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dimanche 17 mai 2009

Assassinat d’un inspecteur de police : Aucune arrestation 24 heures après

Assassinat d’un inspecteur de police : Aucune arrestation 24 heures après

Un certain « Pap Padap », récemment libéré de prison et réputé dangereux, suspect numéro un dans la disparition d’Accelesse Laîné

La Police Nationale recherchait activement vendredi les auteurs de l’assassinat de l’inspecteur principal Accelesse Laîné, 53 ans, tué dans un guet-apens jeudi soir dans le quartier de Martissant (banlieue sud de Port-au-Prince).

Selon le porte-parole a.i de la PNH, Gary Desrosier, l’enquête diligentée sur ce meurtre devrait déboucher rapidement sur des résultats concrets.

Différentes unités de la police avaient lancé, peu après l’incident, une opération en vue de capturer un dangereux repris de justice connu sous le sobriquet de « Pap Padap ». Il est considéré comme le principal suspect dans ce nouveau crime qui endeuille l’institution policière.

Gary Desrosier a tenté de rassurer la population de Martissant, un bidonville confronté à un retour en force des gangs, en réaffirmant la détermination des forces de l’ordre à traquer les bandits où qu’ils soient.

Membre de la troisième promotion de la PNH, Accelesse Laîné, un ancien militaire, a rendu l’âme à l’hôpital du Canapé-Vert après avoir été atteint de deux balles au thorax. Un autre policier a été blessé légèrement. Les deux hommes participaient à une patrouille de routine à Cité l’Eternel, à l’entrée de Martissant 2A.

L’inspecteur Laîné s’était taillé la réputation d’être un adversaire redoutable des leaders de certaines bandes criminelles qu’il avait pourchassés à la suite d’une offensive anti-gang conjointe de la Police Nationale et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), en 2006 et 2007.

Très inquiets, des riverains confirment que les réseaux de malfaiteurs, qui se livraient avant à des activités délictueuses de toutes sortes, ont repris du service à Martissant depuis plusieurs semaines déjà.

Si certains affirment avoir été victimes de ses « abus de pouvoir », en revanche l’opinion publique n’oubliera pas de si tôt que l’inspecteur Accelesse Laîné avait, dans un acte rempli d’altruisme, sauvé la vie à un homme, Fragé Martial qui, las de ses déboires sentimentaux, avait tenté de se suicider de façon spectaculaire devant le Palais National (siège de la Présidence). C’était le 19 janvier 2009, très tôt dans la matinée. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5906

Funérailles émouvantes de Carlo Mérilus, le supplicié de Santo Domingo

Funérailles émouvantes de Carlo Mérilus, le supplicié de Santo Domingo
Sa famille s’en prend au gouvernement qu’elle accuse de lui réserver un traitement dégradant
samedi 16 mai 2009, Radio Kiskeya

Les funérailles de Carlo Mérilus, l’ouvrier haïtien de 20 ans sauvagement décapité le 2 mai dernier à Santo Domingo, ont été chantées samedi à Verrettes (Artibonite, nord) en présence notamment de membres de sa famille et d’amis émus aux larmes, mais aussi très remontés contre le gouvernement.
Deux hauts cadres du ministère des affaires, des représentants du Groupe d’appui aux réfugiés et rapatriés (GARR), de la Plateforme haïtienne des organisations de défense des droits humains (POHDH) et l’ex-consul haïtien en République Dominicaine, Edwin Paraison, dirigeant de la Fondation Zile assistaient également à ces obsèques organisées dans une église catholique de la deuxième section communale de Verrettes.
Dans son oraison funèbre, Saint-Alès Mérilus, frère aîné du supplicié, a reproché aux autorités de faire peu de cas de sa famille à qui une pitance de 50.000 gourdes a été remise pour la cérémonie funèbre. Appelant de ses vœux l’Exécutif à se ressaisir, il a souhaité qu’il vienne en aide à la famille Mérilus qui vit sans le sou tout réclamant justice pour Carlo.
Pour sa part, le responsable du Conseil d’administration communale (CASEC) de la localité, Roberson Normil, a déploré l’absence de représentants directs du gouvernement et souligné la nécessité de limiter le flux migratoire vers la République Dominicaine à travers des opportunités économiques dont pourraient bénéficier tous les haïtiens.
La décapitation à coups de hache devant une foule en délire de Carlo Mérilus, le 2 mai dernier dans un quartier populaire de Santo Domingo- à la suite de l’assassinat de son patron dominicain- avait provoqué une vague d’indignation en Haïti et jeté un coup de froid sur les relations entre haïtiens et dominicains. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5907

HAITI - REPUBLIQUE DOMINICAINE LETTRE OUVERTE AUX PRÉSIDENTS RENÉ PRÉVAL ET LEONEL FERNANDEZ.

HAITI - REPUBLIQUE DOMINICAINE LETTRE OUVERTE AUX PRÉSIDENTS RENÉ PRÉVAL ET LEONEL FERNANDEZ.

Une prise de position du cinéaste et ex-ministre Raoul Peck après l’exécution sauvage de l’haïtien Carlo Mérilus à Santo Domingo

LE MONSTRE

À la fin, nous nous souviendrons non des mots de nos ennemis, mais des silences de nos amis. Martin Luther King Jr.

Carlos Nerilus, un ressortissant haïtien, vivant en République a été décapité à la hache le 2 mai dernier en pleine rue dans le quartier populaire de Herrera par un individu du nom de Rusbert de Leon Lara, en présence d’une foule, comprenant enfants et adolescents, venue assister au crime prémédité.

Cet acte qui se situe bien évidemment dans la continuité de tous les autres crimes restés sans sanctions légales et encore moins de sanction morale, démontre une fois de plus la détérioration des rapports humains en République Dominicaine, ainsi qu’entre les deux États. Non, Monsieur le Président René Préval, ce crime n’est pas un « règlement de compte entre particuliers », ni une simple « affaire civile ». Non, Monsieur Fernandez, ce crime n’est pas un « incident entre individus ».

Vous ne pouvez ignorer tous les deux la portée symbolique de cet acte public, « chaleureusement applaudi ». Si l’un et l’autre vous refusez de reconnaître le monstre qui montre ses crocs, vous niez vous-mêmes aux deux pays que vous représentez au plus haut niveau, leur place et leur dignité. L’un comme l’autre n’avez le droit de vous taire.

L’un comme l’autre vous ne pouvez passer aux affaires courantes, sans sanctionner cet événement d’un AUTRE acte symbolique fort. Des deux côtés de cette frontière douloureuse, les gens ne se sont pas trompés. Le silence des uns et la colère des autres en disent long. RIEN ne sera comme avant. Une étape mentale a été franchie. Cet acte n’est pas un aboutissement, c’est un ballon d’essai. Marquez cette date messieurs les Présidents.

Ni l’un ni l’autre n’avez le droit de trouver de circonstance atténuante à ce geste dont nous sommes tous collectivement responsables. C’est cette responsabilité collective que vous ne voulez pas endosser. Cette responsabilité d’homme tout court. Les stratégies de consolidation de pouvoir, le clientélisme, la langue de bois électoraliste, l’insensibilité, voire le cynisme légaliste, sont inacceptables dans un tel contexte. Dans 5 ans, 10 ans 50 ans, comme Trujillo, Balaguer, Duvalier, Cedras, Namphy et les autres avant vous, l’histoire se rappellera que vous vous êtes tus.

Comme les complices silencieux, les témoins aveugles, les opportunistes politiques qui jalonnent l’histoire de nos deux peuples, on se rappellera votre silence retentissant. On se rappellera surtout que ces gestes de barbarie sont restés SANS conséquences. Ayons le courage politique d’aller au-delà des positions diplomatiques de circonstance !

La justice dominicaine devra bien sûr faire son travail, c’est la condition sine qua non même de toute discussion future.

La communauté haïtienne en République Dominicaine n’est pas seule ! Non seulement elle n’est pas seule, mais elle est nombreuse. Un jour, elle aussi demandera des comptes. Les petits Rusbert de Leon Lara n’y changeront rien. Je suis fier de mes compatriotes qui résistent à la bête immonde, travaillent, étudient, construisent en République Dominicaine, pour s’offrir une vie que leur propre pays ne pouvait leur offrir. Même si de manière perverse, ils sont parfois obligés de nier leur héritage encombrant.

Je suis avec vous tous de tout cœur. Nous avons une grande nation, une nation malade, mais une nation qui a payé très cher le prix de sa liberté, de sa culture, de son autonomie politique. Et cette nation c’est la nôtre, on n’en a pas de rechange. De même nous sommes des voisins condamnés à vivre ENSEMBLE et non l’un contre l’autre.

En République Dominicaine, pour un Haïtien, crimes à répétition, arrestations et rapatriements forcés sont monnaie courante. De janvier à avril 2009, au moins 17 cas de ressortissants haïtiens assassinés ont été répertoriés. Les pires dérives sont possibles. La barbarie, une fois tolérée, ne connaît pas de limite. C’est aussi parce que la République Dominicaine n’a jamais été mise au banc des nations pour les massacres de Trujillo, qu’aujourd’hui, certains exaltés se sentent légitimés pour commettre les pires excès.

Ceci est définitivement le signe de plus grandes dérives à venir. Monsieur Fernandez, Monsieur Préval, agissez. Montrez de la grandeur. Trouvez, au moins sur ce point, votre place – votre bonne place - dans l’histoire de cette île ! Donnez l’exemple, soyez des hommes debout. Ne soyez pas avec les monstres.

Raoul Peck Ancien Ministre de la Culture de la République d’Haïti Port-au-Prince 15 Mai 2009

N.B Texte acheminé à la rédaction de Radio Kiskeya le jour même.

Haïti bénéficiera d'un soutien alimentaire de l'UE

L'Europe demeure fermement engagées aux côtés de plusieurs pays pauvres, dont Haïti pour les aider à améliorer leur production agricole. En effet, aux termes d'un accord avec la FAO, l'UE vient d'accorder aux agriculteurs d'Afghanistan, Centre Afrique, Congo, Liberia, Guinée, Haïti, Pakistan, Siera Leonne, Zimbabwe, un don de 106 millions d'euros (144 millions de dollars) qualifié d'historique par la FAO.

L'accord, paraphé vendredi à Bruxelles, prévoit un paquet d'assistance technique à 10 pays d'Afrique, d'Asie et des Caraïbes qui ont été les plus touchés par la flambée des prix alimentaires mondiale en 2007 et 2008. Cette assistance vise à renverser la tendance vers une aggravation de la sécurité alimentaire de ces pays, celle-ci étant susceptible de se détériorer encore davantage cette année, car les pays en développement ont été rejoints par la crise économique et financière mondiale.

"C'est le plus grand accord jamais passé entre la CE et la FAO", a déclaré M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO. "Nous sommes très heureux qu'en ces temps troublés, l'Europe montre un engagement sans faille à la cause d'environ un milliard de personnes qui vont se coucher le ventre vide tous les soirs."

A la fin du mois de mars l'Union Européenne avait annoncé le déblocage de 15. 9 millions d'euros en faveur d'Haïti.

L'aide devra permettre aux États bénéficiaires de se procurer des semences, de l'engrais et même d'avoir accès aux services de vétérinaires dans le cadre du processus de relance de la production agricole haïtienne.

LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15215

jeudi 14 mai 2009

Trois congressmen américains, dont le Sénateur Ted Kennedy, réclament le TPS pour les haïtiens

Trois congressmen américains, dont le Sénateur Ted Kennedy, réclament le TPS pour les haïtiens

Les sans-papiers haïtiens sont aussi éligibles à ce statut que des réfugiés venus d’ailleurs, estiment les parlementaires

mercredi 13 mai 2009, Radio Kiskeya

Le très influent Sénateur démocrate du Massachusetts, Edward "Ted" Kennedy et son collègue de la Chambre des Représentants, Barney Frank, favorables à l’attribution du statut de protection temporaire (TPS) à des milliers d’illégaux haïtiens, ont fait savoir mercredi que les compatriotes ayant fui le pays en raison de catastrophes naturelles seront autorisés à séjourner aux Etats-Unis.

Selon le quotidien The Boston Globe, appuyés par le Représentant (Député) démocrate Stephen Lynch, les parlementaires ont pressé le Département de la sécurité intérieure (Homeland security) d’accorder aux haïtiens le TPS qui permettra aux immigrants d’avoir un permis de séjour et de travail pour une durée indéterminée.

Barney Frank a fait remarquer que Washington est en train d’étendre le TPS à des réfugiés venus du Salvador, du Nicaragua, du Honduras, de la Somalie et du Soudan alors que cette opportunité n’a jamais été offerte à Haïti. « Je pense que c’est outrageant que les haïtiens n’aient pas pu encore l’obtenir », a affirmé le congressman américain.

Le Boston Globe souligne que, pour sa part, Stephen Lynch, a coparrainé à la Chambre des Représentants une résolution visant à contraindre la Secrétaire ä la sécurité intérieure, Janet Napolitano, à permettre aux haïtiens d’accéder au statut de protection temporaire devant son refus obstiné de le faire elle-même.

Quant à la Fédération pour la réforme de l’immigration américaine, elle n’exige ni plus ni moins que le statut de résident permanent pour nos compatriotes au moment où l’administration Obama, continue de se montrer extrêmement prudente sur ce dossier.

L’ancien Président George W. Bush avait, après un moratoire plusieurs mois, relancé fin 2008 les opérations de déportation des illégaux vers Haïti, pays fortement touché par des cyclones dé

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5899

Dix boat people haïtiens meurent noyés en Floride

17 autres personnes ont survécu au naufrage d’une embarcation clandestine qui se dirigeait vers les côtes américaines
mercredi 13 mai 2009, Radio Kiskeya
Dix boat people haïtiens ont péri dans le naufrage tôt mercredi matin, au large des côtés de la Floride (sud-est), d’une embarcation surchargée qui transportait une trentaine de passagers et membres d’équipage, ont annoncé les garde-côtes américains lors d’une conférence de presse à Miami.
« Dix décès sont confirmés », a déclaré la porte-parole Marilyn Fajardo qui a aussi précisé que 17 autres clandestins ont pu être sauvés après avoir dû passer près de dix heures en mer, certains sans gilet de sauvetage.
Plusieurs des rescapés ont été hospitalisés alors que d’autres étaient gardés au repos avant d’être interrogés sur les circonstances de cette nouvelle tragédie.
« Nous ne savons pas combien de personnes nous recherchons », a lancé un capitaine ds garde-côtes, James Fitton, qui a fait savoir que le bateau arrivait des Bahamas et tentait d’entrer illégalement aux Etats-Unis.
Les recherches devaient se poursuivre en soirée en vue de retrouver d’éventuels autres survivants au large de Boynton Beach (environ 100 km au nord de Miami).
Trois bateaux, deux hélicoptères et un petit avion participaient aux opérations.
Poussés par l’insécurité économique, de nombreux compatriotes ont péri dans des catastrophes maritimes en tentant d’atteindre les côtes de différents pays de la région. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5900

Grave accident de la route dans le Sud : Plus de 20 morts et 15 blessés

Grave accident de la route dans le Sud : Plus de 20 morts et 15 blessés

Un chauffeur ivre serait responsable de la catastrophe

mercredi 13 mai 2009, Radio Kiskeya

Plus de vingt personnes ont été tuées et plus d’une quinzaine d’autres blessées mercredi aux premières heures dans un grave accident de la circulation qui aurait été provoqué par un conducteur en état d’ivresse à hauteur de Morne Oranger, à Cavaillon (Sud).

Cinq enfants, âgés de 2 à 5 ans, se trouvent parmi les personnes décédées dont les corps ont été acheminés à la morgue après le constat légal de l’appareil judiciaire.

Quant aux blessés, certains dans un état grave, ils étaient soignés à l’hôpital Immaculée Conception des Cayes (196 km au sud de Port-au-Prince).

L’inspecteur Luckner Anonce, responsable de la direction départementale du Sud du service de la circulation, indique que le chauffeur d’un autobus de transport public baptisé « Dieu qui donne » a brusquement perdu le contrôle du véhicule sur une partie de la route à forte déclivité.

Information que le directeur départemental de la PNH, le commissaire divisionnaire Henriot Toussaint, devait confirmer par la suite.

En fuite depuis l’accident, le chauffeur du bus était activement recherché.

Bondé de passagers, le véhicule transportait également d’importantes quantités de produits alimentaires.

Des accidents meurtriers ont été enregistrés ces derniers mois sur les routes nationales haïtiennes où l’absence d’une police routière se fait toujours cruellement sentir. spp/radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5901

L'UE confirme son appui financier au CEP

Le chef de la délégation de l'Union Européenne en Haïti, Francesco Gossetti, assure que l'UE entend apporter une contribution à l'organisation du second tour des sénatoriales. " L'Union Européenne est toujours disposée à décaisser les fonds promis", précise M. Gossetti mettant l'accent sur la nécessité de poursuivre le processus électoral.
Le diplomate européen déplore les violences dans le Plateau Central et le faible taux de participation des électeurs au scrutin du 19 avril. Il estime que l'absence de campagne de sensibilisation, peut être considérée comme l'une des principales causes de la faible affluence dans les centres de vote.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole n'a pas voulu donner des leçons aux autorités haïtiennes, mais a souhaité que le peuple puisse mieux exprimer sa volonté lors du second tour des sénatoriales. Il soutient que les autorités électorales devront insister sur l'importance du vote qui est un devoir civique.
En ce qui concerne la dernière conférence des bailleurs de fonds, Francesco Gossetti a soutenu qu'elle a été un grand moment politique pour Haïti en raison de la présence de plusieurs grandes personnalités de la communauté internationale. En cette occasion l'UE a dégagé 50 millions de dollars supplémentaires pour Haïti rappelle le diplomate qui s'est réjoui de l'implication de plusieurs pays amis d'Haïti.
Par ailleurs, Francesco Gossetti est préoccupé par l'explosion démographique, faisant remarquer qu'un grand nombre d'haïtiens au chômage seront contraints d'émigrer dans de mauvaises conditions.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15191

Préval prend ses distances vis-à-vis de Lespwa

Le président haïtien René Préval affirme qu'il n'est plus membre de Lespwa, la plateforme politique qui l'avait porté au pouvoir en 2006. Le chef de l'état explique que Lespwa n'est pas un parti politique mais une plateforme électorale.
Interrogé sur les démissions en cascade au sein de Lespwa, le président Préval a fait remarquer qu'un individu est membre de ce regroupement par le biais de son parti. Selon Préval, un député peut démissionner du Parti Louvri Bariè (PLB) ou de Escamp, les deux partis politiques composant Lespwa. Trois influents députés, Pierre Eric Jean Jacques, Steven Benoît et Hugues Célestin ont récemment annoncé leur départ de ce regroupement politique, qui en mai 2006 comptait 20 députés et 12 sénateurs. Lespwa, dirigé par l'ex premier ministre Jacques Edouard Alexis, est sur le point de remporter le second tour des sénatoriales. Préval s'est donc débarrassé complètement de l'emblème Lespwa et se présente désormais en tant que citoyen indépendant. Elu chef de l'état à deux reprises, René Préval n'a jamais été membre d'un parti politique.
Il rappelle qu'à chaque fois il a été désigné par un regroupement de partis. Alors que les partis politiques lui font confiance, René Préval avoue qu'il n'a pas encore trouvé le parti qui mériterait son amour. " Si un jour je trouve un parti qui me plait j'y adhèrerai", conclut-il.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15192

René Préval souhaite que les autorités judicaires punissent les auteurs des violences dans le Centre

Le chef de l'Etat haïtien, René Préval, réclame une décision de justice à l'encontre des auteurs des violences ayant causé l'annulation du scrutin dans le département du Centre. M. Préval fait remarquer que la condamnation des coupables doit être un préalable à la reprise des élections dans ce département. Les autorités électorales n'ont jusqu'à présent fixé aucune date pour la tenue du premier tour des sénatoriales dans le Centre. Selon le président Préval les autorités ont pour devoir de consolider l'Etat de droit, une des principales composantes de la démocratie. " On ne peut pas ignorer les actes de violences du 19 avril", insiste M. Préval soulignant que les mêmes individus pourraient perpétrer à nouveau d'autres actes de violence lors de la reprise des élections. Si les auteurs des violences ne sont pas punis, les autres départements pourraient sombrer dans la violence lors des prochaines joutes, craint le chef de l'Etat. En ce qui a trait au second tour des sénatoriales, le président Préval a confirmé la date du 21 juin annoncée par les autorités électorales. Il révèle que la Mission de l'ONU a donné l'assurance de sa participation dans les domaines sécuritaires et logistiques dans l'organisation des élections. Par ailleurs, le chef de l'Etat a mis en garde contre une volonté manifestée par certains sénateurs d'empêcher la validation des futurs élus. Invitant les sénateurs à assumer leur responsabilité, René Préval a mis l'accent sur la nécessité de consolider la stabilité politique, essentielle au renforcement de la démocratie. Une commission parlementaire qui avait réalisé une enquête dans le Plateau Central a récemment soumis son rapport au bureau de la chambre basse. Le président de la commission, Arsène Dieujuste, soutient que tous les élus du département du Centre sont impliqués, a des degrés divers, dans les violences ayant entraîné l'annulation du scrutin. " Il n'y a pas de saints dans ce dossier", a martelé le député des Gonaïves. LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15193

mercredi 13 mai 2009

15 nouveaux policiers Colombiens en Haïti pour combattre le kidnapping et la drogue

Rompu à la lutte contre ces deux phénomènes, l’Etat sud-américain s’apprête à signer vendredi un accord de coopération bilatérale avec Haïti
mardi 12 mai 2009, Radio Kiskeya

Depuis samedi dernier, 15 policiers Colombiens ont intégré la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (MINUSTAH) afin d’apporter une assistance technique spécifique à la Police Nationale dans le cadre de la lutte contre le kidnapping et le narcotrafic, deux fléaux auxquels fait face le pays, informe un communiqué du gouvernement colombien rendu public lundi à Bogota.
« L’envoi de ces policiers est très important dans le cadre de la coopération avec l’ONU en vue d’aider les haïtiens à renforcer leur démocratie », a déclaré le ministre de la défense, Juan Manuel Santos, qui affirme que les agents auront à partager avec leurs collègues haïtiens leurs expériences en matière d’observation et de renseignement.
Il s’agit du deuxième contingent déployé par Bogota dans le pays, ce qui porte à 25 le nombre de policiers envoyés chez nous.
Le ministre haïtien de la justice et de la sécurité publique, Me Jean Joseph Exumé, et le directeur général de la PNH, Mario Andrésol, se trouvaient parmi les personnalités qui avaient assisté vendredi dernier à Bogota à la cérémonie organisée en l’honneur des agents de l’ordre colombiens peu avant leur départ.
Le ministre Manuel Santos annonce pour le 15 mai (vendredi) une visite qu’il effectuera, à son tour, en Haïti afin de parapher un accord de coopération entre Port-au-Prince et Bogota. Il sera notamment accompagné du directeur de la police colombienne, le général Oscar Naranjo.
Malgré la présence depuis 2004 de 9.000 militaires et policiers internationaux, Haïti reste confrontée au kidnapping crapuleux et au trafic de stupéfiants, deux phénomènes aux conséquences économiques, sociales et sécuritaires multiples. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5892