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lundi 21 juillet 2008

Déclaration du Premier ministre désigné...Après sa ratification par la Chambre des Députés

Chers compatriotes,
C'est avec émotion que j'ai reçu les résultats du vote de la Chambre des Députés. Ce vote, favorable à 74% des voix, a permis de conclure la première étape de ma ratification au poste de Premier ministre. Cette décision a été prise au terme d'un processus difficile qui a duré 24 jours. Il me faut à présent, comme prévu par la Constitution, me présenter par devant le Sénat de la République et attendre sereinement sa décision.

Je reste ouverte, disponible, pour poursuivre le dialogue engagé avec les différents secteurs, les parlementaires, les partis politiques, les organisations citoyennes. J'ose espérer que nous pourrons franchir, ensemble, la deuxième étape qui permettra au pays de trouver une issue à la crise gouvernementale actuelle.Je remercie les membres de la Chambre des Députés pour la ratification du choix du Président René Préval qui, en consultation avec les présidents des deux Chambres, m'a désignée comme Premier ministre. Les députés, malgré leurs divergences de vue, ont su faire prévaloir la Constitution et l'intérêt collectif. C'est un grand moment pour la République. Je remercie la Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP), pour la rencontre courtoise et constructive que nous avons eue dans la matinée du 17 juillet. Je remercie également les députés du bloc de l'Union des Parlementaires Démocrates Nationaux (UPDN) pour la cordialité et l'intérêt de leurs échanges. Ces rencontres, empreintes de respect mutuel, ont permis d'aborder certaines questions cruciales pour notre pays et d'échanger nos points de vue. Je salue la discipline des parlementaires des blocs de l'Organisation du Peuple en Lutte (OPL) et de la Fusion des Sociaux-Démocrates Haïtiens (FUSION), qui ont respecté les consignes de leur parti.


Je remercie très sincèrement pour leur soutien les associations d'artistes et d'intellectuels, les organisations paysannes, les organisations de femmes, les organisations de droits humains, les associations communautaires, les associations de jeunes, les associations des quartiers populaires, les syndicats, la communauté universitaire, les organisations estudiantines, les organisations socioprofessionnelles, les institutions religieuses, les associations du secteur privé des affaires, les personnalités d'Haïti, de la diaspora et de l'étranger, les éditorialistes, les journalistes. Je vous remercie pour vos prises de position courageuses, vos déclarations, vos pétitions, vos lettres, vos courriels de solidarité, vos visites, vos appels téléphoniques. Vous m'avez accordé votre confiance, j'en suis honorée et aussi très touchée. Je m'engage à oeuvrer de manière à toujours la mériter. J'exprime ma gratitude envers mon équipe de collaborateurs et collaboratrices, pour son précieux accompagnement. Et je remercie ma famille pour ses constantes attentions. Le pays traverse, une fois de plus, un moment difficile où les enjeux, les défis sont multiplesDes questions urgentes sont à résoudre pour permettre aux populations, particulièrement celles qui sont démunies et marginalisées, d'être mieux armées pour affronter les problèmes du quotidien. Je crois aux efforts conjugués de chacun et de chacune, je crois en la nécessaire volonté politique de l'Etat, pour arriver à penser Haïti, aujourd'hui et surtout demain. Il est donc impératif que l'accès à la citoyenneté pleine et entière soit effectivement garanti, pour que les individus puissent être des acteurs sociaux responsables. En acceptant d'être désignée comme Premier Ministre, je n'ai pas simplement accepté de briguer un poste. J'ai surtout décidé de continuer à me mettre au service de mon pays, cette fois-ci au niveau d'un gouvernement. Si je savais pouvoir compter sur le soutien d'un certain nombre de personnes pour me lancer dans cette nouvelle bataille, j'étais loin de m'imaginer le nombre de tous ceux et toutes celles que je ne connais pas personnellement, mais qui ont choisi de me faire confiance en prenant en compte mes actions et mes engagements de toujours.
Si je suis confirmée comme Premier Ministre, je gouvernerai au nom de l'intérêt collectif, du bien commun, aussi bien pour les personnes qui m'ont soutenue que pour celles qui m'ont critiquée.
Haïti a montré un beau visage de mobilisation citoyenne, de solidarité, d'affirmation des principes démocratiques, républicains. Il nous faut fortifier ce réveil citoyen qui seul nous permettra de faire face, collectivement, aux grands défis qui nous attendent.
Merci.
Port-au-Prince, le 18 juillet 2008
Michèle Duvivier Pierre-LouisPremier Ministre désigné
Ratifié par la Chambre des Députés
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=60054&PubDate=2008-07-18

Michèle Pierre Louis remercie les députés et le secteur privé pour leur appui

Michèle Duvivier Pierre Louis qui se réjouit de l’approbation de la chambre basse dit attendre sereinement la décision du grand corps.
Michèle Pierre Louis remercie les députés de la Concertation des Parlementaires Progressistes et de l’Union des Parlementaires pour le Développement National (UPDN) qui ont approuvé le rapport de la commission spéciale. " Les rencontres avec les membres de ces blocs parlementaires, empreintes de respect mutuel, ont permis d’aborder certaines questions cruciales pour notre pays et d’échanger nos points de vue", explique Michèle Pierre Louis qui salue la discipline des parlementaires de l’OPL et de la Fusion qui s’étaient abstenus.

Michèle Duvivier Pierre Louis, 61 ans avait obtenu 61 votes favorables soit 74 % des votes lors de la séance de ratification du choix du premier ministre désigné.
" Je remercie très sincèrement pour leur soutien les associations d’artistes et d’intellectuels, les organisations paysannes, les organisations de femmes, les organisations de droits humains, les associations communautaires, les associations de jeunes, les associations des quartiers populaires, les syndicats, la communauté universitaire, les organisations estudiantines, les organisations socioprofessionnelles, les institutions religieuses, les associations du secteur privé des affaires, les personnalités d’Haïti, de la diaspora et de l’étranger, les éditorialistes, les journalistes", écrit Mme Pierre Louis dans un communiqué.

Elle se déclare disposée à poursuivre le dialogue engagé avec les différents secteurs, les parlementaires, les partis politiques, les organisations citoyennes.
Le premier ministre désigné, Michèle Pierre Louis, dit vouloir se mettre au service de son pays au niveau d’un gouvernement. " Si je suis confirmée comme Premier Ministre, je gouvernerai au nom de l’intérêt collectif, du bien commun, aussi bien pour les personnes qui m’ont soutenue que pour celles qui m’ont critiquée", argue t-elle.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13920

La Unibank célèbre son 15 eme anniversaire

A l’occasion du 15 eme anniversaire de leur institution, les responsables de la Unibank ont remercié environ un million de personnes, clients en Haïti et à l’étranger, qui continuent à a faire route avec eux.Le vice président senior et responsable de Marketing de la Unibank, Guy Supplice, met l’accent sur l’ascension fulgurante de cette banque qui aujourd’hui compte 24 milliards de gourdes de dépôt. Citant volontiers des statistiques, M. Supplice précise qu’en 1997 la Unibank comptait 15 millions de gourdes de fonds propres contre 2 milliards aujourd’hui.Tout en saluant l’engagement de plus de 300 actionnaires, le vice président senior fait remarquer que ces entrepreneurs ont investi plus de 63 millions de dollars en Haïti en dépit des difficultés auxquels le pays est confronté.
M. Supplice croit que l’engagement à moderniser le système bancaire est un atout qui a permis à la Unibank de connaître le succès. " L’honnêteté est un des clés du succès dans un contexte économique difficile", dit-il rappelant que le pays était frappé d’un embargo lors de l’inauguration de la Unibank en 1997.Sur le plan social, la Unibank apporte un appui au secteur des arts avec notamment " Livres en Folies " et " Musique en folies " sans oublier la fondation Unibank qui a bénéficié d’un don de 100 millions de gourdes." La Unibank contribue au développement économique du pays en accordant des prêts dans son système de micro crédit a plus de 12 000 personnes qui ne pourraient pas bénéficier d’un crédit dans le système traditionnel", explique M. Supplice. Interrogé sur les taux d’intérêts élevés dans le système bancaire, M. Supplice estime que ceci est lié au mode de fonctionnement du système bancaire haïtien. " Le taux de réserve de la BRH, lié au taux d’intérêt des banques commerciales, est de 30 % alors que dans la région caraïbe ce taux avoisine les 15 % ", fait remarquer M. Supplice.
La Unibank est l’un des membres du Groupe Financier National (GFN) qui compte 1855 employés révèle Guy Supplice précisant qu’il s’agit du premier groupe financier du pays. En ce qui a trait aux nouveautés pour ce 15 ème anniversaire, le vice président senior de la Unibank annonce le lancement du réseau ATM dans les succursales de la Unibank.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13919
Commentaires :
Unibank fait partie d’un consortium qui est toujours défini comme proche du Président Préval, comme faisant partie d’un secteur qui bénéficie de certaines largesse du gouvernement sans contribuer à la résolution des problèmes pressants de la nation.
C’est dans ce sens que beaucoup de manifestations réalisées contre le régime au pouvoir ciblent spécifiquement ce secteur en particulier l’entreprise UNITRANSFERT qui s’occupe et assure le transfert de millions de dollars des haïtiens de la diaspora vers le pays. Ce qui aujourd’hui représentent la seule force et le seul faire valoir des haïtiens résidant à l’extérieur.
C’est pas étonnant lors de manifestations hostiles au régime en place que des voix se lèvent pour exiger l’arrêt des transferts d’argent par UNITRANSFERT

samedi 19 juillet 2008

Haiti-Premier ministre : Le sénat, étape plus laborieuse pour Michèle Pierre-Louis
vendredi 18 juillet 2008
P-au-P., 18 juil. 08 [AlterPresse] --- L’étape du sénat promet d’être plus laborieuse pour le premier ministre désigné, Michèle Duvivier Pierre-Louis, après sa ratification le 17 juillet par la Chambre Basse avec 61 voix pour, 1 contre et 20 abstentions.
Pierre-Louis devait faire ce 18 juillet le dépôt de ses pieces à la chambre haute.
Vu la fragilité du quorum et l’inexistence d’un bloc majoritaire au senat, Michele Duvivier Pierre-Louis pourrait se trouver face à des difficultés.
Plusieurs sénateurs ont manifeste l’intention de ne pas voter en sa faveur, en raison de rumeurs concernant son orientation sexuelle.
La participation ou non des partis politiques au futur gouvernement pourrait déterminer l’orientation du vote au sénat.
Michèle Duvivier Pierre-Louis devra être confirmée par le sénat avant de présenter sa déclaration de politique générale devant chacune des deux chambres pour ratification.
Dans le cas de la chambre des députés, Pierre-Louis a été ratifiée grâce au vote massif des députés dont elle avait pourtant le plus à craindre, ceux de la Coordination des parlementaires progressistes (CPP).
C’est une ultime rencontre avec ce bloc, majoritaire à la Chambre Basse et mangeur de Premier ministre, qui a fait tout basculer. Lors de ces échanges, la candidate a clarifié sa vision et démenti les allégations sur sa vie intime.
Deux précédents candidats au poste de Premier ministre, Éricq Pierre et Robert Manuel, avaient été rejetés par la Chambre des députés.
Haïti est sans gouvernement légitime depuis la destitution par le sénat du Premier ministre Jacques Édouard Alexis en avril dernier, consécutivement à de violentes émeutes de la faim. [vs gp apr 18/07/08 12:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7483
Des sénateurs saluent la ratification de Michèle Pierre Louis par la chambre basse
Le sénateur Anacacis Jean Hector n’est pas surpris par le vote favorable de la chambre basse à Michèle Pierre Louis. Il croit que ce vote résulte de l’implication du chef de l’état et des mises au point de Michèle Pierre Louis. Analysant le vote de la chambre basse, le sénateur Jean Hector fait remarquer que le chef de l’état doit prendre en considération le refus des élus de la Fusion et de l’OPL de supporter la candidature de Michèle Pierre Louis.Anacacis Jean Hector (Lespwa) dit ne pas comprendre le comportement des élus de l’OPL et de la Fusion rappelant que la phase de la ratification du choix du premier ministre est un dossier technique. " La discussion politique aura lieu dans un deuxième temps", dit-il rappelant que le chef de l’état entend constituer un gouvernement d’ouverture.Le sénateur Jean Hector est favorable à la reprise de discussion avec les élus de l’OPL et de la Fusion afin de faire la lumière sur le processus de formation du nouveau gouvernement. De son coté, le sénateur Youri Latortue note une logique dans le comportement des membres de la CPP qui ont tenu compte du dossier technique soumis par le premier ministre désigné. Tout en mettant l’accent sur la nécessité de respecter les prescrits constitutionnels, le sénateur attire l’attention sur l’autonomie de chacune des branches du parlement.En ce qui a trait au lancement du processus de ratification au grand corps, le sénateur Latortue explique que la première partie du processus tiendra compte uniquement de la conformité des dossiers avec la constitution alors que la seconde partie sera consacrée à l’aspect politique. " On devra s’entendre sur la vision, l’équipe et le plan d’exécution", lance le sénateur Latortue.Les sénateurs Latortue et Jean Hector conviennent de la nécessité pour les partis politiques de préparer l’échéance électorale de 2010.Le sénateur Latortue soutient que le chef de l’état doit relancer les négociations en vue de former un gouvernement pouvant avoir le support du parlement. Les deux parlementaires appuient l’idée d’intégrer des personnalités compétentes non membre de partis au sein du gouvernement.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13916

vendredi 18 juillet 2008

MADAME MICHELE PIERRE LOUIS RATIFIEE PAR LA CHAMBRE BASSE

1>- Michèle Pierre-Louis a réussi son premier test au Parlement
Un vote rapide obtenu à la Chambre des Députés, grâce à la CPP et à l’UPDN, lui permet de remporter une première manche dans la course à la Primature en attendant la décision du Sénat
Jeudi 17 juillet 2008,
Radio Kiskeya
La Chambre des Députés a largement ratifié jeudi après-midi la désignation de Michèle Duvivier Pierre-Louis au poste de Premier ministre par 61 voix pour, 1 contre et 20 abstentions, lors d’un vote ultra-rapide ayant suivi la présentation du rapport favorable de la commission spéciale chargée d’analyser le dossier de la candidate.
Grâce à l’appui quasi-unanime de deux groupes parlementaires, la Concertation des parlementaires progressistes (CPP), bloc majoritaire à la Chambre basse, et de l’Union des parlementaires pour le développement national (UPDN), la candidate a pu franchir au pas de charge cette première étape du processus de ratification.
En revanche, pour des motifs politiques vraisemblement liés à l’intention qu’aurait le Président René Préval d’écarter les partis politiques de la formation du prochain gouvernement, les groupes parlementaires de la Fusion des sociaux-Démocrates et de l’Organisation du peuple en lutte (OPL) ont fait abstention au cours de cette séance.
L’unique vote désapprobateur est venu du Député Laurore Edouard (Union) qui est intervenu à la tribune pour exprimer des doutes sur la "moralité du Premier ministre désigné".
La vive polémique soulevée dans différents milieux par l’homosexualité présumée de Mme Pierre-Louis a, en définitive, eu très peu d’impact sur la décision des Députés. "Il s’agit d’une campagne calomnieuse et mensongère sans aucun fondement", avait affirmé l’éventuelle successeure du Premier ministre sortant, Jacques-Edouard Alexis, au cours d’une séance de travail dans la matinée avec les élus de la CPP.
Elle paraissait sereine au sortir de la rencontre malgré la présence de plusieurs dizaines de manifestants résolument hostiles qui appelaient la CPP à assumer ses responsabilités. Ils scandaient des slogans contre nous citons "la présence d’une lesbienne à la tête du prochain gouvernement".
Pour devenir la première femme Premier ministre depuis Claudette Werleigh (1995-1996), Michèle Duvivier Pierre-Louis, 61 ans, économiste de formation et amie de longue date du chef de l’Etat, doit franchir la même étape au Sénat. Le soutien de 10 des 18 Sénateurs en fonction -mois le président- lui sera nécessaire. Ces derniers jours, cinq des membres du Grand Corps ont menacé de s’opposer aux ambitions du Premier ministre désigné arguant que "sa vie sexuelle était contraire à leur morale judéo-chrétienne".
En cas de succès, elle deviendra chef de gouvernement et devra présenter en Chambre séparée l’énoncé de sa politique générale. Seule une approbation à la majorité absolue pourra alors empêcher une remise à plat de la procédure de ratification, selon la constitution.
Deux autres Premiers ministres désignés, Ericq Pierre et Robert Manuel, avaient échoué à la Chambre basse respectivement les 12 mai et 12 juin derniers.
Plongée dans une grave crise économique et sociale, Haïti est privée de gouvernement légitime depuis la destitution par le Sénat, début avril, du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis à la suite de violentes manifestations de rue contre la faim et la vie chère. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5151

2>-La chambre basse ratifie le choix de Michèle Pierre Louis
Au terme d'une séance d'environ deux heures, la chambre basse a ratifié le choix du premier ministre désigné Michèle Pierre Louis ce jeudi. 61 des 88 députés présents ont voté en faveur du rapport de la commission spéciale qui avait déclaré Michèle Pierre Louis éligible au poste de premier ministre.Très peu d’interventions ont été enregistrées après la lecture du rapport par la commission par le député Patrick Domond.
Le député Arcene Dieujuste (Mochrenha) a été le premier à agiter le dossier de la moralité de Michèle Pierre Louis, soulignant que le premier ministre désigné avait démenti les rumeurs sur sa vie sexuelle. Le député Dieujuste a fait remarquer qu'il a la conscience tranquille pour approuver le choix du premier ministre.
son coté, le député Laurore Edouard, vice président du bloc UPDN, a été le seul député à avoir voté contre le rapport Selon le parlementaire, Michèle Pierre Louis n'a jamais démenti publiquement les rumeurs sur sa moralité. Mme Pierre-Louis, 61 ans, avait été désignée le 23 juin dernier par le président René Préval pour former le prochain gouvernement haïtien.
Le choix de Mme Pierre-Louis était le troisième depuis le renvoi du gouvernement de Jacques-Edouard Alexis le 12 avril par le sénat suite à des émeutes de la faim.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13914


3.- Michèle Pierre Louis, ratifiée par la chambre basse grâce à l'appui de la CPP
Michèle Pierre Louis a franchi hier la première étape du long processus de ratification d'un premier ministre prévu par la constitution. 61 députés ont suivi les recommandations de la commission spéciale qui avait confirmé l'éligibilité de Michèle Pierre Louis.En soulignant que Michèle Duvivier Pierre Louis répond aux exigences de la constitution, le rapporteur de la commission, Patrick Domond, a recommandé à l’assemblé de ratifier le choix du chef de l'état. Les 7 membres de la commission, représentants les différents bloc parlementaires, ont a l'unanimité déclaré recevable la candidature de la directrice de la Fokal.
Quelques heures avant la séance en assemblée, madame Pierre Louis avait obtenu l’appui de la majorité des parlementaires de la Concertation des Parlementaires Progressistes. 29 députés sur 44 présents lors du vote primaire s’étaient prononcés en faveur de Michèle Pierre Louis.
Les députés des blocs de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) et de la Fusion se sont abstenus lors du vote. Selon certains membres de ces blocs ce comportement est le résultat de l'absence de dialogue avec le premier ministre désigné.
Si les membres du bloc UPDN ont voté en faveur de Michèle Pierre Louis, le vice président de ce bloc, Laurore Edouard, a voté contre le rapport. Seul député à avoir voté contre le premier ministre désigné, Laurore Edouard explique son vote par le refus de Madame Pierre Louis de démentir les rumeurs sur sa moralité. " Un premier ministre doit être un modèle pour la société et doit avoir toute sa capacité morale pour diriger le pays ”, a t-il lancé soulignant que les qualités morales ne sont pas négligeables pour un dirigeant politique.Tout en regrettant le refus de Michèle Pierre Louis de rejeter publiquement ces accusations, il s’est engagé à voter pour le respect des principes divin et de la famille. " Je vote contre le rapport parce que Michèle Pierre Louis n’a pas démenti les rumeurs sur ses préférences sexuelles", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13915


4.-Michèle Pierre-Louis saute un premier écueil...
Son choix ratifié par une majorité écrasante de députés, Michèle Duvivier Pierre-Louis saute un premier écueil dans la longue marche vers la Villa d'accueil. Amie de longue date du président René Préval, elle demeure cependant sous la pression de l'Organisation du Peuple en lutte (OPL) et de la Fusion des sociaux-démocrates qui se sont abstenus. Fanmi Lavalas joue, lui aussi, au trouble-fête !
Sous forte pression de la Concertation des parlementaires progressistes (CPP) réunis à huis clos, Michèle Duvivier Pierre-Louis a rejeté, jeudi, les accusations non fondées, selon elle, de son homosexualité. L'affaire tirée au clair depuis le siège du bloc majoritaire n'a pas fait l'objet de débats houleux à l'issue de la présentation du rapport de la commission favorable à l'économiste Michèle Pierre-Louis, la deuxième femme qui pourrait diriger la Primature. 61 voix contre 1 (et 20 abstentions), elle a franchi un premier écueil, mais demeure sous la pression de l'OPL et de la Fusion des sociaux-démocrates outrés par le désir du chef de l'Etat d'écarter les partis politiques dans la formation du prochain gouvernement.« C'est un signal clair que nous lançons au président René Préval s'il entend renoncer à l'expérience du gouvernement d'ouverture ou pluriel, a menacé Eloun Doréus, vice-président de la Chambre des députés et secrétaire exécutif de l'Organisation du peuple en lutte. Les négociations entre le chef de l'Etat et les partis politiques représentés au Parlement sur le processus de ratification du choix de Mme Pierre-Louis n'ont pas apporté de fruit. » Foncièrement attaché à la discipline de parti, l'élu de Môle Saint-Nicolas ne fait pas dans la dentelle : « Si le président n'a pas changé de position, nous allons garder la même attitude au Sénat et lors de la déclaration de politique générale du Premier ministre désigné. »
Ce n'est pas Jean-Berthole Bastien de la Fusion des sociaux-démocrates qui dira le contraire, dès qu'il s'agit de réclamer la participation des partis politiques représentés au Parlement dans la formation du futur gouvernement. « Les choses paraissent obscures dans les discussions engagées par le président René Préval avec les partis politiques. Nous optons pour la démocratie et nous croyons dans le pluralisme politique », a dit Jean-Berthole Bastien après l'abstention de son bloc fort de 14 membres à la Chambre basse. Lors des discussions au Palais national, dit-il, ni le président René Préval, ni le Premier ministre désigné ne se sont montrés favorables à la formation d'un gouvernement ouvert aux partis politiques. Certains élus de la Fusion dont le député Frantz-Robert Mondé ont cependant voté le choix de Michèle Pierre-Louis. Fanmi Lavalas, le parti de l'ex-président Jean-Bertrand Aristide, a lui aussi une dent contre Mme Pierre-Louis, celle qui dirige avec une rare dextérité la Fondation Connaissance et Liberté (Fokal) depuis une dizaine d'années. « Michèle Pierre-Louis n'est pas un nationaliste, a tempêté le député Jonas Coffy. Elle et son clic s'étaient ouvertement dressés contre la commémoration du Bicentenaire de l'Indépendance en 2004, sous la présidence de Jean-Bertrand Aristide. » Le Collectif Non, regroupant des intellectuels, en 2003, a rappelé un activiste, avaient sacrifié la commémoration des 200 ans de l'Indépendance juste pour faire tomber Aristide. Des sympathisants du chef suprême de Fanmi Lavalas, à la mi-journée, s'étaient massés devant un restaurant où se tenait une réunion entre Michèle Pierre-Louis et les députés de la CPP. L'homosexualité présumée du Premier ministre désigné a été condamnée par les manifestants. « J'ai personnellement posé la question à Mme Pierre-Louis et elle a juré ses grands dieux qu'elle n'est pas homosexuelle, a rétorqué le député Arsène Dieujuste de la CPP. J'ai voté en mon âme et conscience. » Un argument pas assez convaincant pour arracher le vote de Laurore Edouard, le seul député qui a voté contre le choix de Michèle Duvivier Pierre-Louis. Tout l'enjeu est désormais au Sénat où la Fusion, l'OPL et Fanmi Lavalas ont des élus. Au grand Corps, presque toutes les voix comptent pour faire passer la déclaration de politique générale du Premier ministre désigné.

Claude Gilles

Les autorités dominicaines mobilisées contre des fourmis dévorantes venant d’Haïti

Toutes les marchandises entrant en territoire voisin feront l’objet d’inspections rigoureuses
jeudi 17 juillet 2008,
Radio Kiskeya

Les autorités dominicaines ont annoncé jeudi avoir adopté des mesures drastiques afin d’éviter l’entrée sur leur territoire d’une multitude de fourmis dévorantes et carnivores dont la présence affecte déjà trois départements d’Haïti, rapporte EFE citant le ministère de l’agriculture.
Un porte-parole de ce ministère a fait savoir à l’agence espagnole que « toutes les instructions ont été passées en vue de l’adoption des mesures sanitaires nécessaires » aux différents postes de contrôle de la frontière haïtiano-dominicaine pour écarter la menace que représentent ces fourmis.
Les actions recommandées seront particulièrement axées sur l’inspection minutieuse de toutes les marchandises arrivant d’Haïti.
Pour s’assurer de leur mise en application, les autorités de Santo Domingo ont, d’ores et déjà, sollicité l’assistance technique de l’Organisation internationale de la santé animale (OIE).
Selon les informations disponibles, ces étranges fourmis auraient déjà commis de sérieux dégâts en Haïti et envahi quelque 60.000 hectares dans les départements du Centre et du Nord notamment. Après avoir chassé des habitants de leurs maisons en les dévorant littéralement, elles auraient été aperçues ces dernières semaines dans la Grand’Anse (sud-ouest).
Originaire d’Asie et d’Afrique, cette espèce d’insecte s’attaque prioritairement aux animaux domestiques et aux oiseaux de basse-cour, indiquent les experts. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5152

jeudi 17 juillet 2008

Le cacao, trésor de Dame-Marie

Le cacao est comme de l'or noir pour les habitants de Dame-Marie. La Maison Wiener, qui a produit et distribué quelque 17 000 plantules aux paysans, consolide la production de cette denrée qui fait les délices des amants du chocolat de par le monde.
Sous des arbres centenaires qui dansent au travers du brouillard, poussent des cacaotiers de presque toutes les variétés à Dame-Marie.
La culture du cacao, favorisée par la pluie abondante et un climat doux, fait la richesse d'une bonne partie des quelque 40 000 âmes que compte cette commune de la Grand'Anse. Dans les rues « adoquinées » du centre-ville qui suivent un tracé régulier, les fèves, extraites des cabosses, sont exposées au soleil.

Des acheteurs de la précieuse graine, calibrant leur balance, discutent météo, en début de matinée, alors que le temps tisse une épaisse couverture de laine. Entre deux mains de cartes, pour tuer le temps, pour ne pas ronger ses freins, Paul, 46 ans, explique que « la livre coûte entre 22 et 24 gourdes ».
Spéculateur de père en fils, il se réjouit, par ailleurs, de la pérennité de la production : «... le cacao n'a plus de saison. On le trouve à longueur d'année, surtout grâce à la Maison Wiener », s'empresse-t-il d'ajouter. Dans le commerce de cette denrée depuis 1915, la Maison Wiener, confie Mozart Colas, « sur deux ans, a préparé et distribué 17 000 plantules.
Cette variété produit des cabosses au bout de trois ans », clame le représentant de cette entreprise qui s'est installée à Dame-Marie ou Dan Aria depuis tantôt huit ans.

L'entreprise, poursuit-il, a un dépôt qui peut stocker environ six mille sacs de cacao. Parallèlement aux investissements pour consolider cette filière, Mozart Colas regrette les difficultés liées au transport de ce produit. « Les routes sont de véritables parcours du combattant, enchaîne-t-il. Dans les conditions actuelles, le transport du cacao se fait par bateau de Jérémie, chef-lieu de la Grand'Anse, jusqu'à Port-au-Prince avant d'être exporté à l'étranger ».


Jusqu'à la fin des années quatre-vingt-dix, Haïti exportait plus de 5000 tonnes métriques de cacao. Cependant, il est difficile de savoir avec précision le volume de cette exportation de nos jours, déplore un vieil habitant de Dame-Marie qui informe de la présence de destructeurs de la flore dans les forets du département. Le cacao haïtien, très prisé à cause de sa saveur exotique, est une filière qui mérite des investissements importants. Ce qui est dommage, c'est quand, à Manhattan ou à Genève, une femme, un « gourmet » déguste le chocolat de Dame-Marie sans savoir d'où il vient...Et l'on parle de débouchés pour les produits locaux...En attendant, sans chichi, à Dame-Marie, le cacao est roi, il est l'or noir des paysans...

Du cacao au chocolat
Les fèves nettoyées sont torréfiées sous l'oeil attentif du maître torréfacteur qui choisira la température et le temps de torréfaction afin d'obtenir une révélation optimale des saveurs. Les fèves passent par un dégermage minutieux subissant l'action du concasseur, un moulin mécanique qui réduit les fèves en petits morceaux. La magie du chocolat commence ici : les morceaux de fèves concassés sont passés aux broyeurs, jusqu'à ce qu'ils deviennent la pâte de cacao destinée à devenir chocolat ou poudre de cacao. Si la pâte est destinée à devenir chocolat, elle sera alors mélangée énergiquement à du sucre. De là, elle sera encore raffinée et passera dans un autre broyeur qui réduira la granulation de pâte pour la rendre la plus homogène et la plus fluide possible. Vient alors le conchage, l'opération de grâce pour ce mélange qui, maintenant, contenu dans de grandes bassines de fonte, subit le roulis constant de galets sous forme de rouleaux afin de lui donner la finesse, l'élasticité et la texture tant recherchées. De cette opération dont la rapidité d'exécution est essentielle, découle la qualité du produit fini.

Roberson Alphonse
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=59835&PubDate=2008-07-16
Presentation : La presse locale sans le vouloir publie deux articles concernant les deux institutions qui assurent le maintien de l’ordre et la sécurité dans un pays devenu célèbre et classe derrière l’Irak et l’Afghanistan le pays le plus dangereux du monde.
La désorganisation et la déliquescence des institutions de l’état prédisposent la société à subir les effets de dysfonctionnements multiples. Aujourd’hui l’insécurité se manifeste par le phénomène du kidnapping. Un phénomène nouveau pour la société haïtienne dont les effets annihilent la raison d’être des deux forces représentées sur le terrain.
Voila cependant en deux tableaux différents, la réalité des forces destinées à protéger une nation de plus de 10.000.000 d’habitants dans un contexte de crise sociale et politique.

Cela ne semble pas mériter un commentaire
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Evaluation de l’action de la Minustah par une délégation de l’ONU
Une délégation de onze membres de la 5ème Commission de l'Assemblée générale des Nations Unies a bouclé le 14 juillet 2008 une visite de 8 jours en Haïti. Selon la Minustah, l’objectif de cette visite était de mesurer les implications concrètes des décisions financières relatives au vote du budget de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).
membres de la délégation s’étaient rendus dans différentes villes de province dont Gonaïves, Jacmel, Cap-Haïtien, pour s'enquérir du fonctionnement et des réalisations de la Mission ainsi que des défis qui restent à relever pour la stabilisation politique du pays.
Un communiqué de la Minustah indique que les membres de la délégation ont visité des projets financés par l’ONU. La délégation a visité le Tribunal de première instance du Cap-Haïtien où la MINUSTAH a octroyé 32.000 dollars américains pour la construction d'une deuxième salle d'audience et aux Gonaïves elle a visité un projet de construction de seuils antiérosifs sur le mont Biennac qui surplombe la ville", ajoute le communiqué.
Sur recommandation de la 5e commission plus de 575 millions de dollars ont été approuvés par l'Assemblée générale des Nations Unies pour l'exercice budgétaire 2008/2009 de la MINUSTAH. Cet apport couvre le déploiement de plus de 7.000 casques bleus, 2 000 policiers onusiens, 550 fonctionnaires internationaux, 1.300 employés nationaux et 220 Volontaires internationaux des Nations Unies. A Port-au-Prince, la délégation a rencontré une trentaine de mineures détenues à la prison civile de Pétion-Ville et qui prennent part au projet " fleurs dans la poussière ", soutenu par la MINUSTAH. " Ce programme comporte entre autres, des activités liées à l'éducation scolaire, la formation professionnelle et l'assistance psycho sociale", ajoute le communiqué. Les membres de la délégation avaient eu des entretiens avec les responsables de la Police des Nations Unies en Haïti (UNPOL).
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13907


LA POLICE NATIONALE D'HAITI ET CES...Policiers ou bagnards?
Etre policier devrait être quelque chose de noble. On a pourtant l'impression que ce n'est pas une vision partagée par tout le monde. A voir comment vivent les nôtres, dans certaines villes de province, on pourrait se demander ce qu'ils ont fait pour mériter une telle punition. Ceux qui sont cantonnés à Bainet doivent vraiment aimer l'uniforme et le métier pour accepter de vivre, sans se plaindre, dans des conditions qui sont attentatoires à la dignité humaine.
Le commissariat de Bainet n'est que décombres. A première vue, la bâtisse n'est qu'une ruine sale, avec des fenêtres sans vitres, d'immenses ouvertures béantes, à laquelle on accède, difficilement, par ce qui, dans le temps, avait dû être un escalier. La galerie sur laquelle on débouche est vide. Il n'y a rien, pas même un banc. Et les murs sont crasseux.
Puis on parvient à ce que l'on ne saurait, dans aucun pays du monde, appeler ni bureau, ni réception. Des murs tout aussi sales que ceux de la galerie servent de décor à ceux qui ont la déveine de devoir travailler en ces lieux. Au milieu de la pièce, un vieux fauteuil sur roues, crevé, l'éponge du siège déchiré, attend d'improbables visiteurs. Pour tout mobilier, il n'y a que ce fauteuil, un autre qui paraît en meilleur état, deux classeurs métalliques qui auraient dû être, depuis longtemps, jetés aux ordures, trois vieux bureaux, pièces de musée, qui auraient dû suivre le même chemin.
Juste à côté, un réduit, ancien espace de rangement qui, prenant du galon, est, depuis un certain temps, promu salle de garde à vue. Dans cette niche étroite, un homme est allongé. Y mettre trois serait déjà méchant. Y mettre quatre serait carrément criminel. La porte en fer forgé ne tient plus. Les gonds entretiennent un rapport de plus en plus distant avec les murs. Pour sécuriser l'espace, il a fallu utiliser des menottes comme cadenas. Les policiers ayant l'entière responsabilité des prisonniers dont ils ont la charge. Ils sont parfois obligés de dormir menottés à ces derniers, vu le manque de sécurité patent du local. Quel bagne!
Le dortoir est une insulte grave, un véritable manque d'égard pour ces policiers obligés de travailler loin de chez eux. Rien que deux maigres matelas jetés à même le sol, une corde traversant la chambrette sur laquelle des vêtements sont jetés vaille que vaille, et un vieux bureau qui sert à la fois de commode et de table à manger.La salle de garde à vue (la vraie) ne sert plus à rien. Le reste du bâtiment non plus. Les mauvaises herbes ont envahi la cour qui n'est même pas clôturée.
Un trou immense, en relation directe avec la fosse d'aisances, se trouve juste devant l'entrée des latrines qui penchent d'un côté et risquent de s'effondrer à n'importe quel moment. Les conséquences pourraient être graves pour qui glisserait malencontreusement vers ce piège. Peut-être un pied cassé ou, pire, une séance de natation dans les eaux troubles et profondes desdites latrines.
Une véritable cochonnerie ! On doute fort que le Conseil supérieur de la Police nationale d'Haïti soit au courant d'une telle situation, car il est inconcevable de penser que les dirigeants de cette noble institution que doit être la PNH laissent croupir volontairement leurs subalternes dans de pareilles conditions.Cette situation n'est pas vraie que pour Bainet. Elle existe ailleurs, parfois en version bien plus dégueulasse. A Bainet, au moins, ils ont des latrines ! de quoi se plaignent-ils ?

Et dire qu'ils sont mieux traités que les prisonniers !Il y a vraiment de quoi alerter les organisations de défense des droits de l'homme ! Peut-être même le ministère à la Condition féminine... Il y a aussi des femmes dans ce bagne... excusez mon lapsus, dans la police, n'est-pas ?
Patrice-Manuel Lerebours

patricemanuel@yahoo.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=59461&PubDate=2008-07-16

La conférence de Madrid crée le Programme de Sécurité Alimentaire et de Développement Rural d'Haïti

Des représentants de 53 Délégations, d'États et d'Organisations Internationales ont participé à la conférence sur la Sécurité Alimentaire et le Développement Rural d'Haïti afin d'avancer dans l'élaboration d'un programme consolidé de sécurité alimentaire et de développement rural, s'inscrivant dans la Stratégie Nationale de Croissance et de Réduction de la Pauvreté (DSNCRP) et en cohérence avec les efforts en cours au sein de la communauté internationale. Selon le communiqué final, les partenaires présents à la Conférence se sont engagés à unir leurs efforts en matière de renforcement des capacités institutionnelles de l'État, notamment du Ministère de l'Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural ainsi que de la Coordination Nationale pour la Sécurité Alimentaire (CNSA). Ils se sont mis d'accord pour contribuer à la réalisation de l'objectif de répondre aux besoins de la population dans le court, moyen et long terme, en participant à l'exécution des programmes et des mesures s'inscrivant dans le Programme National de Sécurité Alimentaire et de Développement Rural d'Haïti. "Ces actions viseront à pourvoir notamment une assistance alimentaire aux couches les plus vulnérables, à conforter la sécurité alimentaire et renforcer la nutrition, à relancer rapidement la production agricole, ainsi qu'à soutenir le développement agricole et rural par le biais d'investissements structurants pour le moyen et long terme", précise le communiqué. Afin d'assurer la mise en œuvre des actions en fonction du cycle de production agricole, tous les participants ont convenu de continuer l'amélioration des mécanismes de coordination et de suivi, d'accroître la prévisibilité de l'aide. De plus, la conférence a bien accueilli la proposition française de l'organisation à Port-au-Prince, dans les meilleurs délais, d'une rencontre de haut niveau dont l'objet sera de mettre en œuvre le programme commun d'aide. Lors de cette conférence les partenaires d'Haïti ont convenu d'appuyer le prochain gouvernement haïtien dans la préparation et la réalisation de la Conférence de Bailleurs de fonds destinée au financement et à la mise en œuvre du DSNCRP.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13909
Commentaires :
La situation d’Haïti semble préoccuper davantage les étrangers que les haïtiens eux-mêmes. Les manipulations politiques maintiennent en otage un peuple qui dépérit qui fait honte et inspire pitié. Nos leaders conjuguent la démocratie et la pratique démocratique a l’haïtienne dans un univers qui les ont dépassés et font figure de véritables aliénés.
Les vrais amis d’Haïti devraient comprendre ou apprendre à comprendre si ce n’est pas encore le cas, que le peuple haïtien ne sortira pas de la coquille de la pauvreté si les pseudos dirigeants ne sont pas réellement assistés. Les compétences sont rares et sont mis et gardés à l’ écart volontairement pour les besoins d’une fausse cause par une bande de faux défenseurs.
Pour être patriote il faut une patrie ; être nationaliste sous entend l’existence d’une nation. Il faut commencer par nous aider à construire cette nation que nous aimerons par la suite.

La Nonciature lance un appel au calme aux Miragoanais

Le chargé d’affaires de la Nonciature apostolique de Port-au-Prince, Eric Sauvigidi, soutient que la création du diocèse de l’Anse-à-Veau et Miragoane est le résultat d’un long processus de dialogue au sein de l’église catholique. Il révèle que l’initiative de la création de ce diocèse remonte à l’année 2000, c’est-à-dire avant la création du département des Nippes par l’état haïtien. " Le diocèse était dédié à l’Anse-à-Veau ", dit-il faisant remarquer que le Vatican n’est pas obligé de placer le siège dans le chef lieu du département.
Le père Eric Sauvigidi soutient que le Vatican avait fait des concessions afin de tenir compte des revendications des Miragoanais en insérant les noms des deux communes dans l’appellation du diocèse. " Le siège de l’évêché est un lieu de ralliement", argue le chargé d’affaires de la nonciature précisant que le choix de Anse-à-Veau a été décidé pour des raisons pastorales.Tout en appelant au dialogue et à la concertation, Eric Sauvigidi invite les Miragoanais à rester calme avec un esprit d’ouverture. " Personne n’a l’intention de minimiser Miragoane", lance le père Sauvigidi expliquant que l’évêque Dumas peut apporter une grande contribution au département des Nippes. Tout en faisant remarquer qu’une modification de la décision du Vatican est très difficile, il assure que Miragoane aura sa place dans le programme religieux du diocèse. " Quand Rome a parlé il n’y a pas de recours", rappelle t-il expliquant que l’église ne fonctionne pas sur la base de pression. " Est-ce qu’il s’agit d’une manifestation pour une cause d’église", s’interroge le prélat qui soutient qu’on ne fonctionne pas dans l’église comme dans une structure syndicale ou politique.
En réaction, le coordonnateur du comité de laïcs engagés de Miragoane, Mombrun Wilkens, soutient que le mouvement bénéficie du soutient d’autres paroisses tels Saint Michel, Fond des Nègres et Petite Rivière de Nippes. Se référant au concordat de 1960, il souligne que la religion catholique est une religion officielle. " L’état a son mot à dire dans le processus de création du diocèse qui doit tenir compte des lois haïtiennes", explique t-il.Interrogé sur les raisons qui les ont poussé à avoir recours à des manifestations de rues, M. Wilkens révèle que les laïcs avaient envoyé des lettres au pape, à la hiérarchie de l’église en Haïti. " On avait choisi le dialogue, l’église a fermé toutes les portes", dit-il qualifiant la décision de démagogique.Il fait remarquer que ce dossier ne concerne pas uniquement l’église mais toute la communauté nippoise.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13912
Rencontre entre la CPP et le Premier ministre désigné avant le vote de ratification
La question de l’orientation sexuelle de Mme Michèle Duvivier Pierre Louis sera soulevée avant la tenue d’un vote primaire sur sa ratification ou non
jeudi 17 juillet 2008,
Radio Kiskeya

La rencontre avortée de la semaine dernière entre le Premier ministre désigné, Michèle Duvivier Pierre-Louis et la Concertation des parlementaires progressistes (CPP) se tiendra finalement ce jeudi, à quelques heures de la mise au vote du rapport de la commission spéciale de ratification, a annoncé le coordonnateur du bloc majoritaire à la Chambre basse, Lucas Saint-Vil.
Précisant qu’il ne s’agira pas de négociations, le parlementaire indique que les discussions porteront sur la stratégie qu’entend déployer Mme Pierre-Louis pour faire face aux grands problèmes de l’heure, comme la hausse continue du coût de la vie et l’envolée des prix pétroliers à l’origine de la précarisation accélérée des couches les plus démunies.
Les membres de la CPP en profiteront pour demander à la candidate de retracer son itinéraire personnel et professionnel.
Concernant l’épineuse question de la présumée homosexualité du Premier ministre désigné, elle devrait être directement abordée par certains Députés qui conditionnent leur vote au respect de la morale judéo-chrétienne.
Le Député Lucas Saint-Vil souligne qu’à l’issue de cette séance de travail, un vote primaire sera organisé parmi les 51 membres de l’incontournable groupe parlementaire à la Chambre basse. Cet exercice de simulation permettra de déterminer les tendances au sein de la CPP avant le vote crucial de l’assemblée. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5149
Commentaires :
Monsieur les parlementaires faites comme-ci. Dans la pratique on n’a que faire des préférences sexuelles de Madame Le Premier ministre désigné. Les voix qui se lèvent pour brandir la morale judéo-chrétienne ne sont que des hypocrites qui miment des tombes blanchies remplies de cadavres et d’ossements nauséeux et nauséabonds.
Que celui qui est libre de péchés lance la première pierre !
Cette même morale judéo-chrétienne est la même qui condamne les vols, le mensonge, l’adultère, la fornication, la calomnie, les faux témoignages, les dilapidations des caisses de l’état, l’irresponsabilité etc.….
Je m’enrôlerai volontiers à cette croisade morale si elle s’engageait dans un esprit d’assainir la société de tous les écueils qui la pousse vers la désintégration et la déchéance. Mais la il s’agit d’une fausse guerre menée au profit d’intérêts mesquins, personnels, claniques et antipatriotiques.

Miragoâne/Eglise : Violentes protestations

mercredi 16 juillet 2008
La situation a nettement dégénéré à Miragoâne (Nippes, sud-ouest) où les activités étaient paralysées mercredi pour la troisième journée consécutive en raison de violentes manifestations contre la décision du Pape Benoît XVI de faire d’Anse-à-Veau le siège d’un nouveau diocèse.
Sept personnes ont été interpellées par la police tandis que plusieurs autres ont été blessées après avoir essuyé des jets de pierres.
Affirmant que le pire est à venir, les protestataires ont invité les habitants de Miragoâne à rester chez eux à partir de jeudi.
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?breve1713
Commentaires : Pourquoi faut-il recourir a la violence, casser et détruire le peu de choses qui existe dans les villes en Haïti, paralyser ce qui reste comme activité pour protester contre une mesure venant du Vatican ?
Quelle est la part de responsabilité de l’état dans la création d’un nouveau diocèse en Haïti ?
Comment peut-on concevoir que pour défendre des droits ayant un rapport avec la foi et la religion que les croyants doivent faire usage de la violence ?
Haïti est réellement un pays pas comme les autres. L’équilibre entre le droit et le devoir ultime et illustre boussole du citoyen ne semble pas exister en Haïti. La déconfiture des systèmes importants comme l’éducation explique l’échec de nos institutions et de l’état.
L’église a encore une fois failli à sa tache en Haïti. Apres nous avoir servi sur un plateau le « Cher » président Jean Bertrand Aristide dont la soutane représentait le garant d’une politique prônant la justice sociale et l’équité, nous avions eu droit à une réplique des manouvres et des pratiques répudiées du duvaliérisme sans Duvalier.
Aujourd’hui les fideles menacent de bruler une ville a cause de la décision du vatican de créer un nouveau diocèse et de place le siège de celle-ci à Anse-a –veau au lieu de Miragoâne.
C’est la morale judéo-chrétienne découlant de cette même église qui veut ériger comme un obstacle les préférences sexuelles d’une citoyenne dont les compétences et la probité ne sont plus a prouver, désignée pour prendre les rennes de l’état.
Qui osera-t-il a reprendre les choses a zéro dans ce pays ?

mardi 15 juillet 2008

Coup d'envoi de la conférence de Madrid sur la crise alimentaire haïtienne

Des représentants de différents pays et organisations internationales participent à partir de ce mardi à cette conférence qui vise à améliorer l`efficacité et la coordination des projets d`assistance alimentaire et relancer la production agricole.
Au cours du mois de juin, une mission inter agences (PAM, FIDA, FAO, BM) ont apporté leur appui au gouvernement haïtien dans la préparation d’une mémoire des actions visant á accroître l`approvisionnement d`aliments, la relance agricole et la recapitalisation des exploitations les moins favorisées en Haïti. Le gouvernement haïtien présentera formellement les éléments de son Plan d`action que les différents bailleurs de fonds auront l’occasion d’examiner. Cette conférence a lieu suite à la déclaration des Chefs d’Etat et de gouvernement d’Amérique Latine, des Caraïbes et de l’Union européenne, adoptée lors du Sommet de Lima, en mai dernier.Selon les responsables de l’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID) la conférence, sera coprésidée par l`Argentine et la France. L’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID) rappelle qu’elle apporte depuis plusieurs années sa contribution au renforcement de la sécurité alimentaire en Haïti tout en intervenant dans le domaine de la santé et de la pêche.
Les Gouvernements Colombien et Espagnol signeront un accord de coopération en faveur d'Haïti ce mardi 15 juillet lors de l'ouverture de la conférence de Madrid. L'accord sera paraphé par l'ambassadeur colombien en Espagne, Carlos Rodado Noriega et le directeur de l'Agence Espagnole pour la Coopération internationale et le développement, Juan Pablo de la Iglesia.Selon un communiqué de l'ambassade colombienne en Espagne l'accord permettra de réaliser des projets de coopération dans le cadre des programmes de développement en faveur d'Haïti. Le document traite d'un mécanisme de coopération triangulaire pour augmenter les ressources et amplifier les actions à partir des expériences de la coopération de Colombie et d'Espagne que le gouvernement considère comme prioritaire dans les domaines social, politique et institutionnel.
L'accord entrera en application au moment de sa signature et d'échelonnera sur une période d'un an.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13905

La commission parlementaire recommande un vote favorable à Michèle Pierre Louis

Le rapport a été soumis cet après midi au bureau de la chambre basse confirment plusieurs membres de la commission spéciale chargée d’analyser les dossiers du premier ministre désigné.L’un des membres de la commission, le député Joseph Saint Ulma, révèle que le rapport recommande l’éligibilité de Michèle Pierre Louis. " Michèle Duvivier Pierre Louis a satisfait aux exigences de l’article 157 de la constitution donc elle est éligible pour la commission", dit-il soulignant que l’assemblée pourrait avoir une opinion contraire. Le député Joseph Saint Ulma (Fusion), espère qu’au cours de la semaine la séance en assemblée pourra avoir lieu pour sanctionner le rapport de la commission.
Le président de la commission spéciale, Guy Gérard Georges, n’a pas voulu dévoiler le contenu du rapport, Il entend garder le secret sur les recommandations de la commission soulignant que le rapport sera communiqué à l'assemblée des députés lors d'une séance plénière. Contrairement au processus d’analyse des dossiers de Robert Manuel, le président de la commission spéciale, Guy Gérard Georges, ne veut pas publier les résultats du rapport dans la presse. " Tout est fin prêt le rapport a été finalisé ", dit-il soulignant que le rapport est conforme à la constitution. " On n’a pas voulu présenter un travail bâclé" dit-il soulignant que les membres du de la commission ont travaillé quotidiennement depuis la réception des pièces du premier ministre désigné", ajoute t-il." On ne peut pas dire que le rapport n’est ni favorable ni défavorable à Madame Pierre Louis", dit-il r
efusant de parler de faiblesse ou d’inconvénient dans le rapport.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13903
Edmonde Supplice Beauzile estime que le chef de l’état est l’un des responsables de la crise
La sénatrice Emonde Supplice Beauzile (Fusion) affirme que le chef de l’état a sa part de responsabilité dans la lenteur du processus de formation d’un nouveau gouvernement.

Elle ne regrette pas le vote de censure du gouvernement de Jacques Edouard Alexis le 12 avril 2008 estimant avoir joué sa partition pour répondre aux attentes de la population. " Je travaille pour le peuple ", lance t-elle s’insurgeant contre toute allusion entre la misère du peuple et les émoluments des parlementaires.
De nombreux spécialistes critiquent les parlementaires qui mettent beaucoup de temps à présenter les rapports sur le dossier des premiers ministres désignés, soulignant que ces élus ne se sentent pas concernés par la détérioration de la situation économique résultant de la crise.
Edmonde Supplice Beauzile croit que le chef de l’état est tout aussi responsable de l’enlisement du processus de formation d’un nouveau gouvernement. Il en veut pour preuve les 30 jours utilisés par le chef de l’état dans le cadre des consultations avant la désignation de Ericq Pierre au poste de premier ministre." La chambre basse a dit non aux deux premiers choix du chef de l’état je regrette mais c’est le jeu démocratique ", dit-elle se referant aux rejets des choix d’Ericq Pierre et de Robert Manuel.
La sénatrice de la Fusion admet que le vide politique entraîne de graves conséquences sur l’économie nationale parce que les décideurs politiques jouent un grand rôle dans le vie de la nation.Interrogée sur le processus actuel, Edmonde Supplice Beauzile soutient que le chef de l’état a mis beaucoup de temps pour designer une personne qui en plus pose problème. " Est –ce qu’il ne sait pas qu’il y avait ce type de problème", dit-elle faisant référence au débat sur la moralité de Michèle Duvivier Pierre Louis." Pendant deux ans on ne peut pas dire qu’on a pu faire des choses positives avec le président Préval, il doit se rattraper on ne peut pas jouer avec un pays ce n’est pas comme diriger une boutique ou une boulangerie", ajoute Mme Beauzile

La communauté internationale au chevet d’Haïti ce mardi à Madrid

Au menu, le "programme de reconstruction et de développement" du gouvernement haïtien et l’orientation de l’aide internationale à la lumière d’études de terrain
lundi 14 juillet 2008,
Radio Kiskeya

Madrid accueille ce mardi une nouvelle conférence économique sur Haïti consacrée à la sécurité alimentaire et au développement rural, sous la coprésidence de la France et de l’Argentine, en vue de permettre aux autorités haïtiennes d’exposer leur "programme de reconstruction et de développement du pays" qui doit bénéficier du soutien financier de la ciommunauté internationale.
Une dépêche de l’agence de presse espagnole EuropaPress indique que le ministre espagnol des relations extérieures, Miguel Angel Moratinos, donnera le coup d’envoi de ce forum, dont l’organisation technique est prise en charge par l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (AECID). Il sera assisté du directeur de la coopération bilatérale du ministère des relations extérieures, du commerce international et des cultes de l’Argentine, Jorge Biga.
La délégation haïtiennne est notamment composée du ministre de la planification et de la coopération externe, Jean-Max Bellerive et du secrétaire d’Etat à l’agriculture, Joanas Gué.
A cette conférence technique doivent intervenir tour à tour les représentants du Canada, de la France, de la Bolivie, du Brésil, de la Hongrie, du Japon, de la Suisse, de la Comission Européenne et de nombreuses organisatons internationales. L’on citera notamment la Banque Interaméricaine de Développement (BID), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International (FMI), l’Organisation de Etats Américains (OEA), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le Programme alimentaire mondial (PAM).
Selon l’AECID, l’objectif primordial de la conférence est de donner au gouvernement haïtien l’opportunité de montrer de façon formelle les grandes lignes de son programme économique et de faciliter la présentation par les organismes multilatéraux des résultats de leur mission conjointe d’identification de l’orientation de l’aide internationale réalisée sur le terrain.
Les discussions qu’abrite la Maison des Amériques, dans la capitale espagnole, concernent tous les gouvernements et donateurs impliqués dans le "processus de reconstruction et de développement d’Haïti".
Annoncée lors du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des pays d’Amérique latine, des Caraïbes et de l’Union européenne, en mai dernier à Lima (Pérou), cette conférence se tient trois mois après de violentes protestations sociales qui avaient entraîné, en avril, le renvoi par le Parlement du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis. Haïti vit depuis sans gouvernement légitime. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5146

Vives protestations contre la localisation d’une nouvelle province ecclésiastique en Haïti

De nombreux manifestants gagnent les rues à Miragoâne pour exiger du Pape Benoît XVI le retrait de sa décision de faire d’Anse-à-Veau le siège du diocèse dirigé par Mgr Pierre André Dumas
lundi 14 juillet 2008,
Radio Kiskeya

La décision du Pape Benoît XVI d’établir à Anse-à-Veau plutôt qu’à Miragoâne le siège de la dixième province ecclésiastique d’Haïti, nouvellement créée et confiée à Mgr Pierre André Dumas, a provoqué de vives protestations dans le chef-lieu du département des Nippes (sud-ouest) où plusieurs milliers de personnes ont manifesté leur colère lundi.
Des bariccades de pneus enflammés ont été dressées sur les principales artères de la ville, paralysant considérablement les activités.
Les protestataires se sont déclarés déterminés à poursuivre la mobilisation jusqu’à ce qu’íls obtiennent du Vatican l’établissement du siège de l’Evêché à Miragoâne. Ils soutiennent qu’en vertu des dispositions du concordat signé entre l’Etat haïtien et le Saint-Siège, les lieux de localisation de la représentation de l’autorité politique et religieuse doivent coïncider.
Dans une note de presse relayant la décision annoncée dimanche par les services de presse du Saint-Père, la Nonciature Apostolique de Port-au-Prince précise que "pour le plus grand bien du peuple de Dieu", Benoît XVI a ordonné la création d’un nouvelle circonscription ecclésiastique dénommée diocèse de l’Anse-à-Veau et de Miragoâne.
Les autorités vaticanes disent reconnaître le "rôle particulier de la ville de Miragoâne en tant que chef-lieu du département des Nippes", mais lui avoir préféré l’Anse-à-Veau en raison de sa position centrale afin de faciliter "l’accès de toutes les paroisses du diocèse à leur pasteur de manière assez équidistante".
La note de la Nonciature Apostolique invite les prêtres, religieux, et religieuses tout comme les fidèles laïcs à "accueillir avec un esprit de foi et d’espérance cette décision du Saint-Père, expression de son attention paternelle et de sa sollicitude pastorale à l’endroit de l’Eglise qui est en Haïti et de tout le peuple haïtien".
Il est enfin demandé à tous les fidèles et à tous les hommes de bonne volonté d’accompagner dans leur prière le nouveau diocèse et son pasteur, Monseigneur Pierre André Dumas, pour qu’il soit guidé par "l’esprit du Seigneur dans l’exercice de cette importante mission ecclésiale".
Né le 26 septembre 1962 aux Cayes (Sud), le prélat est un jeune Evêque de 45 ans qui était depuis le 10 décembre 2002 Evêque auxiliaire de l’Archidiocèse de Port-au-Prince. Recteur de l’Université catholique Notre-Dame d’Haïti (UNDDH), il assure également la présidence de la branche haïtienne de l’organisation humanitaire Caritas et de la commission de communication et de culture médiatique de la Conférence latinoaméricaine des Evêques (CELAM).
Avant d’annoncer la création de cette nouvelle circonscription ecclésiastique en Haïti, le Souverain Pontife avait reçu la semaine dernière au Vatican les prélats haïtiens récemment promus dont l’Archevêque de Port-au-Prince, Mgr Serge Miot et l’Archevêque métropolitain du Cap-Haïtien (Nord), Mgr Louis Kébreau. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5145

Emmanuel "Toto" Constant inculpé de fraude immobilière à New York

L’ex-numéro un du FRAPH risque jusqu’à 15 ans de prison pour avoir récolté 1,7 million de dollars en détournant des prêts hypothécaires
lundi 14 juillet 2008,
Radio Kiskeya

L’ancien chef du Front pour l’avancement et le progrès d’Haïti (FRAPH), Emmanuel "Toto" Constant, a été formellement accusé d’avoir participé à une fraude hypothécaire d’une valeur de 1,7 million de dollars, lundi par un tribunal de Brooklyn (New York) devant lequel il comparaît.
Selon une dépêche de l’Associated Press, le procureur de New York reproche à l’ex-chef paramilitaire d’avoir frauduleusement surévalué les prix de vente de plusieurs maisons qu’il avait achetées auparavant en recourant à des stratagèmes. Grâce à ces manœuvres spéculatives, Constant avait par la suite réalisé des transactions extrêmement rentables en revendant les propriétés immobilières à des prête-noms. De l’argent volé à une banque newyorkaise, Sun Trust Bank.
S’il est reconnu coupable, l’accusé pourrait purger une peine allant jusqu’à 15 ans de prison.
Cependant, ses avocats, qui tentent d’obtenir sa libération, soutiennent que leur client aurait été trompé par certains individus qui, eux-mêmes, auraient conclu un pacte avec le parquet de New York pour faire des révélations compromettantes.
Agé de 51 ans, l’ancien numéro un du FRAPH et honorable correspondant de la CIA avait fui Haïti pour échapper à la justice à la chute, en 1994, du régime issu du coup d’Etat militaire de 1991 ayant renversé le Président constitutionnel d’alors, Jean-Bertrand Aristide. Il fut condamné à perpétuité par contumace pour son rôle dans le massacre de Raboteau, aux Gonaïves (Artibonite, nord), au cours duquel une quinzaine de personnes avaient été tuées le 22 avril 1994. Totalement inféodé aux putschistes et accusé d’avoir été à l’origine de graves violations des droits humains, le FRAPH serait responsable de nombreux assassinats et viols collectifs commis dans le pays entre 1991 et 1994.
Arrêté et libéré à plusieurs reprises par les autorités américaines qui envisageaient même de le déporter en Haïti, Emmanuel "Toto" Constant est détenu depuis 2006 pour son implication présumée dans cette affaire de fraude immobilière. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5144

samedi 12 juillet 2008

Des obstacles sur la route de Michèle Pierre-Louis

Avortement d’une réunion de travail avec le CPP et radicalisation de certaines positions au Sénat devant la polémique sur la vie sexuelle du Premier ministre désigné
vendredi 11 juillet 2008,
Radio Kiskeya

Le processus de ratification du Premier ministre désigné pourrait buter sur de sérieux obstacles en raison à la fois de l’avortement d’une rencontre prévue vendredi avec le CPP, bloc majoritaire à la Chambre des Députés, et de la prise de position conservatrice de certains Sénateurs face aux rumeurs persistantes entourant la vie sexuelle de Michèle Duvivier Pierre-Louis.
Le Député Félix Lubin (Lespwa/Limbé/Nord) a attribué à un "problème de planification" l’annulation de la séance de travail que la candidate devait avoir avec la Concertation des parlementaires progressistes. Se montrant réservé sur l’issue du processus, l’élu a jugé "indispensables" des discussions entre son bloc et Michèle Pierre-Louis qui, dit-il, détermineront l’orientation du vote des membres indécis du CPP.
D’autres voix de la première force politique à la Chambre basse ont déploré le refus de Mme Pierre-Louis de formuler une demande par lettre, rendant du même coup impossible un dialogue direct entre les deux parties.
De fait, le report de la rencontre a aussi entraîné la suspension du vote primaire qui devait permettre aux CPPistes de faire une répétition générale dès vendredi après-midi avant la présentation cruciale mardi prochain du rapport de la commission spéciale de ratification.
Invité au magazine hebdomadaire de Radio Kiskeya "Intérêt Public" à diffuser dimanche matin, le premier Sénateur de l’Ouest, Jean Hector Anacacis, a évoqué des difficultés auxquelles pourrait se heurter la candidature du Premier ministre désigné après la séance de travail ratée avec le CPP.
Au Sénat également, les nuages s’amoncellent. Le Sénateur Fritz Carlos Lebon (Union/Sud), qui s’exprimait au cours d’une rencontre avec la presse, est allé jusqu’à dire que la "position de l’église" devait prévaloir dans le cadre de l’analyse éventuelle du dossier du Premier ministre désigné. "Si l’église n’est pas entendue en Haïti, qui le sera" s’est demandé le parlementaire qui a totalement rejoint l’argumentaire de la Fédération Protestante d’Haïti selon lequel le "facteur moral" devrait être pris en compte dans le processus de validation de la candidature de l’intéressée dont les détracteurs ne cessent de dénoncer la "supposée homosexualité".
Réaffirmant son attachement aux valeurs chrétiennes traditionnelles, le Sénateur Fritz Carlos Lebon a menacé de faire abstention s’il n’obtient aucun éclaircissement sur l’orientation sexuelle de Michèle Pierre-Louis.
Pour sa part, le Sénateur Evallières Beauplan (PONT/Nord-Ouest) laisse planer le doute sur l’attitude qui sera la sienne lors de la séance de ratification à la Chambre haute. Il avoue éprouver un grand malaise devant le déferlement des supputations sur Mme Pierre-Louis et estime que toute personne appelée à exercer de hautes fonctions au sein de l’appareil d’Etat perdait automatiquement le droit à la vie privée.
Considéré comme l’un des chefs de file au Sénat, le Sénateur Beauplan a implicitement reproché au Président René Préval de n’avoir pas constitué une majorité parlementaire et rappelé que la ratification d’un Premier ministre obéissait au principe démocratique universel "un homme, un vote".
Deux Haïti -les conservateurs, d’un côté et les libéraux, de l’autre- semblent déterminées à s’affronter sans concession sur la désignation de Michèle Duvivier Pierre-Louis, quitte à bousculer une certaine conception de la liberté individuelle ou à renverser un système de valeurs dans lequel se reconnaissent de nombreux compatriotes. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5141

Le Président dominicain cherche à former un bloc de 57 pays victimes du "choc pétrolier"

Haïti et la République Dominicaine au coeur de cette initiative dont l’objectif est l’accès à une aide de 40 milliards de dollars
vendredi 11 juillet 2008,
Radio Kiskeya

Le Président dominicain Leonel Fernàndez s’est engagé vendredi à promouvoir la création d’un Fonds Global Solidaire destiné à permettre à 57 pays affectés par la flambée des prix pétroliers, dont Haïti et la République Dominicaine, d’avoir accès à des prêts estimés à 40 milliards de dollars, rapporte EFE.
Intervenant lors d’une conférence de presse au Palais National de Santo Domingo (siège de la Présidence), le chef de l’Etat a indiqué que les Etats concernés pourraient compter sur l’aide des pays producteurs et exportateurs de pétrole.
Fernàndez a, d’autre part, apporté son soutien à une initiative du Congrès américain visant à mettre fin aux "achats spéculatifs" de carburant qui représenteraient la principale cause de la hausse continue des prix de l’or noir sur le marché international. Le dirigeant dominicain a assuré que sans ces spéculations, le baril du pétrole chuterait "immédiatement" à 50 dollars.
Parmi les 57 pays très touchés par le "choc pétrolier" Leonel Fernàndez a répertorié 14 en Amérique latine, Haïti et la République Dominicaine en tête, 25 en Afrique, 15 en Asie et un au Moyen Orient.
"Nous avons déjà établi des contacts positifs avec des personnalités comme l’ex-Président américain Bill Clinton et l’ancien Secrétaire général de l’ONU, Koffi Annan, qui sont disposées à travailler avec les gouvernements de ces 57 pays dont le produit intérieur brut (PIB) est égal ou inférieur à 6.000 dollars", a affirmé M. Fernàndez.
En raison du refus du gouvernement haïtien de continuer à les subventionner, les prix des produits pétroliers ont subi, ces dernières semaines, des hausses de l’ordre de 12% rendant encore plus précaire la situation économique de la majorité de la population d’un pays théâtre, en avril dernier, de violentes protestations sociales contre la faim et la vie chère. spp/radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5140

vendredi 11 juillet 2008

Madrid accueille le 15 juillet une conférence technique sur Haïti

L’occasion pour la communauté internationale de se pencher sur la problématique de la sécurité alimentaire et du développement rural en Haïti
Jeudi 10 juillet 2008
Radio Kiskeya

Suite à la déclaration des Chefs d’Etat et de gouvernement d’Amérique Latine, des Caraïbes et de l’Union européenne, adoptée lors du Sommet de Lima, en mai dernier, les représentants de divers pays et organismes internationaux tiendront le 15 juillet prochain à Madrid une conférence technique sur la sécurité alimentaire et le développement rural en Haïti.
Un communiqué de l’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID) parvenu à la rédaction de Radio Kiskeya précise que cette conférence, qui sera coprésidée par l`Argentine et la France, vise à « améliorer l’efficacité et la coordination des projets d’assistance alimentaire et de relance agricole » lancés dans les dix départements d’Haïti grâce au soutien de la communauté internationale.
De leur côté, les autorités haïtiennes auront l’opportunité de présenter un plan d’action que les différents bailleurs de fonds auront l’occasion d’examiner.
L’AECID soutient qu’en réponse à une demande du gouvernement haïtien, une mission inter-agences (PAM, FIDA, FAO, BM) a participé le mois dernier à Port-au-Prince à l’élaboration d’un mémoire des actions visant à accroître la production des denrées alimentaires, la relance agricole et la recapitalisation des exploitations les plus défavorisées du pays.
L’envolée des prix alimentaires, particulièrement des céréales (riz, maïs, haricots), et la faible performance de la saison agricole 2007 ont affecté les populations les plus vulnérables. A travers le pays, quelque 2, 5 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire, a d’ailleurs reconnu le Comité National pour la Sécurité Alimentaire (CNSA).
L’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID) rappelle qu’elle apporte depuis plusieurs années sa contribution au renforcement de la sécurité alimentaire en Haïti tout en intervenant dans le domaine de la santé et de la pêche.
Plusieurs secteurs se plaignent du gel de l’aide internationale au développement à cause de l’absence depuis trois mois d’un gouvernement légitime à la tête du pays. Ce vide politique avait entraîné en avril dernier le report sine die d’une conférence des donateurs que devait accueillir Port-au-Prince. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article5138

Le Sénat brésilien autorise l’envoi de 100 ingénieurs militaires en Haïti

Ils contribueront à la réalisation de travaux d’infrastructure
jeudi 10 juillet 2008,
Radio Kiskeya

Le Sénat brésilien a approuvé jeudi l’envoi en Haïti de 100 casques bleus supplémentaires, des ingénieurs militaires qui doivent intégrer la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) afin de contribuer à la réalisation de travaux d’infrastructure à travers le pays.
Selon une dépêche de l’Associated Press datée de Brasilia, les nouveaux soldats se consacreront à des travaux d’ingénierie conformément à l’exposé des motifs acheminé au Congrès brésilien (Parlement) par les ministères de la défense et des relations extérieures.
"Pour arriver à la consolidation des résultats obtenus au cours des dernières années, il est nécessaire d’assurer le soutien continu de la communauté internationale à Haïti", relèvent les deux ministères.
Il y a deux semaines, les Députés brésiliens avaient déjà donné leur feu vert à l’envoi des soldats.
Lors de sa récente visite à Port-au-Prince, le Président brésilien, Luiz Inàcio Lula da Silva, avait annoncé l’arrivée prochaine de ces casques bleus du corps d’ingénierie des Forces Armées Brésiliennes.
Principal contributeur de troupes à la force onusienne avec un bataillon de 1.200 soldats, le Brésil détient aussi le commandement des troupes onusiennes. La MINUSTAH compte 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article5136

jeudi 10 juillet 2008

Quand Haïti vend ses enfants « esclaves »

Quand un pays en arrive à vendre ses enfants, faute de pouvoir s'en occuper, il est temps de renoncer à son indépendance au nom de la protection de ces enfants. Je sais que cela choquera bien de ces « nationalistes sans nation » et je m'attends à leur critique. Je les invite, toutefois, à voir le reportage de la chaîne américaine ABC du 8 juillet : Child Slavery in Haïti. Images à l'appui, le journaliste démontre sous nos yeux qu'il peut acheter un enfant haïtien en moins de 10 heures en prenant un vol à partir de New York. Toutefois, je refuse de faire passer sous silence la responsabilité de certains acteurs internationaux dans le pays qui, fort de leurs moyens financiers, trompent la vigilance de pauvres parents rendus vulnérables par la misère. Cette forme moderne d'abuser des plus faibles peut conduire dans certains cas jusqu'au commerce des organes. On ne serait donc pas loin des temps modernes des négriers.

Je refuse non plus de ne jouer que la carte de la victime en laissant de côté la faillite nationale. En effet, les scènes journalières d'enfants en larmes dans nos aéroports n'attirent l'attention de personne, encore moins des policiers ou d'autres autorités. Quand la première « République noire indépendante », qui s'est libérée du joug de l'esclavage et a libéré d'autres pays également, met ses enfants en esclavage pour les vendre, on ne peut y voir que la malédiction de l'histoire. Un pays qui vend ses enfants ne mérite pas d'être indépendant. Il est vrai, cela fait quelque temps déjà, qu'il l'a perdu et à ce rythme, cette histoire glorieuse ne sera qu'une chimère confinée aux bouquins d'histoire.

Certes, on savait que cela se faisait un peu, voire clandestinement, en trompant la vigilance des pouvoirs publics et des parents. Mais on était loin de se douter qu'il existait un trafic aussi bien organisé et qu'il y avait des enfants « entraînés » à être vendus. Il me vient à l'idée ces braves compatriotes qui ne manquent aucun rendez-vous national et international pour marquer leur indignation quant au traitement des Haïtiens en terre étrangère. Je crois qu'ils ont du boulot à la maison quand des Haïtiens eux-mêmes, à grande échelle, vendent des enfants volés ou les leurs au premier acheteur.

Bien sûr, personne n'est responsable. Que ce soit le père qui abandonne la famille et qui continue allègrement de procréer, ou bien l'Etat trop occupé à chercher un gouvernement, et quand il le trouve, trop occupé à gérer la prochaine élection. Bref, les adultes sont trop occupés à gérer des choses sérieuses pour perdre du temps à s'occuper des enfants et empêcher les trafiquants de faire fortune. Mais aujourd'hui, s'il faut trouver des coupables, je nommerai ceux qui se taisent et n'agissent pas, qu'ils soient décideurs publics ou simples citoyens, bref, la société. Le trafic des enfants à si grande échelle et si impunément mené est aujourd'hui une honte nationale. Voir ce reportage sur une grande chaîne câblée américaine est une disgrâce pour le pays et ses leaders, tant du secteur public que du secteur privé. Cette irresponsabilité nationale est aussi une forme de préjugé, car il traduit un mépris pour certains groupes sociaux bien particuliers. Ayons le courage de le reconnaître si on veut réellement agir. Il est tellement facile de prendre outrage du racisme des autres qu'on en arrive, peut-être inconsciemment, à cacher nos propres travers.

Faut-il conclure que sur la colère ou le désespoir ? Non. Je crois qu'il s'agit là d'un « autre ultime » appel. Un ultime appel pour ces gouvernements irresponsables qui laissent des milliers d'enfants encore exposés parce qu'ils ne sont pas en salle de classe; un ultime appel à ce secteur privé non solidaire qui n'a jamais construit des espaces publics pour que ces enfants puissent jouer et grandir sainement sans se sentir exclus; un ultime appel pour ces pères irresponsables qu'il convient d'éduquer autrement et/ou de sanctionner; un ultime appel pour certains qui rafistolent de petits projets sans lendemain pour les enfants défavorisés, question d'avoir des financements ou un capital politique; bref, un ultime appel pour ceux qui se taisent et n'agissent pas. Je terminerai tout de même en souhaitant du courage à certains de mes compatriotes qui s'en occupent sérieusement, le plus souvent sans moyen, car il en existe heureusement, ceux qui passent pour d'éternels naïfs et rêveurs.
Nesmy Manigat

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=59631&PubDate=2008-07-10

Les édiles de Strasbourg et de Jacmel renforcent le partenariat entre ces villes

Le sénateur-maire de Strasbourg (France) Roland Ries a participé samedi en Haïti à une séance de travail avec le maire de Jacmel, Edwin Zenny, dans le cadre d'une coopération décentralisée entre les deux villes financée à hauteur de 2 millions d'euros par l'Agence française de développement (AFD). "Strasbourg est engagée depuis 1991 dans une relation de coopération et d'amitié avec Jacmel qui a perduré pendant tous les mandats municipaux quelque soient les vicissitudes de la politique", a martelé le maire de Strasbourg lors d'un atelier de travail avec des responsables municipaux d'Haïti. Il a souhaité que d'autres villes francaises puissent entrer dans cette forme de solidarité et de coopération décentralisée avec des villes d'Haïti. L’Agence Française de Développement a proposé à l’Institut Régional de Coopération et de Développement( IRCOD) de s’engager pour quatre années, sur ce projet d’appui à la municipalité de Jacmel, en raison des liens forts de coopération existant entre Strasbourg et Jacmel indique un communiqué de la ville de Strasbourg. Le programme dans son ensemble visera à renforcer la gouvernance locale et les capacités de maîtrise d’ouvrage de Jacmel, par la mise en œuvre d’actions prioritaires concrètes sur le territoire urbain. Les axes d’intervention du projet sont la propreté, les marchés et la fiscalité.Au terme de cette coopération, la ville de Jacmel devrait bénéficier de la réhabilitation d'un marché colonial situé au cœur de la ville, de la construction d'un nouveau marché et du renforcement des capacités de gestion de l'administration communale. Le maire de Jacmel déplore toutefois une lenteur dans l’exécution du projet. "Les réalisations concrètes tardent. Tout ce qui peut être fait en 15 jours ailleurs se réalise en 5-6 mois en Haïti", di-il regrettant le dysfonctionnement de l'Etat haïtien responsable des retards."L'idée de ce partenariat c'est que Jacmel puisse prendre en main son propre destin avec notre aide", a souligné M. Ries qui a souhaité que la municipalité de Strasbourg puisse également tirer des avantages dans ce partenariat.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13892

Les sénateurs de Lespwa sont disposés à ratifier le choix de Michèle Pierre Louis

La commission sénatoriale spéciale chargée d’analyser les dossiers du premier ministre désigné a été constituée hier au grand corps. Michel Clerié est le président de cette commission qui compte également Joseph Lambert, Nenel Cassy, Semephise Gilles, Joseph Pierre Louis et Yvon Buissereth.
Le sénateur Lambert est disposé à ratifier le choix du premier ministre désigné Michèle Pierre Louis. Il dit attendre une décision de la chambre basse au cours du week end précisant que les pères conscrits entendent vérifier les pièces déposées par le premier ministre désigné. " Les sénateurs de Lespwa appuient sans réserve le choix du chef de l’état mais nous devons vérifier si ce choix est conforme avec les prescrits constitutionnels", ajoute t-il.
La commission a été constituée quelques heures après une rencontre entre le chef de l’état et les sénateurs de Lespwa dans le cadre des consultations visant la ratification de Michèle Pierre Louis. A l’issue de la rencontre le président du sénat, Kelly Bastien, a soutenu que les sénateurs de Lespwa sont maintenant disposés à ratifier le choix du premier ministre désigné. Selon le sénateur Bastien il faut un consensus autour d’un programme politique afin d’obtenir des résultats probants. " Les 11 sénateurs de Lespwa sont favorable à Michèle Pierre Louis ", précise Kelly Bastien.Toutefois le sénateur Anacacis Jean Hector est moins enthousiaste puisqu’il entend suivre les traces de la Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP).
Il se déclare satisfait de la présentation de Michèle Pierre Louis qui selon lui a compris les attentes de la population " Nous avions présenté notre position au chef de l’état et à l’issue de la rencontre un climat de confiance s’est établi", dit-il estimant que les pièces du premier ministre désigné doivent être conformes à la constitution. Selon le sénateur Anacacis il faut former un gouvernement d’ouverture qui inclura les syndicats, les organisations de base et le secteur des affaires.
Par ailleurs, le vote primaire de la CPP devrait avoir lieu ce jeudi révèle un membre de ce bloc, Louis Jeune Levaillant. La tendance est plutôt favorable à Michèle Pierre Louis soutient le parlementaire qui révèle que les débats sont houleux au sien du bloc majoritaire.
Levaillant Louis Jeune admet que certains députés font référence à leur foi chrétienne dans le cadre du débat sur la moralité de Michèle Pierre Louis.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13894