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samedi 26 février 2011

L'Algue d'or sélectionne trois auteurs haïtiens - Saint-Briac-sur-Mer

jeudi 24 février 2011 Depuis trois ans, le prix de L'Algue d'or, qui prend un essor considérable, est décerné à un auteur, choisi parmi cinq écrivains francophones de cinq pays différents. L'an dernier, la littérature haïtienne a occupé une place importante dans les lectures opérées par un jury pointilleux. L'histoire se renouvelle, comme l'a annoncé, samedi, Vincent Denby-Wilkes, président de l'association Des rives et des livres.
« Nous proposons à la lecture du jury, trois livres de trois auteurs haïtiens qui se trouvaient à Port-au-Prince, au moment du terrible tremblement de terre de janvier 2010. C'est un témoignage de la vie culturelle de ce peuple. Un hommage aussi à la contribution continue qu'apporte la littérature haïtienne à la vie et au devenir de la langue française. Comme une forme de solidarité. » Le jury étudiera ces ouvrages, en vue de la sélection définitive de mai. Les cinq livres retenus seront, cet été, à la disposition du public, qui rendra son verdict.
À noter que le livre plébiscité par les lecteurs, l'an dernier, Terre des affranchis, a finalement reçu neuf autres récompenses, dont le Prix des cinq continents. L'association avait, pour l'attribution de L'Algue d'or, accueilli Liliana Lazar, auteur roumaine qui présentait son premier roman.
La seconde édition d'Initiative Haïti a retenu, pour la lecture, Tout bouge autour de moi, de Dany Lafferrière (Grasset), Le sang et la mer (Vents d'ailleurs), de Gary Victor et Failles (Sabine Wespieser), de Yanick Lahens. Les trois auteurs sont originaires d'Haïti, très impliqués dans la vie culturelle de leur pays. Seul Dany Laferrière vit à Montréal, où il s'est exilé, en 1976, en raison de ses idées politiques. Les livres sont disponibles à la libraire L'encre marine.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-L-Algue-d-or-selectionne-trois-auteurs-haitiens-_35256-avd-20110224-59964543_actuLocale.Htm

vendredi 25 février 2011

La Concacaf complice de la Jamaïque dans l'exclusion d'Haïti

L'implication de la Concacaf dans la disqualification injuste de la sélection nationale des moins de 17 ans est l'une des principales informations fournies par la délégation ayant effectué une enquête à Montegobay. Le directeur général du ministère de la santé, Gabriel Timothée, son homologue des sports, Daniel Pierre Charles, le représentant du comite olympique, Patrick Blanchet et le journaliste Marcus Garcia ont eu des entretiens avec les officiels jamaïcains, dont le ministre de la santé. Les autorités jamaïcaines maintiennent la thèse de l'incompréhension pour expliquer les heurts avec les membres de la sélection nationale des moins de 17 ans. Ils ont fait valoir que la mise en quarantaine des membres de l'entourage d'une personne atteinte de malaria, n'est pas une mesure discriminatoire puisqu'elle est prévue dans le protocole de santé jamaïcain.
Les autorités jamaïcaines n'ont pas pu expliquer pourquoi l'équipe haïtienne a été disqualifiée alors que seulement 2 joueurs et un entraîneur étaient malade.
Les autorités sanitaires jamaïcaines avaient exigé que 5 autres joueurs non malades subissent des tests sanguins. Selon les enquêteurs haïtiens les heurts ont commencé lorsque les dirigeants du football haïtien ont refusé de se soumettre à ces tests d'évaluation.
Les responsables de la Concacaf se sont fait complice des autorités jamaïcaines en ordonnant la déportation des haïtiens. La Concacaf avait elle-même affrété un avion pour le rapatriement des haïtiens.
Le ministre des sports, Evans Lescouflair, s'insurge contre le comportement des jamaïcains et de leurs complices de la Concacaf et promet de porter le dossier par devant toutes les organisations internationales. L'exclusion de la sélection U-17 sera à l'ordre du jour de la rencontre des chefs d'Etats et de gouvernement de Caricom ce week end.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18836

Costa Rica win U-17 opener…US share pole position with Group ‘A’ win

The United States and Costa Rica, two of the teams fancied to qualify for Mexico, made winning starts Monday in the CONCACAF Under-17 World Cup, got underway at the Catharine Hall Stadium.

The Americans got off to a rousing start, by stomping their class on Cuba in a stirring 3-1 win, while Costa Rica recorded a similar 3-1 victory over Haiti in the curtain raiser.
The Haitians, found favour with the small crowd on hand for the opening encounter and had it going easy in the opening stages out-muscling the Central Americans.
“We had a planned trip to Argentina cancelled and that played a part in us not having sufficient match practice. We only had one game before the tournament against Jamaica,” Wilmer Etienne, Haiti Coach said through an interpreter.
That was not the script, however, in the first 15 minutes, as the Haitians pinned the Costa Ricans inside their own half, allowing them little room to spread passes.
Costa Rica goalkeeper, Pedro Roman, had to pull off a smart save diving low to his right to stop a rasping shot from Mardochee Pompee in the 11th minute.
Costa Rica responded with a well-timed run into the Haitian half, which resulted in the opening goal, when a corner kick found the head of the versatile William Quiroz and his looping header in the 23rd minute was misjudged by Wendy Thoby in goal for Haiti and lodged into the upper left side of the net.
Haiti never had to wait long and quickly was back on par only a minute after conceding the opener from a torrid left-footed drive from Johnley Chery which ruffled the net in the 24th minute.
On minute 38, Costa Rican, John Ruiz’s mazy dribble inside the Haitian’s penalty area almost got the desired result, but held the ball too long, giving just enough time for Thoby to come off his line and smother the ball at his feet.
Gabriel Leiva then restored the Costa Rican lead in the 44th minute. The Captain lashed in a brilliant free kick from some 25 yards out to make the game 2-1, heading into the halftime break. Two minutes into the second half, they added their third when Ruiz blasted his shot into the goal from just outside the area.
They again came close in the 50th minute but this time Haiti’s Thoby saved spectacularly, diving full stretch to his right to pluck the ball out of the air.
Haiti could have scored second in the 53rd minute as the game opened up, but the attempt by team captain, Benchy Estama flew wide of the mark.
In the second game, Cuba dominated throughout against a static US team that still managed to come away with the win, thanks to goals from Alfred Karoma, who scored the only goal in the first half in the 27th minute.
The burly striker gave the US the lead following up on a good block by Sandy Sanchez in goal for Cuba. He parried a stinging shot from Dillon Serna for Karoma to run unto.
The Americans went further ahead in the second half when Andrew Oliver made it 2-0, then dangerman, Esteban Rodriguez made it 3-0, before Frank Lopez pulled one back for the Cubans.
-Additional reporting by Craig Oates
http://westernmirror.com/index.php/permalink/3622.html

Soirée haïtienne avec Bob Bovano, samedi 26 février - Montours

Samedi prochain, le chanteur compositeur haïtien Bob Bovano sera l'invité de l'association « Aide et Partage Haïti ».
L'artiste évoquera, en chansons, et accompagné de sa guitare, Haïti,son pays avec son folklore, sa culture, ses valeurs et la joie de vivre etles goûts artistiques de ses habi-tants, malgré le séisme du 12 janvier 2010. Quelques diapos seront projetées.
En février 2010, l'artiste était déjà venu parler de son pays ravagé, soirée à laquelle avait aussi participé l'abbé Louis Balusson, de Saint-Germain-en-Coglès, qui était à Haïti avec l'association Aide et Partage, au moment du séisme.

Aide et Partage Haïti
L'association apporte, depuis 15 ans, un soutien à des écoles et collèges de Port-de-Paix, au nord d'Haïti, à environ 150 km de Port-au-Prince : fournitures scolaires et outillage pour une école technique. Elle assure aussi l'école du soir et distribue quotidiennement entre 1 200 à 1 500 repas (riz ou casse-croûte) au milieu des cours.
L'école du soir accueille les enfants les plus pauvres. « Ils arrivent à14 h, au moment où les autres élèves s'en vont, explique Louis Balusson. Ils assistent aux cours et reçoivent, actuellement, un gros casse-croûte avec un peu de margarine. Aux dernières nouvelles, certains élèves en emportent la moitié à la maison pour leur frère ou soeur ! »
Samedi 26 février, à partir de 20 h 30, au centre culturel duCoglais, Montours. Plein tarif : 8 €. Enfants de moins de 12 ans : 5 €.Un pot de l'amitié et une vente d'objets d'artisanat termineront la rencontre.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Soiree-haitienne-avec-Bob-Bovano-samedi-26-fevrier-_35111-avd-20110223-59957799_actuLocale.Htm

Haïti: un expert de l'ONU souligne la nécessité de lutter contre l'impunité

Agence France-Presse, Port-au-Prince
L'expert indépendant de l'ONU Michel Forst a insisté jeudi sur la nécessité de lutter contre l'impunité en Haïti, au terme d'une mission de quatre jours dans le pays pour y évaluer la situation des droits de l'homme.
«Il y a une exigence de justice en Haïti et il est important que la lutte contre l'impunité passe par des voies judiciaires et un devoir de mémoire, d'éducation et de prise de conscience», a déclaré M. Forst au bureau de la Mission de l'ONU pour la stabilisation d'Haïti (Minustah) en faisant allusion au retour récent de l'ex-dictateur Jean-Claude Duvalier.
Au cours de sa mission d'une semaine sur la situation des droits humains en Haïti, M. Forst a rencontré plusieurs responsables haïtiens et a été reçu par le président sortant René Préval avec qui il a évoqué la question du jugement de M. Duvalier revenu en Haïti après 25 ans d'exil en France.
Il a rappelé que la haut commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme avait offert son expertise juridique aux autorités haïtiennes à propos de ce dossier et que cette proposition a été acceptée par le chef de l'Etat haïtien.
M. Forst qui en était à sa septième mission en Haïti a rappelé que la réforme de la justice, et notamment l'indépendance du pouvoir judiciaire est bloquée depuis plusieurs années en Haïti.
Il a ainsi invité les deux candidats dans la course à la présidence d'Haïti à «s'engager pour un plus grand respect des droits de l'homme et pour la réforme de la justice, la lutte contre l'impunité et l'accès de tous les Haïtiens aux service de base».
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201102/24/01-4373741-haiti-un-expert-de-lonu-souligne-la-necessite-de-lutter-contre-limpunite.php
Commenaires:
Faut-il être un expert de l'ONU pour arriver à cette conclusion? Faut-il payer une mission pour pondre ce genre de déclaration?
Un autre expert de l'OEA avait lui aussi donné son avis et il a été limogé.
Ah! ces bons experts comme nous vous aimons!!!

jeudi 24 février 2011

Martelly promet améliorer l’éducation avec l’argent de la loterie et des jeux

Par Agence EFE – Port-au-Prince le 22 février 2011 (EFE).- Le candidat à la présidence d’Haïti, Michel Martelly s’est compromis aujourd’hui à réinstaurer la loterie Nationale et assigner à l’Etat un 10% des entrées des banques de jeu populaires dans le but d’obtenir des fonds pour améliorer l’éducation et le bien être des haïtiens.
« Les électeurs et électrices ne veulent pas d’argent, mais un vrai accompagnement, de l’eau potable et la construction d’infrastructures comme des routes » a opiné Martelly dans des déclarations publiées dans des médias locaux.
Le candidat de Réponse Paysan, qui aura l’ex première dame de la république Mirlande Manigat comme rival au second tour fixé au 20 mars, est comme elle en campagne.
Durant une visite dans le nord du pays, durant lequel il a repris des chansons de son répertoire comme interprète du compas direct, il a observé selon ce qu’il a dit, « beaucoup d’opportunités dans le département du Nord, comme beaucoup de terres sans activité agricole, des possibilités d’investissements dans le tourismes pour certaines plages ».
Martelly a promis que s’il gagne le deuxième tour des élections, il favorisera des investissements dans l’éducation à partir des ressources provenant de la relance de la Loterie nationale qui n’existe plus depuis des années dans le pays et aussi de 10% des entrées des banques populaires de paris, connues populairement comme « borlette ».
Le candidat-chanteur a mentionné aussi la possibilité d’obtenir un appui de 200 millions de dollars du Fonds Monétaire international (FMI)
Entretemps, madame Manigat a promis hier si elle gagne les élections, de transformer la grande commune de « Cité Soleil » en un espace de lumière, ou les gens pourront vivre dans de meilleures conditions sanitaires et sécuritaires.
Plusieurs milliers d’habitants de Cité Soleil y compris des partisans de Michel Martelly, ont assisté au discours électoral de Manigat, selon les médias locaux.
Outre le président, les haïtiens éliront au cours des élections du 20 mars 79 députés (20 ont déjà assuré leurs places au parlement en gagnant au premier tour) , sept sénateurs qui s’ajouteront aux 4 vainqueurs du premier tour.
Source: http://www.google.com/hostednews/epa/article/ALeqM5hDytpnmE5GeqPq6CNzObsnUTbp-g?docId=1469732
Traduction: Decky Lakyel pour Haïti Recto Verso

La coopération en matière de santé du Brésil et de Cuba avance en Haïti

JUAN DIEGO NUSA PEÑALVER, ENVIOYE SPECIAL La coopération de Cuba et du Brésil dans le renforcement du système national de Santé en Haïti dans le contexte de la commission tripartite, avance de façon satisfaisante à près d’un an de la signature des accords correspondants, a déclaré le Docteur Carlos Felipe Almeida D’Oliveira, coordonnateur de projets du Ministère de la Santé de la nation sud-américaine aux envoyés de la presse cubaine.
Le fonctionnaire brésilien s’est réuni avec le docteur Lorenzo Somarriba, chef de la Mission Médicale cubaine en Haïti, dans le cadre du groupe Gestionnaire d de la Commission Tripartite pour l’exécution des accords durant une rencontre dans le siège de l’ambassade du Brésil à Pétion Ville, a six kilomètres à l’ouest de Port-au-Prince, la capitale haïtienne dévastée.
Almeida D’Oliveira a qualifié cette coopération comme la plus grande que détient son pays dans le domaine de la santé avec une autre nation et l’a définie comme une priorité du gouvernement de la présidente Dilam Roussef.
Après avoir souligné la volonté politique de Brasilia et de la Havane dans ce domaine, il a fait savoir que le congrès brésilien a approuvé une enveloppe de 80 millions de dollars pour l’exécution cette année et l’année prochaine différents projets comme la construction se basant sur l’expertise cubaine de quatre hôpitaux communautaires de références dans les localités de Carrefour, Bon Repos, Tabarre et Croix des bouquets, dans le département de l’Ouest très proche de Port-au-Prince
Cet effort prévoit aussi l’achat de 30 ambulances pour le système de santé haïtien, de vaccins et du matériel en appui au programme national d’immunisation et la formation en deux ans de 2000 agents communautaires de santé locaux, une expérience appliquée avec succès au Brésil.
En plus de la remise du financement pour la lutte contre le choléra en Haïti domaine dans lequel il a adressé des éloges en faveur de la brigade cubaine, qui jusqu’à mardi avait sauvé la vie a plus de 69.639 haïtiens contaminés par la dangereuse maladie, qui aujourd’hui présente une mortalité très basse (0.39%) sin avoir a déploré des décès depuis 34 jours consécutifs.

Source : http://www.granma.cubaweb.cu/2011/02/24/cubamundo/artic02.html
Traduction Decky Lakyel Pour Haïti Recto Verso

Commentaires :
L'auteur de cet article a failli ne pas mentionner le secteur haïtien. Heureusement que le mot TRIPARTITE existe. Puisqu'il s'agit de vanter la coopération Brésil/Cuba en faveur d'Haïti on imagine que la troisième manche du triptiyque correspond bien à Haïti.
Loin d'un lapsus évocateur, pour reprendre ces formules-clichés trop usitées, ceci traduit justement le comportement du secteur Haïtien dans la gestion des grands dossiers. Absentéisme à défaut d'une démission nette et claire.
L’utopie la plus grande c’est de vouloir faire croire que l’on arrivera à faire d’Haïti une nation, un pays en racolant bric et broc les morceaux de ce gigantesque puzzle qu’essaient de monter des acteurs divers, hétérogènes et hétéroclites dans leurs visions, dans leurs expériences et leur savoir faire. De gouvernement-marionnette on passera à un pseudo pays désarticulé de la tête au pied qui aura définitivement et indéfiniment besoin d’un soutien pour montrer une face. C’est à se demander ou se cachent-elles, les forces vives de la nation, s’il en reste. Ou est-il ce dernier rempart qui devra rester infranchissable malgré vents et marées pour sauvegarder un soupçon de dignité et le gène du phénix qui renaîtra de ces cendres ?

Haïti-Insécurité-Cholera : Cri d’alarme dans le département du Centre

mercredi 23 février 2011
Correspondance : Ronel Odatte
P-au-P, 23 fév. 2011 [AlterPresse] --- La « situation est alarmante » dans les régions frontalières du Plateau Central qui subissent les contrecoups de l’insécurité et de l’épidémie de cholera, s’inquiètent les autorités locales.
Dans les localités de la Mielle, Ti Lory, et Bocbanique, l’insécurité rend impossible tout déplacement durant la nuit. « La situation tend à se dégénérer », et les coups de feu sont de plus en plus fréquents, selon un agent de l’ordre ayant requis l’anonymat.
Le juge titulaire du tribunal de paix de Thomassique (haut plateau central) Demoncier Desarmes indique que la circulation d’armes illicites a considérablement augmenté dans cette région. Le juge, qui n’a fait état d’aucune arrestation, souligne que cette commune compte 7 policiers pour une population de 57.496 habitants.
Selon de récentes estimations, la police nationale compte en tout 8 mille 475 membres, dont les 2/3 sont affectés au département de l’Ouest.
« On enregistre des cas de vols et de viols, tous les jours. Les gens demandent de l’aide, mais nous ne pouvons pas faire davantage, car la situation est compliquée », se désole Desarmes.
Terre d’accueil pour les rapatriés, lieu propice pour le commerce licite et illicite, le trafic d’être humain, et refuge pour les présumés meurtriers ou véritables criminels, le Plateau Central a toujours endossé une réputation peu reluisante.
Aujourd’hui outre l’insécurité, les cas de lynchage en lien avec l’épidémie de cholera persistent. Alors qu’on a déjà recensé 68 morts, le maire de la commune de Thomassique, Wilmane Mathé, a indiqué que 12 personnes ont été tuées à l’arme blanche entre novembre 2010 et janvier 2011 sous prétexte qu’elles avaient en leur possession une poudre magique capable de transmettre le cholera. Les coupables de ces actes n’ont pas été arrêtés.
D’autre part si l’épidémie déclenche la violence elle a aussi des incidences néfastes sur le commerce.
Les commerçants et commerçantes qui fréquentent les marchés dominicains se trouvent dans l’incapacité d’écouler leurs produits. Plusieurs d’entre eux ont déclaré que leurs activités commerciales sont paralysées depuis l’apparition du cholera en Haïti.
C’est interdit de se rendre à l’autre côté de la frontière, et les dominicains ne veulent pas transporter les produits venant d’Haïti de peur qu’ils ne soient contaminés, se plaignent ils.
Par ailleurs, la République Dominicaine continue de rapatrier des haïtiens vers la frontière. Le bureau du Groupe d’appui aux Refugiés et aux Rapatriés (GARR) à Thomassique reçoit plus de vingt personnes par jour, d’après sa directrice Délicieuse Paul.
Une fois rapatriées, ces personnes, qui pour la plupart ne sont pas originaires du Plateau Central, cherchent à s’établir dans la région alors que déjà, l’accès pour les riverains aux services de base est pratiquement inexistant, ajoute-t-elle.
Délicieuse Paul rappelle en outre que ces rapatriements se font dans l’irrespect des droits fondamentaux des migrants haïtiens. [ro kft gp apr 23/02/2011 12 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10677

mardi 22 février 2011

Ira Kuzban et des militants lavalas sont furieux en raison du retard dans le retour d'Aristide

Ira J. Kurzban l'avocat de l'ex-Président Jean-Bertrand Aristide, exprime ouvertement ses préoccupations en ce qui a trait au retour du chef du parti lavalas. Le juriste soutient que son client ne peut pas rentrer en Haïti sans la coopération des gouvernements des États-Unis et d'Afrique du Sud.
Inquiet, M. Kuzban a mis en doute les déclarations du gouvernement sud-africain relatives aux dispositions pour assurer le retour de l'ancien Président Aristide en Haïti. L'avocat d'Aristide aurait sollicité des explications de la ministre haïtienne des affaires étrangères, Marie Michele Rey, autour de ce dossier.
En Floride des militants lavalas ont organisé vendredi un sit-in devant les locaux du Miami Herald pour protester contre un éditorial paru dans le journal le 10 février dernier et qui déconseillait le retour de l'ex-président Jean Bertrand Aristide avant le second tour des élections. Les manifestants ont exprimé leur colère et indignation contre ces remarques.
Après les réjouissances en raison de la délivrance du passeport diplomatique, les militants lavalas en Haïti ont été contraints d'organiser une nouvelle manifestation vendredi pour exiger le retour. Les dirigeants lavalas ne cessent de tirer à boulets rouges sur les représentants de la communauté internationale qu'ils accusent d'avoir contribuer au déclenchement de la crise électorale. Maryse Narcisse, porte parole de Jean Bertrand Aristide a dénoncé ce qu'elle appelle l'ingérence arrogante de la communauté internationale dans les affaires haïtiennes notamment dans le processus électoral.
Ces déclarations prouvent que le torchon brule entre lavalas et les principaux partenaires d'Haïti que le parti avait accusé d'avoir enlevé le président Aristide le 29 février 2004.
LLM / radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18817

Football : Mission d’investigation du gouvernement d’Haïti en Jamaïque après la mise en quarantaine, suivie d’expulsion, de l’équipe U-17

Marche d’indignation de plusieurs milliers de personnes le 18 février 2011 lundi 21 février 2011
Plusieurs milliers de personnes ont protesté samedi à P-au-P contre l’insulte des autorités politiques jamaïcaines aux joueurs haïtiens de football.
Après avoir exprimé leur indignation pendant environ 3 heures, les manifestants ont symboliquement incendié un drapeau du marché commun caribéen (Caricom) devant même le siège de la représentation régionale à Pétionville.
P-au-P, 21 févr. 2011 [AlterPresse] --- Une délégation, composée de membres des ministères des sports et de la santé publique d’Haïti, s’est rendue à Kingston, dimanche 20 février 2011, en vue de faire le jour sur les circonstances de la mise en quarantaine, puis de l’expulsion, le 16 février dernier, de la sélection U17 de football qui participait, à la Jamaïque, aux éliminatoires de la coupe du monde pour cette catégorie d’âge (moins de 17 ans) prévue l’été prochain au Mexique.
Malgré les regrets exprimés par le gouvernement jamaïcain, les autorités haïtiennes entendent porter l’affaire devant plusieurs instances internationales, dont la confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes (Concacaf), la conférence des ministres de la jeunesse et des sports des pays ayant le français en partage (Confejes), la communauté économique caribéenne (Caricom).
Cette mission d’investigation fait suite à des mouvements de protestation et d’indignation, notamment une manifestation de plusieurs milliers de personnes de différentes couches nationales,. le samedi 18 février, à Port-au-Prince.
La manifestation du 18 février 2011, à la fin de laquelle un drapeau de la Caricom a été incendié par les protestataires, constitue un premier signal en direction des autorités de la Jamaïque, en attendant d’autres initiatives de dénonciation de l’insulte au peuple haïtien, annonce l’ancienne ministre à la culture Magali Comeau Denis.
Parmi les actions envisagées, les manifestants, dont un grand nombre arboraient le bicolore bleu et rouge national, évoquent le boycott des produits de la Jamaïque ainsi que des initiatives susceptibles d’avoir des incidences sur le nombre de touristes qui visitent régulièrement la Jamaïque.
Les organisateurs de la manifestation du 18 février réclament également un dédommagement moral pour les violations de droits humains à l’encontre des jeunes joueurs haïtiens de football ainsi que de leur encadrement sportif et technique.
A l’issue de la manifestation, une coupe a été remise aux jeunes joueurs (mineurs) haïtiens de football, qui se sont déclarés prêts à continuer de porter et de défendre les couleurs nationales dans le cadre d’autres compétitions internationales.
Entre-temps, la mobilisation devrait se poursuivre parmi les ressortissants d’Haïti de la diaspora contre l’attitude des autorités de la Jamaïque à l’égard des joueurs (mineurs) de football national.
La sélection de football des moins de 17 ans d’Haïti se serait déplacée en Jamaïque sans l’accompagnement d’un staff médical, selon certaines informations circulant dans la capitale Port-au-Prince.
Pour sa part, le ministère haïtien des affaires étrangères (Mae) a rappelé, pour consultation, le chargé d’affaires d’Haïti à la Jamaïque, Max Alcé.
Avant de prendre l’avion de Kingston à Port-au-Prince, le chargé d’affaires a eu le temps de remettre une lettre de protestation diplomatique au ministère jamaïcain des affaires étrangères.
Qualifiant de « fâcheux » ce qui s’est passé la semaine dernière à la Jamaïque, le Mae souligne que cela ne saurait compromettre les relations diplomatiques entre les 2 pays. [rh rc apr 21/02/2011 09:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10670

La FIFA envisage de qualifier Haïti pour le Mondial U-17

René Préval a obtenu cette promesse de Joseph Blatter lors d’une conversation téléphonique qu’ils ont eue alors que le Président sortant venait de recevoir les jeunes footballeurs haïtiens encore très traumatisés par leur expulsion de la Jamaïque lundi 21 février 2011,
Le président de la Fédération internationale de football association (FIFA), Joseph Blatter, a évoqué lundi avec le Président René Préval une possible qualification d’Haïti pour la phase finale du Mondial U-17 à titre de "réparation" après l’indignation nationale suscitée par l’expulsion scandaleuse de la Jamaïque de nos jeunes compatriotes.
Lors d’une conversation téléphonique en marge de la visite au Palais National (siège de la présidence) de la sélection des moins de 17 ans accompagnée du président de la Fédération haïtienne de football, Dr Yves Jean-Bart, M. Blatter a accueilli positivement une proposition du chef de l’Etat haïtien sortant.
M. Préval a reçu l’ensemble de la délégation et tenté de redonner le moral aux adolescents qu’il espère pouvoir devenir "plus forts" après la dure épreuve jamaïcaine.
Le dirigeant haïtien a souhaité la participation de l’équipe au Mondial prévu l’été prochain au Mexique, une mesure de justice et de réparation suggérée par l’entraîneur brésilien de la sélection nationale qui a évoqué le traitement exceptionnel qu’avait réservé la FIFA à la Corée du Nord, victime antérieurement d’attitudes aussi discriminatoires.
Sepp Blatter s’est déclaré prêt à discuter des modalités de l’intégration d’Haïti dans la phase finale de la Coupe du Monde qui se tiendra du 18 juin au 10 juillet.
A cet effet, une délégation composée notamment du ministre de la jeunesse et des sports, Evans Lescouflair, et du Dr Yves Jean-Bart doit se rendre rapidement au siège de la FIFA à Zurich.
Plusieurs milliers de manifestants ont protesté samedi à Port-au-Prince contre les autorités jamaïcaines qui ont chassés les jeunes footballeurs haïtiens sous prétexte que plusieurs d’entre eux avaient contracté la malaria et représentaient une menace sanitaire pour l’île anglophone.
Le gouvernement haïtien a rappelé son chargé d’affaires à Kingston, mais s’est gardé d’exiger des excuses face à ce qui s’apparente à un très grave incident diplomatique. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7537

lundi 21 février 2011

Haïti ...Des milliers d'Haïtiens manifestent pour le retour d'Aristide

Agence France-Presse 18/02/2011 16h26
PORT-AU-PRINCE - Plusieurs milliers de jeunes Haïtiens ont manifesté sans incident vendredi dans les rues de Port-au-Prince en faveur du retour de l'ex-président Jean-Bertrand Aristide, à qui les autorités ont fait parvenir un passeport après sept ans d'exil.
La manifestation, qui était partie des quartiers pauvres de la capitale où l'ancien président compte de nombreux partisans, a fait le tour du centre-ville avant de se disperser dans le calme devant le palais présidentiel.
«Nous voulons Aristide en Haïti», «Vive le retour d'Aristide», pouvait-on lire sur des pancartes que des jeunes brandissaient, tandis que plusieurs manifestants montraient des portraits de l'ex-président, renversé en 2004 par une insurrection armée avec la bénédiction des Etats-Unis et de la France.
«Nous nous apprêtons à célébrer son retour comme il se doit, le jour s'approche», a dit un ancien collaborateur de M. Aristide, qui a refusé d'être nommément identifié. Il a précisé que des préparatifs étaient en cours pour offrir un accueil digne à l'ancien président, qui vit en exil en Afrique du Sud.
La ministre haïtienne des Affaires étrangères Marie-Michelle Rey a indiqué vendredi à l'AFP «qu'aucun contact» n'avait été établi entre son ministère et son homologue sud-africaine quant à un retour de M. Aristide.
Jeudi, la ministre des Affaires étrangères sud-africaine avait assuré que des démarches étaient en cours pour préparer le retour de M. Aristide dans son pays.
M. Aristide reste très populaire en Haïti et les Etats-Unis ont mis en garde contre son éventuel retour avant le 20 mars, date du 2e tour de l'élection présidentielle, disant craindre que le processus électoral ne soit perturbé.
Début février, les autorités haïtiennes ont délivré un passeport pour l'ex-président à son avocat aux Etats-Unis, Ira Kurzban. L'avocat avait alors annoncé que M. Aristide serait de retour «très bientôt» en Haïti.
Mi-janvier, M. Aristide avait expliqué vouloir rentrer au pays pour des raisons médicales et aussi «pour contribuer à servir (ses) frères et soeurs haïtiens en tant que simple citoyen dans le domaine de l'éducation».
http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/02/20110218-162611.html

vendredi 18 février 2011

Haïti : Le Haut Plateau central au bord d’une crise environnementale

vendredi 18 février 2011 Correspondance spéciale : Ronel Odatte
Hinche (Haïti), 18 févr. 2011 [AlterPresse] --- Sécheresse, coupe anarchique des arbres, mauvaise gestion des déchets : le Haut Plateau central (au nord-est de la capitale) frôle la crise environnementale, alors que sa population vit entre l’aide des organisations non gouvernementales (Ong) et l’espoir de trouver un emploi dans les communautés limitrophes de ce département géographique en République Dominicaine, relève l’agence en ligne AlterPresse.
Entre 2001 et 2011, la température n’a pas cessé d’augmenter. Plusieurs espèces d’oiseaux ont déserté le département géographique, à l’image de la corneille, du ramier et du colibri, rapportent plusieurs habitants à AlterPresse.
L’eau, denrée inestimable, devient de plus en plus rare, le débit des rivières tend à diminuer, même pendant la période des pluies.
« Il n y a plus d’eau en abondance, le débit de la rivière Guayamouk (Ndlr : une déformation de l’expression « agua mucho ») alimentant le lac de Péligre diminue considérablement. Pourtant, le Haut Plateau Central faisait partie des régions d’Haïti ayant une forte pluviosité », constate Michelange Dérosier, maire adjoint de la commune de Hinche.
Les années semblent désormais être divisées en deux saisons : la période cyclonique et celle de la sécheresse.
Les deux dernières années (2009 et 2010) ont ainsi été particulièrement difficiles pour les agriculteurs du département du Centre. Plusieurs récoltes de maïs et de pois ont été détruites.
Les populations subiraient, jusqu’à présent, les effets de la sécheresse des années précédentes. avance Mérilus Bernard, coordonateur du conseil des assemblées de la section communale d’Aguahédionde, rive gauche (commune de Hinche).
Les produits agricoles, en provenance du département du Centre, touché sévèrement par l’épidémie de choléra (18 mille cas et plus de 300 décès depuis le 19 octobre 2010), sont stigmatisés par les consommateurs.
Le charbon de bois comme exutoire
Pour subvenir aux besoins de leurs familles, beaucoup d’habitants s’adonnent à la production de charbon de bois. lequel alimente à la fois le marché local et celui de la capitale, Port-au-Prince.
Dans la ville de Hinche, 90% de la population utilise le charbon de bois pour la cuisson des aliments. Il en résulte un processus de déboisement dans plusieurs localités.
Le commerce de charbon de bois est assimilé à une unique source de revenus par plusieurs habitants.
« Nous sommes obligés de nous rendre dans les sections communales pour acheter du charbon de bois chez les paysans, et ensuite le transporter par camion vers la capitale », reconnaît Flores Jean, qui pratique le commerce du charbon, depuis 2005, au Haut Plateau central.
La coupe des arbres, pour la fabrication du charbon, risque de s’intensifier durant les prochains mois, selon des perspectives sur la sécurité alimentaire en 2011 en Haïti, tracées par la coordination nationale pour la sécurité alimentaire (Cnsa).
La gestion des déchets, un casse-tète
A côté du déboisement, la ville de Hinche, considérée comme la métropole du département géographique du Centre, doit aussi faire face à la question des déchets. La mairie ne dispose que de 3 camions de voirie.
« Les déchets sont partout dans la ville. Les canaux sont jonchés de déchets en plastique et d’autres détritus, ce qui entrave l’écoulement des eaux de pluie et provoque souvent des inondations dans certains quartiers, comme : Sully, Croix Des Bossales et Bois Verna », explique un journaliste de la Radio Voix des Paysans, Josué Fleura.
Hinche connaît aussi un taux de croissance de population et un taux d’urbanisation les plus élevés de tout le département, souligne un dirigeant du mouvement des paysans de Papaye (Mpp).
L’attrait de la République Dominicaine
« Des milliers de paysans sont abandonnés á la merci des organisations non gouvernementales. La plupart des habitants du département se plaignent de ne pas pouvoir nourrir leurs enfants, ni de les envoyer á l’école », indique, pour sa part, l’un des responsables d’assemblées territoriales, Mérilus Bernard.
Dans certaines communes du Plateau central, comme Cerca-Cavajal, Cerca-La-Source et Thomassique, les jeunes de moins de moins de 25 ans ont tendance à se tourner, de plus en plus, vers la République Dominicaine dans l’espoir de se faire embaucher dans la branche de la construction.
Originaire de Pacas, section communale de Cerca La Source. Sainfort Althéas, 21 ans, qui n’a jamais été à l’école, déclare réfléchir à un projet de quitter le pays.
« La terre ne produit plus, il n’y a pas d’infrastructures. Je devrais me rediriger vers la République Dominicaine », songe-t-il.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10665

jeudi 17 février 2011

Vers le lancement officiel du fond d’intégration d’Haïti au CARICOM

Troisième et dernière réunion technique et préparatoire à cet effet jeudi 17 février 2011,
La troisième réunion du fond d’investissement Haïti-CARICOM s’est tenue mercredi à Port-au-Prince en présence du ministre haïtien de l’Economie et des Finances, Ronald Baudin et de l’ancien premier ministre de la jamaïque, envoyé spécial en Haïti de la Communauté des pays de la Caraïbe, Perceval Patterson.
D’un montant initial de 100 millions de dollars, ce fond devrait atteindre le milliard de dollars, a précisé le ministre des finances haïtien. Il doit favoriser l’intégration effective d’Haïti au marché commun de la Caraïbe, a-t-il ajouté. Le lancement officiel du fond est prévu pour le 25 février à l’ile de la Grenade.
Intervenant à l’ouverture de la dernière réunion technique et préparatoire avant le lancement du fond, l’ancien premier ministre jamaïcain a plaidé en faveur d’une véritable intégration d’Haïti à la communauté Caraïbe. Il a en ce sens déploré le fait qu’il n’existe jusqu’à présent pas de liaison aérienne directe entre Kingston et Port-au-Prince. Il doit venir le temps où l’on ne devra plus effectuer une escale à Miami pour sortir de la Jamaïque et arriver en Haïti, a-t-il déclaré sous les applaudissements des invités présents.
Le fond permettra non seulement qu’Haïti puisse accéder aux ressources financières indispensables à sa reconstruction et à son développement, mais il favorisera également la participation des entreprises caribéennes dans ce processus de relèvement, selon Patterson. Il a toutefois déploré le manque d’implication du secteur privé des affaires haïtien dans la constitution du fond. [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7520

Reconstruction en Haïti : un architecte belge propose des bâtiments "verts"

Info rédaction, publiée le 17 février 2011Partager16
Le projet Coral Reef - Crédit image : Vincent Callebaut Suite au séisme de 2010 qui a dévasté l'île d'Haïti, c'est aujourd'hui un pays entier qu'il faut repenser et reconstruire. L'architecte Vincent Callebaut propose un projet alliant urbanisme et nature.
Le projet Coral Reef a été pensé par l'architecte belge Vincent Callebaut pour accueillir les populations sinistrées en Haïti. Constitué essentiellement d'ossatures métalliques et de bois tropicaux, l'ensemble veut donner naissance à un village tridimensionnel et auto-suffisant en énergie. S'inspirant volontairement de la forme organique d’un récif corallien, l'ensemble des bâtiments sera complété de terrasses et de cascades végétales.
Les toitures seront composées de panneaux photovoltaïques qui capteront l’énergie solaire. Elles seront pensées pour devenir des jardins biologiques ; une initiative écologique et économique qui permettra à chaque futur habitant de cultiver ses propres denrées alimentaires.
Ce village futuriste résonne comme une belle invitation à la constitution d'un écosystème tropical conçu pour la faune et la flore locale, où chacun devient responsable et respectueux de son environnement.
En proposant ces logements sociaux écologiques, Vincent Callebaut prouve que l'urbanisme n'est pas incompatible avec l'éco-système responsable.
Découvrez ce projet architectural en images sur Maxisciences.
http://www.maxisciences.com/coral-reef/reconstruction-en-haiti-un-architecte-belge-propose-des-batiments-verts_art12619.html

L'Afrique du Sud va aider au retour d'Aristide en Haïti

LE CAP - L'Afrique du Sud a engagé des consultations pour aider au retour en Haïti de l'ex-président Jean-Bertrand Aristide, en exil sur son sol, a déclaré jeudi la ministre sud-africaine des Affaires étrangères Maite Nkoane-Mashabane. "Le président Aristide a-t-il demandé aux autorités sud-africaines s'il pouvait partir? La réponse est oui", a affirmé la ministre lors d'une conférence de presse en marge de la session parlementaire au Cap.
"Nous avons engagé des consultations avec toutes les parties intéressées afin de faciliter son retour au pays au moment approprié", a-t-elle ajouté.
Mme Nkoane-Mashabane n'a pas développé, notamment sur le point de savoir si M. Aristide serait de retour en Haïti avant le second tour de l'élection présidentielle le 20 mars, comme il l'a laissé entendre par le truchement d'un avocat.
Jean Bertrand Aristide, 57 ans, ex-opposant à la dictature duvaliériste (1957-86), a été élu à la tête du pays en 1990, avant d'en être chassé huit mois plus tard par un coup d'Etat. Il était revenu au pouvoir en 1994, grâce à une intervention militaire des Etats-Unis.
Réélu en 2000, il a été contraint à l'exil en février 2004, Washington et Paris notamment lui reprochant son incompétence. Ses proches et lui même préfèrent parler de "kidnapping".
Début février, les autorités haïtiennes avaient délivré un passeport pour l'ex-président à son avocat aux Etats-Unis, Ira Kurzban. L'avocat avait alors annoncé que M. Aristide serait de retour "très bientôt" en Haïti.
Les Etats-Unis avaient mis en garde contre ce retour qui se traduirait, selon Washington, par "une diversion regrettable" au moment où le pays, après deux mois d'une grave crise politique, se prépare au second tour de l'élection présidentielle.
Dans un communiqué diffusé mi-janvier, M. Aristide avait expliqué vouloir rentrer au pays pour des raisons médicales et aussi "pour contribuer à servir (ses) frères et soeurs haïtiens en tant que simple citoyen dans le domaine de l'éducation".
(©AFP / 17 février 2011 15h50)
http://www.romandie.com/ats/news/110217145000.jrrpftrl.asp

Haïti/Duvalier: "sa place est en prison"

AFP 17/02/2011 Un groupe de trente victimes du régime Duvalier dit souhaiter, dans un courrier adressé aujourd'hui au président haïtien René Préval, que l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier, revenu au pays il y a un mois après 25 ans d'exil en France, soit incarcéré.
"La place de Duvalier est en prison", dit cette lettre également adressée au premier ministre Jean-Max Bellerive et au ministre de la Justice Paul Denis. "Jean-Claude Duvalier en liberté, les victimes et témoins de ses méfaits, se sentent à juste titre sous la menace de ses puissants complices incrustés dans l'appareil d'État et dans la société".
Les signataires de la missive, victimes ou témoins des crimes et exactions commis sous son régime (1971-1986), se disent également "choqués" de l'accueil qui avait été réservé à "Baby Doc" par des fonctionnaires le jour de son arrivée, le 16 janvier. Les signataires, dont la journaliste Michèle Montas, ancienne porte-parole du secrétaire général de l'ONU, demandent aussi à l'Etat de "prendre clairement parti pour la justice et la vérité sur la dictature héréditaire la plus sanglante de notre histoire".
Jean-Claude Duvalier, fils de l'ancien dictateur François Duvalier alias "Papa Doc", avait pris le pouvoir en 1971 à 19 ans, perpétuant une longue dictature dans le pays le plus pauvre du continent américain. Depuis son retour en Haïti, l'ancien dictateur fait l'objet de plaintes pour crimes contre l'humanité et il est inculpé par la justice haïtienne de détournement de fonds, corruption et association de malfaiteurs. Après avoir été entendu par un juge d'instruction, il a été placé en "résidence surveillée" dans les hauteurs de la capitale, mais a pu effectuer des déplacements en province.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/02/17/97001-20110217FILWWW00515-haitiduvalier-doit-aller-en-prison-victimes.php

mercredi 16 février 2011

Chronologie de l’affaire Florence Cassez...SELON LA PRESSE MEXICAINE

La française arriva en territoire mexicain en 2003 comme touriste et chancea sa situation de touriste en résidente permanente en réalisant des activités lucratives. Le 9 décembre 2005 elle est détenue en compagnie d’autres intégrants du groupe de kidnappeurs Los Zodiaco.
2003: Florence Cassez arrive à Mexico depuis la ville de Béthune, Pas de Calais, une égion enclavée dans le Nord de la France. Elle arriva comme touriste et a modifié son statut migratoire en celui de residente permanente avec la réalisation d’activités lucratives. Elle commença a travailler pour l’entreprise Marketing and Technologys Imported et plus tard pour Servi Basque.
2005: La française travaille pour un groupe hotelier et vit avec Israel Vallarta, integrante d’une bande kidnappeurs.
9 décembre 2005: La PGR annonce que la bande connue comme Los Zodiaco a été démantélée et que l’un de ses membres était Florence. Elle est connectée à 10 cas au Moniz de kidnapping et l’assassinat d’un des victimes. Ce jour la televisión montre qu’une équipe de la AFI pénétre dans la ferme Las Chinitas, situé au niveau du kilomètre 29 de l’autoroute Mexico-Cuernavaca, et la Liberation de trois personnes kidnappées.
10 Février 2006: Le gouvernement mexicain reconnaît que la détention télévisée de Cassez correspond a une reconstitution des faits.
9 Mars 2009: Le cas de la citoyenne française Florence Cassez, condamnée à 60 ans de prison pour sa participation à une bande de kidnappeurs domine l’agenda de la visite d’Etat du président français, Nicolas Sarkozy au Mexique.
10 Mars 2009: Première session de la Commission Binationale composée de fonctionnaires de France et de Mexique qui analyse si la française peut purger sa peine dans son pays; le gouvernement mexicain pretend avec cette négociation empêcher que si elle est remise aux autorités françaises, elle ne soit pas libérée par les autorités judidiaires françaises.
11 mai 2009: Le témoignage d’un kidnappeur présumé David Orozco, El Géminis, membre de la bande Los Zodiaco, entonce davantage Cassez. David Orozco l’accuse d’avoir plannifié et exécuté plusieurs kidnappings et à participé à la surveillance des victimes.
22 juin 2009: Le président Felipe Calderon annonce que la citoyenne française ne sera pas extraed vers la france et purgera la totalité de sa peine de 60 ans au Mexique.
4 février 2010: Le gouvernement mexicin réitère que le cas de Florence Cassez est concluí et sur la base des preuves et des évidences présentées , elle est déclarée ocupable des graves délits qui lui son imputés; pour cela i lest donc primordial qu’elle purge la totalité de la sentence qui a été dictée contre elle (60 ans de prison), pour cette raison elle ne sera donc pas remise aux autorités de son pays.
18 mai 2010: Nicolas Sarkozy, président français, sollicite de son homologue mexicain, Felipe Calderon, que la française soit remise aux autorités de son pays pour qu’elle puisse purger la peine imposée pour les délits commis au Mexique.
4 fevrier 2010: La française publie un livre ou elle expose son cas et informe qu’elle va demander un Nouveau jugement se basant sur des élements présentés dans son texte.
9 février 2011: Les organisation civiles comme Stop KIdnapping dirigée par Isabel Miranda de Wallace; Mexico SOS d’Alexandre Marti; Cause Commune de Maria Elena Herrera, et l’Association Nacional de Conseils de Participation Civile de Marcos Fastlicht exigent du pouvoir judiciaire n epa céder devant les pressions de la France dans le cas de Florence Cassez, signalée comme membre de la bande de kidnappeurs connus comme Los Zodiaco.
10 Février 2011: Le spetième tribunal Collegial en Matière Pénale donne une réponse au recours présenté par la France, après qu’un Tribunal unitaire l’ai trouvée responsable de la violation de la loi Fédérale contre la délinquence organisée, trois délits de rapt, port et posesión d’armes à feu d’utilisation restreinte à l’Armée, avec une sentence de 60 ans de prison.
http://www.prensaescrita.com/adiario.php?codigo=MEX&pagina=http://www.eluniversal.com.mx

lundi 14 février 2011

Le rappeur Paul Frappier assassiné dans le Petite-Bourgogne

Paul Frappier, connu sous le nom de Bad News Brown, a été l'un des premiers rappeurs québécois à connaître un succès international.
Publié le 14 Février 2011
Le rappeur et harmoniciste Paul Frappier, connu sous le nom de Bad News Brown, a été assassiné dans le quartier Petite-Bourgogne, le 12 février.
L’homme âgé de 33 ans a été découvert sans vie par des passants peu après minuit près de l’intersection des rues William et Richmond.
Il portait des marques de violence sur le haut du corps. Le Service de police de la Ville de Montréal a ouvert une enquête.
Né en Haïti, Paul Frappier a été adopté par une famille québécoise alors qu’il était tout jeune. Il est rapidement devenu une sensation sur la scène hip-hop montréalaise. Ses talents à l’harmonica ont rapidement été remarqués par les plus grands artistes hip-hop internationaux avec qui il partagé la scène. Il a été l'un des premiers rappeurs québécois à connaître un succès international.
Également comédien, Paul Frappier a joué dans le film BumRush du cinéaste Michel Jetté (Hochelaga), qui prendra l’affiche le 1er avril. Il y interprète le rôle d’un haut gradé d’un gang de rue.
http://www.lavoixpop.com/Actualites/Faits-divers/2011-02-14/article-2237817/Le-rappeur-Paul-Frappier-assassine-dans-le-Petite-Bourgogne/1

Résidente permanente... à 115 ans

Émilie Côté,  La Presse
Pour son anniversaire, le 31 janvier dernier, Cicilia Laurent a reçu des cartes de souhaits de ses députés provincial et fédéral, du maire de Laval, Gilles Vaillancourt, du chef de l'opposition Michael Ignatieff et même de la reine Élisabeth II. L'occasion était exceptionnelle: ce n'est pas tous les jours qu'un citoyen fête ses 115 ans.

La femme d'origine haïtienne avait eu son plus beau cadeau de fête quatre jours plus tôt, dans les bureaux d'Immigration Canada, quand elle a obtenu officiellement sa résidence permanente. «C'était touchant. Les gens présents étaient tous autour d'elle pour l'applaudir», raconte son petit-fils, Ronald Chery.
Cicilia Laurent est peut-être la personne la plus vieille de la planète. Alors qu'elle fêtait ses 115 ans, le 31 janvier, une dépêche de l'Agence France-Presse a indiqué que «la doyenne du monde» était décédée à son domicile du Texas. «Eunice Sanborn détenait le titre de plus vieille femme du monde depuis le décès, le 4 novembre 2010 à l'âge de 114 ans, de la religieuse française Eugénie Blanchard», a souligné l'article.
En se fiant aux données du Gerontology Research Group, établi aux États-Unis, l'AFP a rapporté qu'une autre Américaine, Besse Cooper, née le 26 août 1896, était désormais la nouvelle doyenne de l'humanité. Cela serait faux, puisque Cicilia Laurent est née six mois plus tôt, le 31 janvier 1896, comme en témoigne son acte de naissance.
Quoi qu'il en soit, Mme Laurent - que nous avons rencontrée dans la maison de sa famille, à Laval - est en grande forme. Ses proches lui parlent très fort en créole pour se faire comprendre, mais «Grann», comme tous l'appellent, n'est pas en fauteuil roulant et se déplace avec une canne. C'est une femme ricaneuse et coquette, qui aime regarder les dessins animés et les films d'action à la télévision.
Cicilia Laurent a eu six enfants. Son mari était propriétaire de terres agricoles, alors qu'elle faisait le commerce de cosmétiques et de vêtements. Quand on demande à sa fille, Violette Jean, depuis quand sa mère est veuve, elle éclate de rire: «Je ne sais pas, ça fait très longtemps!»
Cicilia Laurent est arrivée au Canada dans les semaines suivant le séisme qui a ravagé son pays. Tout juste après la catastrophe, son petit-fils Ronald Chery, qui travaille pour le Centre d'aide pour le développement des jeunes et des personnes âgées démunies (CADJ), a rencontré la députée libérale de Laval-Les Îles, Raymonde Folco, pour des raisons professionnelles. Cette dernière lui a alors demandé à tout hasard s'il avait de la famille en Haïti. Il lui a dit que sa grand-mère de 114 ans avait survécu au séisme et Mme Folco a facilité le processus pour que la rescapée centenaire rejoigne les membres de sa famille à Laval.

«Grâce à Dieu»
Cicilia Laurent prie matin, midi et soir. Certaines personnes de la communauté haïtienne pensent qu'elle a des dons et demandent à la voir pour qu'elle abrège leurs souffrances ou qu'elle prie pour eux. «Elle adore les gens, elle a la joie de vivre. C'est une personne très spéciale et elle n'a pas besoin de connaître une personne pour donner», dit son petit-fils. «Ma mère aime tout le monde et elle donne de bons conseils matrimoniaux», renchérit sa fille, Violette Jean.
Le secret de sa longévité? Prier et manger des aliments naturels. Et quand des gens de son église lui disent qu'elle a des points en commun avec le frère André qui faisait des miracles, elle répond: «Je ne le connais pas.»
Mme Laurent aime raconter des histoires: celles de tous les présidents haïtiens ou encore énumérer la liste de tous ses arrière-petits-enfants. «J'en ai plein en France, aux États-Unis, au Canada et en Haïti», dit-elle.
Quand la terre a tremblé à Port-au-Prince, le 12 janvier 2010, Mme Laurent était en train de prier. Elle ne s'est aperçue de rien et un voisin est allé la mettre en sécurité.
«Si je respire encore, c'est grâce à Dieu», dit-elle aujourd'hui.
Mme Laurent a une foi inébranlable en Dieu. «Elle préfère prier plutôt que manger. Et elle n'aime pas aller chez le docteur», explique son petit-fils. «Je prie pour mes arrière-petits-enfants qui sont toujours en Haïti. Je prie pour que Dieu ouvre une porte pour qu'ils viennent ici. Je m'ennuie d'eux», confie Mme Laurent.
Et sa nouvelle vie? «J'adore le Canada, c'est un beau pays. Ici, il fait froid, mais c'est parce que Port-au-Prince est plus au sud», explique-t-elle, en montrant les collants de laine qu'elle porte en dessous de sa jupe.
Mme Laurent habite avec sa famille à Laval. Quand Jean-Claude Duvalier est retourné en Haïti, sa fille et son petit-fils ont préféré ne pas la mettre au courant. «On la protège des mauvaises nouvelles, explique M. Chery. On reste dans le positif avec elle.»
Mme Laurent rit sans cesse et elle aime toucher les gens. Elle a flatté les cheveux de la journaliste et du photographe de La Presse pour les bénir. Elle avait fait de même avec les gens présents lors de la cérémonie organisée par Immigration Canada quand elle a obtenu sa résidence permanente.

Une page d'histoire
Cicilia Laurent est une page d'histoire. Pendant sa vie, du XIXe au XXIe siècle, son pays a vécu sous l'occupation américaine puis sous la dictature. Ailleurs dans le monde, il y a eu deux guerres mondiales, plusieurs crises économiques, et la société s'est transformée avec l'arrivée de la télévision, de l'internet, etc.
Mais pour la femme de 115 ans, il n'y a qu'un secret pour surmonter les épreuves. Un secret qui passe l'épreuve du temps: « Être honnête et respecter les autres», répète-t-elle sans cesse.
C'est bien l'une des rares choses qui n'auront pas changé au cours de sa vie.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/201102/13/01-4369888-residente-permanente-a-115-ans.php

Elections en Haïti : le Brésil annonce une aide de 300 mille dollars

En déplacement à Haïti les 13 et 14 février 2011, Antonio Patriota, ministre brésilien des Affaires étrangères, a annoncé l’octroi de son pays de 300 000 dollars destinés à financer la suite du processus électoral. «La stabilité politique est fondamentale pour un pays comme Haïti», a notamment déclaré Antonio Patriota. Le Brésil renforce ainsi ses engagements dans le pays de la Caraïbe face à la super puissance étasunienne. Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron
Pour organiser le vote du 20 mars prochain, Haïti a besoin d'un million et demi de dollars, et ce dimanche 13 février, le Brésil, par le biais de son ministre des Affaires étrangères, a fait un don de 300 000 dollars pour soutenir le processus électoral. L'occasion pour Antonio Patriota de rappeler que la nouvelle présidente du Brésil, comme son prédécesseur Lula, garde un intérêt particulier pour Haïti.
«La présence brésilienne ici a pour but de promouvoir la stabilité, à travers l'opération de l'ONU pour le maintien de la paix. Mais nous voulons aussi assister le gouvernement et le peuple haïtien pour construire une économie forte, donnant davantage d'opportunités à la population, spécialement depuis le séisme du 12 janvier 2010. La stabilité politique est fondamentale pour un pays comme Haïti, pour se concentrer sur les grands défis auxquels il fait face…»
Avec plus de 1200 soldats, le Brésil est le premier pays à fournir des casques bleus à la mission de l'ONU en Haïti. A travers cette nouvelle aide financière pour le processus électoral, le gouvernement brésilien veut se positionner comme la première puissance régionale dans les affaires haïtiennes, devant le géant que sont les Etats-Unis.
http://www.rfi.fr/ameriques/20110214-elections-haiti-le-bresil-annonce-une-aide-300-000-dollars

Un concert de chorales au profit des enfants d'Haïti - Camoël

samedi 12 février 2011 Un an après la série de séismes qui ont frappé Haïti le 12 janvier 2010, faisant plus de 230 000 morts, 300 000 blessés et 1,2 million de sans-abri, la reconstruction des habitations et des esprits est encore un vaste chantier.
Pourtant, des actions ciblées, menées par des associations bénévoles comme Ti'Moun permettent de redonner vie, de façon pratique et durable, aux populations, avec priorité aux enfants.
Que peuvent faire des chorales face à un tel besoin, sinon chanter ? Deux chorales, l'une de Camoël, les Voix de l'Estuaire, et l'autre de Nivillac, les Voix d'Eau, ont décidé d'apporter leur contribution à Ti'Moun en proposant un concert le 26 février dans l'église de Camoël.
Les Voix d'Eau, le groupe des chants de marins de l'Association Nivillacoise Chant Sons de Vie proposera quelques chants de marins, comme Le mariage secret de la mer et du vent. La chorale de Camoël Les Voix de l'Estuaire a préparé un échantillon de son répertoire varié, allant des oeuvres sacrées aux chants traditionnels locaux. Le dernier morceau sera l'Alleluia malgache, que le public pourra reprendre, à la mémoire de Luc Guilloré, chef de l'Ensemble choral de La Roche-Bernard, disparu il y a trois mois.
« Notre soutien repose sur la garantie que les actions de Ti'Moun sont bien concrètes, les contributions étant directement affectées aux populations démunies, avec des liaisons permanentes entre les intervenants sur place et en France et un suivi sérieux », expliquent les bénévoles.
Ti'Moun (ou P'tit môme en créole) apporte sur le terrain des aides concrètes aux jeunes haïtiens, dans deux orphelinats de la ville de Port au Prince mais aussi en campagne, dans l'agglomération de Ternier. Les actions portent sur les parrainages personnalisés d'enfants, les moyens éducatifs (du jardin d'enfants au secondaire), l'amélioration des conditions de vie (nourriture et eau) et des soins médicaux.
Samedi 26 février, église de Camoël.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Un-concert-de-chorales-au-profit-des-enfants-d-Haiti-_56030-avd-20110212-59898801_actuLocale.Htm

vendredi 11 février 2011

Jean Bertrand Aristide souhaite rentrer en Haïti au plus tôt

L'avocat Ira Kuzban, affirme que l'ex président Jean Bertrand Aristide est déterminé à rentrer en Haïti dès réception de son passeport diplomatique. Interrogé sur les obstacles à un éventuel retour du président lavalas, M. Kuzban a assuré qu'Aristide n'est l'objet d'aucune poursuite judiciaire en Haïti ou à l'étranger. Il qualifie d'allégations mensongères les révélations de la journaliste Lucy Komisar relatives à l'implication d'Aristide dans les détournements de fonds de IDT et de la Téléco.
Le 28 février prochain l'ex directeur des affaires internationales de la Téléco, Jean René Duperval, comparaîtra par devant un tribunal de Miami dans le cadre de l'enquête sur des détournements de fonds de la compagnie. Faisant remarquer que la comparution prochaine de M. Duperval n'a aucun lien avec IDT, M. Kuzban assimile ces informations à une campagne de diffamation contre l'ex président. Il accuse Mme Komisar d'être à la solde de Haïti Democracy Project, une organisation selon lui impliquée dans le coup d'état de février 2004.
Aucune date n'est encore fixée pour le retour d'Aristide, toutefois M. Kuzban s'insurge contre les dernières déclarations du porte parole du département d'Etat. Il ne revient pas aux Etats-Unis de dire quand un ancien président d'Haïti doit rentrer dans son pays, insiste t-il.
Dans une interview à radio Métropole, M.Kuzban a refusé de faire une comparaison entre Aristide et Duvalier. Il fait remarquer que Duvalier a été un dictateur chassé du pouvoir alors qu'Aristide a été un président élu, victime d'un kidnapping. Interrogé sur les relations entre Aristide et les Etats-Unis et la France, qu'il accuse de l'avoir enlevé, M. Kuzban soutient que les nouveaux gouvernements de ces pays ont une vision différente de la situation.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18779
Commentaires:
Je ne suis pas aussi conviancu que veuille le paraître l'avocat de Jean Bertrand Aristide quand à la volonté de ce dernier de rentrer le plus vite au pays. L'avocat devrait accpeter une fois pour toute que nosu les haïtiens nous avions perdu même notre "illusion souveraine". Les amis d'Haïti refuse d'admettre la situation de tutelle  pour pouvoir se cacher derrière cet écran de responsabilité rejeté exclusivement sur les autorités haïtiennes quand en réalité rien ne se fait sans la bénédiction de la Communuaté Internationale.
Si les américains disent qu'ils "detesteraient" un retour de Jean Bertrand Aristide qu'il qualifie de "diversion désagréable", le message envoyé est plus que clair: NOUS NE VOULONS PAS DE VOUS EN HAITI MAINTENANT.
Et le pire est qu'ils détiennent d'assez d'arguments à propriétés dissuasives pour pousser l'ancien prêtre à peser et sous-peser sa décision.
Le reste, les déclarations et les contre-déclarations rentrent dans le cadre du bla bla bla!

jeudi 10 février 2011

La France suit de près le dossier du retour d'Aristide

La France est très attentive à la stabilité et la paix civile en Haïti, où pourrait revenir après sept ans d'exil l'ex-président Jean Bertrand Aristide, c'est ce qu'a annoncé le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero. "Au moment où Haïti est engagé dans un processus électoral délicat et que le second tour des élections est prévu le 20 mars, nous restons attentifs à la stabilité et la paix civile", s'est borné à déclarer lors d'un point-presse le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero.
Monsieur Valero a fait ces déclarations en réponse à la question d'un journaliste qui souhaitait obtenir une clarification sur la position de la France dans le dossier du retour en Haïti de l'ancien président d'Haïti.
Notons que les Etats Unis par l'intermédiaire du porte-parole du département d'État américain, P.J. Crowley, ont estimé que le retour d'Aristide serait une «diversion regrettable pour le peuple haïtien» alors qu'il se prépare au second tour des élection prévu pour le 20 mars.
Rappelons que le coordonateur national à vie du parti fanmi Lavalas, a toujours laissé entendre qu'il a été kidnappé le 29 février 2004 par la France et les Etats Unis. EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18777
Commentaires:
Il faudra dire à ce porte-parole que la présence de Duvalier en Haïti n'est pas moins regrettable que celle de Jean Bertrand Aristide. Donc surtout rappeler que Jean-Claude a pu quitter la France dans l'indifférence absolue des autorités françaises.
Donc on a l'impression que La France attend que les Americains se prononcent pour faire le Jacko-répète.

Haïti: les USA s'inquiètent d'un retour d'Aristide avant la présidentielle

(AFP) – Il y a 15 heures
WASHINGTON — Les Etats-Unis ont mis en garde mercredi contre un retour en Haïti de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide, actuellement en exil en Afrique du Sud, avant le second tour de l'élection présidentielle qui doit se tenir le 20 mars.
Si M. Aristide retourne en Haïti avant le second tour, cela constituera "une diversion regrettable", a déclaré le porte-parole du département d'Etat Philip Crowley.
Jean-Bertrand Aristide, en exil en Afrique du Sud depuis 2004, compte retourner en Haïti "très bientôt", dans les prochains jours, une fois qu'il aura reçu le passeport que les autorités haïtiennes lui ont délivré, a déclaré mercredi à l'AFP son avocat Ira Kurzban.
Haïti a été plongée pendant deux mois dans une grave crise post-électorale, jusqu'à ce que le Conseil électoral provisoire haïtien décide d'inverser les résultats provisoires du premier tour du 28 novembre entachés de fraudes. Début février le candidat du pouvoir à la présidentielle, Jude Célestin, a ainsi été écarté du second tour, qui opposera désormais une ancienne Première dame, Mirlande Manigat, au chanteur populaire Michel Martelly.
"Le peuple de Haïti devrait être en train d'évaluer les deux candidats qui vont participer au second tour et je pense que c'est sur cela qu'ils devraient se concentrer", a ajouté le porte-parole américain.
Si Aristide "revenait plus tôt, cela pourrait perturber... le calme nécessaire à la conclusion d'un processus électoral effectif", a-t-il ajouté, refusant de dire si les Etats-Unis avaient eu des contacts en Haïti ou en Afrique du Sud à propos du retour de l'ancien président en Haïti.
Une fois que M. Aristide aura obtenu son passeport, il se rendra en Haïti, a expliqué mercredi Me Kurzban, dont le cabinet se trouve à Miami (Floride, sud-est des Etats-Unis).
"Je suis certain que c'est ce qu'il va faire", a dit Ira Kurzban.
"Il va essayer de rentrer le plus vite possible. Cela va avoir lieu très bientôt", a-t-il ajouté, disant son "espoir" que M. Aristide prenne un vol pour Port-au-Prince dans les prochains jours.
Le nouveau passeport de l'ancien président a été remis à M. Kurzban mardi.
Dans un communiqué diffusé mi-janvier, M. Aristide avait expliqué vouloir rentrer au pays pour des raisons médicales et aussi "pour contribuer à servir (ses) frères et soeurs haïtiens en tant que simple citoyen dans le domaine de l'éducation".
Jean-Bertrand Aristide, 57 ans, ancien opposant à la dictature duvaliériste (1957-86) et prêtre partisan de la "théologie de la libération", a été élu une première fois à la tête du pays en 1990, avant d'être chassé du pays huit mois plus tard par un coup d'Etat militaire.
Revenu à la tête de l'Etat en octobre 1994, grâce à une intervention militaire des Etats-Unis, il termine son mandat en 1996, laissant le pouvoir à son dauphin, l'actuel président René Préval.
L'ancien prêtre des bidonvilles, relevé de ses voeux par une dispense vaticane pour pouvoir se marier, est réélu en novembre 2000. Mais il est contraint à l'exil en février 2004, sous la menace d'une insurrection armée conjuguée à des pressions internationales, notamment des Etats-Unis et de la France, qui lui reprochent son incompétence.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iR2dHrbqRYQBrl2dSrG18KSiK5Ug?docId=CNG.26d823103161a9b75170b1af384f5a1f.7e1

mercredi 9 février 2011

Aberrant : un hôpital moderne fermé en Haïti

Publié le 9 Février 2011 Sujets : Première Chaîne de Radio-Canada , Centre de Diagnostic , Hôpital Sacré-Cœur , Haïti , Amériques , Port-au-Prince
Cela dépasse l’entendement. Imaginez : après un tremblement de terre, la population du pays le plus pauvre des Amériques est aux prises avec le choléra. Pourtant, l’un des rares hôpitaux modernes, bien équipé, demeure fermé, fautes de fonds et de partenaires, en dépit d’annonces de millions de dollars en aide de la part des pays donateurs. Si un écrivain devait présenter un tel scénario à son directeur littéraire, il se ferait répondre que son histoire n’est pas « vraisemblable ». Les lecteurs pourraient difficilement y croire, tant la proposition manque de crédibilité.
Or, c’est pourtant ce qui se passe dans la réalité, en Haïti. Dans un reportage présenté le 2 décembre dans le cadre de l’émission Désautels à la Première Chaîne de Radio-Canada, Dorothée Giroux donne la parole à M. Reynold Savain, radiologue et fondateur du Centre de Diagnostic et de Traitement Intégré (CDTI), également appelé Hôpital Sacré-Cœur. Le Docteur Savain nous raconte son désarroi de constater que cet hôpital, qui a soigné plus de 12 600 personnes après le tremblement de terre, est inutilisé. Situé au cœur de Port-au-Prince, le CDTI est un hôpital privé, antisismique et offrant un équipement de pointe. Les 175 employés ont malheureusement dû être remerciés, car on n’a plus d’argent pour leur verser un salaire.
Triste ironie que ce constat : la population de Port-au-Prince, notamment de nombreux enfants, a un besoin criant de soins, et l’hôpital le mieux équipé en ville n’est accessible à personne! Le photojournaliste Renaud Philippe, ayant récemment séjourné en Haïti, affirmait d’ailleurs, lors d’une entrevue accordée à Claude Bernatchez de Radio-Canada le 6 décembre, que ce peuple souffrait comme jamais il avait « imaginé qu’un peuple pouvait souffrir ».
Pour plusieurs personnes, plus fragiles, l’accès aux soins pourrait faire la différence entre vivre ou mourir. Des enfants qui souffrent, un hôpital fermé, comment peut-on tolérer une situation aussi aberrante, alors que 10 000 ONG sont présentes dans ce pays? Alors que les promesses d’aide se chiffrent en termes de millions de dollars?
Les dernières élections présidentielles ont démontré, si l’on en doutait encore, à quel point ce pays est désorganisé. Le gouvernement haïtien n’est manifestement pas à même de gérer cet hôpital dans la situation actuelle. Pourquoi le Canada ne choisit-il pas de transférer les fonds déjà prévus pour la construction d’un hôpital en Haïti à une organisation non gouvernementale (ONG), sur place, qui pourrait en assumer la gestion, en attendant qu’un gouvernement haïtien soit élu et qu’une certaine accalmie soit revenue au pays? Ce serait poser un geste bien concret, efficace, qui pourrait sauver des centaines de vies. Le temps presse.
Jean-Denis Côté
Québec
http://www.quebechebdo.com/Soci%C3%A9t%C3%A9/Opinion/Tribune%20libre/2011-02-09/article-2210957/Aberrant-un-hopital-moderne-ferme-en-Haiti/1
Commentaires:
Depuis le tremblement de terre, le mot qui caractérise le mieux la situation en Haïti reste aberration. Cette déviance dans les aptitudes et les comportements se vit, se voit et se sent partout.
L'histoire tragique racontée et tissée autour de cet hôpital pourrait se rapporter à d'autres domaines clé de la société. Et si parmi ces domaines on voudrait en choisir un l'éducation offerirait un terrau plus que fertile pour ensemencer cette abérration.
En fait le substrat qui supporte cette abérration est le refus et le mépris de l'excellence.
Les ONGs qui gèrent la totalité ou presque de la vie nationale a en horreur tout ce qui ressemble à l'excellence. Comme si un pays peut se relever sans un noyau découlant d'une élite qui chérit l'excellence dans tous les sens du mot.
Pour les ONGs, une clinique privée, appartenant à un particulier est une "boîte à fric". C'est un hôpital créé par des riches pour se faire de l'argent. donc ces institutions crées par des citoyens haïtiens qui malgré tout continuent à croire au pays, des institutions qui ne sont pas couvertes par atavismes par des police d'assurance ont disparu de la scène et les ONGS préfèrent avoir la rougeolle que d'aller porter secours à ces gens et les aider à relever leurs institutions.
La même situation s'obeserve aussi avec les écoles privées. Pour des raisons que nous connaissons tous, les meilleures écoles haïtiennes étaient des écoles privées. Des écoles qui ne recevaient pas exclusivement des gesn riches, mais des enfants dont les parents ont accepté le défi de miser sur l'éducation.
Quand les enfants des bouirgeaois traditionnels partent faire les études hors des frontières d'Haïti, certains haitiens endossent un degré de sacrifice pour payer l'éducation de leurs enfants car les écoles non payantes ne valent rien.
Après le tremblement de terre personne ou très peu de gens ont penser à tendre la main à ces directeurs d'écoles, de vrais combattants en faveur du savoir.
Les écoles types boui-boui reçoivent une certaine injection d'aide tandis que les institutions garantes de l'excellence académiques sont abandonnées à elles-mêmes.
Les amis d'Haïti qui veulent refonder la socité haïtienne en appliquant la formule du nivellement par le bas auront fort à faire, avant de réussir , peut-être!

Haïti-Duvalier : Mettre en avant les pages les plus sombres de la dictature

P-au-P, 09 fév. 2011 [AlterPresse] --- Une douzaine d’organisations sociales dont Antèn Ouvrye, Chandèl et le Cercle Gramsci, ont entamé ce mercredi 9 février à la Faculté des Sciences Humaines une série d’activité en vue de rappeler les crimes commis durant le régime des Duvalier, sous le thème « Resistance du peuple haïtien contre la dictature des Duvalier ». Durant 3 jours, à l’aide d’exposition de photos, de documents, de témoignages de victimes et de conférences, ces organisations espèrent mettre en avant les pages les plus sombres de la dictature et raviver la mémoire du peuple.
La série d’activités s’achève vendredi avec une soirée culturelle baptisée : « Nous ne dormirons pas dans l’oubli ».
Jean Claude Duvalier de retour en Haïti depuis le 16 janvier fait l’objet de multiples poursuites, entre autres pour crimes contre l’humanité. Plus d’une dizaines de plaintes ont été déposées contre lui devant la justice haïtienne qui mène une enquête.
S’exprimant au nom des organisations à l’origine de l’initiative, Edner Décime estime que la société haïtienne n’a le choix qu’entre « le jugement de Duvalier » et « la mort ».
« Notre position est claire. Nous n’admettons aucune logique de réconciliation…Si le dictateur doit se réconcilier il devra le faire avec les autres criminels de son acabit enfermés au Pénitencier », déclare-t-il.
Edner Décime dénonce en même temps « la présence dans divers partis politiques d’autres duvaliéristes qui ont du sang sur leurs mains et qui prêchent l’évangile de la transition démocratique ».
Depuis son arrivée à l’aéroport Toussaint Louverture et à chacune de ses apparitions publiques, Jean Claude Duvalier reçoit de fervents supports de la part de ses partisans. Une foule l’a d’ailleurs chaudement accueillie lors d’une visite mardi à Léogâne, ville natale de sa mère.
Ces démonstrations à l’égard du dictateur soulèvent cependant l’indignation de beaucoup et font poser des questions au sujet de la mémoire historique en Haiti.
Edner Décime juge qu’« il y a un déficit de mémoire et c’est parce qu’il n’y a pas eu de transmission ».
« Il faut comprendre qu’il y a une partie de la population qui est frustrée par rapport au mode de gestion du pays durant les 25 dernières années. Le 7 février 86 fut le résultat du soulèvement des masses populaires, mais également un piège, parce qu’on a détourné les revendications des paysans et des masses populaires pour les diriger dans un couloir électoraliste. Résultat nous avons eu du duvaliérisme sans Duvalier », explique t-il, soulignant que beaucoup d’Haïtiens ne comprennent pas leur histoire. [kft gp apr 9/02/2011 11 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10629

Jean-Claude Duvalier convoqué par la justice

Agence France-Presse 09/02/2011 12h02
PORT-AU-PRINCE - L'ex-dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier, revenu en Haïti le 16 janvier après 25 ans d'exil en France, a été convoqué mercredi devant un juge d'instruction mais ne se rendra pas à ce rendez-vous avec la justice, a-t-on appris de sources judiciaires.

M. Duvalier doit être entendu mercredi par le juge Jean Carvès sans qu'on sache dans quel dossier. Son avocat Me Reynold Georges a indiqué à l'AFP que "Baby doc" ne se rendrait pas à la convocation car il a été victime d'une chute mardi.
Dans les jours qui ont suivi son retour, Jean-Claude Duvalier a été inculpé de corruption, détournements de fonds publics et association de malfaiteurs et plusieurs plaintes ont été déposées contre lui pour crimes contre l'humanité.
M. Duvalier a effectué mardi son premier déplacement en dehors de Port-au-Prince depuis son retour. Il a été accueilli par des milliers de personnes dans la ville de Léogâne, à 33 kilomètres au sud de la capitale, où il s'est recueilli sur la tombe de ses grands-parents.
http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/02/20110209-120249.html

Michel Martelly exige des changements au CEP et au gouvernement

Le candidat conditionne pratiquement sa présence au second tour des présidentielles au renvoi immédiat du président et du directeur général du Conseil électoral et des ministres Paul Denis, Gérald Germain et Paul Antoine Bien-Aimé mardi 8 février 2011,
Le candidat à la présidence Michel Martelly a sollicité mardi un remaniement au sein du bureau du Conseil électoral provisoire et du gouvernement, conditions auxquelles il a pratiquement lié sa participation au second tour de l’élection qui doit l’opposer le 20 mars à sa rivale Mirlande Hyppolite Manigat.
Dans un communiqué remis à la presse, M. Martelly estime nécessaire de "changer le président du Conseil, Gaillot Dorsinvil, le directeur général, Pierre-Louis Opont, et certains membres de l’appareil électoral dans les meilleurs délais".
Le chanteur surnommé "Sweet Micky" propose également l’adoption de mesures visant à améliorer le processus électoral et réclame des sanctions contre les candidats ayant fait usage d’armes à feu lors du premier tour des présidentielles et législatives controversées du 28 novembre.
Par ailleurs, Michel Martelly, admis au second tour grâce à un rapport de l’OEA ayant recommandé l’éviction du candidat du pouvoir, Jude Célestin, invite le gouvernement Préval/Bellerive à réduire le nombre des ministères et à renvoyer les ministres de la justice et de la sécurité publique, Paul Denis, des affaires sociales, Gérald Germain et de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé.
Le candidat dit accepter de rester dans le processus électoral au-delà de la journée du lundi 7 février -qui marquait la fin du mandat constitutionnel du Président René Préval- si les mesures proposées sont "prises en considération immédiatement".
L’Exécutif et l’institution électorale n’avaient pas encore réagi mardi soir au communiqué réclamant la tête des hauts responsables identifiés.
Gardant un profil bas depuis un certain temps, le chef de l’Etat sortant, qui entend rester au pouvoir jusqu’au 14 mai, officiellement afin de permettre à un successeur élu de le remplacer, n’a toujours pas promulgué les résultats définitifs des élections de novembre. Cet acte doit précéder la convocation du peuple en ses comices en vue du second tour.
Mirlande Manigat, arrivée largement en tête du premier tour, ou Michel Martelly, devrait être proclamé vainqueur (e) du scrutin présidentiel le 16 avril. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7498

L'ex-président Aristide de retour en Haïti "très bientôt", selon son avocat

MIAMI — L'ex-président haïtien Jean-Bertrand Aristide, en exil en Afrique du Sud depuis 2004, compte retourner en Haïti "très bientôt", dans les prochains jours, une fois qu'il aura reçu le passeport que les autorités lui ont délivré, a déclaré à l'AFP mercredi son avocat Ira Kurzban.
Une fois que M. Aristide aura obtenu son passeport, il se rendra en Haïti, a expliqué Me Kurzban, dont le cabinet se trouve à Miami (Floride, sud-est des Etats-Unis).
"Je suis certain que c'est ce qu'il va faire", a dit Ira Kurzban.
"Il va essayer de rentrer le plus vite possible. Cela va avoir lieu très bientôt", a-t-il ajouté, disant son "espoir" que M. Aristide prenne un vol pour Port-au-Prince dans les prochains jours.
Le nouveau passeport de l'ancien président a été remis à M. Kurzban mardi.
M. Aristide se trouve en Afrique du Sud et son avocat a dit ignorer comment il comptait lui faire parvenir le document.
Dans un communiqué diffusé mi-janvier, M. Aristide avait expliqué vouloir rentrer au pays pour des raisons médicales et aussi "pour contribuer à servir (ses) frères et soeurs haïtiens en tant que simple citoyen dans le domaine de l'éducation".
Jean-Bertrand Aristide, 57 ans, ancien opposant à la dictature duvaliériste (1957-86) et prêtre partisan de la "théologie de la libération", a été élu une première fois à la tête du pays en 1990, avant d'être chassé du pays huit mois plus tard par un coup d'Etat militaire.
Revenu à la tête de l'Etat en octobre 1994, grâce à une intervention militaire des Etats-Unis, il termine son mandat en 1996, laissant le pouvoir à son dauphin, l'actuel président René Préval.
L'ancien prêtre des bidonvilles, relevé de ses voeux par une dispense vaticane pour pouvoir se marier, est réélu en novembre 2000. Mais il est contraint à l'exil en février 2004, sous la menace d'une insurrection armée conjuguée à des pressions internationales, notamment des Etats-Unis et de la France, qui lui reprochent son incompétence.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jd-Df9feBcbIaWT75qAVNrq2gQFA?docId=CNG.bb6b0b78c70ad4856039989ff44dce34.431

Haiti-Duvalier : Le Collectif Haiti de France souhaite le jugement du dictateur dans son propre pays

P-au-P, 08 fév. 2011[AlterPresse] --- Le Collectif Haiti de France (CHF) affirme sa solidarité envers les organisations citoyennes d’Haiti et souhaite le jugement de l’ancien dicateur Jean Claude Duvalier dans son propre pays pour les milliers de crimes commis sous son régime. « Jean Claude Duvalier doit être jugé en Haiti », préconise le Collectif, dans un communiqué acheminé à AlterPresse le 07 février.
Le CHF rejette les pratiques d’impunité dont semble bénéficier l’ancien tyran, revenu de manière inattendu en Haiti le 16 janvier dernier, dans une ambiance d’impunité.
« Justice doit être rendue » en mémoire des différentes victimes du régime dictatorial des Duvalier qui a opprimé le peuple haïtien pendant 29 ans (1957-1986), souligne l’organisation française.
Une dizaine de victimes ont déjà porté plaintes par devant les tribunaux depuis le retour de Duvalier. Il doit répondre de crimes contre l’humanité et de nombreuses exactions commises par le duvaliérisme.
Le CHF estime que la mémoire, la vérité, la justice et la réparation sont des conditions nécessaires pour construire un état de droit et l’établissement de la démocratie.
Il appelle également à la formation d’une commission « Justice et Paix », en vue de récupérer l’argent du dictateur encore disponible dans des banques étrangères. [rh gp apr 08/02/2011 13 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10627
Commentaires:
Le Collectif Haïti de France comme d'autres entités devraient se poser des questions sur le comportement des autorités françaises sur les circonstances dans lesquelles Jean-Claude Duvalier a pu tranquillement quitter la France pour aller "se la couler douce" en Haïti.
Car juger Jean-Claude Duvalier est une chose, mais  sa présence de par sa potentialité destabilisatrice dans la conjoncture actuelle est encore plus nocive à Haïti.

Des milliers de personnes accueillent Duvalier à Léogâne

Officiellement inculpé et placé en "résidence surveillée", l’ancien dictateur a eu le temps de se recueillir sur la tombe de son père François Duvalier, au cimetière de Port-au-Prince, avant de répéter le même exercice dans la Cité Anacaona, ville natale de sa mère, où l’attendait une foule en liesse mardi 8 février 2011,
L’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier a été ovationné par plusieurs milliers de personnes mardi lors d’une visite à Léogâne (33 km au sud-ouest de Port-au-Prince) où il s’est recueilli sur la tombe de ses grands-parents, au lendemain du 25e anniversaire de sa chute, en 1986.
Accompagné de son épouse Véronique Roy, l’ex-Président à vie, rentré en Haïti depuis trois semaines, effectuait sa deuxième visite dans la ville natale de sa mère décédée, Simone Duvalier, alors qu’il est inculpé de corruption, détournements de fonds publics et association de malfaiteurs et accusé de crimes contre l’humanité.
"M. Duvalier va se recueillir sur la tombe de ses grands-parents enterrés dans cette ville qui a été détruite par le séisme de janvier 2010. Il va déposer des fleurs au cimetière", avait indiqué dans la matinée à l’AFP Véronique Roy.
Avant d’aller à Léogâne, "Baby Doc" s’était rendu sur la tombe de son père, l’ancien dictateur François Duvalier, au cimetière de Port-au-Prince.
Le 7 février 1986, lorsqu’une révolte populaire avait chassé Duvalier du pouvoir, mettant fin à une république héréditaire de 29 ans, la tombe de "Papa Doc" avait été vandalisée par des haïtiens déchaînés.
"Si vous (Duvalier) étiez là, la réalité du pays serait différente", ont scandé avec enthousiasme dans la Cité Anacaona plusieurs milliers d’adultes et de jeunes, nostalgiques pour certains, sans repères historiques pour d’autres.
L’accueil a été partout étonnamment délirant pour Jean-Claude Duvalier qui a visité tour à tour la chapelle Sainte-Rose et le lycée Anacaona avant de déposer une gerbe des fleurs devant une fosse commune où sont enterrées de nombreuses victimes du séisme destructeur de janvier 2010.
Par la suite, l’ancien tyran et ses proches, suivis de plusieurs centaines de personnes décidément infatigables, se sont rendus dans la localité de Citronnier (9e section communale de Léogâne) pour une cérémonie particulière sur une habitation familiale.
Rentré en Haïti à la surprise générale le 16 janvier dernier, après 25 ans d’exil en France, Jean-Claude Duvalier a confié lundi à une station de radio qu’il caressait le rêve d’une "réconciliation nationale" à laquelle serait associés "tous les anciens chefs d’Etat".
Récemment, le Président René Préval avait assuré en République Dominicaine qu’une assignation à résidence était imposée à l’ancien leader de la sinistre milice des "Tontons Macoutes" pourtant libre de se pavaner à travers la république.
Outre une gestion des affaires publiques marquée par le règne de la corruption et le maintien inébranlable de l’exclusion sociale, la dynastie des Duvalier père et fils a fait de 1957 à 1986 des dizaines de milliers de morts, de disparus, de prisonniers et d’exilés. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7497

LA TETE DANS LE CUL!

Se réveiller la tête dans le Cul !

C’était vraiment le cas de le dire quand j’ai appris que le 16 janvier 2011, que Jean-Claude Duvalier en personne avait pu laisser tranquillement la France pour retourner et se faire ovationner à Port-au-Prince.
C’est encore le cas ce matin en apprenant que Jean Bertrand Aristide disposait d’un passeport diplomatique pour pouvoir revenir en Haïti, quand bon lui semblerait.
D’autres diront que rien n’étonne en Haïti ou à propos d’Haïti, mais n’empêche que je n’arrive pas à me réveiller différemment que la tête bien enfoncée dans le cul.
Ceci n’aurait pas dans ma tête une telle ampleur si la vie en Haïti et pour les haïtiens se distillait comme un fleuve tranquille. Nous sommes en février 2011, 13 mois après le passage du terrible tremblement de terre avec un pays croupissant à genou dans sous des tonnes de décombres, en pleine épidémie importée de cholera qui fait encore des morts par centaines et servent d’élément de stigmatisation discriminatoire pour nos compatriotes vivant en terre étrangère, en pleine crise électorale dont un semblant d’issue n’a été retrouvé qu’en étant obligé d’adultérer  notre dernière " illusion souveraine"  sous la pression de nos « amis ».
Comme si en matière de désastres et de calamités, ça ne suffisait point. Nous devons boire notre calice jusqu’à la dernière goutte et voici que l’on nous ramène deux anciens chefs d’Etat exclus pour avoir été mauvais, inadaptés, incompétents, criminels, corrompus etc… Comme si le temps revêtait une certaine capacité prêtée aux potions magiques pour bonifier des rejetons.
Le temps, une chose est sure, a l’effet de gomme du bon Dieu pour effacer les facultés mnésiques du peuple haïtien qui a du mal à exister en dehors de la volonté d’un homme paré en messie.
Le 20 Mars, les haïtiens vont choisir entre deux candidats très « dissemblants ». Il y aura une option de tête et une option de cœur.
Cependant la situation n’est pas pour autant plus rassurante car il y aura un troisième larron. INITE détiendra comme juge et arbitre le sifflet… Des scénarios les plus invraisemblables sont à craindre. La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient risque de redevenir la principale de l’angle.
De mon côté j’ai de bonnes raisons pour continuer à garder la tête dans le cul…
Decky, 09/02/2011

mardi 8 février 2011

Haïti: Duvalier rêve de "réconciliation"

AFP 08/02/2011
L'ex-président haïtien Jean-Claude Duvalier, chassé du pouvoir il y a 25 ans jour pour jour, a dit lundi à la radio rêver d'une "réconciliation nationale" initiée par "tous les anciens chefs d'Etat", au moment où Jean-Bertrand Aristide tente de revenir en Haïti.
"J'entrevois cette possibilité où tous les anciens chefs d'Etat pourraient former un grand conseil dans le but de promouvoir la réconciliation nationale et le relèvement d'Haïti", a-t-il dit dans une interview à la radio Signal FM.
M. Duvalier, chassé le 7 février 1986 après quinze ans de pouvoir dictatorial par un soulèvement populaire, est revenu en Haïti le 16 janvier après un exil de 25 ans en France.
Dans les jours qui ont suivi son retour, Jean-Claude Duvalier a été inculpé de corruption, détournements de fonds publics et association de malfaiteurs et plusieurs plaintes ont été déposées contre lui pour crimes contre l'humanité.
Le retour de "Baby doc" avait néanmoins été approuvé par Michel Martelly, l'un des deux candidats en lice pour le second tour de la présidentielle.
"Mon rêve c'est de voir tous ces anciens dirigeants tellement populaires réunis en un seul lieu pour la réconciliation nationale", avait lancé M. Martelly après le retour de M. Duvalier. "Arrivé au pouvoir, j'aimerais que tous les anciens présidents deviennent mes conseillers afin de pouvoir profiter de leur expérience", avait-il ajouté.
Depuis le retour de M. Duvalier, un autre ancien président haïtien, Jean-Bertrand Aristide, qui vit en exil en Afrique du Sud depuis 2004, a également émis le souhait de revenir à Port-au-Prince.
Un responsable haïtien a indiqué lundi que le gouvernement avait émis dans la journée un passeport diplomatique pour l'ancien président, offrant à ce dernier la possibilité de rentrer dans le pays dont il a été chassé par une insurrection armée.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/02/08/97001-20110208FILWWW00341-haiti-duvalier-reve-de-reconciliation.php
Commentaires:
Les anciens chefs d'état haïtiens semblent vouloir jouer avec les mots. Réconciliation n'est pas synonyme d'impunité. Quand on a causé du tort à la société on paie sa dette devant la justice. Après avoir payé on peut parler d'intégration, de pardon et de réconciliation.
Jugement d'abord réconciliation ensuite!!!

Angelina Jolie en proceso de adoptar niña de Haití

ELSALVADOR.COM Martes, 8 de Febrero de 2011
La pareja de super astros del cine Angelina Jolie y Brad Pitt está en proceso de adoptar a una niña haitiana que perdió a sus padres en el terremoto, se supo hoy.
La nota la publica el portal E! News retomando una información del Daily Mirror.
"Todo el mundo sabe que Angelina Jolie y Brad Pitt tienen un alma bastante caritativa y que aquello de la paternidad se les da bastante bien", dice la nota.
"La actriz ha decidido intentar una nueva adopción y avisó a sus abogados, que están "en trámites para conseguir una autorización que permita a Leah visitar a Angelina en Estados Unidos", informa una fuente al diario Daily Mirror, según E! News.
La pequeña tiene 4 años de edad.
La pareja tiene en común tres niños adoptados -Maddox, Pax y Zahara- y otros tres biológicos -Shiloh, Knox y Vivienne-.
http://www.elsalvador.com/mwedh/nota/nota_completa.asp?idCat=6461&idArt=5557821

lundi 7 février 2011

Haïti: le président René Préval restera en fonction jusqu'au 14 mai

PORT-AU-PRINCE (AP) — Le président haïtien René Préval conservera ses fonctions trois mois supplémentaires le temps d'organiser le second tour de l'élection présidentielle pour désigner son successeur, a déclaré lundi son secrétaire général Fritz Longchamp. M. Préval quittera son poste le 14 mai, a confirmé M. Longchamp à l'Associated Press. Son mandat aurait dû expirer lundi, mais son successeur ne sera pas élu avant le 20 mars, date du second tour de la présidentielle.
Le président haïtien n'avait pas dévoilé ses intentions ces derniers jours, et certaines rumeurs lui prêtaient le projet de nommer un successeur temporaire. "Il restera au pouvoir jusqu'au 14 mai. Il ne partira pas aujourd'hui", a déclaré M. Longchamp lundi. Une loi lui permet de rester en poste trois mois supplémentaires.
Les Etats-Unis et d'autres pays ont exprimé leur accord pour un maintien de M. Préval dans ses fonctions quelques mois après l'expiration de son mandat afin d'éviter un vide du pouvoir.
Lundi matin, une manifestation anti-Préval réunissant une cinquantaine de personnes s'est tenue devant le Palais national, bloquant le trafic avec des poubelles renversées et des pneus en flammes. Les manifestants ont jeté des pierres et scandé "Préval est un escroc". Ils ont ensuite été dispersés par la police.
Le président sortant est très impopulaire, surtout dans les zones urbaines. La semaine dernière, le candidat soutenu par le gouvernement, Jude Célestin, a été éliminé de la course à la présidence suite à la contestation des résultats du premier tour.
Le second tour opposera le 20 mars l'ex-première dame Mirlande Manigat au chanteur populaire Michel Martelly. La campagne électorale doit commencer le 17 février et les résultats définitifs ne devraient pas être connus avant le 16 avril. AP
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