Google

vendredi 1 octobre 2010

Une dépression tropicale sur Cuba fait deux morts et d’importants dégâts dans les Nippes

Alerte jaune aux inondations pour les autres départements d’Haïti
Jeudi 30 septembre 2010, Radio Kiskeya
Des inondations causées ces dernières heures dans les Nippes (sud-ouest) par de fortes pluies en raison de la formation d’une dépression tropicale au sud de Cuba ont fait au moins deux morts, détruit plusieurs dizaines de résidences et entraîné d’importants dégâts dans les infrastructures routières et l’économie agricole de la région alors que l’alerte jaune aux inondations a été décrétée dans le reste du pays.
Selon le responsable de la protection civile dans le département, Fidel Nicolas, une personne a été emportée par une rivière qu’elle tentait de traverser dans une section communale. Une deuxième est morte noyée à Petit-Trou de Nippes.
Le centre-ville des Baradères était jeudi sous les eaux et toutes les rivières des Nippes en crue menaçaient d’autres villes.
Dans la localité de Grand Boucan, des mesures d’évacuation ont du être prises concernant une quinzaine de familles dont les habitations ont été endommagées, a précisé M. Nicolas.
Le wharf de cabotage local a été également endommagé.
Le responsable souligne que les routes étaient coupées, isolant plusieurs communes où, par ailleurs, des plantations agricoles ont été dévastées et des têtes de bétail emportées.
Les comités de la protection civile dans les onze communes des Nippes restaient mobilisés en vue d’éventuelles interventions d’urgence, particulièrement dans les zones à risques.
Parallèlement, le directeur du Centre national de météorologie, Ronald Semelfort, a annoncé que l’alerte jaune a été décrétée jeudi pour différentes régions d’Haïti qui pourraient être exposées à des risques d’inondations à cause de la présence d’une onde tropicale susceptible de se transformer en cyclone.
Les populations des différents départements sont appelées à la vigilance, une semaine après que des averses accompagnées de vents en rafale avaient fait six morts et touché 1.450 familles dans 262 camps de Port-au-Prince où sont hébergés des sinistrés du séisme du 12 janvier, selon les autorités.
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7089

Le Tempête de St-Marc sacré champion national

Fort de sa solide avance sur ses plus proches poursuivants, le très populaire club st-marcois a définitivement creusé l’écart à deux journées de la fin en pulvérisant à l’extérieur, jeudi soir, le Victory Sportif Club (3-0) Jeudi 30 septembre 2010, Radio Kiskeya.-
Le Tempête Football Club de St-Marc (Artibonite, nord) a décroché jeudi soir, pour la quatrième fois de son histoire, le titre de champion national de D1 en étrillant le Victory Sportif Club sur le score de 3 buts à 0 (mi-temps : 1-0), en match décalé de la 13e journée de la série d’ouverture de la compétition disputé au stade Sylvio Cator.
A deux journées de la fin, avec un total de 31 points, les st-marcois ne peuvent plus être rejoints par leur plus proche poursuivant, l’Aigle Noir du Bel-Air. Deuxième au classement, il ne compte que 22 points.
Devant plusieurs milliers de spectateurs acquis à sa cause alors qu’elle évoluait sur terrain adverse, la "Belle Colonne" a surclassé un Victory méconnaissable.
Mackendy Duverger, Charles Hérold Junior et Chandler Cadet ont été les trois réalisateurs de la soirée, concrétisant la nette domination du Tempête sous les vivats de nombreux fans venus directement de St-Marc à bord d’autobus.
Euphorique et irrésistible depuis le début de la saison, le Tempête était déjà virtuellement champion à la suite de sa victoire (2-0), dimanche dernier dans le derby st-marcois, contre son rival de toujours, le Baltimore, dans un parc Levelt archicomble.
Vainqueur la saison dernière de l’un des deux titres nationaux, le nouveau lauréat vient confirmer la suprématie, ces dernières années, de la province sur la capitale dont certains ténors tels le Racing Club Haïtien, le Violette Athletic Club ou encore le Don Bosco de Pétion-Ville sont actuellement en demi-teinte ou carrément au bord de la catastrophe. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7088

Désignation d’un Coordonnateur spécial de l’aide à long terme des Etats-Unis à Haïti

Un Sénateur républicain s’y oppose, craignant une duplication du rôle de l’Ambassadeur US en Haïti
Jeudi 30 septembre 2010,  Radio Kiskeya
Les Etats-Unis auraient nommé un Coordonnateur spécial de leur aide à la reconstruction d’Haïti, selon une dépêche datée du 29 septembre de l’agence Associated Press (AP) citant deux fonctionnaires du Département d’Etat ayant requis l’anonymat.
L’Administration Obama aurait porté son choix sur Thomas C. Adams, un vétéran de 35 ans du Département d’Etat qui a déjà coordonné l’aide américaine à plus de 18 états de l’ex-Union soviétique et d’autres pays de l’Europe.
L’envoyé spécial des Nations Unies en Haïti et co-président de la Commission Intérimaire de Reconstruction d’Haïti (CIRH), l’ancien président américain Bill Clinton, s’était récemment plaint du fait que seulement 15% de toute l’aide promise pour la reconstruction d’Haïti avait été jusqu’ici débloqué et que l’aide promise par les Etats Unis n’en faisait pas partie. A la conférence des bailleurs de fonds d’Haïti en mars dernier au siège des Nations Unies à New York, Washington s’était engagé à fournir 1.5 milliard de dollars à la reconstruction d’Haïti. Les Etats Unis ont toutefois déjà fourni 1.1 milliard d’aide humanitaire à Haïti depuis le séisme du 12 janvier 2010.
L’aide à long terme des Etats Unis à Haïti a été approuvée l’été dernier par le Congrès américain, mais son déblocage effectif était sujet à la finalisation d’un plan formel d’utilisation. Le Département d’Etat a appointé des experts pour l’élaboration de ce plan et les législateurs américains devraient s’y prononcer dans un délai de 15 jours au-delà duquel l’Administration commencera à débloquer les fonds, indique-t-on à Washington.
« L’Administration Obama est dans une phase finale de discussions avec le Congrès autour du déblocage de fonds supplémentaires pour une stratégie de long terme en Haïti », a déclaré Caitlin Klevorick, conseiller au Département d’Etat qui a travaillé sur le dossier d’Haïti, rapporte AP.
Un plan détaillé d’utilisation de ces fonds rédigé entre-temps par la Commission des affaires étrangères du Sénat américain pour faciliter leur déblocage fait actuellement face à l’opposition du Sénateur républicain d’Oklahoma, Tom Coburn, selon qui le bureau du Coordonnateur spécial de l’aide des Etats Unis à Haïti risque de représenter une duplication du rôle de l’Ambassadeur américain dans le pays.
Le bureau du Coordonnateur spécial pour Haïti qui devrait recevoir 5 millions de dollars par an pendant 5 ans, devrait compter jusqu’à 7 membres. Il aura à traiter des questions relatives aux relations diplomatiques entre Haïti et les Etats-Unis et à la stratégie de reconstruction du pays, selon un mémo transmis par le Département d’Etat à Thomas C. Adams, dont AP dit détenir une copie. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7087
Commentaires:
Ce n'est pas pour rien que l'on ne cesse de le répéter. Haïti est un paradis pour les ONG. L'administration Obama se met au diapason des uatres ONG. Une administration connexe ou parallèle avec l'ambassade des USA.
Un coordonnateur de l'aide américaien qui va coûter 25.000.000 de dollars sur cinq ans qui aura comme fonction et je cite : "Il aura à traiter des questions relatives aux relations diplomatiques entre Haïti et les Etats-Unis et à la stratégie de reconstruction du pays".
Pourtant il existe un ambassadeur américain accrédité en Haïti! Pourquoi un cooordonnateur quand il y a en plus de la mission diplomatique des bureaux et des fonctionnaires de l'USAID en Haïti.
Le tremblement de terre d'Haïti aura profiter à pelin de gens tandis qu'il aura dénombré des victimes condamnés à disparaître au sein de la population... 

La révolution selon Muhammad Yunus

Publié le 01 octobre 2010 Agnès Gruda; La Presse
José Andres est un grand chef qui a fait connaître les tapas aux États-Unis, a popularisé la cuisine moléculaire et enseigne aujourd'hui la physique culinaire à Harvard. Bientôt, il pourrait diriger une école de cuisine... en Haïti.
But de l'opération: former des cuisiniers qui pourront gagner leur vie en vendant des plats pas chers, préparés avec des produits locaux. Tout le monde y gagnerait: les nouveaux chefs, qui y trouveraient un gagne-pain, les agriculteurs qui auraient plus de débouchés pour leurs produits, et les clients qui pourraient bien manger, à peu de frais.
Si ce projet a des chances de voir le jour, c'est grâce à Muhammad Yunus, inventeur du concept du microcrédit et Prix Nobel de la paix 2006.
Dans les années 70, Muhammad Yunus a fondé la banque Grameen pour donner accès au crédit à ceux qui n'en avaient pas. Les pauvres. Et les femmes. Depuis, cette banque a distribué près de 10 milliards de dollars de prêts. Le concept a essaimé partout, y compris dans le monde développé. À la faveur de la crise économique, le réseau Grameen compte déjà cinq succursales aux États-Unis!
Muhammad Yunus, lui, s'est lancé dans une nouvelle bataille: celle en faveur de l'économie sociale, seule façon, selon lui, de sortir le capitalisme du cul-de-sac dans lequel il s'est embourbé. Seule façon, aussi, de donner aux plus pauvres les outils pour sortir vraiment de l'indigence.
Son objectif: convaincre la communauté internationale d'investir entre 10 et 20% de l'argent consacré à l'aide internationale dans un fonds qui financerait des entreprises socialement rentables dans les pays pauvres.
C'est un fonds de ce genre qui permettrait de financer son école culinaire en Haïti. «Nous n'avons eu que des réponses positives, il ne reste que des détails juridiques à régler», assure l'économiste de 70 ans, qui est de passage à Montréal ces jours-ci à l'invitation de l'Université McGill.
Le pape du microcrédit jongle avec des dizaines d'autres projets. À l'écouter parler, on a le sentiment qu'il n'y a rien à son épreuve. Il a convaincu la compagnie Adidas de créer des chaussures à un dollar pour des gens qui n'en ont pas. La compagnie Danone, elle, a produit un yogourt nutritif et pas cher pour les mal nourris du Bangladesh, son pays natal.
Muhammad Yunus voit grand. Il a déjà un autre projet pour Haïti: convaincre de grandes chaînes de magasins, comme Walmart, d'y faire fabriquer des vêtements.
Cet homme qui a étudié aux États-Unis, et qui est sorti du carcan économique traditionnel quand la famine a frappé le Bangladesh, porte un regard critique sur l'aide internationale telle que pratiquée aujourd'hui. Parfois, elle peut faire plus de mal que de bien. En Haïti, par exemple, on a tué l'économie locale en distribuant gratuitement des aliments produits ailleurs.
«L'aide internationale n'a pas évolué depuis les années 60, alors que le monde a changé», déplore Muhammad Yunus, qui prône une sorte de révolution tranquille dans ce secteur.
L'un de ses principaux arguments en faveur de l'entrepreneuriat social, c'est que l'argent qui y entre se «recycle». Tandis qu'un dollar dépensé en charité est dépensé, et ne revient jamais...
Son approche se heurte à quelques résistances. À droite, des gens qui ne croient pas trop que l'entreprise privée puisse être mue par d'autres motivations que le profit. À gauche, des gens qui pensent que les gouvernements doivent résoudre tous les maux. Muhammad Yunus leur répond: «Au lieu de descendre dans la rue pour changer les gouvernements, intervenez là où il y a des lacunes.»
Muhammad Yunus parcourt inlassablement la planète pour convaincre les gouvernements de créer un Fonds d'entrepreneuriat social où serait versé jusqu'à 20% de l'argent de la coopération internationale. Le premier à avoir donné suite à son appel est le Japon. À quand le Canada?
http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/agnes-gruda/201010/01/01-4328441-la-revolution-selon-muhammad-yunus.php

Jean-Claude Bergeron, l'ex grand patron

Publié le 01 octobre 2010 Annie Morin, Le Soleil
(Québec) Jean-Claude Bergeron a déjà été le supérieur provincial, donc le grand patron, des Rédemptoristes.
En avril 1987, Le Soleil rapportait l'accession du prêtre aux plus hautes fonctions de la communauté religieuse dont l'administration provinciale est située à Sainte-Anne-de-Beaupré. À ce titre, il dirigeait les activités des Rédemptoristes au Québec, au Nouveau-Brunswick et au Manitoba, ainsi que les missions d'Haïti, du Japon et d'Uruguay.
L'homme a toutefois passé une bonne partie de sa vie au séminaire Saint-Alphonse.
Natif du Lac-Saint-Jean, il y est entré pour faire ses études classiques, puis il a intégré officiellement la communauté des Rédemptoristes. Il a prononcé ses voeux en 1961 et a été ordonné prêtre en 1967. Dès lors, il a été affecté au séminaire. Au moment des crimes allégués (1979-1980), il était enseignant et gardien de dortoir.
En 1981, il est devenu supérieur du monastère et recteur de la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré jusqu'à son élection comme supérieur provincial.
Lors de l'annonce, M. Bergeron disait considérer sa fonction «comme un service» et avait rappelé l'exemple du fondateur des Rédemptoristes, saint Alphonse, «qui n'a pas craint les difficultés et qui était toujours prêt à rendre service à l'Église et au monde», écrivait Le Soleil.
Séjours en Haïti
La suite du parcours de Jean-Claude Bergeron est plus difficile à tracer. Les Rédemptoristes n'ont même pas voulu nous dire, hier, quand il a cédé les commandes de la communauté. Il est toutefois acquis qu'il a séjourné en Haïti pendant une dizaine d'années, de 1995 à 2005 environ.
Le prêtre a notamment collaboré avec l'organisme à but non lucratif Secours Tiers-Monde, de Lévis, qui vient en aide aux enfants défavorisés dans les pays en développement. «C'est lui qui s'occupait des bourses d'études pour les séminaristes en Haïti», a expliqué hier Marcelle Audet, coordonnatrice de l'organisme.
Le rédemptoriste proposait également des enfants pour le programme de parrainage.
«Je l'ai rencontré peut-être trois ou quatre fois. On discutait des séminaristes. Il m'a toujours fait l'apparence d'un prêtre dans sa vocation», a témoigné Mme Audet. Celle-ci s'est dite «très, très, très, très surprise» des accusations portées hier contre son ancien collaborateur.
Secours Tiers-Monde n'en est pas à sa première association avec des individus douteux. René Guillemette, ex-professeur et entraîneur de kayak reconnu coupable de gestes à caractère sexuel sur des adolescents en 2008 et en 2009, a déjà fait financer des projets de coopération internationale par l'organisme.
La coordonnatrice de Secours Tiers-Monde a assuré hier avoir resserré l'étau sur les collaborateurs.
«On a un code d'éthique qu'on fait signer à tous les bénévoles et à tous les missionnaires qui nous demandent de l'aide, mais on ne peut pas vraiment aller plus loin. Quand ce sont des missionnaires qui nous demandent de l'aide pour des enfants et des familles, on ne fait pas enquête sur leur passé. On se fie, coudonc, c'est un bon missionnaire, on fait confiance», a-t-elle indiqué.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201010/01/01-4328430-jean-claude-bergeron-lex-grand-patron.php

Michèle Dionne lance un recueil de photographies

Publié le 30 septembre 2010
Daphné Cameron, La Presse La première dame du Québec, Michèle Dionne, a lancé jeudi soir à Montréal un recueil de photographies documentant les missions qu'elle a menées à l'étranger avec la Croix-Rouge canadienne.
Depuis 2001, celle que plusieurs surnomment «Michou» a visité le Nicaragua, le Honduras, l'Inde, Madagascar, la Chine, le Liberia, l'Ukraine et Haïti. Les visages qui ont marqué ses voyages sont colligés dans Missions, ouvrage dont les profits de la vente serviront à financer les activités de l'organisme au Québec.
Michèle Dionne, l'épouse du premier ministre Jean Charest,
en compagnie du président des Éditions La Presse,
 André Provencher.
PHOTO: BERNARD BRAULT, LA PRESSE
C'est son mari, le premier ministre du Québec, qui lui a offert un appareil photo pour Noël. «Je ne pensais pas que le cadeau allait aller aussi loin!» a-t-il lancé à La Presse, jeudi, alors que sa femme lui volait la vedette devant les caméras. «Elle n'est pas photographe professionnelle sauf qu'elle a un bon oeil. Les photos sont belles et, ce que je trouve intéressant, c'est qu'elle a choisi des gens, des portraits, des personnes. Lorsqu'elle revenait de ses voyages, ce qui l'impressionnait le plus, c'était les gens qu'elle avait rencontrés. Ce qu'ils avaient à raconter. Alors le livre illustre ça.»

La Banque interaméricaine de développement annule la dette d'Haïti

Publié le 30 septembre 2010
La Banque interaméricaine de développement (BID) a annoncé jeudi l'annulation de la dette d'Haïti à son égard, permise par le versement d'une avance de la part des États-Unis.

L'institution multilatérale a indiqué dans un communiqué avoir effacé 484 millions de dollars de dette, après avoir reçu «une avance sur la contribution des États-Unis dédiée aux prêts du Fonds pour les opérations spéciales de 204 millions de dollars».
«La contribution permettra aussi à la Banque de convertir en subventions à peu près 144 millions de prêts concessionnels non déboursés approuvés avant 2007», date à laquelle la BID a décidé de ne plus verser que des dons à Haïti, a ajouté l'institution.
«Grâce à l'appui déterminé du Congrès, les États-Unis fournissent aujourd'hui une aide essentielle en numéraire pour améliorer la vie des Haïtiens», s'est félicité dans un communiqué le secrétaire adjoint au Trésor américain Lael Brainard.
Depuis le séisme du 12 janvier, Haïti a obtenu l'annulation de sa dette vis-à-vis du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Ces trois institutions pesaient pour près des trois quarts de la dette extérieure du pays.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201009/30/01-4328386-la-banque-interamericaine-de-developpement-annule-la-dette-dhaiti.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_amerique-latine_288_section_POS4

Préval partage certaines préoccupations de l'opposition

Le chef de l'Etat haïtien, René Préval, s'interroge sur l'implication réelle des citoyens dans le processus électoral. Alors que les candidats viennent de lancer leur campagne, le président Préval se demande si l'engouement des citoyens ne sera pas amoindri par les conséquences de la catastrophe du 12 janvier. Lors des dernières sénatoriales partielles, le taux de participation des électeurs était estimé à environ 15%. Les craintes de René Préval sont également celles du chef de la Minustah et des représentants de la communauté internationale. Le représentant du secrétaire général de l'OEA, Ricardo Seitenfus et l'ambassadeur de France, Didier le Bret, ont en plusieurs occasions mis l'accent sur la nécessité d'une bonne participation des électeurs au scrutin du 28 novembre.
Les points de vues du président Préval se rapprochent de ceux du sénateur William Jeanty et des leaders des partis opposés à la tenue des élections, dont Evans Paul, Turneb Delpé et Victor Benoît. Ces personnalités de l'opposition croient qu'il faut maintenant orienter les ressources financières vers les déplacés regroupés dans les camps d'hébergement.
En plus de la souffrance de la population après le violent séisme le président Préval croit qu'une certaine désaffection de la population vis-à-vis des politiques peut être l'une des causes d'une faible affluence des électeurs. On notera tout de même qu'il y a une forte participation des candidats aux joutes, soit un ratio de 8 à 9 candidats par siège vacant.
Tout en reconnaissant l'urgence que représente la situation des sinistrés, M. Préval soutient que les élections constituent un passage obligé.
Outre un faible taux de participation le président Préval partage également les inquiétudes des leaders de l'opposition sur des cas d'irrégularités.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18286
Commentaires:
Il est rop tard aujourd'hui pour réfléchir sur l'impact des élections sur la population dans un contexte aussi difficile. Il est très drôle d'imaginer des élections réalisées dans un pays carrément à genou; à la merci de la solidarité internationale.
Mais il n'y a pas que la communauté internationale comme responsable d'avoir monté cette farce à deux francs cinq sous.
Les leaders bidons de l'opposition auraient du se battre contre la réalisation des élections au lieu de demander le départ du président.
Préval de son côté aurait du montrer la volonté de monter une gouvernement de salut national au lieu de vouloir rester au-delà de la fin de son mandat.
La communauté international aurait une option différente que ces élections qui n'ont l'air d'un jeu de dupes!

jeudi 30 septembre 2010

AP IMPACT: Haiti still waiting for pledged US aid

BY JONATHAN M. KATZ AND MARTHA MENDOZA ASSOCIATED PRESS WRITERS
PORT-AU-PRINCE, Haiti -- Nearly nine months after the earthquake, more than a million Haitians still live on the streets between piles of rubble. One reason: Not a cent of the $1.15 billion the U.S. promised for rebuilding has arrived.
The money was pledged by Secretary of State Hillary Rodham Clinton in March for use this year in rebuilding. The U.S. has already spent more than $1.1 billion on post-quake relief, but without long-term funds, the reconstruction of the wrecked capital cannot begin.
With just a week to go before fiscal 2010 ends, the money is still tied up in Washington. At fault: bureaucracy, disorganization and a lack of urgency, The Associated Press learned in interviews with officials in the State Department, the Senate Foreign Relations Committee, the White House and the U.N. Office of the Special Envoy. One senator has held up a key authorization bill because of a $5 million provision he says will be wasteful.
Meanwhile, deaths in Port-au-Prince are mounting, as quake survivors scramble to live without shelter or food.
"There are truly lives at stake, and the idea that folks are spending more time finger-pointing than getting this solved is almost unbelievable," said John Simon, a former U.S. ambassador to the African Union who is now with the Center for Global Development, a Washington think tank.
Nor is Haiti getting much from other donors. Some 50 other nations and organizations pledged a total of $8.75 billion for reconstruction, but just $686 million of that has reached Haiti so far - less than 15 percent of the total promised for 2010-11.
The lack of funds has all but halted reconstruction work by CHF International, the primary U.S.-funded group assigned to remove rubble and build temporary shelters. Just 2 percent of rubble has been cleared and 13,000 temporary shelters have been built - less than 10 percent of the number planned.
The Maryland-based agency is asking the U.S. government for $16.5 million to remove more than 21 million cubic feet (600,000 cubic meters) of additional rubble and build 4,000 more temporary houses out of wood and metal.
"It's just a matter of one phone call and the trucks are out again. We have contractors ready to continue removing rubble. ... We have local suppliers and international suppliers ready to ship the amount of wood and construction materials we need," said CHF country director Alberto Wilde. "It's just a matter of money."
Last week the inaction bore tragic results. On Friday an isolated storm destroyed an estimated 8,000 tarps, tents and shacks in the capital and killed at least six people, including two children. And the threat of violence looms as landowners threaten entire camps with forced eviction.
In Washington there is confusion about the money. At a July hearing, Ravij Shah, director of the U.S. Agency for International Development, thanked members of Congress for approving the funds, saying, "The resources are flowing and are being spent in country."
It wasn't true then, and still hasn't happened.
When the earthquake hit, U.S. agencies sent troops, rescuers, aid workers and supplies to the devastated capital, Port-au-Prince. On March 24, President Barack Obama asked Congress for $2.8 billion in emergency aid to Haiti - about half to pay back money already spent by USAID, the Defense Department and others. An additional $212 million was to write off debt.

The heart of the request was $1.15 billion in new reconstruction funds.
A week later, Clinton touted that figure in front of representatives of 50 nations at the U.N. secretariat, the president of Haiti at her side.
"If the effort to rebuild is slow or insufficient, if it is marked by conflict, lack of coordination or lack of transparency, then the challenges that have plagued Haiti for years could erupt with regional and global consequences," Clinton said.
That was nearly six months ago. It took until May for the Senate to pass a supplemental request for the Haiti funds and until July for the House to do the same. The votes made $917 million available but did not dictate how or when to spend it. Without that final step, the money remains in the U.S. Treasury.
Then came summer recess, emergencies in Pakistan and elsewhere, and the distractions of election politics.
Now the authorization bill that would direct how the aid is delivered remains sidelined by a senator who anonymously pulled it for further study. Through calls to dozens of senators' offices, the AP learned it was Sen. Tom Coburn, a Republican from Oklahoma.
"He is holding the bill because it includes an unnecessary senior Haiti coordinator when we already have one" in U.S. Ambassador Kenneth Merten, Coburn spokeswoman Becky Bernhardt said.
The bill proposes a new coordinator in Washington who would not oversee U.S. aid but would work with the USAID administrator in Washington to develop a rebuilding strategy. The position would cost $1 million a year for five years, including salaries and expenses for a staff of up to seven people.
With the bill on hold, the State Department is trying to move the money along by avoiding Congress as much as possible. It sent lawmakers a "spending plan" on Sept. 20 and gave legislators 15 days to review it. If they fail to act on the plan, the money could be released as soon as specific projects get the OK.
"We need to make sure that the needs of the Haitian people are not sacrificed to procedural and bureaucratic impediments," Senate Foreign Relations Committee chairman John Kerry told the AP by e-mail. "As we approach nine months since the earthquake, further delays on any side are unacceptable."
Asked when the money will actually come, State Department spokesman Charles Luoma-Overstreet said the department expects to start spending in the coming weeks and months. He added that $275 million in "bridge" funds were released in March and have gone toward agriculture, work, health and shelter programs - not long-term reconstruction.

Haitian advocates say that is not enough.
Jean-Claude Bajeux of the Ecumenical Center for Human Rights in Port-au-Prince said this phase was supposed to be about building semi-permanent houses.
"Where are they? We haven't seen them," he said. "There is not much money that is being used. There is not much work that has actually been done."
Of course there is no guarantee that the money would lead to the successful rebuilding of Haiti. Many past U.S. aid efforts have fallen short.
"I don't think (the money) will make any difference," said Haitian human rights advocate Pierre Esperance. "Haitian people are not really involved in this process."
But officials agree the funds could pay for new approaches to make Haiti more sustainable, and rebuilding projects could improve millions of lives.
The AP found that $874 million of the funds pledged by other countries at the donors conference was money already promised to Haiti for work or aid before the quake. An additional $1.13 million wasn't ever going to be sent; it was debt relief. And $184 million was in loans to Haiti's government, not aid.
The Office of the Special Envoy has been tracking the money delivered so far but does not know who got it. The envoy himself, former President Bill Clinton, told the AP in July and again in August that he was putting pressure on donors to meet their pledges.
On the streets of Haiti, many simply feel abandoned. Mishna Gregoire, 22, said she was happy when she heard about the donors conference. But six months later she is still in a tarp city with 5,000 other people, on a foul-smelling plaza in the Port-au-Prince suburb of Petionville.
"I thought it was something serious they were really going to do," Gregoire said, standing amid tarps torn apart by the sudden storm. "But nothing has been done. And I don't think anything will be done."
Associated Press writers Jonathan M. Katz reported his story from Port-au-Prince and Martha Mendoza from Santa Cruz, Calif.
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/09/28/v-fullstory/1846712/ap-impact-haiti-still-waiting.html#ixzz113ex7HVT

US names special coordinator for Haiti response

BY JONATHAN M. KATZ

ASSOCIATED PRESS WRITER
PORT-AU-PRINCE, Haiti -- The U.S. State Department has named a special coordinator to oversee Washington's reconstruction plans in earthquake-ravaged Haiti amid complaints about the lagging of promised aid money.
Two officials at the department told The Associated Press on Wednesday that Thomas C. Adams has already started on the job. The officials agreed to discuss the move only if not quoted by name because the appointment had not been made public.
The disclosure came a day after the AP reported that none of the $1.15 billion in reconstruction aid pledged by the U.S. at a donors' conference in March has arrived.
Complaints about the slow delivery of promised reconstruction money on the part of nearly all countries who participated in the conference has been going on for months. Just 15 percent of the money promised for 2010-11 has been delivered, according to the office of U.N. Special Envoy to Haiti Bill Clinton - and none from the United States.
Washington has provided $1.1 billion in humanitarian aid since the quake, but rebuilding cannot begin without the promised longterm reconstruction funds from the U.S. and others.
In the meantime, 1.3 million Haitians remain on the streets nearly nine months after the magnitude-7 earthquake, living in miserable conditions and dying in storms.
The funds were approved by Congress over the summer but cannot be released until a plan for spending the money is formalized. The State Department sent lawmakers one such plan Sept. 20 and gave legislators 15 days to review it. Whether they act or not, the money can be released as soon as the review period expires.
The Obama administration is "in the final phase of working with them (Congress) on the release of supplemental funding to implement our long-term strategy," said State Department adviser Caitlin Klevorick, who works on Haiti.
Officials said the money could be made available within the coming weeks.
Meanwhile, the Senate Foreign Relations Committee drafted a more detailed authorization bill that could also release the money. That is being held up by Sen. Tom Coburn, a Republican from Oklahoma, who placed a "hold" on the bill because he objected to the creation of such an office, which he says would duplicate the role of the U.S. ambassador to Haiti.
Coburn's office did not immediately respond to a request for comment on Adams' appointment.
Klevorick also disputed the heightened criticism about aid funds not being delivered. She said $300 million in previously committed spending during that time has gone to water, food, shelter, health and longer-term projects such as agriculture and the creation of a center to train Haitians to work in garment factories.
The Haiti special coordinator's office will oversee diplomatic relations with Haiti and reconstruction strategy, according to an internal State Department memo on Adams' appointment obtained by the AP. Legislators proposed financing the office at $5 million a year for five years and employ up to seven people.
is a 35-year veteran of the State Department, the memo says. He was previously coordinator of assistance to Europe and Eurasia, overseeing aid to 18 former states of the Soviet Union and eastern Europe.
Associated Press Writer Matthew Lee in Washington contributed to this report.
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/09/29/1848974/us-names-special-coordinator-for.html#ixzz113dd4G1X

Une procédure judicaire sera bientôt lancée contre Evans Lescouflair

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Evans Lescouflair, comparaîtra dans les prochains jours par devant les autorités judicaires dans le cadre de l'enquête sur un viol homosexuel. Le chef de l'état, René Préval a répondu favorablement à la requête du ministre des sports lequel avait manifesté sa volonté de comparaître par devant le chef du Parquet de Port-au-Prince. Le commissaire du gouvernement près le tribunal civil de Port-au-Prince, Aristidas Auguste devra réaliser une audition avant de transmettre le dossier à un juge d'instruction. Au début du mois d'août 2010 une plainte avait été déposée à l' encontre de M. Lescouflair par un ex employé de l'ONG Cedaj, Willio Dor. Il accuse le ministre des sports de l'avoir sodomisé en le menaçant avec son arme à feu.
Une source digne de foi a révélé à radio Métropole que contrairement aux informations diffusées, le président Préval n'a été informé du dossier. La lettre du commissaire du gouvernement sollicitant l'autorisation du chef de l'Etat pour l'audition de M. Lescouflair aurait abouti au siège de la présidence le mercredi 29 septembre.
Une rencontre, entre le conseil des avocats de M. Lescouflair et le chef du Parquet, est prévue ce jeudi 30 septembre. Elle devrait permettre de préparer l'audition prochaine du ministre des sports.
Les autorités judiciaires devront rétablir la vérité en confrontant les graves accusations de M. Willio Dor aux dénégations de M. Lescouflair.
LLM / radio Métropole Haïti

Jacques Gabriel annonce la réhabilitation de plusieurs tronçons de route

Le ministre des travaux publics, Jacques Gabriel, fait état de la réalisation de certains travaux de réfection des infrastructures routières dans la région métropolitaine. Ces travaux sont réalisés afin d'améliorer la circulation des véhicules à l'occasion de la rentrée scolaire. Les deux plus grands chantiers se déroulent à Carrefour (sud de la capitale).
L'entreprise Encontra devra dans les prochains jours achever la construction de deux dalots à Mariani. La nouvelle chaussée est déjà disponible et les techniciens s'affairent à préparer les deux jonctions. Ce tronçon de route relie la région métropolitaine aux départements du sud, du sud-est, des Nippes et de la Grand-Anse.
La route des rails, qui représente un nouveau tronçon de la Nationale # 2, pourra bientôt entrer dans la phase d'achèvement. Le ministre des travaux Publics confirme qu'un premier versement sera accordé au cours de cette semaine à l'entreprise Vorbe et Fils, chargée de l'exécution du projet. Des travaux de réfection seront également réalisés sur d'autres artères perpendiculaires à la route de Carrefour.
Les tronçons de routes de cette commune souvent exigus ou défectueux sont les principales causes des bouchons sur le boulevard Jean Jacques Dessalines.
En outre les techniciens du Service d'Entretien des Equipements Urbains et Ruraux (SEEUR) réalisent de petites interventions sur plusieurs artères de la région métropolitaine. La nouvelle flotte de 20 camions du SEEUR a été mise a contribution pour la réalisation de ces travaux ainsi que le déblaiement des sites et le curage des ravins.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18289

Les radios francophones à Haïti pour les élections

Publié le 30 septembre 2010 Nathalie Collard, La Presse
Radio-Canada joindra ses ressources à celles des trois autres membres des radios francophones publiques pour couvrir les élections en Haïti le 28 novembre prochain. Ce projet a été annoncé hier au terme d'une rencontre durant laquelle le président sortant de l'association, Jean-Luc Hees de Radio-France, a passé le flambeau à Sylvain Lafrance, actuel vice-président des services français de Radio-Canada.
L'association, qui comprend aussi la Suisse et la Belgique, produit plusieurs émissions diffusées sur la Première chaîne de Radio-Canada, dont La librairie francophone; Bashung, de l'aube à l'aube, etc.
Les directions de l'information doivent se rencontrer à la fin de cette semaine pour discuter des grandes lignes de cette couverture extraordinaire qui amènera des journalistes des quatre pays sur le terrain, en Haïti.
Les représentants de la radio affichaient un air satisfait hier au terme d'une rencontre de deux jours qui leur aura permis d'échanger sur les grandes tendances en radio. «Dans cette crise qui secoue les médias, la radio est celle qui tire le mieux son épingle du jeu», a noté Sylvain Lafrance. Parmi les projets communs des radios francophones publiques, il y a la couverture du prochain Sommet de la francophonie à Montreux, en Suisse, ainsi qu'une série consacrée à Charles Trenet.

Michaëlle Jean remercie les Canadiens

Publié le 30 septembre 2010 à 13h49

La Presse Canadienne, Ottawa
À l'occasion de sa dernière journée complète à titre de gouverneure générale du pays, Michaëlle Jean a transmis jeudi une lettre de remerciements aux Canadiens.
La missive relate les hauts et les bas de son règne de cinq ans, mais ne fait que survoler sa gestion de la crise qui a mené à la prorogation du Parlement, en décembre 2008. Mme Jean estime que cette décision aura incité plusieurs Canadiens à s'interroger sur notre système et sur le fonctionnement de nos institutions.
Cette décision pourrait aussi assurer sa place dans les livres d'histoire du Canada, mais elle n'y consacre qu'un seul paragraphe dans sa lettre.
Les remerciements de Mme Jean surviennent au moment où un nouveau livre révèle que le premier ministre Stephen Harper était prêt à court-circuiter la gouverneure générale et consulter la reine Elisabeth II pour arriver à ses fins.
Dans sa lettre, Mme Jean traite également de ses voyages à l'étranger, ses efforts pour rapprocher les gens, et du déchirant séisme qui a ravagé Haïti, sa terre natale.

«Coup d'État» en Équateur: le président Correa séquestré?

Publié le 30 septembre 2010
Agence France-Presse, Quito
Le vice-président équatorien, Lenin Moreno, a déclaré jeudi à la télévision locale que des policiers rebelles avaient tenté de séquestrer le président Rafael Correa, réfugié dans un hôpital de Quito cerné par des membres des forces de l'ordre protestant contre son gouvernement.
«Un groupe d'asociaux a tenté de séquestrer le président de la République», a déclaré M. Moreno à la télévision équatorienne depuis Guayaquil, grande ville portuaire du sud-ouest du pays.
Le président vénézuélien Hugo Chavez, grand allié de M. Correa, a déclaré à Caracas avoir parlé quatre fois avec lui au téléphone et affirmé qu'il était «séquestré» dans un hôpital de la police avec un petit groupe de collaborateurs. Il a ajouté craindre pour sa vie.
Une délégation de policiers rebelles a organisé une réunion avec M. Correa jeudi après-midi dans cet hôpital, selon l'agence officielle équatorienne Andes.
L'agence précise que la réunion a porté sur une loi réduisant certaines primes des membres des forces de l'ordre, à l'origine du mouvement de protestation de policiers et de militaires qui se sont emparés de commissariats et de l'aéroport de Quito.
Le président socialiste Rafael Correa a dénoncé jeudi une «tentative de coup d'État» alors que des militaires ont occupé l'aéroport international de Quito, et que des policiers se sont emparés du Congrès.
Militaires et policiers s'opposent à une loi supprimant le versement de certaines de leurs primes à l'ancienneté.
Le chef de l'armée ordonne aux putschistes de se rendre
Le commandant des forces armées équatoriennes, le général Ernesto Gonzalez, a ordonné jeudi aux policiers qui se sont soulevés contre le gouvernement de se rendre, assurant que leurs droits seraient respectés.
Le commandant Ernesto Gonzalez avait annoncé plus tôt qu'il soutenait le gouvernement de Rafael Correa, se désolidarisant des militaires qui ont pris l'aéroport.
Le gouvernement équatorien a déclaré l'état d'urgence dans le pays.
«Les forces armées, avec le professionnalisme qui les caractérise, sont en train de prendre des mesures, dans le cadre de la Constitution et de la loi, et vont garantir l'ordre public puisque des membres de la police nationale ont abandonné leurs postes de façon irresponsable», a déclaré le ministre de la Sécurité, Miguel Carvajal.
Selon lui, «toute la police n'est pas dans l'insubordination».
Le «coup d'État» condamné par Washington et La Havane
Le gouvernement cubain de Raul Castro a condamné la tentative de «coup d'État» contre le président socialiste équatorien Rafael Correa, et a appelé les Etats-Unis à la rejeter aussi, juste avant une déclaration américaine en ce sens.
«Cuba condamne et exprime le plus ferme rejet du coup d'État qui se déroule en Équateur», a déclaré à la presse le ministre des Relations extérieures, Bruno Rodriguez, en disant parler sur «instructions» du président Raul Castro.
L'île communiste «appelle le gouvernement des États-Unis à se prononcer contre le coup d'État. Une omission le rendrait complice de cette tentative de coup d'État», a poursuivi le ministre en mettant en cause «l'oligarchie équatorienne et des groupes de conspiration» visant à déstabiliser le pays et la région.
Peu après cette déclaration, la représentante américaine à l'Organisation des Etats américains (OEA), Carmen Lomellin, a dénoncé toute tentative de violer l'ordre constitutionnel de l'Equateur, au cours d'une réunion extraordinaire des pays de l'OEA dont Cuba, sous embargo américain depuis 48 ans, ne fait pas partie.
«Nous apportons notre soutien au gouvernement démocratique en Équateur. Nous apportons notre soutien au gouvernement du président Correa», a ajouté Carmen Lomellin.
Le département d'État américain avait annoncé plus tôt suivre «de près» la situation en Équateur où des militaires ont pris possession de l'aéroport de Quito et des policiers du Congrès pour protester contre une réforme d'austérité du président Correa.
«Cette tentative a pour but de réduire au silence la voix de l'Équateur du président Correa» qui «dénonçait la politique interventionniste des États-Unis», a estimé le ministre cubain, ajoutant que ce coup visait «en définitive à restaurer la domination de l'impérialisme» dans la région.
L'Équateur fait notamment partie avec Cuba, le Venezuela, la Bolivie et le Nicaragua de l'Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA), un regroupement de pays de gauche qui avaient mis en cause Washington dans le coup d'État qui avait renversé en juin 2009 le président de gauche du Honduras Manuel Zelaya.
Le président vénézuélien Hugo Chavez a appelé jeudi les pays de l'ALBA à se porter au secours de Rafael Correa.
L'Équateur: un pays instable
La rébellion de policiers et de militaires illustre une nouvelle fois l'instabilité chronique de ce pays sud-américain, théâtre de nombreux soulèvements depuis le retour de la démocratie en 1979.
Ces treize dernières années, depuis 1997, l'Équateur a connu huit présidents différents.

2010: Rafael Correa, un allié du président vénézuélien Hugo Chavez, fait face à une rébellion de militaires et de policiers apparemment déclenchée par la réduction de leurs primes d'ancienneté. M. Correa a été élu une première fois en 2007, puis réélu en 2009 après l'adoption d'une nouvelle Constitution. Son mandat expire en 2013. Il a dénoncé jeudi une tentative de coup d'État.
2005: Le colonel Lucio Gutierrez, élu président pour la période 2003-2007, est renversé après des manifestations populaires et la déclaration de l'abandon de son poste en avril 2005 par le Congrès. Il est remplacé par le vice-président, Alfredo Palacio.
2000: Jamil Mahuad, élu pour la période 1998-2003, est renversé par un coup d'État après une rébellion indigène soutenue par un groupe d'officiers de l'armée mené par Lucio Gutierrez. Le vice-président Gustavo Noboa prend la place de M. Mahuad.
1997: Abdala Bucaram, élu pour la période 1996-1998, est destitué par le parlement qui a déclaré son incapacité mentale pour exercer la présidence. La vice-présidente Rosalia Arteaga occupe temporairement son poste avant de le céder au président par intérim Fabian Alarcan, élu par le parlement. Des élections anticipées sont convoquées.

mercredi 29 septembre 2010

Jean Hector Anacacis, le trouble-fête

Haïti: Sacré Ana ! Né le 20 juillet 1955 à Cayes-Jacmel, dans un paysage de rêve, il a peur qu'on le loue ; il le désire pourtant.

La candidature du sénateur de l'Ouest, élu en 2006 dès le premier tour, était prévisible dans ce contexte de guerre ouverte à l'intérieur de la plate-forme présidentielle INITE. Enjoué mais aussi sérieux, dans ce payage orageux, Jean Hector Anacacis n'avait qu'une idée en tête: être désigné comme candidat à la présidence par cette dernière. Se présenter sous la bannière du MODEJHA est un tour de force.
Voici donc revenu, pour Ana, comme le surnomment familièrement ses proches, le temps des sunlights, des émotions fortes et des débats d'idées.
Animal politique doué d'un sens aigu de la communication, et assez indépendant pour échapper à la main mise de tous les partis, diplômé en Sciences comptables à l'INAGHEI (1997) et en Sciences Commerciales à l'Institut des Hautes Etudes Commerciales et Economiques (IHECE, 1987), il a tout connu : une enfance pénible avec une mère analphabète, Caméla Athis, fille naturelle du tout puissant André Simon, député "à vie" de Cayes-Jacmel sous les Duvalier, l'extrême solitude et la misère d'un animateur social engagé dans l'éducation communautaire et le développement durable, la hargne créatrice et les tourments d'un petit entrepreneur. Avec une intense gamme de sentiments, Jean Hector Anacacis, sourire aux lèvres, vraiment sympathique, parle avec une âme d'enfant de sa vie : les difficiles années d'études, d'abord à Cayes Jacmel (mwen te lou kankou pwa sinkant, mwen fe preparatwa 1 twa fwa), ensuite à Port-au-Prince, avec des hauts et des bas ; parrainé par son grand-père André Simon, le premier « djob » aux Presses Nationales d'Haïti sous la direction de Gabriel Ancion, où il passa plus de dix ans (du plus petit grade, opérateur de Linotype, au plus gratifiant poste, Directeur Commercial) ; la rencontre et le compagnonnage avec de grands militants de gauche (René Théodore, Gérard Pierre-Charles, Marc Romulus, Max Bourjolly, Chavannes Jean-Baptiste, Evans Lescouflair, Michel Hector, Suzy Castor), l'ère de Titid avec ses tempêtes dévastatrices, les premiers contacts avec René Préval, les élections de 2006...



René Théodore ? Ce fut la grande rencontre de sa vie. Têtu, obsédé par les choses de l'esprit, le marxisme, le théâtre, décapant, imprévisible, Anacacis est un bonhomme complexe, aussi fier d'avoir collaboré avec René Théodore contre les militaires ou Prosper Avril que d'avoir connu Jean-Bertrand Aristide ou Sylvio Claude.
Epouvantables, insensées, "Makaron", les années 1986-2004 furent celles des déconfitures, des échecs en cascade, jusqu'à l'exil de Jean-Bertrand Aristide, « un Pol Pot pour René Théodore », se rappelle Jean Hector Anacacis. Le procès ne fait que commencer. D'autres acteurs, vivants ou morts, viendront, incendiaires ou hagiographes. Or, soyons - en sûrs, leurs témoignages ne permettront pas davantage de porter un jugement tranché sur cette période tumultueuse où les cadavres se ramassent à la pelle.
Une passion profonde
L'originalité et la force de cette vie, c'est que le bilan et les ressorts substantiels portent la marque d'un tempérament de battant et d'homme de presse. Marqué par de remarquables efforts d'auto-évaluation et de perfectionnement, son long passage aux Presses Nationales a totalement transformé sa vie et l'a accoutumé aux livres, à leur valeur intrinsèque et à leur ample métamorphose : il est le PDG de la Maison d'impression Kay-Ana (Imprimerie) et le gérant responsable du périodique Haïti - Unité (fondé le 3 mars 2006).
Le temps ne viendra sans doute pas de sitôt où il sera possible de juger avec sérénité Jean Hector Anacacis en tant que sénateur. Si jamais il vient. Son secret ? Il réside dans l'absence absolue de méchanceté ou de trivialité. Cet homme politique si attentif aux travers de ses pairs et aux dérèglements de l'Exécutif est un idéaliste : de fond en comble, preuve est faite qu'il y a un seul et même Anacacis dont la plus grande passion est ancrée dans l'élaboration et l'accomplissement de travaux d'éducation communautaire et de développement durable. Responsable de la fondation Solidarité pour un Appui au Développement Local (SOPADL) et Directeur du Centre de formation en Animation Communautaire (CFAC), auteur de divers matériels didactiques à l'intention des organisation de base (you zouti kontabilite pou òganizasyon Popilèm 107 mirak ak te lakay), il a reçu une formation au Brésil sur la comptabilité des ONGs et l'animation sociale à l'IBASE (Institut Brésilien d'Analyses socio-Economiques). Parallèlement, au travers de confidences touchantes, ce fort en gueule - tellement soucieux de faire découvrir ce qu'il estime être son vrai visage - donne, de sa ville natale et de lui-même, une image profondément moins caricaturale, plus humaine, dirait-on.

Il est devenu gauchiste, communiste par opposition à la fatalité ambiante, aux malheurs séculaires des classes démunies. Une foi ardente en la perfectibilité des hommes qui le pousse à s'engager avec force dans des projets de santé, d'adduction d'eau potable, de curage de canaux, d'alphabétisation dans les quartiers défavorisés de Port-au-Prince. En écho au métier de son père (Théodore Anacacis) qui a été obligé d'aller travailler à Santo domingo comme coupeur de canne pour échapper à la fureur d'André Simon, il se livre avec jubilation (jusqu'à l'introspection), avouant ses coups de coeur, dévoilant ses états d'âme : « Je suis un pêcheur... C'est ma seule vraie passion... » C'est un être blessé, fils à maman, qui parle sur le ton de la confession, de cette tristesse rentrée. Presque sans élever la voix. Père attentif et responsable, il a quatre enfants: deux filles d'un premier lit (Fabienne et Fabiola) et deux autres avec la Dame avec qui il vit en union libre depuis plusieurs années (Anne-Sophie et Olivier).
Donc, voici un politicien qui charme, même s'il donne effectivement l'impression de trop souvent flotter. Rarissime. Avec un discours un peu bon enfant, mais qu'on devine sentimental, quand il dit qu'il aime la vie simple, les petites gens, la terre, l'arrière pays. Utilisant un langage imagé et une posture théâtrale, tout son art est d'aller au plus profond avec l'air de ne pas y toucher. C'est que le monde politique est traversé de part en part par la duplicité, l'imposture, la bêtise et le cynisme. Entre les mots, les gestes, l'enfance surgit. Brave nature humaine !
Un intarissable bavard
A supposer que l'on fasse introspection vertu, les surprenantes révélations de Jean Hector Anacacis seraient, sans nul doute, pour la postérité, consignées dans des livres d'histoire. Bien trop fin pour laisser percer son jeu, avec son art inimitable du « scoop », il a offert jusqu'ici aux Haïtiens une image sulfureuse, contradictoire, fascinante, singulière. « René Préval ne m'appelle jamais pour me donner des instructions, précise-t-il sans aucun détail. J'anticipe au contraire. Par contre, il arrive souvent que je l'influence. Vu mes rapports étroits avec Jude Célestin qui remontent à plusieurs décennies, qui remontent à nos années studieuses, le président passe parfois par ce dernier pour me faire taire. » D'ailleurs, reconnait-il avec une certaine fierté, sa candidature du Sénat en 2005 a été vivement recommandée par Jude Célestin et Marie Claude Préval Calvin et acceptée par René Préval.
Reconnaitre à Jean Hector Anacacis un contrôle exceptionnel de son expression et une habileté naturelle ne signifie pas que d'autres sont dépourvus de ces atouts, mais que lui en profite largement. Surtout, sa capacité d'observer, tant le jeu politique que les calculs des acteurs, et de s'adapter, sans être dupe, dénote un pragmatisme vigilant et une grande probité. Enviable, mais dangereuse sur certains point, sa situation de confident et de conseiller auprès du président René Préval lui a permis d'adopter une ligne flexible et réaliste, qui explique sa sincérité.
Comme il y a des hommes politiques à mystères, Jean Hector Anacacis est un homme politique à révélations, ou, si vous préférez, un intarissable bavard. Les secrets d'alcôve politiques, les anecdotes, les digressions, il les digère, les compile, finit par les rendre publics. Il en fait son dada - un véritable dévoreur -, son sport favori. Sans doute un cas unique, un spécimen. Les tourments de l'existence et les simulacres de la vie politique lui serrent la gorge, et il ne reprend son souffle que dans le rire et la dérision. Les tumultes de l'actualité, les grimaces de la société et les bouffonneries du pouvoir le retiennent dans la mesure où ils participent de la comédie humaine. Le terme « hypocrisie » n'appartient pas à son vocabulaire. C'est que ce militant politique adore le micro, la scène, les débats d'idées. Très à l'aise face aux journalistes qui l'adorent, il veut toujours prouver qu'il a quelque chose d'intelligent ou spectaculaire à dire. Un exemple riche en actualité?
« Le choix de René Préval, c'était ou bien Jude Célestin ou moi. Puisque je suis très politique, j'ai toujours été convaincu que c'est Jude Célestin que le président va en fin de compte désigner, aime-t-il affirmer. Jacques Edouard Alexis n'a jamais été dans la tête de René Préval. Jamais, confie-t-il péremptoirement."
Minutieux et passionné, avide de bons mots, il dresse l'inventaire des indices, des manoeuvres et des décisions qui prouvent, à ses yeux d'observateur direct et d'acteur privilégié, que René Préval savait où il allait, de la chute de Jacques Edouard Alexis le 12 avril 2008 à la montée de Jean-Max Bellerive, de la mort lente de Lespwa à la formation houleuse de Inite. Ses reculs, ses atermoiements, ses concessions faites à certains groupes économiques ? Autant de ruses ou de combats souterrains, pour éviter d'être broyé par sa propre famille politique, explique Jean Hector Anacacis. Alors, pourquoi s'est-il lancé dans cette galère ?
« Parce que le président a pris trop de temps pour choisir, Jude Célestin après le rejet de Jacques Edouard Alexis par l'état-major de INITE.
Pour ne pas décevoir mon électorat, l'équipe qui est avec moi, mon entourage, mes partisans, ne pouvant plus reculer, je n'avais pas d'autre décision à prendre que me présenter comme candidat à la présidence », précise-t-il avec un grand sourire.
Pas facile, d'être Jean Hector Anacacis tant le personnage, comme la tumultueuse période politique et électorale, à laquelle il est confondu, est déroutant.
Pierre-Raymond Dumas
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=84023&PubDate=2010-09-29

Aucune chance pour les électeurs retardataires

C'est fini pour les électeurs retardataires à propos de leur participation aux prochaines élections ! En effet, tous les citoyens qui souhaitaient élire un nouveau président le 28 novembre, devront attendre jusqu'en 2015. S'ils ne se faisaient pas inscrire bien entendu comme électeurs avant ou pendant la journée de ce mardi 28 septembre. Haïti: Les électeurs qui n'ont pas eu le temps de se faire enregistrer à l'Office national d'identification (ONI) avant ce mardi 28 septembre 2010 ne pourront pas remplir bientôt leur devoir civique. Ils peuvent toujours se rendre aux différents bureaux - 141 au total pour le pays - de cette institution pour se faire inscrire, mais leur Carte d'identification nationale (CIN), document exigible permettant d'accorder un vote à un candidat, ne sera pas prête avant les scrutins présidentiel et législatif prévus pour le 28 novembre prochain.
« Le processus d'enregistrement se poursuit au-delà de ces élections, mais c'est fini pour les électeurs qui souhaitaient passer aux urnes le 28 novembre 2010. Il n'y a aucune chance pour les retardataires », a confirmé aujourd'hui un employé de l'ONI dont les activités ont été reprises environ deux mois après le tremblement de terre meurtrier du 12 janvier qui a causé entre autres la perte de plusieurs milliers de CIN.
Jusqu'à ce mardi, ils étaient encore nombreux les citoyens qui, au dernier moment, voulaient solliciter leur CIN. De longues files d'attente ont été remarquées devant le Bureau central de l'ONI à Babiole. Le spectacle n'était pas si différent à Pétion-ville où une foule de gens étaient massés devant un autre bureau de cette institution. Certains étaient à leur énième voyage sans succès.
L'Office national d'identification a reçu environ 290.000 de demandes de CIN sous les 400.000 envisagées. Pour l'instant, l'ONI, qui travaille en commun accord avec l'Organisation des Etats Américains (OEA), a produit 800.000 cartes sur les 1 million à distribuer. Pour la période allant de mars à juin 2010, le nombre de cartes produites était estimé à 50.000. Jean François Alexis, porte-parole de l'institution, prévoyait déjà que ce chiffre allait augmenter. « Le constat est que les nouveaux inscrits après le 12 janvier sont ceux qui viennent d'avoir au moins 18 ans », disait-il en juillet.
Selon M. Alexis, l'électorat haïtien est désormais estimé à environ 4.5 millions de citoyens. Au total, 49% de femmes ont été enregistrées contre 51% d'hommes, a-t-il informé. Le département de l'Ouest est en tête de liste avec 1, 86 million d'électeurs inscrits et est suivi de l'Artibonite avec plus de 500 mille d'électeurs.
Les 92 mobiles, qui ont été mis en place à travers le pays dans le but de satisfaire un maximum de personnes, seront mis en branle lors du processus de distribution des CIN, a annoncé M. Alexis.
Entre-temps, le porte-parole se dit satisfait à 85% de la performance de l'ONI, rappelant que les techniciens effectuent leur travail dans des conditions difficiles. « Sans les moyens nécessaires, l'ONI ne peut pas effectuer un travail efficace », affirmait Ronald Covil, directeur général de cette institution. Avec un appui technique et financier de l'OEA, l'ONI, créé par le décret du 7 juillet 2005, a fabriqué plus de 4 500 000 cartes d'identification au cours des 5 dernières années. Ce qui n'empêche pas qu'un bon nombre de citoyens restent sur leur soif.
Parallèlement, les activités de COV (Centre d'opération de vérification), qui se déroulent actuellement dans plusieurs communes de l'Ouest, prennent fin le 30 septembre prochain, après une réussite, selon les conseillers électoraux, dans les villes de province. Il s'agit pour l'actuel Conseil électoral provisoire (CEP) décrié de recueillir des informations relatives au changement et à la confirmation d'adresse des électeurs, à environ deux mois de la tenue du premier tour des scrutins.
Entre-temps, des organisations des droits humains critiquent l'ambiance dans laquelle se déroulent ces activités. « Le bureau de l'ONI de la commune de Marigot est installé dans un couloir du commissariat qui a été inondé à plusieurs reprises par les pluies qui se sont abattues dans le département ces dernières semaines (...). Les responsables ne disposaient pas des listes d'enregistrement des électeurs», a récemment dénoncé Marie Yolène Gilles, assistante du programme du Réseau national de défense des Droits humains (RNDDH).
A propos du nombre de cartes distribuées dans la commune de Jacmel, le défenseur des droits humains s'est offusqué en ces termes : « Le bureau de l'ONI de Jacmel est en mesure d'enregistrer 50 à 60 cartes par jour, cependant il n'en délivre réellement qu'entre 15 et 20 par jour. Selon les informations recueillies, 2 010 nouvelles cartes d'identification nationale sont prêtes dont 695 depuis l'année 2005 qui, jusqu'à présent, n'ont pas été distribuées ainsi que 107 cartes remplaçant des cartes perdues. Toutes ces cartes sont confisquées au bureau de l'Office national d'identification de Jacmel à environ deux mois des élections ».
La loi électorale en vigueur, en son article 34-b, fait obligation à l'institution électorale d'actualiser les listes électorales générales tous les six mois et dans un délai ne dépassant pas 60 jours avant la date de la tenue de toute assemblée électorale. A ce sujet, Philippe Augustin, directeur du Registre électoral, se démène comme un diable dans un bénitier afin que les listes électorales soient prêtes le 28 octobre prochain.
Victor Jean Junior
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=84081&PubDate=2010-09-29

Jean Gentil, mention spéciale au festival de Venise

Le quotidien dominicain à grand tirage, Listin Diario a publié le jeudi, 23 septembre 2010, un article relatant la sortie d'un film qui promet. Coproduction dominicano-mexicaine, Jean Gentil retrace la vie et les espoirs d'un immigré haïtien-Jean Rémy Gentil- vivant dans la capitale dominicaine. Le film a été primé au festival de Venise et sera présenté à d'autres rendez-vous internationaux. Haïti: Le regard inquisiteur du héros du film "Jean Gentil", son silence et sa lutte contre un monde urbain et indifférent qui menace de l'engloutir, sont quelques-uns des éléments qui donnent du panache à une histoire quasi universelle.
Pour y parvenir, les jeunes cinéastes Laura Amelia Guzman, née à Santo Domingo, il y a une trentaine d'années, et Israel Cardenas, né à Monterrey au Mexique en 1980, ont réalisé un film quelque peu inhabituel, centré sur l'histoire du personnage et acteur principal, Jean Rémy Genty, un ressortissant haïtien comme tous les autres qui peuplent ce pays voisin.
"Nous avons écouté attentivement Jean à partir d'ici et écrit le scénario du film », d'ici, a déclaré Guzman, qui a participé Mardi dernier avec Cardenas, à une projection spéciale du film à Fine Arts Novo centro.
Première coproduction binationale, ce film a été présenté à la section Orizzonti du Festival International du Film de Venise et a reçu une distinction spéciale du jury.
« Jean Gentil » est un voyage visuel qui retrace la quête par ce citoyen d'un monde dans lequel il ne peut s'adapter, mais qu'il essaye de comprendre. Dialogues mesurés, le film s'appuie sur des images qui donnent des couleurs à une histoire humaine, qui aborde un thème qui n'est pas propre à la République Dominicaine.
Parlant du choix qu'il a fait pour raconter son histoire, Cardenas a expliqué que sa méthode de travail est naturelle. « Quand nous démarrons un projet, nous ne savons pas où on va aboutir », a encore précisé le réalisateur.
Les réalisateurs de "Jean Gentil" ambitionnent de continuer à présenter leur film à d'autres festivals internationaux, notamment au Festival Global Cine Dominicain prévu pour cette année.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83909&PubDate=2010-09-29

Haïti attend toujours 1,15 milliard$ promis par Washington

Publié le 29 septembre 2010
Jonathan Katz et Martha Mendoza, Associated Press
Port-au-Prince
Près de neuf mois après le séisme dévastateur du 12 janvier, plus d'un million d'Haïtiens vivent toujours dans la rue entre les amas de décombres. Et à ce jour, pas un seul dollar sur les 1,15 milliard $US promis par les États-Unis pour l'aide à la reconstruction d'Haïti n'a été versé.
Cette somme avait été promise en mars par la secrétaire d'État Hillary Clinton dans le but de financer cette année des projets de reconstruction. Mais à moins d'une semaine de la fin de l'exercice budgétaire 2010 aux États-Unis, l'argent est toujours bloqué à Washington. En cause: la bureaucratie et un manque d'organisation et de sentiment d'urgence, a constaté l'Associated Press en interrogeant des responsables du département d'État, de la commission sénatoriale aux relations extérieures ou encore de la Maison-Blanche.
En attendant, Port-au-Prince, capitale haïtienne dévastée, enregistre un nombre croissant de décès et les rescapés continuent à souffrir de conditions de vie très dures. «Il y a vraiment des vies qui sont en jeu», souligne John Simon, ex-ambassadeur américain auprès de l'Union africaine aujourd'hui membre du Centre pour le développement mondial, un cercle de réflexion de Washington.
L'aide américaine est d'autant plus importante qu'Haïti n'a pas reçu beaucoup d'argent des autres donateurs internationaux. Sur les 8,75 milliards de dollars promis pour la reconstruction par une cinquantaine d'autres pays et organisations, seulement 686 millions de dollars ont été effectivement versés jusqu'ici, soit moins de 15% du total.
Le manque d'argent a failli interrompre les travaux menés sur le terrain par CHF International, agence américaine chargée de déblayer les décombres et construire des abris temporaires. Seulement 2% des gravats ont été retirés et 13.000 abris temporaires construits, soit moins de 10% que le nombre prévu.
Le 24 mars, le président Barack Obama avait demandé au Congrès 2,8 milliards de dollars d'aide d'urgence pour Haïti. Les États-Unis ont déjà dépensé 1,1 milliard de dollars pour l'aide humanitaire post-séisme. Reste que le coeur de l'enveloppe demandée par Barack Obama étaient les 1,15 milliard de dollars pour la reconstruction.
Six mois après, le texte de loi qui doit autoriser la distribution de cette aide est bloqué au Congrès par le sénateur républicain de l'Oklahoma Tom Coburn, a découvert l'AP. «Il bloque le texte parce que celui-ci prévoit inutilement un haut coordinateur pour Haïti», explique la porte-parole de l'élu, Becky Bernhardt.
Le projet propose effectivement la désignation d'un nouveau coordinateur chargé d'élaborer une stratégie de reconstruction en partenariat avec l'Agence américaine pour le développement (USAID). La création du poste coûterait cinq millions de dollars sur cinq ans, en incluant les salaires et frais d'une équipe de sept personnes.
Faute d'approbation du texte, le département d'État tente de débloquer des fonds en contournant autant que possible le Congrès. Il a envoyé aux parlementaires un «plan de dépenses» le 20 septembre et a donné aux élus 15 jours pour l'examiner. S'ils ne le font pas, l'argent pourra être débloqué malgré tout pour des projets qui auront été approuvés.
«Nous devons nous assurer que les besoins des Haïtiens ne sont pas sacrifiés à cause d'obstacles procéduraux et bureaucratiques», a déclaré à l'AP le président de la commission sénatoriale aux relations extérieures, John Kerry. Presque neuf mois après le séisme, «des retards supplémentaires (...) ne sont pas acceptables», ajoute-t-il. Le département d'État pense commencer à verser les fonds pour la reconstruction dans les semaines et mois à venir.
À Haïti, beaucoup se sentent abandonnés. Mishna Grégoire, 22 ans, raconte avoir été heureuse de la tenue de la conférence des donateurs, en mars, pour aider son pays. Mais six mois plus tard, elle vit toujours dans un campement d'abris tendus de bâches avec 5 000 autres personnes à Pétionville, dans la banlieue de Port-au-Prince. «Je pensais qu'ils allaient faire quelque chose de sérieux», dit-elle. «Mais rien n'a été fait.»

Pascal défendra sa ceinture face à Hopkins... à Québec

Publié le 29 septembre 2010
Ottawa était considéré pour présenter ce combat de championnat du monde le 18 décembre
Pierre-André Normandin, Le Soleil, Le Droit
Le combat de boxe entre le jeune champion Jean Pascal et le vétéran Bernard Hopkins aura bel et bien lieu au Colisée de Québec le 18 décembre prochain, a appris Le Soleil. Le promoteur Yvon Michel et la Ville en sont arrivés à une entente hier après-midi afin de permettre la présentation du gala dans la capitale.
Les négociations s'étaient intensifiées ces derniers jours entre Québec et le Groupe Yvon Michel (GYM). Selon une source proche du dossier, la Ville a finalement accepté hier d'acheter de la publicité lors de la présentation du gala de boxe qui sera présenté à la télé à la carte. Le montant précis que l'Office du tourisme investira durant ce match pour faire la promotion de la capitale resterait toutefois encore à déterminer.
Québec avait également acheté de la publicité lors du gala de boxe d'Interbox présenté au Colisée, en novembre 2009. Avec comme principales têtes d'affiche Lucian Bute affrontant Librado Andrade, le duel avait été retransmis par le réseau HBO.
Cette fois toutefois, ce sera plutôt le réseau américain Showtime qui diffusera le gala du 18 décembre. Selon divers blogs spécialisés dans la boxe, le télédiffuseur en sera à son premier gala présenté à la télé à la carte (Pay Per View) en trois ans.
Le Soleil n'a pu confirmer la présentation du gala avec GYM ou même avec l'écurie de Bernard Hopkins, Golden Boy Promotions. « Nous ne pouvons rien confirmer pour l'instant parce que nous n'avons pas d'information sur l'endroit encore », s'est contenté de dire une porte-parole de l'entreprise américaine. Rappelons que le promoteur Yvon Michel lorgnait aussi du côté d'Ottawa en cas où les négociations avec Québec avaient échoué.

Ottawa jamais dans le coup
Ottawa était considéré le plan B pour accueillir le choc Pascal-Hopkins, mais peu de gens en Ontario a cru à ce scénario.
La Place Banque Scotia avait été ciblée par le promoteur Yvon Michel, qui avait visité le site la semaine dernière. Mais aucune démarche concrète n'avait été effectuée auprès de la Commission athlétique de l'Ontario.
« J'ai entendu des rumeurs jusqu'ici, mais c'est tout », a soutenu au Droit le directeur de la commission, Ken Hayashi. Il se disait prêt à recevoir et étudier une éventuelle demande de permis de la part du groupe GYM.
« Tout promoteur possède jusqu'à 30 jours avant un gala pour soumettre une application », a expliqué M. Hayashi.
Le dernier combat majeur à se dérouler au domicile des Sénateurs remontait à 1998 lorsqu'Otis Grant avait défendu son titre de la WBO. Plus de 8000 personnes avaient assisté à un gala marqué par des pépins techniques et d'organisation.

Le jeune et le vieux
Âgé de 27 ans, Jean Pascal est champion du monde des poids mi-lourds WBC et IBO. Originaire d'Haïti, il évolue à Montréal au sein de l'écurie GYM. Sa fiche est présentement de 26 victoires (16 par KO) et d'une défaite. Son dernier combat remonte au 25 août, lorsqu'il a vaincu par décision l'américain Chad Dawson au Centre Bell.
À 45 ans, Bernard Hopkins, surnommé « The Executionner », tente pour sa part de relancer une carrière autrefois glorieuse. Avec une fiche de 51 victoires (dont 32 par KO) et de 5 défaites, le boxeur de 1,85 m est surtout connu pour avoir été champion des poids moyens pendant pas moins de dix ans, défendant avec succès son titre à 20 reprises.
En juillet 2005, le boxeur Jermain Taylor a toutefois mis un frein à son élan en le défaisant dans une décision serrée lors d'un affrontement à Las Vegas. Hopkins avait échoué à prendre sa revanche six mois plus tard, perdant à nouveau aux mains de Taylor.
Depuis, le boxeur de Philadelphie peine à trouver des adversaires de calibre. Une victoire contre une vedette montante comme Jean Pascal pourrait ainsi relancer sa carrière. Ou le pousser dans les câbles et le forcer à prendre sa retraite.
Avec Martin Comtois, LeDroit

Haïti-Coopération/Diaspora : Harmoniser les relations entre Haïtiens de l’intérieur et ceux de l’extérieur

P-au-P, 28 Sept. 2010 [AlterPresse] --- Une délégation du ministère des Haitiens vivant à l’étranger (MHAVE), conduite par le ministre Edwin Paraison, achève, ce mardi, une mission officielle de quatre jours au Mexique.
Elle s’inscrit dans le cadre des démarches devant faciliter la coopération entre les Haïtiens de l’extérieur et ceux de l’intérieur du pays pour une meilleure harmonisation des actions de développement, confient à AlterPresse des responsables du MHAVE.
Mais ils ne sont pas en mesure d’informer sur les activités entreprises durant la mission par le ministre Paraison et les trois autres membres de la délégation (Leprince Joseph Augustin, directeur général, Francisque Saint-Hubert, directeur de l’Unité d’Études et de Programmation, Henry Boucicaut, directeur de la coopération inter-haïtienne).
Selon un communiqué du MHAVE, en date du 22 septembre dernier, la délégation devait profiter de ce séjour pour rencontrer des migrants haïtiens autour de la nécessité de leur implication dans les efforts de reconstruction d’Haïti.
Outre des rencontres avec des représentants de la communauté haïtienne, la délégation devait avoir des entretiens avec des autorités mexicaines sur la situation de plus de cinq cent Haïtiens accueillis au Mexique dans le cadre d’un accord migratoire post-séisme, indique le communiqué.
Des rencontres étaient également prévues avec, entre autres, des responsables du groupe d’Amitié Mexique-Haiti, des officiels de la Commission Économique pour l’Amérique Latine (CEPAL), ainsi que du « Colegio de Mexico », toujours selon le communiqué.
La délégation devrait, en principe, regagner Port-au-Prince ce mercredi 29 septembre.
Toujours dans le cadre de l’harmonisation des relations inter-haïtiennes, le ministère des Haitiens vivant à l’étranger prévoit de rencontrer, à une date non encore déterminée, des migrants haïtiens vivant à Cuba et à Turks and Caicos (iles Turques-et-Caïques), situées au sud-est de Bahamas, dans les Antilles.
Le ministère a, par ailleurs, déjà pris contact, pour les mêmes raisons, avec des représentants des communautés haïtiennes vivant en République Dominicaine, aux Etats-Unis, au Canada, en Suisse et en Espagne. [cer rl gp apr 28/09/10 14:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10051

Haiti-Enseignement : Dix étudiants haïtiens partent suivre un Master en Bulgarie

P-au-P., 28 sept. 2010 [AlterPresse] --- Dix étudiants haïtiens ont laissé Haiti ce 28 septembre pour Sofia, capitale de la Bulgarie, où ils suivront une formation de Master, en 10 mois, à l’Institut de la Francophonie pour l’Administration et la Gestion (IFAG) de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), apprend AlterPresse.
Les étudiants, sélectionnés au terme d’un processus incluant un examen de leur dossier et un entretien oral, ont bénéficié d’une bourse de l’UNESCO financée par le gouvernement bulgare.
Recevant les 10 jeunes au bureau de l’UNESCO à Port-au-Prince à la veille de leur départ, le représentant de l’organisme onusien, Bechir Lamine, explique que l’initiative vise à « permettre aux étudiants de bénéficier des conditions optimales pour leur déplacement et leurs études.
Plusieurs étudiants du programme sont des fonctionnaires de l’Etat haïtien qui espèrent renforcer leurs compétences pour pouvoir mieux servir le pays.
« Cette formation me permettra d’être plus performant dans ma tâche de vérificateur des entreprises et des administrations de l’Etat », déclare Johny Lamour, 33 ans, un fonctionnaire à la Cour des Comptes.
Lamour suivait jusqu’au 12 janvier 2010, date du séisme dévastateur qui a frappé le pays, un cours de Master interrompu par l’effondrement des bâtiments de l’Université Quisqueya.
Les étudiants proviennent de plusieurs centres d’enseignement supérieur du pays et optent pour des Masters droit, économie, gestion ou économie et société, parcours économie sociale et solidaire. [gp apr 28/09/2010 15 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10052
Commentaire:
A quoi ressemblera Haïti dans dix ans? Comment ralleir vers l'éfficacité tout cet arc en ciel humanitaire avec des couleurs si hétérogènes?
Comment faire prendre la nouvelle mayonnaise avec ces ingrédients souvent disparates?

Fin de la période d'inscription des électeurs

Les responsables de L'Office Nationale d'Identification (ONI) devront acheminer dans les prochains jours les nouvelles données indispensables à l'actualisation du registre électoral. La période consacrée à l'inscription des nouveaux électeurs a pris fin hier dans les différents annexes de l'ONI. La grande affluence devant les bureaux de l'ONI n'a nullement diminué depuis le lancement du processus. Le porte parole de cet organisme, Jean François Alexis, assure qu'environ 2 000 personnes sont enregistrées quotidiennement au siège central de l'office.
M. Alexis, informe qu'environ 4 496 000 électeurs potentiels ont été enregistrés depuis 2005.
Les autorités électorales devront attendre le traitement des données collectées par les Centres d'Opération et de Vérification (COV) avant de finaliser le registre électoral. Les COV repartis dans plusieurs régions offrent la possibilité aux électeurs détenteurs de leurs CIN de changer leur adresse sur le registre. Le changement d'adresse permettra à plus d'un million de déplacés de participer au scrutin dans un centre de vote proche de leurs nouvelles résidences. Le processus devrait permettre également d'épurer le registre électoral.
En ce qui a trait aux statistiques l'électorat féminin représente 49 % de la totalité du corps électoral. Contrairement aux femmes, qui représenteraient 52 % de la population, les hommes ont été plus sensibles aux invitations des autorités.
A partir de ce mercredi les détenteurs de nouvelles cartes d'identification ne pourront pas exercer leur droit de vote le 28 novembre 2010.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18288

Les industriels français amorcent une nouvelle conquête d'Haïti

Une forte délégation d'entrepreneurs français, doit boucler ce mercredi une visite d'exploration en Haïti. 38 patrons d'entreprises, membres du MEDEF, ont pu au cours de leur séjour conclure des partenariats avec les membres du secteur privé haïtien. Le président de la délégation, Hugues-Arnaud Mayer, révèle que des partenariats sont en cours et d'autres sont doivent être conclus. Il confirme que les entreprises françaises sont intéressées aux marchés internationaux liés à la reconstruction. M. Mayer se dit enthousiasmé par la possibilité de réaliser des co-investissements avec une gouvernance partagée.
Les entrepreneurs haïtiens et français ont analysé les opportunités d'affaires dans les secteurs du tourisme, de la construction, des industries textiles et des services financiers.
Gregory Brandt figure parmi les hommes d'affaires haïtiens qui se réjouissent du retour des français. Seules 2 entreprises françaises n'avaient fui le pays en raison des émeutes et violences enregistrées a partir de 1986.
Le retour des investisseurs français permettra de créer de nombreux emplois indispensables pour relancer l'économie. Dans le secteur de la construction notamment de nombreuses entreprises haïtiennes sont d'anciens partenaires des firmes françaises. M. Brandt espère que les nouveaux partenariats permettront de réaliser un transfert de technologie.
Preuve que le retour des français est réel et concret, un complexe commercial et hôtelier a été inauguré à Tabarre par les membres de la délégation du MEDEF. Cet investissement initial de 5 millions de dollars ouvre la voie à la création d'une centaine d'emplois.
LLM / radio Métropole Haïti

mardi 28 septembre 2010

Décès de Dieudonné Cédor, monstre sacré de la peinture haïtienne

Parti à 85 ans, l’immense créateur de renommée internationale a traversé toutes les expériences artistiques de son temps, en particulier celle fondatrice du XXe siècle haïtien : le Centre d’art Lundi 27 septembre 2010,Radio Kiskeya
Le célèbre peintre Dieudonné Cédor, 85 ans, l’un des derniers grands représentants de l’âge d’or de la création plastique en Haïti, est décédé lundi à son domicile à Carrefour (banlieue sud-ouest de Port-au-Prince), des suites d’une maladie qui le forçait à garder le lit depuis plusieurs mois, a appris Radio Kiskeya.
Professeur à l’Ecole nationale des arts (ENARTS), il était également depuis plus de soixante ans membre du conseil d’administration du Centre d’art, véritable temple des arts plastiques fondé en 1944 par l’américain Dewitt Peters.
Entré en 1947 au Centre, il eut l’insigne privilège d’être acteur et témoin de premier plan de l’éclosion de la première génération d’authentiques peintres haïtiens et du foisonnement de la créativité multidisciplinaire aux côtés des Hector Hyppolite, Gorges Ramponneau, Albert Mangonès, Max Pinchinat, Wilson Bigaud, Luce Turnier, etc.
Homme simple et introverti, Dieudonné Cédor était pourtant constamment animé de la flamme de la poésie et de sa fantaisie de virtuose qu’il joignait –comme un jongleur désinvolte- à sa maîtrise des lignes et des couleurs pour donner à sa peinture et à ses personnages rythmés par la complexité des situations existentielles une forte touche impressionniste qui, pourtant, transpirait un vécu bien haïtien.
Symbole de la synthèse de plusieurs écoles et d’expériences d’une grande diversité conceptuelle, le maître exprimait sa sensibilité et sa jouissance artistique originales à travers l’indéfini, le geste indécis qui marquait les traits de ses natures mortes et vivantes. La déclinaison du bleu d’un bout à l’autre rendait compte de réalités insoupçonnées cernées dans leur plus grande intériorité.
Durant sa carrière d’une longévité exceptionnelle, Cédor a accumulé une impressionnante moisson de prix et distinctions personnels reçus lors de nombreuses participations à des biennales et expositions internationales notamment en Allemagne, en Belgique, en Hollande, aux Etats-Unis, au Guatémala, au Panama, en Colombie et au Venezuela.
Né le 8 mars 1925 à Anse-à-Veau (Nippes, sud-ouest d’Haïti), le peintre avait, outre son passage très remarqué au Centre d’art, contribué à forger l’âme et l’expression chaleureuse de plusieurs autres mouvements artistiques des années 50-60 tels Brochette et le Foyer des arts plastiques.
Il laissa également ses empreintes à l’aéroport international de Port-au-Prince où il réalisa, en 1967, des fresques murales. Une expérience répétée au ministère des affaires étrangères, mais qui devait disparaître dans le séisme dévastateur de janvier dernier.
Dieudonné Cédor croisa, sur sa trajectoire fulgurante, d’autres figures de proue des arts plastiques disparues ces dernières années. André Pierre, Jean-Claude Garoute dit “Tiga”, Gesner Armand, Louisiane St-Fleurant, Néhémy Jean, Wilson Bigaud et Alix Roy sont malheureusement de ceux-là. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7086

Les posters des candidats omniprésents dans les rues de Port-au-Prince

Les candidats sont maintenant en piste avec le coup d'envoi hier de la campagne électorale. Les graffitis sont détrônés dans les différentes artères de la région métropolitaine par des posters et affiches des candidats aux législatives et présidentielles du 28 novembre. Les militants ne renonceront toutefois pas à la stratégie des graffitis qui suscitent certaines réactions négatives des riverains.
Les espaces non payées pouvant accueillir les affiches étant réduites, on assistera comme dans les années antérieures à une course contre la montre dans ce domaine. Les pylônes électriques, les murs et même les affiches publicitaires accueilleront des posters.
De nombreux candidats à la présidence avaient placé leurs posters dans les rues dès le premier jour de la campagne. C'est le cas de Charles Henry Baker, Jude Célestin, Myrlande Manigat et Jean Henry Céant. Des slogans tels " Nou bouké pour M. Baker et 100% Ayisyen pour M. Célestin figurent dans les posters des candidats. Il s'agit d'une stratégie visant à contourner l'interdiction de réaliser des meetings durant la première phase de la campagne électorale.
Au cours des 20 prochains jours les candidats auront droit à une campagne visuelle. Les rassemblements ne seront pas autorisé en raison de l'incapacité des forces de l'ordre à assurer la sécurité de tous les candidats sur une période de deux mois.
Toutefois les candidats pourront intervenir dans les medias afin de présenter leurs projets de société. De nombreux candidats à la présidence participent régulièrement aux émissions de débats organisée par la société civile ou les associations de presse. En outre certaines formations politiques, dont Respè et Ayisyen pou Ayiti, diffusent des spots publicitaires en évitant de solliciter ouvertement le vote des citoyens.
Les responsables du CEP espèrent que la campagne électorale se déroulera dans une bonne ambiance. Le vice président de l'organisme électoral, Jean Telev Pierre Toussaint, a exhorté les candidats à ne pas franchir certaines limites même si aucun code de déontologie n'a été signé.
LLM / radio Métropole Haïti

Ban Ki-moon attristé par les dégâts causés par la tornade

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a exprimé sa tristesse en raison des pertes en vies humaines et des dégâts matériels causés par la tornade et la dépression qui se sont abattues vendredi sur Port-au-Prince. « Il présente ses sincères condoléances aux familles de ceux qui y ont perdu la vie » , a déclaré le week-end son porte-parole. Le dernier bilan partiel de la Direction de la Protection Civile (DPC) fait état de 7 morts et 67 blessés. Un reporter de radio Métropole a constaté que des dégâts importants ont été enregistrés dans de nombreux camps d'hébergement à Delmas et Port-au-Prince notamment.
Plus de 40 équipes comprenant du personnel des Nations Unies, des agences humanitaires et du Gouvernement haïtien ont procédé à une évaluation des dégâts. Une mission de reconnaissance aérienne a été menée conjointement avec le gouvernement haïtien, révèlent des responsables de la mission onusienne.
Dans le même temps, les responsables du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) ont indiqué que les équipes de l'ONU avaient visité quelques 300 camps de déplacés internes. « Les rapports font état de 11.000 familles ayant besoin d'assistance pour des abris, dont certains vivant dans des immeubles qui n'avaient pas été affectés par le tremblement de terre de janvier dernier », précise l'Ocha.
Les sinistrés du Camp d'hébergement de Corail-Cesse lesse ont été une nouvelle fois touchés de plein fouet par les bourrasques de vents et les fortes averses. L'Organisation Mondiale de la Migration (OIM) affirme avoir recensé 110 familles, soit près de 500 personnes, comme des victimes directes de la dépression du 24 septembre. Les familles affectés sont actuellement hébergées dans des abris en dur.
De nouvelles averses ont été enregistrées lundi soir dans la région métropolitaine. Le Centre National de Météorologie (CNM) annonce que les intempéries se poursuivront au cours des 4 prochains jours.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18283

Préval préconise une campagne électorale sous le signe du fair play

Le chef de l'Etat haïtien René Préval craint une faible participation de l'électorat aux législatives et présidentielles du 28 novembre. Répondant aux questions de journaliste en marge d'une rencontre avec le chef de la diplomatie française, le président Préval s'est dit préoccupé par l'impact de la catastrophe du 12 janvier sur l'engouement des électeurs potentiels. "Je crains des irrégularités et une faible participation parce que les gens sont désaffectés. Ils souffrent beaucoup et ont d'autres préoccupations", a dit M. Préval. En ce qui a trait aux éventuels cas d'irrégularités le président Préval a rappelé qu'il avait demandé à l'OEA et à la CARICOM de déployer des observateurs dans le pays pour suivre le processus électoral.
René Préval espère que la campagne électorale ouverte hier se déroule dans une bonne ambiance. "Ayons une campagne de façon civilisée". "Il ne s'agit pas de mener une campagne agressive contre un compétiteur. Mieux vaut dire ce qu'on va faire au lieu d'essayer de détruire le compétiteur. J'espère qu'il y aura de préférence une bataille d'idées", a déclaré M. Préval.
Le président Préval est également préoccupé par les conditions sécuritaires. "Je m'en vais le 7 février 2011. Il y aura des élections pour permettre que des dirigeants légitimes puissent continuer de diriger le pays. Mais il y aura des problèmes. Notre police (PNH) compte moins de 10.000 membres alors que nous aurons plus de 10.000 bureaux de vote. Avec la Minustah on va essayer de tenir le plus possible le climat de sécurité, mais Les soldats de l'ONU ne parlent créole, ne parlent pas français", a ajouté M. Préval.
Le chef de la Minustah, Edmond Mulet, avait admis hier que les forces de l'ordre ne pourront pas être présentes dans tous les centres de vote.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18284

Michaëlle Jean fait ses adieux au Parlement

Publié le 28 septembre 2010 Marie Vastel, La Presse Canadienne, Ottawa
À quelques jours de la fin de son mandat, la gouverneure générale est venue faire ses adieux aux parlementaires, mardi midi.
Devant députés et sénateurs, qui étaient réunis  dans le Hall
d'honneur du Parlement, Michaëlle Jean a reconnu que son
 règne au poste de représentante de la reine au Canada avait été
 mouvementé. PHOTO: REUTERS
Devant députés et sénateurs, qui étaient réunis dans le Hall d'honneur du Parlement, Michaëlle Jean a reconnu que son règne au poste de représentante de la reine au Canada avait été mouvementé. En cinq ans, elle aura lu cinq discours du Trône, a-t-elle rappelé, à la blague.
«Le moins que l'on puisse dire, chers amis, c'est que la vie parlementaire de ce pays a été plutôt mouvementée ces cinq dernières années», a-t-elle affirmé.
«Certains y verront sans doute un indice de la santé démocratique de notre pays... et très certainement de la mienne», a poursuivi Michaëlle Jean, qui a grandi en Haïti, «dans une dictature sans merci», a-t-elle commenté.
Outre les deux prorogations qu'elle a accordées au premier ministre Stephen Harper, le passage de Michaëlle Jean à Rideau Hall a aussi été marqué, pour plusieurs, par sa chaleur et sa compassion.
Car Michaëlle Jean a touché tous ceux qu'elle a côtoyés au cours de son mandat, au Canada et à l'étranger, ont souligné tour à tour les présidents de la Chambre des communes, Peter Milliken, et du Sénat, Noël Kinsella, de même que le chef libéral, Michael Ignatieff, et le ministre conservateur Stockwell Day, qui étaient présents à la réception organisée en son honneur.
Parmi les témoignages rendus, les politiciens ont cité les efforts déployés par Michaëlle Jean pour venir en aide à son pays d'origine, Haïti, dans les jours qui ont suivi le tremblement de terre qui a dévasté le petit pays des Antilles, en janvier dernier.
Puis, il y a eu son engagement envers les jeunes, les populations des pays en voie de développement, et les arts, ont ajouté les invités. Sans oublier l'un de ses séjours dans le Grand Nord canadien, où Michaëlle Jean avait mangé un morceau de coeur de phoque cru, en protestation contre les campagnes menées contre la chasse au phoque, a soulevé M. Milliken.
M. Kinsella, capitaine honoraire de la marine canadienne, a quant à lui insisté sur le rôle de commandant en chef qu'a également assumé Mme Jean depuis 2005. Le président du Sénat a noté que la «dignité, la chaleur et la compassion dont elle fait preuve ont été précieux pour les familles de nos militaires».
Appelé à commenter la décision de Mme Jean d'accorder une prorogation à Stephen Harper en 2008 - quand libéraux et néo-démocrates avaient formé une coalition appuyée par le Bloc québécois pour renverser les conservateurs -, le leader libéral a refusé de revenir sur son jugement.
«Elle est l'arbitre du système constitutionnel. Et moi je ne questionne pas ses décisions. (...) Je suis un joueur, je n'ai pas le droit de questionner l'arbitre. Je me soumets au jugement de l'arbitre et c'est tout», s'est contenté de répondre Michael Ignatieff.
Mme Jean quittera officiellement ses fonctions vendredi, alors que son successeur, David Johnston, sera assermenté au Sénat et fera son entrée à Rideau Hall.
Michaëlle Jean poursuivra quant à elle sa carrière comme envoyée spéciale pour l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) pour le pays qui l'a vue naître.
La gouverneure générale a fait valoir, dans son discours d'adieu, qu'elle souhaitait continuer de travailler avec les parlementaires canadiens afin d'améliorer la situation en Haïti.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201009/28/01-4327439-michaelle-jean-fait-ses-adieux-au-parlement.php