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lundi 2 mars 2009

Les lavalassiens commémorent le 5ème anniversaire de la chute d'Aristide

Les lavalassiens commémorent le 5ème anniversaire de la chute d'Aristide

De nombreux militants lavalas ont pris part samedi à une marche pacifique afin de marquer le 5ème anniversaire de la chute de Jean Bertrand Aristide.

Un des membres du comité directeur s'est réjoui du bon déroulement de la marche qui visait à réclamer le retour d'Aristide et la participation du parti Lavalas aux joutes du 19 avril. Il soutient que les militants Lavalas doivent continuer la mobilisation afin d'obtenir également la libération de quelques prisonniers politiques.

Un autre dirigeant du mouvement, Ansito Félix, a assuré que la mobilisation des lavalassiens ne s'arrêtera pas. Il s'agit d'une mobilisation pacifique, dit-il estimant que le président Préval est responsable de l'exclusion du parti Lavalas dans la course électorale.

Cette marche a scellé le divorce entre Lavalas et Lespwa. Les manifestants ont lancé des slogans acides contre le chef de l'état, René Préval, assurant qu'il ne saurait y avoir d'élections sans lavalas

La manifestation a débuté devant l'église Saint Jean Bosco et s'est terminée non loin du Cep, où un imposant dispositif sécuritaire avait été déployé. Très menaçants les manifestants ont réclamé la révocation des conseillers électoraux qui ont mis à l'écart le parti Lavalas.

Plusieurs manifestants ont accusé le chef de l'état d'être un " traître " arguant qu'ils avaient œuvré pour son accession à la présidence.

Par ailleurs, les autorités électorales ont annoncé la tenue d'un atelier de travail dans le cadre du processus électoral. Les candidats et les dirigeants de partis politiques sont invités à prendre part aux débats qui auront lieu ce mercredi 4 mars 2009.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14832

Les partisans d’Aristide marquent le cinquième anniversaire de sa chute

Ils exigent le retour immédiat de leur leader, diabolisent le Président Préval, le CEP et les GNBistes de 2004

Plusieurs centaines de partisans de Fanmi Lavalas ont manifesté samedi à Port-au-Prince pour réclamer le retour immédiat de Jean-Bertrand Aristide et la présence de son parti aux prochaines sénatoriales partielles, à l’occasion du cinquième anniversaire de la chute de l’ex-Président Lavalas, le 29 février 2004.

Conduits notamment par René Civil, le leader de JPP, les manifestants s’en sont pris au Président René Préval, accusé d’avoir trahi leur vote aux présidentielles de 2006 et les GNBistes rendus responsables avec des secteurs de la communauté internationale du présumé kidnapping dont aurait été victime M. Aristide.

Des unités spécialisées de la Police Nationale et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) ont dû mettre en place un imposant dispositif de sécurité devant le siège du Conseil électoral provisoire à Delmas (banlieue est de la capitale) pour en empêcher l’accès aux partisans d’Aristide. Ils voulaient, en effet, y protester contre l’exclusion de Fanmi Lavalas des législatives du 19 avril, arguant que « l’organisation des élections est impossible sans la participation du parti le plus populaire d’Haïti ».

Pour sa part, René Civil, qui estime que, cinq ans après son départ précipité, Aristide demeure le « leader le plus populaire du pays », appelle la base Lavalas à rester mobilisée et à se tenir prête à mettre en application les prochaines instructions du parti.

Autre orateur à être intervenu, Ansyto Félix, représentant de la commission de mobilisation permanente de Fanmi Lavalas. Il a aussi pointé du doigt le régime du Président Préval qui aurait décidé d’écarter Lavalas de la course électorale parce que sa « popularité fait peur ».

Partie des ruines de l’ancienne église de St-Jean Bosco où officiait le curé Jean-Bertrand Aristide jusqu’à son élection en 1990, la manifestation a sillonné sans incident plusieurs quartiers de Port-au-Prince.

Sous la pression conjuguée d’une grande mobilisation populaire pacifique, d’une insurrection armée et de la communauté internationale, Jean-Bertrand Aristide avait cédé le pouvoir en 2004 après avoir sombré dans des dérives totalitaires. Il vit depuis en exil en Afrique du Sud. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5717

Port-de-Paix/Narcotrafic : inquiétudes sur l’issue de l’enquête suite au décès de Marc Frédéric

Port-de-Paix/Narcotrafic : inquiétudes sur l’issue de l’enquête suite au décès de Marc Frédéric
« C’est peut-être la fin de l’enquête », s’inquiète le député de Môle Saint-Nicolas
dimanche 1er mars 2009, Radio Kiskeya
Le député de Môle Saint-Nicolas (Nord-Ouest), Eloune Doréus (Organisation du Peuple en Lutte, OPL), a exprimé samedi ses appréhensions quant à l’issue de l’enquête sur le dossier de narcodollars de Port-de-Paix, suite au décès jeudi dernier à l’hôpital de l’un des témoins-clé de l’affaire, Marc Frédéric, oncle du présumé trafiquant de drogue Alain Désir incarcéré aux Etats-Unis.
« Marc Frédéric était, après son neveu Alain Désir, le personnage le plus important du dossier », selon le député. Il rappelle que le défunt avait été blessé par balle dans des conditions suspectes en décembre 2008 et que, par la suite, des avis médicaux avaient laissé croire qu’il était hors de danger. « L’annonce aujourd’hui de son décès constitue pour moi une grande surprise », déclare-t-il.
« Ce décès marque vraisemblablement la fin de l’enquête », considère Doréus, soulignant le fait qu’aucune information n’est jusqu’ici disponible sur la marche de celle-ci et que, pour comble, on apprend la disparition d’un témoin aussi important, après celle tout à fait suspecte du numéro deux de la police dans le département du Nord-Ouest, le commissaire Jean Raymond Philippe.
Tout en exprimant des doutes sur la capacité et la volonté de la justice de faire aboutir l’enquête, le député Doréus exige que le jour soit fait sur les circonstances exactes du décès de Frédéric, de même que de celui du commissaire de police.
Le secrétaire exécutif de la Plate Forme des Organisations de Droits Humains (POHDH), Anthonal Mortimé, exprime lui aussi des inquiétudes sur l’issue de l’enquête suite à la mort de Frédéric. Il souligne le fait que ce décès survient alors que Frédéric était sous la haute surveillance de la police, après avoir été blessé par balle
Le responsable des droits humains relève aussi le fait qu’un huissier qui avait témoigné sur les circonstances de la mort du commissaire Philippe, est encore en convalescence suite à l’absorption d’une drôle de substance.
Mortimé se dit enfin très pessimiste sur l’issue de l’enquête.
Selon la version officielle, Marc Frédéric serait décédé d’un "accident cérébro-vasculaire"...
Le 12 novembre 2008, une perquisition judiciaire effectuée en la résidence de Marc Frédéric dans la localité de Lavaud, non loin de Port-de-Paix, s’est transformée en véritable scène de pillage suite à la découverte d’un coffre-fort et d’une valise contenant plusieurs millions de dollars, selon certaines versions.
De nombreux policiers et des officiers de police judiciaire impliqués dans l’affaire sont sous les verrous. Cependant, certains d’entre eux sont en liberté, alors que d’autres sont en cavale. [jmd/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5718

Décès aux Etats-Unis de Me Josué Pierre, juge à la Cour de Cassation


Commissaire du gouvernement sous Aristide en 1991, il refusa courageusement de signer des mandats d’arrestation en blanc

Dimanche 1er mars 2009, Radio Kiskeya

Me Josué Pierre, juge à la Cour de Cassation, est décédé jeudi en Indiana, aux Etats-Unis, d’un cancer du côlon fort avancé, selon des sources proches de sa famille.

N’ayant pas pu obtenir en Haïti un diagnostic précis des causes des maux dont il souffrait, Me Pierre avait résolu de poursuivre les investigations dans un centre spécialisé aux Etats-Unis où l’on a découvert qu’il souffrait d’un cancer à un stade très avancé.

Après avoir fait partie du staff administratif de la Banque Nationale de Crédit (BNC), Josué Pierre avait résolument embrassé la carrière d’avocat jusqu’à son accession à la plus haute instance judiciaire haïtienne.

Commissaire du gouvernement de Port-au-Prince lors des 7 premiers mois de la présidence de Jean Bertrand Aristide en 1991, Me Josué Pierre avait énergiquement démissionné au lieu d’accepter de signer des mandats d’arrestation en blanc qu’utiliseraient à leur guise la police et le Ministère de la justice dirigé alors par le fougueux ex-milicien de Duvalier, Me Bayard Vincent.

Me Josué Pierre laisse dans la tristesse ses 4 enfants, son épouse, ses proches en général, la magistrature, la corporation des avocats et, particulièrement, ses collègues de la Cour de Cassation.

Les funérailles de Me Josué Pierre seront chantées aux Etats-Unis où il sera également inhumé, selon décision prise par sa famille beaucoup plus nombreuse à l’étranger qu’en Haïti. [jmd/RK]

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5719

UN PARCE QUE ...D'UN POURQUOI: Guinée-Bissau: le président tué par des militaires après un attentat

Le président bissau-guinéen Joao Bernardo Vieira a été tué par des militaires lundi à Bissau, quelques heures après l'assassinat du chef d'état-major de l'armée, le général Tagmé Na Waié, mort dans un attentat à la bombe, a annoncé un haut responsable militaire.
"Le président Vieira a été tué par l'armée au moment où il tentait de fuir sa maison attaquée par un groupe de militaires proches du chef d'état-major Tagmé Na Waié ce matin (lundi) vers 04h00" locales et GMT, a déclaré le capitaine de frégate Zamora Induta. "Il a été fauché par des balles tirées par ces militaires".
Le capitaine, responsable des relations extérieures de l'armée, a aussitôt accusé le chef de l'Etat d'avoir été "l'un des principaux responsables de la mort de Tagmé".
"Le pays va démarrer maintenant. Cet homme a bloqué tous les élans dans ce petit pays" a déclaré l'officier.
Joao Bernardo Vieira (dit "Nino"), 69 ans, a passé quasiment 23 ans à la tête de la Guinée-Bissau, pays d'Afrique de l'ouest situé entre le Sénégal et la Guinée. Il avait été réélu à la présidence en 2005, six ans après la fin de la guerre civile de 11 mois (1998-99) qui l'avait chassé du pouvoir.
"C'est la démocratie qu'on assassine", a déclaré lundi à l'AFP le secrétaire exécutif de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao) Mohamed Ibn Chambas, à l'annonce de la mort du président bissau-guinéen Joao Bernardo Vieira, tué à l'aube par des militaires.
Dimanche soir, vers 20h00, le chef d'état-major des forces armées, le général Tagmé Na Waié, a été mortellement blessé dans un attentat à la bombe contre le quartier général de l'armée.
"Le général était dans son bureau quand la bombe a éclaté. Il a été grièvement atteint et n'a pas survécu à ses blessures", a annoncé son chef de cabinet, le lieutenant-colonel Bwam Nhamtchio, en pleurs lorsque l'AFP l'a joint par téléphone dimanche soir.
Selon un des gardes de corps du général, témoignant anonymement auprès de l'AFP, l'engin de forte puissance avait été placé sous l'escalier menant à son bureau.
"A peine était-il monté sur les premières marches que la bombe a été actionnée", a-t-il dit.
Ces derniers mois, le chef des armées et le président nourrissaient une profonde défiance réciproque.
Début janvier, le général Na Waié avait affirmé avoir échappé à une tentative d'assassinat et avait accusé le clan présidentiel d'avoir voulu le "liquider". Selon lui, des soldats en faction à la présidence avaient ouvert le feu au passage de sa voiture devant le palais présidentiel.
Le 23 novembre, un groupe de militaires avait mené une attaque de nuit contre la résidence du président Vieira, faisant deux morts au sein de sa garde. Le président avait alors reproché au général Na Waié de ne pas être intervenu.
Le Premier ministre Carlos Gomes Junior - nommé après les élections législatives de novembre malgré ses divergences avec le président - a réuni en urgence dans la nuit le gouvernement et créé une cellule de crise pour "suivre la situation", avait indiqué à l'AFP une source gouvernementale avant la mort du chef de l'Etat.
Les stations de radios restaient fermées sur ordre de militaires passés dans les rédactions.
Coups d'Etat, tentatives de coups de force et mutineries ont ponctué l'histoire de la Guinée-Bissau, ex-colonie portugaise, depuis son indépendance en 1974. L'armée constitue l'armature de l'Etat dans ce petit pays rural, classé parmi les plus pauvres du monde.
http://news.fr.msn.com/monde/article.aspx?cp-documentid=14701156
L’opinion de Haïti Recto Verso (HRV) :
On peut changer les noms, modifier les circonstances mais le décor est toujours le même : un petit pays classé parmi les plus pauvres du monde, avec des problèmes sociaux insolubles, ayant a leurs têtes des Présidents presque à vie, souvent possédant des richesses colossales dans les banques de Suisse qui se fait évincer ou assassiner par un autre qui ne fera guère mieux. Et ça se passe souvent sous les mêmes latitudes.
Notre fonctionnement est il responsable de notre pauvreté ou notre pauvreté nous dicte –elle notre fonctionnement ?

samedi 28 février 2009

Haïti/Sécurité : 700 nouveaux policiers dans les rangs de la PNH

P-au-P, 27 févr. 09 [AlterPresse] --- Sept cent deux nouveaux policiers sont sortis, ce 27 février 2009, de l’académie de la Police nationale d’Haïti (PNH) pour augmenter l’effectif de l’institution policière haïtienne.
La cérémonie de graduation de ces nouveaux agents qui constituent la 20e promotion de la PNH s’est déroulée à l’école de police haïtienne devant un parterre d’officiels du gouvernement haïtien et de diplomates étrangers.
Ces 702 nouveaux membres de la PNH, dont 86 jeunes filles, sont appelés à œuvrer avec professionnalisme à l’instauration d’un climat sécuritaire dans tout le pays.
Cette promotion porte l’effectif de la PNH à plus de 9600 policiers et policières.
Pendant sept mois, ces agents ont reçu des enseignements en sciences policières et en droit, selon le directeur de l’école de police haïtienne, Jean Miguélite Maximé, pour qui « être policier c’est plus qu’une profession, c’est un sacerdoce ».
« Dans toutes nos actions, nous devons nous comporter comme de bons citoyens si nous voulons être de bons policiers », soutient Jean Miguélite Maximé, exhortant les nouveaux policiers à rejeter l’arbitraire comme moyen de résolution de conflits.
Rappelant à ces policiers leur mission de « protéger et servir » la population, le premier ministre Michèle Duvivier Pierre-Louis insiste sur l’aspect civique des devoirs des policiers haïtiens tout explicitant à l’attention des membres de la PNH le sens des mots « Protéger et servir ».
« Protéger c’est-à-dire défendre contre les injustices, connaître la loi pour l’appliquer, protéger les vies, les biens, l’environnement, les femmes, les enfants, avoir de la compassion pour ceux qui souffrent, protéger les corps contre les coups de bâton, contre la torture inutile, protéger veut aussi dire respecter », explique Michèle Pierre-Louis.
Servir, poursuit le premier ministre, c’est « être au service des plus vulnérables, être disponible de cœur et d’esprit, être à l’écoute, anticiper les problèmes et réagir vite pour les solutionner ».
Michèle Pierre-Louis réaffirme le soutien du pouvoir exécutif à l’endroit de la police nationale tout en saluant les efforts jusqu’ici consentis par l’institution policière en vue d’améliorer la situation sécuritaire du pays.
« La situation sécuritaire du pays s’est beaucoup améliorée. Mais il reste encore beaucoup à faire pour combattre le crime, le viol, le trafic de drogue, le banditisme … », a reconnu le chef du gouvernement.
Michèle Duvivier Pierre-Louis assure que le gouvernement est conscient que « la lutte contre l’insécurité passe également par l’amélioration des conditions de vie de la population ». [do gp apr 27/02/09 16 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article8126
Le commentaire de HRV :
Une nouvelle qui tombe à point quand justement les observateurs et des habitants de Port-au-Prince constatent une recrudescence des actes de banditisme et du kidnapping. Ces agents de la Police ont-ils été formés pour ne pas commettre les légèretés de certains agents actifs des forces de l’ordre impliqués dans toutes les combines louches et non honorables ?
Sont-ils conscients du rôle qu’ils auront à jouer pour relever l’énorme défi du laisser-aller du désordre et de la déliquescence des normes sociales ?
Avec 700 policiers en plus on peut admettre qu’il aura sept cents policiers dans les rues en plus. Ce qui est mathématiquement une bonne chose !

USA : Haïti refuse de délivrer des passeports aux compatriotes en instance de déportation

L’ambassadeur Raymond Joseph exige, au nom du gouvernement Préval/Pierre-Louis, le retrait de l’ordre d’expulsion émis sous Bush contre plus de 30.000 sans-papiers haïtiens
vendredi 27 février 2009,
Radio Kiskeya
Haïti se trouve dans l’incapacité d’accueillir ses ressortissants déportés des Etats-Unis alors que le pays doit faire face aux conséquences dévastatrices des derniers cyclones et des troubles provoqués par la flambée des prix alimentaires l’année dernière, a affirmé vendredi l’ambassadeur d’Haïti à Washington, Raymond Joseph.
Interrogé par l’Associated Press, le diplomate a averti que les services consulaires d’Haïti aux Etats-Unis ne délivreront pas de passeports aux sans-papiers contre lesquels un ordre de déportation a été émis. Il s’agit, selon M. Joseph, d’une mesure visant à obtenir de la nouvelle administration démocrate l’annulation d’une directive de l’ancien Président républicain George W. Bush qui avait refusé le statut de protection temporaire (TPS) à des milliers d’illégaux haïtiens.
Des hommes de loi américains n’ont pas caché à AP leur surprise devant la décision des autorités haïtiennes de tenir tête à Washington. Haïti n’est pas sous le leadership d’un régime communiste ni hostile aux Etats-Unis, ont-ils rappelé.
Réagissant à l’inflexibilité de Port-au-Prince, les services d’immigration et des douanes américains (ICE) soulignent, de leur côté, que l’absence de documents de voyage délivrés par les consulats haïtiens entraîne la rétention prolongée de candidats à la déportation et réduit la disponibilité de l’espace dans les centres où ils sont acheminés.
Plus de 30.000 compatriotes vivant aux Etats-Unis en situation irrégulière font l’objet actuellement d’un ordre de déportation. Plusieurs centaines d’entre eux sont déjà retenus dans des centres ou placés en résidence surveillée. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5714
HRV commente :
Ce problème va être rapidement résolu et ceci pour plusieurs raisons :
1. Il y a un président noir à la Maison Blanche
2. Le Black Caucus qui demande et exige le retour d’Aristide, en plus de la commission d’enquête pour investiguer la participation de l’administration américaine dans le déchoucage de l’ancien prêtre-président, va pousser un peu plus loin son activité de lobbying en faveur de la black cause en exigeant le TPS pour ces milliers d’Haïtiens
3. Le club des amis haïtiens d’Obama créé par le célèbre avocat et politicien haïtien - juste avant la victoire d’Obama- va lui envoyer une pétition formelle irréfutable dans le contexte de la grande amitié du président américain avec les membres de ce club

4. Il n’y a pas une raison numéro 4 on va juste dire que heureusement le ridicule ne tue pas !

Haïti désormais à l’heure de l’Internet à haut débit

La TELECO et la Bahamas Telecommunication Company lancent le câble de fibre optique entre Haïti et les Bahamas
samedi 28 février 2009,
Radio Kiskeya
Les Télécommunications d’Haïti (TELECO) et la « Bahamas Telecommunication Company » (BTC) ont conjointement exposé vendredi à Port-au-Prince les différents aspects du projet maintenant opérationnel d’installation d’un câble sous-marin de fibre optique entre les Bahamas et Haïti.
Baptisé « Bahamas Haïti International » (BHI), ce projet permet la création en Haïti, désormais, d’un lien de transmission internationale par internet à haut débit.
Cette avancée technologique entraînera une diminution significative des coûts des télécommunications en raison du fait que l’on va beaucoup moins recourir aux transmissions via satellite, a expliqué le Directeur général de la TELECO, M. Michel Présumé. Il prévoit ainsi la diminution considérable des coûts d’opération des fournisseurs de service internet et de téléphonie, notamment ceux utilisant les services par ondes hertziennes de compagnies dominicaines dotées du câble de fibre optique. Les entreprises impliquées dans la gestion et la transmission de données seront plus à même d’atteindre avec efficacité leurs objectifs, a ajouté le responsable de la compagnie nationale de télécommunications.
Le projet de câble de fibre optique entre Haïti et les Bahamas lancé en 2005 est évalué à 6 millions de dollars. Il est exclusivement financé par la TELECO et BTC.
Présidée par le Directeur général de la TELECO et son homologue de la BTC, Marlon S. Johnson, la cérémonie de lancement du câble de fibre optique s’est déroulée en présence du vice président du Conseil d’Administration de la TELECO, l’économiste Philippe Lahens et des représentants de nombreuses firmes du secteur des télécommunications, de plusieurs universités et d’institutions bancaires. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5716

Des pluies torrentielles font 200 sinistrés à Port-au-Prince

Des quartiers déshérités très affectés tout comme l’environnement immédiat du Parlement
vendredi 27 février 2009, Radio Kiskeya

Des pluies diluviennes qui se sont abattues jeudi soir sur la région métropolitaine de Port-au-Prince ont fait au moins 200 sinistrés dans des zones à risques, a annoncé vendredi l’ingénieur Pierre-Louis Pinchinat, directeur adjoint de la protection civile (DPC).
Les quartiers de Martissant et du Bicentenaire sont avec le bidonville situé près du wharf de Jérémie les plus touchés. La Police Nationale a dû procéder dans la nuit à l’évacuation de plusieurs dizaines de personnes dont la vie était menacée.
Face au manque de fonds auquel est confrontée la DPC, l’ingénieur Pinchinat précise qu’une requête a été adressée au ministre de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé, afin que des ressources soient allouées à l’accompagnement des familles sinistrées.
Du côté du wharf de Jérémie, les inondations ont provoqué d’importants dégâts que la Première ministre Michèle Pierre-Louis a pu constater lors d’une visite d’information tôt vendredi. Des maisonnettes sont sous les eaux et de nombreux résidents ont été contraints de se réfugier ailleurs.
Le chef du gouvernement a annoncé le curage des égouts du bas de Delmas qui déversent des déchets de toutes sortes dans la zone. Une promesse jugée insuffisante par des riverains qui se disent abandonnés et condamnés à la survie dans des conditions infrahumaines.
Même ton chez des habitants de Cité Soleil (banlieue nord de la capitale), particulièrement de la zone dénommée Cité Richard Brisson. Certains, très nerveux, avaient érigé des barricades enflammées ayant paralysé la circulation sur la route nationale #1. Ils exigeaient du ministère des travaux publics une intervention immédiate pour désengorger le canal Thébaud qui déborde régulièrement.
Dans plusieurs autres secteurs de la capitale, comme Tabarre (nord), les rues étaient inondées, remplies de coulées de boue et d’immondices à l’origine de sérieux bouchons pour les automobilistes.
Les fortes pluies de la nuit dernière, les premières de l’année 2009, ont également affecté l’environnement du Palais Législatif et interpellé le président du Sénat, Kelly Bastien. Celui-ci a mis l’accent sur la dégradation accélérée de l’environnement et l’urbanisation sauvage de Port-au-Prince. Plus que jamais, le parlementaire estime que les autorités doivent se pencher de toute urgence sur la préservation de notre écosystème en péril.
Des périodes pluvieuses très intenses et le passage de quatre ouragans et tempêtes tropicales avaient causé, l’année dernière, de graves dégâts humains, matériels et économiques dans différentes régions du pays. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5715
HRV commente :
Nous sommes toujours admiratifs devant le franc-parler de nos politiciens. Je vous présente celui qui pourrait, à l’instar de nombreux sénateurs et députés gagner des Oscar, Golden Globes, des Palmes d’or etc… La citation que vous allez lire correspond à une déclaration de Monsieur Kelly Bastien. Kelly Bastien est président du Sénat haïtien. Elu sous la bannière de la plateforme LESPWA. La coalition de partis qui porta et gagna les élections avec René Préval, il est le chef du pouvoir législatif…. Une de ses grandes capacités c’est de savoir prendre du recul et se comporter comme s’il ne faisait pas partie de ce gouvernement avec SON parti, SON projet et son Programme de gouvernement. …C’est à mourir de rire !!!
Lisez et faites-vous du bien !
Les fortes pluies de la nuit dernière, les premières de l’année 2009, ont également affecté l’environnement du Palais Législatif et interpellé le président du Sénat, Kelly Bastien. Celui-ci a mis l’accent sur la dégradation accélérée de l’environnement et l’urbanisation sauvage de Port-au-Prince. Plus que jamais, le parlementaire estime que les autorités doivent se pencher de toute urgence sur la pr
éservation de notre écosystème en péril.

vendredi 27 février 2009

Football : La FHF serait-elle sur le point d'être mise sous tutelle ?

Football : La FHF serait-elle sur le point d'être mise sous tutelle ?

La Fédération Internationale de Football Association FIFA envisagerait d'envoyer en Haïti un expert en finances pour contrôler le système de gestion de la Fédération Haïtienne de Football FHF.

Le bureau fédéral haïtien qui fait l'objet de plusieurs accusations de mauvaise gestion depuis quelques temps, -accusations rejetées toujours en bloc par le Dr Yves Jn-Bart président de la FHF- risque de voir filer sa marge de manœuvre, notamment dans les dépenses.

La FIFA avait déjà pris cette décision l'année dernière à l'encontre de la Fédération de Football de Samoa. L'instance suprême du football mondial avait écrit, nous citons : « Le Comité d'Urgence de la FIFA a décidé d'instaurer un comité de normalisation au sein de la Fédération de Football des Samoa (FFS) après avoir pris acte de la situation financière critique de cette dernière. Le Comité d'Urgence a considéré que les dettes auxquelles la FFS doit faire face ne mettaient pas seulement la fédération en danger mais aussi le projet Goal aux Samoa ».

La FHF qui se plaint toujours des difficultés économiques auxquelles elle fait face, malgré le financement de certaines dépenses par le projet Goal, devrait justifier ses transactions si la nouvelle de mise sous tutelle était confirmée.

Guyto Rivière
guytoriviere@yahoo.fr

HRV commente : Impossible de se faire une idée sur ce qui se passe au sein de la Fédération Haïtienne de Football. A l’image du pays. Les « gangs » se battent se disputent et se déchirent. Les critiques viennent de tous les côtés. Elles sont dirigées et éclaboussent tout le monde.

En matière de performance c’est le vide total. Nos sélections sont incapables de rééditer de belles performances.

Il est ou le mal ? Elle est ou la solution ?

jeudi 26 février 2009

Un rapport du département d’Etat Américain critique la situation des droits de l’homme en Haïti et en République Dominicaine.

Département d’Etat Américian
EFE – 26/02/2009.
Les actuations abusives des forces de sécurité affectent les deux pays.
WASHINGTON.- La corruption au sein des appareils judiciaires et les abus commis par les forces de sécurité lestent les droits humains en Haïti et en République dominicaine, selon un rapport divulgué hier par le Gouvernement des USA.
Le document élaboré chaque année par le Département d'État américain sur la situation des droits humains dans le monde, et qui a été remis hier au Congrès, résume la situation dans ces pays comme suit :
República Dominicana
Selon le Département d'État, bien que la loi dominicaine protège l’ensemble des droits fondamentaux, ils existent rapports d'organisations non gouvernementales et locales qui mettent en doute l'accomplissement effectif de cette législation.
Les « nombreux manques dans la supervision et la formation » dans les systèmes policier et correctionnel conduisent à des problèmes qui vont depuis « des pratiques de torture, de vraies palisses et d'abus physiques infligés à des détenus et des prisonniers » jusqu'« à des assassinats illégaux par les forces de sécurité ».
Le rapport applaudit qu'il n'ait pas été enregistré de disparitions, mais soutient qu'en effet qu’il y a des « nombreux rapports » qui certifient la « persistance de détentions arbitraires » et il dénonce les « mauvaises conditions des prisons » et le manque de respect aux droits de base des prisonniers.
La discrimination raciale, particulièrement contre « les immigrants de haïtiens et leurs descendants », a continué à être un problème, tout comme les « violations » et la « violence domestique » exercée contre les femmes.
Comme aussi « l'abus physique et psychologique des enfants », l'« utilisation clandestine de la main d'œuvre infantile » et la faible protection des droits fondamentaux du travail.
Globalement, des améliorations se sont produites, avec des exceptions, dans le respect à la liberté de presse, les libertés d’association et de groupement, et la transparence démocratique, puisque les élections présidentielles de mai ont été réalisées, selon les observateurs internationaux, de manière « libre et juste ».
Haïti
Malgré « quelques avancées », les autorités civiles maintiennent, en général, un « contrôle effectif » des forces de sécurité, persistent « nombreux problèmes ».
On souligne « les assassinats illégaux par des fonctionnaires de la policie » et leur « participation dans les cas de kidnappings », l'« inefficacité » des mesures contre le crime organisé, les « arrestations » et « les pauvres conditions sanitaires.
CRITIQUE INTERNE ET EXTERNE.
Les Etats-Unis ont pour leur part promis hier de donner l’exemple au monde dans l'amélioration des droits humains et ont dénoncé l'aggravation des libertés individuelles en 2008 dans 11 pays : Cuba, le Vénézuéla, la Chine, l'Egypte, l'Iran, le Sri Lanka, Le Zimbabue, La Mauritania, la République Démocratique du Congo (RDC) et l'Arménie.
« La promotion des droits humains est un élément essentiel de notre politique extérieure », a assuré la secrétaire État, Hillary Clinton, en présentant le rapport et a souligné que les Etats-Unis voulaient se montrer « exemplaire ». Malgré les critiques envers Cuba et le Vénézuéla, le rapport souligne comment la situation s’est améliorée en 2008 en Colombie et au Guatemala ont amé.
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=92404

Traduction JLJ pour HRV