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vendredi 27 mars 2009

Sanction contre le député Bourjolly (Aquin) auteur du grave incident du 17 mars

Sanction contre le député Bourjolly (Aquin) auteur du grave incident du 17 mars

Le parlementaire se dit prêt à récidiver

vendredi 27 mars 2009, Radio Kiskeya

La Chambre des députés a décidé jeudi soir d’interdire le député d’Aquin (Sud), Emmanuel Fritz Gérald Bourjolly, de prise de parole pendant un mois aux séances publiques auxquelles il doit obligatoirement assister.Le député devra de plus, pendant cette période, se garder de faire des déclarations dans la presse en rapport avec les questions débattues à la Chambre, stipule la résolution. Il pourra par contre participer aux travaux en commission.

Le député, élu sous la bannière de la Fusion des sociaux-démocrates haïtiens, avait violemment perturbé une séance d’audition du gouvernement le mardi 17 mars dernier, arrachant le microphone du président de la Chambre basse qui lui refusait la parole. Des sanctions plus sévères que celles annoncées jeudi avaient pourtant été promises par le président de la Chambre basse, Louis jeune Levaillant. Il était en effet question que le parlementaire soit suspendu pendant au moins 6 mois et que ses indemnités mensuelles soient coupées de moitié pendant la même période.

Des partisans du député avaient manifesté tant à Aquin qu’à Port-au-Prince contre de telles sanctions. La Fusion des sociaux-démocrates haïtiens s’était pour sa part contentée d’adresser une lettre de blâme au député irrévérencieux. Interrogé après l’annonce de la sanction, Bourjolly a répondu qu’il l’acceptait, mais qu’il n’éprouve aucun regret pour le geste qu’il avait posé. Il prévient même qu’il récidivera si on l’empêche à nouveau de prendre la parole. [jmd/RK]

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5783

jeudi 26 mars 2009

Les producteurs dominicains applaudissent la reprise des exportations des œufs vers Haïti malgré l'embargo.

Les producteurs dominicains applaudissent la reprise des exportations des œufs vers Haïti malgré l'embargo.

Les producteurs dominicains se félicitent que de plus en plus d'œufs dominicains recommencent à traverser la frontière en direction d'Haïti.
La production mensuelle qui était passée de 150 à 125 millions en janvier 2008 après l'embargo haïtien contre les produits avicoles voisins est remontée à 140 millions au cours des trois derniers mois, c'est ce qu'a révélé l'Association Dominicaine des Producteurs d'œufs (ASOHUEVOS).
Selon le président de cette association, Manuel Escano, c'est la flexibilité des autorités haïtiennes à la frontière, qui à facilité l'acheminement des produits avicoles dominicains vers le territoire haïtien malgré la mesure d'interdiction adoptée par le gouvernement haïtien.
A rappeler que le gouvernement haïtien avait interdit l'entrée sur son territoire d'œufs et poulets dominicains en janvier 2008, suite à la découverte en République Dominicaine du virus H5N2 à l'origine de la grippe aviaire.
Une décision maintenue jusqu'à date, mais qui n'empêche pas l'envahissement du marché haïtien par les produits avicoles dominicains
EJ
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14963
HRV commente : Que disent les autorités haïtiennes face à une telle dépêche ? Le secrétaire d’état à la production animale a déclaré il y a une semaine que l’embargo se maintenait.

L'ULCC entend faire montre de vigilance et de prudence dans la lutte contre la corruption

Le directeur de l'Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC), Amos Durozier, est surpris que le rapport sur la gestion de l'Office National d'Assurance (ONA) ait été publié par les medias. Selon M. Durozier l'ULCC n'a jamais diffusé des informations relatives à un rapport avant qu'une décision de clôture soit rendue par un juge. Intervenant à la rubrique " Invité du jour " de radio Métropole M. Durozier confirme avoir respecté les prescrits légaux dans le cadre du 12 eme rapport de l'ULCC.
Tout en insistant sur la nécessité de respecter la dignité des fonctionnaires, M. Durozier s'est refusé à tout commentaire sur le dossier de l'ONA.
Assurant que l'ULCC se prépare à préparer d'autres rapports Amos Durozier salue la collaboration des membres du gouvernement à l'occasion des enquêtes.
La ministre des affaires sociales, Gabrielle Beaudin avait été interrogée sur le scandale des détournements de fonds de l'ONA Il donne la garantie que l'ULCC peut et est disposé à enquêter sur tous les agents de l'administration publique, du fonctionnaire au chef de l'état. Il soutient que l'ULCC est vigilants dans les enquêtes et organise des interrogatoires avec les personnes concernée avant présenter un rapport.
Cependant le député Steven Benoît est mécontent que son nom soit cité parmi les individus qui ont utilisés les fonds de l'ONA. Faisant remarquer qu'il n'avait pas sollicité les 100 000 gourdes octroyées par l'ONA en 2007, M. Benoît a promis de restituer la somme à l'ONA.
Dans son rapport l'ULCC informe qu'en 2007, 47 millions de dollars avaient été accordés à des parlementaires, des groupes musicaux et des medias pour l'organisation de festivités carnavalesques.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14959
L’opinion D’Haïti Recto Verso : Le pauvre député, le bruyant parlementaire n’avait rien demandé. Il a reçu 100.000 gourdes du directeur de l’ONA. Un joli cadeau. Il l’a innocemment gardé. Le pauvre !!!!

Le RNDDH exige que lumière soit faite sur le dossier de L'ONA

Le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) appelle les autorités judiciaires haïtiennes à prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de faire la lumière sur le dossier impliquant Sandro Joseph, ancien directeur général de l'Office national d'assurance vieillesse (ONA), Arrêté chez lui, à Port-au-Prince, le jeudi 19 mars 2009, Sandro Joseph est accusé de détournements de fonds de l'ONA durant sa gestion à la tête de cette institution publique.br> Il a été inculpé à la suite d'une enquête réalisée, en janvier 2009, par l'Unité de lutte contre la corruption (ULCC) autour de sa gestion.
Sans le consentement de son ministre de tutelle, Sandro Joseph aurait utilisé les avoirs des assurés pour l'acquisition de terrains pour le compte de l'ONA et pour financer les festivités carnavalesques.
Le RNDDH, qui estime inacceptable et révoltant que les fonds des assurés soient volés par des fonctionnaires sans scrupule, encourage le juge instructeur Yves Altidor à prendre toutes les dispositions indispensables pour faire le jour sur ce dossier.
« Le moment est enfin venu de tracer un exemple contre les dilapidateurs de fonds publics dans le cadre de la lutte contre la corruption », affirme le Réseau national de défense des droits humains.
Le RNDDH exhorte la justice haïtienne à sévir contre tous ceux qui ont profité de leurs fonctions officielles ou de leur influence pour s'enrichir de manière illicite au détriment des assurés de l'Ona.
Le RNDDH souhaite que les complices de l'ex-directeur général de l'ONA soient, eux aussi, poursuivis dans le cadre de cette affaire.
RD http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14964

Réactions au parlement sur le rapport de L ULCC

Réactions au parlement sur le rapport de L ULCC


Au parlement le dernier rapport de L ULCC a fait tache d'huile .Certains députés dont les noms ne figurent pas dans le document parlent de corruption tandis que d'autres évoquent la question de subvention pour légitimer leur choix de recevoir les sommes versées par SANDRO JOSEPH l ancien directeur de l'ONA incarcéré au pénitencier national.
Trois députes interrogés par radio Métropole déclarent qui il n'y a rien d ‘anormal dans cette affaire. L'un d'entre eux s'en prend au député STEVEN BENOIT qui est mécontent que son nom soit cité parmi les individus qui ont utilisé les fonds de l'ONA, a promis de restituer la somme à l'institution.
Du coté des senateurs. Les noms de cinq (5) membres du grand Corps sont cités. Le sénateur YOURY LATORTUE dont le nom figure dans ce document dit n'avoir pas empoché le cheque de 200.000 gourdes.
Le senateur ANACASIS JEAN HECTOR qualifie ce rapport de démagogique .Le parlementaire dit avoir refusé lui aussi la somme de 200 000 gourdes proposée à ces collègues par l'ex directeur de L'ONA.
Dans son rapport l'ULCC informe qu'en 2007, 47 millions de dollars avaient été accordés à des parlementaires, des groupes musicaux et des medias pour l'organisation de festivités carnavalesques.

RD

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14965

« Tou-t Moun jwen-n »

Football : Wagneau revient sur les raisons de son départ de l'équipe haïtienne et fait part de ses projets

Football : Wagneau revient sur les raisons de son départ de l'équipe haïtienne et fait part de ses projets

L'ancien entraîneur de l'équipe haïtienne de Football Wagneau Eloi est sorti de son silence depuis son départ d'Haïti pour apporter des éclaircissements sur l'expérience vécue dans le milieu du football haïtien. Il a profité aussi pour parler de ses projets à venir.
Dans une longue interview accordée à metropolehaiti.com, Wagneau Eloi a voulu préciser pour le public haïtien qu'il n'a jamais été question d'argent, contrairement à ce que certains dirigeants de la Fédération Haïtienne de Football voulaient le faire croire.
« Je me suis mis au service du football haïtien parce que j'avais des rêves et des objectifs bien précis. Cependant, mon objectif n'a jamais été de gagner de l'argent car, je savais que la FHF n'en avait pas. Je voulais tout simplement aider mon pays et de mettre mon expérience à la disposition du football haïtien », a soutenu Wagneau Eloi.
En ce qui a trait aux mauvais résultats enregistrée par l'équipe nationale sous sa direction, l'ancien attaquant du Racing Club de Lens et de l'AS Monaco a déclaré que la situation dans laquelle il travaillait avec le groupe était très difficile.
« J'ai essayé de faire de mon mieux mais, quand on est en face à des gens qui ne comprennent absolument rien dans la gestion d'une équipe nationale, on n'y peut rien. Les joueurs peuvent avoir de la volonté, comme ce fut le cas lors de mon passage comme entraineur national, mais sans une préparation dans les conditions normales, on n'y peut pas grand chose. Travailler dans ces conditions-là, c'est tout simplement travailler avec les mains liées, menottées» a poursuivi Wagneau Eloi qui a dit n'être pas prêt à pardonner certaines personnes qui ont voulu abuser de sa confiance.
Sans vouloir attribuer toute la responsabilité de sa mésaventure comme entraîneur national au président de la FHF, il croit que ce dernier n'a pas joué son rôle comme il fallait et qu'il lui en voulait énormément. « Nous nous sommes croisés dernièrement et je le lui ai fait comprendre d'ailleurs » a lancé Eloi, dégouté.
Malgré toutes les choses négatives auxquelles il a dû faire face, l'ancien sélectionneur national a estimé que l'expérience était quand même enrichissante : « Je pense que c'est une expérience qu'il fallait faire. C'était très enrichissante pour moi car, elle m'a permis de faire une évaluation de mon pays, juger le niveau du football haïtien. Je me suis brûlé pour apprendre. J'ai appris qu'il fallait se méfier de certaines personnes ».
L'ancien sélectionneur national a, en outre, fait savoir qu'il reste toujours en contact avec les joueurs avec qui il a travaillé. « J'ai toujours été proche des joueurs. Je sais qu'ils font d'énormes sacrifices et je ferai toujours de mon mieux pour les encadrer dans la mesure de mes possibilités. Il y a beaucoup de talents en Haïti. Je ne veux pas faire de promesse mais, qu'ils sachent que je travaille pour eux », a confirmé Wagneau Eloi.
Quant au refus de Jean-Jacques Pierre de porter les couleurs de la sélection nationale, l'ancien pensionnaire du Racing Club de Lens a déclaré que J-J Pierre a le droit de faire son choix. « C'est son droit le plus entier de répondre ou non à une convocation mais, moyennant que ce choix n'ait pas été influencé par quiconque. Il ne faut pas le supplier de venir jouer pour l'équipe nationale. Si on le force à jouer contre sa volonté, ça risque de nuire au bon esprit du groupe. C'est dommage pour l'équipe mais, s'il ne veut pas, qu'il reste dans son luxe. Et moi, je ne peux que lui souhaiter bonne chance ».
Par ailleurs, Wagneau Eloi travaille sur le projet d'organiser du 8 au 15 juin prochain, deux cliniques pour 4000 enfants dans la région de la Floride. La sélection haïtienne des moins de 15 ans devrait jouer contre l'Académie de Football du grand Real Madrid dont figure Enzo Zidane, le fils de Zinedine Zidane. A ce sujet, Wagneau Eloi qui est, jusqu'à présent le seul joueur haïtien à jouer en Ligue des Champions avec le Racing Club de Lens a déclaré que plusieurs joueurs professionnels évoluant dans divers championnats en Europe participeront à cette activité. A l'issue de ces travaux, un grand match de gala sera organisé à FIU Stadium. Eloi profitera aussi pour inviter certains internationaux haïtiens à cette rencontre de gala.
« L'objectif principal de cette activité est de permettre aux jeunes haïtiens de s'exposer. Comme je le dis souvent, les talents ne manquent pas, il suffit de les encadrer et de les orienter », a renchérit Wagneau Eloi.
Au cours de sa longue carrière de footballeur professionnel, Wagneau Eloi a notamment porté les couleurs du Racing Club de Lens avec lequel il avait atteint les huitièmes de finale de la ligue des champions, de Guingamp et de l'AS Monaco. Il avait mis fin à sa carrière après avoir joué en Belgique au club de KSC Roulers.
Guyto Rivière
guytoriviere@yahoo.fr

Le CEP satisfait de l’avancement du processus électoral

Le CEP satisfait de l’avancement du processus électoral

Quatre millions 230.000 bulletins déjà disponibles pour le 19 avril

mercredi 25 mars 2009, Radio Kiskeya

Le porte-parole du Conseil électoral provisoire, Frantz Bernadin, a dressé mercredi un bilan satisfaisant de l’avancement du processus électoral, estimant que les préparatifs vont bon train à moins d’un mois du scrutin du 19 avril.

Intervenant lors de son point de presse hebdomadaire, M. Bernadin a fait savoir que le CEP a jusqu’ici géré de façon irréprochable la sélection des membres des bureaux de vote (BV), l’installation des membres des bureaux électoraux communaux (BEC) et le prépositionnement du matériel électoral.

Quatre millions 230.000 bulletins de vote sont d’ores et déjà imprimés et devront être distribués à travers les dix départements du pays, selon le porte-parole qui a aussi donné l’assurance qu’un dispositif technique approprié sera disponible au centre de tabulation pour assurer le dépouillement du scrutin.

Par ailleurs, une campagne de sensibilisation de la population a été lancée dans les médias en vue d’une mobilisation significative de l’électorat.

Le 19 avril, les haïtiens seront appelés à élire douze Sénateurs à raison d’un par département, sauf dans l’Artibonite (nord) et le Nord-Est où deux sièges seront à combler.

Ces sénatoriales partielles destinées à renouveler le tiers de la Chambre haute semblent jusqu’ici susciter très peu d’intérêt dans l’électorat, toutes catégories confondues. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5778

Des barricades enflammées paralysent la nationale #2

Des habitants de Léogâne protestaient contre la révocation à Petit-Goâve d’un substitut du commissaire du gouvernement mercredi 25 mars 2009, Radio Kiskeya
La circulation automobile était paralysée pendant plusieurs heures mercredi sur la route nationale #2 où des barricades de pneus enflammés ont été érigées à hauteur de Carrefour Dufort (environ 35 km au sud de Port-au-Prince) au cours d’un mouvement de protestation.
La Police Nationale a indiqué que cette situation a été, selon les informations obtenues sur place, l’expression du mécontentement de certains habitants de Léogâne contre le limogeage de Jean Fritz Paterson Dorval, substitut du commissaire du gouvernement de Petit-Goâve (68 km au sud de la capitale).
Des agents de l’Unité départementale de maintien d’ordre (UDMO) et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) ont dû intervenir pour débarrasser la chaussée des pneus qui la jonchaient.Ce mouvement a eu de fâcheuses conséquences sur les activités des usagers de la nationale #2. Des véhicules voyagent en provenance et à destination de Port-au-Prince sont restés bloqués sur cet axe routier stratégique qui dessert cinq départements du pays.
spp/radio Kiskeya http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5777
HRV commente :
Encore une fois du vagabondage. Contre quelques gourdes ou quelques grogs, des énergumènes bloc l’unique accès a cinq départements géographiques. Troubler l’ordre public fait partie des droits de l’homme ?

Cité Soleil dotée d’un commissariat flambant neuf

Cité Soleil dotée d’un commissariat flambant neuf

Le gouvernement haïtien et les Etats-Unis fondent d’énormes espoirs de changement dans le plus grand bidonville de Port-au-Prince

mercredi 25 mars 2009, Radio Kiskeya

Le chef du gouvernement Michèle Pierre-Louis a procédé lundi, en présence de plusieurs autres officiels, à l’inauguration du nouveau commissariat de police moderne de Cité Soleil (banlieue nord de Port-au-Prince), un projet financé par le gouvernement américain.

Dans son allocution de circonstance, la Première ministre a qualifié de « nouveau départ » cette réalisation importante dans une communauté totalement dépourvue de services publics. Soulignant que l’amélioration continue des conditions de vie de la population fait partie des préoccupations fondamentales de son gouvernement, elle a promis que des efforts seront déployés en vue de doter le plus grand bidonville de la capitale d’infrastructures et éducatives sanitaires. Des initiatives similaires devraient être aussi entreprises dans d’autres régions marginalisées.

Le ministre de la justice et de la sécurité publique, Me Jean Joseph Exumé, s’est félicité de la conception moderne du nouveau bâtiment qui, dit-il, doit être jalousement entretenu. Il a aussi mis en garde les 32 policiers affectés au commissariat contre toute forme corruption.

Le ministre Exumé en a profité pour réclamer des agents de la PNH déployés à Cité Soleil le strict respect de la hiérarchie et de la loi.

Dans son intervention, le maire de Cité Soleil, Wilson Louis, s’est réjoui de la présence dans sa commune du commissariat de police le plus moderne d’Haïti. Cependant, relève-t-il, beaucoup reste à faire dans cette agglomération de 300 à 400.000 âmes qui n’en est qu’à son cinquième bâtiment public.

Pour sa part, l’ambassadeur des Etats-Unis, Janet Ann Sanderson, a salué l’érection du commissariat comme le « symbole d’un retour à la normale » dans une communauté trop longtemps caractérisée par « la violence et l’absence de l’Etat de droit ». La diplomate américaine a invité les forces de l’ordre à travailler en partenariat avec les habitants de Cité Soleil en rappelant que le développement repose prioritairement sur la sécurité et la stabilité.

Volet du programme américain Initiative de stabilisation pour Haïti (HSI), auquel est consacré un montant de 20 millions de dollars, le commissariat de Cité Soleil a été construit par la firme américaine DynCorp. D’un coût total de 1 million de dollars, il comprend notamment le bureau du commissaire municipal, une salle de conférence, une cafétéria, un dortoir, deux gardes à vue pour les détenus de sexe masculin et féminin et un parking.

Le commissariat a été construit sur le site de l’ancien marché public du quartier de Trois Bébés, un espace dont la famille Boulos a fait don à l’Etat haïtien.

La cérémonie inaugurale s’est déroulée en présence du ministre des TPTC, Jacques Gabriel, du directeur général de la PNH, Mario Andrésol et des membres du haut commandement, du chef de la MINUSTAH, Hédi Annabi et de plusieurs membres du corps diplomatique. spp/radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5776

mercredi 25 mars 2009

Le gouvernement dominicain rapatrie 73 sans-papiers haïtiens

Les dominicains tolèrent de moins en moins la présence haïtienne dans certains quartiers de la république voisine
lundi 23 mars 2009,
Radio Kiskeya
Les autorités dominicaines ont rapatrié au cours du week-end 73 sans-papiers haïtiens arrêtés dans un quartier dont les résidents les avaient menacés d’expulsion, selon une dépêche d’EFE.
Le porte-parole de la coordination des organisations communautaires de la zone sud de Santiago (155 km au nord de Santo Domingo), José Alberto Peña, soutient que les riverains sont alarmés par la présence massive d’illégaux haïtiens. Beaucoup d’entre eux seraient de présumés délinquants.
« Nous avions menacé de les expulser sans toutefois violer les droits humains », a déclaré Peña ajoutant « la direction de la migration nous en a empêché arguant que des poursuites judiciaires pourraient être exercées contre les auteurs d’une telle décision réservée exclusivement à cet organisme ».
De leur côté, les autorités migratoires dominicaines ont confirmé avoir appréhendé et rapatrié les 73 illégaux haïtiens pour apaiser la colère des habitants du quartier de San José la Mina, à Santiago.
Une source de la direction de la migration a d’ailleurs fait savoir à EFE que dans ce quartier comme dans beaucoup d’autres de la même province les haïtiens sont plus nombreux que les dominicains et parviennent généralement à s’échapper lorsque les inspecteurs du service interviennent.
Plusieurs organisations de défense des droits des migrants ont dénoncé ces derniers jours en République Dominicaine la reprise des rafles qui pourrait entraîner un retour massif de ressortissants haïtiens chassés du territoire voisin. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5772

Le nombre des casques bleus philippins bientôt réduit en Haïti

Une décision que l’ONU attend de Manille concernant ses troupes en mission ici et au Libéria
lundi 23 mars 2009,
Radio Kiskeya
Les Forces Armées Philippines (AFP) vont réduire bientôt d’au moins 15% le nombre de leurs soldats déployés au sein de la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (MINUSTAH), a annoncé à Manille le commandant en chef adjoint de l’institution militaire, le lieutenant-général Rodrigo Maclang.
Selon la télévision philippine GMA News, cette décision, qui concerne également les casques bleus philippins en mission au Libéria, sera prise en réponse à une demande des Nations Unies.
« Normalement, le nombre de soldats de la paix requis est fixé par l’ONU. Cette mesure s’applique à tous les Etats disposant de contingents dans ces pays en situation de conflit », a affirmé le général Maclang.
Il indique que les troupes en provenance de Manille seront réduites automatiquement lors du plus prochain déploiement.
155 soldats philippins font partie de la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (MINUSTAH) qui compte 9.000 militaires et policiers internationaux.
Les casques bleus sont présents dans le pays depuis 2004. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5773

Les partisans du Député Bourjolly se font menaçants

lundi 23 mars 2009
Plusieurs centaines de partisans du Député d’Aquin (Sud), Emmanuel Fritz-Gérald Bourjolly, ont manifesté pour annoncer leur intention de bloquer la route nationale #2 au cas où le bureau de la Chambre basse adopterait des sanctions contre le parlementaire impliqué dans un grave incident.
Au cours d’un sit-in organisé samedi devant la résidence du Député, les manifestants ont renouvelé leur attachement à M. Bourjolly qui, selon eux, voulait défendre les intérêts de sa circonscription lors de l’altercation l’ayant opposé au président du bureau, Louis-Jeune Levaillant.
En présence de la Première ministre Michèle Pierre-Louis et de plusieurs membres de son gouvernement, le Député de la Fusion des sociaux-démocrates avait violemment lancé deux microphones dans la salle de séance en guise de protestation contre le refus du président de lui accorder la parole.
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?breve1900
Le mot de HRV : Démocratie versus vagabondage?

Le commissaire Yayo Vladimir Edmond en fuite à l’étranger

Il dément toute implication présumée dans une tentative de libération de détenus contre des pots-de-vin et dénonce un complot des plus hautes autorités qui visait à le jeter en prison injustement ; un autre substitut au parquet de Port-au-Prince, Me Félix Léger, aurait aussi laissé le pays précipitamment
mardi 24 mars 2009,
Radio Kiskeya
Me Yayo Vladimir Edmond, un des substituts du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, s’est réfugié à l’étranger après avoir fait l’objet d’un mandat d’amener pour corruption présumée suite à un incident au cours duquel une jeune femme participant à une séance de prière avait été gravement brûlée.
Selon des informations obtenues par Radio Kiskeya de sources concordantes, le magistrat avait traversé incognito la frontière haïtiano-dominicaine le week-end dernier avant de se rendre aux Etats-Unis.
L’intéressé, qui a lui-même confirmé mardi l’information sur les ondes de Radio Vision 2000, dénonce une machination que le ministre de la justice, Jean Joseph Exumé et le secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Eucher-Luc Joseph auraient ourdie contre lui. Ce sont eux qui, au nom du pouvoir, auraient exercé des pressions sur un autre substitut, Me Félix Léger, pour émettre le mandat sur la base d’informations faisant état d’un montant de 150.000 dollars que Yayo Vladimir Edmond aurait réclamé des suspects emprisonnés en échange de leur libération.
Démentant les accusations portées contre lui, le « magistrat empêché » a aussi taxé de cynisme le commissaire en chef, Me Joseph Manès Louis. Il aurait ordonné vendredi dernier à des agents de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI), une unité spécialisée de la Police Nationale, d’appréhender Edmond au parquet même alors que les deux hommes venaient de se parler cordialement.
Le substitut, dont la révocation serait déjà effective, souligne que son collègue Félix Léger a également décidé de fuir le pays 24 heures seulement après avoir rédigé le mandat d’amener.
La tête du commissaire aurait été réclamée à la suite de démarches entreprises auprès des plus hautes autorités du pays par les proches des personnes mises en cause dans l’incident.
Contacté par Radio Kiskeya, le ministre Jean Joseph Exumé s’est refusé à tout commentaire.
Pour sa part, le chef du parquet de la capitale, Joseph Manès Louis, est en voyage.
Woodlyne Dauphin, 22 ans, victime le 20 février dernier à Delmas 33 (nord de Port-au-Prince) d’un véritable supplice orchestré par le pasteur Marcelin, ainsi connu, a une nouvelle fois innocenté lundi le commissaire Yayo Vladimir Edmond tout en réclamant justice.
Soumise par une secte protestante à un féroce exorcisme destiné à chasser un « esprit satanique » qui se serait emparé d’elle, la demoiselle avait été brûlée au second degré au visage, à la poitrine et à l’épaule.
Outre le pasteur Marcelin, six autres personnes dont deux femmes, Michelène Ducasse et Marguerite Jean-Philippe, ont été également écrouées dans le cadre de cette affaire aux ramifications multiples.
Le dossier a été transféré au cabinet d’instruction pour les suites légales nécessaires. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5775