Faut-il s’en réjouir ? Faut-il s’en inquiéter ? Lundi 27 septembre 2010, Radio Kiskeya
Les partis, plateformes et candidats vont-ils vraiment proposer des programmes ? Est-ce vraiment le temps des grands débats qui s’ouvre ? Va-t-on être épatée par de grandes idées ? La vision salvatrice pour Haïti va-t-elle enfin être dévoilée ? Est-ce venu le moment de montrer que le « blanc » n’a point le monopole de la pensée ? Va-t-on dépasser le stade du verbiage creux, du discours trompeur et mystificateur, du « mutisme militant », le fait d’être muet en campagne électorale étant devenu depuis 2006 une variante inattendue de l’action politique, avec la victoire sans grand discours de René Préval cette année là.
Si ce n’est rien de tout cela, ne faut-il pas se demander si la campagne qui s’ouvre ce 27 septembre inaugure autre chose que le temps du discours articulé. Serait-ce, par exemple, celui du déploiement des grands moyens médiatiques ? La campagne, telle qu’elle se pratique traditionnellement chez nous, ne risque-t-elle pas de se limiter à la capacité ou non des uns et des autres à ériger des billboards géants, impressionnants, exhibant des visages au canon hollywoodien, apparemment sympathiques ? Ne risque-t-elle pas d’être réduite à la distribution anarchique de photos, slogans et graffitis ?
Y a-t-il également lieu de craindre le retour de la traditionnelle époque des foules ivres de tafia menées comme du bétail, au rythme des tambours et des vaccines, par des « chefs boukman » grassement rémunérés ? Le temps du vaste et grand trafic de cartes électorales ?
La campagne ne risque-t-elle pas de se limiter, pour les uns et pour les autres, à la capacité de pouvoir simplement faire voir devant soi ou après soi le maximum de gens possible, qu’ils soient électeurs ou non, qu’ils disposent ou non de la Carte d’Identification Nationale tenant lieu de carte électorale ? L’objectif étant tout simplement de faire voir qu’on a du monde avec soi et qu’on va gagner, qu’on doit gagner.
L’aspect cocasse d’une telle réalité est que, bien souvent, les têtes que l’on voit dans tel rassemblement politique sont souvent les mêmes que l’on rencontre dans d’autres. Car, aujourd’hui, beaucoup plus qu’hier, autant les votes que la participation à des « meetings » électoraux se négocient. On n’est pas motivé idéologiquement. On fait des « deals ». Pour de l’argent , comme pour de la nourriture. Car, après tout, se dit-on, le candidat une fois élu ne règlera que ses propres affaires, alors, nous autres, pourquoi accepterions-nous d’être toujours le dindon de la farce ? La paupérisation accélérée des masses et le développement subséquent des bidonvilles et du lumpen prolétariat y sont pour quelque chose. Et c’est ce beau monde qui constitue la clientèle politique des partis et des candidats. Cela explique que la politique soit devenue si compliquée et qu’il faille disposer de plus en plus d’argent pour en faire. Car, le lumpen cela se paie. Et, avec le lumpen, plus de l’argent, et beaucoup d’argent, surtout s’il provient de fructueux et malodorants négoces, on peut faire de n’importe qui un roi, on peut conduire le pays n’importe où, même le précipiter dans un gouffre encore plus profond que celui dans lequel il se trouve déjà. Et cela peut être d’autant plus aisé si, dans la défense de ses propres intérêts, la « communauté internationale » se montre naïve, complaisante ou complice par rapport à toute éventuelle entreprise de ce genre.
Dans le cas de notre pays, ce qui est encore triste à constater c’est que le lumpen dont nous parlons ne se cantonne plus que dans les quartiers et les strates où, naturellement, on savait le repérer. Le phénomène a pris des proportions gigantesques, atteignant des couches des classes moyennes avancées, depuis les effets néfastes de l’embargo de 1991 jusqu’à la situation catastrophique post-séisme. Que de cadres, d’intellectuels, d’étudiants sont aujourd’hui des éléments du lumpen qui s’ignorent !
Il faut reconnaitre que la faillite des partis politiques et le faible niveau d’organisation de la société civile constituent des facteurs non négligeables de cette « cocoratisation » de l’univers politique. Plus de 40 ans maintenant de populisme duvaliéro-lavalassien en est la cause fondamentale.
Alors, la campagne électorale s’ouvre officiellement ce lundi 27 septembre. Revient plus que jamais sur le tapis la question relative à l’implication citoyenne dans le débat politique. Se pose également celle du recours systématique à la violence lors des joutes électorales comme réponse au déficit de débats et d’argumentations idéologiques, doctrinales ou programmatiques.
Vu les affres de l’existence dans le contexte de l’après séisme, vu le taux élevé du chômage, vu l’analphabétisme récurrent, les citoyens des bidonvilles, ceux survivant sous les tentes, la paysannerie appauvrie par les dépossessions, la dégradation de l’environnement et les méfaits du néo-libéralisme, tous, pourront-ils écouter, analyser, apprécier et finalement choisir ? Le débat politique peut-il être démocratique quand le niveau des masses et, aujourd’hui, celui d’autres couches de la population, laissent autant à désirer. Le discours ne peut être, dans ces conditions, qu’à sens unique. Et, toujours dans ces conditions, à défaut d’une situation tout à fait inattendue créée par un candidat dont le charisme et les penchants populaires ou populistes étaient dissimulés, les plus malins et les mieux nantis s’imposeront, comme à l’accoutumée.
Mais, le clou de toutes ces interrogations en est une autre non moins pertinente : à quoi sert une campagne électorale si, comme on l’affirme dans l’opposition, les dés sont pipés, les jeux sont faits bien avant d’être lancés, l’appareil électoral est partial ? En pareil cas, il suffirait que les candidats soient tout simplement nommés. L’on gagnerait du temps et l’on économiserait de l’argent. Comme dans toute approche scientifique il convient de toujours prévoir une marge d’erreur, considérons la possibilité, fut-elle mince, que tout le monde se trompe sur le Conseil Electoral Provisoire et qu’il arrive à surprendre même ses patrons étrangers et haïtiens les plus apparents. Mais, là, on est sur un terrain vraiment fragile.
Alors, la campagne électorale s’ouvre officiellement ce lundi 27 septembre.
S’il faut faire semblant, s’il faut offrir le spectacle d’une démocratie à l’haïtienne qui se situerait à bonne distance du standard que s’imposent en la matière les occidentaux, alors, allons-y pour la campagne électorale.
Marvel DANDIN
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7084
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
lundi 27 septembre 2010
La France et les Etats-Unis au chevet de l’HUEH, de la Faculté de Médecine et de l’Ecole Nationale des Infirmières
Pose de 1ère pierre d’une reconstruction dont le coût s’élève à 55 millions de dollars dimanche 26 septembre 2010,Radio Kiskeya
Le ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner, le chargé d’affaires des Etats Unis en Haïti, David Lindvall, le ministre de la santé publique et de la population, Alex Larsen et le directeur exécutif de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (HUEH), le Dr Alix Lassègue, ont posé de concert, samedi, la première pierre de la reconstruction de l’HUEH, de la Faculté de Médecine de l’Université d’Etat et de l’Ecole Nationale des Infirmières (ENIP).
Bernard Kouchner a renouvelé à l’occasion l’engagement pris par le président français Nicolas Sarkozy lors de sa visite en Haïti en février dernier, de contribuer à la remise sur pied de l’HUEH dont les installations ont été fortement affectées par le séisme du 12 janvier. Il a également mis l’accent sur l’intérêt de la France pour une meilleure formation en matière médicale dans un cadre plus approprié.
Le chargé d’affaires américain Lindvall a abondé dans le même sens, estimant de plus que l’HUEH doit jouer un rôle important dans l’avenir du pays par le soutien qu’il apportera à l’action du Ministère de la santé publique et de la population (MSPP).
Le titulaire du MSPP a pour sa part rappelé que les travaux de reconstruction du complexe hospitalier et de formation médicale coûteront 55 millions de dollars. Il a exhorté en ce sens la population, qui aura à bénéficier des services des nouvelles installations, à tenir compte de l’effort qui va être déployé tant par les autorités locales que par les gouvernements français et américain, en faisant bon usage desdites installations. « Toutes les conditions étant réunies pour la tenue des élections, il importe que la population fasse tout son possible en faveur de la stabilité afin que la reconstruction de l’HUEH puisse se faire », a ajouté le Dr Alex Larsen.
L’HUEH comptera plus de 500 lits après le début des travaux en mars 2011. Ils devraient s’achever dans trois ou quatre ans à partir de leur démarrage, informe le directeur exécutif de l’institution. Les travaux seront effectués de telle sorte que l’institution continue à fonctionner. Des installations préfabriquées devraient être disponibles pour faciliter le déroulement de la prochaine année académique à la Faculté de médecine et à l’ENIP, précise le Dr Alix Lassègue. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7082
Le ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner, le chargé d’affaires des Etats Unis en Haïti, David Lindvall, le ministre de la santé publique et de la population, Alex Larsen et le directeur exécutif de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (HUEH), le Dr Alix Lassègue, ont posé de concert, samedi, la première pierre de la reconstruction de l’HUEH, de la Faculté de Médecine de l’Université d’Etat et de l’Ecole Nationale des Infirmières (ENIP).
Bernard Kouchner a renouvelé à l’occasion l’engagement pris par le président français Nicolas Sarkozy lors de sa visite en Haïti en février dernier, de contribuer à la remise sur pied de l’HUEH dont les installations ont été fortement affectées par le séisme du 12 janvier. Il a également mis l’accent sur l’intérêt de la France pour une meilleure formation en matière médicale dans un cadre plus approprié.
Le chargé d’affaires américain Lindvall a abondé dans le même sens, estimant de plus que l’HUEH doit jouer un rôle important dans l’avenir du pays par le soutien qu’il apportera à l’action du Ministère de la santé publique et de la population (MSPP).
Le titulaire du MSPP a pour sa part rappelé que les travaux de reconstruction du complexe hospitalier et de formation médicale coûteront 55 millions de dollars. Il a exhorté en ce sens la population, qui aura à bénéficier des services des nouvelles installations, à tenir compte de l’effort qui va être déployé tant par les autorités locales que par les gouvernements français et américain, en faisant bon usage desdites installations. « Toutes les conditions étant réunies pour la tenue des élections, il importe que la population fasse tout son possible en faveur de la stabilité afin que la reconstruction de l’HUEH puisse se faire », a ajouté le Dr Alex Larsen.
L’HUEH comptera plus de 500 lits après le début des travaux en mars 2011. Ils devraient s’achever dans trois ou quatre ans à partir de leur démarrage, informe le directeur exécutif de l’institution. Les travaux seront effectués de telle sorte que l’institution continue à fonctionner. Des installations préfabriquées devraient être disponibles pour faciliter le déroulement de la prochaine année académique à la Faculté de médecine et à l’ENIP, précise le Dr Alix Lassègue. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7082
Lescouflair rejette les accusations de viol homosexuel
Le ministre haïtien de la jeunesse et des sports, Evans Lescouflair, a nié avoir violé un homme de 35 ans au début de cette année en son domicile. Je tiens à récuser ces allégations a martelé M. Lescouflair faisant référence aux déclarations de M. Willio Dor diffusées dans les medias ces derniers jours. M. Dor avait soutenu que le ministre des sports l'avait sodomisé en le menaçant avec son arme à feu. La victime révèle que les démarches auprès des organisations de défense des droits humains n'avaient pas abouti en raison du violent séisme du 12 janvier. L'affaire a refait surface ces dernières semaines après que M. Dor, ex employé du CEDAJ une ONG dirigée par M. Lescouflair, eut déposée une plainte par devant le commissaire du gouvernement.
Lors d'une rencontre avec la presse au centre de la Croix-des-Bouquets, M. Lescouflair n'a pas voulu répondre aux questions des journalistes arguant qu'il revient à ses avocats de consulter le dossier d'accusation. Le ministre s'est dit prêt à répondre aux questions du chef du Parquet lequel avait sollicité depuis un mois une autorisation du chef de l'Etat. Cette démarche est prévue par la législation haïtienne.
Dans tous les cas de figure, M. Lescouflair qui s'est dit prêt à démissionner afin de favoriser la poursuite de l'enquête. « Il s'agit avant tout d'une affaire juridique», a t-il expliqué.
Toutefois le ministre des sports dénonce l'instrumentalisation de cette affaire par des sénateurs de l'opposition. Il a également lancé des flèches en direction de la presse qui a fait selon lui "un matraquage médiatique".
Les dénégations d'Evans Lescouflair contraste avec les accusations de Willio Dor qui, dans une interview accordée à Nancy Roc, avait relaté avec précision les différentes étapes de son agression. Il avait également révélé qu'un adolescent avait été également victime d'agressions sexuelles de la part du ministre de la jeunesse et des sport.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18282
Lors d'une rencontre avec la presse au centre de la Croix-des-Bouquets, M. Lescouflair n'a pas voulu répondre aux questions des journalistes arguant qu'il revient à ses avocats de consulter le dossier d'accusation. Le ministre s'est dit prêt à répondre aux questions du chef du Parquet lequel avait sollicité depuis un mois une autorisation du chef de l'Etat. Cette démarche est prévue par la législation haïtienne.
Dans tous les cas de figure, M. Lescouflair qui s'est dit prêt à démissionner afin de favoriser la poursuite de l'enquête. « Il s'agit avant tout d'une affaire juridique», a t-il expliqué.
Toutefois le ministre des sports dénonce l'instrumentalisation de cette affaire par des sénateurs de l'opposition. Il a également lancé des flèches en direction de la presse qui a fait selon lui "un matraquage médiatique".
Les dénégations d'Evans Lescouflair contraste avec les accusations de Willio Dor qui, dans une interview accordée à Nancy Roc, avait relaté avec précision les différentes étapes de son agression. Il avait également révélé qu'un adolescent avait été également victime d'agressions sexuelles de la part du ministre de la jeunesse et des sport.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18282
Kouchner renforce la coopération franco-haïtienne
Le ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner, a signé 3 conventions et donné le coup d'envoi de plusieurs projets financés par son pays au cours de sa visite à Port-au-Prince. Avant d'être reçu en audience par le président Préval, le chef de la diplomatie française avait inauguré hier dimanche une nouvelle maison culturelle française en Haïti. 24 heures plus tôt il avait posé la première pierre de la reconstruction de l'hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti (UEH), cofinancé par la France et les États-Unis.
Bernard Kouchner avait également paraphé avec le ministre haïtien des finances, Ronald Beaudin, trois conventions visant au renforcement de la coopération entre les deux pays. La première convention accorde un appui budgétaire de 10 millions d'euros dédié au paiement des fonctionnaires. Les deux autres conventions portent sur une aide alimentaire de 1,4 millions d'euros et un support de 1 million d'euros pour la réorganisation du système cadastral et la sécurisation foncière.
Le ministre Beaudin s'est réjoui de l'assistance française qui permettra " de terminer l'année dans des conditions raisonnables".
"C'est promesse tenue. Comment ne pas tenir ses promesses après des événements aussi catastrophiques que ceux que nos amis haïtiens ont vécus", a répondu M. Bernard Kouchner qui a assuré le gouvernement haïtien d'une autre tranche de 20 millions d'euros d'aide budgétaire pour 2011.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18280
Bernard Kouchner avait également paraphé avec le ministre haïtien des finances, Ronald Beaudin, trois conventions visant au renforcement de la coopération entre les deux pays. La première convention accorde un appui budgétaire de 10 millions d'euros dédié au paiement des fonctionnaires. Les deux autres conventions portent sur une aide alimentaire de 1,4 millions d'euros et un support de 1 million d'euros pour la réorganisation du système cadastral et la sécurisation foncière.
Le ministre Beaudin s'est réjoui de l'assistance française qui permettra " de terminer l'année dans des conditions raisonnables".
"C'est promesse tenue. Comment ne pas tenir ses promesses après des événements aussi catastrophiques que ceux que nos amis haïtiens ont vécus", a répondu M. Bernard Kouchner qui a assuré le gouvernement haïtien d'une autre tranche de 20 millions d'euros d'aide budgétaire pour 2011.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18280
Les déplacés sont les principales victimes de la tornade
5 morts et 39 blessés ont été recensés par les autorités haïtiennes après la tornade qui a frappé plusieurs villes de la région métropolitaine le vendredi 23 septembre. Le Système National de Gestion des Risques et Désastres a indiqué que plus de 7 000 tentes dans 160 camps d'hébergement ont été détruits par les bourrasques de vents qui ont surpris les Port-au-Princiens. De nombreux déplacés sont maintenant dépourvus des faibles structures de bois et de bâches qui leur servaient d'abri depuis le 12 janvier.
Le calvaire des haïtiens n'est pas terminé puisque le Centre National de Météorologie annonce de nouvelles averses pour aujourd'hui, mardi et vendredi.
En raison du grand nombre de personnes en situation vulnérables les responsables de plusieurs institutions dont la Croix-rouge haïtienne se préparent à toute éventualité. Le directeur exécutif de la Croix-rouge, Guyto Jean Pierre, révèle que 5 à 6 ambulances sont disponibles.
Au cours des dernières heures la Direction de la Protection Civile (DPC) a distribué plus de 8 000 kits hygiéniques et des couvertures aux nouvelles victimes. Les autorités estiment qu'il faudra construire 5 000 abris pour reloger les sinistrés.
Entre temps des équipes du Ministère des Travaux Publics et de la Mairie de Port-au-Prince continuent à libérer les différentes artères de la capitale. Le courant électrique a été rétabli dans certains quartiers de la capitale dans l'après midi du samedi 25 septembre.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18279
Le calvaire des haïtiens n'est pas terminé puisque le Centre National de Météorologie annonce de nouvelles averses pour aujourd'hui, mardi et vendredi.
En raison du grand nombre de personnes en situation vulnérables les responsables de plusieurs institutions dont la Croix-rouge haïtienne se préparent à toute éventualité. Le directeur exécutif de la Croix-rouge, Guyto Jean Pierre, révèle que 5 à 6 ambulances sont disponibles.
Au cours des dernières heures la Direction de la Protection Civile (DPC) a distribué plus de 8 000 kits hygiéniques et des couvertures aux nouvelles victimes. Les autorités estiment qu'il faudra construire 5 000 abris pour reloger les sinistrés.
Entre temps des équipes du Ministère des Travaux Publics et de la Mairie de Port-au-Prince continuent à libérer les différentes artères de la capitale. Le courant électrique a été rétabli dans certains quartiers de la capitale dans l'après midi du samedi 25 septembre.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18279
Haïti: début des élections et incertitudes
AFP, 27/09/2010 La campagne électorale pour les élections législatives et présidentielle prévues le 28 novembre s'ouvre aujourd'hui en Haïti, où le niveau de participation et d'éventuels problèmes de sécurité constituent des sujets d'incertitude.
4,5 millions d'électeurs, dont de nombreux sinistrés vivant dans des camps de personnes déplacées, sont appelés à élire leurs nouveaux dirigeants.
"Je souhaite que cette élection ne prenne pas l'allure d'une bataille, dans une campagne agressive où on cherche à détruire le compétiteur au lieu de faire valoir les idées", a lancé hier le président René Préval, craignant des problèmes de sécurité au cours de la campagne de deux mois et des irrégularités lors du scrutin.
Après deux mandats de cinq ans sans interruption, un record dans un pays marqué par l'instabilité politique, René Préval ne peut pas se présenter dans la course à la présidence du pays le plus pauvre du continent américain, qui peine à se relever de la catastrophe humanitaire consécutive au séisme du 12 janvier.
"Nous avons suffisamment de candidats pour les élections, 850 pour 99 postes à la chambre, 95 pour 11 sièges au Sénat et 19 pour la présidentielle", énumère l'actuel homme fort d'Haïti. "Ce que je crains c'est la faible participation de l'électorat et des problèmes de sécurité".
En visite officielle en Haïti, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a insisté sur la nécessité des élections et sur une forte participation pour permettre à la communauté internationale de travailler avec des dirigeants légitimes.
M. Préval a évoqué "la désaffection de l'électorat vis-à-vis du monde politique, le déplacement des personnes après le séisme" et le fait que "beaucoup de gens qui souffrent n'ont peut-être pas comme premier souci d'aller voter aux élections".
Dans les milliers de camps où sont massés plus de 1,3 million de personnes, on se bouscule parfois pour retirer la carte d'électeur. Mais les Haïtiens sont indécis.
"Nous n'avons pas encore de candidat dans cette élection, nous ne voyons pas pour qui mettre un bulletin", dit Elvire, responsable d'un comité de gestion dans un camp de déplacés.
La décision de certains partis d'opposition de boycotter les élections et le manque de crédit du conseil électoral provisoire (CEP), soupçonné d'être inféodé au pouvoir, constituent des sujets de préoccupation pour la communauté internationale.
Récemment, un groupe d'organisations de la société civile haïtienne a écrit au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, lui demandant d'user de son influence pour faire reporter les élections qui, selon elles, "pourraient provoquer de nouvelles crises politiques" dans le pays.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/27/97001-20100927FILWWW00373-haiti-debut-des-elections-et-incertitudes.php
4,5 millions d'électeurs, dont de nombreux sinistrés vivant dans des camps de personnes déplacées, sont appelés à élire leurs nouveaux dirigeants.
"Je souhaite que cette élection ne prenne pas l'allure d'une bataille, dans une campagne agressive où on cherche à détruire le compétiteur au lieu de faire valoir les idées", a lancé hier le président René Préval, craignant des problèmes de sécurité au cours de la campagne de deux mois et des irrégularités lors du scrutin.
Après deux mandats de cinq ans sans interruption, un record dans un pays marqué par l'instabilité politique, René Préval ne peut pas se présenter dans la course à la présidence du pays le plus pauvre du continent américain, qui peine à se relever de la catastrophe humanitaire consécutive au séisme du 12 janvier.
"Nous avons suffisamment de candidats pour les élections, 850 pour 99 postes à la chambre, 95 pour 11 sièges au Sénat et 19 pour la présidentielle", énumère l'actuel homme fort d'Haïti. "Ce que je crains c'est la faible participation de l'électorat et des problèmes de sécurité".
En visite officielle en Haïti, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a insisté sur la nécessité des élections et sur une forte participation pour permettre à la communauté internationale de travailler avec des dirigeants légitimes.
M. Préval a évoqué "la désaffection de l'électorat vis-à-vis du monde politique, le déplacement des personnes après le séisme" et le fait que "beaucoup de gens qui souffrent n'ont peut-être pas comme premier souci d'aller voter aux élections".
Dans les milliers de camps où sont massés plus de 1,3 million de personnes, on se bouscule parfois pour retirer la carte d'électeur. Mais les Haïtiens sont indécis.
"Nous n'avons pas encore de candidat dans cette élection, nous ne voyons pas pour qui mettre un bulletin", dit Elvire, responsable d'un comité de gestion dans un camp de déplacés.
La décision de certains partis d'opposition de boycotter les élections et le manque de crédit du conseil électoral provisoire (CEP), soupçonné d'être inféodé au pouvoir, constituent des sujets de préoccupation pour la communauté internationale.
Récemment, un groupe d'organisations de la société civile haïtienne a écrit au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, lui demandant d'user de son influence pour faire reporter les élections qui, selon elles, "pourraient provoquer de nouvelles crises politiques" dans le pays.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/27/97001-20100927FILWWW00373-haiti-debut-des-elections-et-incertitudes.php
Dominican, Haitian killed in race-fueled dispute
BY EZEQUIEL ABIU LOPEZ, ASSOCIATED PRESS WRITER SANTO DOMINGO, Dominican Republic -- A Dominican foreman fatally shot a Haitian worker during an argument over pay, touching off racial clashes Sunday at a construction site that killed a Dominican worker and injured another, police said.
The flare-up happened near the beach resorts of Bavaro-Punta Cana, an area in the east of the Dominican Republic that is popular with foreign tourists.
According to a police statement, Haitians working on the residential project were demanding unpaid wages Saturday when the foreman, whose identity was not released, drew a pistol and fired, killing 32-year-old Issac Louis.
The next day, Haitian workers attacked their Dominican supervisors with rocks and wooden poles, beating 34-year-old Maximiliano Hierro to death and wounding 36-year-old William Leonel de la Cruz, police said.
Police said they were searching for both the foreman and the Haitian workers accused in Sunday's attack while stepping up patrols in the area to guard against further violence.
Construction, agriculture and other industries in the Spanish-speaking Dominican Republic depend on the labor of Haitian migrants who often cross the border illegally. The darker-skinned, French Creole-speaking Haitians are resented by many Dominicans, leading to discrimination, mass deportations and even lynchings.
Accusations that a Haitian killed a Dominican woman in 2005 provoked widespread home burnings and the deportation of 3,000 people. Last year, the beheading of a Haitian purportedly in retaliation for the murder of a Dominican man set off rock-throwing and vandalism at the Dominican Embassy and consulate in Haiti's capital, Port-au-Prince.
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/09/26/1843894/dominican-haitian-killed-in-race.html#ixzz10jI9i9bD
http://www.miamiherald.com/2010/09/26/1843894/dominican-haitian-killed-in-race.html
The flare-up happened near the beach resorts of Bavaro-Punta Cana, an area in the east of the Dominican Republic that is popular with foreign tourists.
According to a police statement, Haitians working on the residential project were demanding unpaid wages Saturday when the foreman, whose identity was not released, drew a pistol and fired, killing 32-year-old Issac Louis.
The next day, Haitian workers attacked their Dominican supervisors with rocks and wooden poles, beating 34-year-old Maximiliano Hierro to death and wounding 36-year-old William Leonel de la Cruz, police said.
Police said they were searching for both the foreman and the Haitian workers accused in Sunday's attack while stepping up patrols in the area to guard against further violence.
Construction, agriculture and other industries in the Spanish-speaking Dominican Republic depend on the labor of Haitian migrants who often cross the border illegally. The darker-skinned, French Creole-speaking Haitians are resented by many Dominicans, leading to discrimination, mass deportations and even lynchings.
Accusations that a Haitian killed a Dominican woman in 2005 provoked widespread home burnings and the deportation of 3,000 people. Last year, the beheading of a Haitian purportedly in retaliation for the murder of a Dominican man set off rock-throwing and vandalism at the Dominican Embassy and consulate in Haiti's capital, Port-au-Prince.
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/09/26/1843894/dominican-haitian-killed-in-race.html#ixzz10jI9i9bD
http://www.miamiherald.com/2010/09/26/1843894/dominican-haitian-killed-in-race.html
Fields of grass, soup kitchens at risk in Haiti
BY JONATHAN M. KATZ ASSOCIATED PRESS WRITER
PORT-AU-PRINCE, Haiti -- On the edge of a ruined city of concrete and tin, fallen walls reveal what for years was a hidden refuge: a field of well-trimmed grass.
This patch of green, hand cut with machetes, is one of two owned by the nonprofit Haitian sports academy L'Athletique D'Haiti. For nearly 16 years before the Jan. 12 earthquake, the organization used its nearly 40 acres to provide free training, education, meals and medical care. Now add housing to the list: it has 2,000 homeless families on its fields under blue tents and ragged tarps.
The soccer pitches and running tracks in the destitute Cite Soleil slum are a physical embodiment of the grassroots aid experts say is needed in Haiti - an example of Haitians helping themselves. Yet despite the billions donated to Haiti after the disaster, L'Athletique and many other small groups are scrambling to stay afloat amid crushing demand. Less than 15 percent of the $4.7 billion pledged for 2010-11 at the U.N. donors conference in March has been disbursed, along with some debt relief, and donors tend to prefer large, known groups to small community ones.
"I'll tell you, at one point in time I thought to myself, 'This is it. We're done,'" said L'Athletique director Robert Duval, as boys dribbled white soccer balls in the late summer sun. "I was thinking the country was done."
Community groups that provide help to overlooked or rural neighborhoods say foreign governments and international donors have failed to support them.
"The large charities have a lot of money in their bank accounts that's not getting spent in Haiti," said Melinda Miles of the Haiti Response Coalition, a consortium of local groups that banded together after the quake. "To be honest with their donors, and really be accountable to the Haitians whose names they used to raise the money, they need to put it into Haitian-led plans."
Miles' group, KONPAY, provides environmental and food support to the quake-ravaged southeast through tree planting, seed distribution and other programs. The group quickly spent the modest donations it received for immediate earthquake relief, and is now struggling to fund its $200,000-a-year budget, she said.
Others are in worse shape. Deeper into Cite Soleil, a group called the Movement of Action for Development has been providing food and art workshops for 400 children and adult women since 2004, but the nonprofit recognized by the Haitian government has never been able to get international funding. Unable to cope with demand, it shut down its food kitchen in the chronically malnourished district.
"I looked for funds everywhere in the international community and local government and nobody responded to help me," said its founder, Dolcine Marie Josette.
Through July, the American Red Cross had spent a third of the $480 million it raised for Haiti after the quake. Country spokeswoman Julie Sell said that pace is a result of careful auditing and an effort not to dump money blindly on unproven projects. The organization supports some Haiti-based organizations, such as the nationwide microfinance bank Fonkoze, but avoids those it deems unviable.
"They may be doing fantastic work but sometimes it's not something that's sustainable," she said.
Duval says his group's small scale helps it quickly sort through problems. While the government and major nonprofits struggle to clear rubble across the capital, Duval paid people to dump 20 cubic yards of debris on one of his soccer fields to help improve drainage.
More importantly, L'Athletique has helped thousands of children like 13-year-old Esther Frederique. The tall girl with braids learned to sprint and race in the grassy field, her shelter from the violence of the surrounding slum.
The quake hit late on a Tuesday afternoon. The shockwave blasted through the field where Esther and friends were training, throwing them to the ground. For days, the capital was a mess of dust clouds, bodies and chaos.
But within days many children began returning to the field, looking for friends and mentors. Their families soon followed.
"I wanted to be closer to where Esther trains," said her mother, Thenante Sylvain, holding her youngest baby outside the nest of plastic sheeting where the family of seven lives. "Besides, we had nowhere else to go."
Duval, who was in Washington, raced back and threw himself into getting the organization running again. Within a month, classes resumed.
Thanks in large part to Duval's fluent English and media savvy, an influx of foreign volunteers and money kept L'Athletique's $30,000-a-year program running. Its renown helped too: Its alumni fill Haiti's national soccer league and do well in youth tournaments around the world.
But its future is uncertain. Walls that once kept out bandits are gone. A volunteer died in the quake; at least 11 more in a bus crash on cracked highways a few months later. Its students, many of whom have lost parents or friends, are deeply traumatized, their families struggling more than ever just to eat.
And Duval says post-quake land speculators are trying to force the program off the property to make way for reconstruction projects.
As is often the case in Haiti, there are competing claims for the property on which L'Athletique has operated for nearly two decades. Duval, once a human rights activist imprisoned by the ex-dictator Jean-Claude Duvalier, has refused to move. In July, he was detained under a court order from the competing landowner by a judge and police firing shotguns in the air. But he was released within an hour, as families of his students protested outside the justice of the peace, and no charges have been leveled since.
For Esther and her friends, L'Athletique is a lifeline. Each day she walks the short distance from the family tent to running practice, winding around pools of standing water in flip flops, shorts and her training shirt. She carries a change of clothes in a little black purse, and practices starting, pacing and racing techniques all in bare feet.
Students are required to be in school to participate in the program, so for those who cannot afford Haiti's expensive and mostly private institutions, it provides classes for free. She also gets what is often her only meal of the day.
Esther and her friends were on the field when the police came. She said the incident made her parents eager to find a permanent home, but she'll keep coming back to train. "We like it here," she said.
Associated Press writer Evens Sanon contributed to this story.
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/09/26/v-fullstory/1843952/fields-of-grass-soup-kitchens.html#ixzz10jGtFhvK
http://www.miamiherald.com/2010/09/26/v-fullstory/1843952/fields-of-grass-soup-kitchens.html
PORT-AU-PRINCE, Haiti -- On the edge of a ruined city of concrete and tin, fallen walls reveal what for years was a hidden refuge: a field of well-trimmed grass.
This patch of green, hand cut with machetes, is one of two owned by the nonprofit Haitian sports academy L'Athletique D'Haiti. For nearly 16 years before the Jan. 12 earthquake, the organization used its nearly 40 acres to provide free training, education, meals and medical care. Now add housing to the list: it has 2,000 homeless families on its fields under blue tents and ragged tarps.
The soccer pitches and running tracks in the destitute Cite Soleil slum are a physical embodiment of the grassroots aid experts say is needed in Haiti - an example of Haitians helping themselves. Yet despite the billions donated to Haiti after the disaster, L'Athletique and many other small groups are scrambling to stay afloat amid crushing demand. Less than 15 percent of the $4.7 billion pledged for 2010-11 at the U.N. donors conference in March has been disbursed, along with some debt relief, and donors tend to prefer large, known groups to small community ones.
"I'll tell you, at one point in time I thought to myself, 'This is it. We're done,'" said L'Athletique director Robert Duval, as boys dribbled white soccer balls in the late summer sun. "I was thinking the country was done."
Community groups that provide help to overlooked or rural neighborhoods say foreign governments and international donors have failed to support them.
"The large charities have a lot of money in their bank accounts that's not getting spent in Haiti," said Melinda Miles of the Haiti Response Coalition, a consortium of local groups that banded together after the quake. "To be honest with their donors, and really be accountable to the Haitians whose names they used to raise the money, they need to put it into Haitian-led plans."
Miles' group, KONPAY, provides environmental and food support to the quake-ravaged southeast through tree planting, seed distribution and other programs. The group quickly spent the modest donations it received for immediate earthquake relief, and is now struggling to fund its $200,000-a-year budget, she said.
Others are in worse shape. Deeper into Cite Soleil, a group called the Movement of Action for Development has been providing food and art workshops for 400 children and adult women since 2004, but the nonprofit recognized by the Haitian government has never been able to get international funding. Unable to cope with demand, it shut down its food kitchen in the chronically malnourished district.
"I looked for funds everywhere in the international community and local government and nobody responded to help me," said its founder, Dolcine Marie Josette.
Through July, the American Red Cross had spent a third of the $480 million it raised for Haiti after the quake. Country spokeswoman Julie Sell said that pace is a result of careful auditing and an effort not to dump money blindly on unproven projects. The organization supports some Haiti-based organizations, such as the nationwide microfinance bank Fonkoze, but avoids those it deems unviable.
"They may be doing fantastic work but sometimes it's not something that's sustainable," she said.
Duval says his group's small scale helps it quickly sort through problems. While the government and major nonprofits struggle to clear rubble across the capital, Duval paid people to dump 20 cubic yards of debris on one of his soccer fields to help improve drainage.
More importantly, L'Athletique has helped thousands of children like 13-year-old Esther Frederique. The tall girl with braids learned to sprint and race in the grassy field, her shelter from the violence of the surrounding slum.
The quake hit late on a Tuesday afternoon. The shockwave blasted through the field where Esther and friends were training, throwing them to the ground. For days, the capital was a mess of dust clouds, bodies and chaos.
But within days many children began returning to the field, looking for friends and mentors. Their families soon followed.
"I wanted to be closer to where Esther trains," said her mother, Thenante Sylvain, holding her youngest baby outside the nest of plastic sheeting where the family of seven lives. "Besides, we had nowhere else to go."
Duval, who was in Washington, raced back and threw himself into getting the organization running again. Within a month, classes resumed.
Thanks in large part to Duval's fluent English and media savvy, an influx of foreign volunteers and money kept L'Athletique's $30,000-a-year program running. Its renown helped too: Its alumni fill Haiti's national soccer league and do well in youth tournaments around the world.
But its future is uncertain. Walls that once kept out bandits are gone. A volunteer died in the quake; at least 11 more in a bus crash on cracked highways a few months later. Its students, many of whom have lost parents or friends, are deeply traumatized, their families struggling more than ever just to eat.
And Duval says post-quake land speculators are trying to force the program off the property to make way for reconstruction projects.
As is often the case in Haiti, there are competing claims for the property on which L'Athletique has operated for nearly two decades. Duval, once a human rights activist imprisoned by the ex-dictator Jean-Claude Duvalier, has refused to move. In July, he was detained under a court order from the competing landowner by a judge and police firing shotguns in the air. But he was released within an hour, as families of his students protested outside the justice of the peace, and no charges have been leveled since.
For Esther and her friends, L'Athletique is a lifeline. Each day she walks the short distance from the family tent to running practice, winding around pools of standing water in flip flops, shorts and her training shirt. She carries a change of clothes in a little black purse, and practices starting, pacing and racing techniques all in bare feet.
Students are required to be in school to participate in the program, so for those who cannot afford Haiti's expensive and mostly private institutions, it provides classes for free. She also gets what is often her only meal of the day.
Esther and her friends were on the field when the police came. She said the incident made her parents eager to find a permanent home, but she'll keep coming back to train. "We like it here," she said.
Associated Press writer Evens Sanon contributed to this story.
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/09/26/v-fullstory/1843952/fields-of-grass-soup-kitchens.html#ixzz10jGtFhvK
http://www.miamiherald.com/2010/09/26/v-fullstory/1843952/fields-of-grass-soup-kitchens.html
Le rideau tombe sur le règne de Michaëlle Jean
Publié le 27 septembre 2010.
Nommée en septembre 2005, la gouverneure générale quitte ses fonctions aujourd'hui
Marie Vastel, La Presse Canadienne, Le Soleil.
Au terme d'un règne de cinq ans qui aura été fort mouvementé, Michaëlle Jean quittera aujourd'hui son poste de gouverneure générale en ayant marqué la fonction qui jusqu'ici s'avérait surtout protocolaire.
Nommée par l'ancien premier ministre libéral Paul Martin en 2005, elle aura vu sa candidature au prestigieux titre de représentante de la reine contestée dès les premières rumeurs.
Avant même sa nomination officielle, Michaëlle Jean avait été accusée par des souverainistes d'avoir partagé leur idéologie. Confrontés à la controverse, Mme Jean et son mari s'étaient résignés, en août 2005, à diffuser un communiqué confirmant leur allégeance pleine et entière au Canada.
Même Paul Martin était venu à sa défense, en lui réitérant son « appui inébranlable ».
La prorogation de 2008
Michaëlle Jean a donc pu accéder au siège de gouverneure générale en septembre 2005, mais c'était sans savoir que trois ans plus tard elle aurait à décider, à elle seule, du sort du gouvernement - et à prendre une décision qui créa un précédant dans l'histoire canadienne.
Rappelée d'urgence au pays pour trancher l'impasse qui opposait le gouvernement conservateur de Stephen Harper à une coalition nouvellement formée par l'opposition, la gouverneure générale décida, au terme de quelques heures de pourparlers avec le premier ministre, de faire du jamais vu : Michaëlle Jean permettrait à M. Harper de suspendre les travaux du Parlement pendant quelques semaines.
Plutôt que de plonger le pays dans une deuxième élection en quelques semaines - ou de livrer le pouvoir à cette inhabituelle coalition -, Mme Jean avait accordé une prorogation à Stephen Harper.
Privilège qu'elle a de nouveau concédé un an plus tard, presque jour pour jour. Plaidant que le Parlement ne fonctionnait plus en raison des querelles avec l'opposition, M. Harper avait réclamé - et obtenu - une deuxième prorogation fin décembre 2009.
Un style unique
Mais outre ces revirements politiques, le règne de Michaëlle Jean au titre de gouverneure générale a également été marqué par sa personnalité et son style bien unique.
Si la fonction pouvait appeler à une certaine retenue, Mme Jean, elle, ne s'en est pas formalisée.
Sa spontanéité l'a d'ailleurs mise dans l'embarras au printemps suivant, lorsqu'elle a été filmée dans le Grand Nord canadien, mangeant un morceau de coeur de phoque cru. Les images de Mme Jean qui essuie ses doigts pleins de sang sur un mouchoir ont fait le tour du monde et ont été vivement dénoncées par les opposants à la chasse au phoque, qu'elle tentait justement de faire taire avec son geste.
Et si le rôle d'un gouverneur général se résume, selon la description de tâches, à représenter le pays à l'étranger et à accueillir les chefs d'État en visite au Canada, Michaëlle Jean, elle, n'en est pas restée là. Ses voyages en Afrique et dans son pays d'origine, Haïti, ont donné lieu à des moments forts en émotion.
Michaëlle Jean quittera Rideau Hall aujourd'hui et poursuivra sa carrière comme envoyée spéciale pour l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), pour le pays qui l'a vue naître.
http://www.cyberpresse.ca/le-droit/actualites/actualites-nationales/201009/26/01-4326841-le-rideau-tombe-sur-le-regne-de-michaelle-jean.php
Nommée en septembre 2005, la gouverneure générale quitte ses fonctions aujourd'hui
Marie Vastel, La Presse Canadienne, Le Soleil.
Au terme d'un règne de cinq ans qui aura été fort mouvementé, Michaëlle Jean quittera aujourd'hui son poste de gouverneure générale en ayant marqué la fonction qui jusqu'ici s'avérait surtout protocolaire.
![]() |
| Michaëlle Jean quittera aujourd'hui son poste de gouverneure générale. L'ancienne journaliste aura marqué la fonction qui, jusqu'ici, s'avérait surtout protocolaire. LA PRESSE CANADIENNE |
Avant même sa nomination officielle, Michaëlle Jean avait été accusée par des souverainistes d'avoir partagé leur idéologie. Confrontés à la controverse, Mme Jean et son mari s'étaient résignés, en août 2005, à diffuser un communiqué confirmant leur allégeance pleine et entière au Canada.
Même Paul Martin était venu à sa défense, en lui réitérant son « appui inébranlable ».
La prorogation de 2008
Michaëlle Jean a donc pu accéder au siège de gouverneure générale en septembre 2005, mais c'était sans savoir que trois ans plus tard elle aurait à décider, à elle seule, du sort du gouvernement - et à prendre une décision qui créa un précédant dans l'histoire canadienne.
Rappelée d'urgence au pays pour trancher l'impasse qui opposait le gouvernement conservateur de Stephen Harper à une coalition nouvellement formée par l'opposition, la gouverneure générale décida, au terme de quelques heures de pourparlers avec le premier ministre, de faire du jamais vu : Michaëlle Jean permettrait à M. Harper de suspendre les travaux du Parlement pendant quelques semaines.
Plutôt que de plonger le pays dans une deuxième élection en quelques semaines - ou de livrer le pouvoir à cette inhabituelle coalition -, Mme Jean avait accordé une prorogation à Stephen Harper.
Privilège qu'elle a de nouveau concédé un an plus tard, presque jour pour jour. Plaidant que le Parlement ne fonctionnait plus en raison des querelles avec l'opposition, M. Harper avait réclamé - et obtenu - une deuxième prorogation fin décembre 2009.
Un style unique
Mais outre ces revirements politiques, le règne de Michaëlle Jean au titre de gouverneure générale a également été marqué par sa personnalité et son style bien unique.
Si la fonction pouvait appeler à une certaine retenue, Mme Jean, elle, ne s'en est pas formalisée.
Sa spontanéité l'a d'ailleurs mise dans l'embarras au printemps suivant, lorsqu'elle a été filmée dans le Grand Nord canadien, mangeant un morceau de coeur de phoque cru. Les images de Mme Jean qui essuie ses doigts pleins de sang sur un mouchoir ont fait le tour du monde et ont été vivement dénoncées par les opposants à la chasse au phoque, qu'elle tentait justement de faire taire avec son geste.
Et si le rôle d'un gouverneur général se résume, selon la description de tâches, à représenter le pays à l'étranger et à accueillir les chefs d'État en visite au Canada, Michaëlle Jean, elle, n'en est pas restée là. Ses voyages en Afrique et dans son pays d'origine, Haïti, ont donné lieu à des moments forts en émotion.
Michaëlle Jean quittera Rideau Hall aujourd'hui et poursuivra sa carrière comme envoyée spéciale pour l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), pour le pays qui l'a vue naître.
http://www.cyberpresse.ca/le-droit/actualites/actualites-nationales/201009/26/01-4326841-le-rideau-tombe-sur-le-regne-de-michaelle-jean.php
Commémoration des policiers morts en devoir à Ottawa
La Presse Canadienne, Ottawa. Publié le 26 septembre 2010
Des membres de la grande famille policière ont marché par milliers sur la Colline du Parlement, dimanche, en compagnie des proches des sept policiers canadiens qui ont perdu la vie dans l'exercice de leurs fonctions au cours de la dernière année.
Des centaines d'entre eux sont arrivés en motocyclette, arborant des insignes associés à la ville de London et à la région de Peel, dans le sud de l'Ontario. Une poignée de gendarmes se déplaçaient à cheval, mais la majorité des quelques 5000 policiers qui sont venus rendre hommage à leurs confrères tombés en service ont foulé de leurs pieds la Colline du Parlement, observés par des curieux qui les photographiaient.
«Ma famille comprend bien ce que les policiers doivent sacrifier pour nous aider, et nous voulons les appuyer», a indiqué Sherry Jones, une femme d'Ottawa dont le beau-frère travaille pour la GRC.
Les couvre-chefs de chacun des officiers décédés ont été alignés sur l'une des marches de l'escalier menant à la Tour de la Paix. Les drapeaux de la capitale fédérale étaient tous en berne pour l'occasion.
Deux des policiers morts en service, le surintendant principal Douglas Coates et le sergent Mark Gallagher, ont été tués dans le tremblement de terre qui a dévasté Haïti en janvier dernier. Ils étaient à l'emploi de la GRC.
Deux autres étaient de jeunes femmes dans la vingtaine, soit Mélanie Roy, de la police de Lévis, et la gendarme Chelsey Robinson. Trois autres avaient vu le jour à l'étranger: James Ochakovsky du Peel Regional Police , Vu Pham de la police provinciale de l'Ontario et Eric Czapnik, de la police d'Ottawa. Ces deux derniers ont été assassinés.
Plusieurs politiciens étaient présents afin de participer à la commémoration annuelle.
«Chelsey aurait été très fière. Elle adorait servir en uniforme. L'appui des policiers et leur participation à cet événement sont incroyables», a confié aux journalistes Metka Robinson, une cousine de la jeune gendarme Chelsey Robinson, originaire de l'Alberta.
Le ministre canadien de la Sécurité publique, Vic Toews, le leader du gouvernement en Chambre, John Baird, ainsi que la députée ontarienne Lois Brown étaient sur place afin de représenter les conservateurs.
Le député libéral Anthony Rota et le néo-démocrate Glenn Thibeault, tous deux attaqués par les conservateurs en raison de leur prise de position en faveur du registre des armes à feu, étaient aussi présents.
Les noms des sept policiers ont été gravés dans le verre près d'un monument commémoratif qui comprend le nom de 771 agents de la paix morts en service.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/201009/26/01-4326780-commemoration-des-policiers-morts-en-devoir-a-ottawa.php
![]() |
| Le ministre de la Sécurité publique Vic Toews (à droite) était sur place afin de représenter les conservateurs. PHOTO: LE DROIT |
Des centaines d'entre eux sont arrivés en motocyclette, arborant des insignes associés à la ville de London et à la région de Peel, dans le sud de l'Ontario. Une poignée de gendarmes se déplaçaient à cheval, mais la majorité des quelques 5000 policiers qui sont venus rendre hommage à leurs confrères tombés en service ont foulé de leurs pieds la Colline du Parlement, observés par des curieux qui les photographiaient.
«Ma famille comprend bien ce que les policiers doivent sacrifier pour nous aider, et nous voulons les appuyer», a indiqué Sherry Jones, une femme d'Ottawa dont le beau-frère travaille pour la GRC.
Les couvre-chefs de chacun des officiers décédés ont été alignés sur l'une des marches de l'escalier menant à la Tour de la Paix. Les drapeaux de la capitale fédérale étaient tous en berne pour l'occasion.
Deux des policiers morts en service, le surintendant principal Douglas Coates et le sergent Mark Gallagher, ont été tués dans le tremblement de terre qui a dévasté Haïti en janvier dernier. Ils étaient à l'emploi de la GRC.
Deux autres étaient de jeunes femmes dans la vingtaine, soit Mélanie Roy, de la police de Lévis, et la gendarme Chelsey Robinson. Trois autres avaient vu le jour à l'étranger: James Ochakovsky du Peel Regional Police , Vu Pham de la police provinciale de l'Ontario et Eric Czapnik, de la police d'Ottawa. Ces deux derniers ont été assassinés.
Plusieurs politiciens étaient présents afin de participer à la commémoration annuelle.
«Chelsey aurait été très fière. Elle adorait servir en uniforme. L'appui des policiers et leur participation à cet événement sont incroyables», a confié aux journalistes Metka Robinson, une cousine de la jeune gendarme Chelsey Robinson, originaire de l'Alberta.
Le ministre canadien de la Sécurité publique, Vic Toews, le leader du gouvernement en Chambre, John Baird, ainsi que la députée ontarienne Lois Brown étaient sur place afin de représenter les conservateurs.
Le député libéral Anthony Rota et le néo-démocrate Glenn Thibeault, tous deux attaqués par les conservateurs en raison de leur prise de position en faveur du registre des armes à feu, étaient aussi présents.
Les noms des sept policiers ont été gravés dans le verre près d'un monument commémoratif qui comprend le nom de 771 agents de la paix morts en service.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/201009/26/01-4326780-commemoration-des-policiers-morts-en-devoir-a-ottawa.php
Michèle Dionne: « Des photos qui parlent d'espoir et de vie »
![]() |
| Michèle Dionne, IMACOM, RENÉ MARQUIS |
Gilles Fisette, La Tribune
(Sherbrooke) «Le message que la Croix-Rouge veut apporter sur le terrain aux populations dans le besoin, c'est de garder espoir. On est là pour les réconforter, les aider. Aussi, mes photos parlent-elles d'espoir et de vie et non pas de désespoir et de mort.»
Michèle Dionne a multiplié les missions sur le terrain avec la Croix-Rouge auprès de qui elle est impliquée depuis onze ans maintenant. Elle en a rapporté des milliers de photographies dont certaines font maintenant l'objet d'une publication.
Femme de premier ministre et grande bénévole, elle nous fait maintenant découvrir la photographe à travers Missions, un recueil de photographies dont le lancement se tiendra jeudi prochain. L'ouvrage est publié aux Éditions La Presse.
«Dès ma première mission à l'étranger pour la Croix-Rouge, j'ai tenu un journal, mais je ne prenais pas de photos. Tout comme, par la suite, au Honduras. Mais l'écriture n'est pas mon fort. J'ai pensé que je devrais prendre des photos, pour mieux me souvenir et pour témoigner mais aussi pour, plus tard, en faire un livre dont les profits seraient versés à la Croix-Rouge. J'ai toujours aimé la photographie. Mon père était d'ailleurs un très bon photographe. Et il nous filmait aussi en 16 mm. Alors, Jean (Charest), m'a acheté un Nikon qui m'accompagne désormais dans mes voyages à l'étranger», expliquait Mme Dionne, en entrevue, hier après-midi, dans les locaux de La Tribune.
Ainsi, Mme Dionne a croqué sur le vif des gens qu'elle a croisés sur le terrain. Elle a rapporté des images de l'Inde, dans une région dévastée par le tsunami de 2004; de Madagascar, où la malaria fait des ravages; de Chine, où un tremblement de terre a dévasté plusieurs régions; du Liberia où la guerre civile a vu se multiplier les enfants-soldats et les jeunes filles-chairs à soldats; d'Ukraine où l'accident de Tchernobyl fait encore des dommages; et d'Haïti où le récent tremblement de terre est encore tout frais dans la mémoire des gens d'ici.
http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/sherbrooke/201009/26/01-4326757-michele-dionne-des-photos-qui-parlent-despoir-et-de-vie-.php
Voyage au bout du monde pour Valérie Lévesque
Publié le 26 septembre 2010
Karine Blanchard, La Voix de l'Est
(Cowansville) En mission en Haïti depuis sept mois, la policière Valérie Lévesque est emballée par son expérience. Déployée à Port-de-Paix, elle patrouille avec les agents haïtiens et participe au dévelop pement d'un programme de formation aux policiers pour aider les victimes d'agressions sexuelles.
« De voir ce peuple-là qui fonctionne avec les moyens du bord, je trouve ça fascinant », raconte la policière du poste de la Sûreté du Québec dans Brome-Missisquoi en vacances pour deux semaines au Québec.
La criminologue est arrivée en Haïti en février, peu de temps après le séisme, pour prendre part à la MINUSTAH (mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti). Durant un mois, à Port-au-Prince, elle a accueilli et formé les membres des contingents en provenance de partout dans le monde.
Durant son mandat, elle a eu le privilège de découvrir plusieurs nationalités. « J'ai vite été mise au parfum des énormes différences culturelles, explique-t-elle. Je me suis intéressée à ces personnes afin de mieux les connaître et je me suis fait plusieurs amis parmi eux. »
Pendant une semaine, elle a travaillé dans les camps de réfugiés. « L'immense pauvreté des campements cachait un fléau de violence conjugale et d'agressions sexuelles. Et la condition des enfants n'était pas à négliger », affirme la policière qui avait le mandat de promouvoir la dénonciation des diverses formes de violence.
http://www.cyberpresse.ca/la-voix-de-lest/actualites/201009/26/01-4326737-voyage-au-bout-du-monde-pour-valerie-levesque.php
![]() |
| La policière Valérie Lévesque est emballée par sa mission en Haïti. PHOTO FOURNIE PAR VALÉRIE LÉVESQUE |
(Cowansville) En mission en Haïti depuis sept mois, la policière Valérie Lévesque est emballée par son expérience. Déployée à Port-de-Paix, elle patrouille avec les agents haïtiens et participe au dévelop pement d'un programme de formation aux policiers pour aider les victimes d'agressions sexuelles.
« De voir ce peuple-là qui fonctionne avec les moyens du bord, je trouve ça fascinant », raconte la policière du poste de la Sûreté du Québec dans Brome-Missisquoi en vacances pour deux semaines au Québec.
La criminologue est arrivée en Haïti en février, peu de temps après le séisme, pour prendre part à la MINUSTAH (mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti). Durant un mois, à Port-au-Prince, elle a accueilli et formé les membres des contingents en provenance de partout dans le monde.
Durant son mandat, elle a eu le privilège de découvrir plusieurs nationalités. « J'ai vite été mise au parfum des énormes différences culturelles, explique-t-elle. Je me suis intéressée à ces personnes afin de mieux les connaître et je me suis fait plusieurs amis parmi eux. »
Pendant une semaine, elle a travaillé dans les camps de réfugiés. « L'immense pauvreté des campements cachait un fléau de violence conjugale et d'agressions sexuelles. Et la condition des enfants n'était pas à négliger », affirme la policière qui avait le mandat de promouvoir la dénonciation des diverses formes de violence.
http://www.cyberpresse.ca/la-voix-de-lest/actualites/201009/26/01-4326737-voyage-au-bout-du-monde-pour-valerie-levesque.php
Kouchner souhaite que les Haïtiens prennent plus de responsabilités
Publié le 25 septembre 2010
Agence France-Presse, Port-au-Prince
«Je partage avec les Haïtiens la nécessité de prendre en charge leurs propres affaires. Plus vite la communauté internationale s'en ira et mieux ce sera. Cela voudra dire que les Haïtiens ont leurs responsabilités en main», a déclaré M. Kouchner lors d'une conférence de presse avant de quitter le pays.
Au cours de son séjour en Haïti le ministre français a posé samedi la première pierre de la reconstruction de l'hôpital universitaire d'Haïti, cofinancé par la France et les États-Unis.
Il a également signé trois conventions avec les autorités haïtiennes dont une aide budgétaire de 10 millions d'euros. La France accorde 20 millions au total en 2010 à Haïti pour permettre au gouvernement de payer les fonctionnaires.
Dimanche, M. Kouchner a inauguré une nouvelle maison culturelle française en Haïti avant d'être reçu en audience par le président Préval pour un entretien d'une heure qui s'est tenu dans un bâtiment situé dans la cour du palais présidentiel, détruit lors du séisme.
«Avec la France les relations sont très bonnes», a déclaré le chef de l'État haïtien, rappelant la visite en février du président Nicolas Sarkozy, la première d'un chef d'État français dans cette ancienne colonie.
M. Kouchner a reconnu des «liens sentimentaux entre la France et Haïti qui n'ont pas été suivis après l'indépendance de la première république noire», mais a refusé de parler du remboursement de la dette payée à la France par Haïti pour son indépendance.
«Nous n'allons pas refaire l'histoire. Je ne suis pas un colonisateur, vous n'êtes pas un colonisé», a-t-il répondu à un journaliste haïtien.
Il a cependant reconnu un détachement «non mérité» de la France par rapport à Haïti, tout en appelant les Haïtiens à moins dépendre des autres et à faire plus pour eux-mêmes.
A propos des critiques sur la lenteur de l'aide et des projets de reconstruction, M. Kouchner a indiqué que plus d'1 milliard de dollars ont été déjà dépensés ou engagés sur les 10 milliards promis en mars par la communauté internationale.
«On peut très bien comprendre l'impatience des Haïtiens, mais il faut bien voir la réalité. La réalité c'est qu'on ne peut pas reconstruire à l'identique. Ce serait un très mauvais service à rendre aux Haïtiens si on faisait comme avant», a-t-il soutenu.
«La reconstruction prend du temps, ça prend des investissements et des projets», a de son côté répété le président René Préval après son entretien avec M. Kouchner.
Un porte-parole du Quai d'Orsay a rappelé que depuis la visite du président français en Haïti, la France avait débloqué plus de 100 millions d'euros sur 360 millions promis pour la reconstruction.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201009/25/01-4326701-kouchner-souhaite-que-les-haitiens-prennent-plus-de-responsabilites.php
Agence France-Presse, Port-au-Prince
«Je partage avec les Haïtiens la nécessité de prendre en charge leurs propres affaires. Plus vite la communauté internationale s'en ira et mieux ce sera. Cela voudra dire que les Haïtiens ont leurs responsabilités en main», a déclaré M. Kouchner lors d'une conférence de presse avant de quitter le pays.
Au cours de son séjour en Haïti le ministre français a posé samedi la première pierre de la reconstruction de l'hôpital universitaire d'Haïti, cofinancé par la France et les États-Unis.
Il a également signé trois conventions avec les autorités haïtiennes dont une aide budgétaire de 10 millions d'euros. La France accorde 20 millions au total en 2010 à Haïti pour permettre au gouvernement de payer les fonctionnaires.
Dimanche, M. Kouchner a inauguré une nouvelle maison culturelle française en Haïti avant d'être reçu en audience par le président Préval pour un entretien d'une heure qui s'est tenu dans un bâtiment situé dans la cour du palais présidentiel, détruit lors du séisme.
«Avec la France les relations sont très bonnes», a déclaré le chef de l'État haïtien, rappelant la visite en février du président Nicolas Sarkozy, la première d'un chef d'État français dans cette ancienne colonie.
M. Kouchner a reconnu des «liens sentimentaux entre la France et Haïti qui n'ont pas été suivis après l'indépendance de la première république noire», mais a refusé de parler du remboursement de la dette payée à la France par Haïti pour son indépendance.
«Nous n'allons pas refaire l'histoire. Je ne suis pas un colonisateur, vous n'êtes pas un colonisé», a-t-il répondu à un journaliste haïtien.
Il a cependant reconnu un détachement «non mérité» de la France par rapport à Haïti, tout en appelant les Haïtiens à moins dépendre des autres et à faire plus pour eux-mêmes.
A propos des critiques sur la lenteur de l'aide et des projets de reconstruction, M. Kouchner a indiqué que plus d'1 milliard de dollars ont été déjà dépensés ou engagés sur les 10 milliards promis en mars par la communauté internationale.
«On peut très bien comprendre l'impatience des Haïtiens, mais il faut bien voir la réalité. La réalité c'est qu'on ne peut pas reconstruire à l'identique. Ce serait un très mauvais service à rendre aux Haïtiens si on faisait comme avant», a-t-il soutenu.
«La reconstruction prend du temps, ça prend des investissements et des projets», a de son côté répété le président René Préval après son entretien avec M. Kouchner.
Un porte-parole du Quai d'Orsay a rappelé que depuis la visite du président français en Haïti, la France avait débloqué plus de 100 millions d'euros sur 360 millions promis pour la reconstruction.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201009/25/01-4326701-kouchner-souhaite-que-les-haitiens-prennent-plus-de-responsabilites.php
Chavez conserve sa majorité, l'opposition de retour
Publié le 27 septembre 2010
Marina De Russe, Agence France-Presse, Caracas
Le parti du président vénézuélien Hugo Chavez conserve sa majorité au parlement à l'issue des élections législatives de dimanche, mais l'opposition fait une percée significative après avoir boycotté le dernier scrutin.
Le chef de file de la gauche radicale latino-américaine n'atteindra donc pas son objectif de conserver 110 sièges, les deux tiers du Parlement, la configuration qui aurait été idéale selon lui pour «radicaliser» sans obstacles majeurs la mise en oeuvre du «socialisme du XXIe siècle».
«Mes chers compatriotes, c'est une grande journée et nous avons obtenu une solide victoire. Suffisante pour continuer à approfondir le Socialisme bolivarien et démocratique», a-t-il cependant assuré sur Twitter, le réseau social sur internet.
Le Conseil national électoral (CNE) n'a pas diffusé le pourcentage de voix recueillies par chacun des deux blocs, mais des candidats ont revendiqué 52% des voix pour l'opposition, ce qui voudrait dire qu'elle a obtenu plus de suffrages que le PSUV.
Selon Ramon Guillermo Aveledo, le porte-parole de la Coordination de l'Union démocratique regroupant de multiples partis d'opposition, «au niveau national», elle a recueilli «52%» des voix.
Si ce chiffre est confirmé, ce serait un coup dur pour Chavez, qui s'est placé au centre de la campagne et avait présenté cette élection comme une préparation de l'élection présidentielle de 2012 au Venezuela, premier exportateur de pétrole d'Amérique du Sud.
«Il a été démontré que le pays a une alternative, formée grâce à la convergence de personnes très diverses mais qui partent du principe qu'en parlant on se comprend», a estimé Aveledo.
Le Parlement monocaméral a été contrôlé pendant cinq ans à une écrasante majorité par le PSUV et était devenu une chambre d'enregistrement, après le boycottage du précédent scrutin par l'opposition.
«Il y a un désir de la part de l'électorat de voir un large spectre politique», pense José Vicente Carrasquero, docteur en science politiques et professeur de l'Université Simon Bolivar.
Sans majorité qualifiée, Chavez ne pourra pas faire passer de lois organiques ou faire des nominations clefs sans négocier avec l'opposition.
«Chavez est dans une situation critique. L'opposition aura un bon nombre de députés vétérans, pas des novices. Si au lieu de négocier il va à la confrontation, le contraste entre les deux positions sera trop évident et cela lui portera préjudice», selon Carraquero.
Avec 99 sièges cependant -5 de plus-, le PSUV peut encore attribuer au président des pouvoirs exceptionnels pour légiférer directement et rapidement.
Le président reste encore très populaire parmi sa base des quartiers populaires pour qui il a créé de nombreux programmes sociaux, dans un pays aux inégalités sociales criantes.
Mais il a affronté une année difficile avec une crise énergétique ayant provoqué des coupures d'électricité récurrentes, une économie en berne et une inflation record de 30%, ou une hausse sans précédent de la criminalité avec une moyenne de deux personnes tuées par heure en 2009.
La participation a dépassé les 66%, un taux élevé pour des législatives, selon le CNE.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201009/27/01-4326859-chavez-conserve-sa-majorite-lopposition-de-retour.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_amerique-latine_288_section_POS1
Marina De Russe, Agence France-Presse, Caracas
Le parti du président vénézuélien Hugo Chavez conserve sa majorité au parlement à l'issue des élections législatives de dimanche, mais l'opposition fait une percée significative après avoir boycotté le dernier scrutin.
Le chef de file de la gauche radicale latino-américaine n'atteindra donc pas son objectif de conserver 110 sièges, les deux tiers du Parlement, la configuration qui aurait été idéale selon lui pour «radicaliser» sans obstacles majeurs la mise en oeuvre du «socialisme du XXIe siècle».
«Mes chers compatriotes, c'est une grande journée et nous avons obtenu une solide victoire. Suffisante pour continuer à approfondir le Socialisme bolivarien et démocratique», a-t-il cependant assuré sur Twitter, le réseau social sur internet.
Le Conseil national électoral (CNE) n'a pas diffusé le pourcentage de voix recueillies par chacun des deux blocs, mais des candidats ont revendiqué 52% des voix pour l'opposition, ce qui voudrait dire qu'elle a obtenu plus de suffrages que le PSUV.
Selon Ramon Guillermo Aveledo, le porte-parole de la Coordination de l'Union démocratique regroupant de multiples partis d'opposition, «au niveau national», elle a recueilli «52%» des voix.
Si ce chiffre est confirmé, ce serait un coup dur pour Chavez, qui s'est placé au centre de la campagne et avait présenté cette élection comme une préparation de l'élection présidentielle de 2012 au Venezuela, premier exportateur de pétrole d'Amérique du Sud.
«Il a été démontré que le pays a une alternative, formée grâce à la convergence de personnes très diverses mais qui partent du principe qu'en parlant on se comprend», a estimé Aveledo.
Le Parlement monocaméral a été contrôlé pendant cinq ans à une écrasante majorité par le PSUV et était devenu une chambre d'enregistrement, après le boycottage du précédent scrutin par l'opposition.
«Il y a un désir de la part de l'électorat de voir un large spectre politique», pense José Vicente Carrasquero, docteur en science politiques et professeur de l'Université Simon Bolivar.
Sans majorité qualifiée, Chavez ne pourra pas faire passer de lois organiques ou faire des nominations clefs sans négocier avec l'opposition.
«Chavez est dans une situation critique. L'opposition aura un bon nombre de députés vétérans, pas des novices. Si au lieu de négocier il va à la confrontation, le contraste entre les deux positions sera trop évident et cela lui portera préjudice», selon Carraquero.
Avec 99 sièges cependant -5 de plus-, le PSUV peut encore attribuer au président des pouvoirs exceptionnels pour légiférer directement et rapidement.
Le président reste encore très populaire parmi sa base des quartiers populaires pour qui il a créé de nombreux programmes sociaux, dans un pays aux inégalités sociales criantes.
Mais il a affronté une année difficile avec une crise énergétique ayant provoqué des coupures d'électricité récurrentes, une économie en berne et une inflation record de 30%, ou une hausse sans précédent de la criminalité avec une moyenne de deux personnes tuées par heure en 2009.
La participation a dépassé les 66%, un taux élevé pour des législatives, selon le CNE.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201009/27/01-4326859-chavez-conserve-sa-majorite-lopposition-de-retour.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_amerique-latine_288_section_POS1
dimanche 26 septembre 2010
Humani Terra International, un apport concret dans le secteur santé en Haïti
Haïti: Le tremblement de terre du 12 janvier a amené dans le pays une flopée d'organismes étrangers d'aide humanitaire. Si tous affirment leur volonté de se porter au secours des populations sinistrées, il en est certains qui brillent particulièrement par la qualité de l'assistance apportée. Parmi eux, on compte HumaniTerra International. Cette ONG, qui a son siège à Marseille, fonctionne grâce à des dons privés et des soutiens publics (EUROPAID, AFD, Coopération japonaise, italienne, etc...). Elle a déjà fait ses preuves en Asie (Afghanistan, Bengladesh, Cambodge). Presque tout de suite après le séisme, elle s'est manifestée, selon sa tradition d'efficacité et d'excellence, en Haïti.
HumaniTerra International regroupe plus de 300 membres actifs et donateurs dont plus de 200 professionnels de santé, de logistique, du secteur ingénierie qui y travaillent bénévolement. Elle a pour objectif d'aider les populations et pays émergeant de graves crises politiques, économiques, humaines à reconstruire leur système de santé.
Présente sur le terrain national depuis le 16 janvier, HumaniTerra International a envoyé 6 missions, soit 17 équipes au total, qui ont à leur actif 1500 consultations et près de 400 interventions chirurgicales. Ces équipes ont oeuvré à la Clinique CDTI pour la chirurgie orthopédique et réparatoire et à la Clinique Adventiste de Diquini pour la gynécologie-obstétrique. Dans l'immédiat post-séisme, près d'une tonne de matériel chirurgical fut acheminé par ses soins vers Haïti. L'équipement fourni aux équipes permit à celles-ci de jouir d'une certaine autonomie dans leurs prestations.
Cette ONG n'entend pas se substituer aux structures autochtones mais s'emploie plutôt à en accroitre l'efficacité et établit en priorité des contacts avec les autorités locales du secteur santé. Les rapports de HumaniTerra International avec le Ministère de la Santé Publique et de la Population se sont avérés des plus fructueux.
Des protocoles d'accord ont ainsi été conclus portant sur la maîtrise d'oeuvre de la reconstruction de l'Ecole Nationale des Infirmières de Port-au-Prince, la formation professionnelle en soins infirmiers, et l'assistance, en appui au MSPP, à la maîtrise d'ouvrage et études préliminaires relatives à la restructuration de l'ensemble du pôle urgence et poly traumatologie de l'HUEH avec renforcement des compétences du personnel spécialisé.
De même la Faculté de Médecine et de Pharmacie tirera profit de l'expertise de l'ONG dans sa reconstruction et la mise en place de partenariats pédagogiques.
Outre ces aspects d'intervention ponctuelle, HumaniTerra International travaillera à doter Haïti d'unités chirurgicales mobiles qui seront livrées à l'HUEH à partir de janvier 2011. Ces unités, aux normes internationales d'asepsie indispensable à l'Orthopédie, construites sur la base de containers modulables et repositionnables, munis de matériel biomédicaux de pointe, permettront à l'institution de reprendre une activité chirurgicale dans des conditions optimales en attendant sa restructuration définitive. Par la suite, les dites unités pourront être déplacées et conduites là où leur besoin se fera sentir.
Le travail déjà effectué en Haïti a permis à l'ONG de prendre la mesure de certaines carences qui affectent le système de santé haïtien. L'expérience a révélé une pénurie en personnel infirmier spécialisé en anesthésie et en bloc opératoire. Ces carences, HumaniTerra International travaille déjà à les combler, en accord avec les autorités compétentes. Aussi, est-il mis sur pied un projet de formation et de mise à niveau d'infirmiers de bloc opératoire et d'infirmiers anesthésistes. Ce projet englobera également la formation de cadres de santé formateurs en ces spécialités. Des sessions de téléenseignement sont envisagées.
Il est à noter que HumaniTerra International entretient des relations privilégiées avec le Lions Club International. Plus d'un tiers des dirigeants de l'ONG font partie de cette association citoyenne internationale. Les Lions de France se sont investis dans l'envoi d'une partie du matériel chirurgical et, dans une mesure significative, soutiendront financièrement le programme de formation du personnel médical spécialisé. Et on ne dira jamais assez l'appui facilitant son implantation apporté par les Lions Clubs d'Haïti à HumaniTerra International qui, en sus des soins dont ont bénéficié des victimes du tremblement de terre, est résolue à s'impliquer dans l'amélioration du système de santé haïtien sur le long terme.
Deux personnalités, Claude Musset, Vice-Président Desk Afrique & Cellule Haïti de HumaniTerra International, et Pierre Richard Duchemin, du Lions Club de Delmas, parlent de l'ONG, des actions qu'elle a eu à entreprendre en Haïti et des projets programmés.
C.L. - Pourquoi HumaniTerra International est venue en Haïti ?
C.M. - HumaniTerra International est arrivée en Haïti en janvier 2010 portée par un pont humanitaire lancé par la Région Provinciale de la Côte d'Azur pour venir en aide aux victimes du tremblement de terre. Il fallait sortir les gens de sous les décombres et prodiguer les premiers soins d'urgence. A partir de février, des missions HumaniTerra ont été dépêchées, 6 au total groupant 17 équipes chirurgicales qui, à elles seules, ont effectué 1500 consultations et près de 400 interventions chirurgicales.
Nous avons travaillé en gynécologie-obstétrique à la Clinique Adventiste de Diquini et en chirurgie réparatrice à la Clinique CDTI que nous avons trouvé être le seul centre offrant des conditions de travail et d'asepsie conformes aux exigences des opérations d'orthopédie. Ceci nous a amené à concevoir un projet de blocs opératoires mobiles.
Nous formerons des formateurs en partenariat avec l'Université de la Méditerranée et le Ministère de la Santé français soutiendra un programme de téléenseignement de haut niveau. Nous devons tout faire afin que les réalisations et les projets de HumaniTerra en Haïti se pérennisent même après notre départ.
Nous nous sommes aperçus que beaucoup d'interventions que nous avions à effectuer n'avaient pour objet que de corriger des actes chirurgicaux réalisés antérieurement dans des conditions inadéquates. Notre expérience sur le terrain nous a révélé un besoin dramatique en infirmiers anesthésistes et en infirmiers de bloc opératoire. C'est pourquoi nous avons monté un programme de formation dans ces spécialités.
Nous mettons notre expertise en poly traumatologie et grands brûlés à la disposition du Ministère de la Santé Publique et de la Population qui a également agréé notre programme de formation de personnel et notre concept de bloc opératoire mobile.
Le MSPP nous a confié la reconstruction physique et pédagogique de l'Ecole Nationale des Infirmières de Port-au-Prince. Nous assumons aussi la maîtrise d'oeuvre de la reconstruction de la Faculté de Médecine et de Pharmacie. Nous aurons à rénover et à rendre plus efficients la section poly traumatologie et grands brulés de l'HUEH et nos blocs opératoires mobiles, lesquels, pourvus de tout le matériel idoine en chirurgie et asepsie, seront livrés à cet hôpital universitaire à partir de janvier 2011.
P.R.D. - HumaniTerra est une institution qui a une histoire d'intervention dans plusieurs pays pour améliorer leur système de santé après des catastrophes et des problèmes majeurs.
Vous me demanderez sur quoi se basent mes relations avec cet ONG. Je vous répondrai deux choses. D'une part, je fais partie du Lions Club de Delmas et comme les dirigeants de HumaniTerra sont en majorité des Lions, il s'est établi des rapports quasi naturels avec la section haïtienne.
Les Lions d'Haïti ont trouvé l'approche de HumaniTerra extrêmement intéressante. Car, en sus des soins ponctuels qui répondent à l'urgence, elle propose des programmes de formation visant à accroitre les connaissances du personnel haïtien pour que celui-ci soit à même de prendre la relève dans les secteurs où elle est intervenue ou aura à intervenir.
D'autre part, mon vécu personnel m'a porté tout des suite à m'impliquer dans les démarches qu'entreprend HumaniTerra en Haïti.
J'ai été victime d'un accident majeur qui m'a conduit à être évacué à l'étranger pour subir plusieurs interventions chirurgicales. J'ai touché du doigt les limites du système et ce qu'on endure en Haïti en cas de poly traumatisme. Favoriser la réussite des missions d'HumaniTerra en Haïti me tient particulièrement à coeur, car plus que beaucoup d'autres, je mesure tout le bien que le pays peut tirer d'un transfert de connaissances et de technologies qui, grâce à cette ONG, est susceptible d'être opéré à destination d'Haïti.
D'autant plus que leur approche est pragmatique. A partir d'elle, se dégagent des moyens de rendre rapidement fonctionnels des services de santé qui font défaut à la population, dans les meilleures conditions d'exercice de la chirurgie, d'accueil et de travail.
Ce n'est donc pas sans raison que le Ministère de la Santé Publique et de la Population a chargé HumaniTerra de la remise sur pied de l'Ecole Nationale des Infirmières de Port-au-Prince. Le ministère s'appuie aussi sur l'expertise d'Humani Terra pour la reconstruction de la Faculté de Médecine et de Pharmacie et lui confie la section poly traumatologie et grands brulés de l'Hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti.
C.L. - Vous avez parlé de blocs opératoires mobiles, qu'entendez-vous par là ?
P.R.D. - Les blocs opératoires mobiles sont comme les ponts de l'armée. Ce sont des blocs opératoires complets munis de tout l'équipement nécessaire mais qui offrent l'avantage de pouvoir être mis en place rapidement avant que les structures définitives soient restaurées. La mobilité de ces unités leur permet de servir là où le besoin se fait sentir en de multiples endroits successifs.
C.M. - Ces blocs qui seront opérationnels à l'HUEH à partir de janvier 2011 raccourciront le temps de remise en service le secteur chirurgie de cet hôpital, en conditions de haute sécurité sanitaire et d'efficacité.
P.R.D. - Les Lions d'Haïti ont particulièrement apprécié le concept de transfert de compétences au personnel local et la flexibilité offerte par ces unités mobiles grâce auxquelles des services seront quasi immédiatement opérationnels, quelle que soit l'approche de reconstruction adoptée.
C.M. - Je tiens à remercier l'Ambassade de France qui a appuyé nos démarches et nous a facilité les contacts avec les autorités haïtiennes. Je tiens aussi à dire mon estime pour le Ministre de la Santé Publique et de la Population, le Dr Larsen, qui a démontré une grande ouverture d'esprit. Nous sommes impressionnés par le dynamisme et le sens civique de nos frères Lions d'Haïti.
Carl Labossière
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83962&PubDate=2010-09-24
HumaniTerra International regroupe plus de 300 membres actifs et donateurs dont plus de 200 professionnels de santé, de logistique, du secteur ingénierie qui y travaillent bénévolement. Elle a pour objectif d'aider les populations et pays émergeant de graves crises politiques, économiques, humaines à reconstruire leur système de santé.
Présente sur le terrain national depuis le 16 janvier, HumaniTerra International a envoyé 6 missions, soit 17 équipes au total, qui ont à leur actif 1500 consultations et près de 400 interventions chirurgicales. Ces équipes ont oeuvré à la Clinique CDTI pour la chirurgie orthopédique et réparatoire et à la Clinique Adventiste de Diquini pour la gynécologie-obstétrique. Dans l'immédiat post-séisme, près d'une tonne de matériel chirurgical fut acheminé par ses soins vers Haïti. L'équipement fourni aux équipes permit à celles-ci de jouir d'une certaine autonomie dans leurs prestations.
Cette ONG n'entend pas se substituer aux structures autochtones mais s'emploie plutôt à en accroitre l'efficacité et établit en priorité des contacts avec les autorités locales du secteur santé. Les rapports de HumaniTerra International avec le Ministère de la Santé Publique et de la Population se sont avérés des plus fructueux.
Des protocoles d'accord ont ainsi été conclus portant sur la maîtrise d'oeuvre de la reconstruction de l'Ecole Nationale des Infirmières de Port-au-Prince, la formation professionnelle en soins infirmiers, et l'assistance, en appui au MSPP, à la maîtrise d'ouvrage et études préliminaires relatives à la restructuration de l'ensemble du pôle urgence et poly traumatologie de l'HUEH avec renforcement des compétences du personnel spécialisé.
De même la Faculté de Médecine et de Pharmacie tirera profit de l'expertise de l'ONG dans sa reconstruction et la mise en place de partenariats pédagogiques.
Outre ces aspects d'intervention ponctuelle, HumaniTerra International travaillera à doter Haïti d'unités chirurgicales mobiles qui seront livrées à l'HUEH à partir de janvier 2011. Ces unités, aux normes internationales d'asepsie indispensable à l'Orthopédie, construites sur la base de containers modulables et repositionnables, munis de matériel biomédicaux de pointe, permettront à l'institution de reprendre une activité chirurgicale dans des conditions optimales en attendant sa restructuration définitive. Par la suite, les dites unités pourront être déplacées et conduites là où leur besoin se fera sentir.
Le travail déjà effectué en Haïti a permis à l'ONG de prendre la mesure de certaines carences qui affectent le système de santé haïtien. L'expérience a révélé une pénurie en personnel infirmier spécialisé en anesthésie et en bloc opératoire. Ces carences, HumaniTerra International travaille déjà à les combler, en accord avec les autorités compétentes. Aussi, est-il mis sur pied un projet de formation et de mise à niveau d'infirmiers de bloc opératoire et d'infirmiers anesthésistes. Ce projet englobera également la formation de cadres de santé formateurs en ces spécialités. Des sessions de téléenseignement sont envisagées.
Il est à noter que HumaniTerra International entretient des relations privilégiées avec le Lions Club International. Plus d'un tiers des dirigeants de l'ONG font partie de cette association citoyenne internationale. Les Lions de France se sont investis dans l'envoi d'une partie du matériel chirurgical et, dans une mesure significative, soutiendront financièrement le programme de formation du personnel médical spécialisé. Et on ne dira jamais assez l'appui facilitant son implantation apporté par les Lions Clubs d'Haïti à HumaniTerra International qui, en sus des soins dont ont bénéficié des victimes du tremblement de terre, est résolue à s'impliquer dans l'amélioration du système de santé haïtien sur le long terme.
Deux personnalités, Claude Musset, Vice-Président Desk Afrique & Cellule Haïti de HumaniTerra International, et Pierre Richard Duchemin, du Lions Club de Delmas, parlent de l'ONG, des actions qu'elle a eu à entreprendre en Haïti et des projets programmés.
C.L. - Pourquoi HumaniTerra International est venue en Haïti ?
C.M. - HumaniTerra International est arrivée en Haïti en janvier 2010 portée par un pont humanitaire lancé par la Région Provinciale de la Côte d'Azur pour venir en aide aux victimes du tremblement de terre. Il fallait sortir les gens de sous les décombres et prodiguer les premiers soins d'urgence. A partir de février, des missions HumaniTerra ont été dépêchées, 6 au total groupant 17 équipes chirurgicales qui, à elles seules, ont effectué 1500 consultations et près de 400 interventions chirurgicales.
Nous avons travaillé en gynécologie-obstétrique à la Clinique Adventiste de Diquini et en chirurgie réparatrice à la Clinique CDTI que nous avons trouvé être le seul centre offrant des conditions de travail et d'asepsie conformes aux exigences des opérations d'orthopédie. Ceci nous a amené à concevoir un projet de blocs opératoires mobiles.
Nous formerons des formateurs en partenariat avec l'Université de la Méditerranée et le Ministère de la Santé français soutiendra un programme de téléenseignement de haut niveau. Nous devons tout faire afin que les réalisations et les projets de HumaniTerra en Haïti se pérennisent même après notre départ.
Nous nous sommes aperçus que beaucoup d'interventions que nous avions à effectuer n'avaient pour objet que de corriger des actes chirurgicaux réalisés antérieurement dans des conditions inadéquates. Notre expérience sur le terrain nous a révélé un besoin dramatique en infirmiers anesthésistes et en infirmiers de bloc opératoire. C'est pourquoi nous avons monté un programme de formation dans ces spécialités.
Nous mettons notre expertise en poly traumatologie et grands brûlés à la disposition du Ministère de la Santé Publique et de la Population qui a également agréé notre programme de formation de personnel et notre concept de bloc opératoire mobile.
Le MSPP nous a confié la reconstruction physique et pédagogique de l'Ecole Nationale des Infirmières de Port-au-Prince. Nous assumons aussi la maîtrise d'oeuvre de la reconstruction de la Faculté de Médecine et de Pharmacie. Nous aurons à rénover et à rendre plus efficients la section poly traumatologie et grands brulés de l'HUEH et nos blocs opératoires mobiles, lesquels, pourvus de tout le matériel idoine en chirurgie et asepsie, seront livrés à cet hôpital universitaire à partir de janvier 2011.
P.R.D. - HumaniTerra est une institution qui a une histoire d'intervention dans plusieurs pays pour améliorer leur système de santé après des catastrophes et des problèmes majeurs.
Vous me demanderez sur quoi se basent mes relations avec cet ONG. Je vous répondrai deux choses. D'une part, je fais partie du Lions Club de Delmas et comme les dirigeants de HumaniTerra sont en majorité des Lions, il s'est établi des rapports quasi naturels avec la section haïtienne.
Les Lions d'Haïti ont trouvé l'approche de HumaniTerra extrêmement intéressante. Car, en sus des soins ponctuels qui répondent à l'urgence, elle propose des programmes de formation visant à accroitre les connaissances du personnel haïtien pour que celui-ci soit à même de prendre la relève dans les secteurs où elle est intervenue ou aura à intervenir.
D'autre part, mon vécu personnel m'a porté tout des suite à m'impliquer dans les démarches qu'entreprend HumaniTerra en Haïti.
J'ai été victime d'un accident majeur qui m'a conduit à être évacué à l'étranger pour subir plusieurs interventions chirurgicales. J'ai touché du doigt les limites du système et ce qu'on endure en Haïti en cas de poly traumatisme. Favoriser la réussite des missions d'HumaniTerra en Haïti me tient particulièrement à coeur, car plus que beaucoup d'autres, je mesure tout le bien que le pays peut tirer d'un transfert de connaissances et de technologies qui, grâce à cette ONG, est susceptible d'être opéré à destination d'Haïti.
D'autant plus que leur approche est pragmatique. A partir d'elle, se dégagent des moyens de rendre rapidement fonctionnels des services de santé qui font défaut à la population, dans les meilleures conditions d'exercice de la chirurgie, d'accueil et de travail.
Ce n'est donc pas sans raison que le Ministère de la Santé Publique et de la Population a chargé HumaniTerra de la remise sur pied de l'Ecole Nationale des Infirmières de Port-au-Prince. Le ministère s'appuie aussi sur l'expertise d'Humani Terra pour la reconstruction de la Faculté de Médecine et de Pharmacie et lui confie la section poly traumatologie et grands brulés de l'Hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti.
C.L. - Vous avez parlé de blocs opératoires mobiles, qu'entendez-vous par là ?
P.R.D. - Les blocs opératoires mobiles sont comme les ponts de l'armée. Ce sont des blocs opératoires complets munis de tout l'équipement nécessaire mais qui offrent l'avantage de pouvoir être mis en place rapidement avant que les structures définitives soient restaurées. La mobilité de ces unités leur permet de servir là où le besoin se fait sentir en de multiples endroits successifs.
C.M. - Ces blocs qui seront opérationnels à l'HUEH à partir de janvier 2011 raccourciront le temps de remise en service le secteur chirurgie de cet hôpital, en conditions de haute sécurité sanitaire et d'efficacité.
P.R.D. - Les Lions d'Haïti ont particulièrement apprécié le concept de transfert de compétences au personnel local et la flexibilité offerte par ces unités mobiles grâce auxquelles des services seront quasi immédiatement opérationnels, quelle que soit l'approche de reconstruction adoptée.
C.M. - Je tiens à remercier l'Ambassade de France qui a appuyé nos démarches et nous a facilité les contacts avec les autorités haïtiennes. Je tiens aussi à dire mon estime pour le Ministre de la Santé Publique et de la Population, le Dr Larsen, qui a démontré une grande ouverture d'esprit. Nous sommes impressionnés par le dynamisme et le sens civique de nos frères Lions d'Haïti.
Carl Labossière
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83962&PubDate=2010-09-24
JEUX DE MAUX....DES MOTS ENJOUES
Je porte en bandoulière
Tes illusions passées, serties de jours de crainte
Je porte appendue à mon essence
Les effluves incandescents
De tes nuits agitées, tissées d’angoisse
Je traîne comme un fardeau sobre et fragile
Haut le front, léger le cœur, le regard altier
Ton lègue, mon héritage, ma fierté…
Je façonne tes vallons bosselés et abrupts
En horizons paisibles
Entre regards perdus et immensités lumineuses
Je jalonne tes limites déphasées
Tes remparts tumultueux
De lignes nettes et de pentes douces
Je filtre tes souffrances
Au creuset éternel des élixirs divins
Je range tes rares allégresses
Dans les replis interminables des tamis princiers
Je berce tes nuits pétries d’insomnie
Au rythme de Choucoune , de fleur de mai
De you needed me et Amor eterno...
Je couve tes envies d’extase
De brises fraîches
Je berce tes peines au gré du vent
De jets d'étoiles incrustés de grain de lune pleine
Et de poussières de soleil
Je berce tes peines au gré du vent
De jets d'étoiles incrustés de grain de lune pleine
Et de poussières de soleil
Je te peins des couchers de soleil
Au reflet argenté
Pour simuler tes cicatrices subies
Tes escarres profondes
J'annonce tes jours de vue illuminées
De sporadicités gaies et de prémonitions joyeuses
J'annonce tes jours de vue illuminées
De sporadicités gaies et de prémonitions joyeuses
Je parfaits les imperfections sur toi projetées
De figures rondes et carrées
De clair de lune aux rayons dorés et perçants
Je comble tes vides avérés et difformes
D’espaces évanescents
De fumées colorées et d’aromes inconnus
Je devance tes ombres oisives et inattendues
Au-delà du prolongement
Des nocturnes folles
Vers les temps insaisissables
Et des laps infinis en fuite
Je partage tes rêves de joie
Ta joie de vivre et de caresser la vie
Je vis ma vie, accrochée à la tienne
Et je refonde tes exploits
Avec des mots enjoués...
Avec des mots enjoués...
Jonas Jolivert 26/09/2010
Maradona: Je donnerais ma vie pour être entraineur de la sélection d’Argentine
Buenos Aires, 24 /09/2010 (EFE).- Diego Maradona a affirmé aujourd’hui qu’il « donnerait sa vie pour être entraîneur » De L’Argentine ? poste qu’il a occupé depuis les derniers mois de l’année 2008 jusqu’à l’élimination de la sélection Albiceleste lors des quarts de finale de la coupe du monde d’Afrique du Sud 2010 par la sélection allemande. « Je suis désespéré, mais il y a quelque possibilité » de récupérer le poste, a dit l’entraineur au cours d’une entrevue accordée à la chaîne de télévision Fox Sports, quoiqu’il ait indiqué que « c’est pas clair » en ce qui concerne les raisons qui ont poussé Julio Grondona, président de la Fédération Argentine de Football (AFA), après la coupe du monde, a lui demander de se débarrasser de ses collaborateurs.
Maradona n’a pas accepté et Grondona désigna comme entraîneur par intérim Sergio Batista, jusqu’alors entraineur des jeunes.
« J’ignore ce qui est arrivé a Grondona d’un jour à l’autre. Après la coupe du monde, il me parla de la Copa America de l’année prochaine et après il voulut que je laissasse sans emploi des gens qui ont répondu très bien à mes attentes au sein de travail de la sélection. Peut être il a pensé que je voulais lui enlevé le vedettariat, que j’ai voulu le déplacer du centre d’attraction », a-t-il interprété.
« au niveau de l’AFA, il n’existe pas de commission de dirigeants, ou un comité exécutif, il y a un patron, qui est Gondrona » a-t-il ajouté.
« Je m’assiérais pour discuter avec lui, c’est clair, mais j’aimerais qu’il m’appelle comme il m’a appelé plusieurs fois. Carlos Bilardo (directeur des sélections) ne m’a pas rappelé non plus », il a commenté.
« Ma priorité a été est et restera la sélection » a assuré « Pelouse » qui manifesta que la présidente d’Argentine, Christina Fernandez et son époux, Nestor Kirchner, à qui il a rendu visite la semaine dernière, veulent que je continue à la tête de la sélection.
En ce qui concerne la possibilité de renvoyer ses collaborateurs Alejandro Mancuso et Hector Enrique pour pouvoir récupérer le poste, il a dit « qu’il faudrait en parler ».
Maradona confessa ne pas avoir vu à la télévision les matchs amicaux remportés 0-1 à Dublin et 4-1 à Buenos Aires, respectivement.
« il s’agit de mon équipe, je l’ai en moi, je meurs pour être avec la sélection. Impossible de pouvoir dépasser ça. J’ai été en deuil parce qu’une grande illusion était morte », quand la sélection Albiceleste a été corrigée par l’Allemagne en Afique du Sud, a-t-il commenté.
« On devait jouer la finale contre l’Espagne, c’était l’objectif. On pensait bien au-delà de l’Allemagne. Cette équipe ne méritait pas de sortir ainsi de la coupe du monde », ajouta-t-il.
Maradona a affirmé qu’il a toujours eu une excellente relation avec Messi. Leonel a été très heureux avec moi en sélection, il est facile de bien se sentir avec lui », a-t-il dit.
« A la coupe du monde à Messi il a manqué le cl (la chance) que j’ai eu en 1986. Les gardiens de but ont été très efficaces, seul Iniesta a été meilleur que Messi à al Coupe du monde. La percussion qu’a eu Forlan, Leonel ne l’a pas eu, mais Messi a fait jouer toute l’équipe », a-t-il assuré.
Finalement Maradona a dit qu’il espère qu’on le rappelle pour occuper le poste de sélectionneur. (EFE)
Sources: http://elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=214751
Traduction : Jonas Jolivert pour Haïti Recto Verso http://haitirectoverso.blogspot.com
Maradona n’a pas accepté et Grondona désigna comme entraîneur par intérim Sergio Batista, jusqu’alors entraineur des jeunes.
« J’ignore ce qui est arrivé a Grondona d’un jour à l’autre. Après la coupe du monde, il me parla de la Copa America de l’année prochaine et après il voulut que je laissasse sans emploi des gens qui ont répondu très bien à mes attentes au sein de travail de la sélection. Peut être il a pensé que je voulais lui enlevé le vedettariat, que j’ai voulu le déplacer du centre d’attraction », a-t-il interprété.
« au niveau de l’AFA, il n’existe pas de commission de dirigeants, ou un comité exécutif, il y a un patron, qui est Gondrona » a-t-il ajouté.
« Je m’assiérais pour discuter avec lui, c’est clair, mais j’aimerais qu’il m’appelle comme il m’a appelé plusieurs fois. Carlos Bilardo (directeur des sélections) ne m’a pas rappelé non plus », il a commenté.
« Ma priorité a été est et restera la sélection » a assuré « Pelouse » qui manifesta que la présidente d’Argentine, Christina Fernandez et son époux, Nestor Kirchner, à qui il a rendu visite la semaine dernière, veulent que je continue à la tête de la sélection.
En ce qui concerne la possibilité de renvoyer ses collaborateurs Alejandro Mancuso et Hector Enrique pour pouvoir récupérer le poste, il a dit « qu’il faudrait en parler ».
Maradona confessa ne pas avoir vu à la télévision les matchs amicaux remportés 0-1 à Dublin et 4-1 à Buenos Aires, respectivement.
« il s’agit de mon équipe, je l’ai en moi, je meurs pour être avec la sélection. Impossible de pouvoir dépasser ça. J’ai été en deuil parce qu’une grande illusion était morte », quand la sélection Albiceleste a été corrigée par l’Allemagne en Afique du Sud, a-t-il commenté.
« On devait jouer la finale contre l’Espagne, c’était l’objectif. On pensait bien au-delà de l’Allemagne. Cette équipe ne méritait pas de sortir ainsi de la coupe du monde », ajouta-t-il.
Maradona a affirmé qu’il a toujours eu une excellente relation avec Messi. Leonel a été très heureux avec moi en sélection, il est facile de bien se sentir avec lui », a-t-il dit.
« A la coupe du monde à Messi il a manqué le cl (la chance) que j’ai eu en 1986. Les gardiens de but ont été très efficaces, seul Iniesta a été meilleur que Messi à al Coupe du monde. La percussion qu’a eu Forlan, Leonel ne l’a pas eu, mais Messi a fait jouer toute l’équipe », a-t-il assuré.
Finalement Maradona a dit qu’il espère qu’on le rappelle pour occuper le poste de sélectionneur. (EFE)
Sources: http://elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=214751
Traduction : Jonas Jolivert pour Haïti Recto Verso http://haitirectoverso.blogspot.com
Le ministre haïtien de la jeunesse rejette l’accusation de violation sexuelle.
EFE, Port-au-Prince Le ministre haïtien de la Jeunesse et des Sports, Monsieur Evans Lescouflair, a rejeté les accusations dirigées contre lui par un haïtien qui porte plainte et qui l’accuse d’abus sexuel contre deux individus.
« Je rejette ces accusations » a déclaré le ministre dans une déclaration faite à des journalistes, un jour après son retour d’un voyage de l’étranger.
Lescouflair a qualifié de « tourbillon médiatique » les informations diffusées par les médias à travers lesquelles Willo Dor déclare avoir été violé par le ministre.
Monsieur Dor s’est identifié comme un employé de l’organisme gouvernemental Centre d’Appui aux Jeunes (CEDAJ) que dirige le ministre.
L’autre victime des abus, selon la plainte concerne un jeune de 16 ans qui aurait été « embrassé sur la bouche » par Lescouflair.
« Ce n’est qu’une accusation » a dit Lescouflair qui a annoncé sa disposition de répondre par devant la justice.
Il a indiqué avoir déjà rédigé un courrier qu’il enverra au président de la République, René Préval, lundi prochain pour exprimer son désir d’être entendu par le procureur fiscal.
Cinq sénateurs de l’opposition ont exercé de la pression toute la semaine sur le président Préval pour que celui-ci autorise la Justice à interroger le ministre Lescouflair.
La loi haïtienne oblige le procureur fiscal à solliciter l’autorisation du chef de l’Etat pour interroger et dans ce cas, entreprendre des actions en justice contre un membre du pouvoir exécutif.
Lescouflair a affirmé son intention de constituer un conseil d’avocats pour travailler sur cette « affaire juridique ».
Le ministre s’est déclaré aussi « gêné » par le fait que quatre des sénateurs ont essayé de transformer l’affaire en une « question politique »pour attaquer le gouvernement et « résoudre leurs propres différends ».
Le Réseau National de défense des droits humains (RNDDH) a appelé cette semaine la Justice à poursuive l’affaire pour faire le point sur l’affaire » et a considéré que le titulaire de la Jeunesse, Sports et Action civique devrait comparaître devant le tribunal, sans que les formalités administratives puissent constituer un obstacle à atteindre les résultats de la procédure.
Sources : http://www.listin.com.do/las-mundiales/2010/9/25/160245/Ministro-de-Juventud-de-Haiti-rechaza-acusacion-de-violacion-sexual
Traduction : Jonas Jolivert Pour Haïti Recto verso
« Je rejette ces accusations » a déclaré le ministre dans une déclaration faite à des journalistes, un jour après son retour d’un voyage de l’étranger.
Lescouflair a qualifié de « tourbillon médiatique » les informations diffusées par les médias à travers lesquelles Willo Dor déclare avoir été violé par le ministre.
Monsieur Dor s’est identifié comme un employé de l’organisme gouvernemental Centre d’Appui aux Jeunes (CEDAJ) que dirige le ministre.
L’autre victime des abus, selon la plainte concerne un jeune de 16 ans qui aurait été « embrassé sur la bouche » par Lescouflair.
« Ce n’est qu’une accusation » a dit Lescouflair qui a annoncé sa disposition de répondre par devant la justice.
Il a indiqué avoir déjà rédigé un courrier qu’il enverra au président de la République, René Préval, lundi prochain pour exprimer son désir d’être entendu par le procureur fiscal.
Cinq sénateurs de l’opposition ont exercé de la pression toute la semaine sur le président Préval pour que celui-ci autorise la Justice à interroger le ministre Lescouflair.
La loi haïtienne oblige le procureur fiscal à solliciter l’autorisation du chef de l’Etat pour interroger et dans ce cas, entreprendre des actions en justice contre un membre du pouvoir exécutif.
Lescouflair a affirmé son intention de constituer un conseil d’avocats pour travailler sur cette « affaire juridique ».
Le ministre s’est déclaré aussi « gêné » par le fait que quatre des sénateurs ont essayé de transformer l’affaire en une « question politique »pour attaquer le gouvernement et « résoudre leurs propres différends ».
Le Réseau National de défense des droits humains (RNDDH) a appelé cette semaine la Justice à poursuive l’affaire pour faire le point sur l’affaire » et a considéré que le titulaire de la Jeunesse, Sports et Action civique devrait comparaître devant le tribunal, sans que les formalités administratives puissent constituer un obstacle à atteindre les résultats de la procédure.
Sources : http://www.listin.com.do/las-mundiales/2010/9/25/160245/Ministro-de-Juventud-de-Haiti-rechaza-acusacion-de-violacion-sexual
Traduction : Jonas Jolivert Pour Haïti Recto verso
Al menos cinco muertos y 57 heridos por lluvias torrenciales en Haití
Efe , Puerto Príncipe
sábado 25/09/2010 15:33 horas
Las autoridades de Haití confirmaron este sábado que cinco personas murieron y 57 resultaron heridas debido a las torrenciales lluvias caídas el viernes sobre la capital del país y otras regiones.
La coordinadora técnica de la Dirección de Protección Civil (DPC), Nadia Lochard, dijo en una rueda de prensa que, además de los muertos y los heridos, 2.000 carpas de los damnificados del seísmo de enero pasado resultaron dañadas o destruidas.
El fenómeno afectó no solo a Puerto Príncipe sino a otras regiones cercanas, como Thomazeau, Ghantier, Fond Verettes, Gressier y las zonas de Petit Goave y Iles Cayimites, en el sur.
La funcionaria explicó que un equipo de 50 personas evalúa la situación en las regiones afectadas con el apoyo de la Cruz Roja Haitiana.
También informó de que se establecerá una "estructura" para acoger a los damnificados de las lluvias mientras que se toman las disposiciones para distribuir 15.000 carpas.
El Centro Nacional de Meteorología (CNM) anunció que las lluvias, que duraron unos treinta minutos y no fueron pronosticadas, continuarán los próximos cuatro días y que podrían intensificarse el lunes y el martes.
sábado 25/09/2010 15:33 horas
Las autoridades de Haití confirmaron este sábado que cinco personas murieron y 57 resultaron heridas debido a las torrenciales lluvias caídas el viernes sobre la capital del país y otras regiones.
La coordinadora técnica de la Dirección de Protección Civil (DPC), Nadia Lochard, dijo en una rueda de prensa que, además de los muertos y los heridos, 2.000 carpas de los damnificados del seísmo de enero pasado resultaron dañadas o destruidas.
El fenómeno afectó no solo a Puerto Príncipe sino a otras regiones cercanas, como Thomazeau, Ghantier, Fond Verettes, Gressier y las zonas de Petit Goave y Iles Cayimites, en el sur.
La funcionaria explicó que un equipo de 50 personas evalúa la situación en las regiones afectadas con el apoyo de la Cruz Roja Haitiana.
También informó de que se establecerá una "estructura" para acoger a los damnificados de las lluvias mientras que se toman las disposiciones para distribuir 15.000 carpas.
El Centro Nacional de Meteorología (CNM) anunció que las lluvias, que duraron unos treinta minutos y no fueron pronosticadas, continuarán los próximos cuatro días y que podrían intensificarse el lunes y el martes.
Vents, pluies et pagaille
Le bilan partiel des vents violents et des pluies diluviennes qui se sont abattus sur la zone métropolitaine dans l'après-midi du vendredi 24 septembre 2010 fait état de 5 morts et d'importants dégâts matériels.
Haïti: « La météo ne l'avait pas prédit », répète apeurée et surprise une jeune femme adossée à un pan de mur de l'ambassade de France, au Champ de Mars, le vendredi 24 septembre 2010, à 3 heures 17 p.m. « Mon Dieu ! Mon Dieu ! » crie cette marchande de poulet barbecue tandis les rafales de vents et de grosses gouttes de pluies balaient tentes, cahutes et autres ''construction'' de bric et de broc sur la plus grande place publique de la capitale transformée en un gigantesque camp où s'entassent des milliers de sinistrés du tremblement de terre du 12 janvier.
Bilan partiel
Dans les camps c'est la catastrophe.
Des préparatifs déjà annoncés
A Léogâne, 8 abris communautaires seront construits avec un financement de la Fond
ation Clinton. Les efforts continuent pour trouver des solutions afin d'abriter les populations vulnérables durant le passage d'un cyclone. Mais, malheureusement, il n'y aura pas assez de lieux sûrs pour tous. Ainsi, nous travaillons avec la Direction de la Protection Civile (DPC) sur la sensibilisation pour la prévention et la vie sauve et afin de repérer des abris communautaires et des endroits sécuritaires comme refuges durant le passage d'un cyclone. Nous prévoyons qu'un système d'alerte précoce sera prêt, avec des avertissements émis par radios et par cellulaires, SMS, avait-il ajouté.
Mal en pis et grogne
Peu avant les événements de ce vendredi 24 septembre 2010, des sinistrés dans divers camps de la zone métropolitaine avaient dénoncé la détérioration de leurs conditions de vie alors que l'on est en plein dans la période active de la saison cyclonique. Ils ont menacé de bouder les élections du 28 novembre 2010.
Roberson Alphonse
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83990&PubDate=2010-09-24
Haïti: « La météo ne l'avait pas prédit », répète apeurée et surprise une jeune femme adossée à un pan de mur de l'ambassade de France, au Champ de Mars, le vendredi 24 septembre 2010, à 3 heures 17 p.m. « Mon Dieu ! Mon Dieu ! » crie cette marchande de poulet barbecue tandis les rafales de vents et de grosses gouttes de pluies balaient tentes, cahutes et autres ''construction'' de bric et de broc sur la plus grande place publique de la capitale transformée en un gigantesque camp où s'entassent des milliers de sinistrés du tremblement de terre du 12 janvier.
A quelques mètres d'elle, en face de l'Auditorium Adventiste de la Bible, un arbre cède. D'autres le suivent. La rue Capois devient méconnaissable. Elle et les rues St-Cyr et Ducosse deviennent le lit où dévalent les eaux de pluie en furie et les immondices. En face de l'hôtel Le Plaza, non loin du Kiosque Occide Jeanty, une mère se couche sur ses deux enfants. « Dieu merci, c'est le ciel qui nous tombe sur la tête et non la terre qui danse sous nos pieds ! »
Le flash-back. Le souvenir traumatisant de Goudougoudou est là. Certains objets ont des ailes. La pluie, vrombissante, s'intensifie. On se planque. Le risque d'être décapité est énorme. Au terme d'une demi-heure, cela se tasse. La pluie s'arrête de tomber. On souffle. C'est le premier bilan, les premières scènes de désolation. « Un homme, musclé, regard abattu, soulève un morceau de plywood et tente de sauver ce qui peut encore l'être, à un jet de pierre de la statue de Christophe. Le Roi bâtisseur et les autres Pères de la patrie restent silencieux. Ils n'entendent pas les supplications, les lamentations. Dans le mausolée, à la rue Monseigneur Guilloux, où l'on honore leur mémoire tous les 2 janvier, c'est aussi la pagaille. Une grosse bosse sur le front, une fillette de 4 ans, accrochée à la jupe de sa mère, a eu la vie sauve grâce à la Providence. « Un arbre gigantesteque s'est effondré. Des tentes sont détruites mais on ne déplore aucune victime », confie un jeune homme trempé, occupé à aider deux autres femmes encore sous le choc.
« Quelqu'un est mort à Poste-Marchand dans l'effondrement d'une maison, des pylônes électriques, d'imposants billboards publicitaires ont été renversés », informe une jeune femme scotchée à son poste de radio, tandis que les premiers bouchons de circulation se forment à cause de ce coup de vent inattendu accompagné de pluies, en pleine heure de pointe. Immobilisé dans leur véhicule, un couple écoute la radio. Brégard Anderson de Caraïbes FM confie que plusieurs artères sont bloquées à Delmas, Nazon, Lalue.... Des citoyens de bonne volonté mettent la main à la pâte, informe l'animateur.
Ce n'est pas qu'une pluie sectorielle. Certains se rendent compte à peine. Delmas, Aéroport, Pétionville, Carrefour, Croix-des-Bouquet, le centre-ville et les camps n'ont pas été épargnés par ce phénomène météorologique. Les bourrasques enregistrées pendant 55 minutes avaient au moins une vitesse de 55 à 65 km/heure selon certaines estimations.
Bilan partiel
Dans les camps c'est la catastrophe.
« Le premier bilan partiel fait état de cinq (5) morts. Deux enfants au camp de l'Eglise de Dieu de la Paix, un autre au Pétionville Golf Club, une femme au camp de Accra, à Delmas 32, et une personne à Poste-Marchand », rapporte quelques heures après l'événement Mme Rachelle Elien, chargée de l'information pour le bureau des affaires humanitaires (OCHA) des Nation unies. 280 tentes ont été inondées à Corail Cesseless, 30 à Caradeux, 100 à Tabarre Issa, 135 à Santo 17, ajoute Mme Elien qui informe de la tenue d'une réunion d'urgence entre l'OCHA, la DPC et d'autres autorités en vue d'évaluer la situation dans le but de donner la réponse appropriée.
Début juillet 2010, M. Mulet et son second, M. Nigel Fischer, en conférence de presse, avait évoqué les préparatifs effectués en vue de faire face à la saison cyclonique 2010 susceptible d'être plus mouvementée qu'en 2008. Le PAM a pré-positionné 20 000 tonnes métriques de denrées alimentaires dans 31 localités à travers le pays en vue de fournir une aide à plus d'un million de personnes. L'UNICEF, l'OIM et la Fédération Internationale de la Croix-Rouge ont stocké des articles non alimentaires sur le territoire, avait confié M. Fischer. Cette assistance humanitaire, avait-il poursuivi, sera gérée et distribuée par des ONG opérant sur le terrain.
Au niveau logistique, une barge est déjà sur les lieux pour effectuer la livraison rapide des articles humanitaires dans les régions dont l'accès par voie routière pourrait être coupé. Une flotte de 70 camions est aussi disponible. Les centres opérationnels ont été multipliés avec une plus grande présence des agences dans les régions afin de répondre plus efficacement à un désastre naturel, avait expliqué le second du représentant Mulet. Les casques bleus sont prêts à effectuer des opérations de secours et sauvetage dans toutes les régions du pays. Les forces armées américaines participeront au besoin à des opérations de secours. Un bateau de la marine américaine (USS JIMA) doté d'hélicoptères et de capacités médicales navigue déjà dans les eaux des Caraïbes. Nous attendons aussi l'arrivée d'un navire canadien, avait annoncé Nigel Fischer.
« Les capacités de réponse de la communauté internationale et du système des Nations unies sont nettement supérieures qu'en 2008. Nous sommes prêts à répondre à une catastrophe de la même envergure. Mais, avait-il nuancé, personne ne sait comment mère nature va se présenter cette année.
« 26 camps vulnérables sont bénéficiaires de projets de mitigation, c'est-à-dire de création de système de drainage, distribution de cordes pour sécuriser les tentes. Nous avons identifié 5 camps à haut risque dont la population devra être relocalisée. L'UNOPS est en train de construire 6 écoles dans les camps de Corail qui seront terminées au début de septembre et qui pourront servir de refuge en cas de cyclone », avait informé M. Fischer. A Léogâne, 8 abris communautaires seront construits avec un financement de la Fond
ation Clinton. Les efforts continuent pour trouver des solutions afin d'abriter les populations vulnérables durant le passage d'un cyclone. Mais, malheureusement, il n'y aura pas assez de lieux sûrs pour tous. Ainsi, nous travaillons avec la Direction de la Protection Civile (DPC) sur la sensibilisation pour la prévention et la vie sauve et afin de repérer des abris communautaires et des endroits sécuritaires comme refuges durant le passage d'un cyclone. Nous prévoyons qu'un système d'alerte précoce sera prêt, avec des avertissements émis par radios et par cellulaires, SMS, avait-il ajouté.Mal en pis et grogne
Peu avant les événements de ce vendredi 24 septembre 2010, des sinistrés dans divers camps de la zone métropolitaine avaient dénoncé la détérioration de leurs conditions de vie alors que l'on est en plein dans la période active de la saison cyclonique. Ils ont menacé de bouder les élections du 28 novembre 2010.
Roberson Alphonse
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83990&PubDate=2010-09-24
Bishops plan rebirth for Haiti's church
Catholic leaders, meeting in Miami, announced plans to rebuild the church in quake-devastated Haiti.
TDANIEL@MIAMIHERALD.COM
Catholic leaders in Miami unveiled long-term plans on Friday to help rebuild the Catholic Church and its shattered infrastructure in Haiti after the powerful institution took a massive drubbing in the January earthquake.
``They are faced with incredible difficulties,'' Archbishop Thomas Wenski said at a news conference at Miami's Notre Dame d'Haiti just before a special evening mass attended by bishops from Haiti and beyond. ``At the same time . . . the bishops and clergies have tremendous hope.''
The announcement underscores how the Catholic Church around the world stepped forward to help Haiti after the Jan. 12 quake. Catholic officials recently met for several days in Miami and Port-au-Prince to figure out ways to rebuild the church.
Catholic leaders at the Miami meeting came from throughout Latin America and also France and Germany.
The reconstruction effort will take shape as the Program for the Reconstruction of the Church in Haiti, or by the acronym PROCHE, and seeks to establish a commission that studies and approves parish projects while ensuring that the building ``process is as efficient as possible, as transparent as possible,'' said Wenski, who has traveled to Haiti several times since becoming archbishop of Miami.
The program also will make sure that building plans follow construction standards and appropriate codes. Both Haitian and international members would be at the helm.
The plan is scheduled to go before the United States Conference of Catholic Bishops for approval in November.
In a deeply faithful country where three out of five people are Catholic and most others are Protestant, the church took a huge hit in the Jan. 12 tremor. With damage estimates running in the tens of millions of dollars, the church saw at least 60 of its churches -- including the Notre Dame Cathedral in downtown Port-au-Prince -- collapse. It's estimated that seven out of every 10 Catholic churches were lost.
The quake claimed an estimated 300,000 lives. Among them were more than 100 nuns, priests, and top church leaders, including the archbishop and vicar general of Port-au-Prince. Almost nine months later, the scale of destruction is still evident. Mass is held under tarps at some of the churches.
Since then, the church, Caritas Internationalis and other Catholic partners say they have raised approximately $300 million. Caritas Haiti and others say they used the money to distribute food to more than 900,000 people and also provide water, sanitation, and shelter materials to some of the 1.5 million Haitians made homeless in the quake.
The church isn't just focused on reconstruction. It also plans to reinstate a program that would help train priests. Church officials are trying to purchase a 650-acre stretch of land northeast of Port-au-Prince. The site would house two seminaries, housing, an elementary school and a parish.
``The Pope knows of course about this important meeting for the church in Haiti, and so he sent us a message -- above all, it 's a message of encouragement . . . to continue helping the church in Haiti to rebuild its infrastructure, and to continue the formation programs of future priests,'' said Bernardito Auza, the Pope's representative to Haiti.
Miami Herald staff writer Jaweed Kaleem contributed to this report.
http://www.miamiherald.com/2010/09/24/1841455/bishops-plan-rebirth-for-haitis.html
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/09/24/1841455/bishops-plan-rebirth-for-haitis.html#ixzz10cnQmm7ITRENTON DANIEL
TDANIEL@MIAMIHERALD.COM
Catholic leaders in Miami unveiled long-term plans on Friday to help rebuild the Catholic Church and its shattered infrastructure in Haiti after the powerful institution took a massive drubbing in the January earthquake.
``They are faced with incredible difficulties,'' Archbishop Thomas Wenski said at a news conference at Miami's Notre Dame d'Haiti just before a special evening mass attended by bishops from Haiti and beyond. ``At the same time . . . the bishops and clergies have tremendous hope.''
The announcement underscores how the Catholic Church around the world stepped forward to help Haiti after the Jan. 12 quake. Catholic officials recently met for several days in Miami and Port-au-Prince to figure out ways to rebuild the church.
Catholic leaders at the Miami meeting came from throughout Latin America and also France and Germany.
The reconstruction effort will take shape as the Program for the Reconstruction of the Church in Haiti, or by the acronym PROCHE, and seeks to establish a commission that studies and approves parish projects while ensuring that the building ``process is as efficient as possible, as transparent as possible,'' said Wenski, who has traveled to Haiti several times since becoming archbishop of Miami.
The program also will make sure that building plans follow construction standards and appropriate codes. Both Haitian and international members would be at the helm.
The plan is scheduled to go before the United States Conference of Catholic Bishops for approval in November.
In a deeply faithful country where three out of five people are Catholic and most others are Protestant, the church took a huge hit in the Jan. 12 tremor. With damage estimates running in the tens of millions of dollars, the church saw at least 60 of its churches -- including the Notre Dame Cathedral in downtown Port-au-Prince -- collapse. It's estimated that seven out of every 10 Catholic churches were lost.
The quake claimed an estimated 300,000 lives. Among them were more than 100 nuns, priests, and top church leaders, including the archbishop and vicar general of Port-au-Prince. Almost nine months later, the scale of destruction is still evident. Mass is held under tarps at some of the churches.
Since then, the church, Caritas Internationalis and other Catholic partners say they have raised approximately $300 million. Caritas Haiti and others say they used the money to distribute food to more than 900,000 people and also provide water, sanitation, and shelter materials to some of the 1.5 million Haitians made homeless in the quake.
The church isn't just focused on reconstruction. It also plans to reinstate a program that would help train priests. Church officials are trying to purchase a 650-acre stretch of land northeast of Port-au-Prince. The site would house two seminaries, housing, an elementary school and a parish.
``The Pope knows of course about this important meeting for the church in Haiti, and so he sent us a message -- above all, it 's a message of encouragement . . . to continue helping the church in Haiti to rebuild its infrastructure, and to continue the formation programs of future priests,'' said Bernardito Auza, the Pope's representative to Haiti.
Miami Herald staff writer Jaweed Kaleem contributed to this report.
http://www.miamiherald.com/2010/09/24/1841455/bishops-plan-rebirth-for-haitis.html
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/09/24/1841455/bishops-plan-rebirth-for-haitis.html#ixzz10cnQmm7ITRENTON DANIEL
La France signe trois conventions avec Haïti
Publié le 25 septembre 2010 Agence France-Presse, Port-au-Prince |
Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner est arrivé samedi en visite officielle en Haïti où il a signé le même jour trois conventions avec les autorités haïtiennes.
L'une des conventions porte sur une aide budgétaire directe de 10 millions d'euros qui permettront au gouvernement de payer ses fonctionnaires.
«La France fait partie de nos partenaires qui ont bien réagi au plaidoyer que nous avons fait pour obtenir de l'appui budgétaire. Elle a contribué en 2010 pour 20 millions d'euros au budget du pays ravagé en janvier par un violent séisme», s'est réjoui le ministre haïtien des Finances Ronald Beaudin.
Les deux autres conventions portent sur une aide alimentaire de 1,4 millions d'euros et un support de 1 million d'euros pour la réorganisation du territoire haïtien et pour la sécurisation foncière, a indiqué M. Beaudin.
M. Kouchner a également posé samedi en Haïti la première pierre de la reconstruction de l'hopital universitaire de Port-au-Prince dont l'essentiel des travaux sera cofinancé, par la France et les États-Unis.
«Je remercie la France pour l'aide qu'elle nous a donnée et qui nous permet de terminer l'année dans des conditions raisonnables», a ajouté M. Beaudin après la signature des documents avec le ministre français des Affaires étrangères.
«C'est promesse tenue. Comment ne pas tenir ses promesses après des événements aussi catastrophiques que ceux que nos amis haïtiens ont vécus», a répondu M. Bernard Kouchner qui a assuré le gouvernement haïtien d'une autre tranche de 20 millions d'euros d'aide budgétaire pour 2011.
Inscription à :
Articles (Atom)












