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vendredi 6 juin 2008

Haïti en Scène : la fin d’une belle histoire ?

Interview avec le metteur en scène Bertrand Labarre
jeudi 5 juin 2008
Par Nancy Roc
Montreal, 05 juin 08 [AlterPresse] --- Après le succès inédit à Montréal du Starmania à l’haïtienne en juin dernier, le public d’Haïti en scène vient de recevoir une douche froide : l’association va devoir fermer faute de ressources !
Contacté par AlterPresse, le fondateur et metteur en scène français, Bertrand Labarre , a déploré le manque de support des différents acteurs pour supporter cette association. « Nous ne sommes jamais parvenu à établir un modèle économique qui nous permettrait raisonnablement de vivre.

L’association est tenue à bout de bras par ses fondateurs qui se retrouvent à chaque fois avec des sommes déraisonnables engagées dans une œuvre sociale et artistique » a révélé le metteur en scène en précisant que sans un statut d’ONG, « Haïti en Scène n’a pas pu consolider ses rapports avec des acteurs institutionnels majeur : gouvernement haïtien, USAID, UNESCO, UE, SCAC de l’ambassade de France ».
Après le succès montréalais du Starmania à l’haïtienne, les jeunes talents d’Haïti en Scène avaient récemment joué dans l’adaptation du spectacle de Luc Plamondon, Notre Dame de Paris au Rex Théâtre les 22 et 23 mai derniers (Photo logo : Esméralda devant la "vierge Marie" couverte).

Malgré sa performance et son succès confirmé auprès du public, Haïti en Scène n’a pas trouvé suffisamment de sponsors pour que la magie se poursuive « dans la cour des miracles »…
Bertrand Labarre ne baisse pas les bras pour autant : « notre décision d’arrêter est révocable. Haïti en Scène a besoin d’avoir une visibilité d’un an pour fonctionner correctement sans mettre en danger sa survie même ». Pour cela, le metteur en scène affirme que la somme de 40.000 USD (quarante mille dollars américains) suffirait à financer une année d’activité complète pour 50 jeunes avec spectacle au bout.
Quasimodo : Seymac Dorcéan
Rappelons qu’Haïti en Scène recrute des talents bruts, de jeunes artistes qu’elle forme gratuitement en jeu, en danse, en musique et en chant. Alors que de nombreux jeunes sont pointés du doigt dans le phénomène du kidnapping qui sème le deuil dans les familles haïtiennes, les jeunes artistes de cette association venant de quartiers difficiles comme le Bel Air, Carrefour et Martissant ont réussi à relever le défi de devenir des artistes semi-professionnels et de conquérir la Cité des Arts de Montréal en mars dernier.

La presse québécoise était tombée sous le charme de ces jeunes acteurs, chanteurs et danseurs et ne tarissait pas d’éloges : « les textes chantés par les Dubois, Forestier, Dufaux et autres poulains de Luc Plamandon n’auront jamais eu autant de résonance que dans la bouche de ces jeunes Haïtiens inconnus », a écrit Isabelle Paré dans Le Devoir suite à la première du Starmania à l’haïtienne, le 29 mars dernier [1].

Dans un pays n’offrant aucun débouché à ses jeunes dont plus de 60% doivent faire face au chômage, on imagine le désarroi et la déception des jeunes acteurs/chanteurs et danseurs d’Haïti en Scène qui avaient brièvement goûté à la magie du succès. « Si Notre Dame de Paris ou Starmania ont un avenir en Haïti ou ailleurs, Haïti en Scène sera heureuse de faire tourner ces spectacles. Ils existent. Ils sont là. Nos jeunes ne sont pas encore lâchés. Mais on ne prévoit pas de nouveaux projets en raison des difficultés évoquées », déclare Bertrand Labarre qui a accepté de livrer ses réflexions à Alterpresse dans un contexte de crise économique, politique et une psychose de la peur engendrée par la récente vague de kidnappings :

Bertrand Labarre
AlterPresse : M. Labarre, on prône souvent en Haïti que si l’on donnait des possibilités aux jeunes, ces derniers éviteraient la délinquance comme seule porte de sortie. Qu’est-ce que ce manque de support de la société haïtienne démontre pour vous aujourd’hui ?
B. Labarre : Je ne voudrai pas tirer de conclusions hâtives des difficultés de notre association. Peut-être n’avons-nous jamais su faire jouer les leviers qu’il fallait. Les réseaux ne sont pas toujours aisément accessibles et il est tout à fait possible que les portes ne se soient pas ouvertes car nous n’avons pas su les ouvrir. Mais nul ne pourra nous reprocher de ne pas avoir essayé : le nombre de dossiers, lettres et courriels envoyés est aujourd’hui incalculable.

Ceci dit, je suis un peu circonspect sur les remarques gentilles voire dithyrambiques que nous avons souvent reçues ces trois dernières années alors même qu’on nous donnait une fin de non recevoir lorsque nous expliquions qu’il nous fallait de l’argent pour poursuivre notre tâche. Je ne dirais pas qu’il s’agit d’hypocrisie ; ce serait détestable et triste pour la jeunesse haïtienne qui est, vous le savez bien, au centre des discours ambiants mais qui resterait dans cette logique très loin dans celui des préoccupations des acteurs sociopolitiques de la société haïtienne. Mais il n’y a pas de « bonnes dates » en Haïti. Il n’y a simplement jamais de bonne date. Les acteurs publics et privés ont toujours d’autres sujets, d’autres centres d’intérêt, d’autres œuvres sociales voire d’autres évènements culturels.
Je me demande si cette approche en termes de mauvaises dates n’est pas révélatrice d’un mal être profond face à l’actualité et, pire, le futur, même proche. Se lancer dans un projet qui ne verra le jour que dans 7 mois est impensable pour de nombreux acteurs culturels ou financiers. En Haïti, il est tellement difficile de voir les choses positivement, que nos interlocuteurs ont toujours eu du mal à nous suivre. Du coup, ce sont les jeunes que nous encadrons qui en deviennent naturellement les victimes.
Apr : Avez-vous eu recours à d’autres partenaires ? Luc Plamondon, Luck Mervil ou la Gouverneure Générale ne peuvent-ils pas vous aider à trouver des fonds ? Quelles autres démarches avez-vous entreprises ?

Esméralda : Marie Brunette Brutus
B. Labarre : Les trois personnes que vous citez ont déjà beaucoup fait pour Haïti en Scène (ou pourrais-je dire pour Haïti « sur la scène » montréalaise). Elles ont rendu possible l’impossible : faire jouer une troupe amateur sur une scène professionnelle montréalaise avec une couverture médiatique, à priori, impensable. Peut-être, sans doute, notre collaboration avec son Excellence, la gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean, Luck Mervil, Luc Plamondon ne s’arrêtera pas là : tous, nous aimerions repartir en tournée au Canada ou ailleurs, faire vibrer le cœur d’un public francophone et créolophone. Que ce soit avec Starmania ou Notre Dame de Paris.
Nous ne sommes pas entrés en contact avec eux récemment. Peut-être devrions-nous…
Apr : Quelle est la leçon que vous tirez de vos efforts pour Haïti et de vos rêves (et ceux des jeunes) qui tombent aujourd’hui à l’eau ?
B. Labarre : Je ne veux pas parler de rêves qui tombent à l’eau. Ce que nous avons fait, nul ne pourra nous l’enlever. Ces jeunes ont vécu un rêve, une aventure humaine, ils ont fait des rencontres magnifiques. Ils se sont formés. Ils ont un CV fort. Rien de cela ne leur sera jamais retiré. Nous jouons le rôle du semeur. Le ciel, voire d’autres « jardiniers », pourront toujours récolter. De toute façon, Haïti en Scène n’a pas comme vocation de suivre, des années durant, les jeunes qui sont venus à elle. Nous semons dans les cœurs et dans les têtes, nous professionnalisons. Ensuite, l’oiseau vole de ses propres ailes.
Pour les fondateurs d’Haïti en Scène, bien sûr, il y a un sentiment plus amer. Mais aucun regret ni remords. Ce que nous avons essayé de faire valait la peine. Nous le referions si nous devions être en situation de le faire. Nous avons, nous aussi, beaucoup appris. Sur le plan humain, nous avons vécu des choses merveilleuses en 3 ans. Imaginez ce que moi, en tant que « petit blanc expatrié », j’ai pu vivre comme émotion, comme amour, comme partage avec ces jeunes haïtiens si éloignés de moi a priori et avec qui j’ai vécu des angoisses, des émotions, des larmes. Je leur dois tout. J’ai rencontré Luc Plamondon, Son Excellence Michaëlle Jean, Luck Mervil. Tout cela c’était le miracle Haïti en Scène.

Billy Jean Baptiste entouré de Sandra et Johanna
Par ailleurs, nous nous sommes également professionnalisés. Certains observateurs qui nous ont suivis sur nos 3 spectacles disent que Notre Dame de Paris est, de loin, le meilleur de nos spectacles. C’est gentil et encourageant. Cela montre que nous sommes sur la voie du bien en commun. Je m’étais déjà aperçu que les répétitions de Notre Dame se déroulaient plus vite et de façon plus satisfaisante que pour Starmania. Mais les commentaires sur la fluidité de la mise en scène (totalement circulaire au Karibe Center, un autre de mes rêves de metteur en Scène) ou l’assurance des jeunes artistes laissent effectivement penser qu’Haïti en Scène progresse sur le plan formel et technique. Quelle bonne nouvelle, n’est ce pas ?
Il n’y a pas d’autres leçons définitives (…)
Haïti regorge de talents, de savoir faire, d’énergie créatrice. Il faut juste leur permettre de vivre de grandir, de s’ouvrir au monde. La balle est lancée, les germes doivent maintenant devenir des pousses et de belles plantes. Des plantes de la caraïbe… Je suis très confiant : la boule s’est mise à rouler, elle ne s’arrêtera pas en si bon chemin. De nombreux jeunes qui sont passés entre nos mains ont déjà ouvert des portes, qu’ils soient de la génération Starmania ou de la génération Notre Dame. Mes partenaires ont ouvert eux aussi leurs perspectives, leur maîtrise de spectacles lourds. Tout cela n’est pas perdu.
À titre personnel, je dois tout à Haïti. Ce pays m’a révélé, réveillé, montré la voie. J’espère lui avoir apporté quelque chose en échange.
Qu’Haïti en Scène survive ou non n’est finalement qu’un aspect du bilan de l’association. Je crois que nous avons semé des choses derrière nous, auprès du public haïtien rassuré sur la valeur de ses jeunes, comme des jeunes eux-mêmes bien sûr, qui ont davantage confiance en eux.
Apr : Merci
N’y a-t-il pas une entité privée, publique ou un mécène visionnaire qui puisse venir en aide à cette association ? L’avenir de ces jeunes en dépend. Ils ont été des merveilleux messagers la culture haitienne et méritent grandement d’être encadrés et encouragés. [nr gp apr 05/06/08 09:00]
[1] AlterPresse : Haiti-Canada : Triomphe du Starmania à l’haïtienne à la Cité des Arts de Montréal, Nancy Roc, le 1er avril 2008.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7325

jeudi 5 juin 2008

« Y en a marre »: un cri retentissant!...HAITI EN A MARRE!

A l'initiative de plus d'une centaine d'organisations de la société, une foule immense a crié, mercredi 4 juin 2008, son refus du kidnapping et pressé les autorités policières et judiciaires à agir afin de faire échec aux ravisseurs.
Assises sur les parvis de l'église du Sacré-coeur, à Turgeau, quelques femmes portant des t-shirt blanc discutent.
L'une d'elles crache son indignation face au laxisme des autorités policières et judiciaires alors que les kidnappeurs s'attaquent, avec la quiétude, des rois aux femmes et aux enfants sans défense.
Les yeux inondés de larmes, la voix sanglotante, elle se met à la place de la maman du petit Kareem Xavier Gaspard, 16 ans, kidnappé et brutalement assassiné malgré le versement de la rançon exigée.
« Je ne sais pas ce que j'aurais fait. C'est assez », crie-t-elle soudainement avec détermination sous les regards d'un policier faisant partie d'un dispositif de sécurité impressionnant.
Il est 8 heures 25 a.m. et une pluie fine tombe. « Le gens feront le déplacement », dit- elle avec certitude. Ils répondront à l'appel des 119 organisations de la société civile ayant constitué le front du refus au kidnapping, une plate-forme citoyenne visant à pousser les autorités policières et judiciaires à assumer leurs responsabilités, enchaîne-t-elle.

Les minutes s'égrènent et les gens arrivent de partout, habillés de blanc, de noir. Une salve d'applaudissements retentit, un premier frisson traverse la foule.
Entre les embrassades, les salutations, des instigateurs de la marche, entre autres, Arnold Antonin, Ashley Laraque, arrivent sur les lieux. Le temps de donner leurs premières impressions aux journalistes, la marche s'ébranle. Direction : le ministère de la Justice, à l'avenue Charles Sumner. Il est 9 heures passées.
Plusieurs milliers de gens, toutes couches sociales confondues, marchent. Ensemble. L'ambiance, bon enfant, prête à la réflexion, au recueillement.
La marche s'anime par moment avec des applaudissements et des chants religieux. Certains fondent en larmes.
Parmi eux, un ex-kidnappé qui semble revivre les moments tortueux de sa captivité. « J'espère que cette marche servira à quelque chose », lâche-t-il.Ashley Laraque note un certain mépris du mouvement par le ministère de la Justice : « Ils savaient qu'on devait leur remettre un message. C'est seulement une secrétaire qui nous a reçu. » Quelques minutes filent. Et le nombre de participants à la marche augmente.
Le commissariat de Port-au-Prince est la prochaine station.
Cette fois, Michel-Ange Gédéon, commissaire de police de Port-au-Prince, reçoit les émissaires de la marche et promet de ne pas flancher, de redoubler d'effort et de vigilance dans la lutte contre les kidnappeurs.
Entre-temps, au Champ de Mars, à la rue St Honoré, le ton change, la marche se transforme en manif. « Aba sitirans Leta, Aba enpinite, Peine de mort pour les kidnappeurs, Y en a marre. »
Les esprits s'échauffent.
Des centaines d'étudiants de la Faculté d'Ethnologie rejoignent les manifestants. C'est le même message. Le refus de l'incurie des autorités face aux ravisseurs. En face du Palais de Justice, les manifestants réclament l'arrestation des juges ripoux. « La polis arete, jij libere », martèlent des protestataires dégoulinant de sueurs.
Comme au Commissariat de Port-au-Prince, le juge Casimir reçoit le message apporté par Laraque et Antonin. « Nous avons remis notre message à la justice, maintenant nous allons rester vigilant, déclare Arnold Antonin.
La marche est terminée », annonce-t-il. « Ce n'est pas encore fini », disent des manifestants qui se dirigent vers le Palais national, siège de la présidence.
Spontanéité, timing réglé, des milliers de manifestants, à midi, comme des mères qui accouchent crient: «Anmwe», à avoir le souffle coupé. « Le président Préval doit faire quelque chose», clame la foule immense.
« Y en a marre », dit une autre femme.
Comme celle assise en face de l'Eglise du sacré cœur, elle a gueulé sa colère, son refus de l'inacceptable, bref son refus du kidnapping.

Roberson Alphonse

Robenson Geffrard
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=58338&PubDate=2008-06-04

mercredi 4 juin 2008

Succès de la marche contre les actes d’enlèvement

Plusieurs milliers de personnes ont participé à une grande marche contre les actes de kidnapping ce matin à Port-au-Prince. La marche a comencé vers 10 heures du matin devant l’église Sacre cœur de Turgeau avec des milliers de personnes portant des T shirts noirs ou blancs.
Vers 10 heures 30 AM, les organisateurs de la marche ont remis une lettre au commissaire de police de Port-au-Prince pour exiger l’adoption de nouvelles dispositions susceptibles de freiner les actes de kidnapping. La foule a continué à grossir à l’approche du champ de Mars.
Des participants ont lancé des cris de complainte pour témoigner le refus de la société face aux actes d’enlèvements dont certains se sont soldés par l’assassinat des victimes." Nous sommes fatigués avec ces actes d’enlèvement ", lançaient des manifestants qui en raison de leur colère n’ont pas respecté le mot d’ordre de marche silencieuse.
Les portes de plusieurs maisons de commerce étaient fermées et de nombreux employés des secteurs public et privé avaient pris part à la marche.
Arrivés devant le palais de justice les manifestants ont eu la surprise de constater que les porte de cet édifice étaient verrouillées. Aucun juge n’était présent pour recevoir la lettre leur a-t-on fait comprendre, provoquant la colère des manifestants.
Après quelques minutes d’attente un responsable du palais de justice s’est présenté pour recevoir la lettre des organisateurs de la marche.
Les manifestants ont lancé des slogans hostiles aux membres de l’appareil judiciaire. " Vendeurs de justice" criaient des manifestants contre les juges qui libèrent les kidnappeurs appréhendés par les forces de l’ordre. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13801

Première rencontre entre Robert Manuel et les députés du bloc CPP

La rencontre entre le premier ministre désigné, Robert Manuel, et les députés du bloc Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP) s’est déroulée dans une ambiance empreinte de cordialité.
A l’issue de sa rencontre avec plus de 40 membres de ce bloc parlementaire, Robert Manuel, qui a paru détendu, a affirmé qu’il est interpellé par l’histoire et le peuple haïtien. " Si je suis ratifié, je veux être un militant et un serviteur", dit-il rappelant que la participation et la mobilisation sont des atouts du succès.
M. Manuel s’en remet à la décision des parlementaires rappelant que l’assemblée est souveraine.Des députés de la CPP ont exprimé des points de vue différents à l’issue de cette rencontre. La députée de Gros Morne, Gerandale Thelusma, affirme que la rencontre a permis d’avoir des informations sur la vision de M. Manuel pour le pays. " Le groupe n’a pas encore arrêté une décision", ajoute t-il.
Pour le député Hugues Célestin la compétence de M. Manuel peut être utile pour le pays. Tout en rappelant que le vote de la CPP sera unitaire, le député Célestin souligne que l’exposé de M. Manuel prouve qu’il comprend les besoins du pays.Enel Apollon est d’avis contraire et dénonce les menaces et pressions visant la ratification de Robert Manuel. " Je ne suis pas convaincu par l’exposé de M. Manuel ", lance t-il.
Une nouvelle rencontre entre le chef de l’état et les parlementaires de Lespwa est prévue ce jeudi.
Le président du sénat, Kelly Bastien, rapporte les propos du président Préval pour qui les bandits, les dealers de drogue et ceux qui agitent les problèmes de couleur sont ceux qui s’opposent au choix de Robert Manuel. Selon le sénateur Bastien lors de sa première rencontre avec les élus de Lespwa, le chef de l’état avait mis l’accent sur le parcours de militant de M. Manuel.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13799

Le sénateur Latortue appelle à l’adoption de dispositions urgentes contre le kidnapping

Le président de la commission sécurité et justice du sénat, Youri Latortue, appelle les autorités à adopter des mesures urgentes pour mettre un terme à la vague de kidnapping. Selon lui, les structures de sécurité, police et armée doivent être renforcées pour réaliser une prévention efficace. " Nous avons en vain réclamé une harmonie entre l’institution policière et l’appareil judiciaire", dit-il regrettant les libérations de criminels par des juges.Tout en admettant que les libérations de criminels tendent à décourager les policiers, le sénateur Latortue se prononce pour une meilleure organisation de la police.
Le sénateur Latortue soutient que la faiblesse de l’appareil de sécurité nationale n’a pas été adressée par le gouvernement d’Alexis. " La population réclame l’organisation du système d’intelligence et la lutte contre la corruption au niveau de l’appareil judiciaire ", dit-il rappelant que le sénat avait formulé ces revendication à l’endroit des autorités gouvernementales.
En ce qui a trait à la convocation du chef de la police par la chambre basse, le sénateur Latortue préfère privilégier les réunions de travail avec le commandement de la PNH. " Nous avons employé une autre formule parce que ce sont les ministres qui sont responsables par devant le parlement", argue t-il estimant que le gouvernement démissionnaire devrait décaisser des fonds pour renforcer des unités de la police et favoriser de nouveaux déploiements d’agents de l’ordre.
Contrairement à certains députés, le sénateur Latortue croit que la police est confrontée à un manque de moyens matériels. Il révèle que 120 millions de gourdes destinées à la PNH sont bloquées au ministère des finances. Le président de la commission sénatoriale de sécurité appuie la marche réalisée par l’ensemble de la société civile contre le kidnapping.
Le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH), Jean Robert Argant, soutient que cette marche est un message aux autorités judiciaires et policières puisque des arrêts sont prévus devant le ministère de la justice, le palais de justice et le commissariat de Port-au-Prince. Pour M. Argant il faut désormais renverser la vapeur, puisqu’il est anormal que la population vit dans l’angoisse face aux criminels.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13800

ADIEU A SONNY BASTIEN

Dépêche de l’agence en ligne Alterpresse sur la catastrophe du 2 juin
Haïti-Presse : Décès du confrère Sonny Bastien
mardi 3 juin 2008,
Radio Kiskeya

P-au-P, 02 juin 08 [AlterPresse] --- Le confrère journaliste Sonny Bastien est décédé dans l’après-midi de ce lundi 2 juin 2008 des suites d’un problème de diabète, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Président directeur général de la station privée Radio Kiskeya depuis 1994, après une riche carrière a Radio Haiti Inter (debut annees 1970 - 28 novembre 1980), puis 1986 - 1991) Sonny Bastien s’est éteint à l’hôpital du Canapé-Vert où il a été hospitalisé depuis le dimanche 1er juin 2008. Chez les consœurs, confrères et autres employés de cette station de radio privée de Port-au-Prince, c’est la désolation et la consternation a l’annonce de cette triste nouvelle.
En lieu et place de l’édition de nouvelles de 4:00 pm locales (21:00 gmt), Radio Kiskeya diffuse des chansons tristes en mémoire de ce Journaliste de carrière.
L’agence en ligne AlterPresse s’incline devant la dépouille du confrère Sonny Bastien avec qui des relations professionnelles et amicales étaient entretenues de longue date. [do rc apr 02/06/2008 16 :00]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5072
Article du quotidien Le Nouvelliste sur le dernier voyage de Sonny
Sony Bastien est parti...
mardi 3 juin 2008,
Radio Kiskeya

« Je profite de cette occasion pour réfléchir sur l’avenir », l’une des dernières déclarations de Sony Bastien, directeur général de Radio Kiskeya à l’occasion du 14e anniversaire de la Station, le 7 mai dernier. Une réflexion qui n’aboutira pas puisqu’il nous a quitté ce lundi.
Figure emblématique de la presse haïtienne qui a transcendé des générations, Sony Bastien est un modèle. Rongé par la maladie depuis un certain temps, l’homme de la presse n’a jamais quitté son micro. Si le diabète rongeait son corps, par contre, sa voix et sa grande capacité de réflexion répondaient toujours à l’appel pour éclairer ses nombreux auditeurs.
Sobre, jovial... Sony a passé la majeure partie de sa vie a servi la société haïtienne. « Pale pou’n vanse », on n’oublie pas de si tôt les échos de cette émission de calibre à caractère social qu’animait l’immortel Sony, où le vécu quotidien a été passé au peigne fin. « Ils ont dit », une émission humoristique mettait à nu les moeurs de la société. Jamais homme journaliste n’a été aussi ouvert comme Sony Bastien.
De Radio Haïti Inter à Radio Kiskeya, Sony Bastien a conservé son style unique. Sa voix rassurante a fait les délices de plus d’un et le malheur de ceux qui ne croient pas au changement. « Zenglendo, boum peta et dechoukay », sont entre autres mots qu’il a lui-même créés pour mieux expliquer à ses auditeurs la réalité du pays. Il a commencé très jeune à travailler à Radio Haïti Inter. Durant la rafle du 28 novembre 1980, il fut l’un des rares journalistes contestataires de l’ordre dictatorial duvaliériste à ne pas connaitre l’exil.
Ses deux plus proches collaborateurs : Marvel Dadin et Liliane Pierre Paul sont inconsolables. Entre larmes et consternations, aucun mot ne peut apaiser leur grande tristesse.
Né le 10 mai 1956, Sony Bastien est mort à 52 ans après une maladie courageusement supportée. La presse haïtienne est en deuil. Sony Bastien laisse ses deux garçons, sa femme et des auditeurs qui s’attachaient à sa façon humoristique de présenter les réalités de la vie quotidienne haïtienne.
Chimiste, Sony Bastien était un homme de bon commerce.
La direction, la rédaction et le personnel de Le Nouvelliste présentent leurs condoléances les plus émues à la famille du défunt et à toute l’équipe de la Radio Kiskeya et à Marvel Dadin, Liliane Pierre et Stéphane Pierre Paul en particulier.
Robenson Geffrard robby8104@yahoo.fr
N. B Texte paru dans l’édition du mardi 3 juin 2008
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5073
Texte d’Hérold Jean-François sur la disparition de notre PDG, Sonny Bastien
Ce témoignage de notre confrère de Radio Ibo fait partie d’un florilège de réactions enregistrées tant en Haïti et à l’étranger depuis cette perte ...incommensurable
mardi 3 juin 2008,
Radio Kiskeya

SONY BASTIEN, EN BREF
Par Hérold Jean-François
Sony Bastien, Président Directeur Général de Radio Kiskeya qui vient de nous laisser à 2 :30 cet après-midi du 2 juin, était l’un des journalistes les plus connus de cette transition démocratique en Haïti. Mais Sony faisait déjà partie de la grande presse d’avant 1986, victime de la censure avant la rafle du 29 novembre 1980 où bon nombre de ses collègues de Radio Haïti Inter sont passés en sa compagnie aux centres d’interrogatoires des Casernes Dessalines, avant d’être expulsés du pays.
Après le 7 février 1986, Sony a repris du service à Radio Haïti Inter avec la belle équipe de Compè Filo, Liliane Pierre-Paul, Marvel Dandin, jusqu’en 1991. Leur séparation d’avec Jean L. Dominique a donné lieu au collectif Kiskeya qui allait devenir la populaire Radio Kiskeya que Sony créa avec son ami d’enfance Marvel Dandin et Liliane Pierre-Paul.
La plupart des néologismes en créole qui ont enrichi notre langue pendant la transition proviennent de la créativité et de l’humour de Sony Bastien qui était un pince sans-rire. Personnage discret non-conformiste, Sony Bastien, en dépit d’un diabète qui le rongeait et le fatiguait avait l’analyse vive et la répartie facile. Sa succulente chronique ‘’ils ont dit’’ et ses multiples entrevues sont de bonnes illustrations de la qualité et de la profondeur du journaliste de métier que Sony a été pendant ces trois dernières décennies. La maladie était incapable de l’arrêter. Jusqu’au dernier moment, Sony a maintenu une présence remarquable à travers ses interventions à Radio Kiskeya
C’est Sony qui a inventé et popularisé l’expression ‘’zenglendo’’ pour étiquetter ces fameux personnages qui allaient empoisonner notre vie. Chaque fois que vous entendrez l’expression ‘’woumble’’, rappelez-vous que ce mot qui traduit rencontre, conférence, forum en français a été une autre invention de Sony Bastien.
Simple, effacé, ami fidèle, jovial, aimant son pays charnellement, c’était entre autres, des caractéristiques de Sony Bastien qui aimait la vie.
Après avoir fondé Radio Kiskeya, Sony est retourné aux études à l’Université Quiskeya où il a étudié l’Économie jusqu’à la licence. A la radio, Sony pratiquait le ‘’Castigat ridendo mores’’ ‘’corriger les mœurs en riant’’ dans des chroniques incisives très appréciées par l’auditoire. Au cours de l’année 2004, pendant la crise politique, les branchés attendaient avec impatience la mesure de Sony dans ‘’ils ont dit’’. Plusieurs d’entre eux ont été foudroyants. On a encore en mémoire cette dérision qui a mis en épingle des imposteurs livrés à la risée publique par la prose maniée de main de maître par Sony Bastien.
Le 10 mai dernier, Sony célébrait son cinquante deuxième anniversaire entourés d’un groupe restreint d’amis ses invités habituels quand il lui prenait l’envie de marquer son anniversaire.
Ses amis garderont de Sony, le souvenir impérissable d’un ami solidaire en toute circonstance. La Direction de Radio IBO prie son épouse Jessie, ses enfants Marco et Stéphane, ses amis frère et sœur Marvel et Liliane, ses parents et amis, de croire en nos sincères afflictions.
Ce texte a été présenté au Journal de 17 Heures de Radio IBO, le lundi 2 juin 2008
N.B Ce texte du PDG de Radio Ibo est parvenu à notre rédaction le soir-même du décès
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5071

Haïti/France/Culture : Prochaine prestation du chanteur haïtien BélO à Paris

Mardi 3 juin 2008
P-au-P, 03 juin 08 [AlterPresse] --- Le chanteur haïtien Jean Bélony Murat – BélO – sera en concert en France le 20 juin à l’Opus Café où il aura à exécuter des morceaux gravés sur « Référence », son deuxième album, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Lauréat en 2006 du Prix Découvertes Radio France Internationale (RFI), Jean Bélony Murat a choisi, dans son dernier album, de s’exprimer dans un langage musical davantage tourné vers le jazz. Des chansons comme « P ap Negosye », « Deblozay » figurent sur ce compact disc (CD) de 12 titres.
Deux des douze compositions musicales sont en rotation sur les ondes de RFI.
La chanson « P ap Negosye », un test pressing sorti le 1er décembre 2007, a été composée lors d’un séjour à Zinder au Niger. Il s’agit d’un texte, à travers lequel BélO demande aux jeunes de se protéger lors des rapports sexuels.
« Tout le monde sait que le Sida se transmet surtout si on ne se protège pas. En tant que jeune et artiste, c’est de ma responsabilité de prendre part à la mobilisation et la conscientisation de la jeunesse », explique Jean Bélony Murat à Radio France Internationale.
BélO est attendu en France où il sera en concert les 20 et 21 juin à l’occasion, par ailleurs, de la traditionnelle fête de la musique.
A Port-au-Prince, BélO donnera le dimanche 8 juin 2008 une prestation à la prison des mineurs de Delmas 33 (nord-est de la capitale), dans le cadre d’un concert socio spirituel organisé par le groupe de communicateurs pour la promotion, l’action et la solidarité (Compas).
Cette initiative vise à permettre aux mineurs haïtiens, en conflit avec la loi, de chanter, danser et de méditer, selon le journaliste Jean Venel Casséus, membre du comité organisateur.
BélO aura à chanter pour ces enfants qui, à ses yeux, représentent l’avenir du pays.
« Ce sont les adultes de demain et donc l’avenir du pays. Il faut miser sur eux, si on veut vraiment qu’Haïti change », affirme Jean Bélony Murat. [do rc apr 03/06/2008 8:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7314

Haïti/Culture : Paul-Élie Lévy quitte l’Institut français d’Haïti avec un sentiment de tristesse

Mardi 3 juin 2008
P-au-P, 03 juin 08 [AlterPresse] --- Le directeur de l’Institut français, Paul-Élie Lévy, fera bientôt ses adieux à Haïti avec un sentiment de tristesse pour avoir été gâté par le public haïtien au cours des années qu’il a passées dans le pays, selon les informations obtenues par l’agence en ligne AlterPresse.
« Je pars avec le sentiment d’avoir fait tout mon possible pour que l’Institut français ait une activité forte, multiple, variée, pour que l’Institut français soit ouvert à tout le public, soit un lieu d’accueil et de convivialité », affirme Paul-Élie Lévy lors d’une conférence de presse le vendredi 30 mai 2008.
Paul-Élie Lévy, qui doit laisser Haïti à la fin du mois d’août 2008, déclare avoir été bien accueilli par les Haïtiens durant les quatre années [2004 – 2008] de son mandat à la tête de l’Institut français d’Haïti (IFH).
Le directeur de l’IFH, qui n’a pas voulu anticiper sur son départ prévu pour la fin du mois d’août, se réjouit d’avoir bien rempli la tâche qui lui a été assignée.
« Je pars avec l’impression d’avoir fait tout ce que j’ai voulu faire et avec beaucoup de tristesse », soutient-il.
Avant de regagner la France, Lévy espère pouvoir faire ses adieux à Haïti, pays dans lequel il a fait de nombreuses expériences durant ces quatre dernières années.
Des gens, qui fréquentent l’Institut français, voient en Paul-Élie Lévy un personnage rassembleur et dynamique qui cherche à intégrer toutes les couches de la société haïtienne à travers les différentes manifestations culturelles de l’institut. [do rc apr 03/06/2008 8:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7315

La CPP n'a donné aucune garantie quant à la ratification du premier ministre désigné à l'issue d'une rencontre avec ce dernier

Robert Manuel se déclare prêt à se mettre au service de son pays

Port-au-Prince, le 3 juin 2008-(AHP)-La Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP) de la chambre des députés n'a donné mardi aucune garantie qu'elle voterait en faveur de la ratification du premier ministre désigné Robert Manuel, lors d'une rencontre avec ce dernier.
L'insécurité, la vie chère, le développement local et la relance de la production nationale étaient au centre des discussions qui ont duré deux heures d'horloge.
A l'issue de cette rencontre, M. Manuel qui faisait ses premières déclarations à la presse depuis sa désignation, s'est déclaré prêt à se mettre au service de son pays pour répondre, a-t-il dit, à l'appel lancé par la population haïtienne.
"Si le choix de ma personne comme premier ministre et ma déclaration de politique générale trouvent l'aval du parlement, je resterai un militant et un serviteur, a déclaré Robert Manuel.
Il a indiqué que pour faire face aux problèmes auxquels le pays est actuellement confronté, il faut de la mobilisation, de la participation et la synergie entre les pouvoirs de l'Etat.
M. Manuel a affirmé cependant reconnaitre la souverainement des parlementaires dans le cadre de la décision qu'ils auront à adopter.
Les membres de la CPP ont précisé que la décision qui sera prise, sera une décision de groupe, en dépit de d'opinions divergentes.
Le député de Ouanaminthe, Ronald Larèche, a affirmé avoir relevé des zones d'ombre dans les déclarations de M. Manuel indiquant que son argumentation n'a pas été assez claire
La désoccupation du territoire fait partie des points qui n'ont pas été assez élaborés, a dit le député, soulignant que Robert Manuel s'est attardé davantage sur des questions relatives à la sécurité.
" Il n'y a pas que les problèmes de sécurité", a-t-il souligné.
Allant dans le même sens, le député Louis Jeune Levaillant, a faire savoir que la CPP va adopter sa position au regard des considérations politiques et constitutionnelles, a-t-il déclaré.
Des informations circulant depuis une semaine, relèvent que Robert manuel, contrairement au vœu de la constitution, n'a pas résidé 5 ans consécutifs en Haïti avant sa désignation.
Bob Manuel aurait reconnu le fait lors de ses discussions avec les députés qui auraient émis des réserves sur l'explication selon laquelle il avait été en exil sous les gouvernements Préval, Aristide et Latortue, plus précisément de 1999 à 2005.
La CPP n'a pas exclu d'autres rencontres avec Robert Manuel,, rappelant que le groupe majoritaire avait rencontré à deux reprises l'ancien premier ministre désigné, Ericq Pierre.
La première secrétaire du bureau, Gérandal Thelusma, ajouté que la rencontre de ce mardi était pour la CPP, l'occasion de lier connaissance avec le premier ministre désigné.
"Nous allons à présent nous réunir pour analyser toutes les déclarations de M. Manuel, avant d'adopter une position qui sera de groupe, a-t-elle assuré elle aussi.
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html

Le programme de relance de la production agricole haïtienne sera présenté en bonne et due forme au sommet de la FAO, selon le secrétaire d'Etat à l'a

Port-au-Prince, le 3 juin 2008-(AHP)- Le secrétaire d'Etat à l'Agriculture, Joanas Gué a indiqué mardi que des dispositions ont été prises par les autorités haïtiennes pour une présentation en bonne et due forme du programme de relance de la production agricole au sommet sur l'alimentation et l'agriculture qui s'est ouvert mardi à Rome, en Italie.
Haïti avait reçu une lettre d'invitation du directeur général de la FAO. Et elle est représentée à ce sommet par une délégation conduite par le ministre de l'Agriculture, François Severin, le président Préval étant engagé dans un processus de formation d'un nouveau gouvernement, (près de deux mois après le renversement du premier ministre Jacques Edouard Alexis
Le programme qui sera dévoilé au sommet de Rome inclut non seulement un appui à la production agricole mais aussi à la commercialisation des denrées, a encore souligné Joanas Gué, ajoutant que les autorités haïtiennes espèrent une plus grande compréhension de la crise alimentaire à laquelle Haïti est confrontée.
Il a fait savoir qu'Haï ti est en situation de guerre face à cette crise alimentaire et des efforts gigantesques doivent être consentis pour chercher à venir à bout de la crise alimentaire qui affecte depuis 2 siècles, a-t-il dit, des centaines de milliers
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L'historien Georges Michel appelle les autorités à prendre toutes les dispositions pour en venir à bout du kidnapping

Il affirme que la marche de ce mercredi n'a rien à voir avec le mouvement GNB

Port-au-Prince, le 3 juin 2008-(AHP)- Le professeur Georges Michel a invite mardi les autorités haïtiennes à assumer pleinement leurs responsabilités pour chercher à venir à bout du phénomène de l'insécurité.
Les actes d'enlèvement qui avaient considérablement diminué au cours de ces derniers mois, connaissent aujourd'hui une brusque recrudescence et la perpétration de cas accompagnés de meurtres fait se demander s'il n'y a pas d'autres objectifs que l'argent derrière cette flambée des kidnappings.
M. Michel a fait savoir que la marche contre ce fléau prévue pour ce mercredi à Port-au-Prince est un signe du ras-le-bol de la population.
Cette manifestation n'a rien à voir avec le mouvement GNB anti-Aristide lancé fin 2003, a insisté Georges Michel.
Le GNB, a-t-il dit, était au départ un mouvement mineur commencé à la suite d'une demande non satisfaite de participation au cabinet ministériel qui a dégénéré en frustrations personnelles avant de déboucher sur des manifestations.
L'historien a toutefois prévenu que si les autorités n'adoptent pas les mesures qui s'imposent pour stopper le kidnapping qu'il assimile au terrorisme, les manifestations pourraient se multiplier, jusqu'à déboucher sur un nouveau GNB.
On n'a pas intérêt à en arriver là, a ajouté M. Michel.
Entre temps, la chambre des députés a invité le haut Etat major de la police ce jeudi pour fournir des explications sur la recrudescence de la violence
Au grand corps, le sénateur Jean Hector Anacacis a estimé que le directeur général de la police nationale, Mario Andrésol, devrait démissionner, s'il n'est plus capable de donner des résultats.
Selon M. Anacacis, l'ampleur que prend le phénomène du kidnapping confirme que M. Andrésol est dépassé.
L'Organisation du Peuple en Lutte (OPL) déclare appuyer l'organisation de la marche contre le kidnapping.
Selon le coordonateur général de l'OPL, Edgar Leblanc Fils, avec cette marche, les autorités policières comprendront la nécessité d'adopter des mesures drastiques pour stopper le banditisme dans le pays.
Il a toutefois souligné qu'en raison de ses faiblesses, la police nationale mérite un soutien moral.
De son côté, le Conseil Exécutif de l'Université d'Etat d'Haïti estime que la tâche principale des responsables est de prendre toutes les mesures nécessaires pour freiner l'insécurité et reconstruire l'Etat qui seul a la capacité de protéger la collectivité contre la fureur des appétits individuels.
Le conseil estime que le climat d'insécurité qui règne dans le pays depuis plusieurs années entre dans la panoplie des phénomènes destructeurs de la société.
Il invite le gouvernement et les élus à tous les niveaux, à assumer leurs responsabilités vis-à -vis de la nation.
L'association des employés révoqués de la Compagnie nationale de téléphone (Téléco) appuie, elle aussi, la marche contre le kidnapping.
Le porte-parole de ladite association, Gassendy Brave, invite tous ceux qui n'en peuvent plus avec l'insécurité à participer massivement à cette marche.
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mardi 3 juin 2008

Des députés expriment leurs préoccupations face aux kidnappings

Les membres de la commission sécurité publique de la chambre basse s’entretiendront jeudi avec le chef de la police, Mario Andrésol sur la vague d’enlèvement enregistrée ces derniers jours dans la région métropolitaine.

De nombreux élus sont préoccupés par la recrudescence des kidnappings. Une trentaine de cas d’enlèvement ont été recensés au cours du mois de mai indiquent des sources policières.

Le député de Pétion ville, Steven Benoît, affirme que les citoyens en plus de la pauvreté et du chômage subissent les attaques des kidnappeurs. " Nous avions octroyé 13 milliards de gourdes à la police ce qui est supérieur à ce qu’ils avaient réclamé, ce n’est pas un problème de moyen mais de compétence", dit-il estimant qu’il est temps que les autorités fournissent des informations précises sur la lutte contre le kidnapping.

Interrogé sur la capacité du parlement à convoquer le chef de la police, le député Benoît soutient que M. Andresol est responsable par devant le parlement puisqu’il a un mandat de trois ans.

De son coté, le député de Petit Goave, Jean Limonji, affirme que l’insécurité s’étend également dans des villes de province puisque des criminels y ont trouvé refuge. Tout en faisant remarquer qu’il n’y a pas un problème de moyen, il soutient que l’insécurité est le résultat de l’incompétence ou de la mauvaise foi des responsable de la police.

Pour sa part, le député Saurel François, fait remarquer que ces dernières semaines les criminels ciblent en priorité les enfants se rendant à l’école.

Il dénonce la passivité des autorités tout en appelant à un réveil de la population. " Le CSPN est inexistant, le chef de l’état manque de fermeté dans ses décisions", constate le parlementaire qui appuie le mot d’ordre de marche contre le kidnapping

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13797

Des experts en sécurité critiquent l’inaction des autorités


Yves Cadet dénonce l’absence de personnes compétentes à la direction de la police et à la secrétairerie d’état à la sécurité publique. " Il faut des techniciens pour mettre en place des structures et développer des stratégies pour combattre la criminalité ", dit-il faisant remarquer que le commandant de la PNH n’a adopté aucune décision sérieuse face à la multiplication des actes d’enlèvement.

M. Cadet préconise la mise en place d’une structure responsable de la rédaction d’une politique de sécurité publique. " Une solution a l’insécurité peut être trouvée c’est l’approche des autorités qui est mauvaise", dit-il soulignant qu’on ne peut pas improviser une lutte contre l’insécurité.

Tout en faisant remarquer que les criminels s’adaptent au dispositif sécuritaire en place, il déplore l’attitude passive de certains fonctionnaires de l’état. " Les autorités se félicitent quand il y a une baisse du nombre de kidnapping, alors qu’elles devraient travailler dur pour prévenir toute recrudescence de ces crimes ", ajoute t-il.

Reginald Delva critique lui aussi ce comportement des responsables de la sécurité publique et suggère la réalisation d’une campagne de sensibilisation de la société. Il estime qu’il faut accorder la priorité à la prévention dans le cadre de la lutte contre le kidnapping. " Un enfant enlevé même libéré est traumatisé", dit-il tout en soulignant qu’il faut accorder une grande attention aux personnes séquestrées.

M. Delva réclame la collaboration des responsables des compagnies téléphoniques avec les autorités dans le cadre de la lutte contre le kidnapping. " Trop de SIM card sont distribués sans contrôle", argue t-il soulignant que les bandits utilisent de fausses identités pour acheter des téléphones.

De plus, Reginald Delva condamne le comportement des autorités qui n’accordent aucune assistance aux victimes d’enlèvement mais s’appliquent à réaliser des programmes de réinsertion pour les criminels.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13798

lundi 2 juin 2008

Frankétienne ou la volupté du corps

« Heures brèves » et « Corps sans repères », deux des cinq oeuvres de Frankétienne qui seront en signature à Livres en folie, font l'éloge de l'expression corporelle. Ici le poète se sert du délire poétique pour déranger le lecteur dans son confort, créer charme et beauté.
Il n'est pas facile de saisir, au premier degré, la dimension sémantique de « Heures brèves ». Ce beau poème spiraliste est une initiation au voyage, au délire poétique, au fantasme, au corps et à l'amour. C'est le «désir éclaté par version impossible où le foetus explose dans la tumeur du doute».
C'est le même constat pour « Corps sans repères ». La seule différence est que ce poème s'ouvre sur l'existence humaine. C'est une poésie subversive, métaphysique et prophétique : «Je suis poète et prophète de la folie».

Son oeuvre est exceptionnellement dérangeante, novatrice, tant du point de vue esthétique que du point de vue éthique.

C'est une oeuvre bouleversante et moderne qui interpelle tout lecteur actif par son universalité et sa densité poétique.

Ce qui paraît essentiel et exceptionnel dans l'univers de ce génial créateur, c'est que son travail, étalé sur un demi-siècle d'expérimentation à cheval sur le réel et l'imaginaire, est loin d'être une oeuvre gratuite basée sur des coquetteries littéraires.

En témoignent les nombreux travaux à caractère académique réalisés sur son oeuvre dans divers centres universitaires répartis à travers le monde.De « Ultravocal à Miraculeuse», en passant par l'«Oiseau Schizophone» et ses huit métamorphoses, sans oublier « Fleurs d'Insomnie», « H'Eros-Chimères» et « Galaxie Chaos-Babel», Frankétienne a merveilleusement illustré le concept de spirale impliquant l'esthétique du chaos.

Il a en outre mis en évidence la notion de schizophrénie qui permet de traiter les mots comme des particules d'énergie sensuelle en perpétuel mouvement intérieur à l'intérieur du texte.

Né le 12 avril 1936, Frankétienne a déjà produit plus d'une quarantaine d'ouvrages. Poète, romancier, dramaturge, comédien, peintre et musicien jouissant d'une audience à la fois nationale et internationale, ce géant de la littérature haïtienne a marqué profondément la création artistique et littéraire de notre époque.

(1)ETIENNE (Franck),Corps sans repères, Xeos, Delmas, 2007, 108 p.
(2) ETIENNE (Franck), Heures brèves, Xeos, Delmas, 2007, 112p.

La classe politique est divisée sur le choix de Robert Manuel

Certains leaders politiques appellent les élus à ratifier le choix du premier ministre désigné alors que d’autres critiquent le choix du chef de l’état.
Le chef de file du parti Respect, Charles Henry Baker, qualifie la désignation de Robert Manuel d’inconstitutionnelle. " Le chef de l’état a formulé des propositions inconstitutionnelles", dit-il rappelant que M. Manuel ne réside pas depuis 5 ans dans le pays comme l’exige l’article 157 de la constitution. Tout en faisant remarquer qu’il n’a rien contre M. Manuel, le chef de file de Respect souligne que ce dernier est un conseiller du chef de l’état depuis deux ans donc également responsable de la situation actuelle. M. Baker croit qu’il faut utiliser la constitution comme boussole afin d’instaurer un état démocratique. Interrogé sur les conséquences d’un éventuel rejet de la candidature de M. Manuel, le leader de Respect rappelle que le parlement doit respecter les prescrits constitutionnels. " La précipitation peut conduire à une chute ", dit-il souhaitant que les deux chambres proposent une liste de personnalités susceptibles d’être premier ministre. Cet avis est rejeté par le chef de file de l’Alliance, Evans Paul, qui rappelle que la désignation du chef de l’état est une prérogative du président de la république. M. Paul demande à ses élus de ratifier le choix de Robert Manuel rappelant qu’il avait pris part aux consultations réalisées par le chef de l’état. Evans Paul invite les parlementaires à privilégier les intérêts du pays, estimant qu’il faut analyser si ce dernier propose des stratégies pour satisfaire les revendications de la population. Par ailleurs, l’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Janet Ann Sanderson, affirme que son pays est prêt à collaborer avec n’importe quel premier ministre ratifié par le parlement. " Il y a un processus démocratique et nous attendons le résultat", dit-elle espérant que le gouvernement pourra faire face aux défis. Mme Sanderson s’est refusé à tout commentaire sur le choix de Robert Manuel rappelant qu’il revient au peuple haïtien de décider.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13791

En attendant des dispositions, les autorités expriment leur indignation face aux kidnappings

Le chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah), Hédi Annabi, se déclare préoccupé par la recrudescence des actes d’enlèvement dans le pays. Il réitère l’appui de la mission de l’ONU à la police, rappelant que les autorités haïtiennes sont les premiers responsables de la sécurité publique. " Nous sommes concernés par le kidnapping et nous demandons aux Etats membres de nous donner des moyens supplémentaires afin d’offrir un meilleur support à la PNH", ajoute t-il. En début de semaine, le chef de l’état avait fait part de ses préoccupations face à la recrudescence des actes d’enlèvement. René Préval avait souligné que 25 cas de kidnapping avaient été recensés par les autorités au cours du mois de mai. Le président Préval a visiblement souhaité l’aide de la Minustah pour faire face à ce problème révélant avoir eu un entretien avec le chef de la mission de l’ONU.
René Préval espère qu’un plus grand nombre de militaires de la Minustah soient remplacés par des policiers pour affronter la nouvelle situation. " Les conditions ont changé il faut plus de policiers onusiens pour accompagner les policiers haïtiens parce que des individus armés causent beaucoup de torts aux familles haïtiennes", dit-il qualifiant d’horribles les récents actes d’enlèvements.
Ces crimes odieux poussent le sénateur Andrice Riché à réclamer l’instauration de la peine de mort pour une période de 6 mois dans le pays. " Je crois qu’il faut accorder des pouvoirs exceptionnels au chef de l’état pour suspendre certains articles de la constitution", argue t-il préconisant la tolérance zéro contre les criminels.
La recrudescence des actes d’enlèvement est également enregistrée dans la ville du Cap Haïtien où 5 cas de kidnapping ont été recensés en moins de 3 jours. Un responsable d’organisation de défense des droits humains révèle qu’au moins une des personnes séquestrées a été assassinée.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13790

Cruciales rencontres avec LESPWA et la CPP pour la ratification ou non de Robert Manuel

LESPWA et CPP rejettent des accusations de marchandage et/ou de chantage
lundi 2 juin 2008,
Radio Kiskeya
Deux réunions cruciales pour la ratification ou non de Robert Manuel comme premier ministre doivent se tenir au début de la semaine à Port-au-Prince.
La première doit mettre face à face ce lundi, à la mi-journée, le président René Préval, son premier ministre désigné Robert Manuel, les parlementaires de la Plateforme politique LESPWA et le premier ministre démissionnaire Jacques Edouard Alexis.
Annonçant vendredi dernier cette rencontre avec le chef de l’Etat, le président du Sénat, Kelly Bastien (Nord), s’exprimant en tant que membre de la Plateforme LESPWA, a laissé entendre que René Préval devrait s’engager sur le plan politique pour défendre son choix de Robert Manuel. Plus explicite sur l’implication de cet engagement du point de vue de LESPWA, le sénateur Jean Hector Anacacis (Ouest) a estimé que le président de la république devrait « faire un geste ».
Il en a profité pour rappeler que l’accord politique ayant présidé à la constitution de la Plateforme politique LESPWA doit bientôt arriver à son terme et que, de ce fait, il faudrait que le chef de l’Etat et ses partenaires de LESPWA, s’entendent sur l’avenir de la structure politique qui avait permis leur élection en 2006. L’heure est également venue de savoir si LESPWA devrait s’ouvrir à d’autres secteurs politiques qui ont formulé la demande, a-t-il ajouté.
La seconde réunion importante pour Robert Manuel doit se tenir mardi. C’est celle qu’il a lui-même formellement sollicitée de la Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP), le bloc parlementaire majoritaire à la Chambre basse (51 députés sur 99) qui avait rejeté le 12 juin dernier la désignation de l’agronome Ericq Pierre au poste de premier ministre. De nombreux membres de la CPP sont aussi des parlementaires de LESPWA. Ce qui signifie que ces derniers auront la possibilité de participer à deux réunions successives avec le premier ministre désigné.
En référence à ces rencontres et à d’autres tractations en cours, il se dit dans divers milieux que les parlementaires de LESPWA et de la CPP ont déclenché une dynamique de marchandage et, dans certains cas, de chantage, en ce qui concerne d’éventuels bénéfices ou avantages à obtenir de Robert Manuel et de René Préval, en échange de leur vote. Ce que démentent formellement la plupart des concernés, intervenant dans les médias. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5070

dimanche 1 juin 2008

Une ex-otage canadienne rentre à Montréal

Quatre présumés kidnappeurs, arrêtés en possession de fortes sommes d’argent à Pétion-Ville, seraient responsables du rapt de Nadia Lefebvre, selon la police haïtienne
Samedi 31 mai 2008,
Radio Kiskeya
L’ex-otage canadienne Nadia Lefebvre, libérée mercredi soir à Port-au-Prince à l’issue d’une sermaine de séquestration, a regagné Montréal vendredi soir, a annoncé samedi son employeur Médecins du monde Canada relayé par Radio-Canada International.
Les proches de la jeune femme de 32 ans l’ont accueillie à son arrivée à l’aéroport Montréal-Trudeau, à Dorval.
Etudiante en administration des affaires à l’université canadienne de Sherbrooke et stagiaire pour une période de trois mois à Médecins du monde, une ONG internationale travaillant dans l’humanitaire, mademoiselle Lefebvre avait probablement recouvré sa liberté en échange d’une rançon.
Cependant, dans son souci de ne pas mettre en danger la sécurité de ses coopérants à l’étranger, Médecins du monde a refusé de confirmer si de l’argent a été versé aux ravisseurs. Ils réclamaient initialement 100.000 dollars américains.
Deux semaines seulement après son arrivée en Haïti, Nadia Lefebvre avait été kidnappée le 21 mai dernier par des individus armés au moment où elle regagnait son domicile dans le quartier de Thomassin 48 à Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince).
Médecins du monde Canada s’est déclaré "soulagé de la résolution de ce très fâcheux incident". L’organisme souhaite poursuivre ses activités en Haïti, mais compte revoir la sécurité de ses bénévoles.
Pour sa part, le porte-parole de la police des Nations Unies en Haïti (UNPOL), Fred Blaise, avait indiqué qu’une enquête a été ouverte en vue de retrouver les ravisseurs de Nadia Lefebvre.
Samedi, le commissaire de Pétion-Villle, Frantz Georges, a annoncé sur Radio Kiskeya l’arrestation à bord d’un véhicule de quatre présumés kidnappeurs dont le chef, Dominique Hilaire, serait directement impliqué dans l’enlèvement de Nadia Lefebvre.
Environ 15.000 dollars américains et des carnets de banque considérablement renfloués en quelques jours- avec des dépôts de l’ordre de 30.000 dollars américains- ont été retrouvés en possession de ces individus. Une ressortissante dominicaine se trouve parmi les personnes interpellées qui feraient partie d’un important réseau de kidnappeurs, selon le commissaire Georges.
Exaspérées depuis l’horrible assassinat de l’écolier de 16 ans, Kareem Xavier Gaspard, à l’issue de trois jours de séquestration, des organisations de la société civile doivent manifester mercredi prochain à Port-au-Prince contre le kidnapping, un fléau auquel est confrontée Haïti depuis maintenant trois ans.
Mercredi, le Président René Préval avait reconnu l’extrême gravité de la situation en estimant à 25 le nombre de cas de kidnapping recensés au cours du mois de mai. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5068

Lula rejette toute "mise sous tuelle d’Haïti" par le Brésil

Les casques bleus de son pays ne seraient pas non plus impliqués dans la violation des droits humains, a affirmé le Président brésilien après son passage à Port-au-Prince
Samedi 31 mai 2008
Radio Kiskeya
Le Président brésilien Luiz Inàcio Lula da Silva a nié, après sa brève visite mercredi en Haïti, tout projet de Brasilia de "mettre le pays sous tutelle" et s’est inscrit en faux contre l’implication présumée de militaires brésiliens dans des violations des droits humains en Haïti, rapporte samedi le quotidien brésilien Folha de Sao Paulo.
Le chef de l’Etat a précisé qu’il n’a jamais été dans l’intention du Brésil de "placer Haïti sous sa tutelle" depuis le début du déploiement en 2004 de ses troupes au sein de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).
"J’avais dit la première fois où j’étais allé en Haïti, en 2004, que le Brésil resterait là-bas tant que les autorités haïtiennes le souhaiteraient. Le maintien de nos soldats dépend donc seulement de la volonté du Président Préval", a déclaré Lula en réponse à certaines critiques notamment des altermondialistes brésiliens contre l’engagement militaire de leur pays en Haïti.
Accompagné de plusieurs membres de son gouvernement, dont les ministres des affaires étrangères, Celso Amorim et de la défense, Nelson Jobim, le dirigeant sud-américain avait assisté aux côtés de son homologue haïtien, Préval, à la signature de six protocoles d’accord consacrant le renforcement de la coopération technique entre Port-au-Prince et Brasilia.
Avec le contingent le plus important, 1.200 casques bleus, le Brésil est à la tête des troupes onusiennes composées de 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5069
Commentaires :
Et pourquoi pas ?

Pourquoi a-t-on peur de ce mot ?
Comment définit-on une mise sous tutelle ?
Quelle est la part d’autonomie réelle et effective qui reste encore à Haïti ?

HAITI U-20 ...Sur la route DE L’EGYPTE 2009

Note : nous nous permettons de reprendre cet intéressant article du journaliste sportif puisqu’il représente un des articles les plus complets permettant de comprendre et de suivre le déroulement de ces phases éliminatoires.
Nous nous sommes également permis de corriger un petit lapsus du journaliste qui a confondu le siège de la coupe du monde U-20 avec celui de la coupe du monde U-17. En fait le Nigeria sera le pays hôte pour les U-17 et l’Egypte pour les sélections de moins de 20 ans.
En reprenant cet article le dimanche, donc après les confrontations entre Haïti et Cuba et République Dominicaine et Bahamas, nous sommes aussi en mesure de dire qu’après une victoire nette et sans bavure des jeunes grenadiers, Haïti a donc fini sans défaite avec les filets vierges ce tournoi qualificatif pour le second tour.
Haïti obtient la première place en totalisant lez maximum de points (9 sur 9) avec un total de dix buts marqués et aucun but d’encaissé. Les dominicains finissent deuxième avec 4 points et risquent de passer comme meilleurs deuxièmes puisqu’ils ont infligé une cinglante défaite 7-0 aux jeunes des Bahamas.


En remportant une deuxième victoire de rang pour deux rencontres disputées, la sélection nationale des moins de vingt ans s'est pratiquement qualifiée pour le second tour des éliminatoires de la Coupe du Monde des moins de vingt ans dans le groupe A de la zone concacaf. Peterson Joseph, Charles Hérold Jr, Dorleans Shelson, Ultergens Saint-Victor, Guemsly Joseph Jr, Jérome Meshack et consorts rentrent définitivement en lice pour disputer leur deuxième phase finale de coupe du monde après celle disputée en Corée du Sud en Catégorie des moins de dix-sept ans en 2007

Un doublée de Charles Hérold Jr, un autre de Ultergens Saint-Victor et à l'arrivée un score écrasant 5-0 en faveur des hommes de Charles Eléazar dit "Tchacho" face au Bahamas, la sélection nationale haïtienne des moins de vingt ans, s'est placée sur une voie royale pour se qualifier pour le deuxième tour des éliminatoires de la Coupe du Monde des Moins de vingt ans prévu au Nigéria en 2009.Dans la capitale cubaine, la Havane, où Haïti évolue dans le groupe A en compagnie du pays hôte, de la République dominicaine et des Bahamas, tout avait commencé mardi soir à Cuba contre la République voisine qui se dresse de plus en plus souvent sur la route des bicolores haïtiens. Pour cette première rencontre du groupe A, les anciens mondialistes en catégorie des moins de dix-sept ans, ont fait une entrée en douceur face à la République voisine. Ultergens Saint-Victor ayant inscrit le but libérateur en première période, les protégés de Charles Eléazar, ont géré la suite de la rencontre et obtenu leur première victoire pour leur première sortie.

Dans ce quadrangulaire où le premier classé se qualifiera pour le second tour tandis que le 2e n'a de chance que s'il se faufile parmi les meilleurs 2e, cette victoire permettait de respirer dans le groupe où Cuba rentrait dans la danse, tambour battant et laminait les Bahamas 5-0 pour prendre la tête du classement.Jeudi, contre les Bahamas, les haïtiens savaient qu'ils leur fallait mettre le turbo pour obtenir leur qualification dans ce groupe avant de rencontrer Cuba samedi soir. Et, ils l'ont fait. L'attaquant de l'Association Sportive de Mirebalais, Ultergens Saint-Victor s'est une nouvelle fois mis en évidence en inscrivant deux buts, Charles Hérold en a mis deux et Guemsly Joseph Jr a rappelé son existence. A l'arrivée, l'équipe haïtienne s'impose 5-0 pour une deuxième victoire de rang dans la compétition et passe en tête du classement du groupe, après deux journées.
Samedi soir, la sélection haïtienne jouera contre Cuba pour la première place dans le groupe A. Un nul suffira aux Haïtiens pour conserver leur première place et se qualifier sans inquiétude pour le 2e tour. En cas de défaite, la situation deviendrait légèrement compliquée dans la mesure où Haïti ne devra sa qualification pour le second tour qu'à la faveur de son éventuel 2e place au classement soit parmi les 4 meilleurs.
Cinq groupes de quatre équipe chacune disputeront le premier tour de la compétition.
Le groupe B composé de la Jamaïque, Porto Rico, des Iles Caïman et les Bermudes jouera son premier tour du 23 au 27 juillet aux Caymans Islands.
Aruba accueillera le groupe C, composé de : Surinam, la Dominique, Aruba et Saint-Kitts et Nevis du 16 au 20 juillet prochain.
Antigua accueillera le groupe E composé de : Antogua et Barbuda, Saint-Martin, Antilles Néerlandaises et Anguilla du 1er au 5 juillet prochain.
Un seul groupe a déjà terminé ses épreuves dans cette compétition. Il s'agit du groupe D composé de : Guyana, Grenade, Iles Vierges Britanniques et Saint-Vincent des Grenadines. Ce groupe a disputé son premier tour du 14 au 18 mai à Saint-Vincent et la sélection hôte en est sortie vainqueur avec 9 points devant Grenade 2e avec 4 points.
A l'issue de ce premier tour dans les cinq groupes de la zone, les cinq premiers et les quatre meilleurs deuxièmes se qualifieront pour le second tour. Les neuf qualifiés seront repartis en trois groupe de trois lesquels disputeront un triangulaire qualificatif pour le tour suivant.
En 2007, Haïti avait été éliminé dans la course à la qualification par la différence de but, une mésaventure que les coéquipiers de Peterson Joseph ne souhaitent pas revivre dans cette course à la qualification pour Nigéria 2009.Haïti avait loupé la qualification d'un cheveu pour la coupe du monde au Canada en janvier 2007.

Enock Néré

HAITI CHERIE.. LE FILM

Un jeune couple d’origine haïtienne installé dans une plantation de canne à sucre en République Dominicaine aspire, comme tout être humain, à une vie meilleure. Autant les circonstances que l’espoir les amènent à retourner dans leur pays d’origine, où règne pourtant le plus complet chaos. Haïti chérie ne parvient pas tout à fait à échapper à un certain didactisme, mais le film est plus une colère qu’un acte militant. Il se révèle surtout une plongée saisissante et poignante au plus près du dilemme des exilés qui, envers et contre tout, espèrent.

Au plus fort de sa situation tragique, Haïti a eu droit à son espace médiatique en 2004, lors du départ ubuesque du président Jean-Bertrand Aristide. Une force internationale sous l’égide de l’ONU s’y trouve depuis, la démocratie a repris tant bien que mal son cours, mais la réalité est toujours celle d’un des pays les plus pauvres au monde. Haïti a refait, un peu, parler de lui en avril dernier, secoué, comme tant d’autres pays, par des « émeutes de la faim », provoquant la démission du Premier Ministre Jacques-Édouard Alexis. Cet État partage l’île d’Hispaniola avec, à l’est, la République Dominicaine. Une vie économique structurée et la relative stabilité politique font de cette dernière un point de chute attractif pour les miséreux voisins haïtiens. Jean-Baptiste et Magdaleine sont de ceux-là, ils vivent dans une batey (une plantation de cannes à sucre).
La scène d’ouverture ne laisse pas planer grand mystère sur leur condition. Dans un cercueil improvisé gît le corps d’un bébé. L’heure est plus à la gravité qu’à un désespoir hystérique, comme si le malheur, la douleur et la mort étaient une donnée ordinaire, à force de souffrance. Comme une boucle, le film se terminera par une autre mort, là encore vécue dans une sorte de mélancolie résignée, comme un ordre des choses. Alors que le couple part accomplir l’inhumation de leur enfant, un garde-chiourne vient les rappeler à l’impératif économique : en ces temps de coupe, la plantation a besoin de tous les travailleurs. Un peu plus tard, le travail est accompagné de chants, peut-être ceux des esclaves, comme un effroyable écho venu du XVIIIe siècle.
Au sein du couple, alors que Jean-Baptiste incarne une certaine fatalité, Magdaleine se persuade que l’on ne naît pas pour être coupeur, qu’une autre vie existe, ailleurs. Son idée fixe devient le retour en Haïti, leur terre d’origine. Un sentiment que partage un jeune garçon, Pierre, adolescent sans attache familiale, subjugué par la beauté de la jeune femme. Dans ces circonstances sub-humaines, Claudio Del Punta place la sexualité comme une sorte de régulateur des relations. Elle permet d’atténuer les tensions au sein du couple après une violente dispute. Un acte de générosité aussi, lorsque la jeune femme masturbe Pierre envahi de désir. Mais aussi et surtout, elle est soumise aux relations de pouvoir au sein de la plantation. Chosifiés, les damnés de la patey sont ainsi des objets subalternes dont les gardes pensent pouvoir disposer. En empêchant et en réglant son sort au coupable de la tentative de viol de Magdaleine, Pierre et Jean-Baptiste précipitent le départ, avec l’aide d’Ernesto, médecin humaniste au sein de la plantation. Direction Haïti.
Haïti chérie est une fiction qui semble se dérouler au coeur du réel, qui semble entrer dans le champ bien souvent, ou l’effleurer. À quelques exceptions près, les acteurs sont d’ailleurs non professionnels, et certains rejouent vraisemblablement des situations vécues. Cette démarche procure souvent l’impression d’un alliage entre un réalisme étrange et une poésie brutale, qui n’est pas sans faire songer à celle de Nicolas Klotz dans
La Blessure (2005), autre histoire de vies de douleur d’exilés. Les clivages et les hiérarchies verticales sont au centre du film. Le plus évident est le gouffre entre dominants et dominés. Plus complexe qu’il n’y paraît d’ailleurs, car si les ouvriers sont soumis à la férule des gardiens, ces derniers eux-mêmes subissent un joug, jamais visible, mais il n’est pas difficile de deviner qu’ils répondent à l’autorité d’une firme cupide. Ce clivage est aussi racial : noirs (et immigrés haïtiens) exploités et cerbères métis. Le « blanc » est très peu visible, sinon pour être porteur d’un humanisme : Ernesto le médecin et un éveilleur de conscience syndical prié manu militari d’aller prêcher la bonne parole ailleurs. Plus importants en fait s’avèrent les blancs invisibles, donneurs d’ordres légitimant une situation bafouant la plus élémentaire dignité humaine. Clivage enfin dans l’usage des lieux, lorsque Jean-Baptiste, au cours du périple, croisent deux occidentaux en goguette, affublés de deux compagnes. La question du tourisme sexuel rejoint ainsi l’idée déjà énoncée d’une sexualité soumise à des relations de pouvoir, symbolique et économique.
Le parcours vers Haïti de Magdaleine, Jean-Baptiste et Pierre, aidés du médecin, constitue le corps du film. Celui-ci est un pénible cheminement désillusionné et plein de doutes. Le cinéaste parvient à inscrire habilement son récit dans un rythme qui piétine et patine. Dans cet entre-deux, les êtres semblent errer dans un non-monde et une non-existence, à la fois en pointillé et en suspension. Ceci avant de plonger le couple, Pierre renonce finalement, dans une sorte d’asile à ciel ouvert dévasté par la violence : Haïti. Vu d’Europe (le cinéaste est italien), Haïti chérie est aussi un élémentaire et nécessaire rappel que derrière les chiffres, par exemple d’une préfecture ou d’un ministère à l’intitulé révoltant, se jouent des vies et des milliers de destins individuels tragiques. L’exil n’est pas un choix, sinon par défaut, mais il s’agit avant tout d’un dilemme.
Arnaud Hée
http://www.critikat.com/Haiti-cherie.html

Haïti/Rép. Dominicaine : « Haïti chérie » mobilise l’attention de la presse française

Vendredi 30 mai 2008
P-au-P, 30 mai 08 [AlterPresse] --- La situation des ouvriers haïtiens dans les plantations de canne en République Dominicaine suscite encore des remous dans la presse française avec la sortie, cette semaine, du film documentaire « Haïti chérie », du réalisateur italien Claudio del Punta.
« Ce sont des zombis sociaux », « Haïti blues », « Haïti chérie, un film poignant sur le drame des ‘braceros’ » : autant de titres parus dans la presse internationale autour de cette production cinématographique.
Sorti en salle ce 28 mai 2008 en France, ce film retrace l’histoire de plusieurs centaines de milliers de travailleurs clandestins haïtiens, fuyant la violence politique et économique de leur pays d’origine à la recherche d’une vie meilleure en République Dominicaine.
Ces braceros (coupeurs de canne) sont exploités par les compagnies productrices de sucre de canne dans des conditions infrahumaines, pareilles à celles de l’esclavage.
Tourné avec des acteurs non professionnels recrutés dans les plantations dominicaines, le film met principalement en scène un jeune couple, Jean-Baptiste et Magdaleine, qui y interprètent, sinon leur vraie histoire, du moins leur propre rôle, selon le journal Le Monde.
Le film s’ouvre par une séquence très brutale évoquant la perte du jeune enfant du couple, victime de malnutrition, et plus encore la brutalité avec laquelle la milice de la plantation interdit aux parents d’accompagner la dépouille mortelle, souligne Le Monde.
Il approche ensuite par petites touches ces deux personnages pour dresser à travers eux un catalogue des humiliations quotidiennes et de l’asservissement subis par les travailleurs haïtiens dans ces plantations.
Dans ce film, Claudio del Punta part de l’occupation américaine des deux Républiques qui se partagent l’île pour montrer comment le recrutement des braceros haïtiens a eu lieu, selon un article de Africultures.
La misère de ces ouvriers haïtiens a encore été aggravée par le déclin des industries sucrières à partir des années 1980, poussant nombre de migrants à passer à la culture du riz ou du café, ou bien à s’entasser dans des bidonvilles et accepter tout travail sous-payé.
Ce film aborde également la contribution des travailleurs clandestins haïtiens à la construction du métro de Saint-Domingue. Les sans-papiers ont également travaillé sur les tours et hôtels des plages de Bavaro ou de Samana, centres touristiques de la République Dominicaine.
« Il n’est pas rare, comme on le voit dans le film, qu’une dénonciation à la direction de l’immigration permette de ne pas verser les salaires juste le jour de la paie », écrit Olivier Barlet dans Africultures.
En République dominicaine, les Haïtiens ne sont pas biens vus, selon le réalisateur de ce film documentaire qui fait la Une des journaux en France.
« Il y a un racisme anti-haïtien très fort en République dominicaine. ‘Haïtien’, c’est une insulte dans la bouche d’un Dominicain. Le coup classique que je montre dans le film, c’est le Dominicain qui embauche des Haïtiens et qui, juste au moment de les payer à la fin des travaux, appelle la police pour les embarquer », déclare Claudio del Punta dans une interview au quotidien Libération.
Au XXIe siècle, la situation de ces Haïtiens en République dominicaine est qualifiée d’esclavagisme. Le film « Haïti chérie » de Claudio del Punta fait suite à l’exposition « Esclaves au Paradis » de Céline Anaya Gauthier, réalisée en 2007 et qui a été présentée en France, au Canada, en Haïti. [do gp apr 30/05/2008 15 :45]

La CCIH soutient totalement la marche anti-kidnapping de mercredi

Une journée de manifestation qui doit endiguer la violence et l’anarchie
Vendredi 30 mai 2008,
Radio Kiskeya
La Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH), l’une principales organisations du secteur privé des affaires, a apporté vendredi son soutien total à la marche de protestation intitulée « Koukou Wouj Kont KIDNAPING » prévue le mercredi 4 juin à Port-au-Prince.
S’exprimant dans un communiqué au nom des organisations patronales et de la Fédération des petites et moyennes entreprises, la CCIH souligne que cette mobilisation doit permettre à ces entités de manifester "leur indignation devant des pratiques barbares qui s’installent, en toute impunité, au sein de la société haïtienne". Elles entendent aussi "envoyer un message clair aux assassins et à leurs commanditaires pour qu’ils sachent que notre société décide de contrer et combattre leurs agissements criminels et sauvages".
Le communiqué indique enfin que la marche vise à "demander aux autorités policières, gouvernementales et étatiques d’assumer toutes leurs responsabilités, de sévir contre les coupables, de remplir leurs devoirs constitutionnels qui est de protéger les vies et biens des citoyens. Une façon d’empêcher Haïti de "sombrer dans l’anarchie et la violence".
La Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haiti appelle instamment tous ses membres, la population, les organisations civiles, politiques et sociales ainsi que le ministère de l’éducation nationale et les universités à participer à ce qu’elle qualifie de "journée nationale de manifestation". A cet effet, l’organisation patronale demande aux employeurs de "libérer leur personnel pour leur permettre de remplir leur devoir de citoyen en cette journée du 4 juin".
Les actes de kidnapping qui n’ont cessé de se multiplier ont culminé avec l’horrible exécution du jeune Kareeem Xavier Gaspard, 16 ans, le 23 mai, trois jours après son enlèvement et malgré le versement d’une rançon. Un crime qui a fortement choqué l’opinion publique. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5067
Commentaires:
Aujourd’hui il plus qu’un devoir patriotique pour chaque citoyen de se lever pour agir en faveur de la protection des siens et pour le salut d’Haïti. La violence aujourd’hui constitue un putain de cercle vicieux qui contribue à la descente d’Haïti aux enfers. Peu de gens se posent des questions et font des réflexions sur le comportement des haïtiens en proie en tribord à cette violence crapuleuse et à bâbord à l’indifférence mélangée en un cocktail explosif à la médiocrité de nos dirigeants.
Aujourd’hui, la bourgeoisie haïtienne complètement disloquée a du élire domicile en République Dominicaine. Les investisseurs et les hommes d’affaires haïtiens sont de plus en plus attirés par le havre de paix que se vend de l’autre côté de la frontière. Le nombre d’universitaires haïtiens en République Dominicaine dépasse largement celui de ceux là-qui pullulent les bancs de pseudo université locales.
Notre fameuse DIASPORA-POTO- MITAN se tourne aussi vers la République Dominicaine pour affaires et pour préparer leur retraite.
Alors ? On va ou ?
Quand la patrie est en danger, chaque citoyen a donc le devoir de le défendre.
Merde à la MINUSTAH, merde à la PNH, merde au CNDDR… »CHAK KOUKOUY KLERE POU JE YO » !

samedi 31 mai 2008

Décès de l’éminent avocat haïtien Constantin Mayard Paul

Une perte énorme pour le pays, selon l’Ordre des avocats de Port-au-Prince et Me Gérard Gourgue
vendredi 30 mai 2008,
Radio Kiskeya

L’un des plus anciens et éminents hommes de loi haïtiens, Me Constantin Mayard Paul, est décédé tôt vendredi dans sa résidence après avoir été victime d’une embolie, a indiqué à Radio Kiskeya l’un de ses fils, Me Thierry Mayard Paul.
Agé de 78 ans, le disparu était depuis quelque temps un semi-retraité après avoir accompli une riche carrière professionnelle longue d’une cinquantaine d’années. Il souffrait d’une emphysème, mais n’a pas été emporté par cette maladie, a raconté Me Mayard Paul incapable de contenir son émotion.
Aussitôt connue la nouvelle de cette disparition monumentale, les plaidoiries ont été suspendues au barreau de Port-au-Prince qui devrait rendre un hommage appuyé à l’une de ses figures de proue.
Le bâtonnier de l’ordre des avocats de la capitale, Me Gervais Charles, a qualifié la mort de Me Constantin Mayard Paul de "fin d’une époque". Il l’a décrit comme un avant-gardiste et le premier avocat professionnel d’Haïti qui a consacré une bonne partie de sa carrière au droit des affaires.
Lui aussi célèbre juriste haïtien, Me Gérard Gourgue a, pour sa part, souligné la valeur professionnelle exceptionnelle de Me Mayard Paul dont il était l’aîné. Parlant d’un homme qu’il connaissait et fréquentait depuis 1954, l’ancien président de la Ligue haïtienne des droits humains a vanté les grandes qualités du défunt qui, selon lui, résidaient dans la préparation méticuleuse de ses dossiers, ses plaidoiries brillantes au prétoire et son talent d’orateur.
Gérard Gourgue a également rappelé quelques moments forts de la vie professionnelle de Me Constantin Mayard Paul en citant notamment la formidable bataille juridique qu’il avait livrée dans les années 70 contre les intérêts de feu Jean Dominique alors en conflit avec les héritiers de Ricardo Widmaïer, fondateur tour à tour de Radio Haïti et de Radio Métropole. Ce procès donna lieu à une grande polémique radiophonique.
La date des funérailles de Me Constantin Mayard Paul, grand ami et auditeur passionné de Radio Kiskeya, doit être annoncée ultérieurement. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5066

Madrid, siège de la prochaine conférence internationale sur Haïti

La sécurité alimentaire et le développement rural en perspective
vendredi 30 mai 2008,
Radio Kiskeya

Madrid accueillera en juillet la prochaine conférence des donateurs d’Haïti à l’initiative conjointe du Président brésilien, Luiz Inàcio Lula da Silva et du chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodrìguez Zapatero, ont indiqué vendredi des sources gouvernementales espagnoles relayées par EFE.
Dans la capitale espagnole, les différents partenaires d’Haïti partiront à la recherche d’un consensus sur un programme d’aide d’urgence en faveur du pays, théâtre début avril d’émeutes de la faim meurtrières suite à la hausse vertigineuse des prix alimentaires.
Placée sous la coprésidence de la France et de l’Argentine, la conférence visera également l’élaboration d’un programme de sécurité alimentaire et de développement rural. "Les nouvelles propositions se situeront dans la ligne du plan propre à Haïti et en adéquation avec les efforts déployés actuellement par la communauté internationale", ont fait savoir les autorités espagnoles.
Les leaders de l’Amériuqe latine, de la Caraïbe et de l’Union européenne, qui s’étaient réunis à la mi-mai à Lima (Pérou), avaient approuvé la proposition de Lula et de Zapatero de tenir une nouvelle conférence sur Haïti autour de la grave crise alimentaire.
La contestation sociale née de cette crise a emporté le gouvernement du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis qui liquide depuis environ deux mois les affaires courantes. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5065