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jeudi 4 novembre 2010

Haïti se prépare à l'arrivée de Tomas

Publié le 04 novembre 2010
Clarens Renois, Agence France-Presse, Port-au-Prince
Haïti se préparait jeudi à affronter dans la soirée la tempête tropicale Tomas qui risque de «provoquer des inondations meurtrières et des glissements de terrain», alors que des milliers de personnes vivent toujours dans des camps de fortune depuis le séisme de janvier.
Les autorités haïtiennes ont commencé à évacuer les dizaines
de milliers de personnes vivant dans les villages de tentes érigées
 après le séisme qui a fait plus d'un million de sans-abri.
PHOTO: REUTERS
Les autorités haïtiennes, qui ont ordonné la fermeture des écoles, ont commencé à évacuer les dizaines de milliers de personnes vivant dans les villages de tentes érigées après le séisme qui a fait 250 000 morts et plus d'un million de sans-abri.
Au camp de Corail Cesselesse, le plus grand de la région de Port-au-Prince, certaines tentes ont été abandonnées, a constaté jeudi matin un journaliste de l'AFP.
Mais alors que le vent commençait à souffler avec force, jetant à terre certaines tentes, la plupart des résidents se refusaient à partir, à l'image de Jean Wilford, un jeune homme d'une vingtaine d'années. «Je veux rester ici, je suis jeune, je peux me battre contre les intempéries. Je ne vais pas abandonner mon espace de vie», expliquait-il.
Une cigarette à la main, Natacha Jean refusait aussi de quitter le camp. «Nous ne partirons pas d'ici, personne ne pourra nous déplacer, nous sommes ici depuis huit mois, nous n'abandonnerons pas notre tente», assurait-elle. «Pour aller où? J'ai un enfant, je veux rester là».
Kerline réunissait quant à elle ses maigres effets personnels, décidée à trouver refuge avec ses deux enfants chez des parents résidant dans la capitale.
Le directeur du camp, Bryant Castro, employé par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) explique à l'AFP que «1800 personnes vont être hébergées dans un hôpital», soulignant que la priorité est donnée aux femmes enceintes, aux enfants et aux personnes âgées.
La tempête se trouvait à 11h à 475 km au sud-ouest de Port-au-Prince avec des vents soufflant à 85 km/h, selon le Centre national des ouragans (NHC). Elle progressait vers le nord à 13 km/h et selon les météorologues américains, devrait «passer au-dessus ou tout près de la Jamaïque et de Haïti cette nuit».
Tomas, qui risque de «provoquer des inondations meurtrières et des glissements de terrain» devrait se renforcer au cours des prochaines 24 à 36 heures, selon le NHC.
Le président René Préval a entrepris une tournée de sensibilisation dans plusieurs départements du pays, pour tenter de convaincre les habitants des zones à risque de les évacuer, annonçant des mesures pour venir en aide aux populations les plus exposées aux intempéries.

L'alerte rouge a été décrétée sur l'ensemble du territoire.
Le pays le plus pauvre des Amériques, qui peine à se remettre du séisme de janvier est en outre frappé par une épidémie de choléra, qui a fait au moins 442 morts.
Les mouvements de population attendus «risquent, avec les inondations potentielles et la dégradation conséquente des conditions sanitaires, d'augmenter considérablement le risque de propagation du choléra, notamment dans la capitale», a averti l'Agence française d'aide à la coopération technique et au développement (Acted) dans un communiqué.
Les États-Unis ont dépêché mardi un porte-hélicoptères devant apporter une aide humanitaire, tandis qu'à Port-au-Prince l'ONU a mis de côté des vivres pour répondre aux besoins de 1,1 million de personnes.
Tomas a déjà fait au moins 14 morts sur la petite île caribéenne de Sainte-Lucie. Une alerte à l'ouragan est en vigueur pour Haïti, le sud-est des Bahamas, les îles Turks et Caïcos et une partie de Cuba, selon le NHC.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201011/04/01-4339239-haiti-se-prepare-a-larrivee-de-tomas.php

Parrainage: à peine 18 Haïtiens arrivés au Québec

Publié le 04 novembre 2010

Paul Journet, La Presse, (Québec)
 Quand un couple d'immigrants haïtiens est arrivé au début octobre à la Maison d'Haïti de Montréal, Ghislaine Brutus a demandé qu'on les photographie. «Ils étaient une espèce rare: les premiers qui arrivaient chez nous grâce au programme de parrainage humanitaire. Les premiers, neuf mois après le séisme!» raconte l'employée de l'organisme.
Les bénéficiaires de ce programme arrivent au compte-gouttes. À la mi-octobre, on n'en comptait que 18. Pourtant, Québec a reçu 8354 demandes.
Parmi ces demandeurs, quelque 2400 ont déjà reçu un certificat de sélection du Québec. Mais ils attendent la deuxième et dernière étape. L'autorisation d'Ottawa, en fonction d'une évaluation médicale et judiciaire. Une étape longue à franchir, déplore Marjorie Villefranche, directrice des programmes de la Maison d'Haïti.
«Je connais une femme qui est morte en attendant de réunir les documents nécessaires, lance-t-elle. C'est inacceptable.»
Le programme spécial a été adopté le 3 février dernier, peu après le séisme. Il permet à un Québécois de parrainer un frère ou une soeur, un demi-frère ou une soeur, un enfant non à charge de plus de 22 ans ainsi que leurs familles respectives.
Les immigrants doivent répondre à la grille habituelle d'évaluation, qui considère entre autres leur formation professionnelle. Le parrain doit aussi se porter garant de sa famille sur le plan financier.
Plus de quatre demandes de parrainage sur cinq sont acceptées. Une fois le certificat de sélection obtenu, les demandeurs doivent s'adresser à Citoyenneté et Immigration Canada. On y étudie leur dossier médical et judiciaire avant de finalement délivrer un visa de résident permanent.

Démarches difficiles
Le problème vient de cette dernière étape, observe Marjorie Villefranche. «Ottawa demande des documents extrêmement difficiles à obtenir depuis le séisme. Il faut prouver son identité avec son certificat de naissance. Mais beaucoup d'Haïtiens l'ont perdu dans les décombres de leur maison. Et le bureau des archives de Port-au-Prince n'est plus opérationnel. Les gens du bureau temporaire sont débordés. Il faut connaître la bonne personne pour être servi. Et lui offrir un pot-de-vin.»
Prendre sa photo n'est pas plus simple, déplore sa collègue Ghislaine Brutus. «Elles doivent obligatoirement être prises dans certains studios. Je connais une famille dont la maison de Port-au-Prince s'est écroulée à cause du séisme. Ils ont fui en province, à (l'île de) la Gonâve. Mais ils ont dû revenir avec leurs enfants à Port-au-Prince seulement pour prendre une photo dans le bon studio.»
Prouver que son dossier criminel est vierge n'est pas plus simple, dit Mme Villefranche. «Il faut souvent graisser la patte des policiers.»

Visa temporaire
Selon elle, le problème était prévisible. Comme Mme Villefranche, le critique du Parti québécois en matière d'Immigration, Benoît Charrette, voudrait qu'Ottawa accorde un visa temporaire aux Haïtiens qui ont reçu un certificat de sélection du Québec. Ils auraient donc pu habiter au Québec en attendant que le fédéral évalue leur demande.
Le ministre Kenney a refusé. La ministre québécoise de l'Immigration, Kathleen Weil, dit comprendre la décision de son homologue fédéral. «On ne peut pas raccourcir les vérifications de santé et de sécurité. Elles sont importantes», explique-t-elle.
Mme Weil assure être en contact quotidien avec le ministère fédéral de l'Immigration, qui agit «avec célérité». Elle a transmis à M. Kenney un dossier de la Maison d'Haïti qui révèle à quel point il serait difficile de trouver les documents exigés par Ottawa. «J'attends une réponse d'ici environ une semaine. Mais il n'est pas évident de trouver des façons plus rapides pour prouver l'identité d'une personne.»
Elle assure que les demandes de visa commencent à arriver au fédéral.
Le programme spécial est fermé depuis la fin juillet. Québec a reçu 8354 demandes. La ministre Weil estime qu'un total de 5000 certificats devraient être émis une fois que toutes les demandes auront été évaluées.
Son prédécesseur, Yolande James, estimait que Québec pouvait seulement en accueillir 3000 pour respecter la capacité d'intégration et pour ne pas «vider Haïti» de ses ressources humaines.
Mme Weil dit que les demandes commencent maintenant à arriver à Ottawa. «Il y a un mois, 100 détenteurs de certificat québécois avaient envoyé leur demande à Ottawa. On en compte maintenant 1075.»
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201011/04/01-4339222-parrainage-a-peine-18-haitiens-arrives-au-quebec.php

mercredi 3 novembre 2010

Un nouveau tap-tap pour moderniser le transport en commun en Haïti

L'Association professionnelle des artisans tap-tap autobus haïtiens (APATAH) s'engage depuis quelque temps à redonner au secteur du transport en commun en Haïti une autre image. En effet, l'APATAH vient, le mercredi 27 octobre en cours, de présenter au Karibe à des représentants du secteur privé un nouveau véhicule Tap-Tap pour révolutionner le secteur du transport en commun dans le pays.
 

Haïti: Un nouveau véhicule tap-tap a été présenté la semaine dernière à des représentants du secteur privé des affaires et du gouvernement par l'Association professionnelle des artisans Tap-Tap autobus haïtiens (APATAH) à l'hôtel Karibe Convention Center. Cet autobus répond, selon le président de l'APATAH, M. Ancener Petit-Bois, aux normes de transport international. « Ce véhicule va révolutionner le transport en commun dans le pays », a déclaré M. Petit-Bois dans un entretien avec Le Nouvelliste, ajoutant que son association s'active depuis quelque temps en Haïti pour rénover les tap-tap à carrosserie en bois qui ne cessent de perdre du terrain au profit de nouvelles carrosseries en fer ou en fibres de verre sans dessins.
Le nouveau tap-tap construit par les artisans de l'APATAH a été, au cours de la cérémonie, exposé au Karibe. Ce qui n'a pas été sans effets sur une assistance composée d'hommes d'affaires et de représentants du gouvernement. C'était pour la grande surprise des participants devant les travaux innovateurs des artisans de l'APATAH qui travaillent dans ce secteur depuis près d'une dizaine d'années. Ils s'engagent à garder la beauté des tap-tap dans la zone métropolitaine. « C'est pour conserver les tap-tap, qui font partie du patrimoine culturel haïtien, que notre association entend mettre sur les circuits de nouveaux modèles plus adaptés et plus confortables pour les passagers », a-t-il fait savoir.
Un espace a même été aménagé à l'intérieur du véhicule pour que les passagers puissent faire leurs besoins physiologiques ; une porte de secours a été également envisagée. « Nous nous dirigeons indubitablement vers la modernisation du transport en commun dans le pays », a fièrement déclaré Ancener Petit-Bois, indiquant que les invités ont beaucoup apprécié le nouveau tap-tap moderne d'Haïti.
Les invités présents à la cérémonie de présentation du véhicule tap-tap ont été émerveillés par sa décoration. Les peintres de l'APATAH ont offert un travail exceptionnel, le Palais national qui a été reproduit sur la face arrière du tap-tap comme pour rappeler la beauté de ce monument détruit par la catastrophe du 12 janvier.
Les professionnels de l'APATAH ont déjà reçu une invitation du Canada pour la présentation de son nouveau tap-tap fraîchement construit pour tenter de jeter la base de la modernisation du transport en commun en Haïti.
A noter que l'Association professionnelle des artisans Tap-Tap autobus haïtiens a déjà participé à plusieurs expositions internationales comme la foire de la Haitian American Arts Expo aux Etats-Unis.
Quelques invités à la cérémonie de présentation du nouveau tap-tap de l'APATAH :
1- Monsieur Robert Moscoso, Président Automeca et Sogebank
2- Monsieur Jean Max Bazin manager général Karibe Hôtel
3- Me. Marie Joceline Cazimir, Doyenne du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince
4- Monsieur Rosemond Edgard, économiste (représentant USAID)
5- Madame Maude T.P Germain secrétaire ONA
6- Madame Michaëlle V .Luc, représentante ONA
7- Monsieur Valbrun Erick, représentant ministère de l'Économie et des Finances (MEF)
8- Monsieur Nolte Jean Alexis, administrateur de l'Automeca
9- Monsieur Joseph Charles Yvon, représentant de l'ambassade du Brésil en Haïti
10- Monsieur Dacius Curad Etienne, Vice-Président de l'Association des Chauffeurs Guide d'Haïti
11- Monsieur Paul Duchatellier, membre du Cabinet MCJ
12- Monsieur Jean Sylvera Simon, membre du cabinet MCI
13- Madame Elsie Blanc, Directrice American Airlines en Haïti
14- Madame Maria Stéphanie Loiseau, employé POZ
15- Monsieur Georges J. Emmanuel, représentant Sogexpress
16- Monsieur Joseph Pierre Antoine, maitre de cérémonie
17- Monsieur Emmanuel Dérivois, Directeur Général Bureau Haïtien du Droit d'Auteur
18- Madame Jean Charles Marie-Ange, employé BHDH
19- Madame Louissaint Nahomie, employée BHDA
Carlin Michel
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=85260&PubDate=2010-11-03

Haïti : MINUSTAH - Choléra, communiqué de presse

La mission onusienne, dont le contingent népalais est pointé du doigt, reprend à son compte la thèse gouvernementale selon laquelle il serait "impossible" de déterminer l’origine de l’épidémie Mercredi 3 novembre 2010,Radio Kiskeya
COMMUNIQUE DE PRESSE
Port-au-Prince, 2 novembre 2010. La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) se félicite de la contribution scientifique du Laboratoire National de Santé Publique (LNSP), en Haïti, et des Centres de Prévention et de Contrôle des maladies (CDC), à Atlanta, qui apportent des éléments de compréhension de l’épidémie de choléra en Haïti.
Selon leurs conclusions, la souche de choléra responsable de l’épidémie est identique à une souche trouvée en Asie du Sud. Toutefois, en raison de la rapidité des mouvements des souches de choléra à travers le monde – transmises par des aliments, des eaux contaminées ou par des personnes infectées – des spécialistes de la santé ont souligné la difficulté, voire l’impossibilité de déterminer, avec précision, la manière dont le choléra est arrivé en Haïti.
La MINUSTAH continuera à prendre les mesures préventives nécessaires dans le but de protéger le peuple haïtien et son propre personnel. Des tests des échantillons d’eaux prélevés à l’intérieur de la base militaire à Mirebalais et à l’extérieur, aux abords de la rivière, ont été conduits le vendredi 22 octobre et le mardi 26 octobre, et les résultats se sont tous révélés négatifs. Des tests supplémentaires ont été effectués le mercredi 27 octobre, à la demande du Commandant de la Force, à l’intérieur du camp et entre le camp et la rivière. Ces tests ont été analysés par un laboratoire indépendant et se sont aussi révélés négatifs.
La MINUSTAH tient à féliciter les autorités haïtiennes pour la campagne d’information et de sensibilisation ainsi que la mobilisation des ressources médicales – deux actions indispensables pour empêcher la propagation du choléra – qui ont été conduites de façon rapide et efficace.
La Mission tient également à saluer le rôle du Laboratoire national qui, à travers l’identification rapide de la bactérie du choléra, a permis au gouvernement de déclarer l’épidémie et de prendre des mesures de réponse aussi rapidement.
Dans le cadre de ses efforts pour lutter contre l’épidémie, le gouvernement d’Haïti a établi des Centres de Traitement de Choléra – six dans le département de l’Ouest et deux dans le département de l’Artibonite. Ces actions ont lieu en collaboration avec des partenaires internationaux, dont Médecins Sans Frontières, le gouvernement cubain et l’Equipe-pays des Nations Unies.
Dans les efforts de lutte contre le choléra, la MINUSTAH continuera à répondre à toute demande des autorités haïtiennes et des acteurs humanitaires pour toute assistance logistique et /ou sécuritaire. La Mission reste déterminée à s’investir de façon rapide, en toute transparence et en étroite coordination avec le gouvernement, dans toute action visant à combattre cette épidémie, tout en faisant face à d’autres défis d’importance en Haïti.
Source : MINUSTAH
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7196

Tomas : Toutes les écoles fermées en Haïti jusqu’à lundi

Une décision gouvernementale prise en conformité avec l’alerte rouge en vigueur et adoptée en prévision du passage très redouté de la tempête tropicale au cours des prochaines 24 à 48 heures Mercredi 3 novembre 2010, Radio Kiskeya
Le ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle a annoncé mercredi la fermeture de toutes les écoles du pays, publiques et privées, jeudi et vendredi à l’occasion du passage quasiment certain de la tempête tropicale Tomas dont le renforcement et le changement de trajectoire éventuels laissaient planer une grande menace, particulièrement sur les régions méridionales.
Dans un communiqué signé de son directeur général, Pierre Michel Laguerre, le MENFP étend également la suspension des cours aux centres de formation professionnelle dans le souci de protéger la communautaire scolaire.
Les directeurs d’écoles sont invités à adopter les mesures nécessaires en vue de sauvegarder les matériels et archives de leurs établissements.
Le communiqué précise que le gouvernement suit de près l’évolution de la situation et envisage d’autoriser la reprise des activités scolaires si les conditions météorologiques le permettent.
En prévision de l’arrivée de Tomas, l’alerte rouge a été décrétée sur tout le territoire national et les autorités haïtiennes, conjointement avec les Nations Unies, ont entrepris de déplacer des dizaines de milliers de sinistrés du séisme installés depuis dix mois dans des camps de fortune.
Parallèlement, les habitants des zones à risques sont priés de se réfugier momentanément dans des abris aménagés par l’Etat ou chez des proches.
Au cours du long week-end de la Toussaint, le Président René Préval a effectué une tournée dans le grand sud dont les quatre départements (sud, Nippes, Grand’Anse, sud-est) sont sérieusement menacés. Le chef de l’Etat a voulu s’assurer de l’adoption de mesures préventives concernant la protection de la population civile et le prépositionnement de ressources financières et de matériels d’intervention.
En 2008, quatre ouragans et tempêtes tropicales s’étaient abattus sur Haïti avec un bilan de plus de 800 morts et des dégâts estimés à des centaines de millions de dollars. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7194

La Fondation Héritage pour Haïti appelle les candidats aux élections du 28 novembre 2010 à s’engager contre la fraude et la corruption

« La corruption se nourrit du silence et de l’opacité et prospère de la démobilisation ou de la mise à l’écart des citoyennes et citoyens », rappelle la fondation Mercredi 3 novembre 2010, Radio Kiskeya
La Fondation Héritage pour Haïti (LFHH), section haïtienne de Transparency International (TI), a lancé mercredi dans un communiqué un pressant appel à tous les candidats aux prochaines élections présidentielles et législatives afin qu’ils démontrent clairement leur intention et leur ferme volonté contre la fraude et la corruption.
La fondation invite en ce sens chaque candidat, sans distinction aucune, à mener une campagne électorale dont l’objectif serait, avant tout, de diffuser et d’expliquer son programme politique et d’éviter tout dérapage qui ne pourrait que desservir sa cause personnelle et celui de l’intérêt national.
Elle les convie à reconnaître qu’il ne peut y avoir de vraie démocratie sans liberté d’information, que la corruption se nourrit du silence et de l’opacité et prospère de la démobilisation ou de la mise à l’écart des citoyennes et citoyens. Ils devraient par ailleurs déclarer publiquement et volontairement leurs avoirs personnels avant le jour des élections afin de souligner leur désir d’œuvrer avant tout pour l’intérêt commun et de démontrer leur crédibilité, souhaite la Fondation Héritage.
La section haïtienne de Transparency International suggère également aux candidats d’indiquer clairement, dans leur programme ou à travers celui de leur parti, comment ils comptent, s’ils sont élus, mener à bien, et dans les plus brefs délais, le combat contre la fraude et la corruption à tous les niveaux et dans tous les secteurs du pays. Ils devraient eux-mêmes faire preuve d’une totale transparence tout au long de la campagne électorale en s’abstenant de toute pratique frauduleuse qui pourrait influencer indûment des électeurs dans l’exercice de leur droit de vote.
La Fondation Héritage pour Haïti demande, de plus, à chaque candidat de s’engager, en cas d’élection, à répondre avec diligence à toute demande émanant de citoyens, relative à l’exécution de ses fonctions ou au fonctionnement des services dont il aurait la responsabilité ; à encourager et à développer toute mesure qui favoriserait la transparence du fonctionnement des institutions dont il aurait la responsabilité ; empêcher tout recrutement fondé sur des principes autres que la reconnaissance du mérite et de la compétence professionnelle et/ou à des fins autres que les besoins de l’institution.
L’engagement du candidat devrait aussi se manifester, selon la Fondation Héritage, dans des cas où ses intérêts personnels directs ou indirects sont concernés. Dans les dossiers faisant l’objet d’un examen par les instances où il pourrait siéger, il devrait déclarer ces intérêts avant délibération et vote.
Héritage pour Haïti demande enfin aux candidats d’assortir toute décision de leur part d’une motivation circonstanciée reprenant l’ensemble des éléments ayant fondé leur décision, tout en démontrant la conformité de leur décision par rapport à la loi. Ils auront à démontrer, en l’absence de réglementation, leur motivation conforme à l’intérêt général et leur refus d’adopter toute mesure pouvant leur accorder des avantages personnels professionnels futurs, à l’expiration de leur mandat, au sein d’entités publiques ou privées qui étaient sous leur contrôle, avec lesquelles ils ont noué des relations contractuelles, ou qui ont été créées pendant l’exercice de leurs fonctions précédentes.
La question de la lutte contre la fraude et la corruption a été soulevée dès la décision du Conseil Electoral Provisoire d’autoriser certains ex-hauts fonctionnaires de l’Etat à participer aux élections sans avoir soumis la décharge de leur gestion de la chose publique requise par la Constitution et la Loi électorale en vigueur. L’utilisation apparente des ressources publiques au profit de candidats officiels et la nette disproportion entre les moyens dont disposent ces derniers par rapport aux autres candidats, constituent aussi des thèmes de préoccupation pour maintes organisations de la société civile et divers secteurs de la classe politique. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7195

"Terreur" et "fraudes électorales" programmées, dénonce Mirlande Manigat

La candidate de l’alliance RDNP/COREH a révélé à Santo Domingo qu’elle détenait des "informations crédibles" sur la préparation d’un "festival de tirs", la veille du 28 novembre, une manoeuvre du pouvoir qui, selon elle, viserait à favoriser une démobilisation de l’électorat et l’accession à la Présidence de Jude Célestin Mercredi 3 novembre 2010, Radio Kiskeya
La candidate Mirlande Manigat, qui brigue la Présidence de la république sous la bannière du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), a dénoncé mardi à Santo Domingo un plan de "terreur" des proches du pouvoir en vue de réaliser des "fraudes électorales" en faveur du candidat officiel, Jude Célestin.
Evoquant un "festival de tirs", qui devrait être exécuté à la veille du scrutin présidentiel et législatif du 28 novembre, Mme Manigat a déclaré ceci "je dispose d’informations fiables selon lesquelles, le 27 novembre, un jour avant les élections, des secteurs proches du gouvernement tenteront de terroriser la population et d’éviter qu’elle aille voter".
"La question est que si peu de gens se rendent aux urnes, les conditions seront favorables à des fraudes", a poursuivi la dirigeante politique arrivée en tête de trois sondages d’opinion consécutifs sur les présidentielles et dont les propos ont été rapportés par EFE.
S’exprimant lors d’une conférence prononcée au siège de la Fondation globale démocratie et développement, l’épouse de l’ex-Président démocrate-chrétien Leslie Manigat (fév-juin 1988) a fait savoir que "ce qui est en train de se préparer, c’est un festival de tirs la nuit précédant les élections afin de dissuader les gens de ne pas sortir massivement pour aller exercer leur droit".
Plusieurs leaders politiques, parmi eux l’ex-Premier ministre de René Préval et candidat au fauteuil présidentiel, Jacques-Edouard Alexis, ont dénoncé des opérations de distribution d’armes aux partisans zélés du pouvoir, dans plusieurs régions du pays.
Plus loin dans son intervention, Mirlande Manigat a mis l’accent sur le projet qu’aurait le chef de l’Etat de se servir de l’épidémie de choléra sévissant en Haïti comme prétexte pour justifier un éventuel report des élections.
"Le choléra est contenu en Haïti, il n’existe pas de pandémie et il faut relever le défi politique des élections pour garantir le processus démocratique dans notre pays", a avancé la candidate qui en a profité pour se prononcer sur deux autres sujets politiques cruciaux, le départ des troupes onusiennes et la reconstruction post-séisme.
Qualifiant d’offense, mais nécessaire en ce moment, la présence de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), la secrétaire générale du RDNP s’est engagée à négocier, en cas de victoire, un "retrait graduel" des casques bleus.
"Les haïtiens ne veulent pas de la MINUSTAH dans leur pays parce qu’elle est une offense à la dignité d’un pays libre. Mais, dans la situation actuelle, il est indispensable qu’elle reste, car la police haïtienne compte seulement quelque 10.000 hommes et femmes pour une population de 10 millions d’habitants", a fait savoir Mme Manigat avant d’observer que les partenaires d’Haïti avaient promis 11 milliards de dollars dans un "moment émotionnel", mais que le plan de reconstruction du pays avait des "lacunes dans sa composante sociologique".
Créditée de 23% des intentions de vote contre 21% à son rival direct Jude Célestin, représentant de la plateforme présidentielle INITE, l’aspirante à la succession de Préval avait qualifié de "bonds de kangourou" la progression fulgurante de ce dernier dans les enquêtes d’opinion du BRIDES (Bureau de recherche en informatique et en développement économique et social).
Mme Manigat, qui a officiellement lancé la deuxième phase de sa campagne mercredi aux Gonaïves (Artibonite, nord), bénéficie notamment de l’endossement du Collectif pour le renouveau haïtien (COREH), un regroupement de parlementaires en exercice et d’anciens élus.
Le premier tour des présidentielles et législatives doit se tenir dans un peu plus de trois semaines, le 28 novembre. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7193

Tomas : Les Etats-Unis envoient un porte-hélicoptère en Haïti

L’USS Iwo Jima transporte de l’aide destinée à notre pays où la tempête tropicale pourrait affecter jusqu’à un demi-million d’habitants
Mercredi 3 novembre 2010, Radio Kiskeya
Le gouvernement américain a dépêché en Haïti l’USS Iwo Jima, un porte-hélicoptère transportant de l’aide humanitaire qui pourrait être utilisée au cas où le pays serait touché par la tempête tropicale Tomas, qui risque d’affecter 500.000 personnes, dix mois après le séisme destructeur de janvier.
Le navire, qui a appareillé du Surinam, dispose d’une flotte composée de chalands, de huit hélicoptères CH-46 Sea Knight et de deux hélicoptères MH-60 Night Hawk.
Selon un communiqué de la marine américaine rendu public à Washington, l’USS Iwo Jima comprend aussi un équipage de 1.600 personnes, dont des équipes médicales et des équipes d’ingénieurs pouvant aider la population après l’éventuel passage de la tempête très redouté en Haïti.
Tomas, qui recommençait à se renforcer mercredi, se déplaçait dans l’Océan Atlantique vers le nord et pourrait atteindre Haïti entre jeudi et vendredi, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM).
Une nouvelle catastrophe naturelle pourrait faire très mal à un pays déjà fortement destabilisé par le tremblement de terre du 12 janvier à l’origine de 300.000 morts, 300.000 blessés et 1,3 million de sans-abri. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7192

Le cholera a déjà fait plus de 400 morts en Haïti

Les autorités sanitaires haïtiennes annoncent que le nouveau bilan de l'épidémie de choléra qui touche actuellement le pays est de 442 morts et de plus de 6 742 mille personnes atteintes de la maladie. Lors d'une nouvelle conférence de presse tenue ce mercredi, La directrice du DPSPE, Jocelyne Pierre-Louis, a indiqué que le nombre de décès ainsi que de personnes hospitalisées tend à augmenter.
En effet, on a recensé 105 nouveaux décès depuis samedi.
Monsieur Pierre –Louis a déclaré que toutes dispositions nécessaires sont déjà prises par les autorités sanitaires dans le but d'empêcher la propagation de l'épidémie.
Elle a fait remarquer que le ministère de la santé et ses partenaires internationaux ont déjà mis en place une campagne de sensibilisation et ont activé le plan de surveillance épidémiologique.
Rappelons les résultats des tests réalisés par le Center for Desease Control (CDC) démontre que la souche du choléra qui frappe Haïti est originaire d' Asie du sud.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18414

Haïti menacé par Tomas

Le Centre national de météorologie, le Système national de gestion des risques et désastres et la Protection civile ont décrété ce mardi l'alerte rouge sur toute l'étendue du territoire national en prévision du passage de la tempête tropicale Tomas. Dans un bulletin publié sur son site, le CNN, a indiqué que la tempête tropicale Tomas était localisée ce matin sur la mer des caraïbes à plus de 500 km au sud de Port-au-Prince et qu'elle continue de faire route vers l'ouest à 17km/h.
Elle doit bifurquer vers le nord-nord-est dans la nuit de mercredi à jeudi en se renforçant pour devenir ouragan avant, d'atteindre la côte sud d'Haïti ce vendredi.
Mais selon le Centre National américain des ouragans (NHC), la tempête tropicale Tomas, s'est affaiblie devenant une dépression tropicale qui va toutefois se renforcer avant d'atteindre les côtes haïtiennes dans les prochaines 48 heures.
La tempête Tomas a déjà fait une dizaine de morts à Sainte Lucie, par mesure de sécurité, les autorités haïtiennes demandent aux sans -abri, suite au séisme du 12 janvier, d'évacuer les camps d'hébergement.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18411

Choléra en Haïti: 105 nouveaux décès depuis samedi

Publié le 03 novembre 2010 à 14h51

Agence France-Presse, Port-au-Prince
L'épidémie de choléra en Haïti a fait 105 nouveaux décès depuis samedi, soit 442 au total, ont annoncé mercredi les autorités haïtiennes, qui ont également fait état de 1978 nouvelles hospitalisations, soit 6742 au total.
Le nouveau bilan a été communiqué par le Dr Jocelyne Pierre-Louis du ministère de la Santé haïtien au cours d'une conférence de presse.
Le bilan fourni samedi par les autorités haïtiennes faisait état de 337 décès, soit sept de plus que la veille, et 4764 hospitalisations, soit 50 de plus que vendredi.
Le nouveau bilan fait ainsi apparaître une nette augmentation des décès et des hospitalisations.
Au cours de ces derniers jours, les autorités ont mis en place de nouveaux centres de traitements du choléra (CTC), des cas de personnes victimes de diarrhée ayant été enregistrés dans d'autres régions du pays.
«Plusieurs départements sont heureusement épargnés pour le moment, mais nous prenons les dispositions pour renforcer la sensibilisation et la prise en charge», a indiqué le docteur Pierre-Louis qui a annoncé l'installation de centres de traitement dans la région de Port-au-Prince.
L'épidémie de choléra sévit dans le pays depuis mi-octobre. Des analyses de laboratoires publics américains, rendues publiques lundi par les autorités haïtiennes, ont révélé que la bactérie responsable de l'épidémie était similaire à des souches trouvées en Asie.
Les autorités haïtiennes qui se préparent au passage de la dépression tropicale Tomas, qui pourrait redevenir un ouragan et atteindre le pays en fin de semaine, craignaient une nouvelle flambée du choléra à cause des inondations que les pluies abondantes pourraient provoquer.
«Nous sommes préoccupés à cause des conditions sanitaires dans lesquelles vivent des centaines de milliers de victimes du séisme du 12 janvier», a ajouté Mme Pierre-Louis.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201011/03/01-4339030-cholera-en-haiti-105-nouveaux-deces-depuis-samedi.php

La tempête tropicale Tomas rétrogradée en dépression

Publié le 03 novembre 2010 
Agence France-Presse, Miami
La tempête tropicale Tomas, qui a fait au moins 12 morts sur l'île caribéenne de Sainte-Lucie, s'est affaiblie mercredi devenant une dépression tropicale, selon les météorologues américains, qui indiquent toutefois qu'elle va se renforcer de nouveau avant de frapper Haïti.
À 8h, le phénomène météorologique se trouvait à 660 km au sud-ouest de la capitale haïtienne Port-au-Prince, selon le Centre national américain des ouragans (NHC), basé à Miami. Avec des vents soufflant à 55 kmh, Tomas se déplaçait vers l'ouest à 7 kmh, ajoute le NHC dans son dernier bulletin.
«Tomas s'est affaibli et est devenu une dépression mais devrait se renforcer de nouveau» au cours des prochaines 48 heures, ont prévenu les météorologues.
«Les autorités de Haïti, de la République dominicaine et du sud-est de Cuba doivent surveiller la progression de Tomas», ajoutent-ils, indiquant qu'il «pourrait représenter une menace significative pour ces zones plus tard cette semaine».
Au moins 12 personnes ont été tuées à Sainte-Lucie, une île située au sud de la Martinique, lors du passage samedi de Tomas, qui était à ce moment un ouragan, a indiqué mardi le ministre du Tourisme Allan Chastanet. Tomas a frappé l'île avec des vents soufflant jusqu'à 150 km/h et d'intenses pluies.
Les États-Unis ont dépêché mardi un porte-hélicoptères devant apporter une aide humanitaire à Haïti, où sévit depuis mi-octobre une épidémie de choléra qui a déjà fait au moins 337 morts, en prévision de l'arrivée de Tomas, qui risque d'affecter 500 000 personnes.
À Port-au-Prince, l'ONU a procédé à l'évacuation d'une partie des quelque 1,3 million de sans-abri entassés dans des camps de fortune après le séisme du 12 janvier qui a fait 250 000 morts. Elle a mis de côté des vivres pour répondre aux besoins de 1,1 million de personnes.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201011/03/01-4338981-la-tempete-tropicale-tomas-retrogradee-en-depression.php

Des photos pour observer Haïti à vif

Publié le 03 novembre 2010
Laura Lévesque, Le Quotidien
(CHICOUTIMI) Quinze photojournalistes du Québec témoignent du tremblement de terre d'Haïti et des après-coups. Présentée dans le cadre du Festival Zoom Photo Saguenay, l'exposition «Haïti à vif» prend la route pour la première fois avec sa diffusion à Saguenay à l'Espace Chic de la rue Racine du 3 au 26 novembre.
Ivanoh Demers, photographe de La Presse, était à Port-au-Prince le 12 janvier dernier lorsque le tremblement de terre s'est produit. Il est l'un des survivants. Ses premières photos ont fait le tour du monde. D'autres photojournalistes québécois sont allés couvrir les conséquences de la catastrophe dans les jours et les mois qui ont suivi.
Aujourd'hui, plus de 250 photos sont réunies dans le cadre de l'exposition «Haïti à vif» de quinze photojournalistes de La Presse, The Gazette, RueFrontenac.com et les pigistes Benoit Aquin, Martin Beaulieu, Normand Blouin, David Boily, Martin Bouffard, Phil Carpenter, Martin Chamberland, Ivanoh Demers, Natasha Fillion, John Kenney, Roger Lemoyne, Allen McInnis, François Pesant, Renaud Philippe et Patrick Sanfaçon.
L'exposition se veut un geste de solidarité entre les photographes et le peuple haïtien. Elle propose un regard privilégié qui nourrit les liens historiques qui unissent les deux peuples. L'objectif de «Haïti à vif»: relancer dans les médias la cause haïtienne et permettre de nouvelles levées de fonds.
La Maison d'Haïti de Montréal reçoit les dons collectés pendant la durée de l'exposition.
Les photographes participants ont accepté de libérer leurs droits d'exposition et offert les tirages exposés à la Maison d'Haïti en vue d'une tournée. La Presse et The Gazette ont pris en charge les coûts d'impression des tirages de leurs photographes.
Le vernissage de «Haïti à vif» se tiendra jeudi soir à partir de 17h à l'Espace Chic au 80 rue Racine Est à Chicoutimi.
Llevesque@lequotidien.com
http://www.cyberpresse.ca/le-quotidien/arts-spectacles/201011/03/01-4338943-des-photos-pour-observer-haiti-a-vif.php

Coup de filet à Pétion-Ville : arrestation de 39 présumés bandits

Le responsable de la police à Pétion-Ville, Vanel Lacroix, lance une mise en garde aux bandits mardi 2 novembre 2010, Radio Kiskeya
Trente-neuf (39) présumés bandits, dont 5 activement recherchés, ont été appréhendés à Pétion Ville (Est de la capitale) au cours du week-end écoulé.
Suite à une opération menée en Plaine par des unités de la Direction centrale de police judiciaire (DCPJ) et qui s’est soldée par la libération d’une femme enlevée quelques jours plus tôt, deux des ravisseurs présumés de cette personne, MM. Borgelin Louis-Jean et Patriick Morin, ont été arrêtés à Pétion-Ville.
Trois des trente-neuf présumés bandits appréhendés, avaient été écroués pour kidnapping et font partie des prisonniers qui s’étaient évadés du Pénitencier national (principale prison civile de Port-au-Prince) à la faveur du tremblement de terre du 12 janvier 2010. L’un d’entre eux, Jackson Guillaume, avait même été condamné à perpétuité, informe le commissaire de Pétion-Ville, Vanel Lacroix.
Trente-quatre des personnes arrêtées l’ont été pour divers forfaits, dont des actes de cambriolage et d’agressions physiques.
Le commissaire Lacroix à qui vient d’être une seconde fois confiée la direction de la police de Pétion Ville profite du coup de filet du week-end écoulé pour lancer une ferme mise en garde aux bandits. Ses troupes sont déterminées, dit-il, à en venir à bout des de ces derniers qui ont semé ces derniers jours la terreur dans cette commune. Il salue la collaboration de la population ayant rendu possible l’opération policière du week-end écoulé. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7191

Les haïtiens redoutent l'éventuel passage de la tempête Tomas

Le gouvernement haïtien et les agences de l'ONU se préparent à mettre en branle le plan d'urgence visant à faire face à l'ouragan Tomas qui devrait atteindre le pays dans 48 heures. Le chef de l'Etat haïtien René Préval a effectué une visite d'évaluation dans le sud lundi dernier. Les autorités haïtiennes entendent mobiliser les équipes de secours de la Protection civile dans les départements du sud menacées par les intempéries.
La porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA), Elysabeth Byrs, a indiqué que « le gouvernement et les partenaires humanitaires travaillent sur des prévisions qui tableraient sur environ 100.000 familles, soit 500.000 personnes, qui pourraient être affectées dans les départements de l'ouest et du sud ». Les agences de l'ONU ont pré-positionné des stocks de médicaments, de nourriture et d'autres matériels d'urgence. Les stocks d'aide alimentaire sont suffisants pour nourrir 1,1 million de personnes pendant six semaines précisent les responsables de l'Ocha.
A Port-au-Prince, l'ONU affirme avoir procédé à l'évacuation d'une partie des quelque 1,3 millions de sans-abri entassés dans des camps de fortune.
Tomas, qui a déjà entraîné la mort de 14 personnes dans les Caraïbes, serait la première tempête à frapper Haïti depuis le violent séisme du 12 janvier qui a fait au moins 300.000 morts. La tempête viendrait aggraver la situation des haïtiens confrontés depuis la mi-octobre à une épidémie de cholera.
Un porte-parole de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), Jean-Philippe Chauzy, soutient que "cet ouragan pourrait venir aggraver l'épidémie de choléra" en favorisant la propagation de la bactérie tueuse vers Port-au-Prince. "Il faut espérer que cet ouragan épargnera Haïti car la population a été affectée par le séisme", a-t-il insisté.
Une propagation de l'épidémie dans la région métropolitaine est, le "pire des scénarios" selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18409

Dieudonne Saincy alerte sur des tentatives de confusion

Le candidat à la députation de l'Unité à Carrefour, Dieudonne Saincy, dénonce la tentative de confusion alimentée par le maire de cette commune avant les élections du 28 novembre. Yvon Jérôme, également membre de l'Unité, apporterait son appui à M. Elie Blaise, un propriétaire d'école, qu'il avait récemment nommé coordonnateur des activités des ONG. M. Blaise, jouissant de la faveur de l'édile de Carrefour, a été invité à participer vendredi dernier à un rassemblement de l'Unité alors que le candidat de cette plateforme était gardé à l'écart.
En raison des protestations du représentant de Jude Célestin et des militants de l'Unité Dieudonne Saincy avait pu contre toute attente s'inviter à cette rencontre. Une confrontation, entre les partisans de M. Blaise, membre du regroupement Mouvement Action Socialiste (Mas) et ceux de l'Unité, a été évitée de justesse.
Interrogé par radio Métropole, le maire de Carrefour affirme avoir invité M. Saincy à la rencontre ce que dément l'intéressé.
M. Saincy s'étonne que le candidat du MAS, une formation politique ayant pris naissance dans le sud-est, ait pu revêtir le T shirt de Jude Célestin et s'asseoir sur l'estrade en compagnie des autres maires.
Le candidat de l'Unité déplore la tentative de confusion fomentée par "certaines personnes qui ont d'autres projets ". Toutefois il n'a pas voulu identifier ces personnes qui veulent torpiller le choix du chef de l'état et du directoire de la plateforme.
Conseiller spécial du président Préval, M. Saincy bénéficie également de l'appui du candidat à la présidence de l'Unité, Jude Célestin. Les deux hommes sont d'anciens étudiants en Suisse et sont bien ancrés dans le sérail de la plateforme présidentielle.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18408

Le CEP a rendu public les listes électorales partielles

Les autorités électorales confirment que les listes électorales partielles ont été affichées le 29 octobre dernier dans les différents Bureaux Electoraux Communaux (BEC). Il s'agit d'une étape décisive dans le calendrier électoral, puisqu'elle est indispensable au processus de votation. Outre la publication du registre électoral, les responsables du Conseil Electoral Provisoire (CEP) ont reçu la semaine dernière les 12 000 kits électoraux. Chaque Kit est composé d'urnes, des isoloirs pouvant accommoder 4 électeurs et l'encre indélébile.
Dans le même temps, le porte parole de l'organisme électoral, Richardson Dumesle, révèle que le processus d'impression des bulletins de vote se poursuit normalement. Les bulletins de la présidentielle sont déjà disponibles alors que l'imprimeur vient d'entamer l'impression des bulletins pour les sénatoriales. Les bulletins pour les candidats à la députation sont plus complexes puisqu'il faudra imprimer un bulletin pour chacune des 99 circonscriptions du pays.
Les autorités électorales misent sur une stabilisation de l'épidémie de choléra par les autorités sanitaires afin de poursuivre le processus électoral. Plusieurs personnalités dont l'ambassadeur du Canada, Gilles Rivard et le président de la Chambre de commerce et d'industrie d'Haïti (CCIH), Reginald Boulos, appellent à la poursuite du processus électoral.
Dans plusieurs départements, les candidats ont poursuivi leurs activités de sensibilisation. Plusieurs meetings ont été organisées dans les quartiers de la région métropolitaine le week end écoulé.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18407

Le choléra serait une maladie importée révèlent des tests en laboratoire

Les résultats des tests réalisés par le Center for desease Control (CDC) prouvent que l'éclosion du choléra correspond à une souche commune en Asie du sud. L'Asie du Sud fait référence à la région autour du sous-continent indien — l'Inde, le Pakistan et d'autres pays, dont le Népal. Dans le même temps l'Organisation Pan Américaine de la Santé (OPS) a fait valoir que la souche, quoique endémique en Asie du sud, peut se déplacer entre différentes zones en raison des voyages et du commerce à travers le monde.
Les tests, basés sur la méthode appelée électrophorèse en champ pulsé (PFGE), ont été effectués sur 13 isolats bactériens provenant de patients atteints de choléra en Haïti. L'analyse électrophorétique montre que ces isolats sont identiques à une souche de choléra d'Asie du Sud. Des études supplémentaires sont prévues pour obtenir encore plus d'informations sur cette souche, sa présence dans d'autres régions du monde. La souche a été rapidement identifiée comme Vibrio cholerae du sérogroupe O1, sérotype Ogawa.
Dans les prochaines semaines, les tests de laboratoire supplémentaires, y compris le séquençage de du génome entier de la bactérie sera mené, mais les responsables de l'analyse annoncent que ces tests ne pourront jamais expliquer comment le choléra a été introduit en Haïti.
Cependant les conclusions du CDC vont alimenter la suspicion sur les casques bleus népalais de la Minustah cantonnés dans une bourgade non loin de Mirebalais. Les résultats du Laboratoire National avaient déjà confirmé que le premier cas de choléra provenait de cette région alors que le plus grand nombre de décès était recensé dans le bas artibonite.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18406

Salon du livre de Montréal : le lauréat du prix Fémina 2010 y sera

Publié le 03 novembre 2010
Marie-Claude Girard, La Presse
Quelle place reste-t-il pour le livre à l'ère des médias sociaux et des communications instantanées? Parce qu'ils sont convaincus de son importance comme espace de réflexion, les organisateurs du 33e Salon du livre de Montréal ont choisi cette année un thème de circonstance: Livre ouvert sur le XXIe siècle, les enjeux de notre société.
Du 17 au 22 novembre, des centaines d'écrivains et leurs lecteurs témoigneront de la pertinence et du plaisir de la lecture à la Place Bonaventure.
Piloté par Dany Laferrière et Rodney Saint-Éloi, l'événement Haïti Solidarité accueillera 17 écrivains haïtiens, de Montréal ou d'Haïti. «Pour une fois, c'est Haïti qui va aider Montréal», a souligné hier Laferrière en conférence de presse. Ces écrivains apportent avec eux leurs livres, certains écrits sous la tente depuis le séisme de janvier. «Quand tout tombe, il reste la culture», disait-il très justement au lendemain de la catastrophe.
Cette année encore, de nombreux écrivains vedettes seront de la partie. Parmi les invités d'honneur, on compte Marie-Claire Blais, Michel Folco, Joël Des Rosiers, Jean-Jacques Pelletier, le bédéiste belge Benoît Sokal et trois auteurs jeunesse de renom: la Québécoise Cécile Gagnon, dont un prix de la relève portant son nom sera remis au Salon, l'auteur et illustrateur français Pef, qui fêtera les 30 ans de son célèbre prince de Motordu, et Maxime Roussy, auteur des séries Pakkal et Le blogue de Namasté.
Mentionnons aussi la présence de Yann Martel, Michel Tremblay, Victor-Lévy Beaulieu et Alain Mabanckou, du général à la retraite Roméo Dallaire, de l'anthropologue judiciaire Kathy Reichs et de la comédienne Janine Sutto, qui présentera ses mémoires rédigées par son gendre, le journaliste Jean-François Lépine.
De France, viendra le tout nouveau lauréat du prix Femina 2010, Patrick Lapeyre, pour La vie est brève et le désir sans fin. Il est également finaliste pour le Goncourt, tout comme un autre invité du Salon, Mathias Énard, pour Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants. De Suisse viendra aussi le bédéiste Zep, créateur du fameux Titeuf.
Du côté des Américains, les reines du thriller psychologique Lisa Gardner et Patricia Macdonald participeront à une table ronde sur le polar au féminin. Et l'auteur de best-sellers Nicholas Sparks, dont plusieurs romans ont été portés à l'écran, rencontrera ses lecteurs au stand de Michel Lafon.
De nombreuses activités pour la jeunesse sont au programme, notamment L'heure du conte en pyjama, le dimanche matin. Au stand du Livre en cadeau, la cause chérie du Salon qui vise à recueillir des livres neufs pour des enfants défavorisés, Janette Bertrand, Christiane Duchesne et d'autres auteurs jeunesse feront la lecture aux petits et grands.
Comme toujours, plusieurs prix littéraires sont remis au Salon, dont le Grand prix Salon du livre de Montréal/La Presse, pour lequel le public est invité à voter, et le prix Marcel-Couture, qui compte parmi ses finalistes René Derouin, Éric St-Pierre, Philippe Séguéla, Normand Cazelais et les journalistes de La Presse Laura-Julie Perreault et Jean-Christophe Laurence.
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Le Salon du livre de Montréal, du 17 au 22 novembre 2010 à la Place Bonaventure. Pour tous les détails: www.salondulivredemontreal.com
http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201011/03/01-4338829-salon-du-livre-de-montreal-le-laureat-du-prix-femina-2010-y-sera.php

mardi 2 novembre 2010

L'ouragan Tomas pourrait frapper Haïti cette semaine

Publié le 02 novembre 2010
Jonathan Katz, Associated Press
Port-au-Prince
Déjà confronté à une épidémie de choléra, Haïti pourrait être frappé par l'ouragan Tomas cette semaine, le tout moins d'un an après le séisme du 12 janvier 2010, dont les plaies sont loin d'être pansées.
Tomas, qui a déjà entraîné la mort de 14 personnes dans les Caraïbes, serait la première tempête à frapper Haïti depuis le séisme qui a fait au moins 300 000 morts et plusieurs millions de sans-abri en janvier. Il serait également le premier ouragan à balayer le pays depuis les tempêtes Fay, Gustav, Hanna et Ike qui avaient fait près de 800 morts en l'espace d'un mois en 2008.
S'il venait effectivement à passer sur Haïti, Tomas ajouterait à une situation humanitaire déjà critique dans le pays. Dix mois après le séisme, plusieurs dizaines de milliers de personnes n'ont toujours pas de vrai toit, et l'épidémie de choléra qui s'est déclarée sur l'île a déjà fait plus de 300 morts.
Sur le terrain, les ONG manquent de tout, selon Nigel Fisher, le coordinateur des opérations humanitaires des Nations unies: des bâches de protection, des tentes, du savon, des kits d'hygiène, des sels de réhydratation pour traiter le choléra, des radios. «Nous avons besoin d'abris d'urgence, d'eau et d'installations sanitaires», a expliqué M. Fisher à l'Associated Press. «Et nous en avons besoin le plus possible avant que Tomas frappe».
Les rues de la capitale Port-au-Prince sont encore jonchées des débris des immeubles effondrés lors du séisme du 12 janvier. L'aide internationale pour la reconstruction tarde à arriver. Les dépôts de cordes et de bâches sont vidés pour installer les camps de réfugiés, explique pour sa part Imogen Wall, porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).
Tôt mardi matin, Tomas se trouvait à environ 570 km au sud de Port-au-Prince. Il progressait vers l'ouest à 19 km/h, avec des vents soufflant à 85 km/h.
Samedi, l'ouragan a entraîné la mort d'au moins 14 personnes à Ste Lucie et causé d'importants dégâts dans d'autres îles de l'est des Caraïbes, selon les autorités locales. À Ste Lucie, la ville la plus touchée a été Soufrière, que le ministre du Tourisme Allen Chastanet a décrite comme «une zone de guerre». À proximité, des champs entiers de bananes ont été ravagés et environ 300 maisons sévèrement endommagées à St Vincent, où plusieurs centaines de personnes ont également été blessées.
Dans les camps de réfugiés de Haïti, nombreux sont ceux qui n'avaient pas encore connaissance lundi de la menace Tomas. Même informés, ils confiaient ne pas pouvoir faire grand-chose pour se préparer.
«Je ne savais pas. Peut-être que quelqu'un est passé hier pour le dire quand j'étais sortie», expliquait Florence Raymond, une mère de 22 ans qui vit dans le camp de réfugiés installé sur le terrain de golf de Pétionville. Quoi qu'il arrive, elle disait ne rien pouvoir faire pour préparer la cabane faite de bâches et de bois où elle vit depuis le 12 janvier. «On nous dit toujours de bien serrer les bâches, mais je n'ai pas de corde».
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201011/02/01-4338468-louragan-tomas-pourrait-frapper-haiti-cette-semaine.php
Commentaires: Si les ONGs disaient pour une fois la vérité sur Haïti. Quelques jours après le tremblement de terre du 12 janvier, toutes les ONGs se trouvant dans le pays ne cessaient de manifester leurs inquiétudes dans l'attente de l'arrivée de la saison cyclonique. Tout le monde disait qu'il fallait faire vite pour abriter les gens. Ce qui n'a jamais été dit c'était à qui il incombait la tache combien lourde de recaser en lieux sur plus de 1.500.000 personnes.
Cette révélation aurait sans doute conduit à une autre question qui a reçu combien?
Il faut noter que la saison cyclonique aura été clémente en rentrant dans sa phase terminale (30 novembre!). La peur de la saison cyclonique c'est un élément qui touche directement les coeurs et les poches. Cependant on sait très bien que deux heures de pluie continues en Haïti peuvent causer des dégâts considérables.
Aujourd'hui, dix mois après le tremblement de terre, plus de 60 jours après le début de la saison cyclonique, le spectre du passage d'une tempête tropicale augure des images d'une situation apocalyptique.
Alors, pourquoi n'avoir rien prévu si on en avait autant parler?
Dans la gestion de ce qui se passe en Haïti il y a surtout du bluff et des effets d'annonces. Mais personne en semble réellement de s'en occuper dans la logique des bonnes solutions et des résolutions viables pour un pays qui a des besoins plus que pressants.

La souche du choléra qui frappe actuellement Haïti pourrait bien provenir du Sud de l’Asie, selon le National Public Radio (NPR) des Etats-Unis

La souche du choléra qui frappe actuellement Haïti pourrait bien provenir du Sud de l’Asie, selon le National Public Radio (NPR) des Etats-Unis

En dépit des résultats d’analyses établissant cette provenance et confirmant presque la piste népalaise, le ministre haïtien de la santé croit que l’origine exacte de la bactérie peut ne jamais être connue
lundi 1er novembre 2010, Radio Kiskeya
Des recherches menées en Haïti sous la supervision conjointe du Ministère haïtien de la Santé Publique et le Centre de Contrôle des Maladies et de Prévention (CDC, Atlanta, USA), établissent que la souche de la bactérie du choléra découverte en Haïti ressemble à celle généralement trouvée dans le Sud de l’Asie.
Le National Public Radio (NPR) des Etats-Unis qui, sous la plume de Scott Hensley, fait état lundi des conclusions de ces recherches, précise que des investigations plus poussées doivent encore être menées afin d’identifier la souche de façon plus précise.
L’analyse a isolé l’ADN des échantillons de la bactérie prélevés sur des victimes du choléra en Haïti. Les 13 spécimens étaient identiques et montrent que la poussée épidémiologique enregistrée en Haïti provient d’une souche unique, indique NPR.
« Quoique les résultats des analyses prouvent que la souche est non-haïtienne, c’est-à-dire importée, il faut reconnaitre que les souches du choléra peuvent circuler d’une région à une autre de la planète en raison des voyages et du commerce », a déclaré le ministre haïtien de la santé cité par NPR. Le Dr Alex Larsen croit en ce sens que « nous ne saurons jamais la provenance exacte de la souche qui a causé l’épidémie en Haïti ». « La souche a été transmise par des aliments ou de l’eau contaminés ou par une personne infectée », a ajouté le Dr Larsen.
Des rumeurs ont circulé en Haïti sur l’implication d’un contingent de militaires népalais fraichement débarqués dans le Plateau central, dans la transmission de la maladie aux haïtiens. Le choléra est endémique au Népal. Mais, les Nations Unies soutiennent qu’aucun des casques bleus apparemment concernés n’a été testé positif pour le choléra.
Un porte-parole de l’ONU a confié à NPR que d’autres tests sont réalisés mais qu’il n’y a aucune date pour que leurs résultats soient connus.
L’épidémie de choléra a déjà fait plus de 330 morts en Haïti. Plus de 4.000 personnes infectées ont été hospitalisées, notamment dans les départements de l’Artibonite (Nord) et du Centre. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7189

Arrestation du Maire principal des Cayes après diverses tentatives infructueuses de la police

Yvon Chéry s’apprêtait à participer à une rencontre avec le Chef de l’Etat en visite dans le Sud lundi 1er novembre 2010, Radio Kiskeya
Le premier Maire des Cayes (Sud), Yvon Chéry, a été arrêté lundi matin par la police au moment où il s’apprêtait à se rendre à une rencontre avec le Chef de l’Etat, René Préval, en visite de motivation dans le Sud à la veille du passage probable sur ce département du cyclone Thomas avant la fin de cette semaine.
Yvon Chéry qui est sous le coup d’un mandat d’amener depuis plusieurs mois pour tentative de meurtre, coups et blessures par balle sur la personne du nommé Frito Frazil, un travailleur journalier, avait failli être arrêté le 23 septembre dernier lors d’une cérémonie de passation de commandement à la base régionale de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) où il se trouvait en présence du chef de la police du Sud, Rosny Cinéas.
Dans un entretien téléphonique le même jour sur les ondes de Radio Kiskeya, l’élu local avait affirmé que les agents de la Police Nationale n’ont pu procéder à son arrestation grâce à l’interposition des casques bleus uruguayens qui assistaient à l’intronisation de leur nouveau commandant, à Laborde, près de la ville des Cayes. Ces derniers auraient alors fait comprendre au directeur départemental du sud, Rosny Cinéas, qu’Yvon Chéry ne pouvait être appréhendé dans l’enceinte inviolable de la base militaire.
Sans préciser la façon dont il avait pu échapper aux forces de l’ordre après avoir quitté les lieux, le maire en cavale avait prétendu avoir regagné tranquillement sa résidence.
Dans maintes interventions dans les médias, le Maire Chéry s’était toujours dit prêt à répondre aux questions des autorités judiciaires sur les faits qui lui sont reprochés, mais hors de toute "influence politique". [jmd/spp/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7188

CDC: Haiti cholera matches South Asian strain

By JONATHAN M. KATZ The Associated Press
Monday, November 1, 2010; 10:30 PM
PORT-AU-PRINCE, Haiti -- A cholera outbreak that has killed more than 300 people in Haiti matches strains commonly found in South Asia, the U.S. Centers for Disease Control and Prevention said Monday.
A tanker truck deposits excrements from the Nepali UN base in an
 area 400 meters away from the base in Mirebalais, Haiti, Wednesday,
Oct. 27, 2010. U.N. investigators took samples of foul-smelling waste
flowing behind a Nepalese peacekeeping base toward an infected river
system on Wednesday, following persistent accusations that excrement
from the newly arrived unit caused the epidemic that has sickened
more than 4,000 people in the earthquake-ravaged nation.
(AP Photo/Ramon Espinosa) (Ramon Espinosa - AP)
The finding intensifies scrutiny on a U.N. base above a tributary to the Artibonite River that is home to a contingent of recently arrived peacekeepers from Nepal, a South Asian country where cholera is endemic and which saw outbreaks this summer.
It is also a significant step toward answering one of the most important questions about the burgeoning epidemic: How did cholera, a disease never confirmed to have existed in Haiti, suddenly erupt in the vulnerable country's rural center?
Speculation among Haitians has increasingly focused on the U.N. base. The outbreak began among people who live downstream from where the tributary meets the Artibonite and drank from the river. On Friday, hundreds of protesters marched from the nearby city of Mirebalais to demand the Nepalese peacekeepers be sent home.
The Associated Press found questionable sanitation in an unannounced visit to the base last week and an exclusive tour of the facility given by peacekeepers Sunday. Despite earlier statements that sanitation at the base was up to international standards, on Monday the mission acknowledged there are santiation problems and said they are being solved.
Following the CDC report, U.N. mission spokesman Vincenzo Pugliese said U.N. personnel took environmental samples around the base Oct. 24, including from septic tanks, and tests by a private laboratory found no cholera.
He added that the mission "welcomes the scientific contribution of the national public health laboratory in Haiti and the CDC to the understanding of the current cholera outbreak in Haiti."
CDC researchers identified the strain by analyzing DNA patterns that can be compared with those from other regions of the world using a method of "DNA fingerprinting" called pulsed field gel electrophoresis. The samples were taken from cholera patients, and the results were released to the press Monday after first being given to Haitian health authorities.
South Asia refers to the area around the Indian subcontinent - India, Pakistan and other countries including Nepal, Dr. Christopher Braden at the CDC said.
The finding does not identify the source of the disease or say how it arrived in Haiti, but it eliminates other possibilities including a hypothesis that the strain might be related to a 1990s South American outbreak, Braden said. He said the strain was "fairly common."
Researchers said global travel and trade provide "many opportunities for infectious diseases such as cholera to spread."
"That's all we can say at this point, and we'll know more as more research is done," Braden added.
The outbreak is spreading across Haiti, its transmission eased by a lack of immunity among the population. A confirmed case of cholera had never been detected in Haiti before the current outbreak, said Claire-Lise Chaignat, head of the World Health Organization's global task force on cholera control.
Cholera bacteria spread when people consume water or food contaminated with feces that contain the disease. Twelve days after it was first reported in Haiti, it had killed at least 337 people and hospitalized more than 4,700.
The epidemic has impeded aid workers' ability to prepare for Tropical Storm Tomas, which is expected to strike Haiti later in the week as a hurricane. Aid workers are concerned that floods could spread the disease further.
Suspicions about the base were seized upon by politicians who oppose the 12,000-member U.N. mission, which has been the dominant security force in Haiti since it arrived after the 2004 ouster of President Jean-Bertrand Aristide. Among the politicians are the mayor of Mirebalais, who is running for Senate in the planned Nov. 28 election.
So far there has been little formal effort to find exactly where and how the bacteria entered Haiti's water and food supply.
Pugliese said peacekeepers do not see a need for an independent investigation in an effort to avoid "accusatory finger-pointing ... completely based on speculation that could really harm the reputation of our Nepalese here."
"The soldiers are healthy. The test proved negative. The sanitary problem we had, we're fixing it. I don't see any need for an investigation into the base," he said.
But, he added: "If the ministry of health or the CDC decides to conduct such an investigation we stand ready to cooperate and to give them full access to our base."
The CDC has not sent a team to the area around the base or tested environmental samples.
The AP visited the Nepalese U.N. base last Wednesday to follow up on a statement by the mission that its sanitation measures met U.S. and U.N. standards. The area between the base and the river reeked of human waste. Several pipes were leaking, including a broken plastic pipe emitting a foul-smelling black liquid near what the soldiers identified as latrines. A U.N. engineer later said the liquid was most likely run-off from the camp kitchen.
The dump site for the human waste was a few hundred yards (meters) away, across the street from the base in shallow, shovel-dug pits next to several homes. Neighbors said the pits often overflow and run to the river. They said they had stopped drinking from the river and sought fresh water uphill.
The AP returned Sunday for a tour with U.N. officials, who acknowledged the facility had undergone a cleanup since then: Septic tanks were emptied, a drainage canal was cleared and the leaky pipe was replaced. The smell of excrement was mostly gone.
Aboveground pipes ran from latrines to a septic tank across a drainage canal that flows to the river. One of the pipes had been repaired. At the bottom of the canal was an area of putrid brown material surrounded by flies that Pugliese said looked like human waste. He said it was not from the base.
Pugliese said the dump site is the responsibility of contractor Sanco Enterprises SA, which runs it under the authority of the local government.
Sanco official Marguerite Jean-Louis said procedures for handling the waste were established by the U.N. and a previous contractor, not her company.
Associated Press reporter Michael Stobbe in Atlanta contributed to this article.
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/11/01/AR2010110103947_2.html

Commentaires:
Nous refusons toute stigmatisation. Nous voulons juste que des responsabilités soient établies. Ceux qui viennent nous aider doivent le faire en nous respectant et surtout en respectant notre dignité humaine.

Vicki May Hamm s'envolera pour Haïti

Publié le 01 novembre 2010
(Magog) Rêvant de participer à une mission d'aide humanitaire depuis des années, la mairesse de Magog, Vicki May Hamm, s'envolera sous peu en Haïti avec l'aîné de ses quatre enfants, Samuel, pour travailler à la reconstruction d'un orphelinat à Grand-Goâve.

Sur place, Mme Hamm et son fils, qui est âgé de 20 ans, oeuvreront en compagnie des coopérants de l'organisme Action Nord-Sud et du père Fritzer Valeur, responsable de l'orphelinat en reconstruction. La mairesse, qui paie elle-même les dépenses reliées à ce voyage, demeurera en Haïti pendant une semaine.
«J'ai envie de ce genre de projet depuis le cégep. D'ailleurs, je devais aller en Afrique dans le cadre de mes études en travail social, mais ça n'avait pas fonctionné parce que j'avais commencé ma famille à ce moment. À l'époque, j'étais tombée enceinte de Samuel, mon premier enfant», confie-t-elle.
Pour expliquer mieux encore ses motivations, la mairesse de Magog ajoute avoir un «besoin fondamental d'aider autrui. Je crois que j'ai un peu de Mère Teresa en moi.»
Le père responsable de l'orphelinat connaît déjà Vicki May Hamm, puisqu'il lui avait rendu visite à Magog peu avant le terrible séisme qui a secoué Haïti en janvier dernier et qui a fait des dizaines de milliers de morts.
http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/estrie/201011/01/01-4338149-vicki-may-hamm-senvolera-pour-haiti.php

samedi 30 octobre 2010

Publié le 29 octobre 2010 à 13h20 | Mis à jour le 29 octobre 2010 à 13h20 Choléra en Haïti: 25 décès de plus en 24 heures

gence France-Presse
L'épidémie de choléra en Haïti avait fait 330 morts vendredi, soit 25 de plus que la veille, ont annoncé les autorités haïtiennes, qui ont également fait état de 65 hospitalisations supplémentaires, soit 4714.
Le nouveau bilan a été communiqué par le directeur général du ministère de la Santé haïtien, Gabriel Thimoté, au cours d'une conférence de presse.
Ce nouveau bilan montre à la fois une hausse du nombre de décès et un net ralentissement du nombre de nouvelles hospitalisations: la veille, les autorités avaient enregistré 13 morts et 502 hospitalisations nouvelles.
«Nous avons pris toutes les dispositions pour contrôler la propagation de l'épidémie en renforçant la sensibilisation et la surveillance épidémiologique», a déclaré le Dr Thimoté.
«Nous avons demandé à nos partenaires internationaux d'aider le ministère de la Santé à renforcer la surveillance épidémiologique», a-t-il ajouté, précisant que les autorités avaient reçu de ces partenaires «des lits en quantité et des médicaments» qui ont été prépositionnés dans les différentes régions du pays.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201010/29/01-4337483-cholera-en-haiti-25-deces-de-plus-en-24-heures.php

Avis de tempête : Le cyclone Thomas menace Haïti

Des pluies diluviennes capables de causer des inondations et des glissements de terrain sont prévues pour tous les départements entre dimanche et mardi, selon le Centre national de météorologie qui annonce le passage à l’alerte jaune vendredi 29 octobre 2010, Radio Kiskeya
Le secrétariat permanent de gestion des risques et des désastres a décrété vendredi l’alerte jaune aux inondations et aux glissements de terrain après la transformation d’une puissante onde tropicale en une tempête tropicale baptisée Thomas qui pourrait provoquer d’importantes précipitations sur Haïti.
Dans un premier bulletin spécial, le Centre national de météorologie (CNM) informe que tous les départements sont menacés, notamment le grand sud et l’ouest.
Il a aussi averti que ce système en progression dans l’Océan Atlantique pourrait toucher dimanche, mais surtout lundi et mardi prochains les côtes haïtiennes et entraîner, à cause d’une abondante pluviométrie, des inondations et des éboulements.
De ce fait, le plan national de gestion des risques et des désastres a été activé. Car, une amélioration des conditions météo n’est pas attendue avant mercredi dans les différentes régions du pays.
Dans une interview à Radio Kiskeya, le directeur du CNM, Ronald Semelfort, affirme que l’alerte devrait passer dès samedi aun niveau orange. Quant aux opérations de cabotage sur la côte sud, elles seront suspendues de dimanche à mardi.
Outre d’intenses périodes pluvieuses, l’alerte hydro-météo en vigeur concerne également de violents coups de vent et des orages qui pourraient menacer différents points du territoire, précise le météorologue.
Il rappelle aux populations des zones à risques la nécessité d’appliquer les consignes de sécurité et de se déplacer si nécessaire.
Tour à tour frappée par un séisme dévastateur en janvier, une brusque tempête en septembre et maintenant une épidémie de choléra, Haïti doit continuer à affronter jusqu’à fin novembre une saison cyclonique 2010 très active.spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7181

Choléra : Plusieurs centaines de manifestants réclament à Mirebalais le départ des casques bleus

Diabolisant les soldats népalais, des jeunes en majorité ont défilé dans les rues à l’occasion de l’une des plus importantes marches de protestation en faveur du désengagement de la MINUSTAH rendue responsable d’une épidémie dont le bilan a atteint vendredi 330 décès et plus de 4.700 personnes hospitalisées ; des journalistes troublés par des évidences concernant une fosse septique apparemment polluante Vendredi 29 octobre 2010, Radio Kiskeya
Plusieurs centaines de personnes, en majorité des écoliers et étudiants, ont manifesté vendredi à Mirebalais (centre) pour réclamer le retrait d’Haïti des troupes de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) qu’ils ont rendues responsables de l’épidémie de choléra qui, en une dizaine de jours, a fait au moins 330 morts.
Le mouvement de protestation, qui s’est déroulé sans incident, a pris fin devant la base du contingent népalais déployé dans la région et accusé d’avoir contaminé le fleuve Artibonite avec les matières fécales de casques bleus qui seraient des porteurs asymptomatiques du vibrion cholérique, la bactérie à l’origine de la maladie.
"A bas MINUSTAH, A bas le choléra importé", ont scandé des manifestants très en colère qui ont aussi demandé "justice et réparation" pour les nombreuses victimes de la maladie dont le point de départ était les communautés rurales traversées par le fleuve, lui-même situé en aval de deux affluents, les rivières Meille et La Tombe.
Le bacille du choléra aurait infecté la première rivière où, pour des raisons inconnues, les soldats népalais auraient déversé leurs excréments dont la gestion est confiée à une compagnie qui se sert d’un site de décharge dans la localité de Meille, près de Mirebalais.
Les responsables de la Sanco Entreprises S.A ont organisé vendredi une visite guidée afin de montrer aux journalistes que toutes les normes de sécurité sanitaire sont respectées dans les opérations de vidange réalisées dans une décharge située à 250 mètres de la rivière Meille.
Cependant, un fait troublant retient l’attention. Les reporters dépêchés sur place ont constaté que des pierres et de la terre en quantité ont été utilisés pour dissimuler la présumée fosse septique incriminée contenant des matières fécales et qui débouche sur la rivière.
Multipliant ses interventions dans la presse afin de couper court aux rumeurs, la MINUSTAH, qui est déployée en Haïti depuis 2004, a pourtant décliné toute responsabilité dans la propagation meurtrière du choléra en prenant la défense des militaires népalais issus d’un pays où la maladie est à l’état endémique.
Le nouveau bilan communiqué par les autorités sanitaires fait état de 330 morts, soit 25 de plus par rapport à jeudi, et d’un total de 4.714 cas d’hospitalisation dans le Bas-Artibonite (nord) et le Bas-Plateau Central, les deux régions les plus affectées.
Le directeur général du ministère de la santé publique, le Dr Gabriel Timothée, qui maintient que l’épidémie est en régression, a exhorté, une fois de plus, la population à respecter scrupuleusement les règles d’hygiène. Le pays, rappelle-t-il, n’est toujours pas à l’abri d’une nouvelle vague cholérique encore plus virulente que la première. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7183

Les militaires dominicains intraitables à la frontière : Près de 200 expulsions vendredi

Violentes protestations des haïtiens contre des mesures excessives également désapprouvées par l’OMS Vendredi 29 octobre 2010, Radio Kiskeya
La République Dominicaine a renforcé vendredi ses contrôles militaires à la frontière avec Haïti où près de 200 compatriotes ont été refoulés, au milieu de violentes protestations contre des mesures visant à empêcher la propagation de l’épidémie de choléra sévissant dans notre pays.
Selon la presse dominicaine, les soldats du Corps spécialisé de sécurité frontalière (CESFRONT) ont arrêté et expulsé 170 ressortissants haïtiens, lors de plusieurs opérations menées dans la ville frontalière de Dajabòn (nord) en vue de chasser des sans-papiers.
Soucieux d’éviter l’apparition d’un foyer de contagion du choléra, le gouvernement dominicain a également suspendu les activités du marché binational de Dajabòn qui se tient habituellement les lundi et vendredi.
Quelques haïtiens bloqués au point de passage de Ouanaminthe/Dajabòn ont protesté violemment contre cette mesure les empêchant d’aller travailler, étudier ou faire leurs emplettes en république voisine.
Depuis lundi, les autorités dominicaines avaient établi un cordon sanitaire et exigé de nos compatriotes la présentation d’un passeport et d’un visa pour pouvoir franchir la frontière.
Malgré le bilan de 330 morts et plus de 4.500 hospitalisations de l’épidémie, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a estimé qu’il n’était "pas nécessaire de fermer les frontières ou de restreindre les voyages dans l’île et le commerce avec Haïti". spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7182

Le candidat à la présidence Charles Henri Baker (Respè) furieux contre un dernier sondage le plaçant en 4ème position derrière sa rivale du RDNP, Mirlande Manigat

« Sondages bourgeois commandités par des amis de Préval ayant amassé fortune pendant son mandat »
Vendredi 29 octobre 2010, Radio Kiskeya
Le candidat à la présidence du parti « Respè », l’homme d’affaires Charles Henri Baker, s’en est violemment pris jeudi au secteur privé des affaires et à la série de sondages sur la popularité et les intentions de vote commandités par celui-ci auprèsdu Bureau de Recherches en Informatique et en Développement Economique et Social (BRIDES) dont le dernier le place en 4ème position derrière Mirlande Manigat (RDNP), Jude Célestin (INITE) et Michel Martelly (Repons Peyizan).
Pour Baker (classé en 4ème position lors de la présidentielle de 2006), « les sondages bourgeois en question sont l’œuvre d’un petit groupe d’hommes d’affaires proches du président René Préval qui, après avoir bénéficié des largesses du pouvoir, cherchent maintenant à préserver leurs intérêts en pavant la voie au dauphin du chef de l’Etat ».
« C’est uniquement dans l’enceinte du Palais national (siège de la présidence) que le candidat de la plateforme officielle INITE (Unité) peut occuper la seconde place dans un sondage », a péremptoirement déclaré le leader de « Respè ». D’après lui, « jamais l’on ne verrait pareille situation à Cité Soleil et à Raboteau » ( deux quartiers défavorisés de Port-au-Prince et des Gonaïves (Artibonite, Nord).
Un autre candidat, à la députation cette fois-ci, l’avocat Jean Tolbert Alexis (Ansanm Nou Fò), a menacé jeudi de traduire en justice la firme BRIDES si celle-ci s’avise encore d’utiliser son nom dans ses prochains sondages, sans son autorisation préalable. Me Alexis qui se présente pour la circonscription Croix-des-Bouquets/ Thomazeau (Ouest) proteste contre son classement dans le dernier sondage du BRIDES. Pour lui, les sondages de ladite firme sont manipulés et portent préjudice aux candidats, dont lui-même.
De nombreux autres candidats, partis et plateformes politiques ont déjà dénoncés les sondages du BRIDES commandités par le Forum économique du secteur privé, un regroupement d’associations patronales. Le responsable de la firme, le professeur Frantz Fortunat a défendu jeudi sur les ondes de Radio Kiskeya le caractère scientifique de ces sondages, mettant l’accent sur le fait que les uns et les autres devraient se résigner à ne plus se faire d’illusion sur leur réelle popularité. Il a aussi souligné la nécessité qu’Haïti s’ouvre à la modernité en acceptant l’utilisation de techniques telles que les sondages d’opinion. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7180
Commentaires:
Des outils de la démocratie participative dans des mains inexpertes c'est comme des perles jetées à des bêtes sauvages.

L'épidémie de choléra a déjà fait plus de 330 morts

Les autorités sanitaires haïtiennes annonce que le nouveau bilan de l'épidémie de choléra qui touche actuellement le pays est de 330 morts et de plus de 4 mille personnes atteintes de la maladie.
Lors d'une nouvelle conférence de presse tenue ce vendredi, le directeur général du ministère de la santé publique, Gabriel Thimothé a indiqué que le nombre de décès est en nette augmentation alors que le nombre de personnes hospitalisées tend à la baisse.
Monsieur Thimothé a déclaré que toutes dispositions nécessaires sont déjà prises par les autorités sanitaires dans le but d'empêcher la propagation de l'épidémie.
Il a fait remarquer que le ministère de la santé et ses partenaires internationaux a déjà mis en place une campagne de sensibilisation et ont activité le plan de surveillance épidémiologique.
Rappelons que, le directeur général du ministère de la Santé, Gabriel Timothée, avait révélé que des analyses ont permis de déterminer que le premier cas de choléra avait été enregistré à Grand Boucan dans le département du Centre. Toutefois plus de 90 % des décès proviennent de la région limitrophe au fleuve de l'Artibonite. Les habitants de Drouin et Grande Saline ont payé le plus lourd tribut.
EJ/Radio Métropole Haiti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18405

Relative stagnation de l'épidémie de choléra

Les autorités sanitaires haïtiennes affirment que le nouveau bilan de l'épidémie de choléra est de 305 morts. 13 malades ont succombé dans des centres hospitaliers mardi et mercredi. Pendant ce temps 502 nouveaux cas ont été enregistrés. , a indiqué jeudi le ministère de la Santé haïtien, soit 13 décès de plus que le bilan communiqué la veille, tandis que 502 Le nombre de personnes hospitalisées atteint 4.649.
La campagne de sensibilisation a provoqué un recours au principe d'hygiène et dans le même temps une certaine phobie à l'égard de la maladie.
Les élèves du lycée Stenio Vincent de Saint Marc ont organisé une manifestation pour protester contre la volonté des autorités d'installer un centre de traitement du choléra à quelques encablures de leurs établissements. Les élèves et leurs parents craignent que l'épidémie d'atteignent les élèves.
La star du Hip hop, Wyclef Jean s'était rendu dans la région en début de semaine. Le fondateur de Yélé Haïti annonce des dons de bouteilles d'eau et d'une ambulance pour l'hôpital de Saint Marc.
Dans le même temps, le directeur général du ministère de la Santé, Gabriel Timothée, a révélé que des analyses avaient permis de déterminer que le premier cas de choléra avait été enregistré "à Grand Boucan dans le département du Centre". Toutefois plus de 90 % des décès proviennent de la région limitrophe au fleuve de l'Artibonite. Les habitants de Drouin et Grande Saline ont payé le plus lourd tribut.
Interrogé sur l'origine de l'épidémie, il a précisé que le choléra avait pu venir d'un porteur sain, haïtien ou étranger.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18404

Des prétendants au sénat à l'ombre des candidats à la présidence

C'est dans le département de l'Ouest que la plus rude bataille pour un siège au grand corps sera livrée. A l'instar des candidats à la magistrature suprême, ils sont 19 à briguer un siège vacant au sénat. Avec 20 communes qui représentent 40 % du corps électoral, la campagne dans l'Ouest peut être comparée aux travaux d'Hercule pour les candidats. Nombre d'entre eux s'activent à commencer par le sénateur sortant Rudy Heriveaux. Des ex- sénateurs dont Wesner Emmanuel et Evelyne Chéron, des ex-députés Jonas Coffi et Steven Benoît et même un chef de parti, Himmler Rébu sont également en piste.
L'ex député de Pétion ville qui a lancé sa campagne tambour battant ne bénéficie pas de l'appui de l'Alternative. Il assure avoir visité tous les communes de l'Ouest à l'exception de Cornillon.
De son coté, Himmler Rébu, affairé à gérer les dossiers des candidats du Plap lancera sa campagne dans les prochains jours.
Plusieurs candidats au sénat font cavalier seuls et choisissent eux-mêmes leurs candidats à la présidence. Steven Benoît, pourtant membre de Coreh, réclame des clarifications avant de supporter la candidature de Myrlande Manigat. Il évoque la candidature de M. Rébu du Plap, regroupement auquel adhèrent les candidats du RDNP. M. Rébu révèle de son coté que le Plap n'a pas encore opté pour un candidat.
Par ailleurs, Jonas Coffi de Lavni n'apporte pas son appui au candidat à la présidence de son regroupement, Yves Christalin. M. Coffi invite ses électeurs à voter pour Yvon Neptune ( Ayisen pou Ayiti).
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18403

Marlene Liautaud recommande des principes d'hygiène pour lutter contre le choléra

L'épidémiologiste Marlene Liautaud recommande l'adoption de principes d'hygiènes en vue d'empêcher la propagation du choléra. Elle révèle que l'utilisation du savon de lessive est efficace pour le lavage des mains. Le détergent présent en grande quantité dans le savon de lessive détruit le vibrio cholérique assure Mme Liataud également microbiologiste.
Intervenant à la rubrique « Le Point sur le 100.1 de radio Métropole Dr. Liautaud a démenti les rumeurs sur la nécessité d'éviter certains aliments pour se prémunir du choléra. Tous les aliments secs, haricots et riz notamment, ne portent pas la bactérie, explique Dr Liautaud qualifiant d'absurde l'interdiction du riz de l'Artibonite dans certaines régions.
Le poisson cuit n'est pas nocif, dit-elle précisant qu'on peut prendre sans crainte des bains de mer. En ce qui concerne les légumes et les fruits, Dr. Liautaud soutient qu'il faut les laver dans de l'eau chlorée. La bassine d'eau chlorée pourra être utilisée pendant une journée..
Docteur Marlene Liautaud n'est nullement surprise par l'entrée du choléra en Haïti. Elle rappelle que la bactérie est déjà présente dans de nombreux pays.
Outre les principes d'hygiènes et l'utilisation du chlore, la bactérie ne résiste pas aux températures extrêmes. Le vibrio cholérique meurt a moins de 4 degrés et a plus de 57 degrés centigrades.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18402