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jeudi 3 mars 2011

La ministre Oda annonce que le Canada continuera d'aider Haïti Le 2 mars 2011

Ottawa (Ontario) ― L'honorable Beverley J. Oda, ministre de la Coopération internationale, a réitéré aujourd'hui l'engagement du Canada envers Haïti en annonçant le financement de 15 nouveaux projets de reconstruction et de redressement. L'Agence canadienne de développement international (ACDI) renforcera les secteurs du logement, de la préparation aux catastrophes, de l'éducation, de la santé et de l'agriculture en Haïti à l'aide de nouvelles mesures visant à améliorer les moyens de subsistance des Haïtiens. Ces mesures sont étroitement alignées sur les objectifs de la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti. « Le Canada maintient son engagement envers les Haïtiens et les Canadiens qui ont clairement manifesté leur appui à l'égard du redressement d'Haïti. Le Canada tient sa promesse à l'endroit d'Haïti en ciblant son aide vers les secteurs qui comptent le plus pour le peuple, a déclaré la ministre Oda. En s'attaquant aux problèmes de logement, de santé et d'éducation, le Canada aura un impact immédiat sur la vie des Haïtiens. Notre soutien à l'agriculture et à la création d'emplois aidera Haïti à s'aider elle-même. »
Le Canada, par l'intermédiaire de l'ACDI, financera trois projets qui permettront d'améliorer la situation du logement pour les Haïtiens. En collaboration avec Développement et Paix, Habitat pour l'humanité Canada et le Comité Central Mennonite du Canada, 2 300 familles bénéficieront de logements neufs ou reconstruits.
Afin de permettre à Haïti de mieux se préparer à répondre aux catastrophes naturelles, le Canada appuiera le travail du Centre d'études et de coopération internationale (CECI) pour offrir des services de prévention des catastrophes à 21 des collectivités les plus pauvres d'Haïti, au profit de près de deux millions d'Haïtiens.
Le Canada appuiera également des projets d'amélioration de l'éducation, notamment la construction de deux écoles et la reconstruction d'autres écoles. Plus de 1 600 élèves, dont 450 dans la vallée de Jacmel, pourront retourner à l'école en toute sécurité. Grâce à cet appui, environ 50 000 enfants recevront chaque jour un repas à l'école. Le Canada travaillera de concert avec la Fondation Paul Gérin-Lajoie, Terre Sans Frontières, l'Association québécoise pour l'Avancement des Nations Unies et Vision mondiale Canada.
L'Association québécoise pour l'Avancement des Nations Unies construira une école de formation professionnelle à la mémoire de Mark Gallagher, du Nouveau-Brunswick. Lors d'une mission avec la GRC, le sergent Gallagher est décédé lors du séisme en Haïti.
Grâce au travail d'Aide à l'enfance ― Canada, de la Fondation Jules et Paul-Émile Léger, d'International Child Care Canada et de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, le Canada appuiera le système des soins de santé en Haïti, notamment en remettant en état deux hôpitaux et en collaborant avec quatre hôpitaux universitaires. Plus de 54 000 personnes qui devaient auparavant faire appel à des fournisseurs de soins de santé privés coûteux auront désormais accès à des services de soins de santé primaires complets et gratuits. La capacité du système de soins de santé sera élargie pour permettre 9 900 consultations supplémentaires par an, la prestation de soins prénataux et postnataux à 1 280 femmes et des tests du VIH à 9 550 femmes. De plus, en soutenant les centres hospitaliers universitaires, le Canada contribuera à donner à 360 diplômés en services cliniques, internes et résidents ainsi qu'à 160 autres professionnels de la santé les compétences nécessaires pour prodiguer des soins obstétricaux et néonataux d'urgence.
L'annonce d'aujourd'hui porte également sur trois projets de développement agricole dont sont responsables le Comité Central Mennonite du Canada, Hope International Development Agency et Oxfam-Québec. Ces projets permettront de revitaliser l'agriculture en Haïti en formant 2 000 membres actuels et nouveaux de six coopératives de silos de stockage de cultures et de six coopératives d'agriculture, d'offrir aux jeunes une formation professionnelle en agriculture et dans les métiers de la construction et de créer 1 300 emplois grâce à la remise en état de puits, de champs agricoles, de routes et de forêts.

L'annonce d'aujourd'hui se chiffre à 29,9 millions de dollars.
L'engagement actuel du gouvernement du Canada à l'endroit d'Haïti fait en sorte que ce pays est le principal bénéficiaire de l'aide canadienne au développement dans les Amériques. Cet engagement comprend notamment le soutien aux efforts de redressement et de reconstruction après le séisme ainsi que l'aide humanitaire et le soutien au développement à long terme.

Renseignements :
Justin Broekema
Attaché de presse
Cabinet de la ministre de la Coopération internationale
Téléphone : 819-953-6238

Bureau des relations avec les médias
Agence canadienne de développement international (ACDI)
Téléphone : 819-953-6534
Courriel : media@acdi-cida.gc.ca




Fiche d'information
L'Agence canadienne de développement international (ACDI) renforcera les secteurs du logement, de la préparation aux catastrophes, de l'éducation, de la santé et de l'agriculture en Haïti à l'aide de nouvelles mesures visant à améliorer les moyens de subsistance des Haïtiens.
Santé ― L'aide du Canada servira à remettre en état l'hôpital Cardinal-Léger, qui se trouve à Léogâne, et à faire en sorte que l'on y prodigue de nouveau des soins de santé. Pour ce faire, on rétablira les structures permanentes de l'hôpital ainsi que les systèmes et l'équipement endommagés. En travaillant avec la Fondation Jules et Paul-Émile Léger, le Canada, grâce à cette remise en état, donnera à l'hôpital la capacité annuelle suivante : 9 900 consultations, 180 opérations, 4 500 ordonnances, 9 375 analyses de laboratoire et 150 échographies. (799 437 $)
L'aide fournie par le Canada à International Child Care Canada (en anglais) permettra de reconstruire et d'agrandir l'hôpital Grace Children. L'hôpital est utilisé par des groupes vulnérables de la population, surtout des femmes et des enfants, qui vivent dans le quartier Delmas de Port-au-Prince. Actuellement, l'hôpital administre tous les vaccins à 1 700 enfants âgés d'un an, améliore l'alimentation de 1 007 enfants, fournit des soins prénataux et postnataux à 1 280 femmes, et offre des tests de dépistage du VIH à 9 550 femmes et leur partenaire. L'hôpital offre également des contraceptifs, des suppléments de vitamine A et des visites prénatales et postnatales. (795 000 $)
Le Canada appuiera Aide à l'enfance-Canada (en anglais) pour que l'association puisse mettre sur pied une capacité de soins de santé primaires à l'intention des enfants et de soins obstétricaux essentiels aux femmes enceintes dans tout le pays. Quelque 54 000 personnes qui devaient auparavant faire appel à des fournisseurs de soins de santé privés coûteux auront désormais accès à des services de soins de santé primaires complets et gratuits. (1 234 701 $)
Par ailleurs, la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, avec l'appui du Canada, augmentera la capacité des services de santé maternelle et néonatale des cliniques de quatre universités (l'Université d'État d'Haïti, ainsi que les universités Notre Dame, Quisqueya et Lumière). Le but ultime est de renforcer la capacité des professionnels de la santé, y compris les nouveaux diplômés, les internes et les résidents, en obstétrique-gynécologie. Grâce à cette mesure, 360 diplômés, internes et résidents, et 160 autres professionnels de la santé acquerront les compétences nécessaires pour prodiguer des soins obstétricaux et néonataux d'urgence. (1 642 960 $)

Logement ― Parmi les trois projets figure un projet de Développement et Paix qui profitera à 1 700 familles et consistera à fournir des logements et un accès permanent à l'eau. Avec l'aide du Canada, le projet permettra à 40 équipes de construction de bâtir des maisons pouvant résister aux effets des séismes et des ouragans, ainsi que des latrines et des structures pour récolter l'eau de pluie. (4 998 612 $)
Grâce à l'appui du Canada, Habitat pour l'humanité Canada réparera 175 maisons et installera 100 appareils sanitaires pour venir en aide à quelque 500 familles à Simon Pele, quartier déshérité très peuplé de Port-au-Prince qui a été endommagé par le tremblement de terre. En outre, l'association y installera des cliniques de soins de santé primaires. Toujours grâce à l'aide fournie par le Canada, Habitat pour l'humanité Canada sensibilisera 10 000 résidents aux problèmes sanitaires les plus importants, vaccinera 100 femmes enceintes et 900 enfants, et offrira des fournitures médicales à 3 000 foyers et à deux écoles. (1 289 530 $)
Au moyen de l'aide canadienne, le Comité Central Mennonite (CCM) du Canada (en anglais) logera des familles vulnérables dans des maisons neuves, permanentes et solides. Le projet vise à construire 50 duplex pouvant résister aux intempéries pour 100 familles (soit environ 500 personnes). Le CCM du Canada créera aussi une coopérative agricole qui profitera à près de 1 500 membres. (1 424 811 $)


Éducation ― Avec l'aide du Canada, la Fondation Paul Gérin-Lajoie réparera ou remettra en état six écoles détruites ou endommagées. Grâce à l'accroissement de la capacité dans 21 autres écoles, on améliorera la formation des enseignants. (1 007 143 $)
Avec l'appui du Canada, Terre Sans Frontières remettra en état ou reconstruira quatre écoles et un centre de soins de santé dans les départements de l'Ouest et du Sud-Est, les régions les plus gravement touchées par le séisme. Quelque 1 600 élèves, dont 450 dans la vallée de Jacmel, pourront retourner à l'école en toute sécurité. En outre, 15 000 Haïtiens auront rapidement accès à de l'eau potable, et cinq microentreprises locales seront créées pour gérer l'approvisionnement en eau. (1 970 311 $)
Avec l'aide du Canada, Vision mondiale Canada remettra en état des écoles à Tabarre et à Croix-de-Bouquet pour aider à bâtir la capacité de l'administration et des écoles locales. Grâce à cette action, on estime que 50 000 enfants recevront chaque jour un repas à l'école. Vision mondiale Canada construira deux écoles et donnera des fournitures à 40 écoles, des latrines à 25 autres écoles et des meubles à 30 écoles. Le projet profitera directement à 560 845 personnes, dont 111 984 femmes et 335 300 enfants. (3 891 743 $)
L'Association québécoise pour l'Avancement des Nations Unies (AQANU), avec le soutien du Canada, créera une école technique entièrement fonctionnelle à la mémoire du sergent Mark Gallagher. Cette école offrira 15 programmes destinés aux 13 collectivités de Carrefour, une banlieue de Port-au-Prince. Elle permettra à 500 jeunes garçons et filles de contribuer en très peu de temps à la reconstruction du pays et au développement durable d'Haïti. Le bâtiment sera conforme aux normes antisismiques et sera accessible aux personnes handicapées. L'AQANU travaillera de concert avec les amis du sergent Mark Gallagher et les petites sœurs de Sainte-Thérèse. (789 134 $)

Préparation aux catastrophes ― Le Canada, par l'intermédiaire de l'ACDI, appuiera le travail du Centre d'étude et de coopération internationale (CECI) qui consistera à aider 21 des collectivités les plus pauvres d'Haïti à se préparer en prévision d'une catastrophe. Près de deux millions d'Haïtiens auront préparé des plans locaux de gestion des risques. (3 531 561 $)

Agriculture ― L'appui que le Canada donnera à la HOPE International Development Agency, en collaboration avec la Foundation for International Development Assistance (les deux sites sont en anglais), revitalisera l'agriculture en Haïti en formant 2 000 membres actuels et nouveaux de six coopératives de silos de stockage de cultures et de six coopératives d'agriculture. (882 720 $)
Le CCM du Canada, travaillant avec l'aide du Canada, vise à donner aux jeunes une formation professionnelle en agriculture et dans les métiers de la construction. Environ 125 étudiants seront formés à l'aide de méthodes pratiques de construction qui leur donneront l'occasion de mettre leurs connaissances en pratique et d'en faire profiter le reste de la collectivité. (689 845 $)
L'aide donnée par le Canada à Haïti permettra à Oxfam-Québec d'accroître la sécurité alimentaire et d'augmenter les revenus pour la population du district de Léogâne. L'aide fournie permettra de remettre en état des terres agricoles et des routes, de reconstruire des puits, de fournir des produits agricoles aux agriculteurs haïtiens, et de planter des arbres fruitiers et des forêts pour prévenir l'érosion. Toutes ces mesures créeront 1 300 emplois. (4 971 840 $)

Renseignements :
Justin Broekema
Attaché de presse
Cabinet de la ministre de la Coopération internationale
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Bureau des relations avec les médias
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http://www.acdi-cida.gc.ca/acdi-cida/ACDI-CIDA.nsf/fra/NAD-329207-JTN

Haut les chœurs créoles de Cuba

Par FRANÇOIS-XAVIER GOMEZ World. Composé de descendants d’esclaves haïtiens, l’ensemble vocal signé par le label de Peter Gabriel est en concert ce soir à Paris.
Le collectif a été créé sous le nom de Descendann
il y a une trentaine d'années à Camaguey, troisième ville de Cuba. -
Sven Creutzmann, Mambo photo
Les musiques de Cuba ont désormais une place de choix dans le concert des musiques du monde, mais l’île recèle encore des secrets bien gardés. L’apport des Haïtiens à son histoire culturelle est un chapitre méconnu, que la parution du CD du Creole Choir of Cuba révèle au grand jour. Le groupe n’est pas nouveau: il a été créé, sous le nom Desandann («descendants» en créole), il y a une trentaine d’années. Mais être produit et diffusé par Real World, le label de Peter Gabriel, assure une diffusion mondiale qu’il n’a jamais connue. «Pourtant, s’amuse la directrice du chœur, Emilia Diaz, nous n’avons jamais rencontré Peter Gabriel, même si nous avons enregistré dans ses studios. Nous savons juste qu’il a souhaité travailler avec nous après nous avoir découverts, il y quatre ans, lors du festival Womad en Angleterre.»
Tande la («Entendez-nous») est une réussite. Le chœur de dix voix, enrichi de tambours et, sur scène, de danses, est d’un très haut niveau dans le travail des harmonies. Il investit dans ses chansons de lutte, de souffrance et d’espoir une énergie et une force ravageuses.
COLONS. Desandann est né à Camaguey, la troisième ville de Cuba, au sein du chœur provincial. «Parmi les membres, retrace la fondatrice, nous étions plusieurs d’origine haïtienne à connaître des chants en créole, nous avons donc créé une formation consacrée à ce répertoire. Comme ce travail a suscité beaucoup d’intérêt, nous avons pris notre indépendance.» La tradition chorale est très vivace à Cuba. «Il y a au moins un chœur professionnel par province, explique Emilia Diaz, et souvent plusieurs. Les rencontres et festivals sont nombreux, et les chorales scolaires jouent un grand rôle dans la pédagogie musicale.»
La première vague d’immigration haïtienne à Cuba remonte au tout début de XIXe siècle : la révolution de Toussaint Louverture, puis la proclamation de la première République noire de la planète, en 1804, chassent les riches colons français vers l’île la plus proche, où ils emportent leurs biens, esclaves compris. Dans les années 20, quand Cuba se transforme en océan de canne à sucre pour satisfaire aux besoins du marché international, de nombreux Haïtiens sont recrutés. «Mes quatre grands-parents étaient haïtiens, explique Emilia Diaz. Les hommes coupaient la canne et, entre deux zafras[récoltes, ndlr], ils se déplaçaient vers l’est pour la cueillette du café. Ce cycle semi-nomade régissait leurs vies.»
«Ruines». Très vite, les Haïtiens, analphabètes dans leur quasi-totalité, se retrouvaient incapables de correspondre avec leurs familles restées au pays. Le lien avec la terre natale était coupé, mais la culture orale a préservé deux parts de l’héritage : le chant et la religion vaudoue. On ne peut parler de Haïti à Cuba sans mentionner le nom de Martha Jean-Claude (1919-2001), grande chanteuse persécutée par la dictature de Duvalier, qui trouva refuge à La Havane. «Nous avons souvent chanté avec elle, se souvient la directrice du chœur. C’est elle qui nous a emmenés pour la première fois à Haïti, par le biais de sa fondation, en 1996. Notre travail actuel de divulgation n’est rien d’autre que la prolongation du sien.»
Le groupe est retourné à plusieurs reprises sur la terre de ses ancêtres. La dernière fois, c’était il y a tout juste un an. «En apprenant les ravages du séisme, dont on a ressenti les secousses à Camaguey, nous avons voulu nous rendre sur place. Après avoir passé tant de moments heureux à Haïti, nous nous devions d’y aller aussi dans le malheur. Nous avons accompagné une mission d’aide médicale et passé un mois et demi au milieu des ruines, dormant sur le sol. Et tenté de distraire les victimes, de faire sourire ne serait-ce qu’un instant les enfants.» Ces derniers mois, le chœur créole aura passé peu de temps à la maison. La tournée actuelle a débuté en novembre à Singapour et s’achèvera en avril, en Nouvelle-Zélande. Six mois sur la route.
«C’est un peu long, admet Emilia, mais la chaleur du public, ces dernières semaines en Europe du Nord, nous a réchauffés, alors qu’il faisait si froid dehors. Nous sommes très émus de voir à quel point notre message touche des publics si différents. Nous avons une dette envers nos ancêtres. Ils ont connu toutes sortes de privations, d’humiliations. Ils ne possédaient rien mais ce qu’ils nous ont laissé, la langue et la culture créole, est un trésor que nous ne pouvons pas laisser disparaître. On ne le dit pas assez : Haïti est certes un des pays les plus pauvres de la planète, mais aussi un des plus riches culturellement. Où trouve-t-on autant de poètes, de peintres et de musiciens ?»
The Creole Choir of Cuba New Morning, 7-9, rue des Petites-Ecuries, 75010. Ce soir, 20 h 30. CD : Tande La (Real World/Harmonia Mundi).
http://next.liberation.fr/culture/01012323067-haut-les-ch-urs-creoles-de-cuba

Haiti-Jamaique/Football/ Mondial U17 : Encore des remous

P-au-P., 02 mars 2011 [AlterPresse]---La publication, le 24 février écoulé, du rapport de la mission d’investigation, envoyée à la Jamaïque par le gouvernement pour évaluer le traitement réservé à l’équipe nationale de football U17, n’a fait que soulever des remous. Peu de temps après le compte rendu fourni à la presse, le président de la Fédération Haïtienne de Football (FHF), le Dr. Yves Jean Bart, a pris le contre pied des affirmations des membres de la dite commission, en publiant ce qui est perçu comme un contre rapport décrivant la situation « exacte » que vivait la délégation haïtienne à la Jamaïque.
Dans ce rapport de huit pages, le président de la FHF, Yves Jean Bart, a révélé certains points qui, pour lui, demandent des éclaircissements.
Il a, dans son rapport, énuméré plusieurs moments forts : visite médicale continue et à répétition, follow up médical ou persécution discriminatoire, prisonniers à l’Hôpital ou dans un bordel, des mensonges pour amadouer, pour prouver le forfait commis contre la délégation haïtienne par les jamaïcains.
Contrairement à ce qu’à révélé la mission officielle, le président de la FHF a réitéré sa position face à ce qu’il appelle « un traitement humiliant et discriminatoire » infligé aux jeunes joueurs haïtiens de la part des autorités jamaïcaines.
Dans son rapport le Dr. Yves Jean Bart a qualifié d’ « inédit » une révision médicale qu’a subi tous les joueurs de la sélection nationale U 17 à leur arrivé et avant l’octroi des visas à l’aéroport.
« Le 1er Contact avec le sol jamaïcain fut avec une équipe du Ministère de la santé qui, dans une salle de l’aéroport et avant même que les visas furent octroyés, procéda à un examen interrogatoire médical copieux de chaque membre de la délégation ; les mêmes questions revinrent pour chacun des arrivants : aviez vous la diarrhée ? La fièvre ? Vous sentez vous bien ? Avez‐vous la migraine ? Aviez vous souffert de cholera ? », indique le rapport.
Le document précise que cet « interrogatoire » a été « suivi d’un bref examen physique et d’une évaluation de la température par le biais d’un thermomètre place sous les aisselles ».
Le président de la Fédération haïtienne de Football, Yves Jean Bart a déploré que, plus tard, quatre joueurs révélés atteints de la malaria ainsi que l’agent de liaison (un haïtien vivant en Jamaïque) furent invités à suivre l’équipe médicale à l’Hôpital.
« La souffrance allait être dure pour les joueurs qui venaient de disputer un match par presque 40 degrés à l’ombre (coup d’envoi à midi 30) », relève le président de la FHF.
« Estimant qu’ils avaient perdu trop de temps dans un Hôpital surchargé où l’on faisait peu cas de leurs problèmes et de leur statut alors que les règlements de la coupe du monde prévoient un traitement de la classe la plus élevée, Edson, l’agent de liaison et les 4 autres joueurs, fatigués par toute une journée d’attente, sans aucune nourriture, sur une chaise à la salle d’attente, décidèrent de regagner l’Hôtel », explique le responsable sportif.
Au-delà de son rapport, le Dr. Yves Jean Bart estime dans des interviews accordées aux médias que toute la vérité n’a pas été révélée dans le rapport de la commission d’investigation du gouvernement sur cette affaire. [sfd gp apr 02/03/2011 13 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10712

La CIRH fait le point sur les progrès et les défis à relever

2 mars 2011 Après la session spéciale adressée aux deux candidats à l’élection présidentielle, la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) a renoué, ce 28 février, avec les séances ordinaires. Cette rencontre de travail a été l’occasion non seulement d’approuver de nouveaux projets mais aussi de rappeler les priorités et les objectifs fixés dans le Plan Stratégique du gouvernement haïtien. Il a été aussi question de faire la lumière sur les progrès enregistrés ainsi que les obstacles à surmonter.
Cette cinquième session ordinaire, la première depuis le début de l’année, a vu la CIRH approuver 13 nouveaux projets pour un montant de 255 millions de dollars. Des projets qui touchent des domaines divers comme l’agriculture, le ramassage des décombres et la santé et qui font partie des huit priorités définies dans le Plan Stratégique du gouvernement haïtien.
Ces priorités, le directeur exécutif de la CIRH, Gabriel Verret, les a rappelées lors de la rencontre. L’une d’elle est la santé. Dans ce domaine, l’objectif est entre autres de construire 40 hôpitaux, 75 cliniques, d’accroitre l’efficacité des soins en renforçant ou en reconstruisant 4 facultés de médecine et 4 écoles de soins infirmiers. Il s’agit également de lancer de programmes de formation devant atteindre quelque 4000 agents paramédicaux.
Au niveau de l’éducation, la CIRH entendait reconstruire 250 structures temporaires afin de permettre le retour en classe des élèves en septembre dernier. Elle envisageait aussi de former plus de 5000 enseignants. En ce qui a trait à l’énergie, l’objectif est d’augmenter de 20% le nombre d’heures d’approvisionnement en électricité pour 30.000 ménages et d’étendre le réseau électrique en milieu rural afin d’atteindre 10.000 ménages.
La CIRH retient également, comme priorité, l’eau et d’assainissement. L’intervention dans ce domaine doit permettre à 50% de la population d’avoir accès à l’eau potable contre 2% actuellement. Quant à l’accès aux toilettes et aux latrines, la proportion devrait passer de 10% à 27%.
La commission se propose en outre de créer des emplois pour des centaines de milliers de personnes en dehors de la capitale. Pour y parvenir, l’accent est mis sur des secteurs comme la construction de routes, la gestion de bassins versants et l’agriculture. Les emplois pour les résidents de la capitale seront fournis par le biais de la construction de logements et du ramassage de déblais.
Autre priorité contenue dans le plan stratégique du Gouvernement, la construction de logements. Il est en effet question de relocaliser 400.000 personnes évoluant dans les camps, en juillet dernier. Ces personnes peuvent être dirigées vers des quartiers améliorés ou vers de « nouveaux centres de population ». Deux parcs industriels seront également créés avec le soutien des Etats-Unis.

De nouveaux projets approuvés
Dans le secteur de la santé, a été approuvée la construction de deux hôpitaux, respectivement pour des montants de 70 millions et 35 millions de dollars ; des projets entièrement financés par Médecins Sans Frontières (MSF) France.
En ce qui a trait au logement, la Commission a approuvé un projet de 30 millions de dollars, dans le cadre d’un programme d’appui à la relocalisation de la population. Ce programme aura un impact sur 1,5 millions d’Haïtiens dans les prochaines années. La Commission a par ailleurs approuvé un programme de 47 millions de dollars financé par le Fonds Clinton-Bush Haïti. Cette initiative permettra aux banques haïtiennes et à des institutions de micro-finance d’octroyer des prêts hypothécaires et des prêts destinés à la réhabilitation de logements.
Sur les 255 millions de dollars nécessaires pour exécuter les projets approuvés, 183 millions de dollars sont déjà disponibles. Par ailleurs, le Fonds pour la Reconstruction d’Haïti, une entité placée sous la responsabilité du ministre de l’Economie et des Finances, Ronald Beaudin, qui aide à financer la reconstruction post-séisme, mettra à disposition un montant supplémentaire de 62 millions de dollars.

Des défis et des progrès
L’une des priorités se révélant être un véritable défi est le ramassage des décombres. « Si ceux-ci ne sont pas enlevés, on ne pourra pas progresser dans la reconstruction des écoles, des hôpitaux et des infrastructures », a fait observer l’ex-président américain, Bill Clinton, qui co-préside la CIRH avec le Premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive. Tout en estimant qu’il est possible d’aller au-delà des objectifs de 4 millions de mètres cubes à enlever, grâce à l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et de la Fondation Clinton, le co-président de la CIRH a néanmoins reconnu que « nous sommes en retard par rapport aux nouveaux objectifs que nous nous sommes fixés ».
Pour le Premier ministre haïtien, il y a des efforts à faire au niveau de la mise en application des projets. Un volet qui, souligne-t-il, est souvent du domaine des agences des Nations Unies et des organisations de la société civile. Il rappelle toutefois que dans certains cas, « les ministères ou la société civile haïtienne estiment que leur implication n’est pas suffisante ».
Un autre défi concerne les mécanismes pouvant permettre, dans le cadre des projets qui sont en cours, de parvenir à un recentrage des financements bilatéraux vers les priorités fixées par le gouvernement et acceptées par la Commission. Et se référant au ramassage des décombres, il a fait observer que « tout le monde a constaté que ce n’était pas forcément, pour certains bailleurs, le secteur d’intérêt majeur où il importe de mettre de l’argent car il s’agit de quelque chose qui va disparaitre et autour duquel on ne pourra pas faire de publicité ».
Par ailleurs, la réunion a été l’occasion d’évoquer les difficultés de communication qui existent entre le secrétariat de la CIRH et les ministères par rapport au contenu des réunions. « Il n’y aura pas d’appropriation du travail réalisé par la Commission si les ministères ne peuvent pas comprendre ce qui se fait à chaque réunion», a précisé M. Bellerive. Un autre type de difficultés est le manque d’empressement pour certains exécutants de projets, dont des ONG, d’en aviser la CIRH ; ce qui rend difficile le travail de coordination qui, cependant, est indispensable pour « éviter des duplications ». D’autres paramètres comme le délai de décaissement des fonds promis peuvent aussi influencer l’atteinte des objectifs visés.
Toutefois, nonobstant ces difficultés, les participants ont mis en exergue des points positifs. L’un d’entre eux est le renouvellement par le gouvernement canadien de ses engagements, dans la région de l’Artibonite, notamment dans le domaine de la santé. Une intervention qui permettra d’accroitre les soins primaires au niveau de 16 sites dudit département. Ces sites de santé générale fourniront aussi des soins maternels et pédiatriques. Le programme intègre par ailleurs la formation des professionnels de la santé.
Un autre point important est l’approbation par la Commission d’un projet majeur soutenu par le ministère des Travaux publics et visant à développer une stratégie globale dans le secteur de l’énergie. Ce projet devrait contribuer à améliorer très rapidement la gouvernance et la régulation de ce secteur afin de permettre non seulement de « soutenir le développement mais aussi, au niveau environnemental, de diminuer l’usage du charbon ».
Les deux co-présidents de la CIRH se sont montrés optimistes quant aux résultats de l’institution dont ils ont la charge. «Malgré les difficultés, nous avons atteint des objectifs qui étaient très importants parmi les huit priorités qui ont été déterminées », a déclaré M. Bellerive. Pour preuve, des projets sont en cours d’exécution ou sont à la phase d’étude. Un optimisme que partagent, selon eux, les bailleurs, pour qui des progrès ont été effectivement enregistrés.
Rédaction : Faustin caille
Edition : Uwolowulakana Ikavi
http://minustah.org/?p=29297
Commentaires:
C'est pour quand la phase exécutoire?
C'est pour quand la liste des défis relevés?

Beyonce a reversé l'argent de Kadhafi à Haïti, l'an dernier

Publié le 03.03.2011 Elle faisait partie des têtes d'affiche de la soirée du Nouvel An 2009 de Muatassim Kadhafi, le fils du libyen, sur l'île de St Barth.
Depuis que les révoltes font rage en Libye, des voix selèvent pour qu'elle rende son cachet, mais son agent affirme qu'elle l'a déjà fait depuis longtemps.
D'autres artistes, dont Usher, Nelly Furtado et Mariah Carey, qui se sont aussi produits pour la famille Kadhafi, sont harcelés pour rendre leur cachet.
Nelly Furtado a confié, lundi (28fev11), qu'elle était dégoûtée que le dictateur ne veuille pas céder sa place. Elle a donc décidé de faire don de son cachet de un million de dollars (environ 730 000 euros) à une oeuvre caritative.
L'agent de Beyonce a donc fait savoir qu'elle avait fait don de son cachet à des associations au profit d'Haïti, il y a déjà plus d'un an.
http://www.jetsetmagazine.net/potins,et,news/beyonce-a-reverse-largent-de-kadhafi-a-haiti-lan-dernier.18.4035.html

Beyoncé affirme avoir versé aux sinistrés d’Haïti le cachet reçu après un concert privé donné pour l’un des fils de Mouammar Kadhafi.

Le clan Kadhafi devient une source privilégiée de financement des bonnes œuvres. Sans le vouloir. Lundi dernier, Nelly Furtado annonçait qu’elle allait faire don à une oeuvre de charité du million de dollars qu’elle avait gagné en 2007 en récompense d’un concert privé donné pour des membres de la famille Kadhafi. Aujourd’hui, c’est Beyoncé qui annonce avoir fait de même. La presse américaine rapportait que la compagne de Jay-Z avait reçu en 2009 un cachet de deux millions de dollars pour avoir chanté lors d’une fête organisée par l’un des fils Kadhafi. Le porte-parole de l’ex-Destiny’s Child a confirmé hier que la star s’était bien produite pour l’entourage du dictateur libyen mais qu’elle avait immédiatement reversé l’argent à une bonne cause. « Tout l’argent reçu par Beyoncé, commission d’agent comprise, pour un concert donné dans le cadre d’une fête privée au Nikki Beach de Saint-Barthélémy, lors de la soirée du Nouvel an 2009, a été donné il y a plus d’un an à l’assistance humanitaire pour les sinistrés du tremblement de terre d’Haïti », a assuré le porte-parole de l’artiste à Usmagazine.com. Lorsqu’il est clairement apparu que le promoteur était lié à la famille Kadhafi, décision a été prise de donner le cachet à une oeuvre de charité. »
Beyoncé, c’est fait. Nelly Furtado, aussi. Mariah Carrey et Usher, qui ont également été grassement rémunérés par le clan Kadhafi pour des concerts privés, vont-ils suivre l’exemple de leurs camarades ? On serait tenté de dire qu’ils n’ont plus vraiment le choix. Plus que de sincérité de la démarche, c’est désormais une question d’image…
C.G.
http://www.voici.fr/potins-people/les-potins-du-jour/beyonce-a-rendu-l-argent-recu-de-kadhafi-397109

Haïti: Martelly prêt à travailler avec quelqu'un ayant servi les Duvalier

PORT-AU-PRINCE - Michel Martelly, candidat à la présidence d'Haïti, a déclaré mercredi qu'il était "prêt" à travailler avec quelqu'un ayant servi la dictature des Duvalier, affirmant ne pas être un "président idéologique", dans un entretien accordé à l'AFP. "Je refuse d'identifier les gens à partir de leur idéologie ou de leur appartenance, mais sur la base de leur compétence. Même si quelqu'un avait servi le régime des Duvalier je suis prêt à travailler avec lui", a déclaré l'ancien chanteur populaire, qui affrontera le 20 mars l'ex-Première dame Mirlande Manigat au second tour de la présidentielle.
M. Martelly a refusé de se prononcer sur une éventuelle condamnation de l'ex-dictateur Jean-Claude Duvalier, estimant que la question relevait d'"une décision de justice basée sur ce qu'il a fait ou n'a pas fait". Rentré en Haïti le 16 janvier après 25 ans d'exil en France, Jean-Claude Duvalier est poursuivi pour corruption et pour crimes contre l'humanité.
"Je suis prêt à travailler avec tous les pays et à maintenir les accords de coopération que le gouvernement sortant a signés, si ces accords sont à l'avantage d'Haïti", a par ailleurs déclaré M. Martelly, qui a été reçu mardi par le président dominicain, Leonel Fernandez, une semaine après Mme Manigat.
Il a dit vouloir oeuvrer, une fois parvenu au pouvoir, à améliorer les relations avec le pays voisin et changer Haïti en impulsant un nouveau dynamisme à l'Etat qui, selon lui, doit cesser d'être au service d'un petit groupe avide de s'enrichir.
"Avec moi, l'Etat doit être au service du plus grand nombre. Son rôle principal sera de veiller à ce que les intérêts de la population ne soient pas lésés. Ce sera un changement radical", a soutenu M. Martelly, 50 ans.
Il a cependant assuré qu'il ne ferait pas de chasse aux sorcières et a offert aux fonctionnaires intègres de faire partie de son équipe.
"L'essentiel pour nous c'est de rassembler le plus de personnes. Tous ceux qui seront identifiés comme des fonctionnaires honnêtes, valables et qui ont été bloqués par le système ou par le manque de leadership, seront maintenus et auront la possibilité de participer à la nouvelle équipe", a assuré le candidat.
Critiqué pour avoir durant la campagne fustigé ceux qui ont amassé des diplômes sans pouvoir résoudre les problèmes du pays, M. Martelly a mis en avant son enthousiasme et son désir de changer son pays.
"J'accorde la priorité à l'éducation pour tous dans mon programme, on ne peut pas dire que je sois contre les intellectuels et les diplômés. Bien sûr on doit rechercher des diplômes, mais pour diriger il faut également une connaissance du terrain, un savoir-faire et surtout de la volonté", a-t-il affirmé.
M. Martelly a fait de très brèves études en construction et en communication aux Etats-Unis. Son adversaire Mirlande Manigat, 70 ans, enseignante de carrière, est diplômée de la Sorbonne et de Sciences-Po à Paris.
"Aucun homme ou aucune femme ne pourra seul refaire ce pays dans l'état où il est aujourd'hui, il faut plus qu'une équipe, il faut inclure toute la population", a affirmé M. Martelly qui, comme son adversaire, ne s'oppose pas au retour de l'ancien président Jean Bertrand Aristide ou à la présence de Jean-Claude Duvalier dans le pays.
Les résultats du second tour de la présidentielle haïtienne seront proclamés le 16 avril.
http://www.romandie.com/infos/news2/110303001656.kdbtj8fe.asp
Commentaires:
De la compétence au service de l'excellence pour le profit de tous!
Voilà un vrai logo présidentiel

Interview: Le candidat haïtien à la présidence Michel Martelly promet des mesures favorables aux investissements

Le candidat à la présidence haïtienne Michel Martelly a promis mardi de créer à Haïti un cadre légal stable pour les investisseurs étrangers afin de promouvoir l'économie du pays. La mise en oeuvre de normes légales intégrées sera la priorité à l'ordre du jour du gouvernement s'il gagne l'élection présidentielle le 20 mars prochain, a déclaré M. Martelly à Xinhua dans une interview.
"Avant la reconstruction, nous devons parler des normes", a-t-il indiqué.
"La République dominicaine jouera un rôle important dans le processus de reconstruction à Haïti grâce à ses investissements, qui bénéficient à ses sociétés et à celles provenant d'autres pays", a-t-il souligné.
Edmond Mulet, chef de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), a affirmé que la force internationale de maintien de la paix se retirerait progressivement d'Haïti en trois ans à partir de 2012.
Haiti dispose d'environ 10 000 policiers, qui sont épaulés par 11 797 casques bleus de la force internationale de la Minustah, qui compte parmi elle des soldats et des policiers.
M. Martelly a déclaré qu'il mettrait sur pied une force de sécurité afin de garantir l'application du cadre légal et aussi pour remplacer les troupes de l'Onu.
Cependant, le plus gros problème à résoudre à Haïti est l'économie, a souligné M. Martelly, exprimant par ailleurs son espoir de voir l'aide internationale continuer d'arriver dans le pays.
Haïti avait connu un climat politique relativement stable pendant quatre ans, mais cette stabilité a été détruite par le séisme de l'année dernière, a fait remarquer M. Martelly.
"Je promets d'éradiquer la corruption, de gouverner le pays avec transparence et de reconstruire la confiance entre les citoyens et le gouvernement si j'accède au pouvoir," a-t-il déclaré.
"Je représente le changement, une nouvelle voie qui est propre, franche et transparente. Je peux offrir au peuple le rêve qu'il cherche", a ajouté M. Martelly.
http://french.peopledaily.com.cn/International/7306436.html
Commentaires:
Le premier fléau auquel il faut s'attaquer c'est l'insécurité. Le blablabla-cliché parlant de mesure pour attirer les investisseurs sonne creux. Les premiers investisseurs qui doivent absolument revenir en Haïti sont les haïtiens de la diaspora qui doivent pouvoir revenir sans être inquiétés. Les touristes haïtiens de par leur retour massif programmé pourra en un sens attirer des investisseurs qui ne pensent qu'à gagner de l'argent et on en horreur l'action humanitaire.

mercredi 2 mars 2011

Edwin Paraison afirma Haití es una oportunidad de progreso

PANEL: “HAITÍ ¿BOMBA DE TIEMPO?”

1 Marzo 2011, 11:32 PM
El ministro de los haitianos en el exterior niega que sea bomba de tiempo y cree puede crecer
Escrito por: SOILA PANIAGUA (s.paniagua@hoy.com.do)
El ministro de los Haitianos en el Extranjero, Edwin Paraison, afirmó anoche que en estos momentos Haití, representa una oportunidad para República Dominicana, principalmente en el ámbito económico.
Participó en el segundo coloquio “Haití: ¿Bomba de tiempo?”, que organizó el periódico El Día, en ocasión del Noveno Aniversario de su Fundación, con la participación del economista Bernardo Vega, el director de Migración Sigfrido Pared Pérez y Wilfredo Lozano, que se llevó a cabo en el hotel Lina.
Tras una breve reseña sobre la historia política en Haití, Paraison, afirmó que se debe convertir la catástrofe que afectó a esa nación en enero del 2010, en oportunidad con la reconstrucción de zonas devastadas, relanzamiento de la producción, restauración de circuitos económicos y financieros, de los servicios de salud y seguridad alimenticia.
También el fortalecimiento institucional y democrático, modernización del Estado, reforma en la justicia y la seguridad.
Dijo que esa nación necesita US$160 millones en 1,000 días, usando 1,000 camiones para remover el 20% de los escombros y que hasta el momento el 30% de los US$5.3 mil millones, que se donaron a raíz del terremoto del 2010 ya han sido movilizados.
Refirió que se hay 10 hospitales y clínicas reconstruidos y que 30 están en construcción, también un nuevo parque industrial que creará unos 60,000 empleos.
Entre las inversiones que se proyectan para Haití citó un parque industrial coreano por US$244 millones en el norte de esa nación; el acuerdo con Coca Cola y los productores de mangos para la elaboración de una bebida refrescante en base a esa fruta producida en su territorio; la re-inauguración del mercado Hyppolite. Dijo que hay pendiente muchos proyectos.
Zoom
Más comercio
A raíz del terremoto, en República Dominicana aumentaron las operaciones bancarias en sucursales fronterizas, la captación de divisas, sobre todo, en Jimaní, y las operaciones en sector hotelero y el transporte. Las exportaciones subieron un 35% en 2010 por un monto de US$801.27 millones. La asistencia humanitaria a Haití superó RD$400 millones.
http://www.hoy.com.do/el-pais/2011/3/1/364660/Edwin-Paraison-afirma-Haiti-es-una-oportunidad-de-progreso

Urgence sanitaire en Haïti : comment Aide Médicale Internationale a organisé sa réponse contre le choléra

Aide Médicale Internationale La mission d'A.M.I. en Haïti a été récemment frappée par une nouvelle crise sanitaire. La violente épidémie de choléra qui s'est déclenchée sur le pays a en effet bouleversé le démarrage de la phase de reconstruction que l'on pouvait espérer un an après le séisme du 12 janvier 2010.
Cette situation a conduit l'organisation à réadapter une nouvelle fois ses actions face à l'urgence, afin de répondre au mieux aux priorités et aux besoins des populations vulnérables.
Témoignage : (Papy Lukeka* )
« Quand l'épidémie de choléra s'est déclenchée en Haïti, toute l'équipe s'est mobilisée pour agir le plus rapidement possible. J'ai alors reçu un appel d'urgence afin que je me dépêche de rentrer en Haïti après une nuit en République Dominicaine. L'équipe sur place avait déjà commencé à établir les contacts avec nos différents partenaires afin d'effectuer les commandes d'urgence. Nous avons alors participé à une première journée de réunion avec les équipes Log et Wash afin d'organiser nos stocks face à cette épidémie. Ensuite nous avons lancé une commande d'ORS (Sérum de Réhydratation Orale) afin de finaliser la transformation de la clinique de Martissant 7 en centre de réhydratation orale. Au début, nous avions prévu de construire un Centre de Traitement du Choléra (CTC) dans le quartier de Martissant afin de mettre à profit notre collaboration avec le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP). Cependant, nous n'étions pas dans de bonnes conditions pour obtenir un terrain constructible parce que les déplacés du séisme occupaient déjà une bonne partie des terrains.
Par ailleurs, les terrains en Haïti sont généralement de propriété privée, ils ne possèdent pas de titre foncier et ne sont donc pas exploitables. A.M.I. a dû alors prendre la décision d'aller là où les autres ne vont pas, c'est-à-dire dans les zones les plus enclavées afin de mettre en place des Unités de Traitement du Choléra (UTC).
Dans le village de Laboule, la Croix-Rouge française ainsi que nos partenaires de WASH (eau et assainissement) nous ont fournis des tentes pour mieux entamer les installations. Ensuite, nous avons pris tout en charge au niveau médical et non médical et l'UTC a été entièrement gérée par une équipe d'A.M.I. L'accessibilité au village est très limitée et il est très difficile de s'installer dans cette zone. Le village se trouve sur une colline accessible uniquement à pied ou en voiture. En tant que coordinateur logistique, je m'occupe de conduire chaque jour l'équipe sur place, d'assurer la livraison des matériels, ainsi que de garantir le respect des mesures de sécurité.
La supervision quotidienne est indispensable au bon fonctionnement de ce programme, afin que l'équipe soit confiante et que l'épidémie de choléra soit sous contrôle. Une priorité était d'assurer le traitement de l'eau, indispensable pour le déroulement des activités médicales. Le transport a été très complexe car il n'y avait pas d'accès au site. On a du utiliser un petit tank de 350 litres pour remplir le blader (tank souple) de 5 000 litres d'eau offert par l'UNICEF. D'autres partenaires nous ont aidé à analyser l'eau infectée. Nous l'avons traité avec du chlore afin de pouvoir l'utiliser pour l'UTC. La population, composée d'environ 8 000 personnes éparpillées sur tout le territoire, a accueilli le projet très favorablement et participe avec enthousiasme aux opérations. C'est ainsi qu'environ 70 haïtiens travaillent avec nous pour faire face à l'urgence.
À Port-au-Prince, la capitale du pays, nos activités se concentrent sur Martissant. Dans ce quartier pauvre, les conditions sanitaires des habitants sont très précaires et nous avons beaucoup de travail à faire pour améliorer leur mode de vie. Nos équipes se consacrent à des séances d'éducation à la santé et à la promotion de l'hygiène pour prévenir les maladies contagieuses. Ce qui explique pourquoi mon emploi du temps quotidien est très chargé car je dois assurer un soutien continu aux équipes, m'occuper de leur sécurité sur la mission et prendre en charge la coordination des activités.
Aujourd'hui, la propagation du choléra semble stable et sous contrôle, mais le niveau de vigilance reste élevé. Malgré cela, la situation politique en Haïti est de plus en plus instable et il est impossible de prévoir comment elle évoluera dans le futur. L'aide offerte par la communauté internationale, à mon avis, ne suffit pas à reconstruire un pays qui semble ne pas avoir d'avenir. J'espère qu'en travaillant ensemble, nous arriverons à trouver une solution aux problèmes qui pèsent sur la population haïtienne. »
*Papy Lukeka travaille en Haïti depuis un an pour Aide Médicale Internationale en tant que coordinateur logistique.
http://www.newspress.fr/Communique_FR_238132_1627.aspx

Haïti-Reconstruction : Des projets, pas assez de fonds

P-au-P., 01 mars. 2011 [AlterPresse]--- Le Fonds pour la reconstruction d’Haïti, mis en place en mai 2010, dispose de 329,3 millions dollars américains pour pouvoir financer des projets multiples devant contribuer au développement « réel » du pays, indique le gouvernement. Le président du FRH, Ronald Beaudin, ministre de l’Economie et des Finances, a fait cette annonce ce mardi 1er mars, lors d’une conférence de presse bilan, dans un hôtel de Juvénat (périphérie est de la capitale).
Selon le titulaire du Fonds, deux projets sur quatre : « Soutien à la reconstruction de logements » et « Plan de réponse au séisme dans le grand Nord d’Haïti », évalués à 61,6 millions de dollars américains, sont acceptés sans aucune réserve par la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH).
Deux autres projets : « Développement de la production et la transformation du lait en Haïti », et « Faciliter le financement de logement », sont acceptés sous réserve, renchérit Ronald Beaudin, qui se réjouit de l’état d’avancement des activités du Fonds.
Les quatre projets qui totalisent 188 millions de dollars américains, font partie des 13 approuvés par la CIRH lors de sa cinquième réunion le 28 février à Juvénat.
Par ailleurs, le grand argentier de la République signale que le FRH vient d’avoir un nouveau partenaire, le Japon, avec une contribution de 30 millions de dollars américains à la reconstruction d’Haïti.
Cette conférence de presse bilan a été donnée quelques heures après la tenue de la cinquième réunion du FRH ce même mardi.
Cette réunion s’est déroulée en présence de plusieurs représentants des bailleurs de fonds, dont la Banque mondiale, l’Onu et la Banque interaméricaine de développement.
Il s’agissait de dresser le bilan des activités réalisées depuis la mise en place de cette entité de la CIRH qui a pour mandat de gérer les fonds recueillis dans le cadre de la reconstruction, a informé Ronald Beaudin.
Il a, toutefois, regretté que les 329,3 millions dollars américains ne soient pas suffisants pour financer le nombre de demandes de financement de projets. [sfd gp apr 01/03/2011 16 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10709

Soutenir Haïti : une action culturelle

Rodolf Étienne; France-Antilles Martinique 02.03.2011 Demain, à partir de 19 heures, la Galerie, située à l'Hôtel La Batelière, à Schoelcher, propose une soirée hommage à Haïti. Ainsi seront mis à l'honneur des artistes peintres de la grande île. Une soirée prestige qui se déroulera au salon panoramique de la structure hôtelière.
 Des oeuvres d'artistes haïtiens issues d'une
collection privée. Elles sont mises en vente
 afin de soutenir  et de pérenniser
une action initiée depuis plusieurs années
au Centre Educatif  « Rêves et Actions » en Haïti.

Hommage à Haïti.
La Galerie présente des peintures, des sculptures et des objets d'art soigneusement choisis, illustrant les facettes diverses de la création artistique de la région Caraïbe. Demain soir, elle propose une exposition d'oeuvres sélectionnées issues d'une collection privée qui sera mise en vente afin de soutenir et de pérenniser une action initiée depuis plusieurs années au Centre Educatif « Rêves et Actions » situé au quartier La Boule 12 à Pétionville, en Haïti.Une action qui fut soutenue par une femme de coeur, Simone Trudo, disparue voici un an déjà et en faveur de l'éducation d'enfants défavorisés. Cette soirée sera l'occasion d'un partage, un moment ponctué par un programme composé de belles émotions artistiques, poétiques et musicales.Ensemble pour défendre l'éducation...

La Fondation Rêves et Actions a été créée en 2006 pour soutenir l'éducation des enfants défavorisés de Grenier et La Boule 12, en Haïti. Les membres fondateurs sont parvenus à construire une école. A son ouverture, celle-ci accueillait soixante élèves. Elle en compte désormais cent-quatorze.
Depuis sa création, une classe est ajoutée chaque année afin de continuer à aider les élèves tout au long de leur scolarité.
Les enseignants du Centre Educatif Rêves et Actions, pour leur part, ont une solide expérience. Outre l'enseignement de qualité dispensé aux élèves, l'école met également l'accent sur l'éducation civique et la responsabilité sociale.
Les enseignants sont convaincus que l'éducation ne se limite pas à enseigner des notions académiques, mais que les élèves doivent également pouvoir développer les compétences requises pour devenir les citoyens responsables de demain.
Depuis le séisme du 12 janvier, de nombreuses familles sont revenues dans la région, ce qui a eu pour effet d'accroître les besoins en termes d'éducation ; mais les écoles ont été détruites par le tremblement de terre et la fondation dispose de ressources limitées pour accueillir la vague de nouveaux élèves.
La situation économique s'est empirée à cause de l'augmentation du chômage, entraînant une augmentation du nombre d'enfants déscolarisés. Cette action, suivie par Jean Trudo, frère de Simone Trudo, vise à soutenir la structure.-

Le programme
19h à 19h30 : Accueil, verre de l'amitié et découverte des oeuvres. 19h45 : Présentation du projet par Jean Trudo.
20h15 : Intervention de Jean-Durosier-Desrivières, poète et écrivain haïtien. Lecture poétique et musicale avec l'accompagnement de Renaud Saë.
21h15 à 22h30 : Vente des oeuvres, discussion, échanges amicaux et clôture de la manifestation.
A noter que les oeuvres sont visibles dès aujourd'hui, dans l'espace d'exposition de la Galerie, aux heures d'ouverture habituelles. La Galerie. Hôtel Batelière. Galerie d'art. 20, rue des alizés. Schoelcher. Contact : 0696.25.55.70 0ou 0696.73.46.75.
http://www.martinique.franceantilles.fr/loisirs/sortir/soutenir-haiti-une-action-culturelle-02-03-2011-103941.php

Haïti fait la fête à Toronto

01 mars 2011 par Benoit Gheeraert
Photo :
 Robert Morin, Joe Trouillot et son fils Frantz-André

Le dimanche 27 février, le Groupe professionnel haïtien de Toronto (GPHT) et le Centre canadien pour l’unité de la famille organisaient une soirée au restaurant Harlem pour célébrer la fin du Mois de l’histoire des Noirs. Pour l’occasion, deux monuments de la culture haïtienne étaient présents : le chanteur Joe Trouillot et l’écrivain Robert Morin. Ce dernier présentait son dernier livre intitulé La Fierté haïtienne incrustée dans les murailles de la Citadelle du roi Henri Christophe.
« Je présente la Citadelle comme la huitième merveille du monde, explique l’ethnologue et numérologue haïtien. Je ne comprends pas pourquoi on ne parle que des sept merveilles du monde antique, bien qu’il n’y en ait plus qu’une seule qui existe. Quand on voit le travail qu’a représenté la construction de la Citadelle, elle mérite de faire partie de cette liste. »
La notion de fierté est primordiale pour Robert Morin. « Mon livre parle de la fierté de l’héritage du roi Henri Christophe, de la fierté d’être haïtien. Le roi Henri Christophe était un dictateur qui prônait la liberté des gens. Les termes dictateur et liberté peuvent paraître en opposition mais Henri Christophe n’était pas un dictateur comme on l’entend aujourd’hui. Il n’avait rien avoir avec les situations actuelles que l’on peut voir au Moyen-Orient, avec Kadhafi en Libye par exemple. »
Pour Joe Trouillot, la soirée était l’occasion de monter sur les planches torontoises et de revenir sur une longue et brillante carrière. « Cela fait 12 ans que je participe à cette célébration du mois de l’Histoire des Noirs au Canada. J’ai commencé à Montréal et c’est la première année que j’y participe à Toronto. J’ai été très honoré quand on m’a demandé d’être le parrain de cette édition torontoise. Vous savez, je vais avoir 89 ans en mars prochain, j’ai plus de 65 ans de carrière, je suis un peu le Charles Aznavour haïtien, déclare l’artiste, l’oeil rieur. Toutes ces années, j’ai toujours été fier de promouvoir Haïti. Je l’ai fait par la chanson, avec le bleu et rouge à la hauteur de mon coeur. »
Alors qu’il a tourné de par le monde, Haïti garde toujours une place particulière dans son coeur. « J’ai connu les bons moments d’Haiti, j’espère qu’ils reviendront bientôt. La dernière fois que j’y suis retourné, c’était en août dernier, quand j’ai été nommé représentant de la culture haïtienne par la ministre de la Culture Marie-Laurence Jocelyn Lassègue lors de la célébration en l’honneur de l’Orchestre des jeunes d’Haïti. »
Quand on lui demande quel a été le moment le plus marquant de sa carrière, Joe Trouillot a du mal à ne garder qu’un souvenir. « Je dirais plutôt que ce qu’il me rend le plus heureux, c’est d’avoir pu tourner le monde avec le drapeau haïtien dans la main et de faire chanter des Espagnols, des Italiens et tous les autres en créole. C’est ça dont je suis le plus fier. »

http://www.lemetropolitain.com/nouvelles.asp?nID=15154

Haïti: le choléra fait plus de 4.600 morts (ministère)

MOSCOU, 2 mars - RIA Novosti
L'épidémie de choléra en Haïti a fait, selon les dernières estimations, 4.625 morts depuis octobre dernier, lit-on mercredi le site du ministère haïtien de la Santé.

Selon les données du ministère, plus de 245.000 personnes ont été contaminées depuis l'apparition de l’épidémie, 130.000 ont été hospitalisées. Dans la capitale haïtienne Port-au-Prince, le choléra a fait 490 morts. L’Union européenne a déjà débloqué 74 millions d’euros pour aider Haïti à faire face à l’épidémie. Cette aide vise notamment à reconstruire les infrastructures, à bâtir des logements, à approvisionner la population sinistrée en médicaments, alimentation et eau potable, ainsi qu'à soutenir l’éducation dans le pays. L’Union envisage de débloquer deux fois plus de fonds en 2011.
Le choléra est une infection intestinale aigüe provoquée par des bactéries de l’espèce Vibrio cholerae. Le vibrion cholérique vit dans l’eau et la nourriture souillées. La maladie se propage généralement sous forme d’épidémie, en provoquant la perte rapide de liquides corporels et une déshydratation plus ou moins grave, pouvant s’avérer mortelle.
http://fr.rian.ru/world/20110302/188751425.html

La Caricom préoccupée par les atermoiements de la reconstruction

Les chefs d'Etats et de gouvernement de la Caricom expriment leurs préoccupations en raison du retard dans le décaissement des fonds promis par la communauté internationale. Dans un communiqué diffusé après la 22 eme réunion des chefs de gouvernement à Grenade, les dirigeants de la Caricom ont exhorté les pays donateurs à honorer leurs engagements en faveur de la reconstruction d'Haïti. Les membres de la Caricom indiquent que le support tangible de la communauté internationale est indispensable pour renforcer la capacité des institutions haïtiennes. Les chefs d'Etats et de gouvernement de la Caricom font valoir que l'insuffisance des ressources financières et le changement drastique dans une approche bilatérale pour utiliser ces ressources n'ont pas permis de répondre aux principales priorités du gouvernement haïtien.
Ils appellent la communauté internationale à décaisser des ressources importantes en faveur de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH) ainsi qu'à synchroniser des activités bilatérales avec le plan d'action du gouvernement haïtien. L'efficacité des contributions est également une préoccupation des leaders de la Caricom qui exhortent les donateurs à respecter leurs engagements selon les termes prévus. Il s'agit entre autre d'améliorer le sort de plusieurs centaines de milliers de personnes regroupées dans des sites d'hébergement au cours des 18 mois de la CIRH.
Les dirigeants de la Caricom émettent également des réserves sur le fonctionnement de la Commission Intérimaire. Ils croient que les projets approuvés ne reflètent pas les priorités immédiates alors que leur mise en œuvre est incertaine.
Les chefs d'Etats recommandent une révision des méthodes de travail afin de garantir que les priorités du gouvernement haïtien soient prises en compte dans un contexte d'urgence.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=18841
Commentaires:
Je reste assez pessimiste sur la capacité de certains pays donnateurs à honorer leurs engagements. Les agences internationales de notation, génératrices de crises financières et sociales, menacent une bonne partie de l'Europe.

Personne peut se targuer de posséder des excédents budgétaires diponibles pour l'humanitaire.
Quand à cela s'ajoutent l'absence de gouvernement, l'absence de vision, l'absence d'action et de mécanises de pression portée par une élite capable de guider et se muter en porte-parole d'une société civile avec des aspirations réelles, légitimes et logiques on est en droit d'être très pessimistes.
Et cet entêtement à transporter une démocratie non adpatée, démodée en bouture ou greffe dans une société en agonie en quête de survie, ne contribue pas à sortir la tête du CUL

Haïti : Japon et Espagne apportent leurs contributions à la reconstruction

le 01/03/2011 à 22:15
 Le Japon et l'Espagne sont devenus lundi deux nouveaux membres de la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH) en apportant chacun une contribution de 30 millions de dollars lors de la cinquième réunion de la Commission coprésidée par l'ex-président américain Bill Clinton et le Premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive.
«La contribution du Japon représente un premier versement sur un engagement de 100 millions de dollars au fonds de reconstruction d'Haïti et dans le contexte de plan d'action pour le relèvement national», a déclaré le chargé d'affaires du Japon en Haïti.
L'Espagne a de son côté annoncé un premier décaissement sur une promesse de 30 millions de dollars.
Lors de la réunion les membres du Conseil d'administration du CIRH ont, d'autre part, approuvé une dizaine de projets d'un montant de 255 millions de dollars portant notamment sur la santé, la création d'emplois et le logement devant bénéficier à plus de 300.000 familles, a annoncé le secrétariat de la CIRH.
La Fédération internationale de la Croix-rouge qui a collecté plus d'1 milliard de dollars pour Haïti depuis le séisme de 2010 a pour sa part annoncé un projet portant sur 30.000 unités de maisons transitionnelles en Haïti dont 10.000 maisons qui seront réparées dans la capitale, Port-au-Prince.
Toutefois certains pays donateurs se sont plaints d'un «grave problème foncier qui entrave la construction de logements pour les sans abris et l'absence d'un plan d'ensemble».
«Je suis optimiste, nous avons l'espoir que ces projets vont aboutir en imaginant que nous trouvons le financement nécessaire», a déclaré le président Clinton.
Il a cependant reconnu que ce ne sera pas facile car «il faut trouver des propriétés exemptes de tout litige pour bâtir les maisons à Port-au-Prince, à Léogane et à Jacmel», a-t-il dit.
Près de 1,5 million de personnes ont été affectées par le séisme de janvier 2010 qui a ravagé Haïti. La plupart vivent encore sous des tentes.
le 01/03/2011 à 22:15
http://www.lalsace.fr/actualite/2011/03/01/haiti-japon-et-espagne-apportent-leurs-contributions-a-la-reconstruction

mardi 1 mars 2011

New Haiti aid projects include 1st mortgage system

The Associated Press PORT-AU-PRINCE, Haiti -- Home mortgages will become available to much of the Haitian public for the first time under a new program funded by international donors, former U.S. President Bill Clinton said Monday after a meeting of the earthquake reconstruction commission he co-chairs with Haiti's prime minister.
The new program will include "micro-mortgages" so that even very poor people can get financing to buy a house, Clinton said, outlining the program in brief remarks to reporters after the meeting at a hotel in the Haitian capital, which is still largely in ruins more than a year after the devastating earthquake. Details of the program weren't provided.
The Interim Haiti Recovery Commission, also presided over by Prime Minister Jean-Max Bellerive, is deciding how to spend the billions in aid pledged for reconstruction in a country where more than 500,000 people whose homes were destroyed in the quake are still living in dismal tent camps and shantytowns.
"I'm optimistic but it is not going to be easy," Clinton said.
The group approved 13 projects with a total value of $255 million at its meeting Monday. They also included a census that will help the government and its international partners find vacant land for new construction, the former president said.
Also at the meeting were delegates from Spain and Japan who said their governments would be turning over about $30 million each toward their previous pledges of support to Haiti reconstruction. The international community pledged more than $5.6 billion to help Haiti rebuild but less than half of that money has been provided so far.
Read more: http://www.miamiherald.com/2011/02/28/2090948/new-haiti-aid-projects-include.html#ixzz1FN7E09MY
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Feds investigate Haitian campaign robo-calls in the U.S.

.The automated calls made by Haitian presidential candidate Michel Martelly may have been against federal law. By Frances Robles
frobles@miamiherald.com

The U.S. Federal Communications Commission is investigating last year’s series of fervent campaign “robo-calls” by Haitian presidential candidate Michel “Sweet Micky” Martelly, which led to evacuations at the Fort Bragg military base, The Miami Herald has learned.
In the weeks prior to Haiti’s November election, anyone who had ever placed a call to Haiti received a string of pre-recorded calls from Martelly. After the Jan. 12 earthquake, the list included countless Haitian Americans, journalists, non-profit groups and the U.S. military.
They heard Martelly shouting in Creole, urging the Diaspora to support tet kale – the bald-headed one. His frantic tone even spooked the U.S. Army.
“There were people who didn’t understand what it was and speculated it was a terrorist threat in a foreign language,” said Fort Bragg spokesman Ben Abel. “Two or three buildings where the calls came in were evacuated.”
On Nov. 17, the Army criminal investigations team swept the cleared buildings for explosives and listened to recordings left on voice mailboxes, Abel said.
“I listened to it and thought: ‘That’s not Arabic. That’s not Pashto. That sounds like French,” Abel said.
But there’s a problem: The U.S. Telephone Consumer Protection Act has specific rules for automated pre-recorded calls. For one, they can’t go to cellular phones when the receiver has to pay for the call. On residential lines, there needs to be full disclosure on whom the call is coming from and how to reach that person.

The FCC would not reveal details of the investigation.
“We are aware of the situation and are looking into the matter,” said Robert Kenny, director of media relations for the FCC’s Public Safety and Homeland Security Bureau. “The Commission aggressively enforces provisions of the Telephone Consumer Protection Act, which generally prohibits delivery of prerecorded messages to residential phones and also prohibits the use of automatic telephone dialing equipment in certain situations, such as calls to emergency lines, hospitals, and mobile phones.”
He noted that the law applies not only to calls made within the United States, but also to calls made from outside the country to U.S. phones.
Penalties are $16,000 per violation, he said. If the violator does not have an FCC license, the Commission usually gives a warning first. Individuals can seek damages of $500 per violation.
Campaign spokesman Damian Merlo said the candidate used a Haitian company to make what he called “awareness calls” and was unaware of any problems.
“We used a company and assume they know what they are doing,” Merlo said. “We have not had any inquiries about the calls. No one in our camp was aware of an FCC investigation.”
For the March 20 runoff, the camp has ceased making the pesky calls. They’re pushing Martelly’s promises of dual nationality and two years of tax-free investments using unsolicited — and legal — text messages instead.
Read more: http://www.miamiherald.com/2011/02/28/2090704/the-fcc-is-investigating-haiti.html#ixzz1FN3aCzdw
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lundi 28 février 2011

Haïti : Plus de deux semaines à la morgue en attendant une autopsie

P-au-P, 28 Fév. 2011 [AlterPresse] --- Plus de deux semaines après son assassinat, le corps du journaliste Jean Richard Louis Charles attend toujours à la morgue de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (HUEH) de subir une autopsie, en raison de l’absence de médecin légiste, selon les informations parvenues à AlterPresse. Jean Richard Louis Charles, 29 ans, a été abattu le 9 février dernier à la capitale et la lumière n’a toujours pas été faite sur les circonstances de son assassinat.
« En situation de mort violente l’intervention du médecin légiste est fondamentale. Parce que pour éclairer la lanterne de la justice, pour établir les circonstances de la mort-pas même les causes de la mort- il faut nécessairement l’apport du médecin légiste », révèle l’avocat Israël Petit Frère, expert en droit de la santé.
Le code d’instruction criminel haïtien oblige les juges à solliciter l’accompagnement d’un médecin ou de tout autre professionnel de la santé dans les cas de mort violente, subite ou suspecte. Cet accompagnement devrait être fourni par le médecin légiste. Seulement depuis bientôt 3 ans, les deux uniques experts en médecine légale du pays les docteurs Marjorie Joseph et Armel Demorcy ne pratiquent plus. Des autopsies sont tout de même réalisées de temps à autre, mais par des médecins qui n’en ont pas l’expertise.
« Ce n’est pas qu’il n’y a pas de médecins légistes en Haïti…c’est une question d’organisation et j’ai envie de dire que c’est une question même de volonté politique. Il aurait fallu que ceux et celles qui sont aux commandes des institutions comprennent la nécessité d’organiser l’Institut Médico-Légal (IML), qu’il y ait une loi sur l’expertise légale en Haïti, qu’on organise cette profession », souligne Petit Frère, qui est également directeur de recherches à l’Unité de Recherche et d’Action Médico-Légale (URAMEL).
L’Institut Médico-Légal, mis sur pied avec une aide financière de la France n’est que l’ombre de lui-même. Absence de budget, de matériels et de cadre légal, sont notamment les dysfonctionnements qui rendaient impossible le travail des légistes et qui les ont poussé à claquer la porte.
En 2008, les docteurs Marjorie Joseph et Armel Demorcy ont écrit à Claudy Gassant, alors Commissaire du gouvernement, et à Rock Cadet, doyen du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, pour les alerter sur les problèmes de l’IML et les difficultés auxquelles ils font face. Leur correspondance à date est restée sans réponse.
« Le problème en Haïti c’est qu’il n’y a pas de maintenance. On n’a pas les moyens de réaliser une autopsie…On doit avoir des conditions idéales pour travailler et cela demande aussi une coopération étroite entre le magistrat qui fait la réquisition, qui demande, et le médecin qui va faire l’autopsie », explique le docteur Marjorie Joseph, coordonnatrice générale de l’URAMEL, qui souligne un manque de coopération de la part des magistrats.
Souvent, selon la légiste, ce sont les parents qui sollicitent des autopsies, alors que la loi fait cette obligation aux magistrats dans les cas de morts autres que naturelles. De plus, ce sont ces mêmes parents qui paient les médecins légistes.
« Si ce sont les parents qui paient où est l’indépendance de l’expert ? », se demande Marjorie Joseph. « L’enquête pénale ce n’est pas un jeu, poursuit-elle. Malheureusement les gens ne comprennent pas. Ils demandent des autopsies, et parfois j’ai l’impression qu’ils ne comprennent même pas l’importance de l’autopsie. »
En l’absence de médecin légiste, auxiliaire fondamental de la justice, comment sont réalisées les enquêtes criminelles ? Sont-elles seulement réalisées ?
Selon le docteur Joseph, l’enquête « ne commence pas avec l’autopsie, c’est un processus. La partie clé de toute enquête pénale c’est la scène de crime. Cela veut dire qu’on doit aller sur les lieux », affirme t-elle, précisant qu’en dix ans elle n’a été appelée qu’une fois sur une scène de crime.
« Ce n’est pas normal ! », s’exclame la légiste, « on peut avoir besoin de faire un prélèvement. Parfois l’autopsie n’est pas concluante ».
A côté des défis institutionnels et de la médecine légale, il y a ceux de la police. Il existe depuis le premier mandat du président René Préval, une « Police Scientifique et Technique ».
Selon Frantz Lerebours, porte-parole de la PNH et ancien responsable de ce département, la police scientifique est encore opérationnelle mais fait face à de nombreuses difficultés. Frantz Lerebours cite entre autres des problèmes d’intrants chimiques, nécessaires aux analyses, de logiciels informatiques pour comparer les empreintes et effectuer les tests ADN.
« Il m’arrive parfois de faire des prélèvements qui restent 6-7 mois à la morgue. Lorsqu’il n’y a plus de place on les jette, parce qu’on ne fait pas les examens ici », indique le docteur Joseph, « il y avait un labo à la police scientifique qui apparemment ne fonctionne plus ».
En dépit de ces handicaps, Israël Petit Frère dit croire qu’Haïti est prêt pour la médecine légale. Le spécialiste souligne en même temps la nécessité d’une prise de conscience des autorités.
Selon lui il faut que les dirigeants établissent une feuille de route tenant compte de la médecine légale, incontournable dans la définition d’une politique pénale.
« Compte tenu du niveau de la violence en Haïti, du niveau de la criminalité, l’aspect expertise en matière médico-légale devrait tenir à cœur nos dirigeants…il y a énormément de priorités, éventuellement tout est prioritaire en Haïti », mais « la reforme de la justice passe également par un dialogue permanent entre la justice et la médecine », martèle Petit Frère.
Par ailleurs, la médecine légale ne concerne pas uniquement les morts. Il existe une « médecine légale des vivants », où le légiste accompagne les magistrats à établir la preuve d’une infraction affectant l’intégrité d’une personne humaine.
Pour le docteur Marjorie Joseph, la médecine légale est une philosophie et un élément important dans tout Etat de droit.
Aussi longtemps qu’« on aura des autorités qui n’ont pas cette vision du respect de l’autre, la médecine légale sera toujours superflue. Parce qu’on ne fait pas de la médecine légale pour faire de la médecine légale ». Elle « est au service du bien être de l’homme. C’est une philosophie », précise t-elle. [kft gp apr 28/02/2011 12 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10701

Haïti ou les limites de l'aide internationale

Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières, est professeur associé à l'Institut d'études politiques (Paris) et membre du Crash, Centre de réflexion sur l'action et les savoirs humanitaires de Médecins sans frontières : www.msf-crash.org Alternatives Internationales n° 050 - mars 2011
Après le tremblement de terre qui a dévasté Port-au-Prince le 12 janvier 2010, une épidémie de choléra éclatait en octobre ajoutant plus de 4 000 morts - sur les quelque 210 000 personnes atteintes - aux centaines de milliers causés par le séisme. Au vu de la reconstruction encore au point mort, nombre de voix se sont alors fait entendre, estimant que le choléra, comme les décombres qui obstruent encore Port-au-Prince, était le signe d'un échec patent de l'aide internationale. Les lourdeurs réelles du dispositif de l'aide et les promesses d'assistance financière non tenues doivent-elles être incriminées en l'occurrence ? Rien n'est moins sûr.
Le choléra n'est pas une conséquence du séisme. Il est apparu dans une région et au sein de populations non affectées par celui-ci et sa propagation a évité les camps de sans-abri, frappant les bidonvilles. Il est probable qu'il ait été importé dans le pays par les casques bleus népalais de la Minustah [1], comme le montre une enquête épidémiologique diligentée par le Quai d'Orsay mais non publiée en raison même de cette mise en cause. Le pays ayant été jusqu'ici épargné par cette maladie qui peut tuer en quelques heures si elle n'est pas traitée, des mouvements de panique et de violences ont eu lieu, l'origine de l'épidémie étant imputée tantôt à des prêtres vaudous - par des prédicateurs évangéliques qui y voient des suppôts du diable - tantôt à la Minustah, qui cristallise l'hostilité d'une partie de la population.
 La campagne électorale fut l'occasion pour certains candidats à la présidence d'utiliser cette situation en dénonçant ce qu'ils nomment des " troupes d'occupation ", ajoutant aux tensions existantes. Dans un souci d'apaisement, la plupart des acteurs de l'aide ont pris sur eux de ne considérer les résultats de l'enquête épidémiologique que comme une hypothèse parmi d'autres, les Nations unies contestant certains faits matériels et témoignages accablants recueillis par l'expert français. Si l'efficacité immédiate - et bien réelle - du dispositif de prise en charge des malades n'en a pas été affectée, la stratégie ultérieure de contrôle de la maladie différera selon que son origine est environnementale comme le plaident certains, ou importée. Cette affaire engage la responsabilité de l'ONU. Elle n'est pas terminée et c'est probablement à la justice haïtienne, laquelle n'est pas en meilleur état que le reste du pays, qu'il reviendra de trancher.
Reste que le choléra ne disparaîtra qu'avec la mise en place de stations d'épuration et un contrôle sanitaire de la distribution de l'eau auxquels l'aide extérieure peut contribuer mais qu'elle ne peut assurer elle-même. Plus largement, la reconstruction, qui n'est pas seulement une affaire de bâti mais avant tout un ensemble de choix politiques et d'arbitrages, ne relève pas directement de l'aide internationale, contrairement au discours de divers porte-parole. Si des experts étrangers doivent intervenir, c'est d'ailleurs en Indonésie qu'il faudrait aller les chercher, là où une remarquable stratégie de réaménagement du territoire a totalement effacé les traces du tsunami de 2004. A contrario, dans les zones touchées par le tremblement de terre de 2009 en Italie, de 2005 au Pakistan ou de 2003 en Iran, ainsi que dans les quartiers pauvres de la Nouvelle-Orléans inondés suite au cyclone de 2005, la plupart des habitants vivent encore dans des abris ou logements précaires dans l'attente hypothétique d'un relogement.
Dans de telles situations, le volontarisme de l'Etat et l'efficacité de l'administration sont les ingrédients primordiaux de la reconstruction, bien avant les ressources extérieures. L'aide internationale a rendu de très grands services dans l'urgence du séisme. Elle pourra accompagner et amplifier le mouvement de reconstruction s'il existe mais elle n'est pas à même de le susciter. Là se trouve sa limite, à Haïti comme ailleurs. Ses porte-parole, ONG et agences de l'ONU confondues, feraient bien d'en prendre conscience, sous peine de susciter frustrations et rejets dont ils seront les premiers responsables.
Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières, est professeur associé à l'Institut d'études politiques (Paris) et membre du Crash, Centre de réflexion sur l'action et les savoirs humanitaires de Médecins sans frontières : www.msf-crash.org
Alternatives Internationales n° 050 - mars 2011
http://www.alternatives-internationales.fr/haiti-ou-les-limites-de-l-aide-internationale_fr_art_1078_53353.html

Cuba : Le pays apporte son aide à Haïti en matière d’éducation et de santé

Cuba, Politique — Par Aline Timbert le 27 février 2011 à 16 h 13 min
240 000 Haïtiens devraient bénéficier de la méthode d’enseignement cubaine « Yo, sí puedo », une méthode pédagogique destinée à l’alphabétisation qui sera développée sur une période de 22 mois dans les départements de l’ouest, de l’est, du nord et du sud de l’île.
La première étape consistera à alphabétiser durant l’année 120 000 personnes, pour ce faire, Cuba va déployer 150 superviseurs, 1 000 enseignants, et 15 techniciens de la Mayor de las Antillas, et fournir y compris du matériel audiovisuel. Les pédagogues enseigneront au sein de classes réparties dans 9 000 centres installés sur les territoires bénéficiaires. L’accord de collaboration en matière d’éducation a débuté il y a dix ans et depuis ce sont 160 000 personnes qui ont appris à lire et à écrire dans cette nation francophone.
« Yo, sí puedo » est une méthode rapide d’enseignement reconnue au niveau mondial comme mécanisme effectif permettant l’alphabétisation des adultes.
La reprise de la campagne d’alphabétisation coïncide avec la reprise des cours à Haïti, cette île endeuillée et ravagée par le terrible tremblement de terre de janvier 2010, et qui affronte actuellement une épidémie sévère de choléra qui a débuté au mois de novembre. Les sérieux problèmes qu’affronte le système éducatif à Haïti ont été abordés récemment par Michelle Jean, ex-gouverneure générale et envoyée spéciale de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (Unesco).
Michelle Jean a informé qu’elle présenterait une proposition de stratégie éducative pour garantir l’accès à la scolarité de tous les enfants. Le séisme a coûté la vie à 316 000 personnes et a laissé près de 1,5 million de sinistrés, dans ce pays seul un enfant sur cinq est scolarisé. Le plan de la fonctionnaire de l’Unesco prévu pour 2015, comprend un système universel qui favorise l’instruction de façon équitable pour tous les enfants âgés de 6 ans à 12 ans. Le projet a également pour but de favoriser un meilleur accès aux études secondaires et universitaires, et de permettre l’alphabétisation de 2,5 millions d’illettrés.
Selon des estimations de l’Organisation des Nations Unies, seule 52,9 % de la population haïtienne est alphabétisée. Le programme « Yo sí puedo » a été déployé dans près de 30 pays et a permis l’alphabétisation de 3 millions de personnes à travers le monde. Avec ce programme, les haïtiens recevront un apprentissage en langue créole, leur langue natale comme l’a souligné Raúl Sánchez, chef de la collaboration Educative à Cuba.
Outre cette aide en matière d’éducation, Cuba a envoyé un nouveau groupe de coopérants sanitaires afin de renforcer les membres de la Brigade Médicale Cubaine, la Brigada Médica Cubana, dans cette île des Caraïbes, ces derniers apportent leur soutien afin d’enrayer l’épidémie de choléra. Près de 30 médecins, infirmières et techniciens de santé, sont arrivés le 26 février à Port au Prince afin de venir en aide aux 300 collègues déjà sur place.
Depuis la confirmation du premier cas de choléra, le 19 octobre dernier, les collaborateurs cubains présents de ce pays pauvre, ont commencé à orienter les équipes médicales et à coordonner les soins pour combattre ce mal. La plupart des médecins cubains déployés sur le terrain, travaillent dans des zones difficiles d’accès où ils ont installé des dizaines de Centres de Traitement du Choléra. Selon des statistiques officielles, les localités où le personnel sanitaire cubain exerce, on enregistre un taux de létalité inférieur à celui enregistré dans des zones où travaillent des équipes médicales de nationalités différentes. La mortalité dans ces communautés est d’environ 0,39 %, en accord avec des chiffres promulgués par la presse locale. Les rapports indiquent que, jusqu’au 19 février, les autorités n’avaient enregistré aucun décès depuis 34 jours dans les centres de soins où intervient la Brigade.
Les efforts menés par le personnel sanitaire cubain ont été salués par le gouvernement haïtien et par des instances internationales. René Preval, président de ce pays francophone, a affirmé à plusieurs reprises que l’aide cubaine a été indispensable dans la lutte contre l’épidémie.
En accord avec un dernier bilan officiel dévoilé par le Ministère de la Santé Publique et de la Population, ces quatre derniers mois, le nombre d’individus touchés par la maladie a atteint plus de 241 300 cas, et le nombre d’individus qui ont perdu la vie s’élève à 4 573. Les départements de Artibonite (ou le premier cas a été enregistré) et l’ouest du pays qui comprend la capitale ,Port-au-Prince, sont les plus touchés par ce mal. Le choléra a réapparu en Haïti alors que la population n’avait pas affronté cette maladie depuis plus d’un siècle. L’épidémie s’étend sur 10 départements et s’est propagée, dans une moindre mesure, en République Dominicaine.
http://www.actulatino.com/2011/02/27/cuba-le-pays-apporte-son-aide-a-haiti-en-matiere-d-education-et-de-sante/

Haïti : Effort de transparence, souhaitée sur les ressources financières collectées pour les collectivités territoriales

Forum national sur la décentralisation
Le fonds de gestion et de développement des collectivités territoriales est-il une caisse noire ?
P-au-P, 25 févr. 2011 [AlterPresse] --- Les futurs dirigeants en Haïti doivent œuvrer en faveur de plus de transparence dans le mode d’utilisation des ressources financières, collectées non seulement pour l’administration centrale, mais aussi et surtout pour les collectivités locales.
Tel est le souhait formé par plusieurs participants au forum national sur la décentralisation (tenu les 11 et 12 février 2011 à Tabarre, municipalité au nord-est de la capitale), dont l’économiste Fritz Deshommes, qui intervenait sur les finances locales.
« Le fonds de gestion et de développement des collectivités territoriales (Fgdct) est géré comme une caisse noire en 2011 en Haïti, alors que l’Etat central évoque souvent une absence de disponibilités financières pour faire fonctionner convenablement les collectivités territoriales », relève Deshommes.
L’économiste, qui a dirigé l’administration générale des douanes il y a quelques années, dénote un manque d’intérêt des autorités vis-à-vis de la fiscalité locale, laquelle n’a jamais subi de restructuration profonde contrairement aux autres lois (de finances) nationales.
Il suggère au ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales (Mict), structure de référence des collectivités, d’envisager une étude appropriée à un remodelage de la fiscalité locale dans le sens des objectifs poursuivis avec une décentralisation effective et concrète.
Vu l’importance qu’allaient prendre les collectivités territoriales, une loi, adoptée en 1996, a prévu une assiette fiscale devant constituer les revenus pour le fonds de gestion et de développement des collectivités territoriales.
La loi, instituant le Fgdct, prélève 20 % de droits sur les cigarettes, 5% sur les primes d’assurances, 5% sur les montants gagnés à la loterie ou tous autres assimilés comme la borlette (la loterie populaire en Haïti), 2% sur les bordereaux de douane pour les marchandises importées, 25.00 gourdes [US $ 1.00 = 41.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes aujourd’hui] sur chaque billet d’avion, 20.00 gourdes comme droit d’immatriculation sur chaque véhicule en circulation dans le pays, 8.00 gourdes sur chaque appel international, 1% sur les salaires de chaque agent économique (gagnant un revenu de 5 mille gourdes ou plus), 1% sur les revenus nets imposables des particuliers (après déclaration définitive d’impôt, 1% sur le bilan des entreprises (appliqué aux personnes physiques).
La gestion des fonds collectés, au titre du Fgdct, devrait être assurée par un conseil de 11 membres comprenant : un membre de chaque conseil départemental (en 1996, il y avait 9 départements géographiques contre 10 depuis 2003), un délégué du ministère des finances et un délégué du ministère de l’intérieur.
Or, depuis la ratification de la Constitution du 29 mars 1987, les conseils départementaux n’ont jamais été institués.
De 1996 à l’année 2011, les revenus collectés pour ce fonds n’ont jamais été budgétisés, déplore Deshommes, considérant “très grave” le mode de gestion actuelle de ressources financières en principe vouées au développement des collectivités territoriales.
Ce qui donne droit à un pouvoir discrétionnaire, chez le ministère de l’intérieur, qui, ayant la haute main sur le fonds, peut choisir d’utiliser ces ressources financières à sa guise, en fonction de sympathies politiques et autres.
Considérant les différentes sources de revenus pour le Fgdct, beaucoup estiment que la somme réelle collectée serait supérieure au montant officiellement déclaré d’1 milliard 300 millions de gourdes. [rc apr 25/02/2011 13:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10694
Commentaires:
Nous avons toujours peur que la décentralisation ne se résume en fait à décentraliser la gabegie et la corruption. Avant il était question de mettre en exergue les compétences des autorités locales, mais ona  compris que Haïti reste le seul pays ou la compétence et l'excellence ne sont que des chimères des bienheureux et une utopie savante.

Haïti : 200 millions de dollars annuel

Par Europe1.fr avec AFP
Publié le 28 février 2011 à 06h30
Le président de la Banque interaméricaine de développement (BID) Luis Alberto Moreno a annoncé dimanche l'octroi d'un don annuel de l'ordre de 200 millions de dollars sur une période de dix ans à Haïti frappé en 2010 par un violent séisme.

"Il s'agit de dons et non de prêts accordés dans le cadre d'un effort de la BID qui travaille avec le gouvernement haïtien et les autres bailleurs pour la reconstruction d'Haïti", a indiqué Luis Alberto Moreno en visite officielle à Port-au-Prince où il doit participer lundi à une réunion de la commission de reconstruction (CIRH).
http://www.europe1.fr/International/Haiti-200-millions-de-dollars-annuel-432243/
Commentaires:*
Quand les haïtiens liront cette dépêche ils se diront , voilà que la communauté internationale donne de l'argent au gouvernement de Preval et rien n'est fait pour résoudre TOUS  les problèment qui leur pourrissent la vie. Ce que la dépêche ne dit pas, c'est que souvent ces attributions en forme de dons sont allouées à l'appui budgétaire c'est à dire en Haïti pour payer les employés de l'état.

samedi 26 février 2011

Premières opérations à cœur ouvert en Haïti

AFP.- 26/02/2011 Une dizaine de médecins français du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse ont mené en Haïti les premières opérations à coeur ouvert jamais réalisées dans le pays le plus pauvre des Amériques, en opérant avec succès quatre personnes à Port-au-Prince. Cette première a été rendue possible par La Chaîne de l'espoir, une organisation humanitaire qui intervient en Haïti depuis le tremblement de terre de janvier 2010, en traumatologie et chirurgie plastique notamment.
"Nous nous sommes dit qu'il fallait faire quelque chose dans ce pays de plus de 8 millions d'habitants où il n'y a pas du tout de chirurgie cardiaque. C'est comme ça qu'on a mis sur pied cette mission qui a permis de sauver un enfant de sept mois", explique le chirurgien Daniel Roux, chef de la mission. Dans la clinique privée du docteur Margareth Dégand, qui s'est ouverte en partie à la médecine publique au lendemain du séisme, les médecins français ont travaillé pendant deux semaines avec du matériel qu'ils ont fait venir pour l'occasion.
Trois enfants et une femme de 42 ans, mère de cinq enfants, ont ainsi été opérés à coeur ouvert en présence de médecins haïtiens invités par leurs confrères français dans cette clinique située à Pétion-ville, dans la banlieue de la capitale. La petite Neyssa Hérard, sept mois, est repartie dans les bras de sa mère trois jours après l'opération. Elle sera suivie par un pédiatre qui l'a prise en charge.
La mère de famille est une "exception": "on n'allait pas laisser mourir une mère sous prétexte qu'on ne soigne que des enfants. La meilleure façon de soigner les enfants c'est de soigner la mère", fait valoir le Dr Roux. Une prothèse valvaire d'un coût de 2.000 euros a été implantée avec succès et Marie Ilane Nelson est en train de récupérer. "On est ravis, on a eu une équipe formidable qui a fait un travail extraordinaire. On a permis à des gens défavorisés qui n'auraient jamais pu bénéficier d'un tel traitement de le faire ici en Haïti", se réjouit le docteur Dégand.
D'autres missions semblables, emmenées par le docteur Roux, devraient suivre, en attendant qu'Haïti se dote d'un centre de chirurgie cardiologique. "Notre rêve c'est de créer un centre cardiaque destiné aux enfants souffrant de malformations congénitales. Il va falloir trouver les moyens", explique le docteur Dégand, qui a mis à disposition temporairement sa clinique pour les opérations et la formation d'un personnel haïtien spécialisé.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/02/26/97001-20110226FILWWW00335-1es-operations-a-cur-ouvert-en-haiti.php

L'Algue d'or sélectionne trois auteurs haïtiens - Saint-Briac-sur-Mer

jeudi 24 février 2011 Depuis trois ans, le prix de L'Algue d'or, qui prend un essor considérable, est décerné à un auteur, choisi parmi cinq écrivains francophones de cinq pays différents. L'an dernier, la littérature haïtienne a occupé une place importante dans les lectures opérées par un jury pointilleux. L'histoire se renouvelle, comme l'a annoncé, samedi, Vincent Denby-Wilkes, président de l'association Des rives et des livres.
« Nous proposons à la lecture du jury, trois livres de trois auteurs haïtiens qui se trouvaient à Port-au-Prince, au moment du terrible tremblement de terre de janvier 2010. C'est un témoignage de la vie culturelle de ce peuple. Un hommage aussi à la contribution continue qu'apporte la littérature haïtienne à la vie et au devenir de la langue française. Comme une forme de solidarité. » Le jury étudiera ces ouvrages, en vue de la sélection définitive de mai. Les cinq livres retenus seront, cet été, à la disposition du public, qui rendra son verdict.
À noter que le livre plébiscité par les lecteurs, l'an dernier, Terre des affranchis, a finalement reçu neuf autres récompenses, dont le Prix des cinq continents. L'association avait, pour l'attribution de L'Algue d'or, accueilli Liliana Lazar, auteur roumaine qui présentait son premier roman.
La seconde édition d'Initiative Haïti a retenu, pour la lecture, Tout bouge autour de moi, de Dany Lafferrière (Grasset), Le sang et la mer (Vents d'ailleurs), de Gary Victor et Failles (Sabine Wespieser), de Yanick Lahens. Les trois auteurs sont originaires d'Haïti, très impliqués dans la vie culturelle de leur pays. Seul Dany Laferrière vit à Montréal, où il s'est exilé, en 1976, en raison de ses idées politiques. Les livres sont disponibles à la libraire L'encre marine.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-L-Algue-d-or-selectionne-trois-auteurs-haitiens-_35256-avd-20110224-59964543_actuLocale.Htm

vendredi 25 février 2011

La Concacaf complice de la Jamaïque dans l'exclusion d'Haïti

L'implication de la Concacaf dans la disqualification injuste de la sélection nationale des moins de 17 ans est l'une des principales informations fournies par la délégation ayant effectué une enquête à Montegobay. Le directeur général du ministère de la santé, Gabriel Timothée, son homologue des sports, Daniel Pierre Charles, le représentant du comite olympique, Patrick Blanchet et le journaliste Marcus Garcia ont eu des entretiens avec les officiels jamaïcains, dont le ministre de la santé. Les autorités jamaïcaines maintiennent la thèse de l'incompréhension pour expliquer les heurts avec les membres de la sélection nationale des moins de 17 ans. Ils ont fait valoir que la mise en quarantaine des membres de l'entourage d'une personne atteinte de malaria, n'est pas une mesure discriminatoire puisqu'elle est prévue dans le protocole de santé jamaïcain.
Les autorités jamaïcaines n'ont pas pu expliquer pourquoi l'équipe haïtienne a été disqualifiée alors que seulement 2 joueurs et un entraîneur étaient malade.
Les autorités sanitaires jamaïcaines avaient exigé que 5 autres joueurs non malades subissent des tests sanguins. Selon les enquêteurs haïtiens les heurts ont commencé lorsque les dirigeants du football haïtien ont refusé de se soumettre à ces tests d'évaluation.
Les responsables de la Concacaf se sont fait complice des autorités jamaïcaines en ordonnant la déportation des haïtiens. La Concacaf avait elle-même affrété un avion pour le rapatriement des haïtiens.
Le ministre des sports, Evans Lescouflair, s'insurge contre le comportement des jamaïcains et de leurs complices de la Concacaf et promet de porter le dossier par devant toutes les organisations internationales. L'exclusion de la sélection U-17 sera à l'ordre du jour de la rencontre des chefs d'Etats et de gouvernement de Caricom ce week end.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18836

Costa Rica win U-17 opener…US share pole position with Group ‘A’ win

The United States and Costa Rica, two of the teams fancied to qualify for Mexico, made winning starts Monday in the CONCACAF Under-17 World Cup, got underway at the Catharine Hall Stadium.

The Americans got off to a rousing start, by stomping their class on Cuba in a stirring 3-1 win, while Costa Rica recorded a similar 3-1 victory over Haiti in the curtain raiser.
The Haitians, found favour with the small crowd on hand for the opening encounter and had it going easy in the opening stages out-muscling the Central Americans.
“We had a planned trip to Argentina cancelled and that played a part in us not having sufficient match practice. We only had one game before the tournament against Jamaica,” Wilmer Etienne, Haiti Coach said through an interpreter.
That was not the script, however, in the first 15 minutes, as the Haitians pinned the Costa Ricans inside their own half, allowing them little room to spread passes.
Costa Rica goalkeeper, Pedro Roman, had to pull off a smart save diving low to his right to stop a rasping shot from Mardochee Pompee in the 11th minute.
Costa Rica responded with a well-timed run into the Haitian half, which resulted in the opening goal, when a corner kick found the head of the versatile William Quiroz and his looping header in the 23rd minute was misjudged by Wendy Thoby in goal for Haiti and lodged into the upper left side of the net.
Haiti never had to wait long and quickly was back on par only a minute after conceding the opener from a torrid left-footed drive from Johnley Chery which ruffled the net in the 24th minute.
On minute 38, Costa Rican, John Ruiz’s mazy dribble inside the Haitian’s penalty area almost got the desired result, but held the ball too long, giving just enough time for Thoby to come off his line and smother the ball at his feet.
Gabriel Leiva then restored the Costa Rican lead in the 44th minute. The Captain lashed in a brilliant free kick from some 25 yards out to make the game 2-1, heading into the halftime break. Two minutes into the second half, they added their third when Ruiz blasted his shot into the goal from just outside the area.
They again came close in the 50th minute but this time Haiti’s Thoby saved spectacularly, diving full stretch to his right to pluck the ball out of the air.
Haiti could have scored second in the 53rd minute as the game opened up, but the attempt by team captain, Benchy Estama flew wide of the mark.
In the second game, Cuba dominated throughout against a static US team that still managed to come away with the win, thanks to goals from Alfred Karoma, who scored the only goal in the first half in the 27th minute.
The burly striker gave the US the lead following up on a good block by Sandy Sanchez in goal for Cuba. He parried a stinging shot from Dillon Serna for Karoma to run unto.
The Americans went further ahead in the second half when Andrew Oliver made it 2-0, then dangerman, Esteban Rodriguez made it 3-0, before Frank Lopez pulled one back for the Cubans.
-Additional reporting by Craig Oates
http://westernmirror.com/index.php/permalink/3622.html

Soirée haïtienne avec Bob Bovano, samedi 26 février - Montours

Samedi prochain, le chanteur compositeur haïtien Bob Bovano sera l'invité de l'association « Aide et Partage Haïti ».
L'artiste évoquera, en chansons, et accompagné de sa guitare, Haïti,son pays avec son folklore, sa culture, ses valeurs et la joie de vivre etles goûts artistiques de ses habi-tants, malgré le séisme du 12 janvier 2010. Quelques diapos seront projetées.
En février 2010, l'artiste était déjà venu parler de son pays ravagé, soirée à laquelle avait aussi participé l'abbé Louis Balusson, de Saint-Germain-en-Coglès, qui était à Haïti avec l'association Aide et Partage, au moment du séisme.

Aide et Partage Haïti
L'association apporte, depuis 15 ans, un soutien à des écoles et collèges de Port-de-Paix, au nord d'Haïti, à environ 150 km de Port-au-Prince : fournitures scolaires et outillage pour une école technique. Elle assure aussi l'école du soir et distribue quotidiennement entre 1 200 à 1 500 repas (riz ou casse-croûte) au milieu des cours.
L'école du soir accueille les enfants les plus pauvres. « Ils arrivent à14 h, au moment où les autres élèves s'en vont, explique Louis Balusson. Ils assistent aux cours et reçoivent, actuellement, un gros casse-croûte avec un peu de margarine. Aux dernières nouvelles, certains élèves en emportent la moitié à la maison pour leur frère ou soeur ! »
Samedi 26 février, à partir de 20 h 30, au centre culturel duCoglais, Montours. Plein tarif : 8 €. Enfants de moins de 12 ans : 5 €.Un pot de l'amitié et une vente d'objets d'artisanat termineront la rencontre.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Soiree-haitienne-avec-Bob-Bovano-samedi-26-fevrier-_35111-avd-20110223-59957799_actuLocale.Htm

Haïti: un expert de l'ONU souligne la nécessité de lutter contre l'impunité

Agence France-Presse, Port-au-Prince
L'expert indépendant de l'ONU Michel Forst a insisté jeudi sur la nécessité de lutter contre l'impunité en Haïti, au terme d'une mission de quatre jours dans le pays pour y évaluer la situation des droits de l'homme.
«Il y a une exigence de justice en Haïti et il est important que la lutte contre l'impunité passe par des voies judiciaires et un devoir de mémoire, d'éducation et de prise de conscience», a déclaré M. Forst au bureau de la Mission de l'ONU pour la stabilisation d'Haïti (Minustah) en faisant allusion au retour récent de l'ex-dictateur Jean-Claude Duvalier.
Au cours de sa mission d'une semaine sur la situation des droits humains en Haïti, M. Forst a rencontré plusieurs responsables haïtiens et a été reçu par le président sortant René Préval avec qui il a évoqué la question du jugement de M. Duvalier revenu en Haïti après 25 ans d'exil en France.
Il a rappelé que la haut commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme avait offert son expertise juridique aux autorités haïtiennes à propos de ce dossier et que cette proposition a été acceptée par le chef de l'Etat haïtien.
M. Forst qui en était à sa septième mission en Haïti a rappelé que la réforme de la justice, et notamment l'indépendance du pouvoir judiciaire est bloquée depuis plusieurs années en Haïti.
Il a ainsi invité les deux candidats dans la course à la présidence d'Haïti à «s'engager pour un plus grand respect des droits de l'homme et pour la réforme de la justice, la lutte contre l'impunité et l'accès de tous les Haïtiens aux service de base».
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201102/24/01-4373741-haiti-un-expert-de-lonu-souligne-la-necessite-de-lutter-contre-limpunite.php
Commenaires:
Faut-il être un expert de l'ONU pour arriver à cette conclusion? Faut-il payer une mission pour pondre ce genre de déclaration?
Un autre expert de l'OEA avait lui aussi donné son avis et il a été limogé.
Ah! ces bons experts comme nous vous aimons!!!