Publié le 02 octobre 2010
Serge L'Heureux, Le Nouvelliste
(Trois-Rivières) Après avoir mis un terme à sa carrière compétitive après la dernière saison et les Jeux de Vancouver, Anabelle Langlois se trouvera impliquée dans une compétition d'un autre genre à compter de demain. La patineuse originaire de Grand-Mère a, en effet, accepté de participer à la série Battle of the Blades, diffusée sur les ondes de CBC.
Conçue sur le modèle des téléréalités à la sauce Star Académie, l'émission jumelle un ancien joueur de la LNH avec une patineuse artistique. «J'avais prévu de reprendre mes études après avoir pris ma retraite, mais ils ont pensé à moi, raconte-t-elle. Ça avait vraiment l'air intéressant; j'ai beaucoup d'amies qui l'ont fait, l'an dernier, et elles avaient beaucoup aimé.»
Dès le début, une première surprise attendait Anabelle Langlois, jumelée avec... Georges Laraque! «J'avoue que c'était un peu difficile à croire au début, ajoute-t-elle. Comme je suis la plus petite des patineuses, je m'attendais à être jumelée avec le plus petit joueur. Au lieu de ça, je suis avec le plus gros!»
«Les gens me disent qu'on est comme la Belle et la Bête, lui et moi. Et je dois dire que c'est vrai!» s'amuse-t-elle de son nouveau partenaire, avec qui elle travaille depuis près d'un mois. «En partant, ce n'est pas le plus gracieux! reconnaît-elle. Mais Georges m'impressionne à tous les jours; c'est un gars vraiment comique et très travaillant. Il veut vraiment être un patineur.»
Après de premiers entraînements à Montréal, les deux patineurs ont poursuivi leur préparation à Edmonton en vue de la première émission, qui sera diffusée dimanche. «Je lui ai montré beaucoup de choses au début, avec d'autres personnes qui nous ont aidés. Depuis que nous sommes à Edmonton, on nous a assigné David Pelletier comme entraîneur, avec mon ancien partenaire Cory Hay comme assistant.»
Et Laraque s'améliore, selon elle. «Il s'améliore à tous les jours. De tous les joueurs de hockey, c'est le seul qui a conservé les vrais patins de patinage artistique, avec les dents au bout. Tous les autres sont retournés aux patins de hockey. Pour lui, c'est plus difficile de s'adapter, mais c'est vraiment un gros travaillant. Je ne sais pas ce qu'il trouve le plus dfficile: un camp d'entraînement au hockey ou le camp des Battle of the Blades. Mais en tout cas, il sue!» s'amuse-t-elle à nouveau.
«Avec sa force physique, c'est étonnant tout ce qu'il peut faire avec moi. On travaille sur des numéros qui sont axés sur sa force», ajoute-t-elle.
En plus d'hériter d'un partenaire inattendu, Langlois a découvert un personnage attachant. « J'ai trouvé un ami. Je le connaissais de réputation, mais je ne m'attendais pas du tout à rencontrer la personne que j'ai vue. Il est comme un gros ourson en pluche! Ce n'est pas du tout l'image que j'avais de lui. On a vraiment du fun ensemble», assure-t-elle.
La patineuse espère bien que cette bonne entente permettra à son équipe de franchir toutes les étapes de la compétition. «Georges a vraiment le coeur à la bonne place, surtout que nous amassons de l'argent pour une bonne cause: la construction d'un hôpital à Haïti. Je ne sais pas si on va se rendre jusqu'au bout, mais en tout cas, le monde va se souvenir de nous! On ne passera pas inaperçus!» prévoit la patineuse. Elle et Laraque porteront le numéro 57. Avis à ceux qui voudraient voter pour eux...
http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/sports/201010/02/01-4328928-anabelle-langlois-participera-a-la-nouvelle-saison-de-battle-of-the-blades.php
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
lundi 4 octobre 2010
Une touche magique
Publié le 02 octobre 2010.-
Aoua Bocar Ly-Tall
L'auteure est sociologue et chercheure associée à l'Institut des Études des femmes à l'Université d'Ottawa.
Quand certains trouvaient dommage le fait qu'une militante progressiste comme Michaëlle Jean ait accepté le poste de gouverneure générale du Canada, craignant que cette fonction plutôt conservatrice ne la change, j'avais alors déclaré à Radio-Canada que ce serait elle qui changerait cette institution, «car Michaëlle apporte une touche particulière à tout ce qu'elle touche».
Maintenant qu'elle quitte Rideau Hall, je peux dire que l'histoire m'a donné raison: mené avec grâce, elle achève son mandat en beauté. Cinq ans, c'est peu de temps. Mais, c'est suffisant pour faire des erreurs. Loin de ça, son Excellence Michaëlle Jean a mis à profit cette fonction jugée sans pouvoir réel, pour mettre en oeuvre ses convictions, appliquer ses principes et pourquoi pas, réaliser ses rêves.
Sincère dans son engagement pour la justice sociale et pour le progrès humain, elle a d'abord tendu la main aux communautés et aux couches défavorisées du pays. Elle a dirigé en premier lieu son attention vers les Premières Nations en guise de reconnaissance de leurs contributions à la société canadienne. Elle a consacré sa toute première sortie internationale à l'accompagnement des anciens combattants autochtones au cimetière de guerre canadien à Bény-sur-mer, en France.
C'est dans ce même esprit de réparations des injustices subies qu'elle ira leur témoigner son soutien dans leur lutte pour la préservation de leurs traditions, dont la chasse au phoque. Elle affirmera son appui par le geste spectaculaire d'une bouchée de coeur de phoque suintant de sang. Michaëlle Jean quitte en beauté, couverte d'éloges tant par la société civile que le milieu politique. Elle a marqué les consciences par sa sensibilité et son don de partager les joies et peines de l'autre. C'est ce que déclarait Della Morley, représentante des mères du Canada ayant perdu leurs enfants dans les combats en Afghanistan, à l'occasion de l'hommage que les Forces armées ont rendu à leur commandante: «J'étais anxieuse et bouleversée ce matin, mais après avoir passé quelques minutes au téléphone avec vous, j'ai eu l'impression de parler à une amie qui partageait ma douleur.»
Le ministre de la Défense du Canada, Peter MacKay, qui a partagé avec elle la douloureuse tâche d'accueillir les dépouilles de nos soldats tués en Afghanistan, lui a rendu aussi hommage: «Vous avez transporté la compassion du pays sur vos épaules. Vous avez personnifié l'émotion sincère.»
http://www.cyberpresse.ca/opinions/201010/01/01-4328657-une-touche-magique.php
Aoua Bocar Ly-Tall
L'auteure est sociologue et chercheure associée à l'Institut des Études des femmes à l'Université d'Ottawa.
Quand certains trouvaient dommage le fait qu'une militante progressiste comme Michaëlle Jean ait accepté le poste de gouverneure générale du Canada, craignant que cette fonction plutôt conservatrice ne la change, j'avais alors déclaré à Radio-Canada que ce serait elle qui changerait cette institution, «car Michaëlle apporte une touche particulière à tout ce qu'elle touche».
Maintenant qu'elle quitte Rideau Hall, je peux dire que l'histoire m'a donné raison: mené avec grâce, elle achève son mandat en beauté. Cinq ans, c'est peu de temps. Mais, c'est suffisant pour faire des erreurs. Loin de ça, son Excellence Michaëlle Jean a mis à profit cette fonction jugée sans pouvoir réel, pour mettre en oeuvre ses convictions, appliquer ses principes et pourquoi pas, réaliser ses rêves.
Sincère dans son engagement pour la justice sociale et pour le progrès humain, elle a d'abord tendu la main aux communautés et aux couches défavorisées du pays. Elle a dirigé en premier lieu son attention vers les Premières Nations en guise de reconnaissance de leurs contributions à la société canadienne. Elle a consacré sa toute première sortie internationale à l'accompagnement des anciens combattants autochtones au cimetière de guerre canadien à Bény-sur-mer, en France.
C'est dans ce même esprit de réparations des injustices subies qu'elle ira leur témoigner son soutien dans leur lutte pour la préservation de leurs traditions, dont la chasse au phoque. Elle affirmera son appui par le geste spectaculaire d'une bouchée de coeur de phoque suintant de sang. Michaëlle Jean quitte en beauté, couverte d'éloges tant par la société civile que le milieu politique. Elle a marqué les consciences par sa sensibilité et son don de partager les joies et peines de l'autre. C'est ce que déclarait Della Morley, représentante des mères du Canada ayant perdu leurs enfants dans les combats en Afghanistan, à l'occasion de l'hommage que les Forces armées ont rendu à leur commandante: «J'étais anxieuse et bouleversée ce matin, mais après avoir passé quelques minutes au téléphone avec vous, j'ai eu l'impression de parler à une amie qui partageait ma douleur.»
Le ministre de la Défense du Canada, Peter MacKay, qui a partagé avec elle la douloureuse tâche d'accueillir les dépouilles de nos soldats tués en Afghanistan, lui a rendu aussi hommage: «Vous avez transporté la compassion du pays sur vos épaules. Vous avez personnifié l'émotion sincère.»
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On ne mesure pas suffisamment l'influence positive de la nomination de Mme Jean. Pour la communauté des Afro-Canadiens, largement discriminée, elle a été un symbole d'encouragement des parents à leurs enfants. Les propos d'une mère noire sont très révélateurs: «Quand mon fils a tendance à se laisser aller au découragement, je lui dis: regarde Michaëlle Jean, elle est arrivée ici avec sa mère et sa soeur comme réfugiées, aujourd'hui, elle la chef d'État du Canada. Travaille fort et bien comme elle, tu y arriveras toi aussi.» «Michaëlle Jean a su présenter une autre image des Haïtiens, trop souvent associés aux gangs de rue», estime Jean-Ernest Pierre, avocat et animateur à la radio CPAM.
Témoin oculaire de sa première visite d'État en Afrique comme membre de sa délégation d'experts, je peux affirmer que Mme Jean a impressionné partout et donné une belle image du Canada.
Par ces réalisations et surtout son caractère profondément humain, Michaëlle Jean a modifié l'image de l'institution de gouverneur général, peu connue de beaucoup de citoyens jusqu'à son arrivée. Sans affirmer qu'elle lui a rendu ses lettres de noblesse, avec une touche magique et gracieuse qui lui est propre, elle l'a sorti de l'ombre et a accru l'aura du Canada dans le monde.
Souhaitons-lui le même succès éclatant dans ses fonctions d'envoyée spéciale de l'UNESCO auprès d'Haïti.http://www.cyberpresse.ca/opinions/201010/01/01-4328657-une-touche-magique.php
Des spécialistes de l'éthique
Publié le 02 octobre 2010
Publié le 02 octobre 2010
Annie Morin,
Le Soleil
(Québec) L'importance des Rédemptoristes dans la région de Québec tient beaucoup à leur rôle de gardiens du sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré et à leur engagement dans l'enseignement.
Les Rédemptoristes sont environ 6000 à travers le monde actuellement, mais ils ne seraient plus que quelques dizaines dans leur fief de la Côte-de-Beaupré. Comme bien d'autres, la communauté est victime de la désaffection des Québécois à l'égard de la religion et les recrues viennent aujourd'hui d'aussi loin que le Viêtnam, raconte Marc Pelchat, doyen de la faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval, qui l'a constaté lors d'une récente visite.
Les Rédemptoristes se sont installés au Canada en 1878, à l'invitation de l'évêque de Québec qui leur avait demandé de prendre en charge le sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré. Encore aujourd'hui, le lieu attire des fidèles du monde entier, particulièrement pendant la neuvaine de juillet. Dans leur site Internet, les Rédemptoristes se présentent comme «des missionnaires de l'amour de Dieu».
La province rédemptoriste de Sainte-Anne couvre très large. Elle inclut cinq résidences au Québec et deux au Nouveau-Brunswick, mais aussi les communautés rédemptoristes d'Haïti et du Japon.
Académie pontificale
Leur qualité d'enseignants a permis aux Rédemptoristes de rayonner auprès de la population de Québec, au séminaire Saint-Alphonse, bien sûr, mais aussi à l'Université Laval. Le groupe possède d'ailleurs sa propre académie pontificale à Rome - l'Alfonsianum, du nom de saint Alphonse, fondateur des Rédemptoristes -, sorte d'université spécialisée dans la théologie morale. Ils s'intéressent donc aux questions d'éthique chrétienne, individuelle et collective.
Selon Marc Pelchat, les nouvelles accusations portées contre un deuxième père rédemptoriste causent «un grand tort et pas seulement à eux. Ça rejaillit sur toute l'Église, sur les religieux et les gens qui sont dans la prêtrise».
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201010/01/01-4328866-des-specialistes-de-lethique.php
Publié le 02 octobre 2010
Annie Morin,
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| Le Séminaire Saint-Alphonse, où le père Lavoie aurait commis les gestes reprochés, a cédé sa place à une nouvelle institution depuis. PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, LAETITIA DECONINCK |
(Québec) L'importance des Rédemptoristes dans la région de Québec tient beaucoup à leur rôle de gardiens du sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré et à leur engagement dans l'enseignement.
Les Rédemptoristes sont environ 6000 à travers le monde actuellement, mais ils ne seraient plus que quelques dizaines dans leur fief de la Côte-de-Beaupré. Comme bien d'autres, la communauté est victime de la désaffection des Québécois à l'égard de la religion et les recrues viennent aujourd'hui d'aussi loin que le Viêtnam, raconte Marc Pelchat, doyen de la faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval, qui l'a constaté lors d'une récente visite.
Les Rédemptoristes se sont installés au Canada en 1878, à l'invitation de l'évêque de Québec qui leur avait demandé de prendre en charge le sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré. Encore aujourd'hui, le lieu attire des fidèles du monde entier, particulièrement pendant la neuvaine de juillet. Dans leur site Internet, les Rédemptoristes se présentent comme «des missionnaires de l'amour de Dieu».
La province rédemptoriste de Sainte-Anne couvre très large. Elle inclut cinq résidences au Québec et deux au Nouveau-Brunswick, mais aussi les communautés rédemptoristes d'Haïti et du Japon.
Académie pontificale
Leur qualité d'enseignants a permis aux Rédemptoristes de rayonner auprès de la population de Québec, au séminaire Saint-Alphonse, bien sûr, mais aussi à l'Université Laval. Le groupe possède d'ailleurs sa propre académie pontificale à Rome - l'Alfonsianum, du nom de saint Alphonse, fondateur des Rédemptoristes -, sorte d'université spécialisée dans la théologie morale. Ils s'intéressent donc aux questions d'éthique chrétienne, individuelle et collective.
Selon Marc Pelchat, les nouvelles accusations portées contre un deuxième père rédemptoriste causent «un grand tort et pas seulement à eux. Ça rejaillit sur toute l'Église, sur les religieux et les gens qui sont dans la prêtrise».
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201010/01/01-4328866-des-specialistes-de-lethique.php
Le fédéral fait un don de 3 millions à la Fondation Michaëlle-Jean
Publié le 01 octobre 2010
La Presse Canadienne, Ottawa.-
Le gouvernement du Canada a annoncé, vendredi, l'octroi d'un don de trois millions de dollars à la fondation créée par l'ancienne gouverneure générale Michaëlle Jean.
Le premier ministre Stephen Harper a aussi indiqué que le gouvernement versera aussi une contribution équivalente pour chaque dollar de financement privé, jusqu'à concurrence de 7,0 millions $ sur une période de dix ans.
Dans un communiqué, M. Harper a noté que Mme Jean s'était distinguée par son engagement envers tous les Canadiens ainsi que par sa compassion et le leadership dont elle a fait preuve à la suite du tremblement de terre en Haïti en janvier 2010.
La Fondation Michaëlle-Jean «utilise les arts et la créativité pour encourager et appuyer des jeunes à l'échelle du Canada en vue de stimuler et d'accroître leur participation civique et d'améliorer leur bien-être». Cet organisme sans but lucratif, basé à Ottawa, a été mis sur pied en 2010.
Depuis 1960, le gouvernement du Canada rend hommage aux anciens gouverneurs généraux en soutenant des initiatives qu'ils ont appuyées durant leur mandat.
Mme Jean a été nommée envoyée spéciale en Haïti de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco).
David Johnston a été officiellement installé à titre de 28e gouverneur général du Canada vendredi matin.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201010/01/01-4328792-le-federal-fait-un-don-de-3-millions-a-la-fondation-michaelle-jean.php
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| Le mandat de Michaëlle Jean à titre de gouverneure générale du Canada a pris fin plus tôt cette semaine. PHOTO: ADRIAN WYLD, PC |
Le gouvernement du Canada a annoncé, vendredi, l'octroi d'un don de trois millions de dollars à la fondation créée par l'ancienne gouverneure générale Michaëlle Jean.
Le premier ministre Stephen Harper a aussi indiqué que le gouvernement versera aussi une contribution équivalente pour chaque dollar de financement privé, jusqu'à concurrence de 7,0 millions $ sur une période de dix ans.
Dans un communiqué, M. Harper a noté que Mme Jean s'était distinguée par son engagement envers tous les Canadiens ainsi que par sa compassion et le leadership dont elle a fait preuve à la suite du tremblement de terre en Haïti en janvier 2010.
La Fondation Michaëlle-Jean «utilise les arts et la créativité pour encourager et appuyer des jeunes à l'échelle du Canada en vue de stimuler et d'accroître leur participation civique et d'améliorer leur bien-être». Cet organisme sans but lucratif, basé à Ottawa, a été mis sur pied en 2010.
Depuis 1960, le gouvernement du Canada rend hommage aux anciens gouverneurs généraux en soutenant des initiatives qu'ils ont appuyées durant leur mandat.
Mme Jean a été nommée envoyée spéciale en Haïti de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco).
David Johnston a été officiellement installé à titre de 28e gouverneur général du Canada vendredi matin.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201010/01/01-4328792-le-federal-fait-un-don-de-3-millions-a-la-fondation-michaelle-jean.php
«Mosquée de Ground Zero»: une construction futuriste
Publié le 02 octobre 2010.-
Associated Press, New York.-
Les esquisses du futur centre musulman qui devrait être construit à deux coins de rue de Ground Zero montrent un bâtiment futuriste enveloppé d'alvéoles aux formes abstraites et occupé par bien plus d'espaces séculiers que de lieux de culte.
Les plans sont encore au stade préliminaire, mais reflètent tout de même la volonté de l'équipe d'ériger un immeuble urbain et amusant.
La plus grande partie de l'édifice, soit quatre étages sur seize, accueillera un centre de conditionnement physique et une piscine. Un autre étage sera monopolisé par un service de garde et une salle de jeu.
Le reste de l'édifice sera entre autres utilisé par un restaurant, une école culinaire, des studios d'artistes, un espace d'exposition et un auditorium. M. El-Gamal explique que l'idée était de mettre sur pied un espace qui attirerait les voisins grâce à son centre sportif et les banlieusards musulmans qui cherchaient un lieu romantique au centre-ville.
L'espace de prière occuperait deux paliers du sous-sol. Au 12e étage de l'édifice se trouverait un mémorial à la mémoire des victimes des attentats du 11-Septembre, ouvert aux individus de toutes les confessions.
Le groupe qui fera construire le centre culturel espère recevoir 27 millions de dollars américains grâce à une campagne nationale de financement dirigée vers les musulmans américains. Le reste de l'argent nécessaire à la construction du centre, soit environ 100 millions, sera obtenu grâce à un prêt bancaire.
Le premier coup de pelle aura probablement lieu d'ici deux ou trois ans, selon Sharif El-Gamal, le gestionnaire du projet.
http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201010/02/01-4329022-mosquee-de-ground-zero-une-construction-futuriste.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_etats-unis_286_section_POS4
Associated Press, New York.-
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| Cette ébauche virtuelle du futur centre musulman dévoile un bâtiment aux allures futuristes. PHOTO: AP |
Les plans sont encore au stade préliminaire, mais reflètent tout de même la volonté de l'équipe d'ériger un immeuble urbain et amusant.
La plus grande partie de l'édifice, soit quatre étages sur seize, accueillera un centre de conditionnement physique et une piscine. Un autre étage sera monopolisé par un service de garde et une salle de jeu.
Le reste de l'édifice sera entre autres utilisé par un restaurant, une école culinaire, des studios d'artistes, un espace d'exposition et un auditorium. M. El-Gamal explique que l'idée était de mettre sur pied un espace qui attirerait les voisins grâce à son centre sportif et les banlieusards musulmans qui cherchaient un lieu romantique au centre-ville.
L'espace de prière occuperait deux paliers du sous-sol. Au 12e étage de l'édifice se trouverait un mémorial à la mémoire des victimes des attentats du 11-Septembre, ouvert aux individus de toutes les confessions.
Le groupe qui fera construire le centre culturel espère recevoir 27 millions de dollars américains grâce à une campagne nationale de financement dirigée vers les musulmans américains. Le reste de l'argent nécessaire à la construction du centre, soit environ 100 millions, sera obtenu grâce à un prêt bancaire.
Le premier coup de pelle aura probablement lieu d'ici deux ou trois ans, selon Sharif El-Gamal, le gestionnaire du projet.
http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201010/02/01-4329022-mosquee-de-ground-zero-une-construction-futuriste.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_etats-unis_286_section_POS4
samedi 2 octobre 2010
Combien de victimes le père Bergeron a-t-il fait? (EN HAITI????)
Mis à jour le 01 octobre 2010.-
Baptiste Ricard-Châtelain, Le Soleil
L'Association des victimes de prêtres craint que le père Jean-Claude Bergeron ait fait bien des victimes sur sa route, depuis Sainte-Anne-de-Beaupré jusqu'aux Antilles.
«Il faut se poser la question maintenant, s'il a été arrêté à Montréal: Qu'est-ce qu'il faisait à Montréal?» demande la présidente et fondatrice, France Bédard. Elle rappelle qu'il était courant que des religieux pédophiles étaient simplement postés dans une nouvelle région lorsque la pression montait. «Il est même allé en Haïti, il a pu faire plein de victimes.»
Quoique la culpabilité du prêtre reste à démontrer devant la cour, Mme Bédard espère que les deux rédemptoristes arrêtés depuis un an éviteront la torture du procès aux présumées victimes.
Plutôt que de servir à acquitter les honoraires des avocats, les fonds de la communauté doivent être versés aux enfants qui auraient été agressés, réclame-t-elle. «Qui va payer la défense de ce prêtre? L'argent de la quête du dimanche? Les communautés religieuses recueillent les dons du public pour les bonnes oeuvres et elles s'en servent pour payer les avocats...»
«Une fois pour toutes, il faut que les victimes soient indemnisées, insiste Mme Bédard. Il faut que les victimes sentent que la justice est de leur bord. [...] L'aveuglement volontaire des autorités religieuses est inacceptable. Il y a eu complot, elles ont été complices, maintenant il faut indemniser.»
France Bédard prédit déjà que d'autres religieux québécois seront appréhendés au cours des prochaines années. «Les victimes sont nombreuses. Je les invite à dénoncer si elles se sentent prêtes.»
Mme Bédard recueille les témoignages dans son site Internet : http://victimesdepretres.org/
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201010/01/01-4328664-combien-de-victimes-le-pere-bergeron-a-t-il-fait.php
Baptiste Ricard-Châtelain, Le Soleil
L'Association des victimes de prêtres craint que le père Jean-Claude Bergeron ait fait bien des victimes sur sa route, depuis Sainte-Anne-de-Beaupré jusqu'aux Antilles.
«Il faut se poser la question maintenant, s'il a été arrêté à Montréal: Qu'est-ce qu'il faisait à Montréal?» demande la présidente et fondatrice, France Bédard. Elle rappelle qu'il était courant que des religieux pédophiles étaient simplement postés dans une nouvelle région lorsque la pression montait. «Il est même allé en Haïti, il a pu faire plein de victimes.»
Quoique la culpabilité du prêtre reste à démontrer devant la cour, Mme Bédard espère que les deux rédemptoristes arrêtés depuis un an éviteront la torture du procès aux présumées victimes.
Plutôt que de servir à acquitter les honoraires des avocats, les fonds de la communauté doivent être versés aux enfants qui auraient été agressés, réclame-t-elle. «Qui va payer la défense de ce prêtre? L'argent de la quête du dimanche? Les communautés religieuses recueillent les dons du public pour les bonnes oeuvres et elles s'en servent pour payer les avocats...»
«Une fois pour toutes, il faut que les victimes soient indemnisées, insiste Mme Bédard. Il faut que les victimes sentent que la justice est de leur bord. [...] L'aveuglement volontaire des autorités religieuses est inacceptable. Il y a eu complot, elles ont été complices, maintenant il faut indemniser.»
France Bédard prédit déjà que d'autres religieux québécois seront appréhendés au cours des prochaines années. «Les victimes sont nombreuses. Je les invite à dénoncer si elles se sentent prêtes.»
Mme Bédard recueille les témoignages dans son site Internet : http://victimesdepretres.org/
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201010/01/01-4328664-combien-de-victimes-le-pere-bergeron-a-t-il-fait.php
Les intempéries font 14 victimes en Haïti
Agence France-Presse, Port-au-Prince
Au moins 8 personnes ont été tuées cette semaine dans le sud d'Haïti en raison des fortes pluies qui se sont abattues sur cette région du pays, a annoncé vendredi la protection civile.
Ces nouvelles victimes portent à 14 le nombre de personnes tuées dans tout le pays au cours de cette semaine d'intempéries.
«Trois personnes ont été emportées par des rivières en crue dans le sud», a indiqué à l'AFP par téléphone Jean Renel, un responsable de la protection civile.
Deux adultes et une jeune fille ont par ailleurs été ensevelis dans un éboulement de terre dans d'autres localités du sud, a ajouté cette source.
Deux hommes sont également morts dans le département inondé des Nippes.
Des dizaines de maisons sont détruites et des champs agricoles sont inondés par les eaux, ont aussi rapporté des responsables locaux de la protection civile d'Haïti.
De forts vents qui ont balayé la capitale vendredi dernier avaient déjà fait six morts dans les camps qui hébergent des dizaines de milliers de personnes déplacées depuis le séisme de janvier.
Les difficultés de communication liées aux routes coupées n'ont pas permis de dénombrer toutes les victimes enregistrées dans le sud, ont expliqué les responsables de la protection civile d'Haïti.
«Un hélicoptère des Nations-Unies qui transportait des fonctionnaires onusiens et haïtiens dans les régions sinistrées n'a pas pu se poser», a témoigné la directrice de la protection civile Alta Jean-Baptiste.
Les autorités haïtiennes ont décrété l'alerte jaune pour tout le pays en raison des intempéries qui menacent encore le pays.
01 octobre 2010 à 21h40
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201010/01/01-4328818-les-intemperies-font-14-victimes-en-haiti.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_amerique-latine_288_section_POS4
Au moins 8 personnes ont été tuées cette semaine dans le sud d'Haïti en raison des fortes pluies qui se sont abattues sur cette région du pays, a annoncé vendredi la protection civile.
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| Les autorités haïtiennes ont décrété l'alerte jaune pour tout le pays en raison des intempéries qui menacent encore le pays. PHOTO: RAMON ESPINOSA, AP |
«Trois personnes ont été emportées par des rivières en crue dans le sud», a indiqué à l'AFP par téléphone Jean Renel, un responsable de la protection civile.
Deux adultes et une jeune fille ont par ailleurs été ensevelis dans un éboulement de terre dans d'autres localités du sud, a ajouté cette source.
Deux hommes sont également morts dans le département inondé des Nippes.
Des dizaines de maisons sont détruites et des champs agricoles sont inondés par les eaux, ont aussi rapporté des responsables locaux de la protection civile d'Haïti.
De forts vents qui ont balayé la capitale vendredi dernier avaient déjà fait six morts dans les camps qui hébergent des dizaines de milliers de personnes déplacées depuis le séisme de janvier.
Les difficultés de communication liées aux routes coupées n'ont pas permis de dénombrer toutes les victimes enregistrées dans le sud, ont expliqué les responsables de la protection civile d'Haïti.
«Un hélicoptère des Nations-Unies qui transportait des fonctionnaires onusiens et haïtiens dans les régions sinistrées n'a pas pu se poser», a témoigné la directrice de la protection civile Alta Jean-Baptiste.
Les autorités haïtiennes ont décrété l'alerte jaune pour tout le pays en raison des intempéries qui menacent encore le pays.
01 octobre 2010 à 21h40
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201010/01/01-4328818-les-intemperies-font-14-victimes-en-haiti.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_amerique-latine_288_section_POS4
vendredi 1 octobre 2010
Les défis de la rentrée scolaire
Même si le ministère de l'Education nationale a renouvelé cette année son programme de subvention des manuels scolaires, les défis de la rentrée scolaire fixée le 4 octobre prochain restent énormes. Augmentation des frais scolaires par des directeurs d'écoles, parents décapitalisés après le séisme, espaces restreints pour accueillir les élèves, difficultés de certains écoliers déplacés après le séisme pour réintégrer leurs établissements sont, entre autres, les obstacles à cinq jours de la reprise des classes.
Haïti: Les longues files reprennent encore cette année à la Maison Henri Deschamps, où les parents s'empressent d'acheter les manuels scolaires subventionnés par le Ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP). 1 661 000 manuels, répartis en 69 titres, de la première à la neuvième année fondamentale, sont, en fait, subventionnés par l'Etat haïtien cette année. Ces files d'attente, selon les responsables de la Maison Deschamps, sont dues en raison du retard enregistré dans le processus de subvention cette année.
« Les accords ont été conclus un peu tard cette année entre le ministère et la Maison Henri Deschamps, soit à la mi-juillet. Mais, nous avons mis les bouchées doubles pour être prêts avant la rentrée scolaire. Tous les manuels subventionnés seront prêts la semaine prochaine », a indiqué M. Peter Frisch au Nouvelliste.
En effet, même si le prix des manuels est rabaissé de 70%, le fardeau des parents est seulement allégé. A quatre jours de la rentrée scolaire, plusieurs d'entre eux, décapitalisés après le séisme du 12, janvier ne savent jusqu'à aujourd'hui à quel saint se vouer pour faciliter leurs enfants à reprendre le chemin de l'école. Ils évoquent l'augmentation des frais scolaires par certains directeurs en dépit de l'annonce du ministère de l'Education nationale qui invitait ces derniers à se solidariser avec les parents qui consentent de grands efforts financiers pour la scolarisation de leurs enfants.
Rencontrée dans une file d'attente à la Maison Deschamps, Nicole venant acheter des manuels pour sa fillette de 11 ans en 5e année fondamentale n'a pas caché sa satisfaction de cette subvention de l'Etat. Toutefois, elle estime que cette subvention est une goutte d'eau dans un océan. « L'année dernière, j'ai payé 15 000 gourdes comme frais scolaires pour ma fille. Cette année, malgré les difficultés auxquelles le pays est confronté, ces frais sont passés à presque 20 000 gourdes, et je dois payer encore la mensualité très chère. Sincèrement, nous en avons marre », a déclaré perplexe la jeune mère qui arrive à payer l'écolage de sa fille grâce à un proche de la diaspora.
Robert, un homme dans la cinquantaine, pour sa part, rencontré aussi dans une file a exprimé sa déception face à un établissement scolaire qui lui a exigé de payer pour sa fille les cinq mois qui ont suivi le séisme. « A cause de ma maison qui a été détruite, j'étais obligé de me déplacer avec ma fille en province où elle a pu boucler l'année académique. A mon retour à Port-au-Prince, la direction de son école m'a exigé de payer les mois d'avril à août si je souhaiterais que l'élève conserve toujours sa place à l'école, alors que j'ai payé tous les frais annuels. C'est anormal !», raconte l'homme, haut comme trois pommes, implorant le ministère de l'Education nationale d'intervenir sur ce genre de dossiers.
De l'avis de certains responsables d'écoles contactés à ce sujet, les nouvelles structures placées sur les sites des établissements scolaires détruits par la catastrophe sont de loin capables d'accueillir le nombre d'élèves qu'avant le séisme. En ce sens, avancent-ils, les places deviennent extrêmement limitées. « Le plus souvent, c'est la faute des parents qui se sont déplacés avec leurs enfants et qui ont tardé à revenir conserver la place de leurs enfants à l'école », estime un directeur d'école qui n'a pas voulu donner des détails sur la raison pour laquelle la direction exige à des parents de payer les mensualités durant l'absence de l'élève à l'école. « Chaque école a sa philosophie et ses règlements », a-t-il fait comprendre.
Pour permettre à beaucoup plus d'enfants d'aller à l'école, M. Peter Frisch croit qu'il faut dynamiser le plus rapidement possible la reconstruction des écoles. « Ce n'est pas une mince affaire quand l'on sait que le coût de construction a augmenté après le séisme, dit-il. Mais, que l'on veuille ou non, les tentes ou les structures provisoires placées sur les ruines des écoles ne permettent pas d'accommoder les élèves, quand on prend le cas d'un immeuble qui était de trois étages transformé en une simple structure à un seul niveau placé sur la même espace », ajouté l'interlocuteur, affirmant que cette rentrée scolaire « reste et demeure difficile ».
Par ailleurs, si certaines écoles ont déjà accueilli leurs élèves au début de ce mois, bien avant la rentrée officielle fixée le 4 octobre prochain, les responsables d'autres établissements scolaires s'activent encore à mettre les bouchées doubles dans l'aménagement de leur site et continuent d'attendre une « manne » du ministère de l'Education nationale ou de quelques organisations ou agences internationales, comme l'Unicef, très active dans le domaine des activités scolaires, qui ont installé des centaines de tentes-écoles sur les ruines des écoles ravagées par la catastrophe.
La prochaine rentrée scolaire fait suite à une année académique qui s'est achevée dans des conditions très difficiles. Plus de 4 000 écoles ont été détruites par le séisme dans un pays où les besoins en éducation sont scandaleusement immenses. Un enfant sur deux, a souligné l'Unicef, n'allait pas à l'école en Haïti avant le tremblement de terre du 12 janvier 2010. « Contrairement à d'autres pays, en Haïti, tous les parents ont la volonté d'envoyer leurs enfants à l'école, mais il leur manque les moyens », avait déclaré récemment la représentante de l'Unicef en Haïti, Françoise Gruloos-Ackerman.
Valéry DAUDIER
vdaudier@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=84111&PubDate=2010-09-30
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| Des responsables d'éçoles mettent les bouchées doubles pour accueillir leurs élèves lundi prochain (Photo: Moranvil Mercidieu) |
« Les accords ont été conclus un peu tard cette année entre le ministère et la Maison Henri Deschamps, soit à la mi-juillet. Mais, nous avons mis les bouchées doubles pour être prêts avant la rentrée scolaire. Tous les manuels subventionnés seront prêts la semaine prochaine », a indiqué M. Peter Frisch au Nouvelliste.
En effet, même si le prix des manuels est rabaissé de 70%, le fardeau des parents est seulement allégé. A quatre jours de la rentrée scolaire, plusieurs d'entre eux, décapitalisés après le séisme du 12, janvier ne savent jusqu'à aujourd'hui à quel saint se vouer pour faciliter leurs enfants à reprendre le chemin de l'école. Ils évoquent l'augmentation des frais scolaires par certains directeurs en dépit de l'annonce du ministère de l'Education nationale qui invitait ces derniers à se solidariser avec les parents qui consentent de grands efforts financiers pour la scolarisation de leurs enfants.
Rencontrée dans une file d'attente à la Maison Deschamps, Nicole venant acheter des manuels pour sa fillette de 11 ans en 5e année fondamentale n'a pas caché sa satisfaction de cette subvention de l'Etat. Toutefois, elle estime que cette subvention est une goutte d'eau dans un océan. « L'année dernière, j'ai payé 15 000 gourdes comme frais scolaires pour ma fille. Cette année, malgré les difficultés auxquelles le pays est confronté, ces frais sont passés à presque 20 000 gourdes, et je dois payer encore la mensualité très chère. Sincèrement, nous en avons marre », a déclaré perplexe la jeune mère qui arrive à payer l'écolage de sa fille grâce à un proche de la diaspora.
Robert, un homme dans la cinquantaine, pour sa part, rencontré aussi dans une file a exprimé sa déception face à un établissement scolaire qui lui a exigé de payer pour sa fille les cinq mois qui ont suivi le séisme. « A cause de ma maison qui a été détruite, j'étais obligé de me déplacer avec ma fille en province où elle a pu boucler l'année académique. A mon retour à Port-au-Prince, la direction de son école m'a exigé de payer les mois d'avril à août si je souhaiterais que l'élève conserve toujours sa place à l'école, alors que j'ai payé tous les frais annuels. C'est anormal !», raconte l'homme, haut comme trois pommes, implorant le ministère de l'Education nationale d'intervenir sur ce genre de dossiers.
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| Des files d'attente devant la Maison Henri Deschamps où les parents viennent acheter les manuels subventionnés. (Photo: James Alexis) |
Pour permettre à beaucoup plus d'enfants d'aller à l'école, M. Peter Frisch croit qu'il faut dynamiser le plus rapidement possible la reconstruction des écoles. « Ce n'est pas une mince affaire quand l'on sait que le coût de construction a augmenté après le séisme, dit-il. Mais, que l'on veuille ou non, les tentes ou les structures provisoires placées sur les ruines des écoles ne permettent pas d'accommoder les élèves, quand on prend le cas d'un immeuble qui était de trois étages transformé en une simple structure à un seul niveau placé sur la même espace », ajouté l'interlocuteur, affirmant que cette rentrée scolaire « reste et demeure difficile ».
Par ailleurs, si certaines écoles ont déjà accueilli leurs élèves au début de ce mois, bien avant la rentrée officielle fixée le 4 octobre prochain, les responsables d'autres établissements scolaires s'activent encore à mettre les bouchées doubles dans l'aménagement de leur site et continuent d'attendre une « manne » du ministère de l'Education nationale ou de quelques organisations ou agences internationales, comme l'Unicef, très active dans le domaine des activités scolaires, qui ont installé des centaines de tentes-écoles sur les ruines des écoles ravagées par la catastrophe.
La prochaine rentrée scolaire fait suite à une année académique qui s'est achevée dans des conditions très difficiles. Plus de 4 000 écoles ont été détruites par le séisme dans un pays où les besoins en éducation sont scandaleusement immenses. Un enfant sur deux, a souligné l'Unicef, n'allait pas à l'école en Haïti avant le tremblement de terre du 12 janvier 2010. « Contrairement à d'autres pays, en Haïti, tous les parents ont la volonté d'envoyer leurs enfants à l'école, mais il leur manque les moyens », avait déclaré récemment la représentante de l'Unicef en Haïti, Françoise Gruloos-Ackerman.
Valéry DAUDIER
vdaudier@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=84111&PubDate=2010-09-30
She did us all proud
THE GAZETTE OCTOBER 1, 2010 Canadians have had the same queen since 1952, but in the same period we have had 10 governors-general. Today the number increases to 11.
As we have noted before, Governor-General Michaelle Jean has done fine service; her energy, commitment, passion, grace, and charm have been good for Canada, for the crown in Canada, and for the office she is vacating.
Her evident respect for the men and women of Canada's military, demonstrated again Wednesday in one of her very last official acts, expresses the feelings of virtually all Canadians. Her concern and compassion for her native Haiti has doubtless stimulated Canadian generosity to earthquake victims there.
Like her predecessor Adrienne Clarkson she has been an encouraging role model for women and girls, immigrants, visible minorities, and indeed for all of us. Canadians will be wishing her -and will be expecting her to have -equal success in her next role, as UNESCO's special envoy in Haiti.
Her replacement, meanwhile, will have a tough act to follow. Fortunately his biography to date indicates clearly that David Johnston is fully capable of handling the challenges of the role. These are not, as Canadians were reminded in the prorogation drama of December 2008, purely ceremonial. Under our constitution the crown still retains a certain role; some regard this as offensively anachronistic; we prefer to see it as one aspect of a highly-evolved system that in practice works better than other forms of government. In any event it is the constitutional arrangement that we have.
Governors-general matter, in small ways and large. The transition from a splendid incumbent to a clearly capable successor should be reassuring for us all.
© Copyright (c) The Montreal Gazette
Read more: http://www.montrealgazette.com/proud/3606261/story.html#ixzz118B2h6mZ
As we have noted before, Governor-General Michaelle Jean has done fine service; her energy, commitment, passion, grace, and charm have been good for Canada, for the crown in Canada, and for the office she is vacating.
Her evident respect for the men and women of Canada's military, demonstrated again Wednesday in one of her very last official acts, expresses the feelings of virtually all Canadians. Her concern and compassion for her native Haiti has doubtless stimulated Canadian generosity to earthquake victims there.
Like her predecessor Adrienne Clarkson she has been an encouraging role model for women and girls, immigrants, visible minorities, and indeed for all of us. Canadians will be wishing her -and will be expecting her to have -equal success in her next role, as UNESCO's special envoy in Haiti.
Her replacement, meanwhile, will have a tough act to follow. Fortunately his biography to date indicates clearly that David Johnston is fully capable of handling the challenges of the role. These are not, as Canadians were reminded in the prorogation drama of December 2008, purely ceremonial. Under our constitution the crown still retains a certain role; some regard this as offensively anachronistic; we prefer to see it as one aspect of a highly-evolved system that in practice works better than other forms of government. In any event it is the constitutional arrangement that we have.
Governors-general matter, in small ways and large. The transition from a splendid incumbent to a clearly capable successor should be reassuring for us all.
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Eva Longoria : future Prix Nobel de la paix 2010 avec toutes ses actions de charité ?
28/09/2010 à 14h00
Eva Longoria-Parker enchaîne à un rythme effréné les galas et actions de charité depuis quelques semaines... Elle vient de récolter 540 000 dollars avce une opération menée sur Twitter. A se demander si la comédienne ne glane pas le Prix Nobel de la paix 2010 ! Le dévouement est-il inné chez Eva Longoria ? On peut le croire, tant l'héroïne de la série Desperate Housewives consacre la majeur partie de son temps à monter, organiser, médiatiser des actions caritatives un peu partout dans le monde ! Une vraie Mère Teresa, escarpins Louboutin et robes Marchesa en plus ! Paris avec l'organisation du Par Coeur Gala la semaine dernière , Hollywood avec le chapeautage d'un gala en faveur des victimes du cancer jeudi dernier, Toronto avec la participation à un rallye automobile en faveur des enfants malades ce week-end et la soirée qui a suivie ... elle ne s'arrête plus !
Sa dernière salve de charité s'est terminée le week-end dernier : elle a amassé la modique somme de 540 000 dollars (405 000 euros) simplement grâce à Twitter, en faveur de l'association A Home In Haïti pour la reconstruction d'un centre pour enfants autistes et atteints d'infirmité motrice cérébrale détruit après le séisme à Haïti en janvier dernier.
Sous l'impulsion d'Eva, des stars comme Kim Kardashian , Justin Bieber ou Nicole Richie invitaient leurs fans à faire des dons sur Twitter en échange d'un rendez-vous organisé avec les donateurs les plus généreux. Encore une victoire d'Eva, qui, à ce rythme-là, ne devrait pas tarder à être choisie comme future Prix Nobel de la paix 2010, après avoir récemment reçu une médaille pour son engagement caritatif à Washington !
Vous en pensez quoi de cette implication d'Eva Longoria-Parker dans toutes ces actions humanitaires ?
Sources : people.premiere.fr
http://www.lepost.fr/article/2010/09/28/2239804_eva-longoria-future-prix-nobel-de-la-paix-2010-avec-toutes-ses-actions-de-charite.html
Eva Longoria-Parker enchaîne à un rythme effréné les galas et actions de charité depuis quelques semaines... Elle vient de récolter 540 000 dollars avce une opération menée sur Twitter. A se demander si la comédienne ne glane pas le Prix Nobel de la paix 2010 ! Le dévouement est-il inné chez Eva Longoria ? On peut le croire, tant l'héroïne de la série Desperate Housewives consacre la majeur partie de son temps à monter, organiser, médiatiser des actions caritatives un peu partout dans le monde ! Une vraie Mère Teresa, escarpins Louboutin et robes Marchesa en plus ! Paris avec l'organisation du Par Coeur Gala la semaine dernière , Hollywood avec le chapeautage d'un gala en faveur des victimes du cancer jeudi dernier, Toronto avec la participation à un rallye automobile en faveur des enfants malades ce week-end et la soirée qui a suivie ... elle ne s'arrête plus !
Sa dernière salve de charité s'est terminée le week-end dernier : elle a amassé la modique somme de 540 000 dollars (405 000 euros) simplement grâce à Twitter, en faveur de l'association A Home In Haïti pour la reconstruction d'un centre pour enfants autistes et atteints d'infirmité motrice cérébrale détruit après le séisme à Haïti en janvier dernier.
Sous l'impulsion d'Eva, des stars comme Kim Kardashian , Justin Bieber ou Nicole Richie invitaient leurs fans à faire des dons sur Twitter en échange d'un rendez-vous organisé avec les donateurs les plus généreux. Encore une victoire d'Eva, qui, à ce rythme-là, ne devrait pas tarder à être choisie comme future Prix Nobel de la paix 2010, après avoir récemment reçu une médaille pour son engagement caritatif à Washington !
Vous en pensez quoi de cette implication d'Eva Longoria-Parker dans toutes ces actions humanitaires ?
Sources : people.premiere.fr
http://www.lepost.fr/article/2010/09/28/2239804_eva-longoria-future-prix-nobel-de-la-paix-2010-avec-toutes-ses-actions-de-charite.html
Le Monde en Marche : Hervé Chabalier, le fondateur de l'agence CAPA, arrive sur France 5 le 26 octobre 2010
30/09/2010 à 13h30 Le grand reporter Hervé Chabalier se fera un plaisir de décrypter l'actualité internationale sur France 5 à compter du 26 octobre prochain. Pour le premier numéro du Monde en Marche, direction Haïti, pour faire un point sur l'état du pays 9 mois après le séisme, mais surtout comprendre pourquoi cette île est en difficulté depuis plus de deux siècles.
On aura tout lu !, Madame, Monsieur, bonsoir, Les Infiltrés ... Toutes ces émissions de décryptage c'est lui, Hervé Chabalier, grand reporter de télévision mais surtout créateur de la célèbre agence CAPA. Aujourd'hui membre du Conseil de la création artistique, il a été distingué en 2008 par Nicolas Sarkozy comme Officier de la Légion d'honneur. Il sera, à compter du 26 octobre 2010, sur l'antenne de France 5 aux commandes d'un tout nouveau magazine, Le Monde en Marche.
Après l'actualité de société et de politique française présentée dans Le Monde en face par Carole Gaessler , Le Monde en Marche s'intéressera, à travers un grand document de 52 minutes et des enquêtes, à l'actualité internationale avec ses problématiques géopolitiques et humaines.
A partir du 26 octobre à 20h35, Hervé Chabalier vous recevra sur le terrain, à savoir à Port au Prince pour illustrer le premier documentaire baptisé Haïti : année 0. Il s'agira dans cette première émission de tenter de mieux comprendre l'histoire douloureuse d'Haïti depuis deux siècles, jusqu'au séisme survenu il y a 9 mois, en pensant également aux élections présidentielles à venir.
Ce documentaire sera entouré d'un édito en images d'Hervé Chabalier, Mondovision, revenant sur l'actualité du monde de ces derniers mois. A chaque émission, un sujet d'actualité sera approfondi, comme l'enquête Obama, la fin d'un rêve ? à l'occasion des élections du mid term au congrès américain. Via internet, Hervé Chabalier s'entretiendra également avec ses correspondants pour savoir comment est perçu dans le pays qu'ils couvrent le même événement récent. Enfin, la rubrique De retour de offrira une fenêtre à un photoreporter et à ses clichés, comme ce 26 octobre avec Sarah Caron, "de retour" de la Fashion Week de Karachi.
Le Monde en Marche, c'est votre nouveau rendez-vous qui aborde la politique étrangère autrement à la télévision. A découvrir dès le 26 octobre sur France 5.
http://www.lepost.fr/article/2010/09/30/2242890_le-monde-en-marche-herve-chabalier-le-fondateur-de-l-agence-capa-arrive-sur-france-5-le-26-octobre-2010.html
Commentaires:
Une énième émission pour comprendre Haïti ou pour faire de l'audimat?
On aura tout lu !, Madame, Monsieur, bonsoir, Les Infiltrés ... Toutes ces émissions de décryptage c'est lui, Hervé Chabalier, grand reporter de télévision mais surtout créateur de la célèbre agence CAPA. Aujourd'hui membre du Conseil de la création artistique, il a été distingué en 2008 par Nicolas Sarkozy comme Officier de la Légion d'honneur. Il sera, à compter du 26 octobre 2010, sur l'antenne de France 5 aux commandes d'un tout nouveau magazine, Le Monde en Marche.
Après l'actualité de société et de politique française présentée dans Le Monde en face par Carole Gaessler , Le Monde en Marche s'intéressera, à travers un grand document de 52 minutes et des enquêtes, à l'actualité internationale avec ses problématiques géopolitiques et humaines.
A partir du 26 octobre à 20h35, Hervé Chabalier vous recevra sur le terrain, à savoir à Port au Prince pour illustrer le premier documentaire baptisé Haïti : année 0. Il s'agira dans cette première émission de tenter de mieux comprendre l'histoire douloureuse d'Haïti depuis deux siècles, jusqu'au séisme survenu il y a 9 mois, en pensant également aux élections présidentielles à venir.
Ce documentaire sera entouré d'un édito en images d'Hervé Chabalier, Mondovision, revenant sur l'actualité du monde de ces derniers mois. A chaque émission, un sujet d'actualité sera approfondi, comme l'enquête Obama, la fin d'un rêve ? à l'occasion des élections du mid term au congrès américain. Via internet, Hervé Chabalier s'entretiendra également avec ses correspondants pour savoir comment est perçu dans le pays qu'ils couvrent le même événement récent. Enfin, la rubrique De retour de offrira une fenêtre à un photoreporter et à ses clichés, comme ce 26 octobre avec Sarah Caron, "de retour" de la Fashion Week de Karachi.
Le Monde en Marche, c'est votre nouveau rendez-vous qui aborde la politique étrangère autrement à la télévision. A découvrir dès le 26 octobre sur France 5.
http://www.lepost.fr/article/2010/09/30/2242890_le-monde-en-marche-herve-chabalier-le-fondateur-de-l-agence-capa-arrive-sur-france-5-le-26-octobre-2010.html
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Une énième émission pour comprendre Haïti ou pour faire de l'audimat?
"Notre objectif est que tous les Haïtiens puissent obtenir gratuitement un document d'identité"
Ricardo Seitenfus, représentant de l'Organisation des Etats américains (OEA) en Haïti
Le Monde.fr , 27.09.10
La campagne électorale pour les élections législatives et présidentielle, prévues le 28 novembre, s'ouvre ce lundi 27 septembre en Haïti. Outre le niveau de participation et les problèmes de sécurité, la question des cartes d'identité perdues pendant le tremblement de terre constitue un sujet d'incertitude.
Quelles dispositions sont prises pour assurer la distribution des cartes électorales après le tremblement de terre du 12 janvier ?
Ricardo Seitenfus : Depuis 2005, un programme a été mis en œuvre, avec l'aide de l'OEA, pour doter la population d'une carte d'identification nationale qui sert aussi de carte électorale. D'après les sondages que nous avons faits, beaucoup de sinistrés avaient leur carte sur eux et ne l'ont pas perdue pendant le tremblement de terre.
Nous avons fait une première estimation de 150 000 cartes pour remplacer celles perdues et pour les nouveaux électeurs. L'Office national d'identification a installé 141 bureaux sur tout le territoire pour la distribution de ces cartes. Il y a trente unités mobiles à Jacmel, à Léogane et à Port-au-Prince, dans les zones affectées par le tremblement de terre. Nous avons stocké 700 000 cartes supplémentaires à New York, que nous pourrions faire venir en 48 heures si c'était nécessaire.
Qu'en est-il de la révision des listes électorales compte tenu du nombre de morts et de déplacés ?
Il n'y avait pas eu d'épuration des listes électorales depuis 2005. En décembre 2009, nous avions fait une projection indiquant que 4,6 % des électeurs devaient être rayés des listes pour décès ou parce qu'ils avaient quitté le pays. Après le tremblement de terre, nous estimons que ce pourcentage a plus que doublé, pour atteindre environ 10 %. Notre objectif est que tous les Haïtiens puissent obtenir gratuitement un document d'identité. Nous avons également entrepris de recenser les enfants dans les camps pour éviter les trafics.
L'OEA est également engagée dans l'observation électorale.
En effet, une mission conjointe OEA-Caricom (Communauté des Caraïbes) observe le processus électoral depuis la phase d'inscription des candidats présidentiels, début août. C'est une mission de longue durée qui observera le processus jusqu'à la fin du second tour, avec un effectif d'environ 150 observateurs.
Propos recueillis par Jean-Michel Caroit
Le Monde.fr , 27.09.10
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| De jeunes Haïtiens jouent au football à Port-au-Prince, dimanche 26 septembre. AP/Ramon Espinosa |
Quelles dispositions sont prises pour assurer la distribution des cartes électorales après le tremblement de terre du 12 janvier ?
Ricardo Seitenfus : Depuis 2005, un programme a été mis en œuvre, avec l'aide de l'OEA, pour doter la population d'une carte d'identification nationale qui sert aussi de carte électorale. D'après les sondages que nous avons faits, beaucoup de sinistrés avaient leur carte sur eux et ne l'ont pas perdue pendant le tremblement de terre.
Nous avons fait une première estimation de 150 000 cartes pour remplacer celles perdues et pour les nouveaux électeurs. L'Office national d'identification a installé 141 bureaux sur tout le territoire pour la distribution de ces cartes. Il y a trente unités mobiles à Jacmel, à Léogane et à Port-au-Prince, dans les zones affectées par le tremblement de terre. Nous avons stocké 700 000 cartes supplémentaires à New York, que nous pourrions faire venir en 48 heures si c'était nécessaire.
Qu'en est-il de la révision des listes électorales compte tenu du nombre de morts et de déplacés ?
Il n'y avait pas eu d'épuration des listes électorales depuis 2005. En décembre 2009, nous avions fait une projection indiquant que 4,6 % des électeurs devaient être rayés des listes pour décès ou parce qu'ils avaient quitté le pays. Après le tremblement de terre, nous estimons que ce pourcentage a plus que doublé, pour atteindre environ 10 %. Notre objectif est que tous les Haïtiens puissent obtenir gratuitement un document d'identité. Nous avons également entrepris de recenser les enfants dans les camps pour éviter les trafics.
L'OEA est également engagée dans l'observation électorale.
En effet, une mission conjointe OEA-Caricom (Communauté des Caraïbes) observe le processus électoral depuis la phase d'inscription des candidats présidentiels, début août. C'est une mission de longue durée qui observera le processus jusqu'à la fin du second tour, avec un effectif d'environ 150 observateurs.
Propos recueillis par Jean-Michel Caroit
Haïti lance un programme de retour pour ses cadres expatriés
29.09.10 Recourir aux cadres de la diaspora pour pallier le manque de ressources humaines en Haïti : l'idée a souvent été évoquée ces dernières années. Elle a pris une nouvelle actualité après le terrible tremblement de terre du 12 janvier, qui a tué plus de 230 000 personnes. Déjà faible avant le séisme, l'Etat haïtien a perdu des milliers de hauts fonctionnaires. Des administrations entières, comme la direction générale des impôts, ont été décimées. La fuite des cerveaux s'est accentuée après la catastrophe. Parmi les survivants, beaucoup de ceux qui en avaient les moyens sont partis à l'étranger.
UNE TEMPÊTE DESTRUCTRICE POUR LES CAMPS DE RÉFUGIÉS
Six morts, des dizaines de blessés, des milliers de tentes détruites : la tempête, qui s'est abattue vendredi 24 septembre sur Port-au-Prince, n'a pourtant duré que trente minutes. Cela a suffi pour semer la mort et la destruction dans les camps de réfugiés où sont toujours entassées plus de 1,3 million de personnes, neuf mois après le séisme du 12 janvier. La plupart des victimes sont des enfants ou des personnes âgées, tuées ou blessées par des branches d'arbres ou des morceaux de tôle arrachés par le vent. Parmi les tentes détruites, nombreuses étaient déjà abîmées après des mois d'usage.
Afin de "promouvoir le transfert de compétences", le ministre des Haïtiens vivant à l'étranger, Edwin Paraison, vient de lancer un "programme de mobilisation de la diaspora". Toutefois, pour éviter les déconvenues et les frictions du passé, il a préféré démarrer modestement.
Une première phase, financée à hauteur de 500 000 dollars (370 000 euros) par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), doit permettre de tester le projet.
M. Paraison espère obtenir de 5 millions à 10 millions de dollars de la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH) pour financer, sur une période de trois ans, l'embauche de 200 à 300 experts haïtiens expatriés aux Etats-Unis, au Canada, en France et en République dominicaine. Ces quatre pays ont été choisis, car ils abritent les plus fortes concentrations de travailleurs qualifiés haïtiens.
"Nous allons commencer par la fonction publique, mais le secteur privé pourra également bénéficier de ce transfert de compétences, explique le ministre. Chaque ministère et organisme autonome devront définir leurs besoins en ressources humaines. Il ne s'agit pas de rapatriement définitif, mais de renforcer les cadres sur place par des transferts de connaissances sur des périodes allant de six mois à un an."
Le programme est fondé sur le volontariat, "avec des gratifications comparables à ce que reçoivent les cadres haïtiens et des facilités pour le logement et le transport", selon M. Paraison. Les consulats haïtiens à Montréal, New York et Miami ont déjà reçu des curriculum vitae de personnes intéressées par le programme, notamment de Haïtiens retraités au Canada.
"Nous souhaitons qu'une certaine priorité soit accordée aux cadres de la diaspora par les organisations non gouvernementales et les organisations internationales présentes en Haïti, lorsqu'elles cherchent à recruter, ajoute Edwin Paraison. Ces candidats ont l'avantage de connaître la langue et la culture."
Comptant près de 4 millions de personnes dans plus d'une vingtaine de pays, la diaspora est le principal bailleur de fonds des quelque 10 millions de Haïtiens de l'île. "Les transferts de fonds de la diaspora atteignent 2 milliards de dollars (1,47 milliard d'euros) par an, plus du quart du produit intérieur brut, beaucoup plus que la coopération internationale", rappelle le ministre.
L'exclusion de tous les candidats à la présidence venant de la diaspora, à commencer par le chanteur de rap Wyclef Jean, a relancé la polémique sur les droits politiques des expatriés. Le ministre Paraison a publiquement regretté cette exclusion et demandé une réforme de la Constitution pour garantir la double nationalité et "la participation effective des citoyens haïtiens de la diaspora dans la vie politique de leur pays", comme électeurs et candidats.
Jean-Michel Caroit
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/09/29/haiti-lance-un-programme-de-retour-pour-ses-cadres-expatries_1417595_3244.html
UNE TEMPÊTE DESTRUCTRICE POUR LES CAMPS DE RÉFUGIÉS
Six morts, des dizaines de blessés, des milliers de tentes détruites : la tempête, qui s'est abattue vendredi 24 septembre sur Port-au-Prince, n'a pourtant duré que trente minutes. Cela a suffi pour semer la mort et la destruction dans les camps de réfugiés où sont toujours entassées plus de 1,3 million de personnes, neuf mois après le séisme du 12 janvier. La plupart des victimes sont des enfants ou des personnes âgées, tuées ou blessées par des branches d'arbres ou des morceaux de tôle arrachés par le vent. Parmi les tentes détruites, nombreuses étaient déjà abîmées après des mois d'usage.
Afin de "promouvoir le transfert de compétences", le ministre des Haïtiens vivant à l'étranger, Edwin Paraison, vient de lancer un "programme de mobilisation de la diaspora". Toutefois, pour éviter les déconvenues et les frictions du passé, il a préféré démarrer modestement.
Une première phase, financée à hauteur de 500 000 dollars (370 000 euros) par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), doit permettre de tester le projet.
M. Paraison espère obtenir de 5 millions à 10 millions de dollars de la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH) pour financer, sur une période de trois ans, l'embauche de 200 à 300 experts haïtiens expatriés aux Etats-Unis, au Canada, en France et en République dominicaine. Ces quatre pays ont été choisis, car ils abritent les plus fortes concentrations de travailleurs qualifiés haïtiens.
"Nous allons commencer par la fonction publique, mais le secteur privé pourra également bénéficier de ce transfert de compétences, explique le ministre. Chaque ministère et organisme autonome devront définir leurs besoins en ressources humaines. Il ne s'agit pas de rapatriement définitif, mais de renforcer les cadres sur place par des transferts de connaissances sur des périodes allant de six mois à un an."
Le programme est fondé sur le volontariat, "avec des gratifications comparables à ce que reçoivent les cadres haïtiens et des facilités pour le logement et le transport", selon M. Paraison. Les consulats haïtiens à Montréal, New York et Miami ont déjà reçu des curriculum vitae de personnes intéressées par le programme, notamment de Haïtiens retraités au Canada.
"Nous souhaitons qu'une certaine priorité soit accordée aux cadres de la diaspora par les organisations non gouvernementales et les organisations internationales présentes en Haïti, lorsqu'elles cherchent à recruter, ajoute Edwin Paraison. Ces candidats ont l'avantage de connaître la langue et la culture."
Comptant près de 4 millions de personnes dans plus d'une vingtaine de pays, la diaspora est le principal bailleur de fonds des quelque 10 millions de Haïtiens de l'île. "Les transferts de fonds de la diaspora atteignent 2 milliards de dollars (1,47 milliard d'euros) par an, plus du quart du produit intérieur brut, beaucoup plus que la coopération internationale", rappelle le ministre.
L'exclusion de tous les candidats à la présidence venant de la diaspora, à commencer par le chanteur de rap Wyclef Jean, a relancé la polémique sur les droits politiques des expatriés. Le ministre Paraison a publiquement regretté cette exclusion et demandé une réforme de la Constitution pour garantir la double nationalité et "la participation effective des citoyens haïtiens de la diaspora dans la vie politique de leur pays", comme électeurs et candidats.
Jean-Michel Caroit
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/09/29/haiti-lance-un-programme-de-retour-pour-ses-cadres-expatries_1417595_3244.html
Un premier sondage identifie 6 principaux candidats à la présidence
Les résultats du premier sondage réalisé sur les intentions de vote avant les prochaines élections ont été rendus publique par le secteur privé haïtien. Le Bureau de Recherches en Informatiques et en Développement Economique et Sociale (Brides) a utilisé un échantillon d'environ 6 000 personnes, reparties dans les différentes régions du pays. Myrlande Manigat (RDNP) arrive en tête avec 23.1% dans ce sondage commandité par le secteur des affaires. Le chef de file de Respè Charles Henry Baker arrive en 2 eme position avec 17.3 %, suivi de près par Michel Martelly ( Repons Paysan) avec 17.1%.
Ces 3 candidats creusent l'écart sur le deuxième peloton composé de Jacques Edouard Alexis (MPH) avec 8.1%, Chavannes Jeune (Accra) 7.8% et Jude Célestin (Unité) 7.8%.
Les 16 autres candidats se retrouvent en dessous de la barre des 2.1%.
La grande révélation de ce sondage est le score obtenu par le chanteur populaire Michel Martelly. Connu sous le nom de Sweet Micky, l'artiste arrive à obtenir le plus grand nombre d'intention de vote dans l'Ouest. Ce département représente 40 % du corps électoral.
Dans le même temps, l'ex Premier Ministre Jacques Edouard Alexis n'arriverait pas à s'imposer dans son fief, l'Artibonite où il pourrait être devancé par Mme Manigat.
Jude Célestin et Chavannes Jeune arrivent en tête des intentions de vote dans leurs fiefs respectifs, le sud-est et le sud.
Aucun des 6 candidats n'est parvenu à se détacher du peloton de tête ou à s'imposer dans tous les départements.
Myrlande Manigat et Charles Henry Baker sont les seuls candidats ayant obtenu les meilleurs scores dans plus d'un département. Mme Manigat est la plus populaire dans l'Artibonite, le Centre, les Nippes, le Nord-Ouest et le Nord-est. Le chef de file de Respè s'impose dans la Grand Anse et le Nord.
Les responsables du Brides font valoir que les conclusions du sondage réalisé avant la campagne électorale ont connu des variations. Un nouveau sondage du secteur privé sera réalisé au début du mois d'octobre.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18291
Commentaires:
Les résultats de ces types de sondage veulent dire ce que l'on veut bien leur faire dire. La tradition des sondages n'est pas ancré dans notre histoire démocratique.
La grande majorité des personnes susceptibles de voter n'ont pas souvent l'accès à des médias qui supportent et organisent ces enquêtes d'opinion. Souvent elles ne se sentent pas à l'aise pour répondre aux questions.
L'électrorat haïtien majoritaire est attiré par un genre de candidat-papa-bon-coeur du type René Préval. Il n'a que faire des programmes bien conçus. Et le pays s'écroule sous l'incompétence et les incapacités subventionnées par le suffrage universel non approprié à notre niveaud e développement démocratique.
Ces 3 candidats creusent l'écart sur le deuxième peloton composé de Jacques Edouard Alexis (MPH) avec 8.1%, Chavannes Jeune (Accra) 7.8% et Jude Célestin (Unité) 7.8%.
Les 16 autres candidats se retrouvent en dessous de la barre des 2.1%.
La grande révélation de ce sondage est le score obtenu par le chanteur populaire Michel Martelly. Connu sous le nom de Sweet Micky, l'artiste arrive à obtenir le plus grand nombre d'intention de vote dans l'Ouest. Ce département représente 40 % du corps électoral.
Dans le même temps, l'ex Premier Ministre Jacques Edouard Alexis n'arriverait pas à s'imposer dans son fief, l'Artibonite où il pourrait être devancé par Mme Manigat.
Jude Célestin et Chavannes Jeune arrivent en tête des intentions de vote dans leurs fiefs respectifs, le sud-est et le sud.
Aucun des 6 candidats n'est parvenu à se détacher du peloton de tête ou à s'imposer dans tous les départements.
Myrlande Manigat et Charles Henry Baker sont les seuls candidats ayant obtenu les meilleurs scores dans plus d'un département. Mme Manigat est la plus populaire dans l'Artibonite, le Centre, les Nippes, le Nord-Ouest et le Nord-est. Le chef de file de Respè s'impose dans la Grand Anse et le Nord.
Les responsables du Brides font valoir que les conclusions du sondage réalisé avant la campagne électorale ont connu des variations. Un nouveau sondage du secteur privé sera réalisé au début du mois d'octobre.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18291
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Les résultats de ces types de sondage veulent dire ce que l'on veut bien leur faire dire. La tradition des sondages n'est pas ancré dans notre histoire démocratique.
La grande majorité des personnes susceptibles de voter n'ont pas souvent l'accès à des médias qui supportent et organisent ces enquêtes d'opinion. Souvent elles ne se sentent pas à l'aise pour répondre aux questions.
L'électrorat haïtien majoritaire est attiré par un genre de candidat-papa-bon-coeur du type René Préval. Il n'a que faire des programmes bien conçus. Et le pays s'écroule sous l'incompétence et les incapacités subventionnées par le suffrage universel non approprié à notre niveaud e développement démocratique.
Une dépression tropicale sur Cuba fait deux morts et d’importants dégâts dans les Nippes
Alerte jaune aux inondations pour les autres départements d’Haïti Jeudi 30 septembre 2010, Radio Kiskeya
Des inondations causées ces dernières heures dans les Nippes (sud-ouest) par de fortes pluies en raison de la formation d’une dépression tropicale au sud de Cuba ont fait au moins deux morts, détruit plusieurs dizaines de résidences et entraîné d’importants dégâts dans les infrastructures routières et l’économie agricole de la région alors que l’alerte jaune aux inondations a été décrétée dans le reste du pays.
Selon le responsable de la protection civile dans le département, Fidel Nicolas, une personne a été emportée par une rivière qu’elle tentait de traverser dans une section communale. Une deuxième est morte noyée à Petit-Trou de Nippes.
Le centre-ville des Baradères était jeudi sous les eaux et toutes les rivières des Nippes en crue menaçaient d’autres villes.
Dans la localité de Grand Boucan, des mesures d’évacuation ont du être prises concernant une quinzaine de familles dont les habitations ont été endommagées, a précisé M. Nicolas.
Le wharf de cabotage local a été également endommagé.
Le responsable souligne que les routes étaient coupées, isolant plusieurs communes où, par ailleurs, des plantations agricoles ont été dévastées et des têtes de bétail emportées.
Les comités de la protection civile dans les onze communes des Nippes restaient mobilisés en vue d’éventuelles interventions d’urgence, particulièrement dans les zones à risques.
Parallèlement, le directeur du Centre national de météorologie, Ronald Semelfort, a annoncé que l’alerte jaune a été décrétée jeudi pour différentes régions d’Haïti qui pourraient être exposées à des risques d’inondations à cause de la présence d’une onde tropicale susceptible de se transformer en cyclone.
Les populations des différents départements sont appelées à la vigilance, une semaine après que des averses accompagnées de vents en rafale avaient fait six morts et touché 1.450 familles dans 262 camps de Port-au-Prince où sont hébergés des sinistrés du séisme du 12 janvier, selon les autorités.
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7089
Des inondations causées ces dernières heures dans les Nippes (sud-ouest) par de fortes pluies en raison de la formation d’une dépression tropicale au sud de Cuba ont fait au moins deux morts, détruit plusieurs dizaines de résidences et entraîné d’importants dégâts dans les infrastructures routières et l’économie agricole de la région alors que l’alerte jaune aux inondations a été décrétée dans le reste du pays.
Selon le responsable de la protection civile dans le département, Fidel Nicolas, une personne a été emportée par une rivière qu’elle tentait de traverser dans une section communale. Une deuxième est morte noyée à Petit-Trou de Nippes.
Le centre-ville des Baradères était jeudi sous les eaux et toutes les rivières des Nippes en crue menaçaient d’autres villes.
Dans la localité de Grand Boucan, des mesures d’évacuation ont du être prises concernant une quinzaine de familles dont les habitations ont été endommagées, a précisé M. Nicolas.
Le wharf de cabotage local a été également endommagé.
Le responsable souligne que les routes étaient coupées, isolant plusieurs communes où, par ailleurs, des plantations agricoles ont été dévastées et des têtes de bétail emportées.
Les comités de la protection civile dans les onze communes des Nippes restaient mobilisés en vue d’éventuelles interventions d’urgence, particulièrement dans les zones à risques.
Parallèlement, le directeur du Centre national de météorologie, Ronald Semelfort, a annoncé que l’alerte jaune a été décrétée jeudi pour différentes régions d’Haïti qui pourraient être exposées à des risques d’inondations à cause de la présence d’une onde tropicale susceptible de se transformer en cyclone.
Les populations des différents départements sont appelées à la vigilance, une semaine après que des averses accompagnées de vents en rafale avaient fait six morts et touché 1.450 familles dans 262 camps de Port-au-Prince où sont hébergés des sinistrés du séisme du 12 janvier, selon les autorités.
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7089
Le Tempête de St-Marc sacré champion national
Fort de sa solide avance sur ses plus proches poursuivants, le très populaire club st-marcois a définitivement creusé l’écart à deux journées de la fin en pulvérisant à l’extérieur, jeudi soir, le Victory Sportif Club (3-0) Jeudi 30 septembre 2010, Radio Kiskeya.-
Le Tempête Football Club de St-Marc (Artibonite, nord) a décroché jeudi soir, pour la quatrième fois de son histoire, le titre de champion national de D1 en étrillant le Victory Sportif Club sur le score de 3 buts à 0 (mi-temps : 1-0), en match décalé de la 13e journée de la série d’ouverture de la compétition disputé au stade Sylvio Cator.
A deux journées de la fin, avec un total de 31 points, les st-marcois ne peuvent plus être rejoints par leur plus proche poursuivant, l’Aigle Noir du Bel-Air. Deuxième au classement, il ne compte que 22 points.
Devant plusieurs milliers de spectateurs acquis à sa cause alors qu’elle évoluait sur terrain adverse, la "Belle Colonne" a surclassé un Victory méconnaissable.
Mackendy Duverger, Charles Hérold Junior et Chandler Cadet ont été les trois réalisateurs de la soirée, concrétisant la nette domination du Tempête sous les vivats de nombreux fans venus directement de St-Marc à bord d’autobus.
Euphorique et irrésistible depuis le début de la saison, le Tempête était déjà virtuellement champion à la suite de sa victoire (2-0), dimanche dernier dans le derby st-marcois, contre son rival de toujours, le Baltimore, dans un parc Levelt archicomble.
Vainqueur la saison dernière de l’un des deux titres nationaux, le nouveau lauréat vient confirmer la suprématie, ces dernières années, de la province sur la capitale dont certains ténors tels le Racing Club Haïtien, le Violette Athletic Club ou encore le Don Bosco de Pétion-Ville sont actuellement en demi-teinte ou carrément au bord de la catastrophe. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7088
Le Tempête Football Club de St-Marc (Artibonite, nord) a décroché jeudi soir, pour la quatrième fois de son histoire, le titre de champion national de D1 en étrillant le Victory Sportif Club sur le score de 3 buts à 0 (mi-temps : 1-0), en match décalé de la 13e journée de la série d’ouverture de la compétition disputé au stade Sylvio Cator.
A deux journées de la fin, avec un total de 31 points, les st-marcois ne peuvent plus être rejoints par leur plus proche poursuivant, l’Aigle Noir du Bel-Air. Deuxième au classement, il ne compte que 22 points.
Devant plusieurs milliers de spectateurs acquis à sa cause alors qu’elle évoluait sur terrain adverse, la "Belle Colonne" a surclassé un Victory méconnaissable.
Mackendy Duverger, Charles Hérold Junior et Chandler Cadet ont été les trois réalisateurs de la soirée, concrétisant la nette domination du Tempête sous les vivats de nombreux fans venus directement de St-Marc à bord d’autobus.
Euphorique et irrésistible depuis le début de la saison, le Tempête était déjà virtuellement champion à la suite de sa victoire (2-0), dimanche dernier dans le derby st-marcois, contre son rival de toujours, le Baltimore, dans un parc Levelt archicomble.
Vainqueur la saison dernière de l’un des deux titres nationaux, le nouveau lauréat vient confirmer la suprématie, ces dernières années, de la province sur la capitale dont certains ténors tels le Racing Club Haïtien, le Violette Athletic Club ou encore le Don Bosco de Pétion-Ville sont actuellement en demi-teinte ou carrément au bord de la catastrophe. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7088
Désignation d’un Coordonnateur spécial de l’aide à long terme des Etats-Unis à Haïti
Un Sénateur républicain s’y oppose, craignant une duplication du rôle de l’Ambassadeur US en Haïti
Jeudi 30 septembre 2010, Radio Kiskeya
Les Etats-Unis auraient nommé un Coordonnateur spécial de leur aide à la reconstruction d’Haïti, selon une dépêche datée du 29 septembre de l’agence Associated Press (AP) citant deux fonctionnaires du Département d’Etat ayant requis l’anonymat.
L’Administration Obama aurait porté son choix sur Thomas C. Adams, un vétéran de 35 ans du Département d’Etat qui a déjà coordonné l’aide américaine à plus de 18 états de l’ex-Union soviétique et d’autres pays de l’Europe.
L’envoyé spécial des Nations Unies en Haïti et co-président de la Commission Intérimaire de Reconstruction d’Haïti (CIRH), l’ancien président américain Bill Clinton, s’était récemment plaint du fait que seulement 15% de toute l’aide promise pour la reconstruction d’Haïti avait été jusqu’ici débloqué et que l’aide promise par les Etats Unis n’en faisait pas partie. A la conférence des bailleurs de fonds d’Haïti en mars dernier au siège des Nations Unies à New York, Washington s’était engagé à fournir 1.5 milliard de dollars à la reconstruction d’Haïti. Les Etats Unis ont toutefois déjà fourni 1.1 milliard d’aide humanitaire à Haïti depuis le séisme du 12 janvier 2010.
L’aide à long terme des Etats Unis à Haïti a été approuvée l’été dernier par le Congrès américain, mais son déblocage effectif était sujet à la finalisation d’un plan formel d’utilisation. Le Département d’Etat a appointé des experts pour l’élaboration de ce plan et les législateurs américains devraient s’y prononcer dans un délai de 15 jours au-delà duquel l’Administration commencera à débloquer les fonds, indique-t-on à Washington.
« L’Administration Obama est dans une phase finale de discussions avec le Congrès autour du déblocage de fonds supplémentaires pour une stratégie de long terme en Haïti », a déclaré Caitlin Klevorick, conseiller au Département d’Etat qui a travaillé sur le dossier d’Haïti, rapporte AP.
Un plan détaillé d’utilisation de ces fonds rédigé entre-temps par la Commission des affaires étrangères du Sénat américain pour faciliter leur déblocage fait actuellement face à l’opposition du Sénateur républicain d’Oklahoma, Tom Coburn, selon qui le bureau du Coordonnateur spécial de l’aide des Etats Unis à Haïti risque de représenter une duplication du rôle de l’Ambassadeur américain dans le pays.
Le bureau du Coordonnateur spécial pour Haïti qui devrait recevoir 5 millions de dollars par an pendant 5 ans, devrait compter jusqu’à 7 membres. Il aura à traiter des questions relatives aux relations diplomatiques entre Haïti et les Etats-Unis et à la stratégie de reconstruction du pays, selon un mémo transmis par le Département d’Etat à Thomas C. Adams, dont AP dit détenir une copie. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7087
Commentaires:
Ce n'est pas pour rien que l'on ne cesse de le répéter. Haïti est un paradis pour les ONG. L'administration Obama se met au diapason des uatres ONG. Une administration connexe ou parallèle avec l'ambassade des USA.
Un coordonnateur de l'aide américaien qui va coûter 25.000.000 de dollars sur cinq ans qui aura comme fonction et je cite : "Il aura à traiter des questions relatives aux relations diplomatiques entre Haïti et les Etats-Unis et à la stratégie de reconstruction du pays".
Pourtant il existe un ambassadeur américain accrédité en Haïti! Pourquoi un cooordonnateur quand il y a en plus de la mission diplomatique des bureaux et des fonctionnaires de l'USAID en Haïti.
Le tremblement de terre d'Haïti aura profiter à pelin de gens tandis qu'il aura dénombré des victimes condamnés à disparaître au sein de la population...
Jeudi 30 septembre 2010, Radio Kiskeya
Les Etats-Unis auraient nommé un Coordonnateur spécial de leur aide à la reconstruction d’Haïti, selon une dépêche datée du 29 septembre de l’agence Associated Press (AP) citant deux fonctionnaires du Département d’Etat ayant requis l’anonymat.
L’Administration Obama aurait porté son choix sur Thomas C. Adams, un vétéran de 35 ans du Département d’Etat qui a déjà coordonné l’aide américaine à plus de 18 états de l’ex-Union soviétique et d’autres pays de l’Europe.
L’envoyé spécial des Nations Unies en Haïti et co-président de la Commission Intérimaire de Reconstruction d’Haïti (CIRH), l’ancien président américain Bill Clinton, s’était récemment plaint du fait que seulement 15% de toute l’aide promise pour la reconstruction d’Haïti avait été jusqu’ici débloqué et que l’aide promise par les Etats Unis n’en faisait pas partie. A la conférence des bailleurs de fonds d’Haïti en mars dernier au siège des Nations Unies à New York, Washington s’était engagé à fournir 1.5 milliard de dollars à la reconstruction d’Haïti. Les Etats Unis ont toutefois déjà fourni 1.1 milliard d’aide humanitaire à Haïti depuis le séisme du 12 janvier 2010.
L’aide à long terme des Etats Unis à Haïti a été approuvée l’été dernier par le Congrès américain, mais son déblocage effectif était sujet à la finalisation d’un plan formel d’utilisation. Le Département d’Etat a appointé des experts pour l’élaboration de ce plan et les législateurs américains devraient s’y prononcer dans un délai de 15 jours au-delà duquel l’Administration commencera à débloquer les fonds, indique-t-on à Washington.
« L’Administration Obama est dans une phase finale de discussions avec le Congrès autour du déblocage de fonds supplémentaires pour une stratégie de long terme en Haïti », a déclaré Caitlin Klevorick, conseiller au Département d’Etat qui a travaillé sur le dossier d’Haïti, rapporte AP.
Un plan détaillé d’utilisation de ces fonds rédigé entre-temps par la Commission des affaires étrangères du Sénat américain pour faciliter leur déblocage fait actuellement face à l’opposition du Sénateur républicain d’Oklahoma, Tom Coburn, selon qui le bureau du Coordonnateur spécial de l’aide des Etats Unis à Haïti risque de représenter une duplication du rôle de l’Ambassadeur américain dans le pays.
Le bureau du Coordonnateur spécial pour Haïti qui devrait recevoir 5 millions de dollars par an pendant 5 ans, devrait compter jusqu’à 7 membres. Il aura à traiter des questions relatives aux relations diplomatiques entre Haïti et les Etats-Unis et à la stratégie de reconstruction du pays, selon un mémo transmis par le Département d’Etat à Thomas C. Adams, dont AP dit détenir une copie. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7087
Commentaires:
Ce n'est pas pour rien que l'on ne cesse de le répéter. Haïti est un paradis pour les ONG. L'administration Obama se met au diapason des uatres ONG. Une administration connexe ou parallèle avec l'ambassade des USA.
Un coordonnateur de l'aide américaien qui va coûter 25.000.000 de dollars sur cinq ans qui aura comme fonction et je cite : "Il aura à traiter des questions relatives aux relations diplomatiques entre Haïti et les Etats-Unis et à la stratégie de reconstruction du pays".
Pourtant il existe un ambassadeur américain accrédité en Haïti! Pourquoi un cooordonnateur quand il y a en plus de la mission diplomatique des bureaux et des fonctionnaires de l'USAID en Haïti.
Le tremblement de terre d'Haïti aura profiter à pelin de gens tandis qu'il aura dénombré des victimes condamnés à disparaître au sein de la population...
La révolution selon Muhammad Yunus
Publié le 01 octobre 2010 Agnès Gruda; La Presse
José Andres est un grand chef qui a fait connaître les tapas aux États-Unis, a popularisé la cuisine moléculaire et enseigne aujourd'hui la physique culinaire à Harvard. Bientôt, il pourrait diriger une école de cuisine... en Haïti.
But de l'opération: former des cuisiniers qui pourront gagner leur vie en vendant des plats pas chers, préparés avec des produits locaux. Tout le monde y gagnerait: les nouveaux chefs, qui y trouveraient un gagne-pain, les agriculteurs qui auraient plus de débouchés pour leurs produits, et les clients qui pourraient bien manger, à peu de frais.
Si ce projet a des chances de voir le jour, c'est grâce à Muhammad Yunus, inventeur du concept du microcrédit et Prix Nobel de la paix 2006.
Dans les années 70, Muhammad Yunus a fondé la banque Grameen pour donner accès au crédit à ceux qui n'en avaient pas. Les pauvres. Et les femmes. Depuis, cette banque a distribué près de 10 milliards de dollars de prêts. Le concept a essaimé partout, y compris dans le monde développé. À la faveur de la crise économique, le réseau Grameen compte déjà cinq succursales aux États-Unis!
Muhammad Yunus, lui, s'est lancé dans une nouvelle bataille: celle en faveur de l'économie sociale, seule façon, selon lui, de sortir le capitalisme du cul-de-sac dans lequel il s'est embourbé. Seule façon, aussi, de donner aux plus pauvres les outils pour sortir vraiment de l'indigence.
Son objectif: convaincre la communauté internationale d'investir entre 10 et 20% de l'argent consacré à l'aide internationale dans un fonds qui financerait des entreprises socialement rentables dans les pays pauvres.
C'est un fonds de ce genre qui permettrait de financer son école culinaire en Haïti. «Nous n'avons eu que des réponses positives, il ne reste que des détails juridiques à régler», assure l'économiste de 70 ans, qui est de passage à Montréal ces jours-ci à l'invitation de l'Université McGill.
Le pape du microcrédit jongle avec des dizaines d'autres projets. À l'écouter parler, on a le sentiment qu'il n'y a rien à son épreuve. Il a convaincu la compagnie Adidas de créer des chaussures à un dollar pour des gens qui n'en ont pas. La compagnie Danone, elle, a produit un yogourt nutritif et pas cher pour les mal nourris du Bangladesh, son pays natal.
Muhammad Yunus voit grand. Il a déjà un autre projet pour Haïti: convaincre de grandes chaînes de magasins, comme Walmart, d'y faire fabriquer des vêtements.
Cet homme qui a étudié aux États-Unis, et qui est sorti du carcan économique traditionnel quand la famine a frappé le Bangladesh, porte un regard critique sur l'aide internationale telle que pratiquée aujourd'hui. Parfois, elle peut faire plus de mal que de bien. En Haïti, par exemple, on a tué l'économie locale en distribuant gratuitement des aliments produits ailleurs.
«L'aide internationale n'a pas évolué depuis les années 60, alors que le monde a changé», déplore Muhammad Yunus, qui prône une sorte de révolution tranquille dans ce secteur.
L'un de ses principaux arguments en faveur de l'entrepreneuriat social, c'est que l'argent qui y entre se «recycle». Tandis qu'un dollar dépensé en charité est dépensé, et ne revient jamais...
Son approche se heurte à quelques résistances. À droite, des gens qui ne croient pas trop que l'entreprise privée puisse être mue par d'autres motivations que le profit. À gauche, des gens qui pensent que les gouvernements doivent résoudre tous les maux. Muhammad Yunus leur répond: «Au lieu de descendre dans la rue pour changer les gouvernements, intervenez là où il y a des lacunes.»
Muhammad Yunus parcourt inlassablement la planète pour convaincre les gouvernements de créer un Fonds d'entrepreneuriat social où serait versé jusqu'à 20% de l'argent de la coopération internationale. Le premier à avoir donné suite à son appel est le Japon. À quand le Canada?
http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/agnes-gruda/201010/01/01-4328441-la-revolution-selon-muhammad-yunus.php
José Andres est un grand chef qui a fait connaître les tapas aux États-Unis, a popularisé la cuisine moléculaire et enseigne aujourd'hui la physique culinaire à Harvard. Bientôt, il pourrait diriger une école de cuisine... en Haïti.
But de l'opération: former des cuisiniers qui pourront gagner leur vie en vendant des plats pas chers, préparés avec des produits locaux. Tout le monde y gagnerait: les nouveaux chefs, qui y trouveraient un gagne-pain, les agriculteurs qui auraient plus de débouchés pour leurs produits, et les clients qui pourraient bien manger, à peu de frais.
Si ce projet a des chances de voir le jour, c'est grâce à Muhammad Yunus, inventeur du concept du microcrédit et Prix Nobel de la paix 2006.
Dans les années 70, Muhammad Yunus a fondé la banque Grameen pour donner accès au crédit à ceux qui n'en avaient pas. Les pauvres. Et les femmes. Depuis, cette banque a distribué près de 10 milliards de dollars de prêts. Le concept a essaimé partout, y compris dans le monde développé. À la faveur de la crise économique, le réseau Grameen compte déjà cinq succursales aux États-Unis!
Muhammad Yunus, lui, s'est lancé dans une nouvelle bataille: celle en faveur de l'économie sociale, seule façon, selon lui, de sortir le capitalisme du cul-de-sac dans lequel il s'est embourbé. Seule façon, aussi, de donner aux plus pauvres les outils pour sortir vraiment de l'indigence.
Son objectif: convaincre la communauté internationale d'investir entre 10 et 20% de l'argent consacré à l'aide internationale dans un fonds qui financerait des entreprises socialement rentables dans les pays pauvres.
C'est un fonds de ce genre qui permettrait de financer son école culinaire en Haïti. «Nous n'avons eu que des réponses positives, il ne reste que des détails juridiques à régler», assure l'économiste de 70 ans, qui est de passage à Montréal ces jours-ci à l'invitation de l'Université McGill.
Le pape du microcrédit jongle avec des dizaines d'autres projets. À l'écouter parler, on a le sentiment qu'il n'y a rien à son épreuve. Il a convaincu la compagnie Adidas de créer des chaussures à un dollar pour des gens qui n'en ont pas. La compagnie Danone, elle, a produit un yogourt nutritif et pas cher pour les mal nourris du Bangladesh, son pays natal.
Muhammad Yunus voit grand. Il a déjà un autre projet pour Haïti: convaincre de grandes chaînes de magasins, comme Walmart, d'y faire fabriquer des vêtements.
Cet homme qui a étudié aux États-Unis, et qui est sorti du carcan économique traditionnel quand la famine a frappé le Bangladesh, porte un regard critique sur l'aide internationale telle que pratiquée aujourd'hui. Parfois, elle peut faire plus de mal que de bien. En Haïti, par exemple, on a tué l'économie locale en distribuant gratuitement des aliments produits ailleurs.
«L'aide internationale n'a pas évolué depuis les années 60, alors que le monde a changé», déplore Muhammad Yunus, qui prône une sorte de révolution tranquille dans ce secteur.
L'un de ses principaux arguments en faveur de l'entrepreneuriat social, c'est que l'argent qui y entre se «recycle». Tandis qu'un dollar dépensé en charité est dépensé, et ne revient jamais...
Son approche se heurte à quelques résistances. À droite, des gens qui ne croient pas trop que l'entreprise privée puisse être mue par d'autres motivations que le profit. À gauche, des gens qui pensent que les gouvernements doivent résoudre tous les maux. Muhammad Yunus leur répond: «Au lieu de descendre dans la rue pour changer les gouvernements, intervenez là où il y a des lacunes.»
Muhammad Yunus parcourt inlassablement la planète pour convaincre les gouvernements de créer un Fonds d'entrepreneuriat social où serait versé jusqu'à 20% de l'argent de la coopération internationale. Le premier à avoir donné suite à son appel est le Japon. À quand le Canada?
http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/agnes-gruda/201010/01/01-4328441-la-revolution-selon-muhammad-yunus.php
Jean-Claude Bergeron, l'ex grand patron
Publié le 01 octobre 2010 Annie Morin, Le Soleil
(Québec) Jean-Claude Bergeron a déjà été le supérieur provincial, donc le grand patron, des Rédemptoristes.
En avril 1987, Le Soleil rapportait l'accession du prêtre aux plus hautes fonctions de la communauté religieuse dont l'administration provinciale est située à Sainte-Anne-de-Beaupré. À ce titre, il dirigeait les activités des Rédemptoristes au Québec, au Nouveau-Brunswick et au Manitoba, ainsi que les missions d'Haïti, du Japon et d'Uruguay.
L'homme a toutefois passé une bonne partie de sa vie au séminaire Saint-Alphonse.
Natif du Lac-Saint-Jean, il y est entré pour faire ses études classiques, puis il a intégré officiellement la communauté des Rédemptoristes. Il a prononcé ses voeux en 1961 et a été ordonné prêtre en 1967. Dès lors, il a été affecté au séminaire. Au moment des crimes allégués (1979-1980), il était enseignant et gardien de dortoir.
En 1981, il est devenu supérieur du monastère et recteur de la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré jusqu'à son élection comme supérieur provincial.
Lors de l'annonce, M. Bergeron disait considérer sa fonction «comme un service» et avait rappelé l'exemple du fondateur des Rédemptoristes, saint Alphonse, «qui n'a pas craint les difficultés et qui était toujours prêt à rendre service à l'Église et au monde», écrivait Le Soleil.
Séjours en Haïti
La suite du parcours de Jean-Claude Bergeron est plus difficile à tracer. Les Rédemptoristes n'ont même pas voulu nous dire, hier, quand il a cédé les commandes de la communauté. Il est toutefois acquis qu'il a séjourné en Haïti pendant une dizaine d'années, de 1995 à 2005 environ.
Le prêtre a notamment collaboré avec l'organisme à but non lucratif Secours Tiers-Monde, de Lévis, qui vient en aide aux enfants défavorisés dans les pays en développement. «C'est lui qui s'occupait des bourses d'études pour les séminaristes en Haïti», a expliqué hier Marcelle Audet, coordonnatrice de l'organisme.
Le rédemptoriste proposait également des enfants pour le programme de parrainage.
«Je l'ai rencontré peut-être trois ou quatre fois. On discutait des séminaristes. Il m'a toujours fait l'apparence d'un prêtre dans sa vocation», a témoigné Mme Audet. Celle-ci s'est dite «très, très, très, très surprise» des accusations portées hier contre son ancien collaborateur.
Secours Tiers-Monde n'en est pas à sa première association avec des individus douteux. René Guillemette, ex-professeur et entraîneur de kayak reconnu coupable de gestes à caractère sexuel sur des adolescents en 2008 et en 2009, a déjà fait financer des projets de coopération internationale par l'organisme.
La coordonnatrice de Secours Tiers-Monde a assuré hier avoir resserré l'étau sur les collaborateurs.
«On a un code d'éthique qu'on fait signer à tous les bénévoles et à tous les missionnaires qui nous demandent de l'aide, mais on ne peut pas vraiment aller plus loin. Quand ce sont des missionnaires qui nous demandent de l'aide pour des enfants et des familles, on ne fait pas enquête sur leur passé. On se fie, coudonc, c'est un bon missionnaire, on fait confiance», a-t-elle indiqué.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201010/01/01-4328430-jean-claude-bergeron-lex-grand-patron.php
(Québec) Jean-Claude Bergeron a déjà été le supérieur provincial, donc le grand patron, des Rédemptoristes.
En avril 1987, Le Soleil rapportait l'accession du prêtre aux plus hautes fonctions de la communauté religieuse dont l'administration provinciale est située à Sainte-Anne-de-Beaupré. À ce titre, il dirigeait les activités des Rédemptoristes au Québec, au Nouveau-Brunswick et au Manitoba, ainsi que les missions d'Haïti, du Japon et d'Uruguay.
L'homme a toutefois passé une bonne partie de sa vie au séminaire Saint-Alphonse.
Natif du Lac-Saint-Jean, il y est entré pour faire ses études classiques, puis il a intégré officiellement la communauté des Rédemptoristes. Il a prononcé ses voeux en 1961 et a été ordonné prêtre en 1967. Dès lors, il a été affecté au séminaire. Au moment des crimes allégués (1979-1980), il était enseignant et gardien de dortoir.
En 1981, il est devenu supérieur du monastère et recteur de la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré jusqu'à son élection comme supérieur provincial.
Lors de l'annonce, M. Bergeron disait considérer sa fonction «comme un service» et avait rappelé l'exemple du fondateur des Rédemptoristes, saint Alphonse, «qui n'a pas craint les difficultés et qui était toujours prêt à rendre service à l'Église et au monde», écrivait Le Soleil.
Séjours en Haïti
La suite du parcours de Jean-Claude Bergeron est plus difficile à tracer. Les Rédemptoristes n'ont même pas voulu nous dire, hier, quand il a cédé les commandes de la communauté. Il est toutefois acquis qu'il a séjourné en Haïti pendant une dizaine d'années, de 1995 à 2005 environ.
Le prêtre a notamment collaboré avec l'organisme à but non lucratif Secours Tiers-Monde, de Lévis, qui vient en aide aux enfants défavorisés dans les pays en développement. «C'est lui qui s'occupait des bourses d'études pour les séminaristes en Haïti», a expliqué hier Marcelle Audet, coordonnatrice de l'organisme.
Le rédemptoriste proposait également des enfants pour le programme de parrainage.
«Je l'ai rencontré peut-être trois ou quatre fois. On discutait des séminaristes. Il m'a toujours fait l'apparence d'un prêtre dans sa vocation», a témoigné Mme Audet. Celle-ci s'est dite «très, très, très, très surprise» des accusations portées hier contre son ancien collaborateur.
Secours Tiers-Monde n'en est pas à sa première association avec des individus douteux. René Guillemette, ex-professeur et entraîneur de kayak reconnu coupable de gestes à caractère sexuel sur des adolescents en 2008 et en 2009, a déjà fait financer des projets de coopération internationale par l'organisme.
La coordonnatrice de Secours Tiers-Monde a assuré hier avoir resserré l'étau sur les collaborateurs.
«On a un code d'éthique qu'on fait signer à tous les bénévoles et à tous les missionnaires qui nous demandent de l'aide, mais on ne peut pas vraiment aller plus loin. Quand ce sont des missionnaires qui nous demandent de l'aide pour des enfants et des familles, on ne fait pas enquête sur leur passé. On se fie, coudonc, c'est un bon missionnaire, on fait confiance», a-t-elle indiqué.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201010/01/01-4328430-jean-claude-bergeron-lex-grand-patron.php
Michèle Dionne lance un recueil de photographies
Publié le 30 septembre 2010
Daphné Cameron, La Presse La première dame du Québec, Michèle Dionne, a lancé jeudi soir à Montréal un recueil de photographies documentant les missions qu'elle a menées à l'étranger avec la Croix-Rouge canadienne.
Depuis 2001, celle que plusieurs surnomment «Michou» a visité le Nicaragua, le Honduras, l'Inde, Madagascar, la Chine, le Liberia, l'Ukraine et Haïti. Les visages qui ont marqué ses voyages sont colligés dans Missions, ouvrage dont les profits de la vente serviront à financer les activités de l'organisme au Québec.
C'est son mari, le premier ministre du Québec, qui lui a offert un appareil photo pour Noël. «Je ne pensais pas que le cadeau allait aller aussi loin!» a-t-il lancé à La Presse, jeudi, alors que sa femme lui volait la vedette devant les caméras. «Elle n'est pas photographe professionnelle sauf qu'elle a un bon oeil. Les photos sont belles et, ce que je trouve intéressant, c'est qu'elle a choisi des gens, des portraits, des personnes. Lorsqu'elle revenait de ses voyages, ce qui l'impressionnait le plus, c'était les gens qu'elle avait rencontrés. Ce qu'ils avaient à raconter. Alors le livre illustre ça.»
Daphné Cameron, La Presse La première dame du Québec, Michèle Dionne, a lancé jeudi soir à Montréal un recueil de photographies documentant les missions qu'elle a menées à l'étranger avec la Croix-Rouge canadienne.
Depuis 2001, celle que plusieurs surnomment «Michou» a visité le Nicaragua, le Honduras, l'Inde, Madagascar, la Chine, le Liberia, l'Ukraine et Haïti. Les visages qui ont marqué ses voyages sont colligés dans Missions, ouvrage dont les profits de la vente serviront à financer les activités de l'organisme au Québec.
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| Michèle Dionne, l'épouse du premier ministre Jean Charest, en compagnie du président des Éditions La Presse, André Provencher. PHOTO: BERNARD BRAULT, LA PRESSE |
La Banque interaméricaine de développement annule la dette d'Haïti
Publié le 30 septembre 2010
La Banque interaméricaine de développement (BID) a annoncé jeudi l'annulation de la dette d'Haïti à son égard, permise par le versement d'une avance de la part des États-Unis.
L'institution multilatérale a indiqué dans un communiqué avoir effacé 484 millions de dollars de dette, après avoir reçu «une avance sur la contribution des États-Unis dédiée aux prêts du Fonds pour les opérations spéciales de 204 millions de dollars».
«La contribution permettra aussi à la Banque de convertir en subventions à peu près 144 millions de prêts concessionnels non déboursés approuvés avant 2007», date à laquelle la BID a décidé de ne plus verser que des dons à Haïti, a ajouté l'institution.
«Grâce à l'appui déterminé du Congrès, les États-Unis fournissent aujourd'hui une aide essentielle en numéraire pour améliorer la vie des Haïtiens», s'est félicité dans un communiqué le secrétaire adjoint au Trésor américain Lael Brainard.
Depuis le séisme du 12 janvier, Haïti a obtenu l'annulation de sa dette vis-à-vis du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Ces trois institutions pesaient pour près des trois quarts de la dette extérieure du pays.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201009/30/01-4328386-la-banque-interamericaine-de-developpement-annule-la-dette-dhaiti.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_amerique-latine_288_section_POS4
La Banque interaméricaine de développement (BID) a annoncé jeudi l'annulation de la dette d'Haïti à son égard, permise par le versement d'une avance de la part des États-Unis.
L'institution multilatérale a indiqué dans un communiqué avoir effacé 484 millions de dollars de dette, après avoir reçu «une avance sur la contribution des États-Unis dédiée aux prêts du Fonds pour les opérations spéciales de 204 millions de dollars».
«La contribution permettra aussi à la Banque de convertir en subventions à peu près 144 millions de prêts concessionnels non déboursés approuvés avant 2007», date à laquelle la BID a décidé de ne plus verser que des dons à Haïti, a ajouté l'institution.
«Grâce à l'appui déterminé du Congrès, les États-Unis fournissent aujourd'hui une aide essentielle en numéraire pour améliorer la vie des Haïtiens», s'est félicité dans un communiqué le secrétaire adjoint au Trésor américain Lael Brainard.
Depuis le séisme du 12 janvier, Haïti a obtenu l'annulation de sa dette vis-à-vis du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Ces trois institutions pesaient pour près des trois quarts de la dette extérieure du pays.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201009/30/01-4328386-la-banque-interamericaine-de-developpement-annule-la-dette-dhaiti.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_amerique-latine_288_section_POS4
Préval partage certaines préoccupations de l'opposition
Le chef de l'Etat haïtien, René Préval, s'interroge sur l'implication réelle des citoyens dans le processus électoral. Alors que les candidats viennent de lancer leur campagne, le président Préval se demande si l'engouement des citoyens ne sera pas amoindri par les conséquences de la catastrophe du 12 janvier. Lors des dernières sénatoriales partielles, le taux de participation des électeurs était estimé à environ 15%. Les craintes de René Préval sont également celles du chef de la Minustah et des représentants de la communauté internationale. Le représentant du secrétaire général de l'OEA, Ricardo Seitenfus et l'ambassadeur de France, Didier le Bret, ont en plusieurs occasions mis l'accent sur la nécessité d'une bonne participation des électeurs au scrutin du 28 novembre.
Les points de vues du président Préval se rapprochent de ceux du sénateur William Jeanty et des leaders des partis opposés à la tenue des élections, dont Evans Paul, Turneb Delpé et Victor Benoît. Ces personnalités de l'opposition croient qu'il faut maintenant orienter les ressources financières vers les déplacés regroupés dans les camps d'hébergement.
En plus de la souffrance de la population après le violent séisme le président Préval croit qu'une certaine désaffection de la population vis-à-vis des politiques peut être l'une des causes d'une faible affluence des électeurs. On notera tout de même qu'il y a une forte participation des candidats aux joutes, soit un ratio de 8 à 9 candidats par siège vacant.
Tout en reconnaissant l'urgence que représente la situation des sinistrés, M. Préval soutient que les élections constituent un passage obligé.
Outre un faible taux de participation le président Préval partage également les inquiétudes des leaders de l'opposition sur des cas d'irrégularités.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18286
Commentaires:
Il est rop tard aujourd'hui pour réfléchir sur l'impact des élections sur la population dans un contexte aussi difficile. Il est très drôle d'imaginer des élections réalisées dans un pays carrément à genou; à la merci de la solidarité internationale.
Mais il n'y a pas que la communauté internationale comme responsable d'avoir monté cette farce à deux francs cinq sous.
Les leaders bidons de l'opposition auraient du se battre contre la réalisation des élections au lieu de demander le départ du président.
Préval de son côté aurait du montrer la volonté de monter une gouvernement de salut national au lieu de vouloir rester au-delà de la fin de son mandat.
La communauté international aurait une option différente que ces élections qui n'ont l'air d'un jeu de dupes!
Les points de vues du président Préval se rapprochent de ceux du sénateur William Jeanty et des leaders des partis opposés à la tenue des élections, dont Evans Paul, Turneb Delpé et Victor Benoît. Ces personnalités de l'opposition croient qu'il faut maintenant orienter les ressources financières vers les déplacés regroupés dans les camps d'hébergement.
En plus de la souffrance de la population après le violent séisme le président Préval croit qu'une certaine désaffection de la population vis-à-vis des politiques peut être l'une des causes d'une faible affluence des électeurs. On notera tout de même qu'il y a une forte participation des candidats aux joutes, soit un ratio de 8 à 9 candidats par siège vacant.
Tout en reconnaissant l'urgence que représente la situation des sinistrés, M. Préval soutient que les élections constituent un passage obligé.
Outre un faible taux de participation le président Préval partage également les inquiétudes des leaders de l'opposition sur des cas d'irrégularités.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18286
Commentaires:
Il est rop tard aujourd'hui pour réfléchir sur l'impact des élections sur la population dans un contexte aussi difficile. Il est très drôle d'imaginer des élections réalisées dans un pays carrément à genou; à la merci de la solidarité internationale.
Mais il n'y a pas que la communauté internationale comme responsable d'avoir monté cette farce à deux francs cinq sous.
Les leaders bidons de l'opposition auraient du se battre contre la réalisation des élections au lieu de demander le départ du président.
Préval de son côté aurait du montrer la volonté de monter une gouvernement de salut national au lieu de vouloir rester au-delà de la fin de son mandat.
La communauté international aurait une option différente que ces élections qui n'ont l'air d'un jeu de dupes!
jeudi 30 septembre 2010
AP IMPACT: Haiti still waiting for pledged US aid
BY JONATHAN M. KATZ AND MARTHA MENDOZA ASSOCIATED PRESS WRITERS
PORT-AU-PRINCE, Haiti -- Nearly nine months after the earthquake, more than a million Haitians still live on the streets between piles of rubble. One reason: Not a cent of the $1.15 billion the U.S. promised for rebuilding has arrived.
The money was pledged by Secretary of State Hillary Rodham Clinton in March for use this year in rebuilding. The U.S. has already spent more than $1.1 billion on post-quake relief, but without long-term funds, the reconstruction of the wrecked capital cannot begin.
With just a week to go before fiscal 2010 ends, the money is still tied up in Washington. At fault: bureaucracy, disorganization and a lack of urgency, The Associated Press learned in interviews with officials in the State Department, the Senate Foreign Relations Committee, the White House and the U.N. Office of the Special Envoy. One senator has held up a key authorization bill because of a $5 million provision he says will be wasteful.
Meanwhile, deaths in Port-au-Prince are mounting, as quake survivors scramble to live without shelter or food.
"There are truly lives at stake, and the idea that folks are spending more time finger-pointing than getting this solved is almost unbelievable," said John Simon, a former U.S. ambassador to the African Union who is now with the Center for Global Development, a Washington think tank.
Nor is Haiti getting much from other donors. Some 50 other nations and organizations pledged a total of $8.75 billion for reconstruction, but just $686 million of that has reached Haiti so far - less than 15 percent of the total promised for 2010-11.
The lack of funds has all but halted reconstruction work by CHF International, the primary U.S.-funded group assigned to remove rubble and build temporary shelters. Just 2 percent of rubble has been cleared and 13,000 temporary shelters have been built - less than 10 percent of the number planned.
The Maryland-based agency is asking the U.S. government for $16.5 million to remove more than 21 million cubic feet (600,000 cubic meters) of additional rubble and build 4,000 more temporary houses out of wood and metal.
"It's just a matter of one phone call and the trucks are out again. We have contractors ready to continue removing rubble. ... We have local suppliers and international suppliers ready to ship the amount of wood and construction materials we need," said CHF country director Alberto Wilde. "It's just a matter of money."
Last week the inaction bore tragic results. On Friday an isolated storm destroyed an estimated 8,000 tarps, tents and shacks in the capital and killed at least six people, including two children. And the threat of violence looms as landowners threaten entire camps with forced eviction.
In Washington there is confusion about the money. At a July hearing, Ravij Shah, director of the U.S. Agency for International Development, thanked members of Congress for approving the funds, saying, "The resources are flowing and are being spent in country."
It wasn't true then, and still hasn't happened.
When the earthquake hit, U.S. agencies sent troops, rescuers, aid workers and supplies to the devastated capital, Port-au-Prince. On March 24, President Barack Obama asked Congress for $2.8 billion in emergency aid to Haiti - about half to pay back money already spent by USAID, the Defense Department and others. An additional $212 million was to write off debt.
The heart of the request was $1.15 billion in new reconstruction funds.
A week later, Clinton touted that figure in front of representatives of 50 nations at the U.N. secretariat, the president of Haiti at her side.
"If the effort to rebuild is slow or insufficient, if it is marked by conflict, lack of coordination or lack of transparency, then the challenges that have plagued Haiti for years could erupt with regional and global consequences," Clinton said.
That was nearly six months ago. It took until May for the Senate to pass a supplemental request for the Haiti funds and until July for the House to do the same. The votes made $917 million available but did not dictate how or when to spend it. Without that final step, the money remains in the U.S. Treasury.
Then came summer recess, emergencies in Pakistan and elsewhere, and the distractions of election politics.
Now the authorization bill that would direct how the aid is delivered remains sidelined by a senator who anonymously pulled it for further study. Through calls to dozens of senators' offices, the AP learned it was Sen. Tom Coburn, a Republican from Oklahoma.
"He is holding the bill because it includes an unnecessary senior Haiti coordinator when we already have one" in U.S. Ambassador Kenneth Merten, Coburn spokeswoman Becky Bernhardt said.
The bill proposes a new coordinator in Washington who would not oversee U.S. aid but would work with the USAID administrator in Washington to develop a rebuilding strategy. The position would cost $1 million a year for five years, including salaries and expenses for a staff of up to seven people.
With the bill on hold, the State Department is trying to move the money along by avoiding Congress as much as possible. It sent lawmakers a "spending plan" on Sept. 20 and gave legislators 15 days to review it. If they fail to act on the plan, the money could be released as soon as specific projects get the OK.
"We need to make sure that the needs of the Haitian people are not sacrificed to procedural and bureaucratic impediments," Senate Foreign Relations Committee chairman John Kerry told the AP by e-mail. "As we approach nine months since the earthquake, further delays on any side are unacceptable."
Asked when the money will actually come, State Department spokesman Charles Luoma-Overstreet said the department expects to start spending in the coming weeks and months. He added that $275 million in "bridge" funds were released in March and have gone toward agriculture, work, health and shelter programs - not long-term reconstruction.
Haitian advocates say that is not enough.
Jean-Claude Bajeux of the Ecumenical Center for Human Rights in Port-au-Prince said this phase was supposed to be about building semi-permanent houses.
"Where are they? We haven't seen them," he said. "There is not much money that is being used. There is not much work that has actually been done."
Of course there is no guarantee that the money would lead to the successful rebuilding of Haiti. Many past U.S. aid efforts have fallen short.
"I don't think (the money) will make any difference," said Haitian human rights advocate Pierre Esperance. "Haitian people are not really involved in this process."
But officials agree the funds could pay for new approaches to make Haiti more sustainable, and rebuilding projects could improve millions of lives.
The AP found that $874 million of the funds pledged by other countries at the donors conference was money already promised to Haiti for work or aid before the quake. An additional $1.13 million wasn't ever going to be sent; it was debt relief. And $184 million was in loans to Haiti's government, not aid.
The Office of the Special Envoy has been tracking the money delivered so far but does not know who got it. The envoy himself, former President Bill Clinton, told the AP in July and again in August that he was putting pressure on donors to meet their pledges.
On the streets of Haiti, many simply feel abandoned. Mishna Gregoire, 22, said she was happy when she heard about the donors conference. But six months later she is still in a tarp city with 5,000 other people, on a foul-smelling plaza in the Port-au-Prince suburb of Petionville.
"I thought it was something serious they were really going to do," Gregoire said, standing amid tarps torn apart by the sudden storm. "But nothing has been done. And I don't think anything will be done."
Associated Press writers Jonathan M. Katz reported his story from Port-au-Prince and Martha Mendoza from Santa Cruz, Calif.
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/09/28/v-fullstory/1846712/ap-impact-haiti-still-waiting.html#ixzz113ex7HVT
PORT-AU-PRINCE, Haiti -- Nearly nine months after the earthquake, more than a million Haitians still live on the streets between piles of rubble. One reason: Not a cent of the $1.15 billion the U.S. promised for rebuilding has arrived.
The money was pledged by Secretary of State Hillary Rodham Clinton in March for use this year in rebuilding. The U.S. has already spent more than $1.1 billion on post-quake relief, but without long-term funds, the reconstruction of the wrecked capital cannot begin.
With just a week to go before fiscal 2010 ends, the money is still tied up in Washington. At fault: bureaucracy, disorganization and a lack of urgency, The Associated Press learned in interviews with officials in the State Department, the Senate Foreign Relations Committee, the White House and the U.N. Office of the Special Envoy. One senator has held up a key authorization bill because of a $5 million provision he says will be wasteful.
Meanwhile, deaths in Port-au-Prince are mounting, as quake survivors scramble to live without shelter or food.
"There are truly lives at stake, and the idea that folks are spending more time finger-pointing than getting this solved is almost unbelievable," said John Simon, a former U.S. ambassador to the African Union who is now with the Center for Global Development, a Washington think tank.
Nor is Haiti getting much from other donors. Some 50 other nations and organizations pledged a total of $8.75 billion for reconstruction, but just $686 million of that has reached Haiti so far - less than 15 percent of the total promised for 2010-11.
The lack of funds has all but halted reconstruction work by CHF International, the primary U.S.-funded group assigned to remove rubble and build temporary shelters. Just 2 percent of rubble has been cleared and 13,000 temporary shelters have been built - less than 10 percent of the number planned.
The Maryland-based agency is asking the U.S. government for $16.5 million to remove more than 21 million cubic feet (600,000 cubic meters) of additional rubble and build 4,000 more temporary houses out of wood and metal.
"It's just a matter of one phone call and the trucks are out again. We have contractors ready to continue removing rubble. ... We have local suppliers and international suppliers ready to ship the amount of wood and construction materials we need," said CHF country director Alberto Wilde. "It's just a matter of money."
Last week the inaction bore tragic results. On Friday an isolated storm destroyed an estimated 8,000 tarps, tents and shacks in the capital and killed at least six people, including two children. And the threat of violence looms as landowners threaten entire camps with forced eviction.
In Washington there is confusion about the money. At a July hearing, Ravij Shah, director of the U.S. Agency for International Development, thanked members of Congress for approving the funds, saying, "The resources are flowing and are being spent in country."
It wasn't true then, and still hasn't happened.
When the earthquake hit, U.S. agencies sent troops, rescuers, aid workers and supplies to the devastated capital, Port-au-Prince. On March 24, President Barack Obama asked Congress for $2.8 billion in emergency aid to Haiti - about half to pay back money already spent by USAID, the Defense Department and others. An additional $212 million was to write off debt.
The heart of the request was $1.15 billion in new reconstruction funds.
A week later, Clinton touted that figure in front of representatives of 50 nations at the U.N. secretariat, the president of Haiti at her side.
"If the effort to rebuild is slow or insufficient, if it is marked by conflict, lack of coordination or lack of transparency, then the challenges that have plagued Haiti for years could erupt with regional and global consequences," Clinton said.
That was nearly six months ago. It took until May for the Senate to pass a supplemental request for the Haiti funds and until July for the House to do the same. The votes made $917 million available but did not dictate how or when to spend it. Without that final step, the money remains in the U.S. Treasury.
Then came summer recess, emergencies in Pakistan and elsewhere, and the distractions of election politics.
Now the authorization bill that would direct how the aid is delivered remains sidelined by a senator who anonymously pulled it for further study. Through calls to dozens of senators' offices, the AP learned it was Sen. Tom Coburn, a Republican from Oklahoma.
"He is holding the bill because it includes an unnecessary senior Haiti coordinator when we already have one" in U.S. Ambassador Kenneth Merten, Coburn spokeswoman Becky Bernhardt said.
The bill proposes a new coordinator in Washington who would not oversee U.S. aid but would work with the USAID administrator in Washington to develop a rebuilding strategy. The position would cost $1 million a year for five years, including salaries and expenses for a staff of up to seven people.
With the bill on hold, the State Department is trying to move the money along by avoiding Congress as much as possible. It sent lawmakers a "spending plan" on Sept. 20 and gave legislators 15 days to review it. If they fail to act on the plan, the money could be released as soon as specific projects get the OK.
"We need to make sure that the needs of the Haitian people are not sacrificed to procedural and bureaucratic impediments," Senate Foreign Relations Committee chairman John Kerry told the AP by e-mail. "As we approach nine months since the earthquake, further delays on any side are unacceptable."
Asked when the money will actually come, State Department spokesman Charles Luoma-Overstreet said the department expects to start spending in the coming weeks and months. He added that $275 million in "bridge" funds were released in March and have gone toward agriculture, work, health and shelter programs - not long-term reconstruction.
Haitian advocates say that is not enough.
Jean-Claude Bajeux of the Ecumenical Center for Human Rights in Port-au-Prince said this phase was supposed to be about building semi-permanent houses.
"Where are they? We haven't seen them," he said. "There is not much money that is being used. There is not much work that has actually been done."
Of course there is no guarantee that the money would lead to the successful rebuilding of Haiti. Many past U.S. aid efforts have fallen short.
"I don't think (the money) will make any difference," said Haitian human rights advocate Pierre Esperance. "Haitian people are not really involved in this process."
But officials agree the funds could pay for new approaches to make Haiti more sustainable, and rebuilding projects could improve millions of lives.
The AP found that $874 million of the funds pledged by other countries at the donors conference was money already promised to Haiti for work or aid before the quake. An additional $1.13 million wasn't ever going to be sent; it was debt relief. And $184 million was in loans to Haiti's government, not aid.
The Office of the Special Envoy has been tracking the money delivered so far but does not know who got it. The envoy himself, former President Bill Clinton, told the AP in July and again in August that he was putting pressure on donors to meet their pledges.
On the streets of Haiti, many simply feel abandoned. Mishna Gregoire, 22, said she was happy when she heard about the donors conference. But six months later she is still in a tarp city with 5,000 other people, on a foul-smelling plaza in the Port-au-Prince suburb of Petionville.
"I thought it was something serious they were really going to do," Gregoire said, standing amid tarps torn apart by the sudden storm. "But nothing has been done. And I don't think anything will be done."
Associated Press writers Jonathan M. Katz reported his story from Port-au-Prince and Martha Mendoza from Santa Cruz, Calif.
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/09/28/v-fullstory/1846712/ap-impact-haiti-still-waiting.html#ixzz113ex7HVT
US names special coordinator for Haiti response
BY JONATHAN M. KATZ
ASSOCIATED PRESS WRITER
PORT-AU-PRINCE, Haiti -- The U.S. State Department has named a special coordinator to oversee Washington's reconstruction plans in earthquake-ravaged Haiti amid complaints about the lagging of promised aid money.
Two officials at the department told The Associated Press on Wednesday that Thomas C. Adams has already started on the job. The officials agreed to discuss the move only if not quoted by name because the appointment had not been made public.
The disclosure came a day after the AP reported that none of the $1.15 billion in reconstruction aid pledged by the U.S. at a donors' conference in March has arrived.
Complaints about the slow delivery of promised reconstruction money on the part of nearly all countries who participated in the conference has been going on for months. Just 15 percent of the money promised for 2010-11 has been delivered, according to the office of U.N. Special Envoy to Haiti Bill Clinton - and none from the United States.
Washington has provided $1.1 billion in humanitarian aid since the quake, but rebuilding cannot begin without the promised longterm reconstruction funds from the U.S. and others.
In the meantime, 1.3 million Haitians remain on the streets nearly nine months after the magnitude-7 earthquake, living in miserable conditions and dying in storms.
The funds were approved by Congress over the summer but cannot be released until a plan for spending the money is formalized. The State Department sent lawmakers one such plan Sept. 20 and gave legislators 15 days to review it. Whether they act or not, the money can be released as soon as the review period expires.
The Obama administration is "in the final phase of working with them (Congress) on the release of supplemental funding to implement our long-term strategy," said State Department adviser Caitlin Klevorick, who works on Haiti.
Officials said the money could be made available within the coming weeks.
Meanwhile, the Senate Foreign Relations Committee drafted a more detailed authorization bill that could also release the money. That is being held up by Sen. Tom Coburn, a Republican from Oklahoma, who placed a "hold" on the bill because he objected to the creation of such an office, which he says would duplicate the role of the U.S. ambassador to Haiti.
Coburn's office did not immediately respond to a request for comment on Adams' appointment.
Klevorick also disputed the heightened criticism about aid funds not being delivered. She said $300 million in previously committed spending during that time has gone to water, food, shelter, health and longer-term projects such as agriculture and the creation of a center to train Haitians to work in garment factories.
The Haiti special coordinator's office will oversee diplomatic relations with Haiti and reconstruction strategy, according to an internal State Department memo on Adams' appointment obtained by the AP. Legislators proposed financing the office at $5 million a year for five years and employ up to seven people.
is a 35-year veteran of the State Department, the memo says. He was previously coordinator of assistance to Europe and Eurasia, overseeing aid to 18 former states of the Soviet Union and eastern Europe.
Associated Press Writer Matthew Lee in Washington contributed to this report.
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/09/29/1848974/us-names-special-coordinator-for.html#ixzz113dd4G1X
ASSOCIATED PRESS WRITER
PORT-AU-PRINCE, Haiti -- The U.S. State Department has named a special coordinator to oversee Washington's reconstruction plans in earthquake-ravaged Haiti amid complaints about the lagging of promised aid money.
Two officials at the department told The Associated Press on Wednesday that Thomas C. Adams has already started on the job. The officials agreed to discuss the move only if not quoted by name because the appointment had not been made public.
The disclosure came a day after the AP reported that none of the $1.15 billion in reconstruction aid pledged by the U.S. at a donors' conference in March has arrived.
Complaints about the slow delivery of promised reconstruction money on the part of nearly all countries who participated in the conference has been going on for months. Just 15 percent of the money promised for 2010-11 has been delivered, according to the office of U.N. Special Envoy to Haiti Bill Clinton - and none from the United States.
Washington has provided $1.1 billion in humanitarian aid since the quake, but rebuilding cannot begin without the promised longterm reconstruction funds from the U.S. and others.
In the meantime, 1.3 million Haitians remain on the streets nearly nine months after the magnitude-7 earthquake, living in miserable conditions and dying in storms.
The funds were approved by Congress over the summer but cannot be released until a plan for spending the money is formalized. The State Department sent lawmakers one such plan Sept. 20 and gave legislators 15 days to review it. Whether they act or not, the money can be released as soon as the review period expires.
The Obama administration is "in the final phase of working with them (Congress) on the release of supplemental funding to implement our long-term strategy," said State Department adviser Caitlin Klevorick, who works on Haiti.
Officials said the money could be made available within the coming weeks.
Meanwhile, the Senate Foreign Relations Committee drafted a more detailed authorization bill that could also release the money. That is being held up by Sen. Tom Coburn, a Republican from Oklahoma, who placed a "hold" on the bill because he objected to the creation of such an office, which he says would duplicate the role of the U.S. ambassador to Haiti.
Coburn's office did not immediately respond to a request for comment on Adams' appointment.
Klevorick also disputed the heightened criticism about aid funds not being delivered. She said $300 million in previously committed spending during that time has gone to water, food, shelter, health and longer-term projects such as agriculture and the creation of a center to train Haitians to work in garment factories.
The Haiti special coordinator's office will oversee diplomatic relations with Haiti and reconstruction strategy, according to an internal State Department memo on Adams' appointment obtained by the AP. Legislators proposed financing the office at $5 million a year for five years and employ up to seven people.
is a 35-year veteran of the State Department, the memo says. He was previously coordinator of assistance to Europe and Eurasia, overseeing aid to 18 former states of the Soviet Union and eastern Europe.
Associated Press Writer Matthew Lee in Washington contributed to this report.
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/09/29/1848974/us-names-special-coordinator-for.html#ixzz113dd4G1X
Une procédure judicaire sera bientôt lancée contre Evans Lescouflair
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Evans Lescouflair, comparaîtra dans les prochains jours par devant les autorités judicaires dans le cadre de l'enquête sur un viol homosexuel. Le chef de l'état, René Préval a répondu favorablement à la requête du ministre des sports lequel avait manifesté sa volonté de comparaître par devant le chef du Parquet de Port-au-Prince. Le commissaire du gouvernement près le tribunal civil de Port-au-Prince, Aristidas Auguste devra réaliser une audition avant de transmettre le dossier à un juge d'instruction. Au début du mois d'août 2010 une plainte avait été déposée à l' encontre de M. Lescouflair par un ex employé de l'ONG Cedaj, Willio Dor. Il accuse le ministre des sports de l'avoir sodomisé en le menaçant avec son arme à feu.
Une source digne de foi a révélé à radio Métropole que contrairement aux informations diffusées, le président Préval n'a été informé du dossier. La lettre du commissaire du gouvernement sollicitant l'autorisation du chef de l'Etat pour l'audition de M. Lescouflair aurait abouti au siège de la présidence le mercredi 29 septembre.
Une rencontre, entre le conseil des avocats de M. Lescouflair et le chef du Parquet, est prévue ce jeudi 30 septembre. Elle devrait permettre de préparer l'audition prochaine du ministre des sports.
Les autorités judiciaires devront rétablir la vérité en confrontant les graves accusations de M. Willio Dor aux dénégations de M. Lescouflair.
LLM / radio Métropole Haïti
Une source digne de foi a révélé à radio Métropole que contrairement aux informations diffusées, le président Préval n'a été informé du dossier. La lettre du commissaire du gouvernement sollicitant l'autorisation du chef de l'Etat pour l'audition de M. Lescouflair aurait abouti au siège de la présidence le mercredi 29 septembre.
Une rencontre, entre le conseil des avocats de M. Lescouflair et le chef du Parquet, est prévue ce jeudi 30 septembre. Elle devrait permettre de préparer l'audition prochaine du ministre des sports.
Les autorités judiciaires devront rétablir la vérité en confrontant les graves accusations de M. Willio Dor aux dénégations de M. Lescouflair.
LLM / radio Métropole Haïti
Jacques Gabriel annonce la réhabilitation de plusieurs tronçons de route
Le ministre des travaux publics, Jacques Gabriel, fait état de la réalisation de certains travaux de réfection des infrastructures routières dans la région métropolitaine. Ces travaux sont réalisés afin d'améliorer la circulation des véhicules à l'occasion de la rentrée scolaire. Les deux plus grands chantiers se déroulent à Carrefour (sud de la capitale).
L'entreprise Encontra devra dans les prochains jours achever la construction de deux dalots à Mariani. La nouvelle chaussée est déjà disponible et les techniciens s'affairent à préparer les deux jonctions. Ce tronçon de route relie la région métropolitaine aux départements du sud, du sud-est, des Nippes et de la Grand-Anse.
La route des rails, qui représente un nouveau tronçon de la Nationale # 2, pourra bientôt entrer dans la phase d'achèvement. Le ministre des travaux Publics confirme qu'un premier versement sera accordé au cours de cette semaine à l'entreprise Vorbe et Fils, chargée de l'exécution du projet. Des travaux de réfection seront également réalisés sur d'autres artères perpendiculaires à la route de Carrefour.
Les tronçons de routes de cette commune souvent exigus ou défectueux sont les principales causes des bouchons sur le boulevard Jean Jacques Dessalines.
En outre les techniciens du Service d'Entretien des Equipements Urbains et Ruraux (SEEUR) réalisent de petites interventions sur plusieurs artères de la région métropolitaine. La nouvelle flotte de 20 camions du SEEUR a été mise a contribution pour la réalisation de ces travaux ainsi que le déblaiement des sites et le curage des ravins.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18289
L'entreprise Encontra devra dans les prochains jours achever la construction de deux dalots à Mariani. La nouvelle chaussée est déjà disponible et les techniciens s'affairent à préparer les deux jonctions. Ce tronçon de route relie la région métropolitaine aux départements du sud, du sud-est, des Nippes et de la Grand-Anse.
La route des rails, qui représente un nouveau tronçon de la Nationale # 2, pourra bientôt entrer dans la phase d'achèvement. Le ministre des travaux Publics confirme qu'un premier versement sera accordé au cours de cette semaine à l'entreprise Vorbe et Fils, chargée de l'exécution du projet. Des travaux de réfection seront également réalisés sur d'autres artères perpendiculaires à la route de Carrefour.
Les tronçons de routes de cette commune souvent exigus ou défectueux sont les principales causes des bouchons sur le boulevard Jean Jacques Dessalines.
En outre les techniciens du Service d'Entretien des Equipements Urbains et Ruraux (SEEUR) réalisent de petites interventions sur plusieurs artères de la région métropolitaine. La nouvelle flotte de 20 camions du SEEUR a été mise a contribution pour la réalisation de ces travaux ainsi que le déblaiement des sites et le curage des ravins.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18289
Les radios francophones à Haïti pour les élections
Publié le 30 septembre 2010 Nathalie Collard, La Presse
Radio-Canada joindra ses ressources à celles des trois autres membres des radios francophones publiques pour couvrir les élections en Haïti le 28 novembre prochain. Ce projet a été annoncé hier au terme d'une rencontre durant laquelle le président sortant de l'association, Jean-Luc Hees de Radio-France, a passé le flambeau à Sylvain Lafrance, actuel vice-président des services français de Radio-Canada.
L'association, qui comprend aussi la Suisse et la Belgique, produit plusieurs émissions diffusées sur la Première chaîne de Radio-Canada, dont La librairie francophone; Bashung, de l'aube à l'aube, etc.
Les directions de l'information doivent se rencontrer à la fin de cette semaine pour discuter des grandes lignes de cette couverture extraordinaire qui amènera des journalistes des quatre pays sur le terrain, en Haïti.
Les représentants de la radio affichaient un air satisfait hier au terme d'une rencontre de deux jours qui leur aura permis d'échanger sur les grandes tendances en radio. «Dans cette crise qui secoue les médias, la radio est celle qui tire le mieux son épingle du jeu», a noté Sylvain Lafrance. Parmi les projets communs des radios francophones publiques, il y a la couverture du prochain Sommet de la francophonie à Montreux, en Suisse, ainsi qu'une série consacrée à Charles Trenet.
Radio-Canada joindra ses ressources à celles des trois autres membres des radios francophones publiques pour couvrir les élections en Haïti le 28 novembre prochain. Ce projet a été annoncé hier au terme d'une rencontre durant laquelle le président sortant de l'association, Jean-Luc Hees de Radio-France, a passé le flambeau à Sylvain Lafrance, actuel vice-président des services français de Radio-Canada.
L'association, qui comprend aussi la Suisse et la Belgique, produit plusieurs émissions diffusées sur la Première chaîne de Radio-Canada, dont La librairie francophone; Bashung, de l'aube à l'aube, etc.
Les directions de l'information doivent se rencontrer à la fin de cette semaine pour discuter des grandes lignes de cette couverture extraordinaire qui amènera des journalistes des quatre pays sur le terrain, en Haïti.
Les représentants de la radio affichaient un air satisfait hier au terme d'une rencontre de deux jours qui leur aura permis d'échanger sur les grandes tendances en radio. «Dans cette crise qui secoue les médias, la radio est celle qui tire le mieux son épingle du jeu», a noté Sylvain Lafrance. Parmi les projets communs des radios francophones publiques, il y a la couverture du prochain Sommet de la francophonie à Montreux, en Suisse, ainsi qu'une série consacrée à Charles Trenet.
Michaëlle Jean remercie les Canadiens
Publié le 30 septembre 2010 à 13h49
La Presse Canadienne, Ottawa
À l'occasion de sa dernière journée complète à titre de gouverneure générale du pays, Michaëlle Jean a transmis jeudi une lettre de remerciements aux Canadiens.
La missive relate les hauts et les bas de son règne de cinq ans, mais ne fait que survoler sa gestion de la crise qui a mené à la prorogation du Parlement, en décembre 2008. Mme Jean estime que cette décision aura incité plusieurs Canadiens à s'interroger sur notre système et sur le fonctionnement de nos institutions.
Cette décision pourrait aussi assurer sa place dans les livres d'histoire du Canada, mais elle n'y consacre qu'un seul paragraphe dans sa lettre.
Les remerciements de Mme Jean surviennent au moment où un nouveau livre révèle que le premier ministre Stephen Harper était prêt à court-circuiter la gouverneure générale et consulter la reine Elisabeth II pour arriver à ses fins.
Dans sa lettre, Mme Jean traite également de ses voyages à l'étranger, ses efforts pour rapprocher les gens, et du déchirant séisme qui a ravagé Haïti, sa terre natale.
La Presse Canadienne, Ottawa
À l'occasion de sa dernière journée complète à titre de gouverneure générale du pays, Michaëlle Jean a transmis jeudi une lettre de remerciements aux Canadiens.
La missive relate les hauts et les bas de son règne de cinq ans, mais ne fait que survoler sa gestion de la crise qui a mené à la prorogation du Parlement, en décembre 2008. Mme Jean estime que cette décision aura incité plusieurs Canadiens à s'interroger sur notre système et sur le fonctionnement de nos institutions.
Cette décision pourrait aussi assurer sa place dans les livres d'histoire du Canada, mais elle n'y consacre qu'un seul paragraphe dans sa lettre.
Les remerciements de Mme Jean surviennent au moment où un nouveau livre révèle que le premier ministre Stephen Harper était prêt à court-circuiter la gouverneure générale et consulter la reine Elisabeth II pour arriver à ses fins.
Dans sa lettre, Mme Jean traite également de ses voyages à l'étranger, ses efforts pour rapprocher les gens, et du déchirant séisme qui a ravagé Haïti, sa terre natale.
«Coup d'État» en Équateur: le président Correa séquestré?
Publié le 30 septembre 2010
Agence France-Presse, Quito
Le vice-président équatorien, Lenin Moreno, a déclaré jeudi à la télévision locale que des policiers rebelles avaient tenté de séquestrer le président Rafael Correa, réfugié dans un hôpital de Quito cerné par des membres des forces de l'ordre protestant contre son gouvernement.
«Un groupe d'asociaux a tenté de séquestrer le président de la République», a déclaré M. Moreno à la télévision équatorienne depuis Guayaquil, grande ville portuaire du sud-ouest du pays.
Le président vénézuélien Hugo Chavez, grand allié de M. Correa, a déclaré à Caracas avoir parlé quatre fois avec lui au téléphone et affirmé qu'il était «séquestré» dans un hôpital de la police avec un petit groupe de collaborateurs. Il a ajouté craindre pour sa vie.
Une délégation de policiers rebelles a organisé une réunion avec M. Correa jeudi après-midi dans cet hôpital, selon l'agence officielle équatorienne Andes.
L'agence précise que la réunion a porté sur une loi réduisant certaines primes des membres des forces de l'ordre, à l'origine du mouvement de protestation de policiers et de militaires qui se sont emparés de commissariats et de l'aéroport de Quito.
Le président socialiste Rafael Correa a dénoncé jeudi une «tentative de coup d'État» alors que des militaires ont occupé l'aéroport international de Quito, et que des policiers se sont emparés du Congrès.
Militaires et policiers s'opposent à une loi supprimant le versement de certaines de leurs primes à l'ancienneté.
Le chef de l'armée ordonne aux putschistes de se rendre
Le commandant des forces armées équatoriennes, le général Ernesto Gonzalez, a ordonné jeudi aux policiers qui se sont soulevés contre le gouvernement de se rendre, assurant que leurs droits seraient respectés.
Le commandant Ernesto Gonzalez avait annoncé plus tôt qu'il soutenait le gouvernement de Rafael Correa, se désolidarisant des militaires qui ont pris l'aéroport.
Le gouvernement équatorien a déclaré l'état d'urgence dans le pays.
«Les forces armées, avec le professionnalisme qui les caractérise, sont en train de prendre des mesures, dans le cadre de la Constitution et de la loi, et vont garantir l'ordre public puisque des membres de la police nationale ont abandonné leurs postes de façon irresponsable», a déclaré le ministre de la Sécurité, Miguel Carvajal.
Selon lui, «toute la police n'est pas dans l'insubordination».
Le «coup d'État» condamné par Washington et La Havane
Le gouvernement cubain de Raul Castro a condamné la tentative de «coup d'État» contre le président socialiste équatorien Rafael Correa, et a appelé les Etats-Unis à la rejeter aussi, juste avant une déclaration américaine en ce sens.
«Cuba condamne et exprime le plus ferme rejet du coup d'État qui se déroule en Équateur», a déclaré à la presse le ministre des Relations extérieures, Bruno Rodriguez, en disant parler sur «instructions» du président Raul Castro.
L'île communiste «appelle le gouvernement des États-Unis à se prononcer contre le coup d'État. Une omission le rendrait complice de cette tentative de coup d'État», a poursuivi le ministre en mettant en cause «l'oligarchie équatorienne et des groupes de conspiration» visant à déstabiliser le pays et la région.
Peu après cette déclaration, la représentante américaine à l'Organisation des Etats américains (OEA), Carmen Lomellin, a dénoncé toute tentative de violer l'ordre constitutionnel de l'Equateur, au cours d'une réunion extraordinaire des pays de l'OEA dont Cuba, sous embargo américain depuis 48 ans, ne fait pas partie.
«Nous apportons notre soutien au gouvernement démocratique en Équateur. Nous apportons notre soutien au gouvernement du président Correa», a ajouté Carmen Lomellin.
Le département d'État américain avait annoncé plus tôt suivre «de près» la situation en Équateur où des militaires ont pris possession de l'aéroport de Quito et des policiers du Congrès pour protester contre une réforme d'austérité du président Correa.
«Cette tentative a pour but de réduire au silence la voix de l'Équateur du président Correa» qui «dénonçait la politique interventionniste des États-Unis», a estimé le ministre cubain, ajoutant que ce coup visait «en définitive à restaurer la domination de l'impérialisme» dans la région.
L'Équateur fait notamment partie avec Cuba, le Venezuela, la Bolivie et le Nicaragua de l'Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA), un regroupement de pays de gauche qui avaient mis en cause Washington dans le coup d'État qui avait renversé en juin 2009 le président de gauche du Honduras Manuel Zelaya.
Le président vénézuélien Hugo Chavez a appelé jeudi les pays de l'ALBA à se porter au secours de Rafael Correa.
L'Équateur: un pays instable
La rébellion de policiers et de militaires illustre une nouvelle fois l'instabilité chronique de ce pays sud-américain, théâtre de nombreux soulèvements depuis le retour de la démocratie en 1979.
Ces treize dernières années, depuis 1997, l'Équateur a connu huit présidents différents.
2010: Rafael Correa, un allié du président vénézuélien Hugo Chavez, fait face à une rébellion de militaires et de policiers apparemment déclenchée par la réduction de leurs primes d'ancienneté. M. Correa a été élu une première fois en 2007, puis réélu en 2009 après l'adoption d'une nouvelle Constitution. Son mandat expire en 2013. Il a dénoncé jeudi une tentative de coup d'État.
2005: Le colonel Lucio Gutierrez, élu président pour la période 2003-2007, est renversé après des manifestations populaires et la déclaration de l'abandon de son poste en avril 2005 par le Congrès. Il est remplacé par le vice-président, Alfredo Palacio.
2000: Jamil Mahuad, élu pour la période 1998-2003, est renversé par un coup d'État après une rébellion indigène soutenue par un groupe d'officiers de l'armée mené par Lucio Gutierrez. Le vice-président Gustavo Noboa prend la place de M. Mahuad.
1997: Abdala Bucaram, élu pour la période 1996-1998, est destitué par le parlement qui a déclaré son incapacité mentale pour exercer la présidence. La vice-présidente Rosalia Arteaga occupe temporairement son poste avant de le céder au président par intérim Fabian Alarcan, élu par le parlement. Des élections anticipées sont convoquées.
Agence France-Presse, Quito
Le vice-président équatorien, Lenin Moreno, a déclaré jeudi à la télévision locale que des policiers rebelles avaient tenté de séquestrer le président Rafael Correa, réfugié dans un hôpital de Quito cerné par des membres des forces de l'ordre protestant contre son gouvernement.
«Un groupe d'asociaux a tenté de séquestrer le président de la République», a déclaré M. Moreno à la télévision équatorienne depuis Guayaquil, grande ville portuaire du sud-ouest du pays.
Le président vénézuélien Hugo Chavez, grand allié de M. Correa, a déclaré à Caracas avoir parlé quatre fois avec lui au téléphone et affirmé qu'il était «séquestré» dans un hôpital de la police avec un petit groupe de collaborateurs. Il a ajouté craindre pour sa vie.
Une délégation de policiers rebelles a organisé une réunion avec M. Correa jeudi après-midi dans cet hôpital, selon l'agence officielle équatorienne Andes.
L'agence précise que la réunion a porté sur une loi réduisant certaines primes des membres des forces de l'ordre, à l'origine du mouvement de protestation de policiers et de militaires qui se sont emparés de commissariats et de l'aéroport de Quito.
Le président socialiste Rafael Correa a dénoncé jeudi une «tentative de coup d'État» alors que des militaires ont occupé l'aéroport international de Quito, et que des policiers se sont emparés du Congrès.
Militaires et policiers s'opposent à une loi supprimant le versement de certaines de leurs primes à l'ancienneté.
Le chef de l'armée ordonne aux putschistes de se rendre
Le commandant des forces armées équatoriennes, le général Ernesto Gonzalez, a ordonné jeudi aux policiers qui se sont soulevés contre le gouvernement de se rendre, assurant que leurs droits seraient respectés.
Le commandant Ernesto Gonzalez avait annoncé plus tôt qu'il soutenait le gouvernement de Rafael Correa, se désolidarisant des militaires qui ont pris l'aéroport.
Le gouvernement équatorien a déclaré l'état d'urgence dans le pays.
«Les forces armées, avec le professionnalisme qui les caractérise, sont en train de prendre des mesures, dans le cadre de la Constitution et de la loi, et vont garantir l'ordre public puisque des membres de la police nationale ont abandonné leurs postes de façon irresponsable», a déclaré le ministre de la Sécurité, Miguel Carvajal.
Selon lui, «toute la police n'est pas dans l'insubordination».
Le «coup d'État» condamné par Washington et La Havane
Le gouvernement cubain de Raul Castro a condamné la tentative de «coup d'État» contre le président socialiste équatorien Rafael Correa, et a appelé les Etats-Unis à la rejeter aussi, juste avant une déclaration américaine en ce sens.
«Cuba condamne et exprime le plus ferme rejet du coup d'État qui se déroule en Équateur», a déclaré à la presse le ministre des Relations extérieures, Bruno Rodriguez, en disant parler sur «instructions» du président Raul Castro.
L'île communiste «appelle le gouvernement des États-Unis à se prononcer contre le coup d'État. Une omission le rendrait complice de cette tentative de coup d'État», a poursuivi le ministre en mettant en cause «l'oligarchie équatorienne et des groupes de conspiration» visant à déstabiliser le pays et la région.
Peu après cette déclaration, la représentante américaine à l'Organisation des Etats américains (OEA), Carmen Lomellin, a dénoncé toute tentative de violer l'ordre constitutionnel de l'Equateur, au cours d'une réunion extraordinaire des pays de l'OEA dont Cuba, sous embargo américain depuis 48 ans, ne fait pas partie.
«Nous apportons notre soutien au gouvernement démocratique en Équateur. Nous apportons notre soutien au gouvernement du président Correa», a ajouté Carmen Lomellin.
Le département d'État américain avait annoncé plus tôt suivre «de près» la situation en Équateur où des militaires ont pris possession de l'aéroport de Quito et des policiers du Congrès pour protester contre une réforme d'austérité du président Correa.
«Cette tentative a pour but de réduire au silence la voix de l'Équateur du président Correa» qui «dénonçait la politique interventionniste des États-Unis», a estimé le ministre cubain, ajoutant que ce coup visait «en définitive à restaurer la domination de l'impérialisme» dans la région.
L'Équateur fait notamment partie avec Cuba, le Venezuela, la Bolivie et le Nicaragua de l'Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA), un regroupement de pays de gauche qui avaient mis en cause Washington dans le coup d'État qui avait renversé en juin 2009 le président de gauche du Honduras Manuel Zelaya.
Le président vénézuélien Hugo Chavez a appelé jeudi les pays de l'ALBA à se porter au secours de Rafael Correa.
L'Équateur: un pays instable
La rébellion de policiers et de militaires illustre une nouvelle fois l'instabilité chronique de ce pays sud-américain, théâtre de nombreux soulèvements depuis le retour de la démocratie en 1979.
Ces treize dernières années, depuis 1997, l'Équateur a connu huit présidents différents.
2010: Rafael Correa, un allié du président vénézuélien Hugo Chavez, fait face à une rébellion de militaires et de policiers apparemment déclenchée par la réduction de leurs primes d'ancienneté. M. Correa a été élu une première fois en 2007, puis réélu en 2009 après l'adoption d'une nouvelle Constitution. Son mandat expire en 2013. Il a dénoncé jeudi une tentative de coup d'État.
2005: Le colonel Lucio Gutierrez, élu président pour la période 2003-2007, est renversé après des manifestations populaires et la déclaration de l'abandon de son poste en avril 2005 par le Congrès. Il est remplacé par le vice-président, Alfredo Palacio.
2000: Jamil Mahuad, élu pour la période 1998-2003, est renversé par un coup d'État après une rébellion indigène soutenue par un groupe d'officiers de l'armée mené par Lucio Gutierrez. Le vice-président Gustavo Noboa prend la place de M. Mahuad.
1997: Abdala Bucaram, élu pour la période 1996-1998, est destitué par le parlement qui a déclaré son incapacité mentale pour exercer la présidence. La vice-présidente Rosalia Arteaga occupe temporairement son poste avant de le céder au président par intérim Fabian Alarcan, élu par le parlement. Des élections anticipées sont convoquées.
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