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lundi 4 août 2008

Haïti/Cinéma : « Jacques Roumain, la passion d’un pays », le dernier long métrage de Arnold Antonin

Lundi 4 août 2008

P-au-P, 04 août 08 [AlterPresse] --- Le dernier film du réalisateur haïtien Arnold Antonin, autour de Jacques Roumain, sera projeté en avant-première le 4 août 2008 à la Fondation Connaissance et Liberté (Fokal), informent les organisateurs à l’agence en ligne AlterPresse.

« Jacques Roumain, la passion d’un pays » est le titre de ce long métrage, au travers duquel le réalisateur fait découvrir l’œuvre et la vie tourmentée de l’un des plus célèbres écrivains d’Haïti et l’un de ses plus célèbres hommes politiques.

La brûlante actualité des problématiques, qu’il posait il y a cent ans de cela, est surprenante, selon une note du Centre Pétion Bolivar.

Ce film, poursuit la note, est à la fois une fresque de toute "l’Haïti du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle.

Né à Port-au-Prince le 4 juin 1907 et décédé le 18 août 1944 , Jacques Roumain fut un illustre intellectuel haïtien. Il a publié plusieurs ouvrages, dont « Gouverneurs de la rosée ». En 2007, des manifestations culturelles ont été organisées pour commémorer le centenaire de sa naissance.

Dans sa dernière publication intitulée « L’utopie révolutionnaire en Haïti. Autour de Jacques Roumain », le Sociologue Hérold Toussaint présente Jacques Roumain comme « le penseur de l’espérance ». [do rc apr 04/08/2008 0:00]

http://www.alterpresse.org/spip.php?article7545

Commentaires :

Nous applaudissons encore une fois le travail du Cinéaste Arnold Antonin qui définitivement sort le cinéma haïtien de l’emprise de la médiocrité qui est entrain de l’envahir. Nous avons observé avec une certaine amertume la prolifération de certaines sous productions que les gens appellent des films qui sont en effet des tournages fait à l’aide de camescope maison dans un élan d’haïtianniser le septième art. Oui c’est le cas de le dire. Le Cinéma ce n’est pas du folklore ! c’est une expression artistique !

Le « tout moun se moun » n’autorise pas tout le monde à faire n’importe quoi et n’importe comment. (HRV reviendra sur la question !)

Nous espérons que ce films de Arnold Antonin recevra l’accueil qu’il mérite et que surtout les pirates lui permettront de renter l’argent investi dans le projet.

Le fait de pouvoir acheter les dvd piratés dans les rues de Port-au-Prince ou dans les rues de Brooklyn fait partie de « l’haïtiannisation du cinéma »

COUPE JUVENILE CARIBEENNNE...CFU 2008...A TRINIDAD AND TOBAGO

Trinidad et Tobago sera le siège de la coupe juvénile CFU
Trinidad et Tobago accueille cette année le siège de la coupe juvénile CFU (Union Caribéenne de Football) avec la participation de 21 sélections nationales U-17 qui se déroulera du 31 juillet au 10 aout.
La coupe Juvéile CFU 2008 qui représentera le tournoi éliminatoire de la zone pour le Championnat U-17 CONCACAF 2009, comptera de six groupes pour cinq sièges a Trinidad et Tobago durant la première phase : Fatima College Ground, Guaracara Park, Saint Mary’s college ground, Tobago, University of the West Indies field.
Les vainqueurs des six groupes et les deux meieurs deuxièmes joueront les quarts de finales le 6 aout. Les demie finale et la finale se joueront au Marvin Lee Stadium à Macoya le 8 et 10 Aout respectivement.
Le champion et le vice-champion seront qualifiés pour le championnat U-17 CONCACAF au Mexique l’année prochaine.


CHAMPIONNAT U-17 CONCACAF 2009....ELIMINATOIRES COUPE DU MONDE U-17 NIGERIA 2009
Eliminatoire zone Caraibe – Coupe JUvénile de la Caraïbe CFU 2008
TRINIDAD Y TOBAGO

Groupe A – Port of Spain; St. Mary’s College Ground
31.07.2008:
SAN VICENTE Y LAS GRENADINES – ISLAS TURCAS Y CAICOS 4:1
CUBA – DOMINICA 7:0
02.08.2008:
CUBA – ISLAS TURCAS Y CAICOS 7:0
SAN VICENTE Y LAS GRENADINES – DOMINICA 3:1
04.08.2008: ISLAS TURCAS Y CAICOS – DOMINICA (10:00)
SAN VICENTE Y LAS GRENADINES – CUBA (12:00)

Groupe B – Tobago
31.07.2008: GRENADA – GUYANA 1:1
02.08.2008: BARBADOS – GRENADA (16:00)
04.08.2008: GUYANA – BARBADOS (16:00)

Groupe C – Pointe-Pierre; Guaracara Park
31.07.2008: HAITI – SAN KITTS Y NEVIS 2:0
02.08.2008: HAITI – ISLAS CAIMAN 4:0
04.08.2008: ISLAS CAIMAN – SAN KITTS Y NEVIS (10:00)

Groupe D – St. Augustine; University of the West Indies Field
31.07.2008:
TRINIDAD Y TOBAGO – BERMUDA 1:1
02.08.2008: BERMUDA – ARUBA 6:0
04.08.2008: TRINIDAD Y TOBAGO – ARUBA (12:00)

Groupe E – Port of Spain; Fatima College Ground
31.07.2008:
REPUBLICA DOMINICANA – ANTILLAS HOLANDESAS 2:1
JAMAICA – ANTIGUA Y BARBUDA 5:1
02.08.2008:
ANTIGUA Y BARBUDA – REPUBLICA DOMINICANA 1:1
ANTILLAS HOLANDESAS – JAMAICA 0:6
04.08.2008:
ANTILLAS HOLANDESAS – ANTIGUA Y BARBUDA
JAMAICA – REPUBLICA DOMINICANA

Groupe F – Pointe-Pierre; Guaracara Park
31.07.2008: SURINAM – ISLAS VIRGENES US 9:0
02.08.2008: GUADELOUPE – ISLAS VIRGENES US 10:1
04.08.2008: SURINAM – GUADELOUPE
Fotos de Shaun Fuentes

dimanche 3 août 2008

La Fondation Héritage réclame une procédure judiciaire pour récupérer les fonds de la Téléco

La Fondation Héritage appelle les autorités haïtiennes à lancer un procès devant les tribunaux nationaux dans le cadre d’un processus pouvant permettre la récupération des fonds détournés par d’anciens dignitaires haïtiens. " Le gouvernement doit porter plainte en Haïti ", déclare Marilyn B. Allien, directrice de la Fondation Héritage, branche locale de Transparency International.
Elle soutient que le gouvernement haïtien doit réclamer des autorités judiciaires un procès contre les personnes accusées de détournement de fonds dans les rapports de l’Unité Centrale de Renseignements Financiers (Ucref) et la Commission d’enquête Administratives (CEA).
Mme Allien fait remarquer qu’aux Etats-Unis des sanctions sont appliquées contre des personnes impliquées dans le détournement des fonds de la Téléco alors qu’en Haïti on assiste à une immobilisme des autorités.
Réagissant sur le scandale financier impliquant l’ancien président Aristide, la Téléco et l’IDT, la directrice de la Fondation Héritage demande aux autorités judiciaires de se saisir du dossier. " Nous demandons qu’un procès soit engagé devant les tribunaux haïtiens contre les acteurs impliqués dans cette affaire", dit-elle faisant remarquer qu’il faut au préalable interpeller ces individus.
Selon Mme Allien, le gouvernement haïtien ne peut lancer une procédure sur le plan international sans auparavant boucler les étapes devant les tribunaux haïtiens. " S’il y a un verdict de culpabilité contre ces personnes, à ce moment là Haïti pourra engager un processus pour essayer de récupérer les fonds de la Téléco qui ont été détournés vers le compte fantôme de Mount Salem aux Iles Turcs and Caicos", ajoute t-elle.
La directrice de la Fondation Héritage regrette que jusqu'à présent aucune poursuite judiciaire n’a été lancée contre les personnes mises en cause dans les rapports de l’Ucref et de la CEA. " La plainte qui a été déposée auprès d’un tribunal fédéral en Floride (USA) a été retirée par le gouvernement haïtien en juillet 2006 ", rappelle Marilyn B. Allien.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13959

La CPP pas du tout motivée par la recherche de postes ministériels

« L’incontournable » bloc parlementaire à la Chambre basse toutefois ouvert aux acteurs impliqués dans la formation du prochain gouvernement
samedi 2 août 2008,
Radio Kiskeya
Aucun membre de la Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP), bloc majoritaire à la Chambre basse (51 députés sur 99) n’aurait été mandaté pour négocier des postes ministériels au nom du bloc parlementaire, a déclaré vendredi un des membres de ce bloc, le député de l’Arcahaie (Ouest), Féquière Julien.
La CPP ne cherche pas à avoir le contrôle du gouvernement, a ajouté le parlementaire, indiquant toutefois que le bloc parlementaire reste ouvert à tous les acteurs politiques dans le cadre des tractations en cours en vue de la formation du prochain gouvernement.
Des organisations soutenant le Premier ministre Michèle Pierre Louis, dont certaines réputées proches de Lavalas (parti de l’ancien président Jean Bertrand Aristide), ont à maintes reprises accusé le Parlementaire de vouloir ravir au chef de l’Exécutif et au Premier ministre ratifié la prérogative constitutionnelle de former le gouvernement.
Le député Féquière Julien range au nombre des priorités du prochain gouvernement la création d’emplois, la lutte contre la cherté de la vie et l’insécurité.
Le député de Grande Saline (Artibonite), Wilbert Joseph Deshommes (Fusion), soutient pour sa part la position de son parti en faveur de la formation d’un gouvernement de coalition. Il prévient toutefois n’être pas disposé à refaire l’expérience du Gouvernement Alexis/Préval au sein duquel chaque ministre exécutait son propre agenda. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5187

Quel sort du Premier ministre ratifié au cas où sa déclaration de politique générale est rejetée par le Parlement

De plus en plus de personnes se positionnent par rapport à la question
samedi 2 août 2008,
Radio Kiskeya

Le débat est lancé en Haïti autour du sort du Premier ministre Michèle Duvivier Pierre Louis au cas où sa déclaration de politique générale ne serait pas approuvée prochainement par le Parlement.
La question est soulevée en raison de la situation particulière au Sénat où, en raison de l’effectif réduit des sénateurs (18 sénateurs sur 30), Mme Pierre Louis aura besoin au moins de 16 voix pour l’approbation de son programme de gouvernement.
De plus en plus de personnes s’interrogent sur le sort qui sera le sien au cas d’un rejet de sa déclaration de politique générale : continuera-t-elle à être Premier ministre en n’ayant qu’à revoir sa copie et modifier la composition de son gouvernement ? Ou bien, le chef de l’Etat devra-t-il procéder au choix d’un nouveau Premier ministre ?
Un des principaux juristes haïtiens et professeur de droit constitutionnel, Montferrier Dorval, croit que le choix d’un nouveau Premier ministre s’impose dans le cas d’un rejet de la politique générale.
Intervenant vendredi sur la question, le sénateur de l’Ouest, Jean Hector Anacacis (élu sous la bannière de la plate-forme présidentielle LESPWA) a pris le contre-pied de cette thèse en soutenant que Mme Pierre Louis demeurera 1er ministre en dépit de l’éventuel rejet de son programme et n’aura qu’à modifier la composition de son gouvernement avant de revenir solliciter la sanction favorable du Parlement.
L’article 158 de la Constitution haïtienne traitant de la question stipule que « le Premier ministre, en accord avec le Président, choisit les membres de son Cabinet ministériel et se présente devant le Parlement afin d’obtenir un vote de confiance sur sa déclaration de politique générale. Le vote a lieu au scrutin public et à la majorité absolue de chacune des deux (2) Chambres. Dans le cas d’un vote de non confiance par l’une des deux (2) Chambres, la procédure recommence ».
Si la controverse persiste, l’on devrait s’attendre au recours par les députés et sénateurs à une procédure d’interprétation de l’article 158 de la Charte fondamentale, le Parlement étant le seul habilité à interpréter la Constitution. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5186

185 casques bleus honduriens bientôt en Haïti

Avec des soldats du Nicaragua, du Salvador et du Guatémala, ils feront partie d’un contingent centraméricain
Août 2008,
Radio Kiskeya
Les 185 casques bleus que le Honduras va envoyer en Haïti pour les débuts du pays centraméricain au sein de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) se rendent ce dimanche au Guatémala pour y subir des séances d’entraînement.
Selon le colonel José Archaga, porte-parole des Forces Armées Honduriennes, relayé par l’agence espagnole EFE, le vice-ministre de la défense, Adolfo Sevilla, a présidé vendredi à Tàmara, près de la capitale, Tegucigalpa, une cérémonie au cours de laquelle il a salué le départ des troupes.
Les soldats, qui doivent regagner bientôt le Honduras avant de s’envoler pour Haïti, seront placés sous le commandement du lieutenant-colonel Reynel Fùnez Ponce. Dans la province guatémaltèque de Cobàn, ils doivent intégrer une école d’entraînement pour les forces de paix des Nations Unies.
Les effectifs honduriens comprendront également des militaires nicaraguayens, salvadoriens et guatémaltèques qui rejoindront aussi la force de paix déployée en Haïti dans le cadre d’un contingent de la Conférence des Forces Armées Centraméricaines (C-FAC).
Le 21 novembre 2007, le Congrès National du Honduras (Parlement) avait autorisé l’envoi en Haïti des casques bleus en réponse à une demande onusienne.
La MINUSTAH, don t le Brésil détient le commandement, compte quelque 9.000 militaires et policiers internationaux issus en majorité de l’Amérique latine. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5185

Washington salue la ratification de Michèle Pierre-Louis

samedi 2 août 2008,
Radio Kiskeya
L’ambassade des Etats-Unis en Haïti a salué vendredi l’accession de Michèle Pierre-Louis au poste de Premier Ministre, au lendemain de sa ratification par le Sénat, et s’est déclarée prête à "travailler en étroite collaboration avec cette distinguée haïtienne dans l’exercice de son importante fonction".
S’exprimant dans un communiqué au nom de l’administration Bush, la mission diplomatique américaine estime que la priorité des priorités aujourd’hui est la formation rapide d’un nouveau gouvernement dont la mission sera de "relever les nombreux défis auxquels Haïti fait face et rattraper les occasions perdues" près de quatre derniers mois après la destitution du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis.
"Nous attendons le choix et la ratification sous peu d’un gouvernement actif, prêt à satisfaire les besoins pressants du peuple haïtien", souligne le communiqué ajoutant que Washington attend "l’opportunité de travailler vers cette finalité avec le nouveau Premier ministre et son prochain gouvernement".
Très influents politiquement en Haïti, les Etats-Unis sont considérés comme le principal partenaire économique du pays.
Après avoir bouclé jeudi la première phase du processus de ratification, Michèle Duvivier Pierre-Louis doit faire approuver sa déclaration de politique générale devant les deux Chambres du Parlement séparément pour succéder à Jacques-Edouard Alexis. Ce dernier avait été renvoyé le 12 avril dernier à la suite de violentes manifestations contre la faim et la vie chère à Port-au-Prince et en province. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5184

Conflit entre le chef du parquet et un commissaire de police

Un conflit a éclaté entre le commissaire du gouvernement près le tribunal civil de Port-au-Prince, Claudy Gassant, et le commissaire de police de Pétion ville, Frantz Georges, en raison de désaccords dans le cadre d’une enquête criminelle.
Les deux responsables d’entités de la chaîne pénale s’accusent d’avoir dérogé à la procédure en matière d’investigation.
Un accrochage a eu lieu entre les deux hommes à Delmas 83 où un véhicule qui pourrait être impliqué dans un enlèvement a été retrouvé. La voiture en question à l’origine de l’incident est la propriété de Assad Volcy, chef du service de presse du palais national.
Le commissaire Georges a indiqué aux journalistes qu’il n’avait pas d’informations sur le propriétaire du véhicule dont le signalement avait été donné par le CRO. Il informe qu’une patrouille de la police avait retrouvé la voiture dans la matinée du jeudi 31 juillet. " Deux individus se trouvant à bord du véhicule ont pris la fuite abandonnant leurs armes dans un ravin", révèle l’officier de police.
Le chef du parquet prend le contre-pied de cette déclaration arguant qu’il s’agit d’un montage. " J’étais en compagnie de Assad dans un lieu public pendant une bonne partie de la soirée", explique le juge Gassant pour qui il s’agit d’une tentative de salir l’image de M. Volcy.
Le chef du parquet veut prouver que cette histoire ne tient pas debout et a autorisé les journalistes à accompagner le juge de paix dans son enquête. Le juge Gassant annonce qu’il entend confier une autre partie de l’enquête à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) afin de faire la lumière sur ce dossier. " S’il y a eu kidnapping on va voir les parents de la fillette qui a été enlevée ", soutient Claudy Gassant.
Un autre accrochage, cette fois-ci entre des policiers et des substituts du commissaire du gouvernement, a eu lieu au cours de cette même journée au commissariat de Pétion ville. Les juges entendaient vérifier les registres du commissariat.
Pendant ce temps, le responsable du service de presse du palais national, Assad Volcy, nie toute implication de son véhicule dans un rapt. " La voiture était en ma possession", explique t-il tout en réclamant l’ouverture d’une enquête sur cette affaire.
Un climat de tension règne entre le parquet de Port-au-Prince et le commissariat de Pétion ville appelés à collaborer notamment dans le cadre de la lutte contre le kidnapping. Le commissaire Georges accuse le chef du parquet d’avoir menacé de l’incarcérer alors que ce dernier soutient que l’officier de police l’avait menacé avec son arme à feu.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13957
Commentaires : Le nom de ce monsieur ne sera jamais libéré de tout soupçon. En Haïti on est habitué avec les enquêtes qui ne finissent jamais. Un scandale fera place à un autre scandale. Aucun secteur de la société exigera la vérité sur la question.

samedi 2 août 2008

Le grenier pourrait bien nourrir...mais !

Si les agriculteurs avaient les moyens pour faire l'irrigation et mettre en valeur les terres cultivables, Port-à-Piment pourrait nourrir davantage ses milliers d'habitants et même ses voisins Il n'y aurait pas une période de vache maigre en termes de production agricole à Port-a-Piment. Selon la saison, les habitants s'adonnent à la culture des céréales, des agrumes, des vivres et des tubercules. « Nous cultivons un peu de tout à Port- à -Piment : maïs, haricot, manioc, cocotier, banane, raisin », énumère avec précision Nerette Victor, Port-à-Pimentois d'origine et ancien cultivateur. « J'ai commencé à cultiver la terre depuis mon plus jeune âge. C'était mon gagne-pain et celui de ma famille », explique le sexagénaire. Âgé aujourd'hui de soixante-quatre ans, Victor, greffier au tribunal civil de Coteaux, ne pratique presque plus l'agriculture.
Son travail de greffier prend le plus claire de son temps. Mais c'est surtout les extrêmes difficultés rencontrées dans la production et le transport des produits agricoles qui, dit-il, l'ont porté à négliger les champs.
« Autre fois, l'agriculture permettait facilement aux Port-à-Pimentois d'éduquer leurs enfants, de prendre soin de leur famille. Plus maintenant », crache-t-il, jetant les regards sur un vieux jardin situé à quelques mètres de sa maison.
Le niveau de production a considérablement diminué à cause de l'absence d'un système d'irrigation pour l'arrosage des terres cultivables, par manque de moyens économiques facilitant la mise en valeur des champs et par manque de moyens de transport pour écouler les produits vers les villes avoisinantes. Il en résulte que bon nombre d'agriculteurs ont abandonné les champs pour migrer vers d'autres villes, notamment Port-au-Prince.
Ceux qui y sont restés pratiquent une agriculture d'auto-subsistance alors que la culture de la terre reste la première et la plus importante activité économique des Port-à-Pimentois.
« C'est, en quelque sorte, la première occupation des habitants.
Il n'existe pratiquement pas d'autres alternatives en termes d'activités économiques et commerciales à Port-à-Piment », souligne le maire de cette commune, Fritz Gattereau.
Revenu des Etats-Unis il y a quelques années, Fritz Gattreau n'est pas le seul à se plaindre de ce qui faisait autre fois la force de la cité.
De jeunes Port-à-Pimentois, qui ont vécu leur enfance dans la commune, disent avoir la nostalgie du temps où Port-à-Piment servait de grenier pour ses habitants et aussi pour des milliers de citoyens venant des localités avoisinantes.
« Il fût un temps où des gens de Côteaux, de Port-Salut et d'autres zones venaient s'approvisionner chez nous », s'est rappelée Marie France Mérilan, une jeune Port-à-Pimentoise vivant à Port-au-Prince.
La jeune femme dit espérer une amélioration des moyens de transport, véritable handicap pour écouler les produits vers les marchés locaux.
Avec les travaux de réparation de la route nationale numéro 2 jusqu'à Tiburon initiés par le gouvernement haïtien avec le support du gouvernement taiwanais, certains citoyens nourrissent déjà l'espoir de voir Port-à-Piment reprendre ses droits séculaires.
« Nous avons encore la possibilité de relever le niveau de production », croit dur comme fer M. Gattereau.
D'autant plus que les agriculteurs portapimentois semblent préférer les engrais naturels aux engrais chimiques. Ce qui leur procure des récoltes probantes et de meilleure qualité. « Les cultivateurs misent beaucoup plus sur les engrais organiques », explique Fritz Gattereau.
A Port-à-Piment, certains produits agricoles, notamment les oranges, les avocats et les régimes de banane, paraissent visiblement plus volumineux que ceux qu'on retrouve dans d'autres villes du pays.
Jean Max St Fleur
jmsaintfleur@lenouvelliste.com http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=60649&PubDate=2008-08-02

L'Etat a-t-il les moyens de sa politique ?

Déclaré zone réservée et sous protection par la loi, morne L'Hôpital, assiégé par des constructions anarchiques et de bâtiments modernes, dont certains coûtant des centaines de milliers de dollars, attend les interventions d'urgences des responsables de l'Etat qui accordent déjà un délai ne dépassent pas la fin de ce mois aux propriétaires d'immeubles dans ce périmètre pour vérifier leurs titres de propriétés.
A entendre les responsables, ceux qui osent se prononcer sur la question, on s'interroge sur la volonté et/ou la capacité de l'Etat à s'engager dans un tel combat, vu la complexité de la situation. Différentes catégories sociales (riches/pauvres, professionnelles/petits commerçants, citadins/ruraux...) font, depuis un certain temps, de l'espace appelé Morne L'Hôpital, leur demeure.
Cette occupation arbitraire, puisqu'elle enfreint les dispositions légales en vigueur, contribue en grande partie à détruire les réserves écologiques de cet espace qui devrait jouer un rôle protecteur pour la capitale et les zones avoisinantes, surtout lors du passage des cyclones.
Dans un avis adressé en particulier aux occupants des propriétés se trouvant au Morne L' Hôpital, la Direction générale des Impôts leur a lancé un ultimatum expirant le 31 août 2008. mais jusqu'à présent, selon les informations recueillies par le journal, aucun d'eux ne s'est encore manifestant. Il n'est que d'attendre.
Quelle étendue !
L'article 2 de la loi du 27 août 1963 plaçant le Morne L'Hôpital sous protection le délimite comme suit :« Prenant la direction Ouest à partir du Calvaire de Pétion-Ville, la limite empruntera la ligne de Crète en passant par le Pic Fourmi, Nan Galet, St-Laurent, Nan Bois Pin et Dufrene ; à partir de la prise de Diquini et allant vers l'Est, elle suivra l'aqueduc de Diquini jusqu'à Source Leclerc, puis suivra la route Sous Dalles jusqu'à Fort Mercredi, du Fort-Mercredi elle passera par le Sanatorium, puis le Tunnel de Carrefour-Feuilles, la Croix Desprez, la Source de Turgeau, la Villa Rosa et enfin le Manoir des Lauriers, la limite suivra la route Port-au-Prince, Pétion-Ville jusqu'à Lamennais et de là jusqu'au Calvaire de Pétion-Ville excluant les propriétés bâties à cette date. »

A bien considérer, c'est pratiquement toute plusieurs communes qui sont concernées par la question : Port-au-Prince, Pétion-Ville, Delmas, Carrfour...
Selon une source généralement bien informée, ces administrations municipales seraient en conflit entre elles en ce a trait à la délimitation de chacune de ces collectivités territoriales.
Fiscalement, avoir juridiction sur une zone peut être une source de profit pour la mairie.
Vous avez dit dommages collatéraux
Ainsi, plusieurs mairies auraient juridiction sur une partie de cette zone objet de l'avis de la DGI.
D'une source digne de foi, on apprend également que plusieurs ministères concernés par le devenir du Morne L'Hôpital, donc l'avenir de Port-au-Prince, seraient réticents à intervenir, alors qu la situation s'aggrave au jour le jour.
Les intérêts en jeu sont grands et les moyens économiques et la force coercitive de l'Etat ne sont pas proportionnels. Que faut-il faire : Laisser faire ou employer les moyens forts ? Négocier ou déguerpir ? Appliquer la loi ou l'inverse ? Quelque soit la solution choisie, les dommages collatéraux seront énormes.
L'Etat haïtien a-t-il les moyens de sa politique ? De la réponse à cette question dépend l'application de toute mesure visant à protéger réellement Morne L'Hôpital ainsi les différentes sources alimentant la ville de Port-au-Prince.


Samuel BAUCICAUT
Jean-Gardy GAUTHIER
Commentaires :
L’état devra se démerder pour trouver les moyens car il faut arrêter cette gangrène qui va finir par une énorme catastrophe naturelle un de ces quatre matins.
Les gens qui sont en train de construire actuellement vivent quelque part. On ne peut donc pas trouver de justification à ce tort constant qui est causé à l’environnement.

Les gouvernements antérieurs ont fait semblant de ne pas voir et n’ont pas eu le souci de mettre un frein a cet état de chose. La situation est plus que urgente donc il faut des mesures drastiques et urgentes. Ceci pour la protection même de ceux-là qui se sentiront léser par les mesures coercitives de poids.
A un certain moment il faudra faire intervenir la MINUSTAH et ces moyens pour arrêter l’escalade des constructions anarchiques.
Pour les apôtres de la morale, pour l’excellentissime Sénatrice Madame Edmonde Supplice Beausile, être sénatrice dans un pays et ne rien faire en matière de législation pour éviter arrêter cette cochonnerie est immorale et amorale. Beaucoup plus que ne le seraient des relations homosexuelles ! Alors portez votre croisade moralisante un peu plus au-dessus de la ceinture. Faites comme si !

Valdo Jean condamné aux travaux forcés à perpétuité

Deux ans et sept mois après le meurtre de Ginoue Mondésir, vedette de la chaîne 5, mère d'un enfant, son concubin, Valdo Jean, mis en cause a été jugé par le tribunal criminel avec assistance de jury. Il a été condamné aux travaux forcés à perpétuité.
Depuis environ 10h 30 a.m., ce vendredi 1er août 2008, les super branchés de la TNH étaient déjà informés du verdict de culpabilité contre Valdo Jean par les membres du jury. Ces derniers n'ont pas admis des circonstances atténuantes en faveur de l'accusé. Cependant, ils ont souligné que le crime horrible, odieux n'a pas été commis avec préméditation. Mais cela n'a pas suffi à Valdo Jean pour voir réduire sa peine. Les représentants du Ministère public ayant soutenu l'accusation, ont requis le tribunal de faire application des articles 240 et 249 du code pénal relatifs au meurtre .Une réquisition qui a été combattue par le conseil de l'accusé, tout en faisant remarquer au président de la cour criminelle que le 2e alinéa de l'article 249 dont a fait mention le Ministère public a été aboli. Le conseil de l'accusé s'est référé au code pénal mis à jour par Jean Vandal pour contester en vain cette réquisition, car le décret du 4 juillet 1988 était la réponse. Et le conseil de la défense se réserve le droit de pourvoir en cassation.
Pour sa part, la partie civile a accueilli favorablement la décision du jury, condamnant Valdo Jean aux travaux forcés à perpétuité. Elle en a profité pour réclamer des dommages-intérêts d'un montant estimé à 200.000 000 gourdes. Jugé exorbitant, le conseil de la défense a déclaré s'opposer à cette demande de la partie civile et a sollicité du même coup la clémence du tribunal criminel pour l'aider à sortir de cette impasse. Concernant les répartitions (réparations) réclamées par le partie civile, les représentants du Ministère public (Gabrielle P. Domingue et Félix Léger) ont fait remarquer que cette somme est insuffisante s'il faut prendre en compte la vie des membres de la famille de Ginou. Ils ont fait référence au décès des parents (père et mère) de la victime lâchement assassinée et de ses deux tantes.Prenant la parole après la verdict, Valdo Jean dit n'être pas satisfait du jury qui a délibéré contre lui. «On a jugé sans connaître la vérité. Jusqu'à présent, elle demeure inconnue», a indiqué l'ex-concubin de Ginoue Mondésir. Cette décision relative à la condamnation aux travaux forcés à perpétuité a fait déchanter Valdo au point de déclarer qu'on a organisé ce procès contre ''ti nèg'' .Il n'a jamais pleuré. Il s'était toujours montré très ferme dans sa box décorée de tapis rouge. Même au moment où la décision du jury lui était communiquée, Valdo n'avait pas cédé. Cependant, il s'était laissé traverser par une sorte de réminiscence au cours de laquelle il a demandé pardon arguant qu'il a encore une chance. Valdo a en quelque sorte a fait son mea culpa. Dans ce genre de procès, certains témoins sont d'une grande importance. Cela dit, le ministère public (partie poursuivante) avait cité cinq témoins à comparaître. Parmi eux, figure le frère de Ginoue : Rico Mondésir. Celui-ci le premier à avoir éclairé la lanterne du tribunal criminel.
Rico Mondésir avait juré de dire la vérité et rien que la vérité. Il a raconté les faits déjà connus sur l'assassinat de sa sœur. A en croire ce témoin, la mort de Ginoue a été planifiée. Rico a fait certaines révélations sur des scènes de violence entre les deux concubins.Ce jeune frère de Ginoue, âge de 29 ans, Rico Mondésir, dit avoir rencontré Valdo à l'occasion d'un mariage. C'est sa sœur défunte qui l'avait présenté comme son amant.Le deuxième témoin s'appelle Michael Jean. Celui-ci habite non loin de Kaliko Beach, zone Cariès, où le meurtre a été commis.Dans sa déclaration d'abondance, Jean dit avoir connu Valdo Jean le jour de l'assassinat. Il a déclaré au tribunal criminel avoir appris la mort de Ginoue Mondésir le 24 décembre 2005 par un ami de la localité.


« Je l'ai su quand quelqu'un m'a rapporté qu'un inconnu était en train de tuer une dame. On l'a surpris au moment où il tentait de s'enfuir», a déclaré Michael Jean devant le tribunal criminel siégeant avec assistance de jury.

Il a bien expliqué que le visage de Ginoue était maculé de sang et que, selon toute vraisemblance, Ginoue serait morte sur le champ. Valdo retenait Ginoue par les cheveux pour, à l' aide du clic (djac), la frapper à la tête. Grâce à Michael, la population n'a pas lynché Valdo. Ce dernier va remercier Michael Jean de lui avoir sauvé la vie. L' arme du crime a été présenté au témoin qui dit avoir reconnu ce clic ayant la forme de uzi.

Le troisième témoin a été l'ancien directeur de Télémax et actuel directeur général de la Télévision Nationale d'Haïti, M. Pradel Henriquez. Il a affirmé avoir collaboré avec Valdo à télémax. Le directeur de la TNH dit avoir appris la nouvelle de la mort de Gionue le samedi 24 décembre par le responsable du commissariat de l'Arcahaie. Ginoue, revenue de la province, a été assassinée par son concubin Valdo. Interrogé sur les scènes de jalousie, de violence, M. Henriquez a répondu que la victime n'avait jamais exprimé aucune inquiétude voire des scènes de violence. Mais par la suite, dit-il, tout allait éclater. Elle s'est absentée pendant 15 jours on a appris qu'il y avait une mésentente au foyer. Quant à Valdo, M.Pradel Henriquez a déclaré avoir fait sa connaissance en août 2004.Waklter Paulisma, un quatrième témoin qui a vraiment éclairé la lanterne du tribunal sur l'assassinat de Ginoue, se retrouvait sur la route de l'assassin grâce à des bruits insolites et étranges que produisait un djac ( ti kow, ti kow).Curieusement, il s'approchait vers un véhicule qui était en stationnement. Puis, il a vu Valdo tenant en main un objet ayant la forme d'une arme à feu. Mais la version des faits de Walter Paulisma est identique à celle de Michael Jean qui avait empêché la population de brûler vif Valdo, suite à son parfait sur Ginoue.Après ses déclarations, il a identifié Valdo comme celui qu'il avait protégé le 24 décembre 2005.Le cinquième et dernier témoin s'appelle Jeanne Marjorie Joseph, médecin légiste, pathologiste. Elle a connu Valdo après qu'il eut donné la mort à Ginoue.L'autopsie a révélé que Ginoue a été violemment frappée à la tête. On a identifié huit plaies au niveau frontal. Le spécialiste a déclaré que Gionue est morte d'un traumatisme crânien. Elle avait reçu des coups mortels. C'est ce qui a provoqué des fractures du cerveau... (Contusions, hématomes mais pas de fractures du cerveau !!!) , fractures du crâne sans doute !
Valdo JeanL'accusé Valdo était le dernier à prendre la parole après l'audition des témoins. Il s'adressait à l'assistance, nombreuse sur un ton ironique. Parfois, il sourit mais ce sourire cache-t-il quelque chose ?

Les propos tenus par Valdo à l'endroit des parents de Ginoue étonnent. Il a déclaré qu'il vivait en bonne harmonie avec sa concubine .Cependant, il a affirmé qu'il se trouvait certaines fois dans un état de démence. Il dit avoir appris la mort de Ginoue pendant qu'il était au commissariat de l'Archaie.«Un homme intelligent n'aurait jamais tué Ginoue. Je n'ai aucun intérêt à encourager la criminalité, car j'ai reçu une éducation chrétienne», a martelé Valdo Jean.Après qu'il a fini de faire du coq à l'âne , le président du tribunal criminel, le juge Rock Cadet, lui a demandé : «Qui a tué Ginoue ? Je ne peux être affirmatif . J'ai entendu pleurer Ginoue, mais je n'ai pas su pourquoi. J'ai utilisé le cric. J'ai donné des coups, je ne pouvais pas voir qui je frappais, a lancé Valdo en sollicitant la clémence du jury. Je sais que la justice ne fait pas de cadeau. Mais si elle devait le faire ,je le recevrais volontiers», a déclaré Valdo Jean. Les gens qui assitaient au procès du jeudi 31 juillet au vendredi 1er août 2008 ne le laissaient pas des yeux. Cette foule qui attendait la vérité de Valdo sur la mort de Ginoue était restée sur sa soif. Pour l'assistance, Valdo Jean a beaucoup parlé mais n'a jamais dit la phrase qu'elle souhaitait entendre : J'ai tué Ginoue.

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=60653&PubDate=2008-08-02
Commentaires:
Existe-il dans le panorama judiciaire haïtien un juge chargé de surveiller l’application des peines ? J’ai surtout peur que ses sentences ne soient pas purgées en Haïti le pays ou l’impossible est possible.
La famille de la regrettée ginoue devra s’organiser pour faire en sorte que ce malandrin ne se retrouve pas dehors avec la complicités des autorités véreuses du pays.
Ce serait un grand bien pour la société que de le savoir entre quatre murs.

Limonade, mwen tale nan fèt chanpèt

25 juillet 2008. Ils sont des milliers à avoir investi les rues de Limonade. En pèlerinage, catholiques et vodouisants se côtoient dans une ambiance harmonieuse et festive.
Vêtues de leurs robes bleu et blanc ou encore bleu, blanc, rouge en l'honneur de grann sent Ann, des centaines de dévotes ont envahi le parvis de l'église qui, pour l'occasion, a perdu de son air solennel pour ne plus ressembler qu'à un vaste marché, une place de foire où se joue un spectacle qui se répète depuis bien longtemps déjà. Les barques de friture et les glacières remplies de gazeuses ont trouvé de la place au milieu de « laye » de rubans, de bougies, d'images saintes et d'amulettes de toutes sortes.

Les affaires marchent bien. Grisés par l'ambiance, les pèlerins et les fêtards ne se privent de rien et commettent tous les excès. Même la viande qui, depuis plus de 24 heures, est frite et refrite à outrance, trouve preneur. On prie, on boit, on se prostitue, on s'insulte, on s'embrasse comme si l'avenir du monde en dépendait. Les pieds blanchis par la poussière des rues en terre battue, le visage ruisselant de sueur sous le chaud soleil de l'été, tout ce beau monde boit autant qu'il peut et, lentement mais sûrement, les rues disparaissent sous un amoncellement de sachets et bouteilles en plastique. La pollution est aussi de la fête, le sida aussi. On en parle, on en discute, des organisations de divers horizons distribuent des préservatifs par-ci, par-là. Et, parallèlement, des couples se forment et se défont au rythme de l'ambiance. La moralité n'est pas au rendez-vous. C'est la fête avant la fête pour une population qui gémit sous le poids de la misère et du sous-développement. « Grann Sent Ann, maman, tu connais ma douleur, tu connais mes souffrances et mes inquiétudes. Aide-moi à les supporter, car tu es la plus forte, la plus solide, notre mère à tous... » Elle doit en avoir plein le dos, la pauvre Sainte Anne, car la misère est grande et les souffrances visibles.
Ils sont partout, ces pèlerins, qui continuent à croire qu'un miracle est encore possible, qui les sortira des profondes ornières de leur désespérance quotidienne. Syncrétisme oblige, on salue Sainte Anne, on fait des génuflexions devant la croix du Christ puis, tout simplement, on va danser un ''yanvalou'' ou un je ne sais quoi pour appeler les ''lwas''. On ne prend pas de risque. Comme on ne sait qui répondra, on appelle tout le monde, lwas, saints, prophètes, avec l'espoir qu'une porte s'ouvrira.

Le soleil tape fort, certains ne s'en soucient pas et l'alcool coule à flots, et, à l'ombre des grands arbres, on s'amuse à jouer aux dominos ou à se raconter des blagues. Pour d'autres, plus sensibles à la canicule, c'est la quête d'un abri. On s'installe dans les bus qui ont servi à amener les pèlerins, et ceux qui ne trouvent pas de place s'allongent sur une natte ou un « atè miyo » qu'ils ont pris le soin d'installer sous un camion en stationnement.

La place, elle aussi, transformée en marché, grouille d'activités. Des tonnelles ont envahi l'espace et les «pèpè » et autres bimbeloteries sont les sujets d'âpres négociations entre vendeurs et acheteurs. Les gargotes des marchandes de « manje kwit», de « chen janbe » ne désemplissent pas.
Il est difficile, au milieu de cette foule, d'imaginer que la plupart des Limodadiens se reposent et n'ont pas encore investi les rues et que la plupart des visiteurs n'arriveront que dans la soirée pour le festival qui se déroulera sur la place publique ou leur traditionnel bal « champêtre » avec les incontournables orchestres Septentrional et Tropicana. La ville doit probablement avoir des propriétés élastiques pour pouvoir accueillir tout ce monde-là ! Plus tard, comme d'habitude, il y aura des cérémonies vaudoues dans plusieurs «lakou», et pendant que retentiront les première notes des grands orchestres, certains, faute de moyens, iront danser une « bidyonèl » alors que d'autres, encore moins fortunés, se contenteront d'une gazeuse ou de deux coups de clairin devant la porte d'entrée de l'espace réservé au bal, savourant à distance les mélodies de leur groupe préféré.
Demain, la fête prendra fin, et rares sont ceux qui iront à la messe célébré en l'honneur de la sainte patronne de la ville. Comme on le dit si souvent : « Apre bal, tanbou lou. »

Patrice-Manuel Lerebours

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=60586
Commentaires :
Dans un pays normal, un petit pays en territoire comme Haïti, ce genre de manifestations devraient drainer une populace monstre vers ses lieux magnifiques avec beaucoup de choses à voir et à visiter. Les élus locaux qui s’évertuent a récupérer de l’argent pour faire des simulacres de carnaval devraient accepter le principe de la centralisation des festivités carnavalesques et que des fonds leur soient alloués pour la réalisation de fêtes patronales.

vendredi 1 août 2008

Michèle Pierre-Louis devient Premier ministre

Après l’approbation du Sénat jeudi, la deuxième étape du processus s’annonce périlleuse à la Chambre haute
Jeudi 31 juillet 2008
,

Radio Kiskeya

Michèle Duvivier Pierre-Louis, 61 ans, est devenue jeudi officiellement Premier ministre d’Haïti à l’issue d’une séance de ratification au cours de laquelle le Sénat a approuvé son choix par 12 voix pour, 0 contre et 5 abstentions.
Il y a deux semaines, la Chambre basse avait accordé un vote massif à l’intéressée. Personne n’a été surpris de voir parmi les Sénateurs ayant fait abstention Edmonde Supplice Beauzile et Judnel Jean de la Fusion des sociaux-démocrates, Evallière Beauplan du PONT et Fritz Carlos Lebon. En revanche, le Sénateur Jean Hector Anacacis, considéré comme l’électron libre de la plateforme présidentielle Lespwa, a été une fois de plus imprévisible. Le parlementaire a indiqué avoir " adopté une position de prudence " parce qu’il est conscient que le Parlement ne sera pas en mesure d’accorder à Mme Pierre-Louis un budget susceptible de lui donner les moyens de satisfaire les revendications de la population. Anacacis, qui révèle que le Premier ministre démissionnaire, Jacques-Edouard Alexis, est le médiateur désigné de Lespwa auprès du chef de l’Etat, menace de confirmer son abstention lors de la ratification de la politique générale en raison du rôle flou réservé à sa famille politique par le président Préval dans le futur cabinet. De son côté, la Sénatrice Edmonde Supplice Beauzile est restée de marbre face au vote majoritaire qu’a obtenu le Premier ministre. Seule parmi ses pairs à avoir soulevé la question polémique de l’homosexualité présumée de Michèle Pierre-Louis, elle s’est félicitée d’avoir pu entraîner dans son sillage quatre autres collègues. " " Guidée par sa foi chrétienne " , la Sénatrice Beauzile annonce par anticipation sa ferme décision de rejeter la déclaration de politique générale de l’éventuelle successeure d’Alexis qui, dit-elle, ne pourra jamais la convaincre. Après la confirmation de sa ratification, la deuxième femme Premier ministre après Claudette Werleigh (1995-1996)devra se présenter avec les membres de son cabinet pour faire l’exposé de sa déclaration de politique générale en Chambre séparée. L’exercice risque d’être périlleux au Sénat où le soutien de 16 des 18 Sénateurs en fonction sera nécessaire pour que Mme Pierre-Louis succède effectivement au Premier ministre sortant, Jacques-Edouard Alexis, renvoyé le 12 avril dernier par le Sénat à la suite de violentes protestations sociales contre la faim et la politique économique du gouvernement. Selon la constitution haïtienne, en cas de rejet de l’énoncé de politique générale, la procédure devra recommencer. spp/Radio Kiskeyahttp://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5183

Des sénateurs réclament la poursuite des négociations visant à la formation d'un gouvernement de coalition

Des sénateurs de diverses tendances politiques se prononcent pour la poursuite des négociations entre le chef de l’état et les dirigeants des partis politiques dans le cadre du processus de formation d’un nouveau gouvernement. Plusieurs sénateurs ayant voté favorablement ou ayant fait abstention lors de la séance d’hier jugent que ces consultations sont indispensables pour favoriser la ratification de la déclaration de politique générale du premier ministre ratifié. Tout en saluant le " vote patriotique" des sénateurs du bloc majoritaire, le sénateur Joseph Lambert ( Lespwa) souhaite que le président Préval multiplie les consultations avec les dirigeants des partis en vue de partager les responsabilités dans la prochaine équipe gouvernementale. De son coté, le sénateur Youri Latortue (LAA) se réjouit que le grand corps ait entériné la nomination de Mme Pierre Louis tout en mettant l’accent sur la nécessité de poursuivre les consultations. " Aujourd’hui il faut poser les problèmes de la population dans le cadre de la préparation de la déclaration de politique générale", insiste t-il faisant remarquer que les sénateurs qui se sont abstenus ont mis en exergue leurs inquiétudes. Le sénateur Evalière Beauplan est du nombre des sénateurs qui se sont abstenus lors de la séance. Il affirme avoir voté suivant les consignes de son groupe. " Je suis prudent et je dois respecter l’esprit d’équipe ", dit-il expliquant que le groupe des 5 est resté solidaire. Le sénateur Beauplan estime que la poursuite des négociations entre le chef de l’état et les dirigeants des partis politiques permettra à Michèle Pierre Louis de franchir les autres étapes sans difficultés. Le sénateur Joseph Pierre Louis (OPL), un des sénateurs responsable du report de la séance du 30 juillet, affirme avoir voté en faveur de Michèle Pierre Louis en suivant les consignes de son parti. " Nous respectons l’accord conclu avec le chef de l’état qui a donné la garantie que les partis politiques participeront au prochain gouvernement", dit-il faisant valoir que les négociations devraient commencer dans le meilleur délai.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13956

Une haïtienne et ses quatre enfants kidnappés aux Etats-Unis

Ils seraient victimes d’un accès de violence de leur époux et père qui aurait mortellement poignardé une autre compatriote dans l’Etat du Massachussets
Jeudi 31 juillet 2008,
Radio Kiskeya
La police de l’Etat du Massachussets recherche activement depuis jeudi une ressortisante haïtienne et ses quatre enfants en bas âge séquestrés dans un endroit où une autre femme a été retrouvée grièvement blessée à coups de couteaux, rapporte l’Associated Press.
Selon certaines informations, les enfants, dont l’âge est compris entre 11 mois et 3 ans, pourraient être retenus par leur propre père, Rodlyn Petit-Bois, également de nationalité haïtienne. Un mandat d’arrêt devrait être décerné contre lui pour homicide volontaire, a indiqué le procureur du district d’Essex, Jonathan Blodgett.
"Nous croyons que Rodlyn est extrêmement dangereux et pourrait être armé", a déclaré le procureur.
Mercredi, la police de Lynn (24 km au nord de Boston) avait dépêché une patrouille dans un appartement après avoir reçu un appel annonçant qu’une personne venait d’être poignardée. Les agents de l’ordre avaient retrouvé Greenland Etienne, 33 ans, baignant dans son sang. Transportée d’urgence à l’hôpital général de Massachussets, cette haïtienne devait décéder quelques instants plus tard.
Il y aurait une "relation sociale" encore indéterminée entre la famille du présumé kidnappeur et meurtrier et celle de Mme Etienne.
Dans le cadre de l’enquête ouverte sur cette affaire, des informations ont été transmises aux autorités de New York.
Rodlyn Petit-Bois, 25 ans, et son épouse, Louna Eveillard, 26 ans, étaient arrivés aux Etats-Unis en 1999 en provenance d’Haïti.
Des drames violents surviennent régulièrement au sein de familles haïtiennes établies sur le territoire américain. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5181

Le chef du parquet de Port-au-Prince dément l’implication du véhicule d’un fonctionnaire de la Présidence dans le rapt d’un enfant

Le commissaire Claudy Gassant et l’attaché de presse du Palais National, Assad Volcy donnent de la voix contre des responsables de la police à l’origine des accusations
Jeudi 31 juillet 2008,
Radio Kiskeya
Des révélations de la Police Nationale sur l’implication présumée du véhicule de l’attaché de presse de la Présidence, Assad Volcy, dans l’enlèvement d’un enfant de sept ans ont suscité jeudi de nouvelles tensions dans les relations souvent orageuses entre la PNH et le parquet de Port-au-Prince.
Le commissaire du gouvernement, Claudy Gassant, flanqué de son ami Volcy, a catégoriquement démenti la version de la police selon laquelle le véhicule du fonctionnaire du Palais National serait à l’origine du rapt mercredi soir de l’enfant dans le quartier de Bois Moquette à Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince).
Assimilant les accusations de la PNH à de la "méchanceté", Claudy Gassant s’est dit prêt à prouver qu’Assad Volcy se trouvait mercredi soir fort tard en sa compagnie dans un restaurant avant de regagner son domicile à bord du véhicule incriminé. Il s’est déclaré déterminé à sévir contre le phénomène du kidnapping, mais également soucieux de d’empêcher que "la réputation d’honnêtes citoyens ne soit salie par abus d’autorité ou manque d’expérience de certains".
Tout en assurant ne pas vouloir protéger son ami, le commissaire du gouvernement a autorisé le directeur central de la police judiciaire (DCPJ), Frantz Thermilus, à "diligenter une enquête" pendant huit jours sur le présumé enlèvement. Cependant, avant même d’attendre les conclusions de cette enquête, il a émis des doutes sur le rapt, reproché aux autorités policières d’avoir falsifié les données recueillies et empêché un juge de paix d’avoir accès au dossier.
Pour sa part, le responsable du bureau de presse et des relations publiques de la Présidence, qui s’exprimait aux côtés de M. Gassant, lors d’une rare conférence de presse convoquée d’urgence au parquet de la capitale, a confirmé les dires du commissaire. Après avoir quitté le magistrat à une heure très avancée, il avait lui-même piloté son véhicule au moment de rentrer à la maison mercredi soir. M. Volcy, qui n’en revient pas, s’est montré intrigué par la prise en chasse de sa jeep Montero DID immatriculée AA-44100. Après une course-poursuite jeudi matin entre Delmas 56 et Delmas 83 (est de la capitale), son chauffeur et un autre occupant du véhicule avaient été retenus pendant près d’une heure.
Soulignant que le directeur général de la PNH, Mario Andrésol, n’était pas informé du déroulement de l’opération que conduisait le commissaire de Pétion-Ville, Frantz Georges, le fonctionnaire a protesté de son innocence et réclamé une enquête sérieuse.
Lors de son intervention sur les lieux où le véhicule avait été intercepté, le commissaire Gassant s’était farouchement opposé à la volonté du commissaire de police de faire remorquer la jeep à des fins d’investigation.
Cette mésentente publique avait parfaitement illustré les conflits d’autorité et querelles de personne ayant caractérisé ces derniers mois les rapports très tendus entre la police et le parquet de Port-au-Prince. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5182
Commentaires :
La population commence en avoir marre avec ces querelles entre le Parquet de Port-au-Prince et la Police Nationale d’Haïti. Avec ces attitudes visant à démontrer qui détient le plus d’autorité, " ki yès ki pi gwo chèf " il y a eu des débordements allant jusqu’à la libération de kidnappeurs de renom donc la sécurité de la population reléguée au second plan dans cette lutte pour asseoir une autorité.
Ces derniers temps, les médias informels avaient rapporté l’arrestation par Claudy Gassant, d’un homme réputé comme le bras droit du directeur général de la police nationale.
C’est vraiment peu sérieux de la part de ces deux institutions qui devraient s’allier pour lutter contre la délinquance

Himmler Rébu invite les autorités à prendre au sérieux les revendications des militaires

Himmler Rébu invite les autorités à prendre au sérieux les revendications des militaires

Le Himmler Rébu, colonel des FAD’H, affirme que le mouvement des militaires démobilisés était prévisible mais le gouvernement haïtien n’avait pas su adopter des mesures pour répondre aux revendications.
" Je ne comprends pas pourquoi on minimise le problème des forces armées", dit-il faisant remarquer que ce problème est devenu récurrent. Soulignant que le problème de l’armée est réel, il rappelle que le parlement avait alloué des fonds à une commission présidentielle chargée d’évaluer la nécessité d’une nouvelle force publique.
" Il s’agit d’un problème de choix du chef de l’état qui est l’élément moteur dans le concept de sécurité national", argue t-il. Le colonel des forces armées reconnaît que les revendications des militaires sont difficiles à satisfaire. Il croit qu’il sera difficile pour le gouvernement de payer 14 ans d’arriérés de salaire tenant compte de l’état des finances publiques.
En ce qui a trait au rétablissement des forces armées, M. Rébu fait remarquer qu’il y a une approche facile parce que les forces armées font partie de la structure de sécurité nationale.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour " de radio Métropole, Himmler Rébu a soutenu que le mouvement des militaires démobilisés semble avoir été bien planifié par une structure politico-militaire. " C’est un cas d’instabilité ", déclare t-il n’écartant pas la possibilité que des militaires soient manipulés.
Outre les autorités haïtiennes, le chef de file du Greh critique également les responsables de la mission de l’ONU. " L’image du militaire étranger sur le territoire national est un facteur irritant pour un large secteur de la nation", ajoute t-il faisant valoir qu’il faut envisager dès maintenant un calendrier de retrait de la Minustah.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13951
Les militaires démobilisés placés en isolement dans la délégation du Nord

Plus de 150 personnes, se présentant comme des militaires démobilisés, ont été placées en isolement par les autorités le mercredi 30 juillet, mettant ainsi fin à un mouvement de contestation.
Les protestataires qui réclament le paiement de 14 ans d’arriérés de salaire et le rétablissement des forces armées ont accepté de se rendre après d’âpres négociations. Selon les informations fournies par les autorités régionales, 155 personnes dont 6 femmes, avaient investi l’ancienne prison civile du Cap-Haïtien le mardi 29 juillet dernier.
Au moins 7 membres du groupe, dont un présumé kidnappeur, ont été appréhendés par les forces de l’ordre. Les membres de la délégation du ministère de l’intérieur, qui avait négocié la reddition des militaires démobilisés, s’appliquent depuis hier à identifier ces personnes qui s’étaient réfugiées dans l’ancienne prison civile.
" Les autorités annoncent l’incarcération des personnes non membres des FAD’H et de ceux qui quoique membres de l’armée avaient déjà reçu leur solde", indique le correspondant de radio Métropole au Cap –Haïtien, Saintilus Ernest.
Dans le même temps, à Ouanaminte un climat de tension était perceptible, les citoyens craignant une intervention des forces de l’ordre contre les militaires démobilisés. Jusqu'à présent, ces militaires démobilisés ne sont pas inquiétés par les policiers haïtiens et les casques bleus de la Minustah dans la région.
" Réfugiés dans l’ancienne caserne, les militaires démobilisés effectuent des sorties afin d’acheter de la nourriture", explique le correspondant de radio Métropole, Jean Charles Jacques.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=139505

Commentaires :
Bien à l’opposé de l’opinion émise par l’ancien colonel des FADH, nous avons catalogué de mascarade l’occupation des soldats de l’ex-armée des anciens locaux. Nus avions eu l’impression des le départ que cela se limiterait à une simple réclamation d’arriérés de salaire et que les déclarations faisant intervenir le rôle constitutionnel des FADH, et la nécessité de contribuer à la sécurisation du pays ne sont que des faux étendards appelés à introduire une dose de légitimation patriotique dans un dossier banal d’anciens militaires qui ont faim et en butte à des difficultés d’ordre commun.
Les déclarations de l’ancien colonel font preuve donc d’une ingénuité surprenante, venant surtout d’un homme devenu politique après une brillante carrière militaire. Il semble avoir laissé de côté la réalité de ce jour pour se réfugier dans un amalgame nationaliste patriotique.
Notre réalité aujourd’hui est celle d’un pays occupé et assisté. La communauté internationale qui nous épaule et nous surveille a configuré un carnet de route qui n’a pas été dévoilé à aucun dignitaire de notre nation ni de notre gouvernement en faisant semblant de nous laisser quelques prérogatives, histoire de créer le leurre et le mirage de la démocratie participative. La remobilisation de l’armée n’est pas contemplée dans l’agenda de l’international. En ce qui concerne l’idée de la constitution d’une nouvelle force de sécurité : on verra ! Peu importe l’allocation budgétaire votée par la bande à Youri Latortue.
La communauté internationale a fait le pari de subventionner par exemple les prochaines élections sénatoriales partielles destinées à renouveler le tiers du grand corps. Elle préfère de loin nous doter d’un sénat nous obligeant à supporter ce spectacle hideux dont nous sommes témoin tous les jours que de rendre un élément de force à un secteur encore endoctriné par l’idée qui veut que le pouvoir doit être exercé par celui qui détient ce type de force.
Le calendrier après MMINUSTAH doit être préparé certes. Il ne doit pas débuter par la formation du groupe qui le remplacera. Il doit envisager le regain de l’AUTONOMIE du pays. Une autonomie qui doit être acquise sur le plan politique social et économique.
La communauté internationale en s’occupant de nous vient en aide surtout aux voisins qui risquent de craquer sou le poids des conséquences de la déliquescence de nos institutions et de la disparition de la nation haïtienne. Que nous soyons parvenus à nous détruire nous mêmes n’a jamais été un vrai souci pour nos chers amis. Aujourd’hui il faut venir en aide aux voisins menacés par la propagation de la bêtise haïtienne.
Ici nous faisons allusion à nos voisins de l’est qui ont fait preuve de bon élève et ont atteint le standard voulu et prévu et surtout les autres iles de la région qui risquent de voir leur population s’agrandir avec l’arrivée massive de boat people.
Dans ce contexte, les haïtiens toutes religions et tendances confondues devraient se ranger derrière Madame Michèle Pierre Louis pour essayer de déjouer les prédictions d’un échec annoncé.
Madame Michel Pierre Louis représente sans aucun doute un des derniers atouts dont dispose le pays. Les diatribes des moralistes devraient passer au dernier plan. L’homosexualité dans l’échelle de la morale n’est pas plus grave que le vol organisé, le mensonge, le manque de responsabilité officielle et la corruption légitimée comme " modus operandi " d’un état en banqueroute morale depuis deux siècles.

jeudi 31 juillet 2008

LE FILM SUR TOUSSAINT LOUVERTURE ...Danny Glover's slavery film lacked "white heroes", producers said

Haïti Recto Verso (HRV) cherchait des informations sur les résultats du match amical de foot opposant les grenadiers d’Haïti et les socca Warriors de Trinité et Tobago. En fait aucun média haïtien avait encore mentionné ou publié les résultats de cette rencontre.
HRV a donc fouiné à travers les journaux trinitéens disponibles sur internet et HRV a retrouvé cette dépêche de l’AFP qui traite le projet controversé du film de Danny Glover sur notre Héros national TOUSSAINT LOUVERTURE.
Beaucoup d’haïtiens avaient manifesté leur désaccord sur le fait que le projet soit parrainé par CHAVEZ et non pas par des haïtiens. La peur de l’adultération de notre chère histoire avait été l’un des motifs évoqués par les opposants.
HRV ne s’est jamais opposé à l’idée de réalisation de ce film et par Danny Glover et financé par Hugo Chavez. Nous voulons cependant que le résultat soit un grand film, qui puisse être vu par beaucoup de personnes.
Ceux qui ne seront pas d’accord avec la vision Danny Glover- Hugo Chavez n’auront qu’à réaliser une autre version.
Bref, voici donc un article de l’AFP dans lequel Danny Glover explique ces difficultés à trouver des investisseurs…Donc compter sur Hugo Chavez et sa mégalomanie est en quelque sorte un acte forcé don justifié.
HRV vous invite surtout à lire l’article en suivant le lien en fin de page afin de voir aussi le côté hilarant de plus de 60 commentaires publiés.
Bonne lecture !

"US actor Danny Glover, who plans an epic next year on Haitian independence hero Toussaint-Louverture, said he slaved to raise funds for the movie because financiers complained there were no white heroes.
"Producers said 'It's a nice project, a great project. where are the white heroes?'" he told AFP during a stay in Paris this month for a seminar on film.
"I couldn't get the money here, I couldn't get the money in Britain. I went to everybody. You wouldn't believe the number of producers based in Europe, and in the States, that I went to," he said.
"The first question you get, is 'Is it a black film?' All of them agree, it's not going to do good in Europe, it's not going to do good in Japan.
"Somebody has to prove that to be a lie!", he said. "Maybe I'll have the chance to prove it."
"Toussaint," Glover's first project as film director, is about Francois Dominique Toussaint Louverture (1743-1803), a former slave and one of the fathers of Haiti's independence from France in 1804, making it the first black nation to throw off imperial rule and become a republic.
The uprising he led was bloodily put down in 1802 by 20,000 soldiers dispatched to the Caribbean by Napoleon Bonaparte, who then re-established slavery after its ban by the leaders of the French Revolution.
Due to be shot in Venezuela early next year, the film will star Don Cheadle, Mos Def, Wesley Snipes and Angela Bassett.
"I wasn't the first one who had this idea," he said. "Sergey Eisenstein had the same idea, Anthony Quinn had this idea,
Harry Belafonte, Sidney Poitier, and this goes on."
The "Lethal Weapon" co-star, just turned 62, finally raised 18 of the 30 million dollars needed from a Venezuelan cultural body set up in 2006 by his friend President Hugo Chavez to counter what he termed "the Hollywood film dictatorship".
Venezuelan filmmakers last year slammed the investment.
"It is Mr Glover who should be bringing dollars to Venezuela," the National Association of Film Makers and the Venezuelan Chamber of Film Producers said in an open letter.
Glover, a longtime activist, has supported Chavez's political revolution since he was first elected in 1998.
After making his debut with a bit role in 1979 movie starring Clint Eastwood, "Escape From Alcatraz", Glover played in films such as "Silverado" and "Witness" but grabbed wide attention after Steven Spielberg's 1985 movie "The Color Purple".
He is probably most widely known as "Lethal Weapon" co-star with Mel Gibson.
Born in
San Francisco, he enrolled at the Black Actors Workshop there and is known for his stand against discrimination as well as for his activism against the Iraqi war and anti-personnel mines.
An admirer of the Senegalese writer-filmmaker known as the father of African cinema, Ousmane Sembene, Glover has helped produce African films, including the recently-acclaimed arthouse movie "Bamako" by Abderrahmane Sissako.
"The first African films that I saw were films that portrayed Africans as savages, ignorant and uncivilized, and I wanted to know something else," he said. "I was very fortunate, I had the chance to read writers like Mariama Ba, Aime Cesaire ... and Leopold Sedar Senghor. I read him when I was 20."
"When I saw Sidney Poitier on screen, I was probably 10 or 11," he added. "That was a different image, an image I had never seen before, on screen.
"The African-Americans I saw, they danced, they were buffoons, that was the image. So Sidney brought another image."
History, Glover said, had enabled him to play a wide range of roles because of the changes taking place in society.
"I think cinema has played a great role in our re-imagining ourselves," he said.
http://www.breitbart.com/article.php?id=080725061939.qkti45ek&show_article=1
Sur la colonne de droite une minute de la bande annonce !

Soca Warriors blank Haiti 2-0

BY NIGEL SIMON
THE “Soca Warriors” continued their 2010 South Africa World Cup preparations with a 2-0 shut-out of reigning Digicel Cup Caribbean champions, Haiti, 2-0 in a friendly international at the Marvin Lee Stadium, Macoya, yesterday.
After a less than inspiring first 45 minutes, second-half strikes from defender Keyeno Thomas and forward Cornell Glen secured a second straight win for T&T over the Haitians, who had earned a 2-1 at the Hasely Crawford Stadium, Mucurapo in the Digicel final last year.
However, the match did not get off to a good start for the host, as minutes before the kick-off, captain Aurtis Whitley, who was expected to make a return from injury after missing the last two matches had to be replaced from the starting 11.
Whitley, picked up an ankle injury while warming up on the artificial turf surface and his place in the team was taken by winger Kevaughn Connell while the captain’s band was handed to Cyd Gray.
Seconds into the match, the Haitians were almost gifted a goal by a lethargic T&T defence, however goalkeeper Marvin Phillip was able to recover in time while at the other end the first real sign of life of attack from T&T came in the ninth minute, when Connell began a counter-attack down the left flank.
After reaching just over the half line, Connell picked out an over-lapping Gray racing down the centre of the Haitians defence, but with goalkeeper Fenelon Gabart
to beat he fired straight into the legs of the keeper.
Apart from that, the visitors enjoyed the better of the first half, stroking the ball around the field without much pressure from a very relaxed T&T midfield but with no real positive effect on the scorecard.
The Haitians should have gone ahead in the 26th minute, but striker Leonel St Preux, managed to head wide of the target from less than six yards out from a pin-point Alcenat Sony right-sided cross.
T&T’s only other real threats of the first period came via some long range free-kicks taken by England-based Christopher Birchall, and aimed at Thomas at the far post, which were all handled by the Haitians.
Speedy forward Glen also looked to be coming into his own and on a few occasions had the Haitian defenders snatching at air with his quick turns and change of pace.
But being the lone striker employed by T&T coach Francisco Maturana, he found the task too much to carry against the no-nonsene Haiti defenders.
At the intervention, Maturana seemed to have had a much needed pep talk with his players who looked much more purposeful, but the Haitians were still enjoying much of the ball with their quick and crisp inter-passing.
Against the run of play though, T&T went ahead when Thomas rose high above the Haitian defence, not for the first time in the match, to head in another well flighted Birchall free-kick.
The goal seemed to knock some wind out of the Haitians, and six minutes later, Birchall and Thomas were both involved in T&T’s second goal, scored by Glen.
From another Birchall free-kick, Thomas headed the ball back across the face of the goal from on the bye-line where an unmarked Glen chested the ball into a gaping goal.
When the final whistle came it was yet another win for coach Maturana against a Caribbean opponent and a third straight 2-0 win at Macoya, following on the heels of recent wins over Guyana and Netherland Antilles as they look ahead to the Concacaf Semifinal Round Group A World Cup Qualification home-and-away matches versus Cuba, Guatemala and USA beginning on August 20, in Havana.
The Haitians are also fine tuning their preparations for Concacaf matches against Suriname, Costa Rica and El Salvador in Group C while Group B comprises, Jamaica, Canada, Mexico and Honduras.
T&T will now journey to Port-Au-Prince to face Haiti on August 10 and then face El Salvador in Washington in another friendly on August 14 before heading to Havana for its opening Semifinal Round fixture.
http://www.guardian.co.tt/sports1.html