hoy.com.do/el-pais/2011/3/1/364660/Edwin-Paraison-afirma-Haiti-es-una-oportunidad-de-progreso
Urgence sanitaire en Haïti : comment Aide Médicale Internationale a organisé sa réponse contre le choléra
Aide Médicale Internationale La mission d'A.M.I. en Haïti a été récemment frappée par une nouvelle crise sanitaire. La violente épidémie de choléra qui s'est déclenchée sur le pays a en effet bouleversé le démarrage de la phase de reconstruction que l'on pouvait espérer un an après le séisme du 12 janvier 2010.
Cette situation a conduit l'organisation à réadapter une nouvelle fois ses actions face à l'urgence, afin de répondre au mieux aux priorités et aux besoins des populations vulnérables.
Témoignage : (Papy Lukeka* )
« Quand l'épidémie de choléra s'est déclenchée en Haïti, toute l'équipe s'est mobilisée pour agir le plus rapidement possible. J'ai alors reçu un appel d'urgence afin que je me dépêche de rentrer en Haïti après une nuit en République Dominicaine. L'équipe sur place avait déjà commencé à établir les contacts avec nos différents partenaires afin d'effectuer les commandes d'urgence. Nous avons alors participé à une première journée de réunion avec les équipes Log et Wash afin d'organiser nos stocks face à cette épidémie. Ensuite nous avons lancé une commande d'ORS (Sérum de Réhydratation Orale) afin de finaliser la transformation de la clinique de Martissant 7 en centre de réhydratation orale. Au début, nous avions prévu de construire un Centre de Traitement du Choléra (CTC) dans le quartier de Martissant afin de mettre à profit notre collaboration avec le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP). Cependant, nous n'étions pas dans de bonnes conditions pour obtenir un terrain constructible parce que les déplacés du séisme occupaient déjà une bonne partie des terrains.
Par ailleurs, les terrains en Haïti sont généralement de propriété privée, ils ne possèdent pas de titre foncier et ne sont donc pas exploitables. A.M.I. a dû alors prendre la décision d'aller là où les autres ne vont pas, c'est-à-dire dans les zones les plus enclavées afin de mettre en place des Unités de Traitement du Choléra (UTC).
Dans le village de Laboule, la Croix-Rouge française ainsi que nos partenaires de WASH (eau et assainissement) nous ont fournis des tentes pour mieux entamer les installations. Ensuite, nous avons pris tout en charge au niveau médical et non médical et l'UTC a été entièrement gérée par une équipe d'A.M.I. L'accessibilité au village est très limitée et il est très difficile de s'installer dans cette zone. Le village se trouve sur une colline accessible uniquement à pied ou en voiture. En tant que coordinateur logistique, je m'occupe de conduire chaque jour l'équipe sur place, d'assurer la livraison des matériels, ainsi que de garantir le respect des mesures de sécurité.
La supervision quotidienne est indispensable au bon fonctionnement de ce programme, afin que l'équipe soit confiante et que l'épidémie de choléra soit sous contrôle. Une priorité était d'assurer le traitement de l'eau, indispensable pour le déroulement des activités médicales. Le transport a été très complexe car il n'y avait pas d'accès au site. On a du utiliser un petit tank de 350 litres pour remplir le blader (tank souple) de 5 000 litres d'eau offert par l'UNICEF. D'autres partenaires nous ont aidé à analyser l'eau infectée. Nous l'avons traité avec du chlore afin de pouvoir l'utiliser pour l'UTC. La population, composée d'environ 8 000 personnes éparpillées sur tout le territoire, a accueilli le projet très favorablement et participe avec enthousiasme aux opérations. C'est ainsi qu'environ 70 haïtiens travaillent avec nous pour faire face à l'urgence.
À Port-au-Prince, la capitale du pays, nos activités se concentrent sur Martissant. Dans ce quartier pauvre, les conditions sanitaires des habitants sont très précaires et nous avons beaucoup de travail à faire pour améliorer leur mode de vie. Nos équipes se consacrent à des séances d'éducation à la santé et à la promotion de l'hygiène pour prévenir les maladies contagieuses. Ce qui explique pourquoi mon emploi du temps quotidien est très chargé car je dois assurer un soutien continu aux équipes, m'occuper de leur sécurité sur la mission et prendre en charge la coordination des activités.
Aujourd'hui, la propagation du choléra semble stable et sous contrôle, mais le niveau de vigilance reste élevé. Malgré cela, la situation politique en Haïti est de plus en plus instable et il est impossible de prévoir comment elle évoluera dans le futur. L'aide offerte par la communauté internationale, à mon avis, ne suffit pas à reconstruire un pays qui semble ne pas avoir d'avenir. J'espère qu'en travaillant ensemble, nous arriverons à trouver une solution aux problèmes qui pèsent sur la population haïtienne. »
*Papy Lukeka travaille en Haïti depuis un an pour Aide Médicale Internationale en tant que coordinateur logistique.
http://www.newspress.fr/Communique_FR_238132_1627.aspx
Cette situation a conduit l'organisation à réadapter une nouvelle fois ses actions face à l'urgence, afin de répondre au mieux aux priorités et aux besoins des populations vulnérables.
Témoignage : (Papy Lukeka* )
« Quand l'épidémie de choléra s'est déclenchée en Haïti, toute l'équipe s'est mobilisée pour agir le plus rapidement possible. J'ai alors reçu un appel d'urgence afin que je me dépêche de rentrer en Haïti après une nuit en République Dominicaine. L'équipe sur place avait déjà commencé à établir les contacts avec nos différents partenaires afin d'effectuer les commandes d'urgence. Nous avons alors participé à une première journée de réunion avec les équipes Log et Wash afin d'organiser nos stocks face à cette épidémie. Ensuite nous avons lancé une commande d'ORS (Sérum de Réhydratation Orale) afin de finaliser la transformation de la clinique de Martissant 7 en centre de réhydratation orale. Au début, nous avions prévu de construire un Centre de Traitement du Choléra (CTC) dans le quartier de Martissant afin de mettre à profit notre collaboration avec le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP). Cependant, nous n'étions pas dans de bonnes conditions pour obtenir un terrain constructible parce que les déplacés du séisme occupaient déjà une bonne partie des terrains.
Par ailleurs, les terrains en Haïti sont généralement de propriété privée, ils ne possèdent pas de titre foncier et ne sont donc pas exploitables. A.M.I. a dû alors prendre la décision d'aller là où les autres ne vont pas, c'est-à-dire dans les zones les plus enclavées afin de mettre en place des Unités de Traitement du Choléra (UTC).
Dans le village de Laboule, la Croix-Rouge française ainsi que nos partenaires de WASH (eau et assainissement) nous ont fournis des tentes pour mieux entamer les installations. Ensuite, nous avons pris tout en charge au niveau médical et non médical et l'UTC a été entièrement gérée par une équipe d'A.M.I. L'accessibilité au village est très limitée et il est très difficile de s'installer dans cette zone. Le village se trouve sur une colline accessible uniquement à pied ou en voiture. En tant que coordinateur logistique, je m'occupe de conduire chaque jour l'équipe sur place, d'assurer la livraison des matériels, ainsi que de garantir le respect des mesures de sécurité.
La supervision quotidienne est indispensable au bon fonctionnement de ce programme, afin que l'équipe soit confiante et que l'épidémie de choléra soit sous contrôle. Une priorité était d'assurer le traitement de l'eau, indispensable pour le déroulement des activités médicales. Le transport a été très complexe car il n'y avait pas d'accès au site. On a du utiliser un petit tank de 350 litres pour remplir le blader (tank souple) de 5 000 litres d'eau offert par l'UNICEF. D'autres partenaires nous ont aidé à analyser l'eau infectée. Nous l'avons traité avec du chlore afin de pouvoir l'utiliser pour l'UTC. La population, composée d'environ 8 000 personnes éparpillées sur tout le territoire, a accueilli le projet très favorablement et participe avec enthousiasme aux opérations. C'est ainsi qu'environ 70 haïtiens travaillent avec nous pour faire face à l'urgence.
À Port-au-Prince, la capitale du pays, nos activités se concentrent sur Martissant. Dans ce quartier pauvre, les conditions sanitaires des habitants sont très précaires et nous avons beaucoup de travail à faire pour améliorer leur mode de vie. Nos équipes se consacrent à des séances d'éducation à la santé et à la promotion de l'hygiène pour prévenir les maladies contagieuses. Ce qui explique pourquoi mon emploi du temps quotidien est très chargé car je dois assurer un soutien continu aux équipes, m'occuper de leur sécurité sur la mission et prendre en charge la coordination des activités.
Aujourd'hui, la propagation du choléra semble stable et sous contrôle, mais le niveau de vigilance reste élevé. Malgré cela, la situation politique en Haïti est de plus en plus instable et il est impossible de prévoir comment elle évoluera dans le futur. L'aide offerte par la communauté internationale, à mon avis, ne suffit pas à reconstruire un pays qui semble ne pas avoir d'avenir. J'espère qu'en travaillant ensemble, nous arriverons à trouver une solution aux problèmes qui pèsent sur la population haïtienne. »
*Papy Lukeka travaille en Haïti depuis un an pour Aide Médicale Internationale en tant que coordinateur logistique.
http://www.newspress.fr/Communique_FR_238132_1627.aspx
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