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mercredi 29 septembre 2010

Aucune chance pour les électeurs retardataires

C'est fini pour les électeurs retardataires à propos de leur participation aux prochaines élections ! En effet, tous les citoyens qui souhaitaient élire un nouveau président le 28 novembre, devront attendre jusqu'en 2015. S'ils ne se faisaient pas inscrire bien entendu comme électeurs avant ou pendant la journée de ce mardi 28 septembre. Haïti: Les électeurs qui n'ont pas eu le temps de se faire enregistrer à l'Office national d'identification (ONI) avant ce mardi 28 septembre 2010 ne pourront pas remplir bientôt leur devoir civique. Ils peuvent toujours se rendre aux différents bureaux - 141 au total pour le pays - de cette institution pour se faire inscrire, mais leur Carte d'identification nationale (CIN), document exigible permettant d'accorder un vote à un candidat, ne sera pas prête avant les scrutins présidentiel et législatif prévus pour le 28 novembre prochain.
« Le processus d'enregistrement se poursuit au-delà de ces élections, mais c'est fini pour les électeurs qui souhaitaient passer aux urnes le 28 novembre 2010. Il n'y a aucune chance pour les retardataires », a confirmé aujourd'hui un employé de l'ONI dont les activités ont été reprises environ deux mois après le tremblement de terre meurtrier du 12 janvier qui a causé entre autres la perte de plusieurs milliers de CIN.
Jusqu'à ce mardi, ils étaient encore nombreux les citoyens qui, au dernier moment, voulaient solliciter leur CIN. De longues files d'attente ont été remarquées devant le Bureau central de l'ONI à Babiole. Le spectacle n'était pas si différent à Pétion-ville où une foule de gens étaient massés devant un autre bureau de cette institution. Certains étaient à leur énième voyage sans succès.
L'Office national d'identification a reçu environ 290.000 de demandes de CIN sous les 400.000 envisagées. Pour l'instant, l'ONI, qui travaille en commun accord avec l'Organisation des Etats Américains (OEA), a produit 800.000 cartes sur les 1 million à distribuer. Pour la période allant de mars à juin 2010, le nombre de cartes produites était estimé à 50.000. Jean François Alexis, porte-parole de l'institution, prévoyait déjà que ce chiffre allait augmenter. « Le constat est que les nouveaux inscrits après le 12 janvier sont ceux qui viennent d'avoir au moins 18 ans », disait-il en juillet.
Selon M. Alexis, l'électorat haïtien est désormais estimé à environ 4.5 millions de citoyens. Au total, 49% de femmes ont été enregistrées contre 51% d'hommes, a-t-il informé. Le département de l'Ouest est en tête de liste avec 1, 86 million d'électeurs inscrits et est suivi de l'Artibonite avec plus de 500 mille d'électeurs.
Les 92 mobiles, qui ont été mis en place à travers le pays dans le but de satisfaire un maximum de personnes, seront mis en branle lors du processus de distribution des CIN, a annoncé M. Alexis.
Entre-temps, le porte-parole se dit satisfait à 85% de la performance de l'ONI, rappelant que les techniciens effectuent leur travail dans des conditions difficiles. « Sans les moyens nécessaires, l'ONI ne peut pas effectuer un travail efficace », affirmait Ronald Covil, directeur général de cette institution. Avec un appui technique et financier de l'OEA, l'ONI, créé par le décret du 7 juillet 2005, a fabriqué plus de 4 500 000 cartes d'identification au cours des 5 dernières années. Ce qui n'empêche pas qu'un bon nombre de citoyens restent sur leur soif.
Parallèlement, les activités de COV (Centre d'opération de vérification), qui se déroulent actuellement dans plusieurs communes de l'Ouest, prennent fin le 30 septembre prochain, après une réussite, selon les conseillers électoraux, dans les villes de province. Il s'agit pour l'actuel Conseil électoral provisoire (CEP) décrié de recueillir des informations relatives au changement et à la confirmation d'adresse des électeurs, à environ deux mois de la tenue du premier tour des scrutins.
Entre-temps, des organisations des droits humains critiquent l'ambiance dans laquelle se déroulent ces activités. « Le bureau de l'ONI de la commune de Marigot est installé dans un couloir du commissariat qui a été inondé à plusieurs reprises par les pluies qui se sont abattues dans le département ces dernières semaines (...). Les responsables ne disposaient pas des listes d'enregistrement des électeurs», a récemment dénoncé Marie Yolène Gilles, assistante du programme du Réseau national de défense des Droits humains (RNDDH).
A propos du nombre de cartes distribuées dans la commune de Jacmel, le défenseur des droits humains s'est offusqué en ces termes : « Le bureau de l'ONI de Jacmel est en mesure d'enregistrer 50 à 60 cartes par jour, cependant il n'en délivre réellement qu'entre 15 et 20 par jour. Selon les informations recueillies, 2 010 nouvelles cartes d'identification nationale sont prêtes dont 695 depuis l'année 2005 qui, jusqu'à présent, n'ont pas été distribuées ainsi que 107 cartes remplaçant des cartes perdues. Toutes ces cartes sont confisquées au bureau de l'Office national d'identification de Jacmel à environ deux mois des élections ».
La loi électorale en vigueur, en son article 34-b, fait obligation à l'institution électorale d'actualiser les listes électorales générales tous les six mois et dans un délai ne dépassant pas 60 jours avant la date de la tenue de toute assemblée électorale. A ce sujet, Philippe Augustin, directeur du Registre électoral, se démène comme un diable dans un bénitier afin que les listes électorales soient prêtes le 28 octobre prochain.
Victor Jean Junior
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=84081&PubDate=2010-09-29

Jean Gentil, mention spéciale au festival de Venise

Le quotidien dominicain à grand tirage, Listin Diario a publié le jeudi, 23 septembre 2010, un article relatant la sortie d'un film qui promet. Coproduction dominicano-mexicaine, Jean Gentil retrace la vie et les espoirs d'un immigré haïtien-Jean Rémy Gentil- vivant dans la capitale dominicaine. Le film a été primé au festival de Venise et sera présenté à d'autres rendez-vous internationaux. Haïti: Le regard inquisiteur du héros du film "Jean Gentil", son silence et sa lutte contre un monde urbain et indifférent qui menace de l'engloutir, sont quelques-uns des éléments qui donnent du panache à une histoire quasi universelle.
Pour y parvenir, les jeunes cinéastes Laura Amelia Guzman, née à Santo Domingo, il y a une trentaine d'années, et Israel Cardenas, né à Monterrey au Mexique en 1980, ont réalisé un film quelque peu inhabituel, centré sur l'histoire du personnage et acteur principal, Jean Rémy Genty, un ressortissant haïtien comme tous les autres qui peuplent ce pays voisin.
"Nous avons écouté attentivement Jean à partir d'ici et écrit le scénario du film », d'ici, a déclaré Guzman, qui a participé Mardi dernier avec Cardenas, à une projection spéciale du film à Fine Arts Novo centro.
Première coproduction binationale, ce film a été présenté à la section Orizzonti du Festival International du Film de Venise et a reçu une distinction spéciale du jury.
« Jean Gentil » est un voyage visuel qui retrace la quête par ce citoyen d'un monde dans lequel il ne peut s'adapter, mais qu'il essaye de comprendre. Dialogues mesurés, le film s'appuie sur des images qui donnent des couleurs à une histoire humaine, qui aborde un thème qui n'est pas propre à la République Dominicaine.
Parlant du choix qu'il a fait pour raconter son histoire, Cardenas a expliqué que sa méthode de travail est naturelle. « Quand nous démarrons un projet, nous ne savons pas où on va aboutir », a encore précisé le réalisateur.
Les réalisateurs de "Jean Gentil" ambitionnent de continuer à présenter leur film à d'autres festivals internationaux, notamment au Festival Global Cine Dominicain prévu pour cette année.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83909&PubDate=2010-09-29

Haïti attend toujours 1,15 milliard$ promis par Washington

Publié le 29 septembre 2010
Jonathan Katz et Martha Mendoza, Associated Press
Port-au-Prince
Près de neuf mois après le séisme dévastateur du 12 janvier, plus d'un million d'Haïtiens vivent toujours dans la rue entre les amas de décombres. Et à ce jour, pas un seul dollar sur les 1,15 milliard $US promis par les États-Unis pour l'aide à la reconstruction d'Haïti n'a été versé.
Cette somme avait été promise en mars par la secrétaire d'État Hillary Clinton dans le but de financer cette année des projets de reconstruction. Mais à moins d'une semaine de la fin de l'exercice budgétaire 2010 aux États-Unis, l'argent est toujours bloqué à Washington. En cause: la bureaucratie et un manque d'organisation et de sentiment d'urgence, a constaté l'Associated Press en interrogeant des responsables du département d'État, de la commission sénatoriale aux relations extérieures ou encore de la Maison-Blanche.
En attendant, Port-au-Prince, capitale haïtienne dévastée, enregistre un nombre croissant de décès et les rescapés continuent à souffrir de conditions de vie très dures. «Il y a vraiment des vies qui sont en jeu», souligne John Simon, ex-ambassadeur américain auprès de l'Union africaine aujourd'hui membre du Centre pour le développement mondial, un cercle de réflexion de Washington.
L'aide américaine est d'autant plus importante qu'Haïti n'a pas reçu beaucoup d'argent des autres donateurs internationaux. Sur les 8,75 milliards de dollars promis pour la reconstruction par une cinquantaine d'autres pays et organisations, seulement 686 millions de dollars ont été effectivement versés jusqu'ici, soit moins de 15% du total.
Le manque d'argent a failli interrompre les travaux menés sur le terrain par CHF International, agence américaine chargée de déblayer les décombres et construire des abris temporaires. Seulement 2% des gravats ont été retirés et 13.000 abris temporaires construits, soit moins de 10% que le nombre prévu.
Le 24 mars, le président Barack Obama avait demandé au Congrès 2,8 milliards de dollars d'aide d'urgence pour Haïti. Les États-Unis ont déjà dépensé 1,1 milliard de dollars pour l'aide humanitaire post-séisme. Reste que le coeur de l'enveloppe demandée par Barack Obama étaient les 1,15 milliard de dollars pour la reconstruction.
Six mois après, le texte de loi qui doit autoriser la distribution de cette aide est bloqué au Congrès par le sénateur républicain de l'Oklahoma Tom Coburn, a découvert l'AP. «Il bloque le texte parce que celui-ci prévoit inutilement un haut coordinateur pour Haïti», explique la porte-parole de l'élu, Becky Bernhardt.
Le projet propose effectivement la désignation d'un nouveau coordinateur chargé d'élaborer une stratégie de reconstruction en partenariat avec l'Agence américaine pour le développement (USAID). La création du poste coûterait cinq millions de dollars sur cinq ans, en incluant les salaires et frais d'une équipe de sept personnes.
Faute d'approbation du texte, le département d'État tente de débloquer des fonds en contournant autant que possible le Congrès. Il a envoyé aux parlementaires un «plan de dépenses» le 20 septembre et a donné aux élus 15 jours pour l'examiner. S'ils ne le font pas, l'argent pourra être débloqué malgré tout pour des projets qui auront été approuvés.
«Nous devons nous assurer que les besoins des Haïtiens ne sont pas sacrifiés à cause d'obstacles procéduraux et bureaucratiques», a déclaré à l'AP le président de la commission sénatoriale aux relations extérieures, John Kerry. Presque neuf mois après le séisme, «des retards supplémentaires (...) ne sont pas acceptables», ajoute-t-il. Le département d'État pense commencer à verser les fonds pour la reconstruction dans les semaines et mois à venir.
À Haïti, beaucoup se sentent abandonnés. Mishna Grégoire, 22 ans, raconte avoir été heureuse de la tenue de la conférence des donateurs, en mars, pour aider son pays. Mais six mois plus tard, elle vit toujours dans un campement d'abris tendus de bâches avec 5 000 autres personnes à Pétionville, dans la banlieue de Port-au-Prince. «Je pensais qu'ils allaient faire quelque chose de sérieux», dit-elle. «Mais rien n'a été fait.»

Pascal défendra sa ceinture face à Hopkins... à Québec

Publié le 29 septembre 2010
Ottawa était considéré pour présenter ce combat de championnat du monde le 18 décembre
Pierre-André Normandin, Le Soleil, Le Droit
Le combat de boxe entre le jeune champion Jean Pascal et le vétéran Bernard Hopkins aura bel et bien lieu au Colisée de Québec le 18 décembre prochain, a appris Le Soleil. Le promoteur Yvon Michel et la Ville en sont arrivés à une entente hier après-midi afin de permettre la présentation du gala dans la capitale.
Les négociations s'étaient intensifiées ces derniers jours entre Québec et le Groupe Yvon Michel (GYM). Selon une source proche du dossier, la Ville a finalement accepté hier d'acheter de la publicité lors de la présentation du gala de boxe qui sera présenté à la télé à la carte. Le montant précis que l'Office du tourisme investira durant ce match pour faire la promotion de la capitale resterait toutefois encore à déterminer.
Québec avait également acheté de la publicité lors du gala de boxe d'Interbox présenté au Colisée, en novembre 2009. Avec comme principales têtes d'affiche Lucian Bute affrontant Librado Andrade, le duel avait été retransmis par le réseau HBO.
Cette fois toutefois, ce sera plutôt le réseau américain Showtime qui diffusera le gala du 18 décembre. Selon divers blogs spécialisés dans la boxe, le télédiffuseur en sera à son premier gala présenté à la télé à la carte (Pay Per View) en trois ans.
Le Soleil n'a pu confirmer la présentation du gala avec GYM ou même avec l'écurie de Bernard Hopkins, Golden Boy Promotions. « Nous ne pouvons rien confirmer pour l'instant parce que nous n'avons pas d'information sur l'endroit encore », s'est contenté de dire une porte-parole de l'entreprise américaine. Rappelons que le promoteur Yvon Michel lorgnait aussi du côté d'Ottawa en cas où les négociations avec Québec avaient échoué.

Ottawa jamais dans le coup
Ottawa était considéré le plan B pour accueillir le choc Pascal-Hopkins, mais peu de gens en Ontario a cru à ce scénario.
La Place Banque Scotia avait été ciblée par le promoteur Yvon Michel, qui avait visité le site la semaine dernière. Mais aucune démarche concrète n'avait été effectuée auprès de la Commission athlétique de l'Ontario.
« J'ai entendu des rumeurs jusqu'ici, mais c'est tout », a soutenu au Droit le directeur de la commission, Ken Hayashi. Il se disait prêt à recevoir et étudier une éventuelle demande de permis de la part du groupe GYM.
« Tout promoteur possède jusqu'à 30 jours avant un gala pour soumettre une application », a expliqué M. Hayashi.
Le dernier combat majeur à se dérouler au domicile des Sénateurs remontait à 1998 lorsqu'Otis Grant avait défendu son titre de la WBO. Plus de 8000 personnes avaient assisté à un gala marqué par des pépins techniques et d'organisation.

Le jeune et le vieux
Âgé de 27 ans, Jean Pascal est champion du monde des poids mi-lourds WBC et IBO. Originaire d'Haïti, il évolue à Montréal au sein de l'écurie GYM. Sa fiche est présentement de 26 victoires (16 par KO) et d'une défaite. Son dernier combat remonte au 25 août, lorsqu'il a vaincu par décision l'américain Chad Dawson au Centre Bell.
À 45 ans, Bernard Hopkins, surnommé « The Executionner », tente pour sa part de relancer une carrière autrefois glorieuse. Avec une fiche de 51 victoires (dont 32 par KO) et de 5 défaites, le boxeur de 1,85 m est surtout connu pour avoir été champion des poids moyens pendant pas moins de dix ans, défendant avec succès son titre à 20 reprises.
En juillet 2005, le boxeur Jermain Taylor a toutefois mis un frein à son élan en le défaisant dans une décision serrée lors d'un affrontement à Las Vegas. Hopkins avait échoué à prendre sa revanche six mois plus tard, perdant à nouveau aux mains de Taylor.
Depuis, le boxeur de Philadelphie peine à trouver des adversaires de calibre. Une victoire contre une vedette montante comme Jean Pascal pourrait ainsi relancer sa carrière. Ou le pousser dans les câbles et le forcer à prendre sa retraite.
Avec Martin Comtois, LeDroit

Haïti-Coopération/Diaspora : Harmoniser les relations entre Haïtiens de l’intérieur et ceux de l’extérieur

P-au-P, 28 Sept. 2010 [AlterPresse] --- Une délégation du ministère des Haitiens vivant à l’étranger (MHAVE), conduite par le ministre Edwin Paraison, achève, ce mardi, une mission officielle de quatre jours au Mexique.
Elle s’inscrit dans le cadre des démarches devant faciliter la coopération entre les Haïtiens de l’extérieur et ceux de l’intérieur du pays pour une meilleure harmonisation des actions de développement, confient à AlterPresse des responsables du MHAVE.
Mais ils ne sont pas en mesure d’informer sur les activités entreprises durant la mission par le ministre Paraison et les trois autres membres de la délégation (Leprince Joseph Augustin, directeur général, Francisque Saint-Hubert, directeur de l’Unité d’Études et de Programmation, Henry Boucicaut, directeur de la coopération inter-haïtienne).
Selon un communiqué du MHAVE, en date du 22 septembre dernier, la délégation devait profiter de ce séjour pour rencontrer des migrants haïtiens autour de la nécessité de leur implication dans les efforts de reconstruction d’Haïti.
Outre des rencontres avec des représentants de la communauté haïtienne, la délégation devait avoir des entretiens avec des autorités mexicaines sur la situation de plus de cinq cent Haïtiens accueillis au Mexique dans le cadre d’un accord migratoire post-séisme, indique le communiqué.
Des rencontres étaient également prévues avec, entre autres, des responsables du groupe d’Amitié Mexique-Haiti, des officiels de la Commission Économique pour l’Amérique Latine (CEPAL), ainsi que du « Colegio de Mexico », toujours selon le communiqué.
La délégation devrait, en principe, regagner Port-au-Prince ce mercredi 29 septembre.
Toujours dans le cadre de l’harmonisation des relations inter-haïtiennes, le ministère des Haitiens vivant à l’étranger prévoit de rencontrer, à une date non encore déterminée, des migrants haïtiens vivant à Cuba et à Turks and Caicos (iles Turques-et-Caïques), situées au sud-est de Bahamas, dans les Antilles.
Le ministère a, par ailleurs, déjà pris contact, pour les mêmes raisons, avec des représentants des communautés haïtiennes vivant en République Dominicaine, aux Etats-Unis, au Canada, en Suisse et en Espagne. [cer rl gp apr 28/09/10 14:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10051

Haiti-Enseignement : Dix étudiants haïtiens partent suivre un Master en Bulgarie

P-au-P., 28 sept. 2010 [AlterPresse] --- Dix étudiants haïtiens ont laissé Haiti ce 28 septembre pour Sofia, capitale de la Bulgarie, où ils suivront une formation de Master, en 10 mois, à l’Institut de la Francophonie pour l’Administration et la Gestion (IFAG) de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), apprend AlterPresse.
Les étudiants, sélectionnés au terme d’un processus incluant un examen de leur dossier et un entretien oral, ont bénéficié d’une bourse de l’UNESCO financée par le gouvernement bulgare.
Recevant les 10 jeunes au bureau de l’UNESCO à Port-au-Prince à la veille de leur départ, le représentant de l’organisme onusien, Bechir Lamine, explique que l’initiative vise à « permettre aux étudiants de bénéficier des conditions optimales pour leur déplacement et leurs études.
Plusieurs étudiants du programme sont des fonctionnaires de l’Etat haïtien qui espèrent renforcer leurs compétences pour pouvoir mieux servir le pays.
« Cette formation me permettra d’être plus performant dans ma tâche de vérificateur des entreprises et des administrations de l’Etat », déclare Johny Lamour, 33 ans, un fonctionnaire à la Cour des Comptes.
Lamour suivait jusqu’au 12 janvier 2010, date du séisme dévastateur qui a frappé le pays, un cours de Master interrompu par l’effondrement des bâtiments de l’Université Quisqueya.
Les étudiants proviennent de plusieurs centres d’enseignement supérieur du pays et optent pour des Masters droit, économie, gestion ou économie et société, parcours économie sociale et solidaire. [gp apr 28/09/2010 15 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10052
Commentaire:
A quoi ressemblera Haïti dans dix ans? Comment ralleir vers l'éfficacité tout cet arc en ciel humanitaire avec des couleurs si hétérogènes?
Comment faire prendre la nouvelle mayonnaise avec ces ingrédients souvent disparates?

Fin de la période d'inscription des électeurs

Les responsables de L'Office Nationale d'Identification (ONI) devront acheminer dans les prochains jours les nouvelles données indispensables à l'actualisation du registre électoral. La période consacrée à l'inscription des nouveaux électeurs a pris fin hier dans les différents annexes de l'ONI. La grande affluence devant les bureaux de l'ONI n'a nullement diminué depuis le lancement du processus. Le porte parole de cet organisme, Jean François Alexis, assure qu'environ 2 000 personnes sont enregistrées quotidiennement au siège central de l'office.
M. Alexis, informe qu'environ 4 496 000 électeurs potentiels ont été enregistrés depuis 2005.
Les autorités électorales devront attendre le traitement des données collectées par les Centres d'Opération et de Vérification (COV) avant de finaliser le registre électoral. Les COV repartis dans plusieurs régions offrent la possibilité aux électeurs détenteurs de leurs CIN de changer leur adresse sur le registre. Le changement d'adresse permettra à plus d'un million de déplacés de participer au scrutin dans un centre de vote proche de leurs nouvelles résidences. Le processus devrait permettre également d'épurer le registre électoral.
En ce qui a trait aux statistiques l'électorat féminin représente 49 % de la totalité du corps électoral. Contrairement aux femmes, qui représenteraient 52 % de la population, les hommes ont été plus sensibles aux invitations des autorités.
A partir de ce mercredi les détenteurs de nouvelles cartes d'identification ne pourront pas exercer leur droit de vote le 28 novembre 2010.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18288

Les industriels français amorcent une nouvelle conquête d'Haïti

Une forte délégation d'entrepreneurs français, doit boucler ce mercredi une visite d'exploration en Haïti. 38 patrons d'entreprises, membres du MEDEF, ont pu au cours de leur séjour conclure des partenariats avec les membres du secteur privé haïtien. Le président de la délégation, Hugues-Arnaud Mayer, révèle que des partenariats sont en cours et d'autres sont doivent être conclus. Il confirme que les entreprises françaises sont intéressées aux marchés internationaux liés à la reconstruction. M. Mayer se dit enthousiasmé par la possibilité de réaliser des co-investissements avec une gouvernance partagée.
Les entrepreneurs haïtiens et français ont analysé les opportunités d'affaires dans les secteurs du tourisme, de la construction, des industries textiles et des services financiers.
Gregory Brandt figure parmi les hommes d'affaires haïtiens qui se réjouissent du retour des français. Seules 2 entreprises françaises n'avaient fui le pays en raison des émeutes et violences enregistrées a partir de 1986.
Le retour des investisseurs français permettra de créer de nombreux emplois indispensables pour relancer l'économie. Dans le secteur de la construction notamment de nombreuses entreprises haïtiennes sont d'anciens partenaires des firmes françaises. M. Brandt espère que les nouveaux partenariats permettront de réaliser un transfert de technologie.
Preuve que le retour des français est réel et concret, un complexe commercial et hôtelier a été inauguré à Tabarre par les membres de la délégation du MEDEF. Cet investissement initial de 5 millions de dollars ouvre la voie à la création d'une centaine d'emplois.
LLM / radio Métropole Haïti

mardi 28 septembre 2010

Décès de Dieudonné Cédor, monstre sacré de la peinture haïtienne

Parti à 85 ans, l’immense créateur de renommée internationale a traversé toutes les expériences artistiques de son temps, en particulier celle fondatrice du XXe siècle haïtien : le Centre d’art Lundi 27 septembre 2010,Radio Kiskeya
Le célèbre peintre Dieudonné Cédor, 85 ans, l’un des derniers grands représentants de l’âge d’or de la création plastique en Haïti, est décédé lundi à son domicile à Carrefour (banlieue sud-ouest de Port-au-Prince), des suites d’une maladie qui le forçait à garder le lit depuis plusieurs mois, a appris Radio Kiskeya.
Professeur à l’Ecole nationale des arts (ENARTS), il était également depuis plus de soixante ans membre du conseil d’administration du Centre d’art, véritable temple des arts plastiques fondé en 1944 par l’américain Dewitt Peters.
Entré en 1947 au Centre, il eut l’insigne privilège d’être acteur et témoin de premier plan de l’éclosion de la première génération d’authentiques peintres haïtiens et du foisonnement de la créativité multidisciplinaire aux côtés des Hector Hyppolite, Gorges Ramponneau, Albert Mangonès, Max Pinchinat, Wilson Bigaud, Luce Turnier, etc.
Homme simple et introverti, Dieudonné Cédor était pourtant constamment animé de la flamme de la poésie et de sa fantaisie de virtuose qu’il joignait –comme un jongleur désinvolte- à sa maîtrise des lignes et des couleurs pour donner à sa peinture et à ses personnages rythmés par la complexité des situations existentielles une forte touche impressionniste qui, pourtant, transpirait un vécu bien haïtien.
Symbole de la synthèse de plusieurs écoles et d’expériences d’une grande diversité conceptuelle, le maître exprimait sa sensibilité et sa jouissance artistique originales à travers l’indéfini, le geste indécis qui marquait les traits de ses natures mortes et vivantes. La déclinaison du bleu d’un bout à l’autre rendait compte de réalités insoupçonnées cernées dans leur plus grande intériorité.
Durant sa carrière d’une longévité exceptionnelle, Cédor a accumulé une impressionnante moisson de prix et distinctions personnels reçus lors de nombreuses participations à des biennales et expositions internationales notamment en Allemagne, en Belgique, en Hollande, aux Etats-Unis, au Guatémala, au Panama, en Colombie et au Venezuela.
Né le 8 mars 1925 à Anse-à-Veau (Nippes, sud-ouest d’Haïti), le peintre avait, outre son passage très remarqué au Centre d’art, contribué à forger l’âme et l’expression chaleureuse de plusieurs autres mouvements artistiques des années 50-60 tels Brochette et le Foyer des arts plastiques.
Il laissa également ses empreintes à l’aéroport international de Port-au-Prince où il réalisa, en 1967, des fresques murales. Une expérience répétée au ministère des affaires étrangères, mais qui devait disparaître dans le séisme dévastateur de janvier dernier.
Dieudonné Cédor croisa, sur sa trajectoire fulgurante, d’autres figures de proue des arts plastiques disparues ces dernières années. André Pierre, Jean-Claude Garoute dit “Tiga”, Gesner Armand, Louisiane St-Fleurant, Néhémy Jean, Wilson Bigaud et Alix Roy sont malheureusement de ceux-là. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7086

Les posters des candidats omniprésents dans les rues de Port-au-Prince

Les candidats sont maintenant en piste avec le coup d'envoi hier de la campagne électorale. Les graffitis sont détrônés dans les différentes artères de la région métropolitaine par des posters et affiches des candidats aux législatives et présidentielles du 28 novembre. Les militants ne renonceront toutefois pas à la stratégie des graffitis qui suscitent certaines réactions négatives des riverains.
Les espaces non payées pouvant accueillir les affiches étant réduites, on assistera comme dans les années antérieures à une course contre la montre dans ce domaine. Les pylônes électriques, les murs et même les affiches publicitaires accueilleront des posters.
De nombreux candidats à la présidence avaient placé leurs posters dans les rues dès le premier jour de la campagne. C'est le cas de Charles Henry Baker, Jude Célestin, Myrlande Manigat et Jean Henry Céant. Des slogans tels " Nou bouké pour M. Baker et 100% Ayisyen pour M. Célestin figurent dans les posters des candidats. Il s'agit d'une stratégie visant à contourner l'interdiction de réaliser des meetings durant la première phase de la campagne électorale.
Au cours des 20 prochains jours les candidats auront droit à une campagne visuelle. Les rassemblements ne seront pas autorisé en raison de l'incapacité des forces de l'ordre à assurer la sécurité de tous les candidats sur une période de deux mois.
Toutefois les candidats pourront intervenir dans les medias afin de présenter leurs projets de société. De nombreux candidats à la présidence participent régulièrement aux émissions de débats organisée par la société civile ou les associations de presse. En outre certaines formations politiques, dont Respè et Ayisyen pou Ayiti, diffusent des spots publicitaires en évitant de solliciter ouvertement le vote des citoyens.
Les responsables du CEP espèrent que la campagne électorale se déroulera dans une bonne ambiance. Le vice président de l'organisme électoral, Jean Telev Pierre Toussaint, a exhorté les candidats à ne pas franchir certaines limites même si aucun code de déontologie n'a été signé.
LLM / radio Métropole Haïti

Ban Ki-moon attristé par les dégâts causés par la tornade

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a exprimé sa tristesse en raison des pertes en vies humaines et des dégâts matériels causés par la tornade et la dépression qui se sont abattues vendredi sur Port-au-Prince. « Il présente ses sincères condoléances aux familles de ceux qui y ont perdu la vie » , a déclaré le week-end son porte-parole. Le dernier bilan partiel de la Direction de la Protection Civile (DPC) fait état de 7 morts et 67 blessés. Un reporter de radio Métropole a constaté que des dégâts importants ont été enregistrés dans de nombreux camps d'hébergement à Delmas et Port-au-Prince notamment.
Plus de 40 équipes comprenant du personnel des Nations Unies, des agences humanitaires et du Gouvernement haïtien ont procédé à une évaluation des dégâts. Une mission de reconnaissance aérienne a été menée conjointement avec le gouvernement haïtien, révèlent des responsables de la mission onusienne.
Dans le même temps, les responsables du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) ont indiqué que les équipes de l'ONU avaient visité quelques 300 camps de déplacés internes. « Les rapports font état de 11.000 familles ayant besoin d'assistance pour des abris, dont certains vivant dans des immeubles qui n'avaient pas été affectés par le tremblement de terre de janvier dernier », précise l'Ocha.
Les sinistrés du Camp d'hébergement de Corail-Cesse lesse ont été une nouvelle fois touchés de plein fouet par les bourrasques de vents et les fortes averses. L'Organisation Mondiale de la Migration (OIM) affirme avoir recensé 110 familles, soit près de 500 personnes, comme des victimes directes de la dépression du 24 septembre. Les familles affectés sont actuellement hébergées dans des abris en dur.
De nouvelles averses ont été enregistrées lundi soir dans la région métropolitaine. Le Centre National de Météorologie (CNM) annonce que les intempéries se poursuivront au cours des 4 prochains jours.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18283

Préval préconise une campagne électorale sous le signe du fair play

Le chef de l'Etat haïtien René Préval craint une faible participation de l'électorat aux législatives et présidentielles du 28 novembre. Répondant aux questions de journaliste en marge d'une rencontre avec le chef de la diplomatie française, le président Préval s'est dit préoccupé par l'impact de la catastrophe du 12 janvier sur l'engouement des électeurs potentiels. "Je crains des irrégularités et une faible participation parce que les gens sont désaffectés. Ils souffrent beaucoup et ont d'autres préoccupations", a dit M. Préval. En ce qui a trait aux éventuels cas d'irrégularités le président Préval a rappelé qu'il avait demandé à l'OEA et à la CARICOM de déployer des observateurs dans le pays pour suivre le processus électoral.
René Préval espère que la campagne électorale ouverte hier se déroule dans une bonne ambiance. "Ayons une campagne de façon civilisée". "Il ne s'agit pas de mener une campagne agressive contre un compétiteur. Mieux vaut dire ce qu'on va faire au lieu d'essayer de détruire le compétiteur. J'espère qu'il y aura de préférence une bataille d'idées", a déclaré M. Préval.
Le président Préval est également préoccupé par les conditions sécuritaires. "Je m'en vais le 7 février 2011. Il y aura des élections pour permettre que des dirigeants légitimes puissent continuer de diriger le pays. Mais il y aura des problèmes. Notre police (PNH) compte moins de 10.000 membres alors que nous aurons plus de 10.000 bureaux de vote. Avec la Minustah on va essayer de tenir le plus possible le climat de sécurité, mais Les soldats de l'ONU ne parlent créole, ne parlent pas français", a ajouté M. Préval.
Le chef de la Minustah, Edmond Mulet, avait admis hier que les forces de l'ordre ne pourront pas être présentes dans tous les centres de vote.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18284

Michaëlle Jean fait ses adieux au Parlement

Publié le 28 septembre 2010 Marie Vastel, La Presse Canadienne, Ottawa
À quelques jours de la fin de son mandat, la gouverneure générale est venue faire ses adieux aux parlementaires, mardi midi.
Devant députés et sénateurs, qui étaient réunis  dans le Hall
d'honneur du Parlement, Michaëlle Jean a reconnu que son
 règne au poste de représentante de la reine au Canada avait été
 mouvementé. PHOTO: REUTERS
Devant députés et sénateurs, qui étaient réunis dans le Hall d'honneur du Parlement, Michaëlle Jean a reconnu que son règne au poste de représentante de la reine au Canada avait été mouvementé. En cinq ans, elle aura lu cinq discours du Trône, a-t-elle rappelé, à la blague.
«Le moins que l'on puisse dire, chers amis, c'est que la vie parlementaire de ce pays a été plutôt mouvementée ces cinq dernières années», a-t-elle affirmé.
«Certains y verront sans doute un indice de la santé démocratique de notre pays... et très certainement de la mienne», a poursuivi Michaëlle Jean, qui a grandi en Haïti, «dans une dictature sans merci», a-t-elle commenté.
Outre les deux prorogations qu'elle a accordées au premier ministre Stephen Harper, le passage de Michaëlle Jean à Rideau Hall a aussi été marqué, pour plusieurs, par sa chaleur et sa compassion.
Car Michaëlle Jean a touché tous ceux qu'elle a côtoyés au cours de son mandat, au Canada et à l'étranger, ont souligné tour à tour les présidents de la Chambre des communes, Peter Milliken, et du Sénat, Noël Kinsella, de même que le chef libéral, Michael Ignatieff, et le ministre conservateur Stockwell Day, qui étaient présents à la réception organisée en son honneur.
Parmi les témoignages rendus, les politiciens ont cité les efforts déployés par Michaëlle Jean pour venir en aide à son pays d'origine, Haïti, dans les jours qui ont suivi le tremblement de terre qui a dévasté le petit pays des Antilles, en janvier dernier.
Puis, il y a eu son engagement envers les jeunes, les populations des pays en voie de développement, et les arts, ont ajouté les invités. Sans oublier l'un de ses séjours dans le Grand Nord canadien, où Michaëlle Jean avait mangé un morceau de coeur de phoque cru, en protestation contre les campagnes menées contre la chasse au phoque, a soulevé M. Milliken.
M. Kinsella, capitaine honoraire de la marine canadienne, a quant à lui insisté sur le rôle de commandant en chef qu'a également assumé Mme Jean depuis 2005. Le président du Sénat a noté que la «dignité, la chaleur et la compassion dont elle fait preuve ont été précieux pour les familles de nos militaires».
Appelé à commenter la décision de Mme Jean d'accorder une prorogation à Stephen Harper en 2008 - quand libéraux et néo-démocrates avaient formé une coalition appuyée par le Bloc québécois pour renverser les conservateurs -, le leader libéral a refusé de revenir sur son jugement.
«Elle est l'arbitre du système constitutionnel. Et moi je ne questionne pas ses décisions. (...) Je suis un joueur, je n'ai pas le droit de questionner l'arbitre. Je me soumets au jugement de l'arbitre et c'est tout», s'est contenté de répondre Michael Ignatieff.
Mme Jean quittera officiellement ses fonctions vendredi, alors que son successeur, David Johnston, sera assermenté au Sénat et fera son entrée à Rideau Hall.
Michaëlle Jean poursuivra quant à elle sa carrière comme envoyée spéciale pour l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) pour le pays qui l'a vue naître.
La gouverneure générale a fait valoir, dans son discours d'adieu, qu'elle souhaitait continuer de travailler avec les parlementaires canadiens afin d'améliorer la situation en Haïti.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201009/28/01-4327439-michaelle-jean-fait-ses-adieux-au-parlement.php

lundi 27 septembre 2010

Haïti: la campagne électorale est lancée

Clarens Renois,Agence France-Presse,Port-au-Prince

Les Haïtiens, encore embourbés dans les décombres
du séisme du 12 janvier dernier, pourront-ils se concentrer
sur la campagne électorale?
Photo: AP
La campagne électorale pour les élections législatives et présidentielle prévues le 28 novembre s'ouvre ce lundi en Haïti, où le niveau de participation et d'éventuels problèmes de sécurité constituent des sujets d'incertitude.
4,5 millions d'électeurs, dont de nombreux sinistrés vivant dans des camps de personnes déplacées, sont appelés à élire leurs nouveaux dirigeants.
«Je souhaite que cette élection ne prenne pas l'allure d'une bataille, dans une campagne agressive où on cherche à détruire le compétiteur au lieu de faire valoir les idées», a lancé dimanche le président René Préval, craignant des problèmes de sécurité au cours de la campagne de deux mois et des irrégularités lors du scrutin.
Après deux mandats de cinq ans sans interruption, un record dans un pays marqué par l'instabilité politique, René Préval ne peut pas se présenter dans la course à la présidence du pays le plus pauvre du continent américain, qui peine à se relever de la catastrophe humanitaire consécutive au séisme du 12 janvier.
«Nous avons suffisamment de candidats pour les élections, 850 pour 99 postes à la chambre, 95 pour 11 sièges au Sénat et 19 pour la présidentielle», énumère l'actuel homme fort d'Haïti. «Ce que je crains c'est la faible participation de l'électorat et des problèmes de sécurité».
En visite officielle en Haïti, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a insisté sur la nécessité des élections et sur une forte participation pour permettre à la communauté internationale de travailler avec des dirigeants légitimes.
M. Préval a évoqué «la désaffection de l'électorat vis-à-vis du monde politique, le déplacement des personnes après le séisme» et le fait que «beaucoup de gens qui souffrent n'ont peut-être pas comme premier souci d'aller voter aux élections».
Dans les milliers de camps où sont massés plus de 1,3 million de personnes, on se bouscule parfois pour retirer la carte d'électeur. Mais les Haïtiens sont indécis.
«Nous n'avons pas encore de candidat dans cette élection, nous ne voyons pas pour qui mettre un bulletin», dit Elvire, responsable d'un comité de gestion dans un camp de déplacés.
La décision de certains partis d'opposition de boycotter les élections et le manque de crédit du conseil électoral provisoire (CEP), soupçonné d'être inféodé au pouvoir, constituent des sujets de préoccupation pour la communauté internationale.
Récemment, un groupe d'organisations de la société civile haïtienne a écrit au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, lui demandant d'user de son influence pour faire reporter les élections qui, selon elles, «pourraient provoquer de nouvelles crises politiques» dans le pays.
Mais pour la communauté internationale, près de neuf mois après le séisme, les élections sont techniquement possibles. L'Organisation des États américains (OEA) et les pays de la Caricom, le marché commun de la région caraïbe, ont prévu de déployer la plus grosse mission d'observation électorale dans le pays.
Les pays donateurs ont financé à plus de 90% le budget de 29 millions de dollars des élections qu'ils souhaitent «démocratiques et transparentes», a répété Bernard Kouchner.
«J'ai demandé à l'ancien premier ministre (français) Lionel Jospin de voir comment dépêcher des formateurs pour les membres des bureaux de vote», a déclaré le président René Préval, qui craint aussi des problèmes de sécurité le jour du vote. «Notre police est en nombre insuffisant, moins de 10.000 pour tout le pays de huit millions d'habitants, et les forces de l'ONU qui peuvent nous aider ne parlent ni créole, ni français».
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201009/27/01-4326911-haiti-la-campagne-electorale-est-lancee.php

Dernier tour de piste pour Michaëlle Jean

Publié le 27 septembre 2010 à 07h57
La Presse Canadienne, Ottawa
Michaëlle Jean entame sa dernière semaine à titre de gouverneure générale du Canada.
La fin du règne de Michaëlle Jean sera marquée par un 
salut militaire, un événement qui se déroulera au parlement, 
ainsi que par une cérémonie de plantation d'arbre à Rideau Hall.
Photo: Fred Chartrand,
Son héritage appartient désormais à l'histoire. Son règne aura notamment été marqué par sa décision d'accorder au premier ministre Stephen Harper la prorogation du parlement, ce qui lui a permis de sauver son gouvernement à la fin de l'année 2008.
Peu de figures publiques peuvent se targuer d'avoir eu une aussi grande visibilité que Mme Jean à titre de représentante du Canada.
Le bureau de la gouverneure générale estime que depuis le tremblement de terre en Haïti, en janvier 2010, Michaëlle Jean a reçu au moins 166 demandes d'entrevue, notamment de CNN, de la BBC et d'Al-Jazira.
Elle a également charmé les chefs d'État du G8 et de nombreux autres pays.
Le président du Ghana a notamment déclaré, lors d'un un dîner officiel, que son pays était tombé amoureux de Michaëlle Jean.
Des éditorialistes de France et d'Afrique l'ont même comparée à Nelson Mandela, Lady Diana, Pele et Mohammed Ali.
La fin de son règne sera marquée par un salut militaire, un événement qui se déroulera au parlement, ainsi que par une cérémonie de plantation d'arbre à Rideau Hall.
Jeudi, elle deviendra l'envoyée spéciale des Nations unies en Haïti, sa mère-patrie récemment ravagée par un tremblement de terre.
Celui qui la remplacera, David Johnston, est un fonctionnaire et un universitaire réputé.
La cérémonie d'installation de ce 28e gouverneur général du Canada aura lieu vendredi.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201009/27/01-4326892-dernier-tour-de-piste-pour-michaelle-jean.php

Wyclef Jean hospitalisé pour épuisement

Publié le 27 septembre 2010
Associated Press, New York
Une représentante de Wyclef Jean a annoncé que le chanteur hip-hop avait été hospitalisé dans un établissement gardé secret.
Le chanteur de 37 ans est entré à l'hôpital au cours du week-end. Sa représentante, Marian Salzman, a précisé qu'il «souffre du stress et de l'épuisement causés par les huit semaines difficiles qu'il vient de connaître».
Wyclef Jean avait annoncé en août qu'il se présentait à la présidence d'Haïti, mais il a retiré formellement sa candidature la semaine dernière. Aucune raison officielle n'a été donnée pour expliquer l'exclusion de Jean, mais les rumeurs veulent que le chanteur ne répondait pas aux critères d'éligibilité, notamment parce qu'il n'habite pas Haïti.
Le chanteur est né en banlieue de la capitale d'Haïti, Port-au-Prince. Il a grandi à New York et habite au New Jersey.
Sa représentante a expliqué qu'il allait sortir de l'hôpital cette semaine.
Wyclef Jean prévoit également lancer un nouvel album.

Ouverture officielle de la campagne électorale

Faut-il s’en réjouir ? Faut-il s’en inquiéter ? Lundi 27 septembre 2010, Radio Kiskeya
Les partis, plateformes et candidats vont-ils vraiment proposer des programmes ? Est-ce vraiment le temps des grands débats qui s’ouvre ? Va-t-on être épatée par de grandes idées ? La vision salvatrice pour Haïti va-t-elle enfin être dévoilée ? Est-ce venu le moment de montrer que le « blanc » n’a point le monopole de la pensée ? Va-t-on dépasser le stade du verbiage creux, du discours trompeur et mystificateur, du « mutisme militant », le fait d’être muet en campagne électorale étant devenu depuis 2006 une variante inattendue de l’action politique, avec la victoire sans grand discours de René Préval cette année là.
Si ce n’est rien de tout cela, ne faut-il pas se demander si la campagne qui s’ouvre ce 27 septembre inaugure autre chose que le temps du discours articulé. Serait-ce, par exemple, celui du déploiement des grands moyens médiatiques ? La campagne, telle qu’elle se pratique traditionnellement chez nous, ne risque-t-elle pas de se limiter à la capacité ou non des uns et des autres à ériger des billboards géants, impressionnants, exhibant des visages au canon hollywoodien, apparemment sympathiques ? Ne risque-t-elle pas d’être réduite à la distribution anarchique de photos, slogans et graffitis ?
Y a-t-il également lieu de craindre le retour de la traditionnelle époque des foules ivres de tafia menées comme du bétail, au rythme des tambours et des vaccines, par des « chefs boukman » grassement rémunérés ? Le temps du vaste et grand trafic de cartes électorales ?
La campagne ne risque-t-elle pas de se limiter, pour les uns et pour les autres, à la capacité de pouvoir simplement faire voir devant soi ou après soi le maximum de gens possible, qu’ils soient électeurs ou non, qu’ils disposent ou non de la Carte d’Identification Nationale tenant lieu de carte électorale ? L’objectif étant tout simplement de faire voir qu’on a du monde avec soi et qu’on va gagner, qu’on doit gagner.
L’aspect cocasse d’une telle réalité est que, bien souvent, les têtes que l’on voit dans tel rassemblement politique sont souvent les mêmes que l’on rencontre dans d’autres. Car, aujourd’hui, beaucoup plus qu’hier, autant les votes que la participation à des « meetings » électoraux se négocient. On n’est pas motivé idéologiquement. On fait des « deals ». Pour de l’argent , comme pour de la nourriture. Car, après tout, se dit-on, le candidat une fois élu ne règlera que ses propres affaires, alors, nous autres, pourquoi accepterions-nous d’être toujours le dindon de la farce ? La paupérisation accélérée des masses et le développement subséquent des bidonvilles et du lumpen prolétariat y sont pour quelque chose. Et c’est ce beau monde qui constitue la clientèle politique des partis et des candidats. Cela explique que la politique soit devenue si compliquée et qu’il faille disposer de plus en plus d’argent pour en faire. Car, le lumpen cela se paie. Et, avec le lumpen, plus de l’argent, et beaucoup d’argent, surtout s’il provient de fructueux et malodorants négoces, on peut faire de n’importe qui un roi, on peut conduire le pays n’importe où, même le précipiter dans un gouffre encore plus profond que celui dans lequel il se trouve déjà. Et cela peut être d’autant plus aisé si, dans la défense de ses propres intérêts, la « communauté internationale » se montre naïve, complaisante ou complice par rapport à toute éventuelle entreprise de ce genre.
Dans le cas de notre pays, ce qui est encore triste à constater c’est que le lumpen dont nous parlons ne se cantonne plus que dans les quartiers et les strates où, naturellement, on savait le repérer. Le phénomène a pris des proportions gigantesques, atteignant des couches des classes moyennes avancées, depuis les effets néfastes de l’embargo de 1991 jusqu’à la situation catastrophique post-séisme. Que de cadres, d’intellectuels, d’étudiants sont aujourd’hui des éléments du lumpen qui s’ignorent !
Il faut reconnaitre que la faillite des partis politiques et le faible niveau d’organisation de la société civile constituent des facteurs non négligeables de cette « cocoratisation » de l’univers politique. Plus de 40 ans maintenant de populisme duvaliéro-lavalassien en est la cause fondamentale.
Alors, la campagne électorale s’ouvre officiellement ce lundi 27 septembre. Revient plus que jamais sur le tapis la question relative à l’implication citoyenne dans le débat politique. Se pose également celle du recours systématique à la violence lors des joutes électorales comme réponse au déficit de débats et d’argumentations idéologiques, doctrinales ou programmatiques.
Vu les affres de l’existence dans le contexte de l’après séisme, vu le taux élevé du chômage, vu l’analphabétisme récurrent, les citoyens des bidonvilles, ceux survivant sous les tentes, la paysannerie appauvrie par les dépossessions, la dégradation de l’environnement et les méfaits du néo-libéralisme, tous, pourront-ils écouter, analyser, apprécier et finalement choisir ? Le débat politique peut-il être démocratique quand le niveau des masses et, aujourd’hui, celui d’autres couches de la population, laissent autant à désirer. Le discours ne peut être, dans ces conditions, qu’à sens unique. Et, toujours dans ces conditions, à défaut d’une situation tout à fait inattendue créée par un candidat dont le charisme et les penchants populaires ou populistes étaient dissimulés, les plus malins et les mieux nantis s’imposeront, comme à l’accoutumée.
Mais, le clou de toutes ces interrogations en est une autre non moins pertinente : à quoi sert une campagne électorale si, comme on l’affirme dans l’opposition, les dés sont pipés, les jeux sont faits bien avant d’être lancés, l’appareil électoral est partial ? En pareil cas, il suffirait que les candidats soient tout simplement nommés. L’on gagnerait du temps et l’on économiserait de l’argent. Comme dans toute approche scientifique il convient de toujours prévoir une marge d’erreur, considérons la possibilité, fut-elle mince, que tout le monde se trompe sur le Conseil Electoral Provisoire et qu’il arrive à surprendre même ses patrons étrangers et haïtiens les plus apparents. Mais, là, on est sur un terrain vraiment fragile.
Alors, la campagne électorale s’ouvre officiellement ce lundi 27 septembre.
S’il faut faire semblant, s’il faut offrir le spectacle d’une démocratie à l’haïtienne qui se situerait à bonne distance du standard que s’imposent en la matière les occidentaux, alors, allons-y pour la campagne électorale.
Marvel DANDIN
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7084

La France et les Etats-Unis au chevet de l’HUEH, de la Faculté de Médecine et de l’Ecole Nationale des Infirmières

Pose de 1ère pierre d’une reconstruction dont le coût s’élève à 55 millions de dollars dimanche 26 septembre 2010,Radio Kiskeya
Le ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner, le chargé d’affaires des Etats Unis en Haïti, David Lindvall, le ministre de la santé publique et de la population, Alex Larsen et le directeur exécutif de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (HUEH), le Dr Alix Lassègue, ont posé de concert, samedi, la première pierre de la reconstruction de l’HUEH, de la Faculté de Médecine de l’Université d’Etat et de l’Ecole Nationale des Infirmières (ENIP).
Bernard Kouchner a renouvelé à l’occasion l’engagement pris par le président français Nicolas Sarkozy lors de sa visite en Haïti en février dernier, de contribuer à la remise sur pied de l’HUEH dont les installations ont été fortement affectées par le séisme du 12 janvier. Il a également mis l’accent sur l’intérêt de la France pour une meilleure formation en matière médicale dans un cadre plus approprié.
Le chargé d’affaires américain Lindvall a abondé dans le même sens, estimant de plus que l’HUEH doit jouer un rôle important dans l’avenir du pays par le soutien qu’il apportera à l’action du Ministère de la santé publique et de la population (MSPP).
Le titulaire du MSPP a pour sa part rappelé que les travaux de reconstruction du complexe hospitalier et de formation médicale coûteront 55 millions de dollars. Il a exhorté en ce sens la population, qui aura à bénéficier des services des nouvelles installations, à tenir compte de l’effort qui va être déployé tant par les autorités locales que par les gouvernements français et américain, en faisant bon usage desdites installations. « Toutes les conditions étant réunies pour la tenue des élections, il importe que la population fasse tout son possible en faveur de la stabilité afin que la reconstruction de l’HUEH puisse se faire », a ajouté le Dr Alex Larsen.
L’HUEH comptera plus de 500 lits après le début des travaux en mars 2011. Ils devraient s’achever dans trois ou quatre ans à partir de leur démarrage, informe le directeur exécutif de l’institution. Les travaux seront effectués de telle sorte que l’institution continue à fonctionner. Des installations préfabriquées devraient être disponibles pour faciliter le déroulement de la prochaine année académique à la Faculté de médecine et à l’ENIP, précise le Dr Alix Lassègue. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7082

Lescouflair rejette les accusations de viol homosexuel

Le ministre haïtien de la jeunesse et des sports, Evans Lescouflair, a nié avoir violé un homme de 35 ans au début de cette année en son domicile. Je tiens à récuser ces allégations a martelé M. Lescouflair faisant référence aux déclarations de M. Willio Dor diffusées dans les medias ces derniers jours. M. Dor avait soutenu que le ministre des sports l'avait sodomisé en le menaçant avec son arme à feu. La victime révèle que les démarches auprès des organisations de défense des droits humains n'avaient pas abouti en raison du violent séisme du 12 janvier. L'affaire a refait surface ces dernières semaines après que M. Dor, ex employé du CEDAJ une ONG dirigée par M. Lescouflair, eut déposée une plainte par devant le commissaire du gouvernement.
Lors d'une rencontre avec la presse au centre de la Croix-des-Bouquets, M. Lescouflair n'a pas voulu répondre aux questions des journalistes arguant qu'il revient à ses avocats de consulter le dossier d'accusation. Le ministre s'est dit prêt à répondre aux questions du chef du Parquet lequel avait sollicité depuis un mois une autorisation du chef de l'Etat. Cette démarche est prévue par la législation haïtienne.
Dans tous les cas de figure, M. Lescouflair qui s'est dit prêt à démissionner afin de favoriser la poursuite de l'enquête. « Il s'agit avant tout d'une affaire juridique», a t-il expliqué.
Toutefois le ministre des sports dénonce l'instrumentalisation de cette affaire par des sénateurs de l'opposition. Il a également lancé des flèches en direction de la presse qui a fait selon lui "un matraquage médiatique".
Les dénégations d'Evans Lescouflair contraste avec les accusations de Willio Dor qui, dans une interview accordée à Nancy Roc, avait relaté avec précision les différentes étapes de son agression. Il avait également révélé qu'un adolescent avait été également victime d'agressions sexuelles de la part du ministre de la jeunesse et des sport.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18282

Kouchner renforce la coopération franco-haïtienne

Le ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner, a signé 3 conventions et donné le coup d'envoi de plusieurs projets financés par son pays au cours de sa visite à Port-au-Prince. Avant d'être reçu en audience par le président Préval, le chef de la diplomatie française avait inauguré hier dimanche une nouvelle maison culturelle française en Haïti. 24 heures plus tôt il avait posé la première pierre de la reconstruction de l'hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti (UEH), cofinancé par la France et les États-Unis.
Bernard Kouchner avait également paraphé avec le ministre haïtien des finances, Ronald Beaudin, trois conventions visant au renforcement de la coopération entre les deux pays. La première convention accorde un appui budgétaire de 10 millions d'euros dédié au paiement des fonctionnaires. Les deux autres conventions portent sur une aide alimentaire de 1,4 millions d'euros et un support de 1 million d'euros pour la réorganisation du système cadastral et la sécurisation foncière.
Le ministre Beaudin s'est réjoui de l'assistance française qui permettra " de terminer l'année dans des conditions raisonnables".
"C'est promesse tenue. Comment ne pas tenir ses promesses après des événements aussi catastrophiques que ceux que nos amis haïtiens ont vécus", a répondu M. Bernard Kouchner qui a assuré le gouvernement haïtien d'une autre tranche de 20 millions d'euros d'aide budgétaire pour 2011.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18280

Les déplacés sont les principales victimes de la tornade

5 morts et 39 blessés ont été recensés par les autorités haïtiennes après la tornade qui a frappé plusieurs villes de la région métropolitaine le vendredi 23 septembre. Le Système National de Gestion des Risques et Désastres a indiqué que plus de 7 000 tentes dans 160 camps d'hébergement ont été détruits par les bourrasques de vents qui ont surpris les Port-au-Princiens. De nombreux déplacés sont maintenant dépourvus des faibles structures de bois et de bâches qui leur servaient d'abri depuis le 12 janvier.
Le calvaire des haïtiens n'est pas terminé puisque le Centre National de Météorologie annonce de nouvelles averses pour aujourd'hui, mardi et vendredi.
En raison du grand nombre de personnes en situation vulnérables les responsables de plusieurs institutions dont la Croix-rouge haïtienne se préparent à toute éventualité. Le directeur exécutif de la Croix-rouge, Guyto Jean Pierre, révèle que 5 à 6 ambulances sont disponibles.
Au cours des dernières heures la Direction de la Protection Civile (DPC) a distribué plus de 8 000 kits hygiéniques et des couvertures aux nouvelles victimes. Les autorités estiment qu'il faudra construire 5 000 abris pour reloger les sinistrés.
Entre temps des équipes du Ministère des Travaux Publics et de la Mairie de Port-au-Prince continuent à libérer les différentes artères de la capitale. Le courant électrique a été rétabli dans certains quartiers de la capitale dans l'après midi du samedi 25 septembre.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18279

Haïti: début des élections et incertitudes

AFP, 27/09/2010 La campagne électorale pour les élections législatives et présidentielle prévues le 28 novembre s'ouvre aujourd'hui en Haïti, où le niveau de participation et d'éventuels problèmes de sécurité constituent des sujets d'incertitude.
4,5 millions d'électeurs, dont de nombreux sinistrés vivant dans des camps de personnes déplacées, sont appelés à élire leurs nouveaux dirigeants.
"Je souhaite que cette élection ne prenne pas l'allure d'une bataille, dans une campagne agressive où on cherche à détruire le compétiteur au lieu de faire valoir les idées", a lancé hier le président René Préval, craignant des problèmes de sécurité au cours de la campagne de deux mois et des irrégularités lors du scrutin.
Après deux mandats de cinq ans sans interruption, un record dans un pays marqué par l'instabilité politique, René Préval ne peut pas se présenter dans la course à la présidence du pays le plus pauvre du continent américain, qui peine à se relever de la catastrophe humanitaire consécutive au séisme du 12 janvier.
"Nous avons suffisamment de candidats pour les élections, 850 pour 99 postes à la chambre, 95 pour 11 sièges au Sénat et 19 pour la présidentielle", énumère l'actuel homme fort d'Haïti. "Ce que je crains c'est la faible participation de l'électorat et des problèmes de sécurité".
En visite officielle en Haïti, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a insisté sur la nécessité des élections et sur une forte participation pour permettre à la communauté internationale de travailler avec des dirigeants légitimes.
M. Préval a évoqué "la désaffection de l'électorat vis-à-vis du monde politique, le déplacement des personnes après le séisme" et le fait que "beaucoup de gens qui souffrent n'ont peut-être pas comme premier souci d'aller voter aux élections".
Dans les milliers de camps où sont massés plus de 1,3 million de personnes, on se bouscule parfois pour retirer la carte d'électeur. Mais les Haïtiens sont indécis.
"Nous n'avons pas encore de candidat dans cette élection, nous ne voyons pas pour qui mettre un bulletin", dit Elvire, responsable d'un comité de gestion dans un camp de déplacés.
La décision de certains partis d'opposition de boycotter les élections et le manque de crédit du conseil électoral provisoire (CEP), soupçonné d'être inféodé au pouvoir, constituent des sujets de préoccupation pour la communauté internationale.
Récemment, un groupe d'organisations de la société civile haïtienne a écrit au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, lui demandant d'user de son influence pour faire reporter les élections qui, selon elles, "pourraient provoquer de nouvelles crises politiques" dans le pays.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/27/97001-20100927FILWWW00373-haiti-debut-des-elections-et-incertitudes.php

Dominican, Haitian killed in race-fueled dispute

BY EZEQUIEL ABIU LOPEZ, ASSOCIATED PRESS WRITER SANTO DOMINGO, Dominican Republic -- A Dominican foreman fatally shot a Haitian worker during an argument over pay, touching off racial clashes Sunday at a construction site that killed a Dominican worker and injured another, police said.
The flare-up happened near the beach resorts of Bavaro-Punta Cana, an area in the east of the Dominican Republic that is popular with foreign tourists.
According to a police statement, Haitians working on the residential project were demanding unpaid wages Saturday when the foreman, whose identity was not released, drew a pistol and fired, killing 32-year-old Issac Louis.
The next day, Haitian workers attacked their Dominican supervisors with rocks and wooden poles, beating 34-year-old Maximiliano Hierro to death and wounding 36-year-old William Leonel de la Cruz, police said.
Police said they were searching for both the foreman and the Haitian workers accused in Sunday's attack while stepping up patrols in the area to guard against further violence.
Construction, agriculture and other industries in the Spanish-speaking Dominican Republic depend on the labor of Haitian migrants who often cross the border illegally. The darker-skinned, French Creole-speaking Haitians are resented by many Dominicans, leading to discrimination, mass deportations and even lynchings.
Accusations that a Haitian killed a Dominican woman in 2005 provoked widespread home burnings and the deportation of 3,000 people. Last year, the beheading of a Haitian purportedly in retaliation for the murder of a Dominican man set off rock-throwing and vandalism at the Dominican Embassy and consulate in Haiti's capital, Port-au-Prince.
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/09/26/1843894/dominican-haitian-killed-in-race.html#ixzz10jI9i9bD
http://www.miamiherald.com/2010/09/26/1843894/dominican-haitian-killed-in-race.html

Fields of grass, soup kitchens at risk in Haiti

BY JONATHAN M. KATZ ASSOCIATED PRESS WRITER
PORT-AU-PRINCE, Haiti -- On the edge of a ruined city of concrete and tin, fallen walls reveal what for years was a hidden refuge: a field of well-trimmed grass.
This patch of green, hand cut with machetes, is one of two owned by the nonprofit Haitian sports academy L'Athletique D'Haiti. For nearly 16 years before the Jan. 12 earthquake, the organization used its nearly 40 acres to provide free training, education, meals and medical care. Now add housing to the list: it has 2,000 homeless families on its fields under blue tents and ragged tarps.
The soccer pitches and running tracks in the destitute Cite Soleil slum are a physical embodiment of the grassroots aid experts say is needed in Haiti - an example of Haitians helping themselves. Yet despite the billions donated to Haiti after the disaster, L'Athletique and many other small groups are scrambling to stay afloat amid crushing demand. Less than 15 percent of the $4.7 billion pledged for 2010-11 at the U.N. donors conference in March has been disbursed, along with some debt relief, and donors tend to prefer large, known groups to small community ones.
"I'll tell you, at one point in time I thought to myself, 'This is it. We're done,'" said L'Athletique director Robert Duval, as boys dribbled white soccer balls in the late summer sun. "I was thinking the country was done."
Community groups that provide help to overlooked or rural neighborhoods say foreign governments and international donors have failed to support them.
"The large charities have a lot of money in their bank accounts that's not getting spent in Haiti," said Melinda Miles of the Haiti Response Coalition, a consortium of local groups that banded together after the quake. "To be honest with their donors, and really be accountable to the Haitians whose names they used to raise the money, they need to put it into Haitian-led plans."
Miles' group, KONPAY, provides environmental and food support to the quake-ravaged southeast through tree planting, seed distribution and other programs. The group quickly spent the modest donations it received for immediate earthquake relief, and is now struggling to fund its $200,000-a-year budget, she said.
Others are in worse shape. Deeper into Cite Soleil, a group called the Movement of Action for Development has been providing food and art workshops for 400 children and adult women since 2004, but the nonprofit recognized by the Haitian government has never been able to get international funding. Unable to cope with demand, it shut down its food kitchen in the chronically malnourished district.
"I looked for funds everywhere in the international community and local government and nobody responded to help me," said its founder, Dolcine Marie Josette.
Through July, the American Red Cross had spent a third of the $480 million it raised for Haiti after the quake. Country spokeswoman Julie Sell said that pace is a result of careful auditing and an effort not to dump money blindly on unproven projects. The organization supports some Haiti-based organizations, such as the nationwide microfinance bank Fonkoze, but avoids those it deems unviable.
"They may be doing fantastic work but sometimes it's not something that's sustainable," she said.
Duval says his group's small scale helps it quickly sort through problems. While the government and major nonprofits struggle to clear rubble across the capital, Duval paid people to dump 20 cubic yards of debris on one of his soccer fields to help improve drainage.
More importantly, L'Athletique has helped thousands of children like 13-year-old Esther Frederique. The tall girl with braids learned to sprint and race in the grassy field, her shelter from the violence of the surrounding slum.
The quake hit late on a Tuesday afternoon. The shockwave blasted through the field where Esther and friends were training, throwing them to the ground. For days, the capital was a mess of dust clouds, bodies and chaos.
But within days many children began returning to the field, looking for friends and mentors. Their families soon followed.
"I wanted to be closer to where Esther trains," said her mother, Thenante Sylvain, holding her youngest baby outside the nest of plastic sheeting where the family of seven lives. "Besides, we had nowhere else to go."
Duval, who was in Washington, raced back and threw himself into getting the organization running again. Within a month, classes resumed.
Thanks in large part to Duval's fluent English and media savvy, an influx of foreign volunteers and money kept L'Athletique's $30,000-a-year program running. Its renown helped too: Its alumni fill Haiti's national soccer league and do well in youth tournaments around the world.
But its future is uncertain. Walls that once kept out bandits are gone. A volunteer died in the quake; at least 11 more in a bus crash on cracked highways a few months later. Its students, many of whom have lost parents or friends, are deeply traumatized, their families struggling more than ever just to eat.
And Duval says post-quake land speculators are trying to force the program off the property to make way for reconstruction projects.
As is often the case in Haiti, there are competing claims for the property on which L'Athletique has operated for nearly two decades. Duval, once a human rights activist imprisoned by the ex-dictator Jean-Claude Duvalier, has refused to move. In July, he was detained under a court order from the competing landowner by a judge and police firing shotguns in the air. But he was released within an hour, as families of his students protested outside the justice of the peace, and no charges have been leveled since.
For Esther and her friends, L'Athletique is a lifeline. Each day she walks the short distance from the family tent to running practice, winding around pools of standing water in flip flops, shorts and her training shirt. She carries a change of clothes in a little black purse, and practices starting, pacing and racing techniques all in bare feet.
Students are required to be in school to participate in the program, so for those who cannot afford Haiti's expensive and mostly private institutions, it provides classes for free. She also gets what is often her only meal of the day.
Esther and her friends were on the field when the police came. She said the incident made her parents eager to find a permanent home, but she'll keep coming back to train. "We like it here," she said.
Associated Press writer Evens Sanon contributed to this story.
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/09/26/v-fullstory/1843952/fields-of-grass-soup-kitchens.html#ixzz10jGtFhvK
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Le rideau tombe sur le règne de Michaëlle Jean

Publié le 27 septembre 2010.
Nommée en septembre 2005, la gouverneure générale quitte ses fonctions aujourd'hui
Marie Vastel, La Presse Canadienne, Le Soleil.
Au terme d'un règne de cinq ans qui aura été fort mouvementé, Michaëlle Jean quittera aujourd'hui son poste de gouverneure générale en ayant marqué la fonction qui jusqu'ici s'avérait surtout protocolaire.
Michaëlle Jean quittera aujourd'hui son poste de gouverneure
générale. L'ancienne journaliste aura marqué la fonction qui,
jusqu'ici, s'avérait surtout protocolaire.
LA PRESSE CANADIENNE
Nommée par l'ancien premier ministre libéral Paul Martin en 2005, elle aura vu sa candidature au prestigieux titre de représentante de la reine contestée dès les premières rumeurs.
Avant même sa nomination officielle, Michaëlle Jean avait été accusée par des souverainistes d'avoir partagé leur idéologie. Confrontés à la controverse, Mme Jean et son mari s'étaient résignés, en août 2005, à diffuser un communiqué confirmant leur allégeance pleine et entière au Canada.
Même Paul Martin était venu à sa défense, en lui réitérant son « appui inébranlable ».

La prorogation de 2008
Michaëlle Jean a donc pu accéder au siège de gouverneure générale en septembre 2005, mais c'était sans savoir que trois ans plus tard elle aurait à décider, à elle seule, du sort du gouvernement - et à prendre une décision qui créa un précédant dans l'histoire canadienne.
Rappelée d'urgence au pays pour trancher l'impasse qui opposait le gouvernement conservateur de Stephen Harper à une coalition nouvellement formée par l'opposition, la gouverneure générale décida, au terme de quelques heures de pourparlers avec le premier ministre, de faire du jamais vu : Michaëlle Jean permettrait à M. Harper de suspendre les travaux du Parlement pendant quelques semaines.
Plutôt que de plonger le pays dans une deuxième élection en quelques semaines - ou de livrer le pouvoir à cette inhabituelle coalition -, Mme Jean avait accordé une prorogation à Stephen Harper.
Privilège qu'elle a de nouveau concédé un an plus tard, presque jour pour jour. Plaidant que le Parlement ne fonctionnait plus en raison des querelles avec l'opposition, M. Harper avait réclamé - et obtenu - une deuxième prorogation fin décembre 2009.

Un style unique
Mais outre ces revirements politiques, le règne de Michaëlle Jean au titre de gouverneure générale a également été marqué par sa personnalité et son style bien unique.
Si la fonction pouvait appeler à une certaine retenue, Mme Jean, elle, ne s'en est pas formalisée.
Sa spontanéité l'a d'ailleurs mise dans l'embarras au printemps suivant, lorsqu'elle a été filmée dans le Grand Nord canadien, mangeant un morceau de coeur de phoque cru. Les images de Mme Jean qui essuie ses doigts pleins de sang sur un mouchoir ont fait le tour du monde et ont été vivement dénoncées par les opposants à la chasse au phoque, qu'elle tentait justement de faire taire avec son geste.
Et si le rôle d'un gouverneur général se résume, selon la description de tâches, à représenter le pays à l'étranger et à accueillir les chefs d'État en visite au Canada, Michaëlle Jean, elle, n'en est pas restée là. Ses voyages en Afrique et dans son pays d'origine, Haïti, ont donné lieu à des moments forts en émotion.
Michaëlle Jean quittera Rideau Hall aujourd'hui et poursuivra sa carrière comme envoyée spéciale pour l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), pour le pays qui l'a vue naître.
http://www.cyberpresse.ca/le-droit/actualites/actualites-nationales/201009/26/01-4326841-le-rideau-tombe-sur-le-regne-de-michaelle-jean.php

Commémoration des policiers morts en devoir à Ottawa

La Presse Canadienne, Ottawa. Publié le 26 septembre 2010
Le ministre de la Sécurité publique Vic Toews (à droite)
était sur place afin de représenter les conservateurs.
PHOTO: LE DROIT
Des membres de la grande famille policière ont marché par milliers sur la Colline du Parlement, dimanche, en compagnie des proches des sept policiers canadiens qui ont perdu la vie dans l'exercice de leurs fonctions au cours de la dernière année.
Des centaines d'entre eux sont arrivés en motocyclette, arborant des insignes associés à la ville de London et à la région de Peel, dans le sud de l'Ontario. Une poignée de gendarmes se déplaçaient à cheval, mais la majorité des quelques 5000 policiers qui sont venus rendre hommage à leurs confrères tombés en service ont foulé de leurs pieds la Colline du Parlement, observés par des curieux qui les photographiaient.
«Ma famille comprend bien ce que les policiers doivent sacrifier pour nous aider, et nous voulons les appuyer», a indiqué Sherry Jones, une femme d'Ottawa dont le beau-frère travaille pour la GRC.
Les couvre-chefs de chacun des officiers décédés ont été alignés sur l'une des marches de l'escalier menant à la Tour de la Paix. Les drapeaux de la capitale fédérale étaient tous en berne pour l'occasion.
Deux des policiers morts en service, le surintendant principal Douglas Coates et le sergent Mark Gallagher, ont été tués dans le tremblement de terre qui a dévasté Haïti en janvier dernier. Ils étaient à l'emploi de la GRC.
Deux autres étaient de jeunes femmes dans la vingtaine, soit Mélanie Roy, de la police de Lévis, et la gendarme Chelsey Robinson. Trois autres avaient vu le jour à l'étranger: James Ochakovsky du Peel Regional Police , Vu Pham de la police provinciale de l'Ontario et Eric Czapnik, de la police d'Ottawa. Ces deux derniers ont été assassinés.
Plusieurs politiciens étaient présents afin de participer à la commémoration annuelle.
«Chelsey aurait été très fière. Elle adorait servir en uniforme. L'appui des policiers et leur participation à cet événement sont incroyables», a confié aux journalistes Metka Robinson, une cousine de la jeune gendarme Chelsey Robinson, originaire de l'Alberta.
Le ministre canadien de la Sécurité publique, Vic Toews, le leader du gouvernement en Chambre, John Baird, ainsi que la députée ontarienne Lois Brown étaient sur place afin de représenter les conservateurs.
Le député libéral Anthony Rota et le néo-démocrate Glenn Thibeault, tous deux attaqués par les conservateurs en raison de leur prise de position en faveur du registre des armes à feu, étaient aussi présents.
Les noms des sept policiers ont été gravés dans le verre près d'un monument commémoratif qui comprend le nom de 771 agents de la paix morts en service.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/201009/26/01-4326780-commemoration-des-policiers-morts-en-devoir-a-ottawa.php

Michèle Dionne: « Des photos qui parlent d'espoir et de vie »

Michèle Dionne, IMACOM, RENÉ MARQUIS
Publié le 26 septembre 2010
Gilles Fisette, La Tribune
(Sherbrooke) «Le message que la Croix-Rouge veut apporter sur le terrain aux populations dans le besoin, c'est de garder espoir. On est là pour les réconforter, les aider. Aussi, mes photos parlent-elles d'espoir et de vie et non pas de désespoir et de mort.»
Michèle Dionne a multiplié les missions sur le terrain avec la Croix-Rouge auprès de qui elle est impliquée depuis onze ans maintenant. Elle en a rapporté des milliers de photographies dont certaines font maintenant l'objet d'une publication.
Femme de premier ministre et grande bénévole, elle nous fait maintenant découvrir la photographe à travers Missions, un recueil de photographies dont le lancement se tiendra jeudi prochain. L'ouvrage est publié aux Éditions La Presse.
«Dès ma première mission à l'étranger pour la Croix-Rouge, j'ai tenu un journal, mais je ne prenais pas de photos. Tout comme, par la suite, au Honduras. Mais l'écriture n'est pas mon fort. J'ai pensé que je devrais prendre des photos, pour mieux me souvenir et pour témoigner mais aussi pour, plus tard, en faire un livre dont les profits seraient versés à la Croix-Rouge. J'ai toujours aimé la photographie. Mon père était d'ailleurs un très bon photographe. Et il nous filmait aussi en 16 mm. Alors, Jean (Charest), m'a acheté un Nikon qui m'accompagne désormais dans mes voyages à l'étranger», expliquait Mme Dionne, en entrevue, hier après-midi, dans les locaux de La Tribune.
Ainsi, Mme Dionne a croqué sur le vif des gens qu'elle a croisés sur le terrain. Elle a rapporté des images de l'Inde, dans une région dévastée par le tsunami de 2004; de Madagascar, où la malaria fait des ravages; de Chine, où un tremblement de terre a dévasté plusieurs régions; du Liberia où la guerre civile a vu se multiplier les enfants-soldats et les jeunes filles-chairs à soldats; d'Ukraine où l'accident de Tchernobyl fait encore des dommages; et d'Haïti où le récent tremblement de terre est encore tout frais dans la mémoire des gens d'ici.
http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/sherbrooke/201009/26/01-4326757-michele-dionne-des-photos-qui-parlent-despoir-et-de-vie-.php

Voyage au bout du monde pour Valérie Lévesque

Publié le 26 septembre 2010
La policière Valérie Lévesque est emballée
par sa mission en Haïti.

PHOTO FOURNIE PAR VALÉRIE LÉVESQUE
Karine Blanchard, La Voix de l'Est
(Cowansville) En mission en Haïti depuis sept mois, la policière Valérie Lévesque est emballée par son expérience. Déployée à Port-de-Paix, elle patrouille avec les agents haïtiens et participe au dévelop pement d'un programme de formation aux policiers pour aider les victimes d'agressions sexuelles.
« De voir ce peuple-là qui fonctionne avec les moyens du bord, je trouve ça fascinant », raconte la policière du poste de la Sûreté du Québec dans Brome-Missisquoi en vacances pour deux semaines au Québec.
La criminologue est arrivée en Haïti en février, peu de temps après le séisme, pour prendre part à la MINUSTAH (mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti). Durant un mois, à Port-au-Prince, elle a accueilli et formé les membres des contingents en provenance de partout dans le monde.
Durant son mandat, elle a eu le privilège de découvrir plusieurs nationalités. « J'ai vite été mise au parfum des énormes différences culturelles, explique-t-elle. Je me suis intéressée à ces personnes afin de mieux les connaître et je me suis fait plusieurs amis parmi eux. »
Pendant une semaine, elle a travaillé dans les camps de réfugiés. « L'immense pauvreté des campements cachait un fléau de violence conjugale et d'agressions sexuelles. Et la condition des enfants n'était pas à négliger », affirme la policière qui avait le mandat de promouvoir la dénonciation des diverses formes de violence.
http://www.cyberpresse.ca/la-voix-de-lest/actualites/201009/26/01-4326737-voyage-au-bout-du-monde-pour-valerie-levesque.php

Kouchner souhaite que les Haïtiens prennent plus de responsabilités

Publié le 25 septembre 2010
Agence France-Presse, Port-au-Prince
Je partage avec les Haïtiens la nécessité de prendre en charge
 leurs propres affaires. Plus vite la communauté internationale
s'en ira et mieux ce sera. Cela voudra dire que les Haïtiens ont
leurs responsabilités en main», a déclaré M. Kouchner.
PHOTO: AFP
Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, en visite officielle en Haïti, a souhaité dimanche que les Haïtiens prennent plus de responsabilités dans le reconstruction de leur pays ravagé par un violent tremblement de terre le 12 janvier.
«Je partage avec les Haïtiens la nécessité de prendre en charge leurs propres affaires. Plus vite la communauté internationale s'en ira et mieux ce sera. Cela voudra dire que les Haïtiens ont leurs responsabilités en main», a déclaré M. Kouchner lors d'une conférence de presse avant de quitter le pays.
Au cours de son séjour en Haïti le ministre français a posé samedi la première pierre de la reconstruction de l'hôpital universitaire d'Haïti, cofinancé par la France et les États-Unis.
Il a également signé trois conventions avec les autorités haïtiennes dont une aide budgétaire de 10 millions d'euros. La France accorde 20 millions au total en 2010 à Haïti pour permettre au gouvernement de payer les fonctionnaires.
Dimanche, M. Kouchner a inauguré une nouvelle maison culturelle française en Haïti avant d'être reçu en audience par le président Préval pour un entretien d'une heure qui s'est tenu dans un bâtiment situé dans la cour du palais présidentiel, détruit lors du séisme.
«Avec la France les relations sont très bonnes», a déclaré le chef de l'État haïtien, rappelant la visite en février du président Nicolas Sarkozy, la première d'un chef d'État français dans cette ancienne colonie.
M. Kouchner a reconnu des «liens sentimentaux entre la France et Haïti qui n'ont pas été suivis après l'indépendance de la première république noire», mais a refusé de parler du remboursement de la dette payée à la France par Haïti pour son indépendance.
«Nous n'allons pas refaire l'histoire. Je ne suis pas un colonisateur, vous n'êtes pas un colonisé», a-t-il répondu à un journaliste haïtien.
Il a cependant reconnu un détachement «non mérité» de la France par rapport à Haïti, tout en appelant les Haïtiens à moins dépendre des autres et à faire plus pour eux-mêmes.
A propos des critiques sur la lenteur de l'aide et des projets de reconstruction, M. Kouchner a indiqué que plus d'1 milliard de dollars ont été déjà dépensés ou engagés sur les 10 milliards promis en mars par la communauté internationale.
«On peut très bien comprendre l'impatience des Haïtiens, mais il faut bien voir la réalité. La réalité c'est qu'on ne peut pas reconstruire à l'identique. Ce serait un très mauvais service à rendre aux Haïtiens si on faisait comme avant», a-t-il soutenu.
«La reconstruction prend du temps, ça prend des investissements et des projets», a de son côté répété le président René Préval après son entretien avec M. Kouchner.
Un porte-parole du Quai d'Orsay a rappelé que depuis la visite du président français en Haïti, la France avait débloqué plus de 100 millions d'euros sur 360 millions promis pour la reconstruction.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201009/25/01-4326701-kouchner-souhaite-que-les-haitiens-prennent-plus-de-responsabilites.php

Chavez conserve sa majorité, l'opposition de retour

Publié le 27 septembre 2010
Marina De Russe, Agence France-Presse, Caracas
Le parti du président vénézuélien Hugo Chavez conserve sa majorité au parlement à l'issue des élections législatives de dimanche, mais l'opposition fait une percée significative après avoir boycotté le dernier scrutin.
Des partisans du président Chavez écoutent le dévoilement
des résultats  des élections dans les rues de Caracas. Le retour
de l'opposition qui a raflé plus d'un siège sur trois semble
décevoir cette partisane de Chavez.
PHOTO: JORGE SILVA, REUTERS
Le parti de Chavez, le Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV), décroche 94 sièges sur 165, et les partis d'opposition toutes tendances confondues, 62, selon des données des autorités électorales publiées lundi. Six sièges restent à départager et trois sont réservés à des partis indigènes.
Le chef de file de la gauche radicale latino-américaine n'atteindra donc pas son objectif de conserver 110 sièges, les deux tiers du Parlement, la configuration qui aurait été idéale selon lui pour «radicaliser» sans obstacles majeurs la mise en oeuvre du «socialisme du XXIe siècle».
«Mes chers compatriotes, c'est une grande journée et nous avons obtenu une solide victoire. Suffisante pour continuer à approfondir le Socialisme bolivarien et démocratique», a-t-il cependant assuré sur Twitter, le réseau social sur internet.
Le Conseil national électoral (CNE) n'a pas diffusé le pourcentage de voix recueillies par chacun des deux blocs, mais des candidats ont revendiqué 52% des voix pour l'opposition, ce qui voudrait dire qu'elle a obtenu plus de suffrages que le PSUV.
Selon Ramon Guillermo Aveledo, le porte-parole de la Coordination de l'Union démocratique regroupant de multiples partis d'opposition, «au niveau national», elle a recueilli «52%» des voix.
Si ce chiffre est confirmé, ce serait un coup dur pour Chavez, qui s'est placé au centre de la campagne et avait présenté cette élection comme une préparation de l'élection présidentielle de 2012 au Venezuela, premier exportateur de pétrole d'Amérique du Sud.
«Il a été démontré que le pays a une alternative, formée grâce à la convergence de personnes très diverses mais qui partent du principe qu'en parlant on se comprend», a estimé Aveledo.
Le Parlement monocaméral a été contrôlé pendant cinq ans à une écrasante majorité par le PSUV et était devenu une chambre d'enregistrement, après le boycottage du précédent scrutin par l'opposition.
«Il y a un désir de la part de l'électorat de voir un large spectre politique», pense José Vicente Carrasquero, docteur en science politiques et professeur de l'Université Simon Bolivar.
Sans majorité qualifiée, Chavez ne pourra pas faire passer de lois organiques ou faire des nominations clefs sans négocier avec l'opposition.
«Chavez est dans une situation critique. L'opposition aura un bon nombre de députés vétérans, pas des novices. Si au lieu de négocier il va à la confrontation, le contraste entre les deux positions sera trop évident et cela lui portera préjudice», selon Carraquero.
Avec 99 sièges cependant -5 de plus-, le PSUV peut encore attribuer au président des pouvoirs exceptionnels pour légiférer directement et rapidement.
Le président reste encore très populaire parmi sa base des quartiers populaires pour qui il a créé de nombreux programmes sociaux, dans un pays aux inégalités sociales criantes.
Mais il a affronté une année difficile avec une crise énergétique ayant provoqué des coupures d'électricité récurrentes, une économie en berne et une inflation record de 30%, ou une hausse sans précédent de la criminalité avec une moyenne de deux personnes tuées par heure en 2009.
La participation a dépassé les 66%, un taux élevé pour des législatives, selon le CNE.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201009/27/01-4326859-chavez-conserve-sa-majorite-lopposition-de-retour.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_amerique-latine_288_section_POS1