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vendredi 7 janvier 2011

Haïti - Reconstruction : (IV) Santé - Plan stratégique

PROJET SANTE
Les objectifs du secteur de la santé énoncés dans ce plan stratégique reposent sur les recommandations formulées par l’équipe de la santé de la CIRH en étroite collaboration avec le ministre de la Santé, sur des conversations avec d’autres ministres, les commentaires de donateurs appuyés par des adjoints techniques, et sur les commentaires recueillis durant les sessions de groupe ou individuelles tenues avec les ONG ou des partenaires du secteur privé. Ces cibles sont conformes à la stratégie et à l’approche globale de l’Équipe de la santé de la CIRH et peuvent être énoncées comme suit :
- Appuyer la planification stratégique et les politiques clés du ministère de la Santé en mettant l’accent sur l’élaboration d’une stratégie à long terme claire et globale en matière de santé et qui aborde les problèmes stratégiques de fond tels que le financement de soins de santé.
- Encourager l’alignement des parties prenantes en travaillant étroitement avec celles des différents secteurs (public, privé, ONG) en vue d’appuyer les reconstructions et la construction de nouvelles bâtisses conformément aux priorités du secteur public, de répondre directement aux besoins des régions frappées par le tremblement de terre et de contribuer au processus de relocalisation et aux pôles géographiques de développement à long terme.
- Encourager la présentation de projets et appuyer le processus d’examen des projets, en s’efforçant d’élargir la portée des programmes présentés et assurer l’alignement de ces projets sur les secteurs pertinents de la CIRH. (p. ex., le logement, l’éducation).

 Les résultats visés pour le secteur de la santé sont divisés en deux catégories. Ceux qui appuient une augmentation directe des soins dispensés en clinique sont groupés sous la rubrique « Prestation de services », tandis que ceux qui appuient des structures publiques et sociales dans leur capacité à réagir et à surveiller sont regroupés sous la rubrique « Renforcement institutionnel ». Les domaines d’intervention spécifique sont les suivants :
A. Prestation de services :
- Infrastructure
- Ressources humaines
- Financement et accès aux soins de santé

B. Renforcement institutionnel :
- Planification stratégique
- Renforcement de la capacité du secteur public
- Sensibilisation de la société civile

Pour chacun des six domaines mentionnés ci-dessus, le plan présente les cibles visées, une justification, les programmes et les besoins de financement. Outre ces deux grandes catégories, le plan examine également la situation actuelle marquée par l’épidémie de choléra.

Domaine d’intervention A : Prestation de services Infrastructure :
- Renforcer stratégiquement l’infrastructure du secteur de la santé pour couvrir tous les grands centres démographiques, en appuyant les activités visant à reconstruire les bâtiments endommagés, à dispenser de nouveaux services cliniques aux sites de relocalisation choisis selon l’approche de quartiers et encourager les activités de construction qui appuient l’ensemble de pôles régionaux par la construction finale ou l’ouverture de 40 hôpitaux et de 75 cliniques.
- Créer un réseau de soins d’urgence pour réduire les décès causés par des chocs violents en créant des salles d’urgence convenablement équipées et des réseaux départementaux d’ambulances.
- Restaurer et accroître l’accès en créant une infrastructure appropriée d’hôpitaux et de cliniques

Le tremblement de terre a gravement endommagé l’infrastructure existant en Haïti dans le domaine de la santé. Dans la zone de la catastrophe, 30 des 49 hôpitaux se sont effondrés ou sont devenus inutilisables, de même que le principal immeuble du ministère de la Santé. Il existe un besoin évident de construire et de reconstruire l’infrastructure pour la porter à des niveaux supérieurs à ceux d’avant le séisme dans les localités stratégiques et en appliquant des normes rigoureuses de construction. Les projets doivent d’abord viser à satisfaire les besoins immédiats de reconstruction existant depuis le tremblement de terre. Deuxièmement, l’infrastructure doit supporter les sites de relocalisation des déplacés, ce, conformément au cadre de travail du retour aux quartiers et de la reconstruction des logements. Enfin, les projets de reconstruction à long terme doivent refléter les pôles économiques décrits dans le PARDH. Cette approche en trois étapes permettra de reconstruire les installations des soins de santé d’une manière qui réponde aux besoins actuels, supporte les services les services sociaux durant le processus de relocalisation et contribue à la mise en place du réseau de soins de santé à long terme.
À l’heure actuelle, il y a 32 projets d’hôpitaux et 57 cliniques en construction ou au stade de planification. S’il s’agit là d’un départ impressionnant, ces chiffres devraient être augmentés pour inclure 40 hôpitaux et 75 cliniques. La CIRH entretient les attentes suivantes pour octobre 2011 :

Buts et projets spécifiques (Déficit de financement 98 millions de dollars)
80 millions de dollars :
- Construction ou reconstruction de 10 hôpitaux
- Lancement de la construction de 20 hôpitaux
- Mise en place du financement de 10 hôpitaux en construction

18 millions de dollars :
- Construction ou reconstruction de 30 cliniques
- Lancement de la construction de 30 cliniques
- Mise en place du financement de la construction de 15 cliniques
Améliorer la capacité d’intervention en cas d’urgence et réduire les traumatismes liés aux décès en renforçant le réseau des soins de santé d’urgence
L’infrastructure d’Haïti en matière d’urgence était faible avant le tremblement de terre, le pays disposant de peu d’hôpitaux bien équipés et ne possédant pas un système d’ambulances géré par l’État. Le gouvernement envisage de remettre en état et d’équiper 20 hôpitaux (y compris tous les 10 hôpitaux des départements) et de mettre sur pied un réseau d’ambulances administré par des centres de coordination au niveau départemental. Le parc actuel d’ambulances du MSPP et de la Croix Rouge ferait partie de ce réseau.

Buts et projets spécifiques (Déficit de financement 6 millions de dollars)
2 millions de dollars :
- Équiper entièrement 20 salles d’urgences (dans 10 hôpitaux départementaux + 10 de la CIRH.
3 millions de dollars :
- Doter le Réseau national d’ambulances de 60 ambulances (public + CR haïtienne
1 millions de dollars :
- Créer dans chacun des 10 départements des centres de coordination pour le réseau d’ambulances
Afin de bien coordonner les efforts de reconstruction déployés dans les divers secteurs, il faudra élaborer et valider un Cadre de travail pour le retour au foyer et la reconstruction des logements et doter celui-ci d’un ensemble clair de recommandations relatives aux besoins de support social. Une composante clé de ce cadre de travail sera la création d’une « Carte sanitaire » qui tiendrait compte des déficits actuels en matière de services et des déplacements de population et servirait à orienter les secteurs auxquels il faudra dispenser en priorité des services et des soins de santé, tout en facilitant la transition de cliniques mobiles ou temporaires à des sites permanents de services. Il faut également adopter des codes du bâtiment tenant compte de la gestion de risques de catastrophes multiples et du problème d’accès de personnes ayant un handicap physique. Enfin, il faudra revoir l’ensemble minimum de services à offrir par les salles d’urgence afin de tenir compte des leçons apprises du tremblement de terre et de l’épidémie de choléra.

Ressources humaines :
Un capital humain solide est une composante fondamentale de la prestation de services, et sa création doit être accompagnée d’efforts sur le plan des infrastructures afin qu’on puisse mettre sur pied un système de soins de santé fonctionnant comme il faut. Le tremblement de terre a gravement endommagé trois de quatre écoles de médecine reconnues. La plus grosse école de soins infirmiers de Port-au-Prince a été détruite, fauchant presque l’intégralité des élèves de deuxième année. Quatre écoles techniques du domaine de la santé ont également été détruites. Cela constitue un très dur coup pour le système d’éducation qui, même avant le tremblement de terre, livrait une bataille acharnée pour produire et retenir suffisamment de travailleurs du domaine de la santé pour pouvoir servir la population haïtienne.
Pour cette raison, la CIRH invite les intéressés à présenter des projets qui abordent le problème du déficit en ressources humaines dans le secteur de la santé, notamment la capacité administrative nécessaire dans les bureaux publics de l’administration centrale et des départements. Les projets de renforcement de cette capacité sont énumérés ci-après :
Buts et projets spécifiques (Déficit de financement 21.5 millions de dollars)
- Renforcer 4 écoles de médecines et 10 programmes de formation spécialisée : 10 millions de dollars
- Renforcer 4 écoles de soins infirmiers : 5 millions de dollars
- Lancer la formation de 4 000 paramédicaux : 3 millions de dollars
-Terminer la formation de 3 000 agents de santé : 3 millions de dollars
-Appuyer la formation de 10 candidats à une maîtrise en administration publique : 0,1 millions de dollars
- Financer 10 bourses d’études pour des maîtrises en santé publique : 0,4 millions de dollars
Dans le contexte des pertes continuelles de médecins et d’infirmières déjà formés, il y a lieu de revoir une grille salariale publique qui garantirait le succès à long terme des institutions renforcées de formation. Pour encourager la rétention du personnel du secteur public et améliorer la capacité de ce secteur à suivre de près et à coordonner le système de soins de santé nouvellement reconstitué, il faudrait aussi promouvoir la formation professionnelle du personnel actuel et préparer des plans de carrière clairs pour les futurs employés, comme l’a suggéré récemment un audit institutionnel du ministère de la Santé. Les paramédicaux joueront un rôle important dans le nouveau régime de soins de santé et il faudra également adopter des lignes directrices déterminant les domaines prioritaires (c.-à-d. des psychologues et des physiothérapeutes). Parallèlement à ces activités, il faudra procéder à des réflexions et à des recommandations sur la formation et sur les approches nécessaires pour absorber les professionnels nouvellement formés.
Financement et accès aux soins :
Le pays doit absolument trouver une méthode de financement d’un vaste régime de soins de santé pour pouvoir assurer un accès accru aux soins de santé. De nombreuses propositions ont été formulées sur la manière de réaliser cet objectif, mais aucune d’elles n’a été élaborée à l’intérieur d’une stratégie globale.
Une des approches courantes consiste à utiliser les plates-formes existantes dans les domaines de la maternité et de la pédiatrie. Des programmes tels que Soins obstétriques gratuits ont bénéficié à plus de 60 000 femmes, tandis que le chiffre estimatif des femmes qui accouchent chaque année serait de 280 000. Un programme pilote parallèle réalisé après le tremblement de terre a dispensé des soins de santé gratuits dans diverses institutions à des enfants de moins de cinq ans. D’ici octobre 2011, la CIRH se propose d’apporter un soutien dans ce domaine afin d’élargir les soins obstétriques gratuits pour servir 100 000 femmes. Pour cela, il faudra non seulement lancer le programme dans des institutions supplémentaires, mais il faudra également poursuivre les activités de sensibilisation pour encourager les femmes à fréquenter les cliniques durant et après leur grossesse.
Buts et projets spécifiques (Déficit de financement 12 millions de dollars)
- Accès aux soins maternels et aux nouveaux-nés pour 100 000 grossesses (35 % de l’estimation, totale) : 12 millions de dollars
Le gouvernement travaillera avec la CIRH et des partenaires en vue d’élaborer une stratégie globale pour le financement des soins de santé allant au-delà de ceux assurés par le gouvernement et des autres projets pilotes en cours.
Le gouvernement et ses partenaires devraient envisager d’effectuer un examen des approches actuelles, de l’engagement contracté avec le secteur privé et des études de faisabilité, en se fondant sur une projection des taux de croissance des données pertinentes. En outre, il faudrait compléter ces études avec l’objectif de mettre en œuvre la stratégie dans le cadre d’un plan plus large du gouvernement préparé pour le secteur social.

Domaine d’intervention 2 : Renforcement des institutions :
Planification stratégique :
En plus d’encourager la présentation de projets, le gouvernement travaille également avec ses partenaires et la CIRH à élaborer une planification stratégique à long terme. Il s’agit là d’une composante essentielle du renforcement institutionnel, car cela renforcera le leadership du gouvernement sur un secteur mieux coordonné. Dans le cadre des objectifs fixés pour octobre 2011, il faudra :
Buts et projets spécifiques (Déficit de financement 5 millions de dollars)
5 millions de dollars
- Aider à élaborer puis à mettre en œuvre le plan stratégique à long terme du domaine de la santé
- Élaborer un plan global d’intervention en cas de catastrophe qui fasse intervenir les principaux bureaux affectés du gouvernement et répondre aux exigences d’une réaction efficace d’un secteur public dans les domaines des ressources humaines, de la logistique de base et des services techniques
- Appuyer la planification intersectorielle pour les politiques clés tels que les programmes en santé dispensés dans des établissements d’enseignement, le financement des soins de santé, la santé en milieu de travail, l’utilisation de la technologie aux fins de la sécurité du public et le soutien social à octroyer aux citoyens vulnérables.
Dans la rédaction des documents stratégiques, il faudra compter sur les commentaires de tous les grands ministères et les donateurs. Une coopération et une coordination complètes sont essentielles à la création et à l’adoption de tels plans.
Renforcement de la capacité du secteur public :
La capacité du ministère de la Santé de réagir et de gérer les interventions consécutives au tremblement de terre de 2010 et à l’apparition du choléra a été fortement affectée par les pertes en ressources humaines et en installations matérielles. Le personnel actuel a dû travailler pendant de longues heures et faire face à de nouveaux défis dans la coordination des activités d’un nombre beaucoup plus élevé de partenaires nationaux et internationaux. Comme il a été mentionné dans l’audit institutionnel du Ministère, les programmes de développement de carrière joueront un rôle important dans l’efficacité et la rétention du personnel. Il faudra donc allouer des fonds au soutien des activités de formation continuelle des agents de la santé publique dans des domaines clés comme le leadership, la gestion des conflits, l’épidémiologie, la gestion des approvisionnements, la prévision en santé publique et la coordination. Dans le domaine des infrastructures matérielles, les bureaux départementaux du MSPP doivent être mis à niveau, car ils sont privés du matériel essentiel à la création d’un milieu de travail approprié et capable d’appuyer le mouvement national de transition vers la décentralisation. En outre, les installations de l’administration centrale du MSPP, qui se trouvent actuellement dans un bâtiment temporaire, devront être reconstruites.
Buts et projets spécifiques (Déficit de financement 7 millions de dollars)
- Créer un programme d’éducation continuelle pour les hauts fonctionnaires de la santé publique (leadership, coordination, budget) : 5 millions $
- Construire/Remettre en état 10 bureaux départementaux du domaine de la santé : 0,5 millions $
Reconstruire le MSPP : 1,5 millions $
Les organisations qui s’engagent à participer au renforcement du secteur public seront des partenaires indispensables dans le renforcement et l’expansion de la capacité du ministère de la Santé.
Appuyer la planification intersectorielle pour les politiques clés tels que les programmes en santé dispensés dans des établissements d’enseignement, le financement des soins de santé, la santé en milieu de travail, l’utilisation de la technologie aux fins de la sécurité du public et le soutien social à octroyer aux citoyens vulnérables

Sensibilisation de la société civile :
Pour que des politiques efficaces et bien structurées puissent garantir un engagement responsable de la société locale, il faudra compter sur le renforcement et, au besoin, le soutien intégral de groupes de la société civile en mesure de défendre les aspirations des communautés ou des groupes vulnérables. En plus du financement, il faudra compter sur le soutien technique, notamment les sessions de sensibilisation de la CIRH visant à soutenir les groupes visés tels que les handicapés ou les associations rurales.
Buts et projets spécifiques (Déficit de financement 5 millions de dollars)
Donner aux groupes vulnérables l’accès à la CIRH et au MSPP par le biais de sessions d’information, de liaison avec les ministères et l’octroi de financement
Cette stratégie devra être coordonnée à la fois sur le plan interne (avec les secteurs sociaux de la reconstruction) et externe avec des cadres de différents niveaux dans les ministères) avec une liste claire de groupes cible prioritaires. Des leçons peuvent être apprises des programmes mondiaux et locaux de lutte contre le VIH qui donnent aux personnes atteintes la possibilité de formuler des recommandations aux décisionnaires.
Stratégie de réaction au choléra :
Au 8 décembre 2010, les données du MSPP indiquent que le choléra a tué plus de 2 120 personnes et frappé au moins 90 000 personnes dans l’ensemble des 10 départements géographiques d’Haïti. Les travaux de modélisation épidémiologique réalisés par el PAHO/WHO et les centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) à des fins de planification font état d’un nombre estimatif de 400 000 cas sur les 12 premiers moins, et d’environ 50 % de ce chiffre pour les trois premiers mois de l’épidémie. Le gouvernement haïtien a déclenché une réaction active, et l’équipe de santé de la CIRH s’est associée à cet effort en fournissant une aide technique dans les trois domaines habituels de travail suivants :
Alignement des parties prenantes :
Compréhension des besoins du MSPP et du secteur public aux niveaux des administrations centrale et locale.
Dans la phase d’urgence, le ministère de la Santé a rapidement activité son mécanisme d’intervention et travaillé avec les médias et les partenaires internationaux pour organiser sa réaction. Tandis que l’épidémie se propageait, le Bureau du président a activé le système d’intervention nationale en cas d’urgence, dénommé COUN, et l’équipe de la santé de la CIRH a octroyé une aide technique au ministère et au COUN, qui ont dressé une liste des besoins les plus urgents pour réagir à l’épidémie de choléra. Il a été en mesure de déterminer les besoins du département en termes d’installations de services cliniques (nouveaux Centres et Unités de traitement de choléra), d’activités de sensibilisation et d’hygiène publique, de logistique (transport et entreposage), de fournitures, de ressources humaines et de traitement des déchets médicaux.
Coordination :
Le gouvernement a pris, avec ses partenaires, en particulier l’Équipe des soins de santé de la CIRH, une part active dans la coordination de l’allocation appropriée des ressources de partenaires, en tenant compte des besoins des départements. Les membres de la grappe des soins de santé et des grappes intersectorielles ainsi que les partenaires du secteur privé et les pays amis ont été associés au COUN où l’on a pu s’attaquer aux obstacles à une réaction rapide.
Défense de la cause :
Tous les partenaires ont été encouragés à aligner leurs interventions sur la stratégie nationale à trois niveaux du MSPP et à accompagner les entités du secteur public dans leur réponse. Étant donné que l’on s’attend à ce que l’épidémie dure plusieurs moins, une collaboration étroite et le leadership du gouvernement seront essentiels ainsi qu’une collaboration avec des partenaires du monde universitaire et avec le secteur privé. De même, il faudra recourir à d’autres approches pour faire face à l’épidémie et minimiser son impact si et au moment où elle devient endémique pour le pays.
Approbation du projet :
À la lumière des projections épidémiologiques, l’épidémie de choléra est appelée à constituer un problème majeur de santé pour une période pouvant durer plusieurs années et représente une véritable tragédie. Compte tenu des nombreux partenaires engagés dans l’opération, la CIRH pourrait décider d’encourager la soumission de projets liés à l’épidémie de choléra dans la mesure où ils permettent de renforcer la capacité du gouvernement central et des départements à gérer cette crise ou de similaires, maintenant et à l’avenir. Aussi faudra-t-il mettre l’accent sur les programmes qui affrontent les éléments essentiels nécessaires pour gérer à la longue de telles crises et réduire la mortalité associée à de ce genre d’épidémies, notamment l’infrastructure en matière de distribution d’eau et d’hygiène publique ou le soutien à la réaction du secteur public.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2033-haiti-reconstruction-i-le-logement-plan-strategique.html
http://www.haitilibre.com/article-2040-haiti-reconstruction-ii-enlevement-et-gestion-des-decombres-plan-strategique.html
http://www.haitilibre.com/article-2047-haiti-reconstruction-iii-education-plan-strategique.html
HL/ S/ HaïtiLibre /CIRH
http://www.haitilibre.com/article-2054-haiti-reconstruction-iv-sante-plan-strategique.html

A la Une : commémorations en Haïti

Par Valérie Rohart A quelques jours du premier anniversaire du tremblement de terre du 12 janvier 2010, le gouvernement a enfin dévoilé le programme des commémorations.
« Il aura fallu attendre le 6 janvier savoir ce que le gouvernement comptait faire pour marquer cette date », écrit Le Nouvelliste. « Cérémonie interreligieuse, veillée nationale, ouverture du registre d’inscription des personnes décédées, messe, hommage, sonnerie aux morts, minute de silence...
Du 10 au 30 janvier, la population est aussi appelée à participer à un ensemble d’activités commémoratives », annonce le journal en ligne. Le principal moment fort sera sans doute la messe qui sera célébrée le 12 janvier à 8h du matin, sur l’esplanade de la cathédrale de Port-au-Prince.
Ce jour-là a été décrété jour férié et journée de deuil national. C’est aussi la date qu’a choisi le gouvernement pour lancer le processus d’enregistrement des morts dans les 14 communes les plus affectées par le séisme. « Juridiquement, les disparus du tremblement de terre sont considérés comme vivants puisqu’aucun acte de décès n’a été dressé en leur nom », rappelle Le Nouvelliste. A partir de cette date, les familles sont invitées à faire venir enregistrer leurs proches disparus dont les corps n’ont toujours pas été retrouvés.
http://news.google.com/news/section?pz=1&cf=all&ned=fr&hl=fr&csid=00a1c1d45d722a07&ict=ln

Sean Penn part à Haïti avec 50 millions en moins !

Sean Pean vient de révéler que sa femme l'avait plumé de 50 millions d'euros. Dépité, l'acteur américain envisage de quitter définitivement les États-Unis...
A 50 ans, la vie du talentueux acteur hollywoodien est en train de changer à jamais.
Magnifiquement impliqué dans la reconstruction d'Haïti après le violent séisme qui a frappé l'île en janvier 2010, Sean Penn compte bien aujourd'hui y rester pour de bon, comme il vient de le faire entendre très sérieusement dans les colonnes du Hollywood Reporter.
En plus de vouloir aider le peuple haïtien en détresse, son choix de quitter la prospère Californie tient peut-être aussi à son divorce d'avec Robin Wright en août dernier.
Père de deux enfants (une fille, un garçon), Sean Penn a expliqué que son ex-femme était partie après 14 ans de mariage avec la moitié de sa fortune qui s'élevait à 100 millions d'euros.
Lesté de 50 millions, ce sera toujours ça de moins que notre ami aura à déclarer à la douane...
http://www.staragora.com/news/sean-penn-part-a-haiti-avec-50-millions-en-moins/412332

jeudi 6 janvier 2011

Haïti - ONU : Augmentation des troupes étrangères en Haïti ?

06/01/2011 08:04:26 Le Représentant permanent de la Bosnie-Herzégovine et Président du Conseil de sécurité pour le mois de janvier, M. Ivan Barbalić, a présenté, mardi 4 janvier 2011, le programme de travail du Conseil. Il a d’emblée souligné que si ce programme était à priori « léger », les membres du Conseil resteront prêts à agir en ce qui concerne « le Soudan, la Côte d’Ivoire et Haïti ».
M. Barbalić a résumé la situation politique difficile en Haïti, suite à la publication des résultats préliminaires des élections du 28 novembre 2010, qui ont mené à des accusations de fraudes, la contestation des résultats et des manifestations violentes à travers le pays. Il a rappelé, que le second tour des élections en Haïti prévu initialement le 16 janvier 2011, sera sans doute reporté en raison du processus de vérification en cours et qu’il était important de regarder la situation sur le terrain dans une perspective politique.
À cette fin, le Représentant permanent, a indiqué que le 20 janvier, le Conseil de sécurité entendrait un exposé sur les développements politiques dans le contexte post électoral sur la base duquel il pourrait être amené à envisager une augmentation des troupes de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH). « Il est du devoir du Conseil d’assurer le bon fonctionnement de la Mission, et ce, dans l’intérêt de tous les Haïtiens », a-t-il dit.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2039-haiti-elections-pas-de-deuxieme-tour-avant-fevrier.html
http://www.haitilibre.com/article-2012-haiti-elections-les-experts-de-l-oea-sont-deja-au-travail.html
http://www.haitilibre.com/article-1999-haiti-elections-tous-les-details-sur-l-entente-oea-gouvernement-cep.html
http://www.haitilibre.com/article-1919-haiti-elections-oea-envoie-2-missions-d-aide-a-la-demande-du-president-preval.html

En Haïti, la réponse suisse face à l’urgence du choléra

Depuis trois mois, l’épidémie de choléra est venue aggraver en Haïti une situation humanitaire déjà désastreuse suite au séisme du 12 janvier 2010. A Grand-Goâve, ONG et coopération suisse ont mis sur pied un dispositif modèle de traitement de la maladie. Reportage. Marie-Claude connaît déjà trop bien la tente d’admission du centre de traitement du choléra de Grand-Gôave, ville côtière située à 50 kilomètres à l’ouest de Port-au-Prince et lourdement frappée par le séisme dévastateur du 12 janvier.
C’est la deuxième fois en moins d’une semaine qu’elle y emmène un membre de sa famille. Aujourd’hui, c’est son père qui est allongé sur un lit en bois sommaire, uniquement recouvert d’une bâche en plastique trouée en son centre. En-dessous de l’orifice, le seau se remplit presque sans discontinuer d’un liquide excrémental mousseux dont l’aspect évoque l’eau de cuisson du riz, symptomatique du choléra.
Sous perfusion d’une solution saline qui doit permettre de compenser une perte d’eau pouvant atteindre 15 à 20 litres par jour, le père de Marie-Claude devrait être remis sur pied dans trois ou quatre jours. Tout comme la dizaine de patients qui affluent quotidiennement dans ce centre couvrant un bassin de population de 110'000 âmes.

La maladie de la peur
A Grand-Goâve, les premiers cas de choléra sont apparus à la mi-novembre. Il s’agissait de deux personnes qui revenaient de la région de l’Artibonite, où ont été décelés les premiers cas de contamination au vibrion, probablement importé par des soldats népalais de la MINUSTAH, la force de l’ONU chargée du maintien de la paix en Haïti.
Après quatre jours d’hospitalisation, les deux patients ont rejoint leur domicile. L’un d’eux est décédé peu après. «Mais pas du choléra, souligne Milord Jean Webert Jocelyn, délégué de la protection civile de la ville. Il a été abandonné par les siens dans une cabane et il est certainement mort de faim ou de soif». Depuis, comme partout dans le pays, la maladie s’est propagée à la vitesse grand V, profitant d’un terreau extrêmement favorable: manque d’eau potable et de latrines, insalubrité, promiscuité dans les camps de réfugiés du séisme, malnutrition.
A cela s’ajoute toute une série de peurs et de croyances associés à une maladie jusqu’alors inconnue en Haïti. Pour briser ces représentations culturelles, un énorme travail de sensibilisation et de prévention a été réalisé. Messages diffusés à la radio, groupes de paroles au sein du réseau de soins communautaire, affiches invitant la population à fabriquer ses propres solutions de réhydratation: une démythisation essentielle avant de pouvoir mettre sur pied des centres de traitement de la maladie.
Au centre de traitement du choléra de Grand-Goâve, les enfants malades sont mis au frais sous les arbres durant la journée. (swissinfo)

Prise en charge rapide
Présente depuis plus de 15 ans dans la région, Médecins du Monde Suisse est la cheville ouvrière du dispositif. «Notre connaissance approfondie du terrain, l’excellente collaboration avec les autres ONG et les multiples relais dont nous disposons au sein de la population nous ont permis jusqu’ici de contenir l’épidémie et d’éviter des attaques violentes contre nos centres de traitement comme cela s’est produit dans le nord du pays», affirme Hervé Manaud, responsable du centre de Grand-Goâve.
La présence de nombreux acteurs humanitaires dans la région a permis d’apporter une réponse rapide face à l’épidémie. Ce qui ne fut pas le cas en Artibonite, une région peu affectée par le séisme et délaissée par les ONG médicales.
Et où une action plus précoce aurait pu notamment permettre la mise en place d’un cordon sanitaire et éviter la propagation de l’épidémie au reste de l’île.

Un consortium unique
Mis sur pied en seulement dix jours sur un terrain en friche de 700m2, le centre de traitement du choléra (CTC) de Grand-Goâve peut accueillir 85 patients. Près de 100 personnes y travaillent. Des tentes séparées hébergent hommes, femmes et enfants, les plus vulnérables face à l’épidémie.
Cet hôpital de toile est l’œuvre d’une collaboration étroite entre Médecins du Monde, la Croix-Rouge Suisse, Terre des Hommes et le corps suisse d’aide humanitaire. «A ma connaissance, c’est la première fois de l’histoire de l’humanitaire suisse qu’un tel consortium est mis en œuvre pour répondre de manière aussi rapide à un problème apparu si soudainement», soutient Hervé Manaud.
Le dispositif est aujourd’hui un modèle en la matière et des ONG font régulièrement le déplacement de Port-au-Prince pour s’en inspirer. Ce qui n’empêche pas les problèmes d’apparaître au quotidien. Le plus urgent est celui de l’accès aux habitats reculés des mornes, ces collines déboisées de l’arrière-pays inaccessibles en voiture. Le long trajet à dos de mulet s’avère souvent fatal pour les malades. Grâce aux hélicoptères mis à disposition par l’ONU, Médecins du Monde est en phase d’implantation de plusieurs unités de traitement qui doivent permettre de faire face sur place à la réhydratation des malades.

Manque de soutien
En ville, l’accès est plus aisé mais les chauffeurs de moto-taxis et de minibus rechignent souvent à amener les malades à l’hôpital. L’autre grande préoccupation du moment est celle de l’évacuation des corps, que les familles laissent souvent sur place. «Il appartient aux autorités de creuser une fosse commune», martèle Hervé Manaud, qui n’a pour l’heure eu à déplorer que trois décès au sein du centre. Des discussions sont en cours, mais le soutien des autorités locales n’est pas aisé à obtenir. «Le choléra est une maladie liée à la misère, et personne n’a envie de l’assumer, surtout en période électorale», relève François Zamparini, coordinateur de Médecins du Monde Suisse en Haïti.
Dans la commune voisine de Petit-Goâve, la municipalité a refusé de mettre un terrain convenable à disposition, par peur d’effets néfastes dans les urnes. Le 20 novembre, le responsable sanitaire de la région estimait encore que le choléra était une «philosophie». Une vue d’esprit qui a selon le ministère de la Santé déjà fait plus de 3300 morts depuis la mi-octobre.
Ce décompte est pourtant très largement inférieur à la réalité, estiment tous les acteurs humanitaires. «Beaucoup de personnes meurent sans jamais voir un centre de traitement. En comptabilisant les décès dans les communautés rurales, on peut facilement multiplier le chiffre par deux ou trois», affirme Hervé Manaud. Et pour François Zamparini, «le choléra sera une réalité haïtienne encore pendant des années».
Samuel Jaberg, Petit-Goâve, swissinfo.ch
http://www.swissinfo.ch/fre/detail/content.html?cid=29176774

Un spectacle pour appuyer haïti

Le souvenir du violent séisme qui avait complètement ravagé Haïti le 12 janvier 2010 est loin de tomber dans l'oubli. À quelques jours du premier anniversaire de la tragédie, une pièce de théâtre sera présentée à l'École Mathieu-Martin. Les fonds amassés lors de l'événement seront entièrement utilisés pour la reconstruction de ce pays.

B9

David Caron

L'Étoile



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Organisé par l'Église Nouvelle Espérance de Dieppe, le spectacle, intitulé «Séraphin et l'orpheline», sera basé sur l'émission «Les belles histoires des pays d'en haut», diffusée sur les ondes de Radio-Canada entre 1956 et 1970 et mettra en scène le personnage Séraphin Poudrier, un homme malin qui refuse d'aider une jeune orpheline.



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Photo contribution

La pièce de théâtre «Séraphin et l'orpheline» sera présentée à l'École Mathieu-Martin le 16 janvier à 19h. La totalité des recettes ira à un organisme présent en Haïti, pays ravagé par un séisme le 12 janvier 2010.

Selon David Martin, pasteur de l'église, cette initiative a principalement pour objectif d'attirer l'attention sur la situation à Haïti, un an après le séisme. «Les événements en Haïti ont pris une plus grande ampleur que l'on aurait imaginé. C'est quelque chose qui nous touche énormément, car il y a plusieurs gens d'origine haïtienne dans notre congrégation qui ont été bouleversés par les événements. Certains ont perdu des amis, d'autres ont perdu de la famille. Lorsque le tremblement de terre a eu lieu, les médias en ont beaucoup parlé, mais ils sont passés à autre chose par la suite. Mais la souffrance se poursuit et donc l'aide doit être continue», souligne David Martin.



Il souhaite également créer un lien durable avec les étudiants haïtiens de l'Université de Moncton, afin de continuer de sensibiliser la population. «Je souhaite créer un dialogue avec eux. Si on continue de parler de leur pays, on peut faire une différence», estime-t-il.
L'idée de venir en aide aux pays pauvres de la planète est venue à la suite d'un voyage humanitaire au Sénégal. «Nous nous sommes promis de continuer de faire notre possible pour conscientiser la population des besoins outremer qui sont bien au-delà de ce qu'ils peuvent imaginer. Nous sommes quand même très bien au Canada. Notre voyage nous a fait réaliser que nous ne pouvons pas rester assis et attendre. Même si nous ne sommes pas des politiciens, nous pouvons faire de petites choses qui peuvent faire de grandes différences», explique-t-il.
La totalité des fonds sera versée à ERDO (Emergency Relief and Overseas Development), un organisme canadien qui intervient dans les pays en besoin à la suite de catastrophes naturelles. «L'argent leur sera confié et par la suite, les fonds seront acheminés à un missionnaire québécois déjà installé là-bas. Son ?uvre consiste à appuyer les enfants en difficulté au travers de programmes d'alimentation. Il monte également des emplacements qui accueillent des jeunes dont les écoles ont été détruites.»
Les citoyens de Dieppe ne sont pas les seuls à soutenir cette organisation. Un groupe de Bathurst ira prochainement donner un coup de main à ce missionnaire. «C'est bien, parce qu'on peut voir de nos propres yeux la manière dont notre argent est utilisé», dit M. Martin.
Bien qu'aucune somme en particulier ne soit visée, les organisateurs espèrent tout de même récolter au moins 4000 $. «Séraphin et l'orpheline» sera présentée à l'École Mathieu-Martin le 16 janvier à 19h. Les billets sont disponibles au coût de 10 $ pour les adultes et 5 $ pour les enfants en composant le 384-7894.
http://letoiledieppe.jminforme.ca/article/1367537

La propagation de l'épidémie de choléra dans le nord est inquiétante

L'épidémie de Cholera découverte à la mi-octobre en Haïti se propage à une vitesse vertigineuse, dans le nord du pays, où plus de 542 décès sont déjà enregistrés. La rapidité avec la quelle l'épidémie se propage dans le nord notamment au Cap Haïti interpelle tous les secteurs de la société.
C'est le point de vue de Jean Gary Denis de l'initiative citoyenne.
Intervenant à la rubrique le point de radio Métropole monsieur Denis dénonce l'absence de structures et le laxisme des autorités locales dans la gestion de l'épidémie au niveau de ce département.
Selon lui, les autorités locales font montre beaucoup plus d'intérêts pour des questions politiques, au lieu de conjuguer leurs efforts, afin de contenir la propagation de la maladie.
En réaction, le maire de la commune du Cap, Michel Saint Croix ne partage pas le point de vue du responsable de l'Initiative citoyenne.
Il a indiqué que les autorités ont déjà adopté un certain nombre de dispositions de concert avec plusieurs partenaires en vue de contenir l'épidémie.
« Pour l' heure les gens contaminés par le cholera ne meurent pas » a déclaré le premier citoyen de la ville du Cap, tout en dénonçant un groupe qui préfèrent saboter les mesures adoptées par les autorités locales, pour des motivations politiques.
Rappelons que le Choléra a déjà fait plus de 3 mille 400 morts, selon un dernier bilan publié par les autorités sanitaires du pays. EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=18643

Haïti - Reconstruction : (II) Enlèvement et gestion des décombres - Plan stratégique

05/01/2011 08:00:28 Aujourd’hui, 12 mois après le tremblement de terre, le financement a commencé à arriver, mais lentement. Les communautés nationales et internationales commencent à travailler conjointement de manière plus efficace. La Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) est en train de jouer un rôle actif dans cette coopération, comme le montrent les projets qu’elle a approuvés (à hauteur de 3 milliards de dollars) et pour lesquels les organisations internationales se sont engagées en partenariat avec des ministères haïtiens.
Alors que les donateurs commencent à honorer leurs engagements, ils sont confrontés à la difficulté d’évaluer les faits reflétant les besoins les plus urgents qui se posent sur le terrain, un grand nombre d’entre eux se demandent comment établir un ordre de priorité pour leurs dépenses.
Le plan stratégique, présenté, lors de la quatrième réunion de la CIRH le 14 décembre 2010 à Santo-Domingo en République Dominicaine, permettra d’orienter les agents d’exécution des projets, les donateurs et les investisseurs à mesure qu’ils honoreront les engagements contractés aux fins de la reconstruction et du développement d’Haïti, et accorderont un financement additionnel qui fait grandement défaut. Élaboré conjointement par la CIRH, les experts internationaux et les dirigeants des ministères, ce plan souligne un grand nombre des besoins les plus importants qu’Haïti devra satisfaire d’ici la fin du mandat de la CIRH (octobre 2011).
Chaque jour de la semaine nous vous ferons découvrir un volet de ce plan stratégique pour 2011. Aujourd’hui nous traiterons de l’enlèvement et de la gestion des décombres.
Le déblaiement est un élément clé de la plupart des priorités en matière de développement et de reconstruction. Très peu de décombres ont été enlevés jusqu’ici et il y a peu d’organisations à effectuer des opérations de déblaiement sur une grande échelle. En outre, le travail existant s’effectue sans l’orientation d’un cadre de travail global.
Le déblaiement a été lent à démarrer, en partie parce que les décisions stratégiques clés n’ont pas été prises, par exemple, on ne peut toujours pas démolir des immeubles classés comme nécessitant beaucoup plus que des réparations. De plus, il n’existe pas de mécanisme permettant de suivre adéquatement les progrès dans ce domaine et on n’a toujours pas fait une évaluation complète du volume existant des décombres, ce qui complique tout travail de planification.
Le défi que posent la complexité et l’ampleur de cette tâche exige une stratégie globale. La stratégie retenue devra faire un choix entre les multiples méthodes de déblaiement en fonction de leur efficacité et tenir compte des particularités et des contraintes de chaque région géographique, plutôt que de faire un choix général pour l’ensemble du pays.
Il est également essentiel qu’une stratégie globale décide de la façon dont on se débarrassera des décombres et peut-être dont on les recyclera. La pratique actuelle de rejet non contrôlé, qui est la norme pour de nombreux sites, peut être de nature à créer de nouveaux problèmes. L’impact environnemental du mode d’élimination des débris a été étudié et il est établi que ces décombres constituent des matériaux inertes qui ne comportent guère de risque significatif, car ils sont séparés des flux municipaux de déchets domestiques et autres. Le plan devra également envisager la question des décharges ou des sites d’enfouissement, y compris les pratiques optimales de fonctionnement de tels sites, les mécanismes d’application et les occasions de création de revenus par le biais du recyclage des décombres quand ce sera possible et faisable.
À ce jour, il y a eu diverses estimations du volume des décombres générés par le séisme. Pour les fins du présent document, on estime qu’il y a un volume de 10 millions de mètres cubes de décombres dont il faut se débarrasser.
La CIRH a élaboré une approche visant à enlever 40 % des débris d’ici la fin de son mandat. Le moment de l’action immédiate est arrivé. La communauté internationale doit s’associer à l’exécution de ce plan.
Les efforts de déblaiement en cours :
Un grand nombre d’efforts fragmentaires de déblaiement sont actuellement en cours. Renforçant l’effort continuel du gouvernement haïtien dans ce domaine, diverses ONG, des acteurs bilatéraux et multilatéraux ont mis en œuvre des projets de déblaiement dans des rues et/ou des installations spécifiques. Dans le cadre d’une réalisation stratégique appropriée d’une opération de déblaiement sous la direction du gouvernement haïtien, toutes les organisations participantes devront fournir des rapports périodiques sur l’avancement des travaux, ce qui donnera chaque fois une vue d’ensemble des efforts en cours.
Recyclage : Dans la plupart des cas où les décombres des immeubles effondrés ou démolis sont séparés des déchets, le travail s’effectue à la main. Les débris sont en général utilisés de différentes façons, à savoir pour :
- Combler des zones où l’état des terrains pose des problèmes.
- Agrandir le littoral à certains endroits.
- Réhabiliter des routes en terre battue
- Combler des terrains pour préparer l’installation d’abris, après avoir été broyés ou étalés sur la surface à préparer.
- Construire des maisons en blocs.
L’utilisation des décombres peut permettre d’offrir des emplois à des travailleurs non qualifiés et peut être une source de revenu pour des chômeurs, tout en réduisant le volume total de rejets de matériaux réutilisables. Cette option présente l’avantage supplémentaire d’alléger la demande de matériaux nécessaires pour réparer et reconstruire les nombreux immeubles endommagés. Toutefois, ce processus absorbe beaucoup de temps, et les décombres doivent être gardés relativement près du site où ils seront utilisés. Il convient aussi de noter que certaines pratiques traditionnelles et l’acceptation culturelle constituent des sujets de préoccupation. L’utilisation de décombres recyclés dans la production de mélanges de béton à faible résistance a donné lieu à différentes études et continue de le faire. La plupart des études réalisées jusqu’ici recommandent qu’on poursuive les recherches avant de formuler un jugement définitif sur le bien-fondé d’une telle utilisation.
Stratégies de déblaiement :
Il existe diverses approches dont chacune présente des avantages et des inconvénients :
- L’Approche des quartiers (adoptée par l’ONU, les ONG et la Croix-Rouge américaine) favorise l’enlèvement des décombres dans certains quartiers dans le but de diminuer la population de divers camps. Cette approche exige une collaboration étroite avec les organismes publics qui supervisent ce domaine, ce, dans un souci d’efficacité et pour régler les questions de droit de propriété et, le cas échéant, les différends.
- L’Approche des grilles sectorielles préconise le déblaiement par zone et utilise une grille d’un kilomètre et une grille de 100 mètres par sous-secteur. Cette division ne tient pas compte des limites géographiques actuelles des zones, mais a l’avantage de couvrir l’ensemble des zones touchées.
- L’Approche systématique de quartiers (US Army Corps of Engineers) divise les zones touchées en utilisant principalement 10 limites de départements, eux-mêmes subdivisés en plus petits secteurs tenant compte des subdivisions politiques, sociales et économiques. Selon l’Armée américaine, cette approche devrait faciliter le partage des responsabilités de la gestion des décombres. Similaire à l’Approche des quartiers, celle-ci en diffère du fait qu’elle considère l’intégralité de la zone affectée qu’elle divise et classe les zones par ordre de priorité avant l’étape de la mise en œuvre des projets de déblaiement.
Le temps nécessaire et les coûts d’application de ces stratégies diffèrent de l’une à l’autre :
- Approche de quartiers : Sur la base d’un nombre estimatif de 10 contrats de ce type en cours d’exécution simultanément et de l’hypothèse d’un volume total de 10 millions de mètres cubes restant dans la région métropolitaine de Port-au- Prince, on peut prévoir qu’il faudra au mieux environ 4 ans pour mener l’effort à terme, en supposant une semaine de travail de 7 jours. De plus, en utilisant un coût moyen de déblaiement de 35 $ par mètre cube, on obtient un coût total d’environ 350 millions de dollars.
- Approche des grilles sectorielles : S’il faut réaliser l’effort de déblaiement en utilisant des contrats similaires à ceux qu’on utilise dans le centre-ville de Port-au-Prince dans le cadre de contrats du gouvernement haïtien, un tel contrat exigerait 18 moins de travail dans des grandes régions ouvertes comme le corridor du centre-ville établies par le gouvernement, en supposant également une semaine de travail de 7 jours. Au coût de 40 $ par mètre cube, cette opération pourra se réaliser à un coût total de 400 millions de dollars. Ce chiffre ne comprend pas les programmes spécifiques de quartier et il ne tient pas compte des problèmes de densité qui y sont associés.
- Approche systématique de quartiers : Comme il a été recommandé, la poursuite des efforts existants (quartiers) renforcée par les propres efforts du gouvernement, l’utilisation des forces internes et les contrats de sous-traitance peuvent être la solution qui permettra de maximiser toute une gamme d’avantages. Cette approche ne sera peut-être pas la plus économique ni la plus rapide, mais les avantages en termes de considérations socio-économiques et environnementales sont essentielles à un meilleur avenir pour le pays. Il faudra un montant estimatif de 400 millions de dollars répartis sur 24 à 30 mois pour mener le projet à terme.
La CIRH recommande une Approche systématique de quartiers. Celle-ci combinerait les approches de quartier et l’approche de l’Armée américaine pour assurer que les régions frappées par les tremblements de terre seront toutes prises en considération, sans que certains quartiers ne soient négligés. Pour atteindre ce but, le gouvernement haïtien devra travailler en étroite collaboration avec les diverses organisations participant au déblaiement et les suivre de près et il devra élaborer un plan pour compenser les régions non couvertes pour l’instant et/ou susciter un intérêt additionnel chez certains autres intervenants capables de réaliser des projets de déblaiement. Ce plan a l’avantage de travailler dans des régions relevant de la compétence des autorités locales et de permettre une coordination plus efficace entre toutes les parties. En outre, un certain nombre d’efforts actuellement en cours pourront se poursuivre pendant que l’on continuera à chercher des ressources additionnelles pour les compléter. Cette approche peut également permettre de réaliser des économies grâce à l’utilisation de divers sites de rejet et à une mise en œuvre stratégique.

Cible : D’ici octobre 2011, 40 % de l’ensemble des décombres, soit 4 millions de mètres cubes, seront enlevés.
Justification : En dépit de son coût plus élevé, l’Approche systématique de quartiers est préférée aux autres parce qu’elle permet de déblayer à un rythme relativement plus rapide. Cela est essentiel pour la reconstruction d’Haïti pour trois principales raisons. Premièrement, la sûreté et la santé de la population en Haïti. Deuxièmement, le déblaiement constitue un préalable clair pour la réalisation d’autres priorités en matière de développement, par exemple la construction de logements, d’hôpitaux et d’écoles. L’enlèvement des décombres sera une manifestation visible des améliorations effectuées sur le plan du développement.
Programmes requis : Pour atteindre cet objectif, l’opération de déblaiement se subdivisera comme suit :
- 24 opérations séparées et indépendantes de déblaiement sur la base d’une semaine de six jours de travail.
- Un minimum de 12 sites de rejet ayant une capacité minimale de 333,000 mètres cube chacun.
Ces opérations seront réparties en projets et contrats différents, mais il est essentiel qu’elles soient appuyées par une unité de coordination centrale qui serait idéalement placée au sein du MTPTC et surveillée de près pour assurer le respect des normes internationales de transparence.
Besoins de financement : Sur la base de l’approche systématique de quartiers, on estime que le coût moyen par mètre cube sera de 30 dollars. Pour enlever 4 millions de mètres cubes d’ici octobre 2011 (40 % de 10 millions de mètres cubes de décombres) il faudra 160 millions de dollars. Le coût de l’enlèvement des 60 % de décombres restants sera de 240 millions de dollars, soit un coût total de 400 millions de dollars, et cette approche permettra des économies considérables grâce au caractère stratégique des objectifs poursuivis et au type de gestion utilisé.

Décisions stratégiques et catalyseurs institutionnels :
Il y a trois facteurs à jouer un rôle particulièrement important dans la réalisation du programme de déblaiement :
- Le gouvernement d’Haïti doit approuver un minimum de 12 décharges en se fondant sur des suggestions déjà préparées et sur les nouveaux développements dans ce domaine.
- Le gouvernement d’Haïti doit élaborer et publier une politique de démolition des immeubles rouges quand les conditions suivantes sont réunies : A) l’état de l’immeuble présente un danger pour la communauté en général en raison de sa proximité avec des zones publiques ou B) l’immeuble s’est effondré complètement ou C) l’immeuble ne s’est pas effondré, mais les dommages sont tels qu’il ne peut être réparé.
- Le gouvernement d’Haïti doit mettre sur pied une équipe qui appuiera les efforts de coordination du MTPTC, adoptera des mécanismes spécifiques de surveillance et un système uniforme d’inspections quotidiennes des lieux, disposera d’un personnel approprié de surveillance et instituera un système quotidien de rapports et de conformations.
La CIRH est prête et disposée à appuyer le gouvernement dans la recherche de ces solutions.
Interdépendance avec d’autres secteurs :
- Le déblaiement est une exigence clé des progrès à réaliser dans d’autres domaines où doivent s’effectuer des travaux de construction. La sélection des sites à déblayer doit donc être envisagée en rapport avec d’autres plans de développement. Cette coordination peut être facilitée par l’élaboration de cartes détaillées, ce qui permettra de déterminer les secteurs à déblayer en priorité.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2033-haiti-reconstruction-i-le-logement-plan-strategique.html
HL/ S/ HaïtiLibre /CIRH

http://www.haitilibre.com/article-2040-haiti-reconstruction-ii-enlevement-et-gestion-des-decombres-plan-strategique.html

Haïti - Reconstruction : (III) Éducation - Plan stratégique

06/01/2011 07:40:19
Aujourd’hui, 12 mois après le tremblement de terre, le financement a commencé à arriver, mais lentement. Les communautés nationales et internationales commencent à travailler conjointement de manière plus efficace. La Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) est en train de jouer un rôle actif dans cette coopération, comme le montrent les projets qu’elle a approuvés (à hauteur de 3 milliards de dollars) et pour lesquels les organisations internationales se sont engagées en partenariat avec des ministères haïtiens.
Alors que les donateurs commencent à honorer leurs engagements, ils sont confrontés à la difficulté d’évaluer les faits reflétant les besoins les plus urgents qui se posent sur le terrain, un grand nombre d’entre eux se demandent comment établir un ordre de priorité pour leurs dépenses.
Le plan stratégique, présenté, lors de la quatrième réunion de la CIRH le 14 décembre 2010 à Santo-Domingo en République Dominicaine, permettra d’orienter les agents d’exécution des projets, les donateurs et les investisseurs à mesure qu’ils honoreront les engagements contractés aux fins de la reconstruction et du développement d’Haïti, et accorderont un financement additionnel qui fait grandement défaut. Élaboré conjointement par la CIRH, les experts internationaux et les dirigeants des ministères, ce plan souligne un grand nombre des besoins les plus importants qu’Haïti devra satisfaire d’ici la fin du mandat de la CIRH (octobre 2011).
Chaque jour de la semaine nous vous ferons découvrir un volet de ce plan stratégique pour 2011. Aujourd’hui nous traiterons de l’éducation
Ce plan stratégique repose sur le plan de cinq ans du gouvernement qui a été élaboré conjointement par le gouvernement et la Commission présidentielle sur l’éducation et les principaux bailleurs de fonds.
Dans l’ensemble, 10 ans après le lancement du Plan national pour l’éducation rédigé en 2000, et en dépit de l’augmentation considérable du nombre d’écoles et d’élèves, le système national continue d’être caractérisé par :
Des structures d’enseignement inadéquates, compte tenu de la population de plus de 500 000 enfants privés de tout accès à l’école et des 135 sections communales n’ayant pas d’écoles publiques, dont 23 n’ont aucune installation scolaire, quelle soit publique ou privée.
La piètre qualité de l’enseignement, qui se traduit par des réussites très faibles et un taux élevé de décrochages.
Le piètre rendement du corps enseignant à tous les niveaux.
Une faible gouvernance à tous les niveaux, y compris la capacité du gouvernement de planifier, de surveiller, de superviser et, plus généralement, de jouer le rôle attendu de lui sur le plan normatif.
L’impact du tremblement de terre est bien connu et a été exposé dans le PARDH. Par exemple, dans le département de l’Ouest, qui reçoit 50 % de l’intégralité de la clientèle scolaire, 80 % de l’ensemble des bâtiments ont été détruits ou endommagés, soit quelque 3,804 écoles. Sur le plan humain, plusieurs milliers d’enfants sont morts en même temps qu’environ 1,350 enseignants et 180 non-enseignants. Dans le Sud-Est, 279 écoles ont été détruites ou endommagées. Tous les centres de formation professionnelle du pays ont été ou détruits ou gravement endommagés. Plus de 80 % des bâtiments des universités nationales ont été sérieusement endommagés ou totalement détruits.
Dans un contexte où tout est à faire, un exercice de hiérarchisation rigoureux a été entrepris et on a accordé la priorité aux écoles primaires, qui accepteraient la majorité des jeunes haïtiens. Le Plan de cinq ans et, de manière plus immédiate, le présent plan doivent rester suffisamment ambitieux pour qu’Haïti, un pays qui place, sans distinction de revenu, l’éducation au haut des priorités des ménages, ne soit pas confronté une fois de plus à la perte d’une génération.
Objectifs visés, justification et programmes :
Les objectifs à court terme sont par conséquent conformes à ceux à long terme, notamment l’accès libre et obligatoire à une éducation de qualité, en particulier dans les neuf premières années d’enseignement d’ici à 2021. Les niveaux secondaire et tertiaire de même que les écoles professionnelles et spécialisées sont également des composantes importantes du Plan de cinq ans, bien qu’ils ne figurent pas dans le court terme au même niveau que l’éducation de base. L’ensemble des besoins de financement du Plan à cinq ans ont été établis à environ 4,3 milliards de dollars. On estime qu’Haïti sera en mesure de prendre à son compte 25 % de ces besoins et que par conséquent un effort international considérable sera nécessaire pendant de nombreuses années.
Dans la première phase, la priorité ira à la construction et il faudra mieux reconstruire ce qui a été détruit par le tremblement de terre et construire de nouvelles écoles là où il n’y en avait pas du tout à cette date. Il faudra en outre accorder une priorité égale à la nécessité de combler l’écart entre les dépenses et les besoins dans le court et le plus long terme, tout en conservant le caractère gratuit de l’enseignement pour les neuf premières années, en particulier comme objectif à atteindre dans 10 ans. Parallèlement, des efforts spéciaux seront consacrés à l’amélioration de la gouvernance dans l’ensemble du secteur de l’éducation. À ce chapitre, il faudra notamment renforcer la capacité du gouvernement à planifier, superviser et former, tout en renforçant la capacité de dispenser un enseignement structuré à la jeunesse du pays.
La réalité sur le terrain et les objectifs ambitieux du pays se retrouvent dans les objectifs spécifiques qu’il faudra réaliser d’ici la fin de 2011 :
Infrastructure et équipement pour les écoles fondamentales :

- Déblayer 150 sites pour des écoles et construire 250 bâtiments temporaires
- Construire et doter en personnel 60 écoles fondamentales dans des sections communales où il n’existe pas d’écoles publiques
- Équiper un maximum de 3,000 écoles (publiques et privées)
- Alimenter 250,000 enfants
- Donner à jusqu’à 500,000 enfants une trousse scolaire (manuels et uniformes)
- Accorder à un maximum de 500,000 enfants une aide financière de 125 $US par année pour fréquenter des écoles privées
- Former 5,000 enseignants
- Donner à 10 000 professeurs une trousse d’enseignement
- Remanier le Programme national d’enseignement

Enseignement professionnel :
- Rénover et équiper 3 centres de formation professionnelle
- Alphabétisation : Installer et équiper 1 750 centres d’alphabétisation
- Éducation tertiaire : Créer un fonds destiné à soutenir la reconstruction des universités
- Développer et consolider le réseau d’universités publiques dans les régions, en commençant par Les Cayes/Sud, Gonaïves/Artibonite et Cap-Haïtien/Nord), commencer à étendre le réseau à Jacmel/Sud-Est et à Hinche/Centre.
Gouvernance et soutien au MENFP (y compris l’infrastructure) :
- Renforcer le ministère de l’Éducation au niveau de l’administration centrale et des départements
Autres :
- Reconstruire et équiper 3 (des 23 anciens) centres pour enfants handicapés
Besoins de financement :
- Le financement manquant à combler pour concrétiser cet effort à court terme est de 152,6 millions de dollars (2) et se répartit comme suit ;
- Infrastructure et équipements pour des écoles fondamentales : 50 millions
- Enseignement professionnel : 25 millions
- Alphabétisation : 4,6 millions
- Éducation tertiaire : 15 millions
- Gouvernance et soutien au MENFP (y compris l’infrastructure) : 56 millions
- Autres : 2 millions
(2) Ne comprend pas les repas dispensés à l’école, l’assistance financière aux enfants et la distribution de trousses aux enfants et aux professeurs.
Au printemps et à l’été 2010, un effort considérable a été déployé pour permettre au plus grand nombre possible d’enfants de retourner à l’école pour la session d’automne 2010. Bien que des dizaines de milliers d’élèves aient bénéficié des efforts déployés sur ce front, plus de la moitié de l’ensemble des besoins n’ont pas été satisfaits.
La réalisation des objectifs énoncés ci-dessus créera un cercle vertueux : une augmentation du nombre d’enfants en mesure de fréquenter l’école, y compris de nombreux enfants qui n’ont jamais pu le faire; plus de 10 000 emplois temporaires seront créés dans des activités de construction et plusieurs centaines d’emplois permanents seront créés avec la construction des nouvelles écoles. Des produits locaux seront achetés pour alimenter les écoles, ce qui aidera à accroître les revenus des agriculteurs à la fois dans le court et le long terme. Le fardeau financier des ménages pauvres diminuera avec l’accès aux écoles publiques et l’augmentation du nombre d’enfants recevant une assistance financière, ce qui atténuera la vulnérabilité des plus démunis.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2033-haiti-reconstruction-i-le-logement-plan-strategique.html
http://www.haitilibre.com/article-2040-haiti-reconstruction-ii-enlevement-et-gestion-des-decombres-plan-strategique.html
HL/ S/ HaïtiLibre /CIRH
http://www.haitilibre.com/article-2047-haiti-reconstruction-iii-education-plan-strategique.html

Le documentaire Pourquoi pas Haïti? sur les ondes de RDI

Le documentaire Pourquoi pas Haïti?, des réalisateurs Réal Barnabé et Dominic Morissette, sera diffusé sur les ondes de RDI, le 10 janvier à 20 h. Sujets : Radio-Canada , Pourquoi Haïti , Port-au-Prince À cinquante ans d’intervalle, M. Barnabé emboîte le pas de la grande journaliste Judith Jasmin à Port-au-Prince pour comprendre les racines du malaise haïtien.
En 1959, l’émission Premier Plan invitait en effet Judith Jasmin, une des vedettes de l’information télévisée des années 50 et 60, à se rendre à Port-au-Prince pour le tournage de Pourquoi Haïti?, le premier grand reportage de Radio-Canada dans ce pays. Elle y découvrait alors la misère du peuple haïtien.
Depuis 1970, Réal Barnabé fréquente Haïti régulièrement. Il y a fait une trentaine de séjours, soit comme reporter (la première fois en 1970 pour l’émission Format 60), soit comme formateur auprès des médias haïtiens ou encore comme père adoptif.
Quand il constate que quatre des cinq personnages clé du reportage de 1959 (dont Mirlande Manigat, qui a obtenu le meilleur score au premier tour de l’élection présidentielle du 28 novembre) sont toujours vivants, il décide de retourner avec eux là où Judith Jasmin était passée pour jeter un regard sur un demi-siècle d’un combat pour la survie en Haïti. Il reprend la démarche de Judith Jasmin pour constater, dans Pourquoi pas Haïti?, qu’il y a eu recul dans les conditions de vie des gens en général.
Ce film documentaire sera diffusé dans le cadre de l’émission Les grands reportages.
L’actualité offre de nombreuses occasions de parler d’Haïti: catastrophes naturelles, insécurité, crise alimentaire et sanitaire, tensions politiques… En cherchant à cerner les causes profondes de ce désarroi, Réal Barnabé présente la misère du peuple haïtien sous un éclairage nouveau et identifie les raisons qui permettent d’espérer un avenir meilleur. Pourquoi Haïti?, la question posée par Judith Jasmin à l’époque devient donc Pourquoi pas Haïti?
Pourquoi pas Haïti? est une production d’ORBI-XXI (www.orbi-xxi.ca), d’après une idée originale de Réal Barnabé. Le film a été produit par Yves Bisaillon et Jacques W. Lina.
(Source : Carla Beauvais, Groupe Style Communications)
http://www.guidemtlnord.com/Actualit%C3%A9s/Vos%20nouvelles/1969-12-31/article-2092828/Le-documentaire-Pourquoi-pas-Haiti-sur-les-ondes-de-RDI/1

Interview de Camille Chalmers : « Nous sommes arrivés à saturation » en Haïti

05/01/2011 Le directeur exécutif de la Plate-forme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (PAPDA) analyse les principaux facteurs qui ont conduit Haïti au chaos.
Tremblement de terre, cyclone, choléra… Les Haïtiens semblent accablés par le mauvais sort. Doit-on parler de malédiction ?
Les problèmes de Haïti sont bien antérieurs au séisme. L’ampleur des pertes causées par le tremblement de terre et autres catastrophes, l’épidémie de choléra en tête, sont d’ailleurs le résultat d’une triple absence : celle de l’État, d’une politique sociale et d’un modèle économique en Haïti. Premier problème, l’hyperconcentration démographique autour de la capitale, Port-au-Prince. À partir du début du XXe siècle, sous l’influence des États-Unis qui occupaient Haïti à l’époque, le territoire a été réorganisé autour de la capitale. Conséquence : des familles entières ont été poussées à l’exode rural, sans que des activités économiques aient été développées en ville. Puis, en essayant de faire de Haïti un pays d’exportation, sorte de “nouvelle Taiwan des Caraïbes”, François Duvalier a surtout privilégié le développement d’un secteur industriel très pointu (textile, électronique, cuir), peu créateur d’emplois, au détriment de l’agriculture qui fait pourtant vivre l’essentiel de la population. Ce qui explique le taux d’inactivité très fort dans le pays et la grande pauvreté. Le troisième point, c’est l’État haïtien, répressif et sans aucune politique sociale, sourd aux revendications et constamment affaibli par la communauté internationale durant tout le XXe siècle. Les problèmes de logement en sont le reflet. À l’origine, Port-au-Prince a été construit pour loger 250 000 habitants, alors que plus de 3 millions de personnes y vivaient avant le séisme ! Entre 2008 et 2009, on y comptait près de 15 000 nouveaux arrivants par mois, et aucun programme de logements sociaux pour les accueillir ! Résultat : une densité de population inimaginable, des gens qui s’entassent, des constructions en hauteur… Dans certains quartiers de la ville, avant le séisme, les gens dormaient à tour de rôle tellement l’espace était rare.
Quel rôle a joué la présence internationale depuis 2004 ?
L’arrivée de la force des Nations unies pour la stabilité en Haïti (Minustah) a aggravé le climat d’instabilité et d’insécurité. Le bilan est catastrophique. On a vu émerger toute une série de phénomènes de violence, notamment les kidnappings. Le commerce de la drogue s’est développé, et en même temps le trafic d’armes et d’enfants. Sans parler de la flambée des prix qui a suivi, avec l’impact sur le coût de la vie. Quant aux ONG, on en recensait déjà plus de 3 500 ou 4 000 avant le séisme – bien que seulement 400 soient officiellement déclarées. Mais le manque de coordination et de communication entre elles et le gouvernement explique les faibles résultats de leur action. C’est encore vrai aujourd’hui.
L’élection d’un nouveau gouvernement peut-elle modifier la donne ?
L’issue des élections est encore très incertaine et pose beaucoup de questions. Vu l’impopularité du candidat du gouvernement et les réactions qu’ont suscitées les fraudes massives enregistrées lors du premier tour du 28 novembre 2010, on peut s’attendre à une véritable insurrection si ce candidat reste imposé.
Comment la société haïtienne résiste-t-elle à ces crises successives ?
Nous sommes arrivés à saturation. Jusqu’à présent, la population a survécu grâce à la solidarité mais avec l’épidémie de choléra, les limites de la résistance ont été atteintes. Les liens sociaux se brisent. Les gens sont épuisés et réalisent que rien ne va changer. Le pire, c’est l’absence de perspectives. Nous sommes au pied du mur.
Comment sortir de cette impasse ?
Sans volonté politique, sans plan de concertation national, nous allons droit à la catastrophe ! Après le séisme, à aucun moment le peuple haïtien n’a été sollicité par le gouvernement pour participer à la reconstruction. Même la composante haïtienne de la Commission intérimaire de reconstruction en Haïti n’existe toujours pas. Pour moi, la priorité reste la concertation citoyenne. Il y a tellement d’organisations en Haïti qui font un travail courageux et intéressant au niveau local, et qui ne parviennent pas à faire le saut vers quelque chose de plus global. Aujourd’hui, il faut investir dans les réseaux de solidarité, mais aussi dans des réseaux de production intersectoriels (agriculture et industrie), qui sont créateurs d’emplois.
Propos recueillis par Mathilde Magnier
http://www.secours-catholique.org/actualite/dossiers/haiti-un-an-apres-le-tremblement/interview-de-camille-chalmers-nous,8528.html

mardi 4 janvier 2011

Haïti : « Les enfants sont plus vulnérables face au choléra »

Les caractéristiques physiologiques des plus jeunes les rendent fragiles face à la maladie. Pédiatre au centre de traitement du choléra (CTC) de Sarthe à Port-au-Prince, Sergio Cabral nous explique les spécificités de la prise en charge du choléra chez les enfants. Pourquoi porter une attention particulière aux enfants ?
Les enfants sont en cours de croissance. Parce que leur superficie corporelle est moins importante, le vibrion du choléra occupe l'intestin plus rapidement et la maladie se propage plus vite. En comparaison, une même quantité de vibrion affectera beaucoup plus un enfant qu'un adulte. Par ailleurs, leur système immunitaire n'est pas complètement développé. Ils sont donc plus vulnérables face au choléra et auront plus de difficultés à combattre l'infection.
De plus, les enfants ne maitrisent pas les mesures d'hygiène, ce qui peut favoriser leur contamination. Ce peut être un facteur de vulnérabilité supplémentaire mais ce n'est pas une vérité absolue car le comportement des adultes est sensiblement similaire.
Proposez-vous une prise en charge spécifique ?
Le traitement est identique à celui des adultes. Réhydratation orale pour les cas simple et par voie intraveineuse pour les cas sévères. La particularité essentielle réside dans le calcul de la dose et du flux de solution à administrer selon l'âge, le statut nutritionnel et d'éventuelles pathologies associées. Lorsque les pertes en liquides sont extrêmement abondantes, la réhydratation est complétée par un traitement antibiotique, administré selon le poids, pour les enfants de plus d'un an.
Le personnel doit être expérimenté en pédiatrie car la déshydratation entraine un assèchement des veines rendant difficile la pose d'une perfusion chez un enfant. Parfois, piquer dans le bras n'est pas possible, alors nous essayons dans la main, la jambe puis la tête. En dernier recours, nous pratiquons une injection intra-osseuse. Une opération délicate mais qui doit être réalisée rapidement car pour un enfant qui présente une déshydratation sévère, le facteur temps est déterminant.
Parce qu'ils demandent une attention particulière et du personnel soignant adapté, les enfants sont pris en charge dans un espace spécifique. Sur une capacité d'hospitalisation de 336 lits (14 tentes de 24 lits) dans notre centre de traitement du choléra de Sarthe, 72 lits sont dédiés à la pédiatrie. Un chiffre qui varie car nous adaptons continuellement notre réponse à l'évolution de l'épidémie.
Quelles sont les difficultés spécifiques liées aux enfants ?
Il y a d'abord la problématique des pathologies associées : pneumonie, asthme qui compliquent le traitement et vulnérabilise d'autant plus l'enfant. Nous traitons en priorité le choléra, qui est l'urgence vitale, puis l'autre pathologie avec un traitement adapté. Pour le cas particulier de la malnutrition, dont le traitement n'est pas compatible avec la prise en charge du choléra, nous transférons les enfants guéris du choléra dans des structures MSF spécialisées en nutrition.
Nous sommes également confrontés à des cas d'enfants sans autorité parentale. Il y a des enfants qui arrivent seuls, soit parce que leur(s) parent(s) sont malades soit parce qu'il y a d'autres enfants à charge à la maison. Parfois, l'enfant est abandonné car le choléra fait encore peur. Une fois guéris, l'assistance sociale les prend en charge. Mais avec les messages d'information et de sensibilisation, cela devient plus rare.
Depuis le début de l'épidémie mi-octobre 2010, les équipes MSF ont traités 84 500 patients dans près de 50 centres et unités de traitement du choléra à travers le pays ; soit 57% du nombre global de personnes affectées par le choléra selon les derniers chiffres du ministère de la Santé en Haïti qui font état de 147 787 patients et plus de 3 330 décès.
http://www.msf.fr/2011/01/04/1910/haiti-les-enfants-sont-plus-vulnerables-face-au-cholera-/

Haïti-Elections : Préval partira, partira pas ?

mardi 4 janvier 2011 Par Francesca Théosmy
P-au-P, 4 janv. 2011 [AlterPresse] --- Aucune nouvelle date n’a été communiquée pour la publication des résultats définitifs des élections contestées du 28 novembre 2010 alors que le mandat constitutionnel de l’actuel président de la République René Préval s’achève dans un peu plus d’un mois.
La crise électorale perdure, mais plus que le calendrier fixé par le Conseil Electoral Provisoire (CEP) c’est tout l’avenir politique du pays qui risque une fois de plus d’être chamboulé, car personne ne sait ce qui peut se produire dans les prochaines semaines.
Selon de récentes révélations faites par l’ex-représentant de l’OEA en Haïti, Ricardo Seitenfus dans un journal brésilien, et relayées par la presse haïtienne, des acteurs de la communauté internationale auraient demandé à René Préval de partir le 28 novembre.
Un mois plus tard, cette option est-elle toujours sur la table ? La communauté internationale aurait-elle surmonté ses différences de vue sur la situation haïtienne ?
Selon les medias, Seitenfus invité à « prendre des vacances » après des déclarations retentissantes contre notamment la présence des casques bleus en Haïti, assimile un départ prématuré de Préval à un coup d’Etat, tout en soulignant qu’un gouvernement provisoire manquerait de légitimité.
Mais faut-il que Préval reste au pouvoir jusqu’au 14 mai, tel que cela a été prévu par une résolution controversée votée par le parlement au lendemain du tremblement de terre dévastateur du 12 janvier 2010 ? C’est un vœu que Préval a récemment réitéré.
Un gouvernement provisoire : c’est ce que réclament un groupe de partis politiques et des organisations sociales. Une équipe dirigée par le juge le plus ancien de la Cour de Cassation et une commission pour faire la lumière sur les fraudes enregistrées lors du scrutin du 28 novembre 2010, sont leur remède à la crise.
Cette option a cependant été balayée d’un revers de main par Préval dans son discours traditionnel du 1er janvier. Le président a déclaré à cette occasion que seuls des élus légitimes peuvent garantir au pays de ne pas sombrer dans une crise encore plus grave.
Sous les huées d’une foule massée sur la Place d’Armes aux Gonaïves (Nord), René Préval a prononcé ce qui devrait être son dernier discours de commémoration de l’indépendance en tant que chef de l’Etat.
Entre temps, à la demande de Préval, une mission de vérification de l’Organisation des Etats Américains (OEA) est à pied d’œuvre dans le pays depuis le 1er janvier pour réévaluer tout le processus électoral. La mission détient les pleins pouvoirs pour accomplir sa tache suivant un accord signé entre le gouvernement, le CEP et l’OEA.
Deux des trois candidats arrivés en tête des résultats préliminaires des élections, Mirlande Manigat et Michel Martelly avaient émis des réserves sur l’opération mise en branle par les autorités, ce qui n’a pas été le cas du candidat du pouvoir, Jude Celestin.
La mission de vérification de l’OEA ne fait pas l’unanimité au niveau de la classe politique et l’opposition ne cache pas sa réprobation vis-à-vis des démarches de l’organisation hémisphérique qui se trouverait dans la position de « juge et partie ». [kft gp apr 4/01/2011 11 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10477

Haïti-Choléra : 3481 haïtiens tués par l’épidémie

P-au-P.4 janv. 2011[AlterPresse] --- L’épidémie de choléra, qui s’est déclarée dans le pays le 19 octobre 2010, a officiellement causé la mort de 3 481 personnes, selon les derniers chiffres communiqués par les autorités sanitaires. Le choléra a déjà touché 157.000 personnes et la quantité quotidienne de décès se chiffre à 22.
Un article publié sur le site du Fonds des Nations-Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO), souligne que l’épidémie « pourrait aggraver l’insécurité alimentaire en Haïti » suite aux observations d’une mission de l’institution.
Selon les rapports de la mission repris par l’article, beaucoup de paysans, notamment dans le nord-ouest du pays, « évitent de récolter le riz craignant que les rivières et les canaux qui irriguent les rizières et les champs avoisinants ne soient infectés ».
« Les récoltes perdues affectent la production alimentaire et, par voie de conséquence, la sécurité alimentaire et les moyens d’existence des populations », souligne le texte.
D’après cet article, nombreux sont les consommateurs qui résistent à la consommation de produits venant des principales zones touchées par l’épidémie. [rh gp apr 04/01/2011 14 :00]

Haiti : Quand la célébration du 207e anniversaire de l’indépendance tourne au cauchemar pour le président

Correspondance - Exalus Mergenat Gonaives, 4 janv. 2010 [AlterPresse] --- Le 207e anniversaire de l’indépendance de la nation haïtienne a été célébré le 1er janvier aux Gonaïves, dans une atmosphère bien différente de celle des précédentes années du mandat du président René Préval, a constaté AlterPresse.
Le chef de l’Etat, accompagné des officiels du gouvernement, notamment les ministres, des sénateurs de la République et d’autres élus, a fait le déplacement pour participer aux différentes activités réalisées à cette occasion.
Parmi ces activités, la traditionnelle messe a été dite dans une Cathédrale du Souvenir des Gonaïves à moitié vide, contrairement aux fêtes de l’indépendance antérieures où la principale église du diocèse était généralement pleine à craquer. Les fidèles catholiques et d’autres membres de la société civile, habitués de cette messe, ont boudé le rendez-vous cette année.
A l’issu de la messe, le chef de l’Etat, accompagné des officiels, s’est rendu à la Place d’Armes pour s’adresser à la nation. Mais des cris et slogans contradictoires scandés par deux groupes, l’un pour et l’autre contre le président, ont particulièrement troublé ce moment de la cérémonie.
La police a même dû intervenir pour calmer la fureur de certaines personnes qui voulaient empêcher le président de lire son discours.
Dans son allocution, René Préval a souligné le courage du peuple haïtien face à différentes calamités telles le tremblement de terre et l’épidémie de cholera. Il a aussi remercié les Ancêtres d’avoir permis au pays d’arracher son indépendance des Français, au prix du sang, le 1er janvier 1804.
Concernant la crise née de la publication des résultats partiels des élections du 28 novembre dernier par le Conseil Électoral Provisoire (CEP), Préval a conseillé à la population de ne pas recourir à la violence pour faire passer ses revendications.
Seule la constitution du 29 mars 1987 et la loi électorale peuvent nous servir de boussole en vue de permettre la résolution des problèmes liés aux récentes élections présidentielles et législatives du 28 novembre, a fait remarquer le chef de l’Etat, rappelant que la commission d’experts internationaux de l’Organisation des Etats Américains (OEA) a déjà commencé les travaux d’évaluation du scrutin.
Bien qu’il soit en fin de mandat, le président n’a pas dressé le bilan de son quinquennat. Il a profité de son discours pour faire état de divers travaux d’infrastructures entrepris dans la ville des Gonaïves qui, selon lui, ont permis de limiter les dégâts lors du passage de l’ouragan Tomas fin 2010.
Pour sa part, le maire Saint Justin Pierrelus, remplaçant de Stephen Moise, décédé l’an dernier, a remercié le chef de l’état pour les nombreuses réalisations effectuées dans la ville et a invité les membres des différents secteurs de la cité à travailler de façon à les consolider.
Le premier citoyen de la cité de l’Indépendance en a profité pour demander au président Préval de faciliter la construction d’un nouveau centre carcéral ainsi que le nouvel hôpital universitaire annoncé par le ministre de la santé publique, Dr Alex Larsen, depuis le passage des ouragans Hanna et Ike en 2008.
12 millions 200 mille gourdes est le montant qui était alloué à la Mairie pour la préparation de la célébration de ce 207e anniversaire de l’Indépendance d’Haïti aux Gonaïves. [em kft gp apr 4/01/2011 14 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10480

Haïti - Reconstruction : (I) Le Logement - Plan stratégique

04/01/2011 08:18:37
12 mois après le tremblement de terre, le financement a commencé à arriver, mais lentement. Les communautés nationales et internationales commencent à travailler conjointement de manière plus efficace. La Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) est en train de jouer un rôle actif dans cette coopération, comme le montrent les projets qu’elle a approuvés (à hauteur de 3 milliards de dollars) et pour lesquels les organisations internationales se sont engagées en partenariat avec des ministères haïtiens.
Alors que les donateurs commencent à honorer leurs engagements, ils sont confrontés à la difficulté d’évaluer les faits reflétant les besoins les plus urgents qui se posent sur le terrain, un grand nombre d’entre eux se demandent comment établir un ordre de priorité pour leurs dépenses.
Le plan stratégique, présenté, lors de la quatrième réunion de la CIRH, le 14 décembre 2010 à Santo-Domingo en République Dominicaine, permettra d’orienter les agents d’exécution des projets, les donateurs et les investisseurs à mesure qu’ils honoreront les engagements contractés aux fins de la reconstruction et du développement d’Haïti, et accorderont un financement additionnel qui fait grandement défaut. Élaboré conjointement par la CIRH, les experts internationaux et les dirigeants des ministères, ce plan souligne un grand nombre des besoins les plus importants qu’Haïti devra satisfaire d’ici la fin du mandat de la CIRH (octobre 2011).
Chaque jour de la semaine nous vous ferons découvrir un volet de ce plan stratégique pour 2011. Aujourd’hui nous traiterons du logement.
Le principal résultat visé est de réduire de 400,000 personnes la population des camps.
Parmi les autres résultats, il convient de citer :
- L’enregistrement complet de tous les ménages affectés par le séisme et l’identification d’une solution au problème de logement de chacun (retour, reconstruction, relocalisation), ainsi qu’un mécanisme de soutien financier.
- L’octroi d’un logement temporaire ou d’un abri renforcé aux familles vivant encore dans les camps.
- La production finale du plan stratégique de redéveloppement urbain de Port-au-Prince (phase 1) et d’autres grands centres urbains, ainsi que l’établissement de plans financiers.
- La mise en application d’un programme de crédit pour les habitations unifamiliales et multifamiliales.
Justification :
La meilleure approche à suivre pour reloger les gens affectés par le tremblement de terre en Haïti consistera à faciliter autant que possible leur retour à leurs quartiers d’origine, tout en améliorant progressivement la sûreté et la qualité de la vie dans ces quartiers et en relocalisant ceux et celles dont la sécurité ne peut être garantie. Cette approche favorise également les interventions qui permettent au plus grand nombre de personnes de sortir des camps ainsi qu’une amélioration des conditions de vie dans le plus court laps de temps possible, tout en maintenant les réseaux sociaux et les moyens de subsistance dont disposent les résidents des camps pour leur survie. Pour y parvenir, il faut relever les normes de construction, réduire la vulnérabilité des sites de logement et des quartiers et améliorer l’utilisation des terres et étendre les services publics dispensés dans les quartiers. Le processus de reconstruction devra également fournir des opportunités économiques dans la construction et les domaines connexes et il s’accompagnera de nouvelles options de financement pour les familles admissibles.
Toutefois, tous les intéressés ne pourront pas ou ne devraient pas retourner à leur mode de vie antérieur, de même que tous les ménages n’ont pas besoin de la même forme d’assistance. Par conséquent, le programme de reconstruction doit offrir un éventail de solutions en termes d’abri et de logement pour répondre aux besoins des familles affectées, de même que les options doivent être façonnées en fonction des besoins de divers groupes : les propriétaires et les locataires, les personnes déplacées et non déplacées, les ménages urbains et ruraux. Au sein de la population affectée, ils sont nombreux ceux et celles qui ont déjà déménagé plus d’une fois, de sorte qu’il faut veiller à ce que l’aide n’entraîne pas de nouveaux problèmes sur le plan des déplacements (p. ex., des relocalisations répétées, une augmentation des loyers ou des différends sur la location des logements ou la propriété des terrains).
Les buts poursuivis sont donc les suivants :
Rétablir la situation des ménages à ce qu’elle était avant le séisme; aider les propriétaires à reconstruire et aider les locataires à retrouver leurs droits de locataires;
Améliorer la sûreté des maisons ainsi que la sûreté et la fonctionnalité des quartiers réoccupés, grâce à une planification communautaire appropriée et à l’approche visant à « reconstruire mieux »;
Réduire le nombre de maisons et de quartiers se trouvant dans des lieux non sécuritaires ou indésirables, en procédant à une évaluation des risques et à des relocalisations;
Assurer que la reconstruction et les nouvelles constructions contribuent à la rénovation urbaine et au développement régional, comme il est envisagé dans le plan de reconstruction à long terme du gouvernement.
Les programmes requis :
Les cibles mentionnées ci-dessus reposent sur l’hypothèse qu’on peut construire plus de 1,000 nouvelles maisons par mois en 2011 et réparer plus de 2,000 maisons par mois. Cela exige la coordination d’un grand nombre d’acteurs œuvrant dans la reconstruction de logements, ainsi que la mise en place d’une coordination significative et d’un système de soutien pour les quartiers et les agences de reconstruction.
Parmi les actions prioritaires, il y a lieu de citer :
La conception et le lancement de projets d’aide financière et technique aux quartiers et aux ménages pour les réparation et la reconstruction, conformément à des lignes directrices reflétant les politiques du gouvernement;
- L’enregistrement de tous les ménages affectés par le séisme, de sorte que ceux qui ont été touchés deviennent des candidats à l’assistance offerte;
- La formation de plusieurs centaines de constructeurs et leur initiation aux techniques améliorées de réparation et aux lignes directrices applicables à la reconstruction;
- Le soutien aux quartiers et aux municipalités, y compris la formation des planificateurs et des animateurs communautaires, ainsi que la création de centres de ressources communautaires;
- La mise au point finale et rapide des plans stratégiques de développement urbain pour Port-au-Prince et d’autres villes affectées, de sorte que les changements exigés par ces plans dans le domaine de l’utilisation des terrains puisse être prise en considération dans la nouvelle planification des quartiers. D’autres programmes visant à aider des groupes spécifiques, notamment des programmes de crédit et une assistance ciblée pour les propriétaires de maisons de rapports, seront également nécessaires.
Parmi les projets spécifiques prévus pour 2011, il convient de citer :
- La démolition de 30 % de toutes les maisons rouges (27,000 maisons = retour de 172,000 personnes chez elles).
- 5,400 maisons sont reconstruites et 32,000 abris transitoires sont fournis dans des quartiers pour d’anciens occupants de maisons rouges.
- Réparation ou réhabilitation de 25 % de toutes les maisons jaunes (24,000 maisons = retour de 164,000 personnes chez elles).
- Fourniture de services de base dans les quartiers à 67,000 ménages retournant chez eux.
- Construction, dans de nouveaux sites, de 5,500 unités de logement à des fins permanentes ou transitoires (= 24,000 personnes).
- Octroi de logements temporaires ou d’abris renforcés (121,000 unités = 685,000 personnes).
Besoins de financement :
Le financement nécessaire pour reloger la population déplacée d’Haïti sera énorme, mais seule une proportion devra être consacrée au logement proprement dit. Une grande partie de ce financement servira à enlever les décombres et à améliorer les conditions de vie dans les quartiers grâce à une amélioration des services et à une réduction des risques, ce qui favorisera l’investissement privé dans le logement.
Les engagements originaux de financement pour le secteur du logement totalisaient 174 millions de dollars. À ce jour, les engagements de financement de l’agence de reconstruction ont porté principalement sur les abris temporaires, de sorte que les engagements aux fins de reconstruction sont encore difficiles à déterminer et sont souvent accordés seulement en termes de « nombre de maisons ». Néanmoins, les projections faites par un certain nombre d’agences pour l’ensemble du programme de reconstruction s’élèvent à ce jour à 21,000 réparations et 15,000 constructions de maisons neuves. Ces chiffres doivent être comparés aux besoins de 23,000 réparations, 11,000 constructions d’unités neuves et 160,000 améliorations de logements temporaires durant la seule année 2011 nécessaires pour atteindre les cibles proposées. Pour l’intégralité du processus de reconstruction, il faudra reconstruire environ 90,000 maisons et en réparer 93,000.
Le financement nécessaire pour réaliser ces objectifs durant la seule année 2011 est estimé à 350 millions de dollars (1), dont peut-être 40 % sont promis par diverses agences, mais qu’on envisage de dépenser sur une période plus longue (3 à 4 ans). Le gouvernement doit lever les obstacles compliquant la tâche des donateurs désireux de dépenser les capitaux dont ils disposent (voir ci-dessous). Une fois cela fait, les agences devront être encouragées à débourser les fonds promis pour satisfaire des besoins plus urgents tels que le déblaiement, les réparations des maisons jaunes et la préparation des sites, plutôt que de réserver ces fonds spécifiquement à la construction de logements ou à la reconstruction.
(1) Ces chiffres comprennent :
- 55 millions de dollars pour la construction de nouvelles maisons dans de nouveaux sites;
- 60 millions de dollars pour mettre à niveau des abris ou fournir un logement temporaire;
- 30 millions de dollars pour de nouvelles constructions dans des quartiers existants;
- 35 millions de dollars pour les opérations d’énumération dans les quartiers;
-53 millions de dollars pour les réparations de maisons jaunes;
- 30 millions de dollars pour la reconstruction de logements dans les quartiers;
- 52 millions de dollars pour le rétablissement de services temporaires aux quartiers réoccupés;
- 35 millions de dollars pour l’atténuation des risques dans les quartiers.
Décisions stratégiques et catalyseurs institutionnels
Il y a un certain nombre de décisions stratégiques que le gouvernement peut prendre pour accélérer le rythme des travaux de reconstruction. Ces mesures sont :
1 - Propriété foncière :
Problème : Le statut peu clair des terrains appropriés empêche les interventions de l’Agence et encourage les occupations illégales des terrains
Solution proposée : Le gouvernement complète ou abandonne les processus d’appropriation de terrains déclarés d’utilité publique.
2 - Sûreté du mode de possession :
Problème : Risques associés pour les ménages au mode de possession très contestable dans les quartiers établis de manière non officielle
Solution proposée : Le gouvernement met en place des procédures garantissant les droits de possession dans des quartiers recensés de manière non officielle.
3 - Enregistrement des ménages :
Problème : Seulement ceux qui ont été enregistrés dans des camps, ce qui les oblige à y rester pour être admissibles à l’aide attendue
Solution proposée : L’enregistrement de la population touchée est terminé.
4 - Gestion du risque :
Problème : Doutes à propos des personnes pouvant retourner en toute sûreté dans leurs quartiers.
Solution proposée : Le gouvernement et les donateurs conviennent de stratégies visant à atténuer les risques dans les quartiers.
5 - Mise à niveau pour « reconstruire mieux » :
Problème : Nécessité d’améliorer grandement la capacité de réparer, de réhabiliter et de reconstruire de manière sécuritaire en appliquant de nouvelles lignes directrices
Solution proposée : Nécessité de programmes de formation d’envergure pour les constructeurs, les propriétaires et les gouvernements locaux, avec la caution du gouvernement. Nécessité de lignes directrices en matière de réhabilitation.
6 - Assistance financière :
Problème : Variété de propositions, mais rien de clair sur l’aide financière au logement pour les ménages
Solution proposée : Le gouvernement et les donateurs élaborent une stratégie unique d’aide financière aux ménages.
7 - Politique en matière de reconstruction :
Problème : L’inexistence d’un cadre stratégique clair pour la reconstruction de logements ralentit les interventions de l’Agence et rendent les résultats incertains.
Solution proposée : Le gouvernement approuve le retour aux quartiers et le cadre de reconstruction des logements.
Interdépendance avec d’autres secteurs :
Le logement et la reconstruction des quartiers ne constituent pas un secteur unique, mais ils sont concernés par des interventions dans divers secteurs visés par la CIRH, à savoir la distribution d’eau et l’hygiène publique, la réduction des risques aux catastrophes, la création d’emplois, la santé, l’éducation, etc. Les décisions en matière de logement sont fortement influencées par les décisions relatives aux investissements dans d’autres secteurs, le transport par exemple. Ainsi, il faut établir une coordination étroite entre les secteurs, ainsi que sur le plan des investissements dans le logement et les quartiers.
Cela sera particulièrement important, par exemple, quand les ménages quitteront les camps pour être relocalisés. Afin de rendre le retour faisable pour les familles, les promoteurs de projet doivent s’assurer qu’il y a suffisamment d’eau potable dans le quartier, des conditions sanitaires, des services de santé et d’éducation. Sans cette coordination, les familles pourraient décider de rester dans les camps.
HL/ S/ HaïtiLibre /CIRH
http://www.haitilibre.com/article-2033-haiti-reconstruction-i-le-logement-plan-strategique.html

Haiti-2011 : Le vœu de Dany Laferrière - Une année sans tragédie

Montréal, 4 janv. 2011 [AlterPresse] --- L’écrivain haïtien Dany Laferrière est à Montréal après les vacances de fin d’année en famille aux États-Unis. Joint au téléphone, le célèbre écrivain fait le vœu suivant pour le pays : « une année sans tragédie, ce serait déjà beaucoup. » Après le séisme du 12 janvier 2010, Dany Laferrière a eu cette phrase-manifeste, qui a fait le tour du monde : « quand tout tombe, il reste la culture ».
Aujourd’hui, l’auteur de L’énigme du retour (Prix Médicis 2009) croit qu’il faut rester loin du bruit et des gémissements et se reconstruire calmement. Car « on ne peut pas demander à une société de passer de tragédies à répétition à une suractivité autour de la reconstruction. Il faut un temps de pause, et cela même si l’urgence est de bâtir une société plus vivable. Il faut pouvoir renouveler l’énergie. Sinon, on ne pourra pas concevoir la vie nouvelle. »
Pour 2011, il faut réapprendre ce que c’est que vivre, semble dire Vieux-Os l’enfant bien-aimé de Petit-Goâve : « Vivre ne se fait pas dans une activité incessante. C’est un mélange de réflexion et d’action… Alors je souhaite à Haïti une année sans tragédie pour panser cette blessure, réfléchir à la société à construire tout en espérant que ceux qui vivent dans l’extrême urgence puissent trouver une amélioration à leur condition de vie. Entre destruction et reconstruction, un temps de répit, une année sans tragédie. »
Tout bouge autour de moi, la chronique de Dany Laferrière, parait chez Grasset au début de janvier 2011. La présence littéraire d’Haïti continue à être très remarquée sur la scène internationale, souligne l’écrivain. Cette année, la parole haïtienne sur la tragédie est de première importance. Même quand le pays est au rouge, la culture est toujours au vert, conclut-il. [apr 04/01/2011 08 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10475

Le Brésil et Cuba veulent éviter d’autres épidémies à Haïti

Devant le cycle meurtrier du choléra, l’engagement de mettre en place une politique préventive a été pris par Dilma Rousseff et le vice-président cubain, José Ramòn Machado Ventura, en marge de l’intronisation de la toute nouvelle Présidente brésilienne, camarade et successeure du très populaire Lula lundi 3 janvier 2011, Radio Kiskeya
La nouvelle Présidente brésilienne Dilma Rousseff et le vice-président cubain, José Ramón Machado Ventura, ont convenu d’intensifier la coopération entre les deux pays en vue d’éviter l’apparition de nouvelles épidémies en Haïti où le choléra a déjà fait plus de 3.000 morts en trois mois.
Selon les déclarations du nouveau chancelier brésilien, Antonio Patriota, relayées par EFE, les deux responsables ont consacré à Haïti une "bonne partie de leur conversation" qui s’est déroulée en marge de l’intronisation samedi de la successeure de Luiz Inàcio Lula da Silva.
Dans leur plan de prévention épidémiologique au profit de la population haïtienne, Brasilia et La Havane devraient pouvoir compter sur le soutien de l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Par ailleurs, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a remercié lundi Dilma Rousseff pour "l’engagement continue" de son pays au sein de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) dont il détient le commandement militaire depuis 2004.
Ban félicitait, lors d’une conversation téléphonique, la dirigeante brésilienne pour son investiture comme la première Présidente de l’histoire du géant sud-américain.
Le Premier ministre Jean-Max Bellerive représentait Haïti à cette cérémonie très émouvante à laquelle ont assisté des leaders et délégations du monde entier parmi eux, plusieurs Présidents sud-américains, la Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton et le Président de l’Autorité palestienne, Mahmoud Abbas. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7381

TV5MONDE : soirée spéciale Haïti le 11 janvier

Damien D. - 03/01/2011 Un an après le séisme qui a fait plus de 200 000 morts TV5MONDE consacre une soirée spéciale à Haïti.
En deux partie, cette soirée spéciale s'ouvrira par une émission de la rédaction de TV5MONDE.Tournée à Port-au-Prince et présentée par Philippe Dessaint et Esméralda Milce (animatrice de la télévision haïtienne), elle donnera la parole aux haïtiens, désormais confrontés à une épidémie choléra et vivant dans un contexte politique incertain suspendu au second tour de l'élection présidentielle. Réunissant plusieurs invités, l'émission sera ponctuée par cinq sujets de Pascal Priestley, journaliste à TV5MONDE, qui était sur place lors du tremblement de terre, et qui n'a cessé de suivre l'évolution de la situation.
La soirée se poursuivra par le documentaire inédit "La blessure de l'âme" de Cécile Allegra, puis avec le magazine d'information de Radio-Canada "Une heure sur terre".
Cette soirée s'inscrit dans la mobilisation menée sans relâche par TV5MONDE, très suivie en Haïti et par toute sa diaspora. Tant au niveau de son information que de ses programmes, TV5MONDE s'est mobilisée pour témoigner du drame haïtien et pour venir en aide au peuple haïtien à travers des appels à la solidarité ou des coopérations sur place avec la télévision haïtienne.
Diffusée en première partie de soirée sur tous les signaux de TV5MONDE, l'émission sera également reprise par la TNH (Télévision Nationale d'Haïti) afin de la rendre accessible au plus grand nombre dans le pays.
Diffusions de la soirée spéciale Haïti sur tous les signaux de TV5MONDE :
TV5MONDE France Belgique Suisse : mardi 11janvier 2011 à partir de 21h00 (heure de Paris)
TV5MONDE Amérique Latine : mardi 11 janvier 2011 à partir de 21h00 (heure de Port-au-Prince
source : TV5MONDE
http://www.telesphere.fr/TV5MONDE?p=19010

Le 12 janvier tous aux couleurs d'Haïti

A l'approche du 12 janvier, un an jour pour jour après le séisme qui a dévasté Haïti, le groupe Facebook « Le Velay, la Haute-Loire, Solidaire des Haïtiens! » relaie un appel à la solidarité.

« En hommage à tout le peuple haïtien, n'oublions pas ! A près d'un an du séisme, restons chacun, chacune, solidaires aux douleurs de deuils ainsi qu'à la force et au courage quotidien de nos frères et sœurs haïtiens.
Mercredi 12 Janvier prochain, que symboliquement chacun(e) de nous se vêtisse d'une tenue rouge et bleue, en revêtant ainsi les couleurs du drapeau d'Haïti.
Étendons ensemble à cette chaîne humaine internationale et diffusons cette information pour la faire croître dans notre entourage, nos voisinages jusque par delà toutes frontières et marquant notre participation en s'inscrivant à "REP HAITI" sur Facebook. »
http://www.zoomdici.fr/actualite/Le-12-janvier-tous-aux-couleurs-d-Haiti-id102908.html?PHPSESSID=faf32919dc5fbab12fd5436e49028b69