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dimanche 5 septembre 2010

Haïti: Labrousse, un village modèle

Les infirmières Maguedalie Princivil et Catherine Pierre
 s'occupent du suivi des enfants victimes de malnutrition.

LE SOLEIL, YVES THERRIEN
Publié le 04 septembre 2010
(Haïti) Créer le village du millénaire, le village modèle pour Haïti, c'est le rêve qu'Alfred Étienne veut concrétiser par tous les moyens possibles et imaginables dans la communauté de Labrousse, au sud-ouest de Port-au-Prince, dans les montagnes près de la ville de Miragoâne. Coordonnateur général de la Fondation pour le développement économique et social (FODES-5), il entraîne dans son sillage des paysans qui croient que l'avenir leur appartient.

Alfred Étienne utilise une approche systémique qui contraste avec l'organisation chaotique de Port-au-Prince et le laisser-aller apparent du gouvernement haïtien. Lui, il s'organise pour faire de son agglomération paysanne un modèle d'organisation sur tous les plans: éducation, santé, agriculture.
Il vise la souveraineté alimentaire, c'est-à-dire produire suffisamment pour que chacun mange à sa faim, pour que chaque famille puisse s'assurer d'un revenu en vendant les surplus de production sur le marché local.
L'entreprise est gigantesque, mais les nombreux petits pas montrent que le projet progresse bien, soutient Alfred Étienne. Avec l'aide de divers bailleurs de fonds comme l'Agence canadienne de développement international et le ministère des Relations internationales, avec les organisations comme l'Union des producteurs agricoles développement international (UPA-DI), les OEuvres du cardinal Léger, Collaboration Saint-Jean-sur-le-Richelieu, FODES-5 organise une relance de l'agriculture en même temps qu'un projet pour contrer la malnutrition avec la participation de l'ONG québécoise Collaboration santé internationale (CSI).
Le premier grand projet a levé de terre en 2004 avec la construction d'une école accueillant 700 élèves. C'est lors de l'inauguration de l'édifice que les premiers contacts ont été établis avec CSI.
Un premier projet a été réalisé avec CSI en 2007-2008 pour la création de la résidence pour le médecin et le personnel infirmier alors qu'une partie du bâtiment servait de dispensaire. En 2010, un petit dispensaire a été construit dans un bâtiment indépendant tout à côté d'un plus gros édifice en construction qui deviendra plus tard un centre de santé.
FODES-5 organise des formations pour les paysans à raison de trois jours par mois avec les animateurs Ilda Marcelin et Jackson Faveur. Les paysans apprennent leurs droits et leurs devoirs de citoyen et le code rural haïtien. Quatre groupes réunissent 125 personnes dans ces formations.

Renforcement des capacités
Pour la relance de l'agriculture, on a mis en place une idée développée par la branche internationale de l'UPA en Afrique : Les savoirs des gens de la terre. «C'est un programme de renforcement des capacités qui permet aux gens de se prendre en main, précise Alfred Étienne. La formation dure de 8 à 12 mois pendant lesquels les gens font un portrait de leur milieu, des forces et des faiblesses en analysant ce qui peut être fait pour progresser. Après, ils sont capables de formuler un projet agricole.»
Une centaine de projets ont été déposés et analysés par les membres des groupements. Quatre-vingt-huit ont été retenus. Les responsables des projets ont obtenu de petits prêts (environ 500 $) à très faible taux d'intérêt et remboursables sur trois ans.
Il y a quatre groupements de paysans pour les 40 000 habitants du secteur. Les prêts sont remboursables au groupement dans un fonds rotatif qui pourra servir à lancer d'autres projets touchant l'élevage de chèvres, de poulets ou de porcs ou encore la culture de légumes et de céréales.
«Nous pensons même pouvoir générer des fonds pour les groupements afin de doter la région d'équipements collectifs, comme un moulin à maïs par exemple, explique Alfred Étienne. Tous ces projets choisis ont été évalués par les paysans eux-mêmes. Ils décidaient lesquels seraient rentables.»
Il s'agit d'un programme de développement intégré, car s'il y a plus de production agricole, les paysans auront plus pour se nourrir. Il y aura moins de cas de malnutrition. Les gens auront de l'argent pour d'autres projets personnels.
«Ce ne sont pas tant les montants que la capacité à réfléchir économiquement à des projets qui importe, affirme Alfred Étienne. FODES-5 ne vise pas qu'à construire des bâtisses, mais à aider les gens à réfléchir par eux-mêmes et à prendre des décisions pour leur mieux-être en agissant sur le changement des mentalités et des comportements.»
Un autre projet est sur les planches avec la fondation Gérin-Lajoie pour la formation professionnelle des jeunes dans des métiers utiles pour la communauté. Ils seront formés dans les milieux de travail sous le principe du maître et de l'apprenti.
Yves Therrien était l'invité de Coopération internationale Québec (regroupant L'AMIE, Aide aux aînés, Plan Nagua et Collaboration Santé internationale), qui assumait les frais de transport en Haïti et en République dominicaine entre le 15 et le 28 août. www.csiquebec.org/
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/haiti-de-lespoir-dans-le-chaos/201009/03/01-4312620-haiti-labrousse-un-village-modele.php
Commentaires:
Nous voulons à travers ce commentaire reconnaître publiquement et devant l'ensemble de nos lecteurs le professionnalisme de l'auteur de cet article qui rentre dans le cadre de sa visite  réalisée en Haïti entre le 15 et le 28 août.
Lors de son périple, nous avions constaté que ses récits décrivaient la situation d'Haïti, celle d'un pays pauvre banal comme il y en a des centaines éparpillés un peu partout dans le monde. Nous avions été en quelque sorte choqués du fait que l'objectif de son travail ne se serait résumé qu'à cela et nous avions affiché ouvertement notre déception.
Cependant nous avions raté l'information à travers laquelle, il avait prédit que les récits touchant l'activité des ONG seraient diffusés ultérieurement, à son retour au Canada.
Nous, qui cherchons des nouvelles traitant de l'actualité haïtienne nous publions, comme on partage sur facebook, toutes les nouvelles qui parlent d'Haïti.
Cependant nous gardons un oeil très ouvert sur les ONG. Un pan non négligeable de la population haïtienne couve des sentiments très négatifs vis à vis des ONG. Comme on dit chez nous, nous avons du mal à donner la communion sans confesser à des ONG établies en Haïti depuis des années.
Parce que il faut le reconnaître, aujourd'hui Haïti est la résultante de deux siècles de conflits, de l'action inappropriée de chefs d'état préoccupés que par leur maintien au pouvoir, d'une assistance internationale mal gérée et aussi de plus de 50 ans d'ONG...Les coupables sont légions!
Encore une fois merci Monsieur YVES THERRIEN.

samedi 4 septembre 2010

René Préval à l'écoute des médias

Haïti: Le président René Préval a eu une conversation téléphonique vendredi avec le rédacteur en chef du Nouvelliste, Frantz Duval. Le président voulait s'enquérir des nouvelles du journal, suite à la publication de l'article « Faire taire la presse ». Au cours de leur entretien, Duval a rassuré le président que Le Nouvelliste ne pense pas que les poursuites judiciaires qui lui sont intentées aient un quelconque lien avec une action de son gouvernement.
La conversation qui a duré moins d'une dizaine de minutes s'est terminée par la promesse du président Préval d'accorder une interview exclusive au Nouvelliste pour respecter une promesse fort ancienne.
Dans une tribune à la "Une" du journal publiée le 1er septembre, le rédacteur en chef du Nouvelliste avait fait état de menaces transformées en une série d'assignations en justice contre les principaux responsables du journal, après la publication des informations sur des détournements de fonds destinés à soutenir les écoles de Saint-Marc qui ont accueilli des élèves déplacés après le séisme du 12 janvier.
Pour le moment, les principaux concernés gardent le silence sur le dossier, et personne ne veut parler pour éclairer la lanterne de la population ni de la presse sur les détails de ce programme mis en question par des directeurs d'écoles de Saint-Marc.
« A la base de cette affaire, il y a un problème de communication qui concerne toutes les ONG et tous les bailleurs de fonds. Pour la majorité des projets en exécution en Haïti, on ne sait pas qui fait quoi et pour quel montant. Cela prête à des équivoques et à des attentes qui peuvent conduire à des écarts. On ne peut cependant pas demander à la presse de se taire», estime Duval.
« Toute atteinte à la liberté de la presse est grave, quelle que soit la forme que les censeurs adoptent. Au Nouvelliste, sans être ébranlé dans la conviction d'avoir fait que notre travail, nous prenons cette affaire très au sérieux. Tous les médias et tous les journalistes doivent être en alerte, car une assignation peut faire autant, sinon plus de mal que les balles. D'autant que tous les médias sont visés dans cette affaire», a indiqué Frantz Duval, interrogé depuis la Floride où il se trouve actuellement.
« Je demande aux associations de médias, aux associations de journalistes et aux confrères de la presse de donner le plus large écho à ce qui se passe à Saint-Marc en général, et dans cette affaire en particulier. Se ti bouton ki menen maleng », estime le rédacteur en chef du Nouvelliste.
Pour le moment, Le Nouvelliste cherche à comprendre les motivations cachées derrière ces assignations, qui sont une première dans l'histoire de la presse des dernières décennies, surtout pour le motif évoqué.
« Est-ce des motivations économiques ou d'autres motifs qui alimentent cette série d'actions en justice contre Le Nouvelliste ? Est-ce le désir de mettre fin à une trop longue période de détente entre la presse et le reste de la société qui s'exprime ? Est-ce une campagne sournoise d'intimidation qui commence ? Il est trop tôt pour le savoir. Mais en remontant le lit de la rivière, on découvrira un jour la source de ces assauts », a écrit à la "Une" Frantz Duval le 1er septembre.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83220&PubDate=2010-09-03

Le CEP et la communauté internationale face à l'opposition...La population attend la victoire finale

Nous sommes déjà à moins de trois mois de la tenue des élections générales programmées pour le 28 novembre prochain. Engagement et détermination du côté des conseillers électoraux qui s'activent progressivement. Suspicions et dénonciations dans le camp de l'opposition qui se dit convaincue que ces élections n'auront pas lieu. Tandis que la communauté internationale, principal bailleur, croit le contraire. Les enjeux sont de taille. L'un des importants acteurs dans le processus, les électeurs, quant à eux, semblent rester dans l'expectative. Haïti: Des pressions venues particulièrement de l'opposition politique, l'actuel Conseil électoral provisoire (CEP) présidé par Gaillot Dorsinvil montre clairement qu'il s'en moque jusqu'à présent. Pour preuve, l'institution électorale avance à grands pas dans les préparatifs relatifs à l'organisation du scrutin du 28 novembre 2010. Les candidats à la présidence, malgré une certaine réserve affichée pour certains d'entre eux quant à la crédibilité de ces élections, lui emboîtent progressivement le pas. Ce vendredi, vers 4h30 p.m., ils étaient en effet une dizaine à respecter le délai qui leur a été imparti pour la fourniture d'une photo utilisable pour la maquette du bulletin de vote. Il s'agit, entre autres, de Jacques Édouard Alexis (MPH), Mirlande H. Manigat (RDNP), Yvon Neptune (Ayisyen pou Ayiti), Leslie Voltaire (Plateforme Ansanm nou fò), Charles H. Baker (Respè), Jean Henry Céant (Renmen Ayiti), Michel J. Martelly (Repons peyizan) et Axan Delson Abellard (KNDA).
Les COV à l'oeuvre en province
Parallèlement, les conseillers électoraux s'activent dans les villes de province. En effet, depuis quelques jours, le processus de mise à jour des listes électorales se déroule dans les départements du Centre, du Nord et du Nord-Ouest. « Il y a une grande affluence particulièrement dans le Nord-Ouest », a précisé, jeudi, Richardson Dumel, porte-parole de l'organisme électoral. Ces activités de vérification entreprises à travers les Centres des opérations de vérification (COV), permettent aux électeurs de partager les informations relatives à leur situation géographique actuelle. Selon le CEP, ces opérations faciliteront la tâche à tout électeur qui a changé d'adresse de remplir convenablement son devoir de citoyen le jour du scrutin.
M. Dumel, qui n'était pas en mesure de confirmer si ce processus a déjà débuté également dans le Sud, la Grand'Anse et l'Artibonite, a indiqué cependant qu'une mission composée de conseillers électoraux s'était rendue dans ces départements pour évaluer la situation. Prochainement, une autre mission se rendra aussi dans les Nippes dans le même objectif. Tandis que dans l'Ouest, un travail d'identification des électeurs sera effectué dans les sept (7) plus grands camps de sinistrés de Port-au-Prince. Cette opération démarrera ce 4 septembre, a annoncé le porte-parole.
Structure mise en place par l'organisme électoral pour apporter des solutions relatives aux difficultés rencontrées au niveau des listes électorales (pertes de cartes d'identification nationale, déplacement des électeurs depuis le 12 janvier 2010, etc.), le COV est desservi par une équipe de quatre membres (un président/assistant administrateur, un agent technique du CEP, un représentant de l'Office national d'identification (ONI) et un gestionnaire des listes électorales).

Dorsinvil ne partira qu'après les élections
Réaliser coûte que coûte les élections du 28 novembre 2010. Les conseillers électoraux veulent à tout prix en arriver à ce stade. Pour preuve, Gaillot Dorsinvil refuse catégoriquement l'idée d'abandonner auparavant son poste de président du CEP. Il l'a fait savoir mercredi dernier aux journalistes accrédités à l'institution électorale. « Je me sens confortable là où je suis et ferme à mon poste », a clamé celui qui est pourtant décrié particulièrement dans les milieux politiques pour manque de crédibilité, à l'instar de ses collègues.
M. Dorsinvil ne se laisse pas intimider apparemment par la fureur manifeste de l'opposition politique qui ne cesse d'exiger le renvoi des actuels membres du CEP qui, selon les opposants, n'inspire pas confiance. « Seule la mort est capable de me faire abandonner mon poste. Et dire que je n'y pense même pas encore (...) », a martelé le président de l'institution électorale, annonçant qu'il quittera ce poste une fois que le pays sera doté d'un nouveau président élu le 7 février 2011. Contrairement aux critiques, Gaillot Dorsinvil dit remplir sa fonction en « toute honnêteté ».

Il n'y aura pas d'élection, selon l'opposition
Réagissant aux déclarations de M. Dorsinvil, l'ex-sénateur Andris Riché (Grand'Anse) de l'Organisation du peuple en lutte (OPL), membre de la plateforme Alternative, invite le président du CEP à se rappeler des histoires récentes d'Haïti qualifiées de « tè glise ». Malgré que la machine électorale soit mise en branle, le parlementaire se dit convaincu que les prochaines élections ne pourront pas se tenir à la date fixée par le calendrier électoral.
Le Brésilien Carlos Duarte, directeur du Département des organisations internationales au Ministère brésilien des Affaires étrangères, partage également cet avis. « Il n'est pas certain que les élections auront lieu, même à cette date (...) », se doute le diplomate. Plus direct, M. Riché affirme, à l'instar d'autres opposants que le pays, après avoir fait échec au « plan du pouvoir en place », finira par se doter d'un gouvernement d'«entente nationale ».

Le plus grand bailleur pense le contraire
Contrairement à l'opposition politique, une partie de la communauté internationale qui, quoique inquiète, finance en majeure partie l'organisation des prochaines élections, ne jure que par la tenue de ces joutes. « On peut vous assurer que les élections seront transparentes et crédibles. Ceux qui peuvent et veulent voter pourront le faire », déclare Ricardo Seitenfus, numéro un de l'Organisation des Etats Américains(OEA) en Haïti, dans une interview exclusive au quotidien Le Nouvelliste jeudi dernier.
Impliquée à fond dans ce processus électoral controversé, l'OEA a mis en place justement dans le pays une mission d'observation électorale, dont l'effectif augmente à mesure que la date du grand jour tant attendu approche.

Qu'en est-il de l'électorat?
Mis à part le Chef de l'Etat, les électeurs, dont bon nombre ne détiennent pas encore la Carte d'identification nationale - sans oublier ceux qui avaient égaré ce document -, sont appelés à élire 12 sénateurs et 99 députés pour tout le pays au cours des prochaines joutes. A les entendre à la radio, ils ne se montrent pas trop préoccupés jusqu'ici par ces élections. Beaucoup d'entre eux se comportent plutôt en observateurs à moins de trois mois du jour du scrutin. Même les citoyens - disons mieux certains d'entre eux - qui font la queue à longueur de journée devant le bureau de l'ONI, disent n'en être pas trop intéressés. « Je suis venu réclamer ma carte, parce que c'est un document important », disait récemment un jeune homme dans l'un des reportages du journal au sujet des demandes de CIN.
Plus de sept (7) mois après le séisme du 12 janvier, certains continuent de déclarer dans la presse que leurs principales priorités restent et demeurent l'aide alimentaire et le relogement. L'un des acteurs les plus importants du processus électoral, l'électorat haïtien, est pourtant le seul capable de décider démocratiquement qui sera le remplaçant de René Préval, dont le mandat constitutionnel arrive à terme le 7 février 2011.
Victor Junior Jean
victorjeanjunior@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83214&PubDate=2010-09-03

Gérald Germain retourne à la tête du MAST

Haïti: L'économiste Gérald Germain a été nommé ministre des Affaires sociales et du Travail par le président René Préval, selon une source proche du pouvoir. L'arrêté présidentiel confirmant sa désignation sera rendu public incessamment, a ajouté cette même source. M. Germain revient en territoire connu, car il avait déjà occupé ce poste sous le leadership du Premier ministre Jacques Edouard Alexis, destitué en avril 2008 par le Sénat en pleine effervescence des « émeutes de la faim ». Interrogé par l'ULCC sur les dépenses faites de manière irrégulière, par l'ex-directeur de l'ONA, Sandro Joseph, pour l'organisation du carnaval 2007 (22 millions de gourdes) et le financement par l'ONA du programme de cantine populaire du MAST (14 millions), Gérald Germain, réputé proche du secteur populaire, avait fait des mises au point. "In fine, tout en déplorant l'inexactitude et la désinvolture avec lesquelles l'ULCC assimile injustement les dépenses relatives à la campagne de marketing social que j'ai autorisée à hauteur de vingt-deux (22) millions de gourdes et la subvention de quatorze (14) millions de gourdes accordée au MAST pour financer le programme de restaurants communautaires circonscrits dans le cadre de la Politique d'Apaisement Social du Gouvernement, à un fait de détournement de fonds et les recommandations pénales induites, je formule le voeu qu'à l'avenir les enquêtes et les rapports remettant en question la réputation, l'intégrité et la gestion d'hommes et de femmes publics, qui mettent leur savoir-faire au service du bon fonctionnement de l'Etat doivent être finalisés avec la dernière rigueur afin d'éviter tout amalgame ou lynchage politique", avait-il écrit.
"A la lumière de toutes les considérations qui précèdent, je remets en cause, avait-il conclu, la crédibilité du rapport de l'ULCC en ce qui concerne les remarques faites sur les actes de ma gestion en tant que ministre de tutelle de l'ONA, et conséquemment je demande instamment à l'ULCC d'approfondir et de documenter son enquête afin de rétablir les faits et la vérité au lieu de s'enliser dans des conclusions hâtives, superficielles et préjudiciables à d'honnêtes citoyens. Dans cette même optique, tout en encourageant la lutte contre la corruption, je me réserve le droit de prendre toutes les mesures légales aux fins de sauvegarder ma dignité et mon intégrité tout en restant entièrement disponible pour répondre des actes de ma gestion par devant toutes juridictions compétentes".
Apprécié pour son esprit d'ouverture et sa grande gentillesse, Gérald Germain, appelé à remplacer Yves Cristalin démissionnaire, revient au MAST à quelques mois des élections, dans une capitale ravagée par le séisme du 12 janvier 2010 et dont les résidents ont encore d'énormes besoins sociaux.
Gérad Jeanty Junior
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83215&PubDate=2010-09-03

Préval, « un bon manoeuvrier »

La rupture semble définitivement se consommer entre le chef de l'État et le sénateur, candidat à la présidence Jean Hector Anacacis, bien que ce dernier ne le voie pas ainsi. Il préfère dire qu'il est en désaccord avec le principal chef de INITE. Considéré jadis comme le porte-parole officieux de René Préval, aujourd'hui l'élu de l'ancienne plateforme politique présidentielle Lespwa ne souhaite même pas rencontrer le locataire du Palais national. Haïti: « Préval est un bon manoeuvrier politique », Jean Hector Anacacis dixit. « Il a lui-même fait choix de son propre candidat à la présidence. Ce ne sont pas les membres de la plateforme INITE qui ont fait ce choix », révèle-t-il lors d'une interview accordée à radio Magik 9 ce vendredi. Le parlementaire ne voit pas d'un bon oeil les rencontres du chef de l'État avec les candidats à la présidence. S'il a son propre candidat, pourquoi veut-il rencontrer d'autres candidats ?, se questionne Anacacis perplexe tout en soulignant que le locataire du Palais national ne fait rien au hasard.
« René Préval est un fin politique. Un bon manoeuvrier. Il ne fait rien pour rien, il ne laisse rien au hasard. Il prend le soin de tout étudier avant d'agir », poursuit le candidat.
Il semblerait que Jean Hector Anacacis ne figure pas sur la liste des candidats susceptibles de rencontrer le chef de l'État avant les présidentielles. « Il n'a pas cherché à me voir. Il ne le fera pas non plus, puisque nous sommes en désaccord. Je suis candidat et je vais aux élections. Il ne va pas me parler de financement de campagne, car c'est le CEP qui s'en charge. Je ne crois pas que c'est nécessaire de le rencontrer. Le président n'a pas grand-chose à me dire non plus. Donc, je souhaiterais qu'il ne cherche pas à me rencontrer. Je rencontre tous les jours la population et d'autres personnalités pour ma campagne », propos du candidat Anacacis, qui fut pendant longtemps considéré comme un proche et un ami du président de la République.
Le candidat de l'organisation politique Mouvement démocratique de la Jeunesse haïtienne (MODEJHA) affirme de façon humoristique que René Préval a fait preuve d'intelligence politique en accomplissant 10 années au pouvoir sans avoir fait grand-chose pour la population. « Deux mandats au pouvoir, le peuple est toujours dans la misère absolue, sous des tentes, en proie à la chaleur et à la pluie », dit-il critiquant l'administration René Préval.
Cependant, Anacacis veut rassurer le président de République. « Je ne suis pas un rebelle, ni un dissident. Je n'ai pas changé. Le président n'a pas à s'inquiéter là-dessus. On peut ne pas avoir le même projet, on peut ne pas percevoir de la même façon la situation de la population, ce qui est normal », avance-t-il.
En outre, le sénateur Anacacis estime avoir été fidèle au chef de l'État quand le Sénat fonctionnait à plein régime. « Il m'a demandé de l'aider en tant que parlementaire, je l'ai fait et tout le monde l'a vu. Je suis resté fidèle », ajoute-t-il parlant de ses relations antérieures avec le chef de l'État.
Par ailleurs, Jean Hector Anacacis est inquiet par rapport aux agissements du CEP et à la grande marge de manoeuvre de l'Exécutif à l'approche de la campagne électorale. « L'Exécutif commence à mettre sa machine en branle. Des changements ont été enregistrés dans les délégations et vice-délégations départementales », dénonce le candidat à la présidence.
Il qualifie de maladroites et arbitraires certaines décisions de l'institution électorale dont le communiqué qui a permis à des candidats de faire le dépôt de leur candidature sans un certificat de décharge et la révocation du président du Bureau électoral départemental de l'Ouest Jaccillon Barthélémy la semaine dernière.
Comme si cela pouvait en être autrement, le représentant de MODEJHA dit souhaiter que ce soit la population qui élise réellement le prochain locataire du Palais national. « Nous souhaitons que c'est le peuple qui élira réellement le nouveau chef d'État capable de changer ses conditions de vie, et c'est ce que nous voulons faire », dit-il.
Par ailleurs, interrogé, sur le dernier rapport de la MINUSTAH rendu public à New York cette semaine exposant des craintes de voir les campagnes électorales financées par des narcotrafiquants, Jean Hector Anacacis estime que ce rapport est émaillé d'hypocrisie. « Aujourd'hui, la MINUSTAH a un service d'intelligence dans le pays ; c'est elle qui assure la sécurité sur le territoire. Si elle a des informations en ce sens, qu'elle agisse », indique-t-il sur un ton dénonciateur.
En effet, dans ce rapport, la Mission de l'ONU en Haïti indique qu'il existe un risque que la campagne pour les élections à venir, particulièrement les élections législatives, soient affectées par des financements provenant d'activités illégales, y compris le trafic de drogue.
Dans un autre registre l'insécurité qui tend à refaire surface dans le pays à l'approche des campagnes électorales ajoutée à la situation des sinistrés qui, 8 mois après le tremblement de terre du 12 janvier, vivent toujours sous des tentes dans des conditions infrahumaines tiennent le candidat à coeur. Il se propose de changer la donne quand il sera président.
Robenson Geffrard
rgeffrard@lenouvelliste.com

« Une action artistique solidaire, par des artistes pour des artistes »

Par le lien de fraternité et de solidarité, plus de 600 artistes du monde entier ont répondu à l'initiative de La Maison des Artistes, en offrant une oeuvre afin de soutenir les artistes haïtiens touchés en grande partie par le terrible séisme du 12 janvier 2010. Haïti: Le tremblement de terre du 12 janvier dernier a fait de nombreuses victimes et causé des dégâts matériels considérables. Beaucoup d'artistes ont perdu leurs productions, leurs outils de création et leurs lieux de vie. En réaction à cela, Haïti Action Artistes, fondée par La Maison des Artistes et le Collectif 2004 Images de promotion de la culture haïtienne et parrainé par le peintre franco-haïtien Hervé Télémaque, avait lancé un appel aux artistes du monde entier afin de venir en aide aux artistes haïtiens sinistrés.
Quelque 600 oeuvres (tableaux, sculptures, dessins, estampes, photographies...) sont parvenues à La Maison des Artistes. Ces oeuvres représentatives de plusieurs générations d'artistes et d'une diversité de culture et d'influence reflètent la richesse de la création. Ces oeuvres offertes en vue de soutenir les artistes et artisans haïtiens dans leurs projets de reconstruction seront vendues aux enchères, le 23 septembre 2010 à l'hôtel Salomon Rothschild (Paris) après une exposition de deux semaines au ministère français de la Culture et de la Communication. Un catalogue de la vente aux enchères édité et diffusé à 5 000 exemplaires sera également disponible sur le lieu de l'exposition.
Ces fonds recueillis seront intégralement consacrés à l'amélioration des conditions de vie et de création des artistes haïtiens ainsi qu'au soutien du tissu artistique en Haïti. Comment les aider ? L'artiste-peintre Elodie Barthélemy, également l'un des responsables, s'est entretenue, lors de sa visite en Haïti du jeudi 26 au 28 août 2010, avec plusieurs artistes au local du Festival Art, afin de définir leurs besoins et d'établir, sur le long terme, une structure de référence en Haïti. « Cette réunion est un premier pas. L'information circule, c'est déjà cela », explique la plasticienne de double culture française et haïtienne.
Plusieurs artistes haïtiens et critiques d'art de renommée internationale notamment Marie Josée Nadal, Philippe Dodart, Jean Eddy Rémy, Abdience Obin, Christian Beaulieu, Edeline Raymond, Daphné Meyer, Marie Alice Théard, Savannah Savary ont participé à cette rencontre avec pour objectif de discuter comment recevoir l'aide internationale suite au séisme de janvier dernier. De cette réunion sont sorties plusieurs propositions : un magasin collectif, des ateliers collectifs, une association des artistes, une coopérative, entre autres, en vue de développer un champ d'activité artistique.
Elodie Barthélemy, au cours de sa visite, a effectué également une série de rencontres avec des galeristes et des membres d'associations culturelles haïtiennes, notamment à Port-au-Prince.
Angie Marie Beeline Joseph
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83177&PubDate=2010-09-03

2 500 dollars US pour des écoles privées

Les directeurs de quelques écoles privées des départements affectés par le séisme, bénéficiaires du « Programme d'appui financier au retour à l'école », reçoivent au fur et à mesure les 2 500 dollars américains promis par le ministère de l'Éducation nationale. Ce montant, avait précisé ledit ministère, contribuera à couvrir certaines dépenses encourues dans le cadre des activités scolaires post-séisme, notamment le salaire des enseignants d'avril à août 2010. Haïti: Quelque 4 700 établissements scolaires privés de l'Ouest, du Sud-Est et des Nippes, qui avaient la capacité matérielle de reprendre les activités d'enseignement après le séisme dévastateur du 12 janvier dernier, ont bénéficié d'une subvention à très court terme du ministère de l'Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) pour une période de cinq mois, soit d'avril à août 2010. Les directeurs de ces écoles reçoivent chacun une enveloppe de 2 500 dollars américains (montant désormais disponible à l'institution financière Fonkoze), qui permettra de payer les enseignants et de couvrir certaines dépenses encourues durant cette période qui s'est avérée si difficile.
« La contribution reçue par l'école ne couvre pas l'ensemble des coûts de son fonctionnement. Il s'agit donc d'une aide financière ponctuelle limitée que les directions des écoles bénéficiaires des départements de l'Ouest, du Sud-Est et des Nippes devront, en priorité, assigner au poste le plus important de leur budget », a précisé le ministère.
« C'est une opération inscrite dans le très court terme (5 mois) qui, dans un souci d'équité, vise à permettre aux enfants fréquentant des écoles non publiques de boucler, dans des conditions acceptables, l'année scolaire 2009-2010 », avait indiqué un communiqué du MENFP en juin dernier.
C'est pour dire que l'annonce de cette subvention a été pourtant faite il y a de cela trois mois, bien avant la fermeture des classes en août dernier. Et, les enfants fréquentant ces écoles privées pouvaient ne pas terminer l'année académique dans des conditions acceptables, comme a indiqué le ministère, en attendant le décaissement de ces fonds.
En outre, certains responsables d'écoles ont déjà commencé à monter au créneau pour exprimer leur ras-le-bol après une fin d'année scolaire très difficile et la prochaine rentrée scolaire qui s'annonce encore plus compliquée. « Nous ne voyons pas encore comment rouvrir les portes de nos établissements scolaires sans un support de l'État haïtien », ont avoué plusieurs dizaines de directeurs d'écoles la semaine dernière au cours d'une conférence de presse.
Par ailleurs, le « Programme d'appui financier au retour à l'école » est financé par la Banque interaméricaine de Développement (BID) à travers le Fonds Catalytique de l'Initiative pour la Mise en Oeuvre Accélérée (IMOA) dans le cadre du projet Éducation Pour Tous. Quand le ministère de l'Éducation nationale avait fait l'annonce de cette subvention, il avait demandé aux écoles bénéficiaires de ce programme d'observer une grande modération dans la fixation des frais exigés aux élèves.
A rappeler qu'une enveloppe de 470 millions de dollars, dont 150 millions en soutien budgétaire, est prévue pour le système éducatif dans le plan de reconstruction du pays. Ce montant doit financer la construction de structures d'accueil provisoires, l'appui au fonctionnement de 5 000 écoles non publiques, le soutien à l'enseignement supérieur et professionnel ainsi que le programme de cantines scolaires. Les directeurs d'écoles dans les régions touchées par le séisme n'ont pas cessé de se plaindre du non respect des promesses faites par les autorités après le séisme du 12 janvier 2010.
Valéry Daudier
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83211&PubDate=2010-09-03

Jacques-Edouard Alexis prêt à rencontrer Préval

Le candidat à la présidence et ex-Premier ministre, qui vient d’effectuer une visite en République Dominicaine, affirme que son divorce avec la plateforme au pouvoir INITE est consommé vendredi 3 septembre 2010, Radio Kiskeya
L’ancien Premier ministre Jacques-Edouard Alexis, candidat à la présidence de Mobilisation pour le progrès d’Haïti (MPH), de retour d’une visite en République Dominicaine, s’est déclaré vendredi prêt à rencontrer René Préval dans le cadre du dialogue que le chef de l’Etat a décidé d’engager avec les candidats à sa succession.
Le prétendant souligne que si une invitation lui est adressée, il saura réagir de façon appropriée à ce que lui dira Préval dont il s’est "séparé politiquement" après s’être vu refuser l’investiture de la plateforme au pouvoir INITE, au profit de Jude Célestin.
Affirmant, lors d’une conférence de presse, avoir définitivement tourné la page, M. Alexis précise qu’il n’est nullement intéressé à réintégrer son ancienne famille politique.
Il a révélé qu’au lendemain de son inscription comme candidat à la présidence, M. Préval l’avait rencontré autour des raisons pour lesquelles l’ex-directeur du Centre national des équipements (CNE) lui avait été préféré.
S’agissant de son voyage de quatre jours en République Dominicaine, début d’une série dans plusieurs capitales du monde, Jacques-Edouard Alexis dit avoir eu des entretiens avec le Président Leonel Fernàndez, des représentants de la classe politique, de la société civile et du secteur privé.
Le candidat du MPH en a profité pour remercier le gouvernement et le peuple voisins qui étaient les premiers à manifester leur solidarité avec Haïti immédiatement après le séisme du 12 janvier.
L’ex-Premier ministre de René Préval (1998-2001 et 2006-2008), qui envisage de se rendre bientôt au Canada après plusieurs années d’interdiction de séjour, a fait part de son intention d’ordonner le retrait progressif des casques bleus du territoire national en cas de victoire aux prochaines présidentielles.
19 candidats à la magistrature suprême sont en course pour des élections très controversées dont le premier tour est fixé au 28 novembre. spp/Radio Kiskeya

Epidémies et violence en Haïti : Médecins du monde tire la sonnette d’alarme

L’ONG humanitaire appelle le MERCOSUR et l’UNASUR au renforcement de la coopération en vue d’aider le pays à surmonter ces problèmes qui se sont aggravés depuis le 12 janvier avec la réalité des camps de réfugiés vendredi 3 septembre 2010, Radio Kiskeya
Médecins du monde (MDM) a averti vendredi dans un rapport, que huit mois après le séisme dévastateur de janvier, Haïti faisait face à des épidémies de maladies respiratoires, diarrhéiques, des indices élevés de malnutrition et une augmentation de la violence faite aux femmes et aux filles.
"Un million et demi de personnes continuent à vivre dans des espaces publics dans plus de 600 campements. Elles sont confrontées à des problèmes de promiscuité, de mauvaises conditions d’accès à l’eau potable, d’hygiène de base et vivent au milieu de poubelles à ciel ouvert", a dénoncé à Buenos Aires le président de l’antenne de l’organisation en Argentine, Gonzalo Basile, fraîchement rentré d’une mission humanitaire en Haïti.
MDM, qui a réalisé 5.000 interventions médicales au cours de sa dernière mission sur le terrain, appelle les pays latinoaméricains à approfondir leur solidarité avec Haïti afin de contrer la "crise sanitaire" qui y sévit.
Dans ce sens, les pays du MERCOSUR (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) et l’Union des nations sud-américaines (UNASUR) doivent jouer un "rôle central" dans la coopération avec Port-au-Prince, estime le rapport.
"Haïti connaissait une crise épidémiologique avant même le séisme. Il est très difficile d’avoir accès à la santé avec des barrières géographiques et économiques. Cependant, le tremblement de terre a aggravé la situation", indique Médecins du monde qui ne cache pas ses préoccupations face à la situation actuelle.
L’ONG avance des données pour le moins alarmantes : plus de 60% de la population présente des signes de malnutrition et la couverture de vaccination est de moins de 70%. Ce qui entraîne des épidémies de sarampion et de rubéole.
D’une ampleur incroyable, les destructions causées par le séisme du 12 janvier ont entraîné 300.000 morts, 300.000 blessés et 1,5 million de sans-abri ainsi que des dégâts économiques aux effets sociaux multiplicateurs. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7012
Le commentaire de HAITI RECTO VERSO
Ce n'est sûrement pas de l'argent qui manque pour régler les vrais problèmes d'Haïti. C'est dur et pas drôle de dire cela dans un contexte de crise financière. Cependant les gens malgré la crise, ont été très généreux avec la cause haïtienne.
Les dons ont été faits à des ONG de renom. Mais la bureaucratie au sein de ses ONG impose unt emps de réflexion et un choix de projets, élément d'une procédure qui retarde tout et fait croire que les haïtiens sont abandonnés.
Malgré tout ce qui a pu être dit, il n'y a pas eu une si bonne coordination des ONG pour une efficacité sans failles de leurs actions sur le terrain.
Il est bruit que certaines ONG ont encore des fonds non utilisés par manque de projets. Quelqu'un a dit au cours d'une réunion que la croix rouge internationales disposerait de plus de 600.000.000 d'euros destinés à Haïti mais non affectés à aucun projet.
Quelle honte...!c'est malsain!

Poursuite des travaux de construction du complexe administratif de Belladères

Une délégation du gouvernement canadien dirigée par le sous ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, Moise Rosenberg, a évalué participé mercredi dernier les travaux de construction du nouveau complexe administratif dans la ville frontalière de Belladères. Un imposant immeuble, construit grâce à un financement de la coopération canadienne, accueillera les agents de divers organismes de l'Etat chargé de contrôler les activités commerciales entre Haïti et la République Dominicaine.
M. Roseberg a indiqué que la coordination des activités de la Douane et des Services d'Immigration non loin de la frontière permettra d'améliorer l'efficacité de l'administration publique haïtienne dans cette région. Il signale que cet investissement permet d'augmenter les ressources fiscales et de contrôler les mouvements migratoires. Il a assuré qu'une meilleure coordination dans la zone frontalière est de nature à renforcer les liens entre les gouvernements haïtiens et dominicains.
La construction du complexe administratif de Belladères est réalisée grâce à un financement de la coopération canadienne en partenariat avec l'Organisation Internationale pour la Migration (OIM). La Coopération canadienne et l'OIM avaient déjà collaboré à la réhabilitation du poste frontalier de Malpasse et de 16 commissariats de police dans la région frontalière.
Outre des investissements dans la sécurité des frontières terrestres, la Coopération canadienne apporte également des contribution dans le renforcement de la surveillance des frontières maritimes.
Le gouvernement canadien a contribué à hauteur de 1.5 millions de dollars canadiens pour la réalisation de l'édifice qui sera finalisé grâce à une enveloppe de 450 000 dollars du Trésor Public.
La réalisation du complexe de Belladères est coordonnée par le Fonds de Développement Frontalier (FDF), organe du ministère des finances. Le directeur exécutif du FDF, Max Antoine II, se réjouit de la construction de ce complexe qui s'inscrit dans le cadre de la politique de développement frontalier et de sécurisation des frontières.
Le Complexe de Belladères abritera des bureaux des Douanes, d'Immigration, de la Banque de la République d'Haïti (BRH), de la Police et de l'Institut du Bien Etre Social et de Recherches (IBESR). L'immeuble est construit sur un terrain de plus de 2 hectares, est doté d'une aire peut accueillir des containers de fort tonnage. Il s'agit du premier complexe frontalier de grande envergure réalisé en Haïti.
M. Antoine estime que cet édifice permet de rehausser l'image d'Haïti auprès des touristes étrangers arrivant à la frontière.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18224

President René Préval's meetings with candidates puzzle Haitians

BY JACQUELINE CHARLES JCHARLES@MIAMIHERALD.COM
PORT-AU-PRINCE -- There was the quiet meeting with a snubbed, former Prime Minister Jacques-Edouard Alexis followed days later by the well-publicized encounter with Wyclef Jean, the night before he was booted from Haiti's upcoming presidential tourney.
Then last Friday, Haitian President René Préval traveled to the home of Mirlande Manigat, a former first lady and the lone presidential candidate from Haiti's traditional opposition class.
Almost everyone is wondering: What is Préval up to?
Manigat declined to discuss the conversation as did former Prime Minister Yvon Neptune. Both are among at least seven presidential hopefuls whom the president has met with in recent weeks.
``If the president wants to talk about his meeting with me that is up to him. I will not be the one to talk about the content of that meeting,'' Neptune, one of the 19 who made the final cut to be on the Nov. 28 ballot, told The Miami Herald. ``He invited me and I accepted. I went there and listened to him.''
For Neptune, the meeting was on the crumbled presidential palace grounds. Jean traveled to Préval's home in the hills above Petionville. Following their conversation, the hip hop star who is still fighting his disqualification from the race by Haiti's Provisional Electoral Council (CEP), told The Herald that Préval spoke of wanting to have clean elections. He later put him on the phone with his his presidential pick, Jude Célestin, the former head of the government reconstruction firm.
Either way, Préval's meetings with the candidates, weeks before the campaigning officially kicks off later this month, has become the topic du jour in an otherwise quiet electoral landscape.
``I think it's a spectacle for the international community,'' said Robert Fatton, a Haiti born political science expert at the University of Virginia, who is closely following the presidential race.
He said that Préval wants to ``show that `I am the president of all Haitians. I am not going to get involved in the CEP. These are going to be transparent elections.' ''
But Préval may be sending mixed signals, Fatton and others warn, especially given the number of contenders in the race who are somehow close to his government.
``He's all over the map. If you are Célestin, you may have some questions, `What the heck is he doing?' '' Fatton said. ``I believe that Préval is not in his own mind clear who should be his dauphin.''
Initially, that person was assumed to be Alexis. But blocked by members of Préval's platform, Alexis quit and aligned himself with another party. Now he seems to be gearing up for a counter Préval campaign.
``I am not the candidate of René Préval,'' Alexis told The Herald, acknowledging that the two did build some things together but today, ``I am not on the same road as he.''
So far, at least one candidate has publicly turned down Préval's invitation.
``President Préval is the one who put himself in opposition against all of the candidates who are not his candidates,'' said Jean-Henry Céant, a lawyer and notary, who declined Préval's invitation. ``He's put five candidates against me.''
Those candidates, Céant said, are Alexis, the two-time Préval prime minister; Célestin, a Swiss-educated engineer; Leslie Voltaire, the government liaison to the U.N. Special Envoy who has been involve in reconstruction planning; Jean Hector Anacasis, a former senator who has been supportive of Préval; and Yves Cristallin, a founder of Préval's INITE platform who has come under fire for not resigning until late this week from his job as minister of social affairs after being qualified to run.
Fatton said Préval will have to make his position clear -- very soon.
``He's going to have to decide fairly soon. The candidates are not stupid,'' he added. ``Préval doesn't do anything without knowing what the consequences are going to be for the political system in Haiti. He's letting the candidates expose themselves and he will see where the population is, and he will go that way.''
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/09/03/1807412/president-rene-prevals-meetings.html#ixzz0yYb541qZ

Jetés aux ordures, en bordure de mer, les lits médicalisés destinés pour Haïti


Incroyable, inimaginable, invraisemblable !

Baie-Mahault, en Guadeloupe
Quelle ne fut pas la surprise des promeneurs de découvrir un lot de lits médicalisés, quasiment neufs, jetés dans la mangrove juste en bordure de mer à Jarry.
Après renseignements, ces lits étaient destinés pour Haîti qui en a un besoin urgent.
La préfecture déclare tout simplement que ces lits ont été déposés là par erreur.
Quand on vous dit que tous les dons n'arrivent pas à leurs destinataires ?...
Jarry accueille le Port autonome de la Guadeloupe.
La zone industrielle de Jarry est la troisième plus grande zone d'activité de France avec une zone industrielle de 300 hectares implantée sur la commune de Baie-Mahault, en Guadeloupe.
http://www.lepost.fr/article/2010/09/02/2204321_jetes-aux-ordures-en-bordure-de-mer-les-lits-medicalises-destine-pour-haiti.html

10 000 personnes à la soirée pour Haïti

Publié le 03 septembre 2010
L'OSM a amorcé sa 77e saison en donnant un concert
 sur un vaste terrain faisant face aux échafaudages éclairés
 de sa future salle.PHOTO: ROBERT SKINNER, LA PRESSE
Claude Gingras, La Presse
On évalue à 10 000 personnes l'auditoire qui assistait hier soir à l'événement en plein air organisé par l'Orchestre Symphonique de Montréal au profit d'Haïti et à 60 000 $ le montant recueilli à cette fin. Cette somme provenait de la vente de 10 000 petits bracelets violets, à 5 $ pièce. Divers dons s'y sont ajoutés.
Ce que l'OSM considère comme le début de sa 77e saison avait lieu non pas à la salle Wilfrid-Pelletier - où le calendrier s'ouvre mardi soir sous la direction de Jacques Lacombe - mais de l'autre côté de la rue Saint-Urbain, sur un vaste terrain faisant face aux échafaudages éclairés de la future salle de concert.
L'orchestre était placé sous une immense conque blanche. Tout à côté, un grand écran nous montrait Kent Nagano, l'orchestre ou des groupes de musiciens. Une section du terrain était réservée à 400 personnes assises (membres du gouvernement, invités, médias), cependant que la foule, de l'autre côté de la longue clôture, était sur des chaises pliantes ou par terre.
Ignorant l'humidité accablante, Kent Nagano avait gardé la queue-de-pie des grands soirs, alors que ses musiciens étaient en chemise.
La soirée, dont la durée prévue était de deux heures, a commencé à 19 h 15, avec un quart d'heure de retard, et s'est déroulée sans entracte pour se terminer un peu avant 21 h. La pluie est venue par deux fois troubler la fête - à 19 h 45 et à 20 h 25 - mais les organisateurs avaient tout prévu et, le temps de le dire, des douzaines de capes blanches portant l'emblème Air Canada furent distribuées parmi la foule, transformant le vaste terrain en quelque campement du Ku Klux Klan.
C'est Lucien Bouchard, le président du conseil d'administration de l'OSM, qui a ouvert la soirée en annonçant le renouvellement du contrat de Kent Nagano pour trois ans à compter de septembre 2011, date où l'orchestre doit entrer dans la nouvelle salle. La foule a chaleureusement applaudi la nouvelle, mais sans l'enthousiasme débordant auquel on se serait attendu.
Le programme musical s'ouvrait avec Don Juan de Strauss et une suite de L'Oiseau de feu de Stravinsky. L'amplification, sans être carrément mauvaise, n'était absolument pas en accord avec la somptueuse sonorité de l'OSM. Il est donc à peu près impossible d'aborder le sujet de l'interprétation. Par contre, les danseurs-acrobates du Cirque Éloize ont étonné l'auditoire, et principalement les deux qui volaient au-dessus de la foule ou de l'orchestre.
Le reste du programme était plus populaire et trois personnalités haïtiennes du milieu culturel montréalais y participaient. Marie-Josée Lord a chanté Summertime avec toute sa voix et toute son âme et Dany Laferrière a lu avec émotion un récit inspiré du séisme de janvier dernier dont il fut témoin.
Luck Mervil animait la soirée. On prononce «Luck» comme «chance» en anglais, puisque lui-même annonce «Rit-churd» Strauss. De toute façon, le beau garçon de Haïti est un piètre animateur - «une très, très, très belle soirée», promet-il - et son talent de chanteur-compositeur ne mérite même pas qu'on s'y arrête.
Finissons en beauté : Nagano et l'OSM ouvrent ce soir même, à 19 h 30, la Fête de la musique de Tremblant qu'organise Angèle Dubeau.
http://www.cyberpresse.ca/arts/musique/musique-classique/201009/03/01-4312258-10-000-personnes-a-la-soiree-pour-haiti.php

vendredi 3 septembre 2010

Séisme en Nouvelle-Zélande: l'état d'urgence décrét

Publié le 03 septembre 2010
Le tremblement de terre, dont l'épicentre était situé à une
 profondeur de 16,1 km, a atteint une zone située  à 30 km
 au nord-ouest de Christchurch, la plus grande ville  de l'Île du
 Sud  (qui constitue avec l'Île du Nord la Nouvelle-Zélande),
samedi à 04h05 a ajouté l'USGS.  PHOTO: REUTERS
Agence France-Presse, Wellington
Un séisme de magnitude 7 a frappé samedi dans la nuit Christchurch, deuxième ville de Nouvelle-Zélande où l'état d'urgence a été décrété, infligeant d'importants dommages matériels et faisant plusieurs blessés, selon les premiers bilans hospitaliers.
Réveillés en pleine nuit, les habitants sont sortis, paniqués, quittant leurs logements et découvrant des rues bloquées par l'écroulement de façades de bâtiments, jonchées de verre brisé et de voitures écrasées, des ponts effondrés et les canalisations de gaz coupées en plusieurs endroits.
La moitié de la ville environ était privée d'électricité.
Deux hommes âgés d'une cinquantaine d'années ont été grièvement blessés, selon la porte-parole de l'hôpital de Christchurch, Michele Hider. D'autres hôpitaux traitaient plusieurs personnes plus légèrement touchées.
Les responsables de la défense civile ont expliqué le faible nombre de victimes par l'heure -04H35 (12h35, heure de Montréal, vendredi)-à laquelle la secousse s'est déclenchée. Initialement mesurée par l'Institut américain de géophysique (USGS) à 7,4 de magnitude, elle a été revue à la baisse à 7.
Des répliques continuaient à se faire sentir, mais les risques de tsunami ont été écartés par le Centre d'alerte aux tsunamis pour le Pacifique.
L'état d'urgence a été déclaré dans la ville, a annoncé le maire de Christchurch, Bob Parker.
«Nous avons décidé de déclarer l'état d'urgence dans la ville. Cela va rendre un peu plus facile pour nous de sortir les gens des bâtiments si nécessaire et de fermer les rues», a déclaré le maire sur la radio nationale.
Bob Parker s'est dit «horrifié par l'ampleur des dégâts», beaucoup plus importants selon lui qu'à première vue.
L'aéroport international de Christchurch, principal accès au sud de l'île, a été fermé et la circulation des trains arrêtée en attendant de vérifier l'état du réseau ferré.
Christchurch, qui compte 340 000 habitants, est la plus grande ville de l'Île du Sud -qui constitue avec l'Île du Nord la Nouvelle-Zélande-- et est située sur la côte orientale.
À Wellington, le ministère de la Défense civile a décrété l'état de crise nationale. «Nous avons reçu des informations faisant état de dégâts importants», a indiqué un porte-parole de la Défense civile.
La police a bouclé le centre-ville en raison d'informations faisant état de pillages, a indiqué l'inspecteur Mike Coleman en demandant à la population de rester chez elle.
«On a des dégâts considérables ici et déjà des informations sur des pillages. Les vitrines de magasins sont brisées et évidemment, c'est facile de se servir», a-t-il déclaré.
«Il y a des fuites de gaz, des conduites d'eau endommagées, des égouts coulant dans les maisons et beaucoup de câbles et de poteaux électriques rompus. C'est très dangereux de sortir dans la rue», a-t-il ajouté.
Kevin O'Hanlon, de Mairehau, un quartier de Christchurch, a déclaré: «C'est incroyable, j'étais réveillé pour aller au travail et j'ai entendu un bruit énorme et un boum, c'était comme si la maison avait été frappée. Elle a commencé à trembler. Je n'avais jamais rien ressenti de tel de ma vie», a-t-il déclaré sur le site du quotidien local The Post.
Une autre habitante, Colleen Simpson, a raconté que le réseau des téléphones portables était en panne.
«Oh mon Dieu, il y a toute une série de magasins qui sont complètement détruits juste devant moi», a-t-elle déclaré au journal.
Le tremblement de terre, dont l'épicentre était situé à une profondeur de 16,1 km, a atteint une zone située à 30 km au nord-ouest de Christchurch, selon l'USGS.
Pour mesurer la puissance d'un séisme, l'USGS utilise la «magnitude de moment» (mw). Sur cette échelle, un séisme atteignant une magnitude d'au moins six est considéré comme fort.
http://www.cyberpresse.ca/international/asie-oceanie/201009/03/01-4312438-seisme-en-nouvelle-zelande-letat-durgence-decrete.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_aujourdhui-sur-cyberpresse_267_accueil_ECRAN1POS1
Commentaires:
Après le tremblement de terre d'Haïti du 12 janvier on pensait que les sismologues allaient être plus affûtés et plus pointus dans leurs prédictions. Ils n'ont pas vu venir celui qui s'est abattu sur le chili en février et de celui-ci n'en parlons pas.
Maintenant il y aura la ruée de sismologues vers la Nouvelle Zélande.
Seraient-ce desprophètes du lendemain?

Alix Aurélien aux commandes du Lions Club de Delmas

C'est au Karibe Convention Center que s'est déroulée le dimanche 29 août 2010 la cérémonie de passation de pouvoirs au nouveau conseil d'administration des Lions Club de Delmas. Ainsi le président sortant, Bernard Denis, a transmis les rênes à l'ingénieur Alix Aurélien. Inspirés par le noble Idéal des Lions Club qui est « Nous servons », les objectifs du nouveau président sont de donner l'élan au Club par des actions communes pour mieux servir la communauté haïtienne.
William Éliacin, président de Zone
Haïti  et le nouveau président du Lions
 Club de Delmas  Alix Aurélien
 après la cérémonie de passation de pouvoirs
Haïti: Dimanche, plus d'une cinquantaine de convives ont assisté à la cérémonie de passation de pouvoirs au nouveau conseil d'administration des Lions Club de Delmas pour l'année 2010-2011. C'est dans le magnifique cadre de l'hôtel Karibe Convention Center (Juvénat), que s'est tenue cette grande cérémonie débutée à partir de 9 heures 30 du matin en présence du président de zone, William Eliacin ; de l'ancien président (2008-2009) Édgard Charles ; du frère Lions Pierre Monel Pradel Innocent et de quelques invités.
Le programme de cette journée était majestueusement placé sous les ordres du président sortant Bernard Denis, maître de cérémonie. Plusieurs temps forts ont caractérisé cette cérémonie solennelle. Tout d'abord, une minute de silence à la mémoire des disparus du séisme dévastateur de janvier 2010, particulièrement en mémoire de plusieurs Lions ayant péri ce jour-là.
L'ancien président (2008-2009) Édgard Charles
 accroche une insigne invitant cette dame à participer
aux activités du Club
Après un mandat de 12 mois, Bernard Denis, président "sortant", a passé le flambeau à son successeur Alix Aurélien. Pour matérialiser ce geste, l'ingénieur Aurélien a reçu de son prédécesseur l'effigie du lion, la charte et le marteau, qui constituent d'une part le symbole de force et de sagesse et, d'autre part, celui du pouvoir et de justice. Sollicité par la majorité des membres, Alix Aurélien a accepté d'endosser cette responsabilité. Benjamin d'une famille de 3 enfants, il est né à Petit-Goâve. Ingénieur Civil, il a passé toute sa jeunesse dans sa ville natale. Marié, il est père de deux enfants. Il est depuis 5 ans membre des Lions Club de Delmas, où il est toujours très actif.
Dans son discours de circonstance, Alix Aurélien s'est révélé pragmatique en mettant l'accent sur les objectifs de son programme, qui tournent autour de la préservation et de l'amélioration des acquis de l'équipe sortante. Il s'agira, entre autres, d'assainir les finances du Club, attirer de nouveaux membres au Club et dégager de nouvelles orientations pour diversifier les activités, a-t-il dit. Alix Aurélien et son équipe comptent donc coopter de nouveaux membres et assurer une meilleure formation aux membres du Club.
Passionné par la noble mission des Lions Club International, un club de service humanitaire dans le monde, le nouveau président du Club de Delmas se dit engagé à oeuvrer de manière positive pour le bien-être de tous ceux qui sont dans le besoin. « C'est l'heure des Lions. Nous nous engageons par des actions communes afin de poser des actions sociales, concrètes et utiles à la communauté dans laquelle nous évoluons », a-t-il déclaré.
Quant au président sortant, Bernard Denis, il a dans ses propos de circonstance présenté le bilan des activités réalisées au cours de son mandat tant au niveau de l'environnement, de l'éducation que de la santé. Son équipe a développé des initiatives qui lui ont permis de former des agents communautaires entrainés à des activités de reboisement, mais elle a aussi apporté son soutien à une école primaire en péril sur le plan financier. De même qu'elle a réalisé le projet de création du nouveau Club Lions de Cabaret.
A en croire M. Denis, les Lions Clubs d'Haïti ont été remarquables par la variété, la qualité de leurs oeuvres sociales et aussi dans bien d'autres actions de secours d'urgence en apportant leur appui aux familles haïtiennes victimes du violent tremblement de terre de janvier dernier.
Le nouveau président
 lors de la passation du flambeau
Intervenant à la cérémonie, William Éliacin, président de Zone Haïti, a invité les membres du Club à être toujours prêts à consacrer une partie de leur temps aux autres. « Je vous encourage à vous mettre au service de la jeunesse, des déshérités, des laissés-pour-compte. Votre mission et votre devoir consistent à donner un coup de pouce, un élan, une nouvelle ardeur, de la vivacité, car vous êtes un symbole de lumière et d'espoir pour ceux qui sont dans le besoin », a ajouté M. Éliacin.
Créé en 1917, le Lions Club International intervient surtout dans le domaine de la lutte contre la cécité. Il s'engage aussi dans la lutte pour la défense de l'environnement. C'est le plus grand organisme de clubs de service dans le monde. Il compte environ 1,3 million de membres répartis dans 45 000 clubs éparpillés à travers le monde. Haïti compte actuellement cinq Clubs Lions et trois Clubs Leo.Le premier Club Lions appelé Cub Lions Port-au-Prince centrale a pris naissance en 1982. Actuellement cinq autres Clubs sont en formation St Marc, Gros-Morne, au Cap-Haïtien, Léogâne et Cayes. La porte reste ouverte à tous ceux qui répondent aux critères exigés par le Lions Club et qui nourrissent l'ambition d'intégrer cet organisme international.
Les membres du Conseil d'administration du Lions Club de Delmas (2010-2011):
• Alix Aurélien (Président)
• Lesly Racine (1er Vice-Président)
• Louis Islam Étienne ( 2e Vice -Président)
• Pierre Richard Duchemin (Secrétaire)
• Jospeh Allix Bastien (Trésorier)
• Jésula Charlot (Chef de protocole)
• Joseph Baptiste (Directeur éxecutif)
• Bernard Denis (Past président Immédiat " 2009-2010 ")
Amos Cincir
cincir2005@yahoo.fr
mcincir@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83077&PubDate=2010-09-03

Les Haïtiens commencent à s'entraîner au Brésil

Haïti: Les équipes féminine et masculine de football d'Haïti vont commencer à s'entraîner ce mois-ci au Brésil en vue de leurs prochaines échéances internationales après le séisme qui a ravagé le pays en janvier, rapporte mercredi le journal sportif Lance!. "Il n'y a plus rien. Les écoles et les universités ont été détruites par le tremblement de terre. Il n'y a rien pour s'entraîner ou dormir. C'est pourquoi le Brésil est une bonne occasion pour qu'ils changent de vie", a déclaré au quotidien le président de la Fédération haïtienne, Yves Jean-Bart.
L'ONG Viva Rio, qui met habituellement en place des programmes sociaux dans les favelas, va financer le coût des programmes d'entraînements pour les matches internationaux et une partie des salaires des commissions techniques brésiliennes.
L'équipe féminine se prépare pour le tournoi régional qualificatif pour le Mondial-2011, organisé fin octobre-début novembre au Mexique, alors que l'équipe masculine s'entraînera pour la prochaine Gold Cup, tournoi rassemblant les sélections de la CONCACAF (Amérique du Nord, Amérique centrale et Caraïbes), en juin 2011.
Mercredi, les 23 joueuses de l'équipe féminine haïtienne étaient attendues à Rio. Elles devaient ensuite se rendre en stage à Viçosa (Etat de Minas Gerais, sud-est) pendant trois semaines. Ensuite, elles retourneront à Rio de Janeiro pour y effectuer un autre cycle d'entraînement.
L'arrivée de l'équipe masculine au Brésil est prévue à la mi-septembre.
"Une fois de plus, le Brésil tend la main à Haïti pour assurer aux Haïtiens l'espoir d'une qualification à la Coupe du monde (féminine de 2011) et à celle de 2014 (masculine)", a dit Rubem Cesar, président de l'ONG Viva Rio.
Le violent séisme du 12 janvier a fait plus de 250.000 morts, jeté à la rue près de 1,5 millions d'Haïtiens et causé des dégâts de près de 8 milliards de dollars selon une estimation de par la Banque mondiale.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83123&PubDate=2010-09-02

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83121&PubDate=2010-09-02

Haïti: Jean de Dieu dirige Haïti d'une main de fer, sourd aux critiques du peuple. Mais un beau jour, le pays se révolte: le film "Moloch tropical", co-produit par Arte, est directement inspiré des années noires de l'île et analyse les dérives du pouvoir.

Initialement prévu pour le grand écran, le film (1H46) réalisé par Raoul Peck ("L'école du pouvoir", "L'affaire Villemin", "Lumumba") a finalement été co-produit par la chaîne franco-allemande, qui le diffusera le 10 septembre à 20H45.
Jean de Dieu (Zinédine Soualem), président "élu démocratiquement", vit depuis des années reclus dans son palais-forteresse niché au sommet d'une montagne. Entouré d'une multitude de gardes du corps et de collaborateurs plus ou moins fidèles, il ne sort jamais de sa résidence.
Un jour il organise une grande soirée commémorative, où devraient être présents les dignitaires et chefs d'Etats étrangers, mais le peuple se révolte, exténué par la détérioration de ses conditions de vie. Jean de Dieu, qui se prend pour "le Christ Rédempteur", ne comprend pas: "depuis quand le peuple sait ce qu'il veut ?". Il envoie sa milice réprimer les révoltés dans le sang.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83121&PubDate=2010-09-02
Raoul Peck s'est très largement inspiré de Jean-Bertrand Aristide, président de Haïti à plusieurs reprises, entre 1991 et 2004. "Mais pas exclusivement. Il ne manque malheureusement pas de modèles tout aussi parlant, en Europe comme en Amérique pour ce genre de comportement", estime M. Peck dans une interview à l'AFP.
La personnalité de Jean de Dieu est particulièrement complexe, loin de la caricature de vil dictateur. "C'est un être humain, surtout pas un monstre. C'est nous!", estime M. Peck. Pour le réalisateur, "c'est la fonction qui ouvre la porte à ces dérives, c'est l'entourage qui peu à peu tolère et encourage la folie".
A souligner les belles prestations d'une palette d'acteurs, à commencer par celle de Zinédine Soualem, plutôt habitué aux seconds rôles ("Bienvenue chez les Ch'tis", "Les poupées russes"), mais aussi de Mireille Metellus, bras droit de Jean de Dieu, percutante dans son rôle de dame de fer vénale.
Convaincante aussi Sonia Rolland, qui joue la touchante "Michaëlle", épouse délaissée de Jean de Dieu. Le film revient également sur un épisode délicat de l'histoire franco-haïtienne, qui a récemment défrayé la chronique: le paiement des 90 millions francs-or imposé par le roi Charles X (1824-1830) pour accorder l'indépendance à Haïti.
Jean-Bertrand Aristide avait réclamé ces milliards à Jacques Chirac en vain et dans l'espoir de "détourner l'attention de son opinion publique locale qui commençait à la menacer sérieusement", rappelle M. Peck. Mi-août, un groupe d'intellectuels et de responsables politiques avait appelé la France à rembourser ces francs-or, équivalents à plus de 17 milliards d'euros, dans une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy.
En juillet, un comité militant pour le remboursement de cette somme avait truqué le site internet du Quai d'Orsay en annonçant le versement à venir par la France de ces milliards à Haïti.

Haiti-Droits humains : Michel Forst attendu à Port-au-Prince

P-au-P, 2 Sept. 2010 [AlterPresse] --- L’expert indépendant des Nations-Unies sur la situation des droits de l’homme en Haiti, Michel Forst, est attendu ce vendredi 3 septembre à Port-au-Prince. Le porte-parole adjoint de la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation d’Haiti (Minustah), Puglieze Vincenzo, l’a confirmé ce jeudi 2 septembre lors d’une conférence de presse à laquelle a assisté AlterPresse.
L’expert de l’Onu pour les droits de l’homme en Haiti, qui doit laisser la capitale le 10 septembre prochain, a pour mission de s’enquérir du suivi des recommandations formulées aux autorités haitiennes lors de sa dernière visite dans le pays en avril dernier, selon Puglieze Vincenzo.
Michel Forst, qui était venu trois mois après le séisme, avait non seulement recommandé une place pour les droits de l’homme dans la reconstruction d’Haiti, mais aussi une grande attention à la situation des sinistrés du 12 janvier. Il avait en outre souhaité la poursuite des réformes dans le domaine de l’Etat de droit.
Ce sera la deuxième visite à Port-au-Prince de l’expert de l’Onu pour les droits de l’homme en Haiti depuis le tremblement de terre du 12 janvier, la sixième, depuis sa nomination à ce poste.[cer gp apr 02/09/2010 15:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9938

Le ministre-candidat à la présidence Yves Christalin a remis sa démission

Il va se consacrer entièrement à sa campagne, annonce son chef de cabinet vendredi 3 septembre 2010, Radio Kiskeya
Le ministre des affaires sociales et du travail, Yves Christalin, candidat à la présidence sous la bannière de « LAVNI » (L’Avenir), a formellement remis sa démission jeudi au chef du gouvernement, Jean Max Bellerive, pour se consacrer entièrement à sa campagne électorale. L’information a été confirmée pour Radio Kiskeya par le chef de cabinet du ministre, Me Newton Saint-Juste, qui a promis de rendre publique la lettre de démission.
Membre-fondateur de la plateforme présidentielle INITE (Unité), M. Christalin avait résolu de se porter candidat sous la bannière d’un groupement politique issu de Lavalas au lendemain du choix de Jude Célestin par le président René Préval comme candidat à la présidence de ladite plateforme.
Cette décision lui a valu de sérieuses critiques, autant qu’au Conseil Electoral Provisoire (CEP) qui a agréé sa candidature, du fait qu’il n’avait pas préalablement démissionné de son poste. Dans le camp de Christalin, on a tenté d’expliquer que la Loi ne l’y contraignait point. Ce à quoi l’opposition a répondu qu’il s’agit d’une question d’éthique.
Dans les dernières 48 heures ayant précédé l’annonce officielle de la démission, le bruit avait couru que M. Christalin était en conflit ouvert avec le chef de l’Etat et le ministre des Finances au sujet de la décision d’augmenter de plus de 100 millions de dollars le montant des fonds alloués à des travaux d’infrastructure et de la diminution de l’enveloppe budgétaire allouée à son Ministère. Le ministre-candidat avait formellement démenti ces rumeurs dans une interview accordée mercredi à Radio Kiskeya. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7011

Pas de défection dans les rangs d’Alternative, affirme Victor Benoît

Le dirigeant social-démocrate laisse entendre qu’aucun des candidats de la plateforme n’a adhéré à la décision du COREH d’aller aux élections Jeudi 2 septembre 2010, Radio Kiskeya
Victor Benoît, président de la Fusion des sociaux-démocrates et membre du directoire d’Alternative, l’une des plateformes de l’opposition à s’être retirées du processus électoral, a déclaré jeudi qu’aucune défection n’a été enregistrée jusqu’ici parmi les candidats de son camp alors que le Collectif pour le renouveau haïtien (COREH) a décidé de se lancer dans la course avec 90 candidats.
Fidèles au mot d’ordre de boycott d’Alternative qui rejette en bloc ce qu’elle appelle la "mascarade électorale" que le Président René Préval s’apprête à réaliser le 28 novembre prochain, les militants des partis Fusion, OPL et KID ont décidé de mettre leur candidature en veilleuse.
Selon le professeur Benoît, interviewé par Radio Kiskeya, aucun candidat n’a manifesté l’intention de s’aligner sur la nouvelle position du COREH qui compte dans ses rangs plusieurs anciens parlementaires issus des partis membres d’Alternative.
En première ligne, l’ex-Député de Pétion-Ville (banlieue est de la capitale), Steven Benoît, inscrit sous les couleurs de la plateforme, mais qui sera bel et bien présent aux sénatoriales en vue de briguer le siège vacant dans le département de l’ouest.
Victor Benoît souligne que même si des candidats devaient abandonner Alternative, sa position ne changera pas sur le processus électoral maintes fois dénoncé. Pour lui, si les élections se tiennent dans les conditions actuelles, marquées par une mainmise totale de l’Exécutif sur la machine électorale, cela ne fera qu’aggraver la situation de crise déjà existante.
Logntemps partisans d’une stratégie radicale face au régime Préval et au Conseil électoral, accusés de vouloir organiser des élections truquées au bénéfice de la famille politique au pouvoir INITE, les leaders de COREH, dont les Sénateurs Youri Latortue (AAA/Artibonite, nord) et Evallière Beauplan (PONT/nord-ouest) ont fait volte-face en annonçant cette semaine la particpation du groupe aux élections du 28 novembre.
Le COREH pourrait apporter, dans les prochains jours, son soutien à l’un des 19 candidats en lice pour les présidentielles. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7009

L’ONU s’inquiète de la sécurité en Haïti à l’approche des élections

Forte circulation d’armes illégales dans les campements de réfugiés et les bidonvilles et financement probable de la campagne de certains candidats avec l’argent de la drogue, avertit un rapport Jeudi 2 septembre 2010, Radio Kiskeya
La sécurité reste fragile en Haïti à l’approche des présidentielles et législatives de novembre en raison de la circulation d’un nombre croissant d’armes et de l’importance du narcotrafic, indiquent dans un nouveau rapport les Nations Unies.
Relayé par l’AFP, le document rendu public à New York met également en relief le renforcement de "l’emprise des gangs" sur beaucoup des 1.300 camps où sont installés environ 1,3 million de sans-abri, huit mois après le séisme destructeur du 12 janvier.
"La situation de la sécurité en Haïti reste généralement calme, mais fragile. La sécurité dans les camps de personnes déplacées, en particulier la vulnérabilité des femmes et des enfants et l’étendue des violences sexuelles demeure un motif d’inquiétude, en particulier dans les camps qui jouxtent les zones traditionnelles de bidonvilles comme Cité Soleil et Martissant", affirme le rapport onusien.
"La période électorale pourrait apporter de nouveaux risques pour la stabilité", relèvent les rédacteurs du document en soulignant que la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) constate une nette augmentation des armes illégales en circulation, notamment dans les quartiers de Port-au-Prince traditionnellement affectés par la criminalité.
"En outre, il existe un risque que la campagne pour les élections présidentielles et législatives à venir, surtout les élections législatives, soient affectées par des financements provenant d’activités illégales, y compris le trafic de drogue qui continue d’être un facteur déstabilisant en Haïti", conclut le rapport qui cite la MINUSTAH.
Dans un contexte de grave crise économique et sociale et d’incertitudes politiques croissantes, les haïtiens devraient élire le 28 novembre un nouveau Président, 11 Sénateurs et 99 Députés. spp/Radio Kiskeya.
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7008
Le commentaire d'Haïti Recto Verso
Reprenons l'histoire depuis le début. Les forces de l'ONU se trouvent en Haïti depuis 2004 dirigeant une mission dont les sigles MINUSTAH signifient MIssion de l'ONU pour la Stabilité d'Haïti. Jusque là c'est clair. En septembre 2010, l'ONU  (qui gère la MINUSTAH) fait un constat sur la fragilité de la situation sécuritaire d'Haïti à l'approche des élections. L'ONU n'est-elle pas impliquée depuis 2004 dans la stabiulité du pays? Pourquoi établit-elle un constat aujourd'hui? A qui il incombe de faire ce qu'il faut pour dévier et contrecarrer ces facteurs d'instabilité?
J'aurais cru que c'était inscrit dans les cahiers de charge de la MINUSTAH.
Doit-on manifester pour une autre mission de l'ONU qui irait au-delà du constat?

"Seule la mort" peut empêcher Gaillot Dorsinvil de réaliser les élections

Le président du CEP dément toute rumeur de démission et met à nouveau le cap sur le rendez-vous du 28 novembre
Jeudi 2 septembre 2010, Radio Kiskeya
Le président du Conseil électoral provisoire, Gaillot Dorsinvil, a déclaré mercredi que seul "sa mort ou son renvoi" pourrait l’empêcher de réaliser les prochaines élections qui, soutient-il, permettront au peuple haïtien de désigner de manière libre et démocratique son nouveau Président.
"Même en cas de dissolution, je serais le dernier à quitter le CEP", a renchéri M. Dorsinvil qui tenait à couper court aux rumeurs faisant état de sa démission prochaine.
Il en a profité pour assurer que toutes les dispositions sont prises afin de rendre le processus électoral transparent et crédible jusqu’à son terme.
Revenant sur un récent communiqué prolongeant d’un mois la campagne électorale qui initialement devait durer un mois, le numéro un du CEP prévient tous les éventuels contrevenants qu’ils s’exposeront aux rigueurs de la loi électorale en cas de tentative de mener campagne en dehors de la période prévue dans le calendrier électoral.
La Police Nationale est autorisée à confisquer tout matériel de propagande électorale retrouvé sur la voie publique avant l’ouverture officielle de la campagne fixée au 27 septembre.
La campagne, qui prendra fin le 26 novembre, sera divisée en deux grandes périodes, la première consacrée à la promotion des candidatures sur des supports publicitaires (photos, panneaux, etc) et la seconde aux rassemblements électoraux et à la diffusion de messages de propagande dans les médias.
D’autre part, Gaillot Dorsinvil a indiqué que les dossiers des candidats désignés en remplacement de compétiteurs décédés dans le séisme du 12 janvier ne seront pas automatiquement acceptés et feront donc l’objet d’une analyse minutieuse.
S’agissant de la double révocation du président du BED de l’ouest 1, Jaccillon Barthélemy, et d’un conseiller juridique au même bureau, le président du CEP l’a qualifiée de "décision administrative" sur laquelle les conseillers électoraux ne peuvent intervenir dans la presse.
Le Bureau électoral départemental continue à fonctionner après le départ des deux hommes limogés pour avoir auditionné sans autorisation la mairesse de Pétion-Ville, Claire Lydie Parent, qui tentait de faire reconsidérer son dossier de candidature à la présidence rejeté.
19 candidats à la succession de René Préval prendront part au scrutin du 28 novembre dont l’issue reste toutefois incertaine à cause du manque de confiance évident de la plupart des compétiteurs et d’une bonne partie de l’opinion publique dans l’indépendance, la neutralité et l’autorité du Conseil électoral. spp/Radio Kiskeya

La campagne électorale s'étendra sur une période de 60 jours

La campagne électorale se déroulera sur une période de deux mois à partir du 27 septembre ont annoncé les autorités électorales haïtiennes. Cette étape du processus électoral est strictement définie par le président du CEP, Gaillot Dorsainvil, qui met en garde contre toute violation de la loi électorale par les candidats. Le non respect de cette loi sera sanctionné, averti M. Dorsainvil faisant valoir que les posters ou banderoles ne pourront pas être affichés au cours de la première moitié de la campagne. Des graffitis appelant à voter en faveur de certains candidats sont visibles dans plusieurs communes de l'Ouest. Les candidats sont habilités à faire des interventions dans les medias au cours de la première partie de la campagne électorale.
Toutefois les contours de cette loi sont flous puisque certains chefs de partis politiques interviennent régulièrement dans des journaux autour de sujets d'actualité.
La prorogation de la période de campagne répond à une revendication de certains dirigeants politiques qui avaient qualifié d'insuffisants les 30 jours accordés pour cette période.
Plusieurs candidats à la présidence s'activent notamment en vue d'obtenir des fonds pour la campagne. Le sénateur Anacacis Jean Hector ( Modejha) a opté pour la formule de cotisation populaire.
Parallèlement certains leaders s'appliquent à d'autres taches, le chef de file de Respè, l'industriel Charles Henry Baker, intensifie sa campagne de recrutement de nouveaux membres, alors que l'ex Premier Ministre Jacques Edouard Alexis (MPH) a effectué une visite en République Dominicaine. Au cours de son séjour, M. Alexis a eu des entretiens avec le président Fernandez et d'autres officiels dominicains.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18220

Ricardo Seitenfus prédit de bonnes élections dans le pays

Les élections de 2010 ne seront pas truquées c'est ce qu'a déclaré le représentant spécial du Secrétaire général de L'OEA en Haïti, Ricardo Seitenfus. Intervenant à la rubrique le point sur 100.1 de Radio Métropole, le diplomate brésilien a indiqué qu'en plus des observateurs internationaux qui seront déployés à travers le pays, une forte participation de l'électorat et le déploiement dans toutes les structures de la machine électorale peuvent empêcher des fraudes massives le jour du scrutin.
Le secrétaire général de l'OEA s'est basé sur le rapport réalisé par le chef de la mission d'observation électorale Collin Granderson, pour avancer sa thèse.
Rappelons que lors de sa récente visite en Haïti, le secrétaire général de l'organisation des Etats américains (OEA), Jose Miguel Insulza, avait affiché clairement son optimisme en ce qui a trait au processus électoral.
EJ/Radio Métropole Haïti.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18222

Jacques Edouard Alexis s'entretien avec Leonel Fernandez

Le candidat à la présidence Jacques Edouard Alexis (MPH), a effectué en début de semaine une visite en République dominicaine. L'ex Premier Ministre Alexis, accompagné de Samir Moura, président du MPH, s'est entretenu hier avec le président dominicain Leonel Fernandez a qui il a exposé sa vision pour le développement d'Haïti. M. Alexis a toutefois souligné qu'il revient seulement aux haïtiens de décider de leur avenir. Au cours de la rencontre M. Alexis a également remercié le gouvernement et le peuple dominicains pour la solidarité et la générosité dont ils ont fait montre après le violent séisme du 12 janvier.
Selon des medias dominicains, la visite de M. Alexis avait pour but de renforcer des contacts avec certaines personnalités en vue d'intensifier les liens entre les deux pays. Interrogé par des journalistes à l'issue de la rencontre M. Alexis a fait remarquer que la vision du futur deux Etats se partageant l'île doit être conçue conjointement puisque les problèmes sont communs.
Tout en reconnaissant que le processus électoral se déroule dans une conjoncture difficile, Jacques Edouard Alexis a précisé que seule la population haïtienne pourra décider de son avenir. " En tant qu'haïtien ayant une bonne expérience politique je dois aider mon peuple ", a-t-il insisté.
Jacques Edouard Alexis, membre de la plateforme présidentielle, Unité, n'avait pas été désigné candidat à la présidence de ce regroupement en dépit de ses bonnes relations avec le président Préval.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18221

UE: 264 M d'euros pour 19 pays pauvres

AFP, 02/09/2010 L'Union européenne a autorisé le déblocage de 264 millions d'euros afin d'aider 19 Etats d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) à faire face aux conséquences de la crise économique, a annoncé jeudi la Commission européenne.
"Les pays en développement restent confrontés à d'importantes difficultés, notamment des déficits de financement dans le budget de leur gouvernement, conséquence directe de la crise financière mondiale (...) Le mécanisme mis en place par l'UE permettra à 19 pays ACP de maintenir leur niveau de dépenses publiques dans des domaines prioritaires et, par conséquent, d'atténuer les conséquences sociales du ralentissement de l'activité économique", s'est félicité le commissaire responsable du Développement, Andris Piebalgs.
Baptisé Flex, le mécanisme d'aide aux pays ACP constitue l'instrument de réponse rapide de l'Union européenne, dont l'objectif est d'aider les pays les plus touchés par le ralentissement de l'activité économique en raison de leur faible résistance aux chocs extérieurs.
En 2010, il fournira une aide à la demande aux pays suivants: Antigua-et-Barbuda, Bénin, Burundi, Burkina Faso, Cap-Vert, République centrafricaine, Grenade, Guinée-Bissau, Haïti, Lesotho, Liberia, Malawi, République démocratique du Congo, Samoa, Sierra Leone, Togo, Tonga, Tuvalu et Zimbabwe.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/02/97001-20100902FILWWW00478-ue-264-m-d-euros-pour-19-pays-pauvres.php

L'UE en Haïti pour évaluer les travaux

AFP, 01/09/2010 Une délégation de parlementaires de l'Union européenne et des pays ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique) effectue actuellement en Haïti une mission d'évaluation du processus de reconstruction du pays frappé le 12 janvier par un violent séisme.
"Nous sommes ici pour faire le point, voir ce qui a été fait depuis le tremblement de terre, évaluer les réalisations et faire un rapport à l'Assemblée parlementaire paritaire UE/ACP", a déclaré le député européen britannique James Nicholson.
Les membres de la délégation ont rappelé que, depuis le séisme qui a ravagé Haïti, l'Europe avait apporté à ce pays une aide considérable évaluée à 1,6 milliard de dollars.
Le parlementaire européen a rappelé que l'UE avait déjà engagé près de 390 millions de dollars en Haïti dans la construction de routes et dans le renforcement de la gouvernance du pays, affaiblie par la catastrophe.
"L'Europe a réagi de façon extrêmement rapide et positive aux malheurs qui ont frappé le peuple haïtien. Il y a quand même plus de 1,6 milliard de dollars de fonds européens pour répondre à l'urgence du séisme et pour la reconstruction et la refondation d'Haïti", a souligné de son côté la députée européenne française Michèle Rivasi, faisant remarquer que "les fonds américains étaient inférieurs".
Mme Rivasi a indiqué que l'aide de l'UE était destiné aux infrastructures détruites, mais aussi à la reconstruction et au fonctionnement de l'Etat.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/01/97001-20100901FILWWW00274-l-ue-en-haiti-pour-evaluer-la-reconstruction.php

In Haiti, where money is scarce, campaigns a costly endeavor

Haiti's upcoming presidential campaign could turn out to be among its most expensive in the country's history. Campaign hasn't officially started but election season is in the air as aspiring Haitian presidential candidates make impromptu appearances at rallies and festivals
MIAMI HERALD STAFF
Some of the prices candidates in Haiti's upcoming legislative and presidential elections can expect, not including food, fuel for generators and vehicles, tires, hiring of election day monitors, billboards, headquarters rental and other campaign costs:
• $200-$250 a day (fuel not included) -- rental cars
• $4,000 for the creation of a jingle (air time not included)
• $4,000 to film a TV ad (air time not included)
• $750-an-hour, minimum two and a half hours (including fly time from the Dominican Republic to Port-au-Prince) helicopter rental
• $32.50/dozen -- T-shirts (President René Préval's 2006 campaign gave out 1.5 million T-shirts that were donated in-kind)
• $1,000 full page color ad in local newspaper one day; $450 black and white.
• $3,000 radio spot, prime time; $1,500 30-second one time air (price does not include cost of CDs that must be produced)
• $1,800 (60 minutes on TV spot)
Source: Various campaign officials.

BY JACQUELINE CHARLES
JCHARLES@MIAMIHERALD.COM

PORT-AU-PRINCE -- Even before being deemed qualified to run, presidential hopefuls in impoverished Haiti faced a hefty bill: a $12,500 nonrefundable filing fee.
Now they are finding that the amount will only get steeper as campaign season begins to sizzle this month.
With 19 candidates vying for one of the toughest and least compensated top jobs in the hemisphere -- it pays just $6,000 per month -- the presidential race is likely to be one of the most expensive in Haitian history for candidates.
A serious candidate will need $10 million to $20 million in order to get the message out, said Frantz Charlot, the owner of a visual advertising firm in Petionville, who is designing $300,000 billboard packages for candidates.
``Since the campaign is so tight, and so many of the candidates are fighting for the same voters, the candidates that can hammer their message the most will eventually prevail,'' Charlot said.
In the 2006 presidential race, which saw Haitian President René Préval beat out 34 other candidates, experts speculated that a candidate needed between $3 million and $6 million to mount a strong challenge.
Political analysts say the $10 million to $20 million that top candidates will spend is still less than what most presidential candidates spend in the hemisphere.
The costs to the Haitian government and donors to hold the Nov. 28 election is estimated at $29 million. The government will fund $7 million with the rest coming from the international community.
FOR THE ECONOMY
Experts said the presidential and legislative elections could very well be the economic stimulus quake-ravaged Haitians have been awaiting since the devastating Jan. 12 earthquake left an estimated 300,000 dead, and wiped-out jobs. The campaigns are expected to hire tens of thousands of Haitians.
``It's like a cash transfer to the population, a sort of cash-for-work program,'' said Leslie Voltaire, a former government minister who plans to hire 10,000 Election Day monitors and a helicopter to get around Haiti's mountainous terrain.
Even Voltaire, who estimates he will need between $6 million and $8 million and spent three days in South Florida this week stomping for diaspora cash, said costs are ``outrageous.''
``But you have people willing to subsidize it,'' he said.
Most everyone agrees that while presidential candidates will get some money from local business leaders, it is unknown just how much, given the number of strong contenders among the candidates on the ballot.
Among them: two-time former Prime Minister Jacques-Edouard Alexis, considered the front-runner, until President René Préval picked former government construction company head Jude Célestin as his political platform's choice.
Then there is Voltaire, the Cornell-educated urban planner involved in reconstruction planning; Jean-Henry Céant, a powerful notary who is reportedly receiving support both from followers of former President Jean-Bertrand Aristide and the very middle class that forced him from office; former first lady and university professor Mirlande Manigat; and businessman Charles Henri Baker. Baker, who lost to Préval in 2006, received an average of $50,000 from 400 supporters mostly in the business community then.
But that tiny business community is now a shadow of its already frail financial self, which has some wondering how much it will be able to contribute. Also unknown is how much the government will officially contribute to the campaigns.
Haiti was already expensive before the quake punched a hole in the economy and government coffers. Now it's even more so as demand outpaces supply, and the price of everything from SUVs to banners to T-shirts has skyrocketed.

A recently prepared barebones budget for minimal visibility by one campaign showed that after the $1,000 full-page ad in a local newspaper, $3,000 30-second prime time radio spot, $32.50/dozen T-shirts and .20 cent/poster, costs already totaled $1 million. And the amount didn't even include rental cars or purchases.
Vehicles are hard to come by as Préval's INITE (UNITY) camp recently discovered after trying to rent a fleet of 100 vehicles for the 107 candidates the platform is pushing.
With rentals unavailable, the campaign turned to a Ford dealer for a purchase price. That estimate: $2.7 million before taxes and shipping.
``They wanted the vehicles as soon as possible. We said it would take 60 days. They said that's not fast enough,'' said Kevin Martin, operations manager in Haiti for RMA, a worldwide dealer of new Ford SUVs and trucks.
Martin said not only are cars hard to come by in Haiti, but prices have gone up considerably. A small Ford SUV that sold for $30,000 before the quake is now $40,000. And rentals, if they are available, have gone from $150-a-day to as much as $250-a-day, he said.
Sen. Joseph Lambert, INITE's national coordinator and former president of the Haitian Senate, said the campaign is better off buying the vehicles.
But transportation is not the only major cost if candidates want a shot at winning, said Lambert, noting that the campaign plans to hire 30,000 election day monitors at $20 a person. There is the cost of providing electricity and food at campaign rallies, now scheduled to begin in mid-October.
``The people are hungry. You can't just invite them to come to a meeting and not feed them,'' he said. ``This is extremely expensive.''
Lambert said INITE plans to fund its candidates by raising money in the private sector but declined to say how much the campaign will cost. He did say that he and other senators will be watching closely to ensure that ministries' funds are not used to fund opponents' bid, a common practice.
Steven Benoit, a former deputy running for the Senate, says the lack of a functioning parliament will make it difficult to monitor illegal spending, including ``suspicions'' that Préval's recent decision to draw down $107 million from PetroCaribe funds for roads will end up funding his candidates.
``I am convinced this money will be used in elections to buy votes,'' he said.
Haiti's Minister of Finance Ronald Baudin did not return calls seeking comment. In the past, government agencies have been known to be used as ``black boxes'' to pay for campaign expenses, a practice that is forbidden and illegal, but rarely flagged. Given the number of former government officials among the candidates, divided loyalties even within Préval's fissured coalition and intense scrutiny by the international community over aid dollars, it remains unclear if anyone will receive public funds other than what the government officially provides.
That raises another concern: the use of drug-trafficking profits, kidnapping ransom dollars and other ill-gotten money in the bid to get candidates elected, including by vote-buying and instigating political unrest.
``It is always a concern, organized crime and drug traffickers who take advantage of this in terms of having an influence over the politicians,'' said Mark Schneider, a Haiti expert with the Washington-based International Crisis Group. ``Limits on spending would be in the interest of good governance, clean elections and recognized need for a greater degree of transparency.''

ELECTION LAW
Haiti's electoral law does require candidates to report campaign contributions and sets a ceiling of $50,000 to a candidate, political party or platform. Also, all contributions of more than $2,500 must be reported to the Provisional Electoral Council within 30 days, with penalties for noncompliance.
But in Haiti and throughout the Caribbean, where nations recently met in Jamaica on election financing, experts say electoral bodies lack the capacity to monitor election financing.
The costs, said Schneider, is just one more example of why Haiti needs to fix its electoral calendar that currently calls for senatorial elections every two years.
``There needs to be a rationalization of elections in Haiti, so you don't have multiple elections on a continuing basis, every two years,'' he said. ``The country simply can't afford it. It would be better if this money is being spent on housing, shelter, food and healthcare.''
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/09/02/1805922_p2/in-haiti-where-money-is-scarce.html#ixzz0ySk838J4

Concert en plein air de l'OSM: un hommage émouvant à Haïti

Mis à jour le 02 septembre 2010
Éric Clément, La Presse
Le chef d'orchestre de l'OSM, Kent Nagano,
salue la foule après le concert.
PHOTO: ROBERT SKINNER, LA PRESSE
Dédié au peuple haïtien et organisé en sa faveur, le premier concert de l'Orchestre symphonique de Montréal (OSM) pour la saison 2010-2011, présenté en plein air sur le Parterre du Quartier des spectacles, a ravi et ému quelque 10 000 spectateurs.
Les nombreux spectateurs s'étaient massés à l'ombre de la future Adresse symphonique, apportant leurs chaises pliantes pour profiter pleinement du spectacle, les premiers étant arrivés à 16h pour le concert de 19h.
L'orchestre avait pris place sur une estrade placée sous un chapiteau érigé en demi-cercle. Le monde politique, économique et culturel s'était aussi déplacé pour l'occasion. Raymond Bachand, ministre des Finances du Québec et responsable de Montréal, représentait le gouvernement du Québec. Les conseillères municipales Helen Fotopulos et Marie Cinq-Mars représentaient la Ville de Montréal en l'absence du maire Gérald Tremblay.
On remarquait également la présence de Simon Brault, chargé de piloter l'organisme Métropole culturelle, l'avocat Bernard Roy, le président des Canadiens de Montréal, Pierre Boivin, ou encore le fondateur du Festival international de jazz de Montréal, Alain Simard.
L'ex-premier ministre québécois Lucien Bouchard, président du CA de l'orchestre, a annoncé au début de la soirée que le contrat du maestro Kent Nagano, qui s'achève le 1er septembre 2011, sera prolongé de trois ans, avec une possibilité de deux années supplémentaires.
Animée par le chanteur Luck Mervil, la soirée était diffusée en Haïti. Après le poème symphonique Don Juan, de Richard Strauss, l'OSM a interprété L'oiseau de feu d'Igor Stravinsky tandis que les artistes du cirque Éloize accompagnaient la musique de leurs acrobaties et exercices d'équilibre.
Mais quand les danseuses classiques sont arrivées sur scène des trombes d'eau se sont mises à tomber...
Tandis qu'on distribuait des vêtements de pluie aux invités d'honneur et aux journalistes (merci Air Canada!), les danseuses et les artistes poursuivaient leur numéro, toutes de blanc vêtues et protégées par le chapiteau.
Bel exercice que cette collaboration inhabituelle entre deux formes d'art. Les artistes du cirque accomplissaient leurs exercices en totale harmonie avec la musique, qu'elle soit doucement rythmée (au début) ou plus saccadée et forte par la suite. Cette harmonie plut au ciel qui cessa toute colère alors que les musiciens achevaient cet Oiseau de feu fort réussi et applaudi debout par les spectateurs. Est-ce une voie d'avenir pour populariser l'orchestre et rajeunir son audience?
Changement de registre ensuite avec l'interprétation par l'OSM de Lollapalooza, composé en 1995 par le compositeur américain John Adams.
Marie-Josée Lord a ensuite interprété avec émotion un superbe Summertime, extrait de l'opéra Porgy and Bess créé par George Gershwin en 1935.
Puis, avec en appui le bouleversant Adagio de Samuel Barber, l'écrivain Dany Laferrière a lu un texte qu'il a écrit à Port-au-Prince lors du tremblement de terre du 12 janvier dernier. Instants de poésie et de frissons, rappel des drames vécus par le peuple haïtien depuis les dictatures jusqu'aux ouragans meurtriers. Une lecture émouvante sur ces heures d'angoisse et ses «tressaillements du sol» vécues et ressentis par l'écrivain au milieu des siens, une lecture écoutée dans le silence le plus total de l'assistance, alors que l'écrivain évoquait le «silence assourdissant» du séisme.
«Je ne savais pas que 60 secondes pouvaient durer si longtemps», a dit Dany Laferrière, très applaudi quand il a terminé sa lecture en affirmant qu'Haïti continuera longtemps à occuper le coeur du monde.
La soirée s'est achevée avec Luck Mervil qui a rappelé l'importance de changer les bidonvilles en villages sains, avant d'interpréter sa chanson Mezanmi avec l'OSM. Il chantait mais s'adressait aussi, en créole, via la rediffusion télévisée, aux Haïtiens qui ont été capables de capter cet émouvant hommage qui leur était destiné.
De nombreux spectateurs ont acheté des bracelets au prix de 5$ afin de fournir des fonds à l'organisme Vilaj Vilaj qui construit, notamment en Haïti, des villages modernes et sécuritaires. L'événement a amassé 60 000 dollars.
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