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dimanche 1 juin 2008

HAITI U-20 ...Sur la route DE L’EGYPTE 2009

Note : nous nous permettons de reprendre cet intéressant article du journaliste sportif puisqu’il représente un des articles les plus complets permettant de comprendre et de suivre le déroulement de ces phases éliminatoires.
Nous nous sommes également permis de corriger un petit lapsus du journaliste qui a confondu le siège de la coupe du monde U-20 avec celui de la coupe du monde U-17. En fait le Nigeria sera le pays hôte pour les U-17 et l’Egypte pour les sélections de moins de 20 ans.
En reprenant cet article le dimanche, donc après les confrontations entre Haïti et Cuba et République Dominicaine et Bahamas, nous sommes aussi en mesure de dire qu’après une victoire nette et sans bavure des jeunes grenadiers, Haïti a donc fini sans défaite avec les filets vierges ce tournoi qualificatif pour le second tour.
Haïti obtient la première place en totalisant lez maximum de points (9 sur 9) avec un total de dix buts marqués et aucun but d’encaissé. Les dominicains finissent deuxième avec 4 points et risquent de passer comme meilleurs deuxièmes puisqu’ils ont infligé une cinglante défaite 7-0 aux jeunes des Bahamas.


En remportant une deuxième victoire de rang pour deux rencontres disputées, la sélection nationale des moins de vingt ans s'est pratiquement qualifiée pour le second tour des éliminatoires de la Coupe du Monde des moins de vingt ans dans le groupe A de la zone concacaf. Peterson Joseph, Charles Hérold Jr, Dorleans Shelson, Ultergens Saint-Victor, Guemsly Joseph Jr, Jérome Meshack et consorts rentrent définitivement en lice pour disputer leur deuxième phase finale de coupe du monde après celle disputée en Corée du Sud en Catégorie des moins de dix-sept ans en 2007

Un doublée de Charles Hérold Jr, un autre de Ultergens Saint-Victor et à l'arrivée un score écrasant 5-0 en faveur des hommes de Charles Eléazar dit "Tchacho" face au Bahamas, la sélection nationale haïtienne des moins de vingt ans, s'est placée sur une voie royale pour se qualifier pour le deuxième tour des éliminatoires de la Coupe du Monde des Moins de vingt ans prévu au Nigéria en 2009.Dans la capitale cubaine, la Havane, où Haïti évolue dans le groupe A en compagnie du pays hôte, de la République dominicaine et des Bahamas, tout avait commencé mardi soir à Cuba contre la République voisine qui se dresse de plus en plus souvent sur la route des bicolores haïtiens. Pour cette première rencontre du groupe A, les anciens mondialistes en catégorie des moins de dix-sept ans, ont fait une entrée en douceur face à la République voisine. Ultergens Saint-Victor ayant inscrit le but libérateur en première période, les protégés de Charles Eléazar, ont géré la suite de la rencontre et obtenu leur première victoire pour leur première sortie.

Dans ce quadrangulaire où le premier classé se qualifiera pour le second tour tandis que le 2e n'a de chance que s'il se faufile parmi les meilleurs 2e, cette victoire permettait de respirer dans le groupe où Cuba rentrait dans la danse, tambour battant et laminait les Bahamas 5-0 pour prendre la tête du classement.Jeudi, contre les Bahamas, les haïtiens savaient qu'ils leur fallait mettre le turbo pour obtenir leur qualification dans ce groupe avant de rencontrer Cuba samedi soir. Et, ils l'ont fait. L'attaquant de l'Association Sportive de Mirebalais, Ultergens Saint-Victor s'est une nouvelle fois mis en évidence en inscrivant deux buts, Charles Hérold en a mis deux et Guemsly Joseph Jr a rappelé son existence. A l'arrivée, l'équipe haïtienne s'impose 5-0 pour une deuxième victoire de rang dans la compétition et passe en tête du classement du groupe, après deux journées.
Samedi soir, la sélection haïtienne jouera contre Cuba pour la première place dans le groupe A. Un nul suffira aux Haïtiens pour conserver leur première place et se qualifier sans inquiétude pour le 2e tour. En cas de défaite, la situation deviendrait légèrement compliquée dans la mesure où Haïti ne devra sa qualification pour le second tour qu'à la faveur de son éventuel 2e place au classement soit parmi les 4 meilleurs.
Cinq groupes de quatre équipe chacune disputeront le premier tour de la compétition.
Le groupe B composé de la Jamaïque, Porto Rico, des Iles Caïman et les Bermudes jouera son premier tour du 23 au 27 juillet aux Caymans Islands.
Aruba accueillera le groupe C, composé de : Surinam, la Dominique, Aruba et Saint-Kitts et Nevis du 16 au 20 juillet prochain.
Antigua accueillera le groupe E composé de : Antogua et Barbuda, Saint-Martin, Antilles Néerlandaises et Anguilla du 1er au 5 juillet prochain.
Un seul groupe a déjà terminé ses épreuves dans cette compétition. Il s'agit du groupe D composé de : Guyana, Grenade, Iles Vierges Britanniques et Saint-Vincent des Grenadines. Ce groupe a disputé son premier tour du 14 au 18 mai à Saint-Vincent et la sélection hôte en est sortie vainqueur avec 9 points devant Grenade 2e avec 4 points.
A l'issue de ce premier tour dans les cinq groupes de la zone, les cinq premiers et les quatre meilleurs deuxièmes se qualifieront pour le second tour. Les neuf qualifiés seront repartis en trois groupe de trois lesquels disputeront un triangulaire qualificatif pour le tour suivant.
En 2007, Haïti avait été éliminé dans la course à la qualification par la différence de but, une mésaventure que les coéquipiers de Peterson Joseph ne souhaitent pas revivre dans cette course à la qualification pour Nigéria 2009.Haïti avait loupé la qualification d'un cheveu pour la coupe du monde au Canada en janvier 2007.

Enock Néré

HAITI CHERIE.. LE FILM

Un jeune couple d’origine haïtienne installé dans une plantation de canne à sucre en République Dominicaine aspire, comme tout être humain, à une vie meilleure. Autant les circonstances que l’espoir les amènent à retourner dans leur pays d’origine, où règne pourtant le plus complet chaos. Haïti chérie ne parvient pas tout à fait à échapper à un certain didactisme, mais le film est plus une colère qu’un acte militant. Il se révèle surtout une plongée saisissante et poignante au plus près du dilemme des exilés qui, envers et contre tout, espèrent.

Au plus fort de sa situation tragique, Haïti a eu droit à son espace médiatique en 2004, lors du départ ubuesque du président Jean-Bertrand Aristide. Une force internationale sous l’égide de l’ONU s’y trouve depuis, la démocratie a repris tant bien que mal son cours, mais la réalité est toujours celle d’un des pays les plus pauvres au monde. Haïti a refait, un peu, parler de lui en avril dernier, secoué, comme tant d’autres pays, par des « émeutes de la faim », provoquant la démission du Premier Ministre Jacques-Édouard Alexis. Cet État partage l’île d’Hispaniola avec, à l’est, la République Dominicaine. Une vie économique structurée et la relative stabilité politique font de cette dernière un point de chute attractif pour les miséreux voisins haïtiens. Jean-Baptiste et Magdaleine sont de ceux-là, ils vivent dans une batey (une plantation de cannes à sucre).
La scène d’ouverture ne laisse pas planer grand mystère sur leur condition. Dans un cercueil improvisé gît le corps d’un bébé. L’heure est plus à la gravité qu’à un désespoir hystérique, comme si le malheur, la douleur et la mort étaient une donnée ordinaire, à force de souffrance. Comme une boucle, le film se terminera par une autre mort, là encore vécue dans une sorte de mélancolie résignée, comme un ordre des choses. Alors que le couple part accomplir l’inhumation de leur enfant, un garde-chiourne vient les rappeler à l’impératif économique : en ces temps de coupe, la plantation a besoin de tous les travailleurs. Un peu plus tard, le travail est accompagné de chants, peut-être ceux des esclaves, comme un effroyable écho venu du XVIIIe siècle.
Au sein du couple, alors que Jean-Baptiste incarne une certaine fatalité, Magdaleine se persuade que l’on ne naît pas pour être coupeur, qu’une autre vie existe, ailleurs. Son idée fixe devient le retour en Haïti, leur terre d’origine. Un sentiment que partage un jeune garçon, Pierre, adolescent sans attache familiale, subjugué par la beauté de la jeune femme. Dans ces circonstances sub-humaines, Claudio Del Punta place la sexualité comme une sorte de régulateur des relations. Elle permet d’atténuer les tensions au sein du couple après une violente dispute. Un acte de générosité aussi, lorsque la jeune femme masturbe Pierre envahi de désir. Mais aussi et surtout, elle est soumise aux relations de pouvoir au sein de la plantation. Chosifiés, les damnés de la patey sont ainsi des objets subalternes dont les gardes pensent pouvoir disposer. En empêchant et en réglant son sort au coupable de la tentative de viol de Magdaleine, Pierre et Jean-Baptiste précipitent le départ, avec l’aide d’Ernesto, médecin humaniste au sein de la plantation. Direction Haïti.
Haïti chérie est une fiction qui semble se dérouler au coeur du réel, qui semble entrer dans le champ bien souvent, ou l’effleurer. À quelques exceptions près, les acteurs sont d’ailleurs non professionnels, et certains rejouent vraisemblablement des situations vécues. Cette démarche procure souvent l’impression d’un alliage entre un réalisme étrange et une poésie brutale, qui n’est pas sans faire songer à celle de Nicolas Klotz dans
La Blessure (2005), autre histoire de vies de douleur d’exilés. Les clivages et les hiérarchies verticales sont au centre du film. Le plus évident est le gouffre entre dominants et dominés. Plus complexe qu’il n’y paraît d’ailleurs, car si les ouvriers sont soumis à la férule des gardiens, ces derniers eux-mêmes subissent un joug, jamais visible, mais il n’est pas difficile de deviner qu’ils répondent à l’autorité d’une firme cupide. Ce clivage est aussi racial : noirs (et immigrés haïtiens) exploités et cerbères métis. Le « blanc » est très peu visible, sinon pour être porteur d’un humanisme : Ernesto le médecin et un éveilleur de conscience syndical prié manu militari d’aller prêcher la bonne parole ailleurs. Plus importants en fait s’avèrent les blancs invisibles, donneurs d’ordres légitimant une situation bafouant la plus élémentaire dignité humaine. Clivage enfin dans l’usage des lieux, lorsque Jean-Baptiste, au cours du périple, croisent deux occidentaux en goguette, affublés de deux compagnes. La question du tourisme sexuel rejoint ainsi l’idée déjà énoncée d’une sexualité soumise à des relations de pouvoir, symbolique et économique.
Le parcours vers Haïti de Magdaleine, Jean-Baptiste et Pierre, aidés du médecin, constitue le corps du film. Celui-ci est un pénible cheminement désillusionné et plein de doutes. Le cinéaste parvient à inscrire habilement son récit dans un rythme qui piétine et patine. Dans cet entre-deux, les êtres semblent errer dans un non-monde et une non-existence, à la fois en pointillé et en suspension. Ceci avant de plonger le couple, Pierre renonce finalement, dans une sorte d’asile à ciel ouvert dévasté par la violence : Haïti. Vu d’Europe (le cinéaste est italien), Haïti chérie est aussi un élémentaire et nécessaire rappel que derrière les chiffres, par exemple d’une préfecture ou d’un ministère à l’intitulé révoltant, se jouent des vies et des milliers de destins individuels tragiques. L’exil n’est pas un choix, sinon par défaut, mais il s’agit avant tout d’un dilemme.
Arnaud Hée
http://www.critikat.com/Haiti-cherie.html

Haïti/Rép. Dominicaine : « Haïti chérie » mobilise l’attention de la presse française

Vendredi 30 mai 2008
P-au-P, 30 mai 08 [AlterPresse] --- La situation des ouvriers haïtiens dans les plantations de canne en République Dominicaine suscite encore des remous dans la presse française avec la sortie, cette semaine, du film documentaire « Haïti chérie », du réalisateur italien Claudio del Punta.
« Ce sont des zombis sociaux », « Haïti blues », « Haïti chérie, un film poignant sur le drame des ‘braceros’ » : autant de titres parus dans la presse internationale autour de cette production cinématographique.
Sorti en salle ce 28 mai 2008 en France, ce film retrace l’histoire de plusieurs centaines de milliers de travailleurs clandestins haïtiens, fuyant la violence politique et économique de leur pays d’origine à la recherche d’une vie meilleure en République Dominicaine.
Ces braceros (coupeurs de canne) sont exploités par les compagnies productrices de sucre de canne dans des conditions infrahumaines, pareilles à celles de l’esclavage.
Tourné avec des acteurs non professionnels recrutés dans les plantations dominicaines, le film met principalement en scène un jeune couple, Jean-Baptiste et Magdaleine, qui y interprètent, sinon leur vraie histoire, du moins leur propre rôle, selon le journal Le Monde.
Le film s’ouvre par une séquence très brutale évoquant la perte du jeune enfant du couple, victime de malnutrition, et plus encore la brutalité avec laquelle la milice de la plantation interdit aux parents d’accompagner la dépouille mortelle, souligne Le Monde.
Il approche ensuite par petites touches ces deux personnages pour dresser à travers eux un catalogue des humiliations quotidiennes et de l’asservissement subis par les travailleurs haïtiens dans ces plantations.
Dans ce film, Claudio del Punta part de l’occupation américaine des deux Républiques qui se partagent l’île pour montrer comment le recrutement des braceros haïtiens a eu lieu, selon un article de Africultures.
La misère de ces ouvriers haïtiens a encore été aggravée par le déclin des industries sucrières à partir des années 1980, poussant nombre de migrants à passer à la culture du riz ou du café, ou bien à s’entasser dans des bidonvilles et accepter tout travail sous-payé.
Ce film aborde également la contribution des travailleurs clandestins haïtiens à la construction du métro de Saint-Domingue. Les sans-papiers ont également travaillé sur les tours et hôtels des plages de Bavaro ou de Samana, centres touristiques de la République Dominicaine.
« Il n’est pas rare, comme on le voit dans le film, qu’une dénonciation à la direction de l’immigration permette de ne pas verser les salaires juste le jour de la paie », écrit Olivier Barlet dans Africultures.
En République dominicaine, les Haïtiens ne sont pas biens vus, selon le réalisateur de ce film documentaire qui fait la Une des journaux en France.
« Il y a un racisme anti-haïtien très fort en République dominicaine. ‘Haïtien’, c’est une insulte dans la bouche d’un Dominicain. Le coup classique que je montre dans le film, c’est le Dominicain qui embauche des Haïtiens et qui, juste au moment de les payer à la fin des travaux, appelle la police pour les embarquer », déclare Claudio del Punta dans une interview au quotidien Libération.
Au XXIe siècle, la situation de ces Haïtiens en République dominicaine est qualifiée d’esclavagisme. Le film « Haïti chérie » de Claudio del Punta fait suite à l’exposition « Esclaves au Paradis » de Céline Anaya Gauthier, réalisée en 2007 et qui a été présentée en France, au Canada, en Haïti. [do gp apr 30/05/2008 15 :45]

La CCIH soutient totalement la marche anti-kidnapping de mercredi

Une journée de manifestation qui doit endiguer la violence et l’anarchie
Vendredi 30 mai 2008,
Radio Kiskeya
La Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH), l’une principales organisations du secteur privé des affaires, a apporté vendredi son soutien total à la marche de protestation intitulée « Koukou Wouj Kont KIDNAPING » prévue le mercredi 4 juin à Port-au-Prince.
S’exprimant dans un communiqué au nom des organisations patronales et de la Fédération des petites et moyennes entreprises, la CCIH souligne que cette mobilisation doit permettre à ces entités de manifester "leur indignation devant des pratiques barbares qui s’installent, en toute impunité, au sein de la société haïtienne". Elles entendent aussi "envoyer un message clair aux assassins et à leurs commanditaires pour qu’ils sachent que notre société décide de contrer et combattre leurs agissements criminels et sauvages".
Le communiqué indique enfin que la marche vise à "demander aux autorités policières, gouvernementales et étatiques d’assumer toutes leurs responsabilités, de sévir contre les coupables, de remplir leurs devoirs constitutionnels qui est de protéger les vies et biens des citoyens. Une façon d’empêcher Haïti de "sombrer dans l’anarchie et la violence".
La Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haiti appelle instamment tous ses membres, la population, les organisations civiles, politiques et sociales ainsi que le ministère de l’éducation nationale et les universités à participer à ce qu’elle qualifie de "journée nationale de manifestation". A cet effet, l’organisation patronale demande aux employeurs de "libérer leur personnel pour leur permettre de remplir leur devoir de citoyen en cette journée du 4 juin".
Les actes de kidnapping qui n’ont cessé de se multiplier ont culminé avec l’horrible exécution du jeune Kareeem Xavier Gaspard, 16 ans, le 23 mai, trois jours après son enlèvement et malgré le versement d’une rançon. Un crime qui a fortement choqué l’opinion publique. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5067
Commentaires:
Aujourd’hui il plus qu’un devoir patriotique pour chaque citoyen de se lever pour agir en faveur de la protection des siens et pour le salut d’Haïti. La violence aujourd’hui constitue un putain de cercle vicieux qui contribue à la descente d’Haïti aux enfers. Peu de gens se posent des questions et font des réflexions sur le comportement des haïtiens en proie en tribord à cette violence crapuleuse et à bâbord à l’indifférence mélangée en un cocktail explosif à la médiocrité de nos dirigeants.
Aujourd’hui, la bourgeoisie haïtienne complètement disloquée a du élire domicile en République Dominicaine. Les investisseurs et les hommes d’affaires haïtiens sont de plus en plus attirés par le havre de paix que se vend de l’autre côté de la frontière. Le nombre d’universitaires haïtiens en République Dominicaine dépasse largement celui de ceux là-qui pullulent les bancs de pseudo université locales.
Notre fameuse DIASPORA-POTO- MITAN se tourne aussi vers la République Dominicaine pour affaires et pour préparer leur retraite.
Alors ? On va ou ?
Quand la patrie est en danger, chaque citoyen a donc le devoir de le défendre.
Merde à la MINUSTAH, merde à la PNH, merde au CNDDR… »CHAK KOUKOUY KLERE POU JE YO » !

samedi 31 mai 2008

Décès de l’éminent avocat haïtien Constantin Mayard Paul

Une perte énorme pour le pays, selon l’Ordre des avocats de Port-au-Prince et Me Gérard Gourgue
vendredi 30 mai 2008,
Radio Kiskeya

L’un des plus anciens et éminents hommes de loi haïtiens, Me Constantin Mayard Paul, est décédé tôt vendredi dans sa résidence après avoir été victime d’une embolie, a indiqué à Radio Kiskeya l’un de ses fils, Me Thierry Mayard Paul.
Agé de 78 ans, le disparu était depuis quelque temps un semi-retraité après avoir accompli une riche carrière professionnelle longue d’une cinquantaine d’années. Il souffrait d’une emphysème, mais n’a pas été emporté par cette maladie, a raconté Me Mayard Paul incapable de contenir son émotion.
Aussitôt connue la nouvelle de cette disparition monumentale, les plaidoiries ont été suspendues au barreau de Port-au-Prince qui devrait rendre un hommage appuyé à l’une de ses figures de proue.
Le bâtonnier de l’ordre des avocats de la capitale, Me Gervais Charles, a qualifié la mort de Me Constantin Mayard Paul de "fin d’une époque". Il l’a décrit comme un avant-gardiste et le premier avocat professionnel d’Haïti qui a consacré une bonne partie de sa carrière au droit des affaires.
Lui aussi célèbre juriste haïtien, Me Gérard Gourgue a, pour sa part, souligné la valeur professionnelle exceptionnelle de Me Mayard Paul dont il était l’aîné. Parlant d’un homme qu’il connaissait et fréquentait depuis 1954, l’ancien président de la Ligue haïtienne des droits humains a vanté les grandes qualités du défunt qui, selon lui, résidaient dans la préparation méticuleuse de ses dossiers, ses plaidoiries brillantes au prétoire et son talent d’orateur.
Gérard Gourgue a également rappelé quelques moments forts de la vie professionnelle de Me Constantin Mayard Paul en citant notamment la formidable bataille juridique qu’il avait livrée dans les années 70 contre les intérêts de feu Jean Dominique alors en conflit avec les héritiers de Ricardo Widmaïer, fondateur tour à tour de Radio Haïti et de Radio Métropole. Ce procès donna lieu à une grande polémique radiophonique.
La date des funérailles de Me Constantin Mayard Paul, grand ami et auditeur passionné de Radio Kiskeya, doit être annoncée ultérieurement. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5066

Madrid, siège de la prochaine conférence internationale sur Haïti

La sécurité alimentaire et le développement rural en perspective
vendredi 30 mai 2008,
Radio Kiskeya

Madrid accueillera en juillet la prochaine conférence des donateurs d’Haïti à l’initiative conjointe du Président brésilien, Luiz Inàcio Lula da Silva et du chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodrìguez Zapatero, ont indiqué vendredi des sources gouvernementales espagnoles relayées par EFE.
Dans la capitale espagnole, les différents partenaires d’Haïti partiront à la recherche d’un consensus sur un programme d’aide d’urgence en faveur du pays, théâtre début avril d’émeutes de la faim meurtrières suite à la hausse vertigineuse des prix alimentaires.
Placée sous la coprésidence de la France et de l’Argentine, la conférence visera également l’élaboration d’un programme de sécurité alimentaire et de développement rural. "Les nouvelles propositions se situeront dans la ligne du plan propre à Haïti et en adéquation avec les efforts déployés actuellement par la communauté internationale", ont fait savoir les autorités espagnoles.
Les leaders de l’Amériuqe latine, de la Caraïbe et de l’Union européenne, qui s’étaient réunis à la mi-mai à Lima (Pérou), avaient approuvé la proposition de Lula et de Zapatero de tenir une nouvelle conférence sur Haïti autour de la grave crise alimentaire.
La contestation sociale née de cette crise a emporté le gouvernement du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis qui liquide depuis environ deux mois les affaires courantes. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5065

vendredi 30 mai 2008

Début à la chambre basse du processus de ratification du Premier ministre désigné

Une commission de sept Députés doit se pencher sur le dossier de Robert Manuel
vendredi 30 mai 2008,
Radio Kiskeya

Le processus de ratification du Premier ministre désigné, Robert Manuel, a été officiellement lancé jeudi après-midi au Parlement avec la formation d’une commission de ratification de sept membres à la Chambre basse à l’issue de l’ouverture d’une session extraordinaire convoquée par le Président René Préval.
Un membre du bureau, Patrick Joseph et les représentants des quatre blocs parlementaires, Gasner Douze, Clédor Myril et Nelson Pierre-Louis (Concertation des parlementaires progressistes, CPP), Jean Etzer Valentin (UPDN), Joseph Wilbert Deshomme (FUSION) et Lutherking Marcadieu (OPL) composent cette commission. Ils auront la responsabilité de recevoir et d’analyser le dossier de M. Manuel afin de soumettre à l’assemblée un rapport dont les conclusions seront acceptées ou rejetées.
Le bureau de la Chambre des Députés devrait très rapidement inviter le successeur potentiel du Premier ministre sortant, Jacques-Edouard Alexis, à faire le dépôt de ses pièces.
Le président de la commission, Gasner Douze, un dissident de la Fusion, n’a annoncé aucun délai pour la présentation du rapport. Il soutient que la commission doit disposer du temps nécessaire à la réalisation d’un travail satisfaisant.
En revanche, son collègue Lutherking Marcadieu a promis d’accomplir l’étude du dossier du Premier ministre désigné avec la plus grande célérité.
De son côté, le Député Joseph Wilbert Deshomme affirme que la commission entend se mettre à la tâche en vue de permettre à l’assemblée de se prononcer de façon souveraine sur le choix de Robert Manuel. Il en a profité pour souligner qu’au sein des différents groupes parlementaires, il n’existait à ce jour aucun consensus sur le rejet ni l’acceptation de la candidature à la Primature du principal conseiller du Président Préval.
Enfin, un membre du bureau de la Chambre basse, Ronald Etienne, a estimé que pour la première fois une commission spéciale de ratification s’est formée sans heurts. Il croit que ses collègues doivent presser le pas s’ils veulent contribuer à combler le vide laissé à la tête du pays par la destitution depuis près de deux mois de Jacques-Edouard Alexis.
Désigné il y a une semaine environ par le chef de l’Etat, Robert Manuel, 55 ans, s’apprête à engager des discussions avec la CPP, première force politique à la Chambre des Députés et responsable de l’échec, le 12 mai dernier, d’un autre Premier ministre désigné, Ericq Pierre. Spp/Radio kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5063

Crise alimentaire : La Banque Mondiale accorde un don de 10 millions de dollars à Haïti

Le pays figure sur la liste prioritaire de la BM, selon son président Robert Zoellick
Vendredi 30 mai 2008,
Radio Kiskeya

Le président de la Banque Mondiale (BM), Robert Zoellick, a annoncé jeudi le déblocage de 10 millions de dollars en faveur d’Haïti dans le cadre du lancement d’un programme de prêt et d’assistance financière d’un montant de 1,2 milliard de dollars destiné à permettre aux pays pauvres d’affronter la crise alimentaire.
Selon un communiqué rendu public à Washington, le conseil d’administration de l’institution financière internationale espère pouvoir, grâce à cette enveloppe, aider les autorités haïtiennes à contenir la flambée des prix, mais aussi à continuer à mettre en œuvre leur stratégie de réduction de la pauvreté.
« Cette aide constituera un soutien au programme du gouvernement dans le cadre du maintien d’un environnement macroéconomique stable », a déclaré Yvonne Tsikata, directrice de la Banque Mondiale pour la Caraïbe. Elle a ajouté que cet effort supplémentaire visait à donner à Haïti les moyens de résister au choc alimentaire à travers des programmes d’assistance sociale directe et indirecte aux couches les plus vulnérables de la population.
S’exprimant lors d’une conférence téléphonique, Robert Zoellick a, pour sa part, indiqué qu’Haïti, Djibouti et le Libéria seront les premiers pays bénéficiaires de ces fonds, dont 200 millions sous forme de dons, qui seront aussitôt disponibles grâce à des procédures de décaissement rapide.
Au lendemain des émeutes de la faim qui avaient secoué Haïti début avril, la Banque Mondiale avait déjà accordé 10 millions de dollars au pays.
L’annonce de la BM intervient à la veille de deux événements importants qui verront les dirigeants du monde s’attaquer à la grave crise alimentaire : la conférence de Rome prévue du 3 au 5 juin à l’initiative de la FAO et le prochain sommet du G8 qui réunira en juillet les huit pays les plus industrialisés. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5062

L’USAID accorde une aide alimentaire de 45 millions de dollars à Haïti

L’administrateur de l’Agence américaine pour le développement International ( USAID), Henrietta Fore, a annoncé vendredi dernier que son organisation a débloqué une aide supplémentaire de 25 millions de dollars en faveur d’Haïti.
Au total l’USAID entend apporter une aide alimentaire de 45 millions de dollars soit l’équivalent de 36 000 tonnes de nourriture tels riz, haricot, huile maïs etc. L’aide sera distribuée par le biais du Programme Alimentaire Mondial, de Catholic Relief Services et de World Vision.
L’USAID explique qu’une attention spéciale sera accordée aux populations vulnérables tells les handicapés, les orphelins, les vieillards et les enfants qui recevront une assistance pendant 12 mois.Mme Fore a indiqué que les Etats-Unis sont disposés à aider le peuple haïtien à faire face à l’urgence et à se préparer pour des progrès dans le long terme.
Le 16 mai dernier l’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Janet Ann Sanderson, avait annoncé l’arrivée de trois bateaux transportant environ 7.000 tonnes de nourriture en provenance des Etats-Unis.
La première tranche de 20 millions d'aide alimentaire d’urgence sera utilisée pour l'alimentation d’urgence à travers un système de sécurité défini en faveur des populations les plus vulnérables dans les zones urbaines et rurales ciblées et nourrir des écoliers dans les centres scolaires avec des rations à emporter dans les familles pauvres.
Selon la diplomate américaine le montant sera également utilisé dans le cadre du programme de " travail contre nourriture" (food for work) qui vise à réparer des systèmes d'irrigation/des infrastructures routières et réactiver les terres cultivables érodées en vue de renforcer la production agricole et de créer des emplois pour les chômeurs. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13785

Plusieurs personnalités affichent leur opposition à la peine de mort

Le sénateur Youri Latortue, le juriste Samuel Madistin et le secrétaire général du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), Pierre Espérance, sont opposés au rétablissement de la peine capitale arguant que le renforcement de la police et l’épuration de l’appareil judiciaire sont de nature à améliorer l’efficacité de la lutte contre le kidnapping.
Youri Latortue, président de la commission sénatoriale de justice et de sécurité, préconise un redéploiement des forces de l’ordre et du système d’intelligence afin de contrecarrer la vague d’enlèvement. Il croit qu’il faut transformer le décret sur la lutte contre le kidnapping en loi.
Tout en faisant remarquer que le problème existe depuis 4 ans, il appelle à la mobilisation pour que l’insécurité devienne une exception. " Il doit y avoir à la fois la mobilisation des citoyens, du système répressif et de l’appareil judiciaire", dit-il soulignant que les efforts du gouvernement Alexis n’ont pas permis de résoudre le problème. Pierre Espérance est lui aussi contre la peine de mort rappelant que le pays doit respecter ses engagements internationaux. " Il n’y a pas un problème de législation mais d’application de la loi", lance M. Espérance faisant remarquer que jusqu'à présent aucun des chefs de gangs de Cité Soleil n’a été traduit en justice. Le directeur exécutif du RNDDH révèle que depuis 2005 moins de 50 kidnappeurs ont été condamnés " Des juges corrompus libèrent nombre de kidnappeurs arguant que les dossiers de la police sont mal montés", se plaint-il. De son coté, le juriste Samuel Madistin dit avoir noté une révolte de l’ensemble de la société contre les enlèvements. Il ne juge pas nécessaire l’instauration de la peine de mort pour lutter contre le kidnapping révélant que seulement 20 policiers ont reçu une formation dans la lutte contre les enlèvements. Maître Madistin rappelle que la peine de mort a été abolie en 1979 ce qui n’avait pas entraîné une hausse des actes de violence. Tout en soulignant que la prévention reste la meilleure arme il fait remarquer que l’effectif de la PNH est trop réduit.
http://www.moun.com/forum4/forum_posts.asp?TID=13991&PN=1

LE FEU DETRUIT "MACHE ANBA"

Le Marché en fer, le Marche Florvil Hyppolite, Mache en bas, consumé complètement par le feu.
Ce matin, depuis trois heures, alors que l’enceinte du marché était fermé avec les marchandises, un feu aurait déclaré et aurait consumé la totalité du marché et son contenu.
Les rumeurs d’implication de mains criminelles commencent à se faire entendre. Ni la ville de Port-au-Prince, ni Haïti dispose de moyens efficaces pour lutter contres des incendies de cette envergure.
Le service des pompiers plus qu’obsolètes auraient été carrément dépassés tandis que la mairie de Port-au-Prince aurait proposé l’achat de camions d’eau de façon à inviter les marchands à participer à la lutte contre les flammes.
Les émeutes de la faim qui ont poussé vers la sortie le gouvernement de Jacques Edouard Alexis, les tergiversations des pouvoirs exécutif et législatif autour de la formation d’un nouveau gouvernement, la recrudescence des actes de kidnapping ponctué par le crime crapuleux culminant avec l’assassinat du jeune Kareem, les accusations de secteurs concernés faisant état des dysfonctionnement du pouvoir judiciaire qui remet en liberté des bandits notoires appréhendés, sont autant de facteurs témoignant de l’état non équivoque de faillite de l’état.
Force est de reconnaître que nous autres les haïtiens nous nous sommes affranchis de la légitimité de vouloir ou pouvoir résoudre les problèmes de la nation. Il faut que nous soyons capables de passer la main.
La réserve morale hypothétique semble s’être effritée et étiolée peu à peu sous l’effet de l’instinct de survie.
L’histoire d’Haïti regorge de scènes d’incendie et de pillage. Les historiens vous diront combien de fois la ville de Port-au-Prince a subi les affres de ces apatrides. Il est si dur de constater que nous nageons encore dans la déchéance comme avant, comme il y a deux cents ans.
Oui il y a surement eu des mains criminelles dans la destruction par le feu du marché en fer. Bientôt les rumeurs feront des partisans zélés d’Aristide les auteurs présumés de ce drame.
Il est clair cependant que les marchands auront tout perdu peu importe d’où vient cet ordre dédaigneux.
Preval et Co, ces parlementaires de pacotille ne sont pas à la hauteur de cette tâche qui consiste a reconstruire un état aujourd’hui en 2008.
Messieurs, ayez la décence de passer la main !

jeudi 29 mai 2008

Fin de la visite de Lula en Haïti

Le Président brésilien et son homologue haïtien, René Préval annoncent le renforcement de la coopération bilatérale et réitèrent leur appui à la MINUSTAH ; le Président haïtien en visite au Brésil en août prochain
mercredi 28 mai 2008,
Radio Kiskeya

Le Président brésilien Luiz Inàcio Lula da Silva a bouclé mercredi soir une visite officielle de quelques heures à Port-au-Prince marquée par le renouvellement du soutien du Brésil à Haïti, à la force onusienne et le renforcement de la coopération technique entre les deux pays.
Arrivé en milieu de journée à bord d’un avion des Forces aériennes brésiliennes (FAB), le chef de l’Etat s’est rendu au milieu d’un imposant dispotif de sécurité au Palais National (siège de la Présidence) où il a eu une audience privée avec son homologue haïtien René Préval avant une réunion élargie consacrée à la coopération bilatérale. S’exprimant lors d’une conférence de presse conjointe, les deux dirigeants ont souligné l’importance de la contribution brésilienne à la stabilisation d’Haïti et la nécessité pour le pays de continuer à bénéficier de l’assistance humanitaire du Brasilia.
"Des mesures immédiates vont être prises notamment concernant l’installation d’un barrage. Une délégation ministérielle arrivera bientôt en Haïti en vue d’évaluer les projets en cours et le Président Préval est invité à se rendre au Brésil dans cette même perspective", a affirmé Lula dont la délégation comprenait ses ministres des affiares étrangères, Celso Amorim et de la défense, Nelson Jobim.
Le chef de l’Etat a aussi annoncé l’arrivée prochaine d’une centaines de militaires brésiliens issus de la division d’ingénierie des Forces armées. Ils participeront à la réalisation de travaux d’infrastructure.
Pour sa part, René Préval a annoncé sa prochaine visite à Brasilia le 3 août et a remercié le géant sud-américain pour les efforts déployés dans le cadre du processus de rétablissement de la sécurité et de la stabilité en Haïti. Mais, soulignant les spécificités de l’insécurité actuelle, le Président a repris une idée qui lui est chère en réclamant de Lula un désengagement militaire au profit d’une augmentation des effectifs policiers de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH). "Aujourd’’hui, il n’y a plus de groupes armés, mais des individus armés qui, à travers le kidnapping, provoquent de la souffrance dans les familles haïtiennes", a martelé Préval. Dans la foulée, il a indiqué qu’au cours de ce mois pas moins de 25 cas d’enlèvement ont été enregistrés.
En présence des deux chefs d’Etat, les ministres haïtiens concernés et le chancelier brésilien, Celso Amorim, ont, tour à tour, paraphé six accords portant respectivement sur un programme stratégique de coppération technique pour la période 2008-2010 en matière de sécurité alimentaire et d’agriculture, la coopération technique dans le secteur agricole avec l’apport de l’Institut interaméricain pour la coopération agricole (IICA), un projet intitulé "promotion de la production durable de légumes dans la région de Kenscoff, l’exécution d’un projet de lutte contre la violence à l’égard des femmes et l’exemption réciproque de visas pour les titulaires haïtiens et brésiliens de passeports diplomatiques, officiels ou de service.
Outre les membres du gouvernement démissionnaire, moins le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis, le président du Sénat Kelly Bastien et le président a.i de la Cour de cassation, Georges Moïse étaient présents au Palais National.
A l’issue de sa deuxième visite en Haïti, après celle d’août 2004, Lula s’est rendu au Salvador où il doit participer jeudi à un sommet avec les chefs d’Etat et de gouvernement du Système d’intégration centraméricain (SICA).
Premier contributeur de troupes au sein de la MINUSTAH avec un bataillon de 1.200 casques bleus, le Brésil détient depuis 2004 le commandement de la force onusienne qui compte 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5061

Haïti sur une liste de 22 pays menacés par la faim, prévient l’ONU

Le directeur de la FAO, Jacques Diouf, estime que la conférence de Rome constitue une "opportunité historique"
mercredi 28 mai 2008,
Radio Kiskeya

Les Nations Unies ont cité mercredi Haïti parmi 22 pays particulièrement menacés par la crise alimentaire globale et la famine en raison de l’escalade des prix des produits à l’origine de grandes inquiétudes et de divers mouvements de protestation à travers le monde.
Selon un rapport de l’Organisation de l’ONU pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) rendu public à Rome en prévision de la prochaine conférence de haut niveau sur la sécurité alimentaire, Haïti, l’Erythrée, le Niger, les îles Comores et le Libéria sont très affectés par la crise des prix alimentaires.
Intitulé “la flambée des prix des denrées alimentaires : faits, perspectives, effets et actions requises”, le rapport estime que la situation des 22 pays identifiés s’est fragilisée à cause de leur "niveau élevé de sous-alimentation chronique (plus de 30 pour cent), conjugué à une forte dépendance des importations de céréales et de produits pétroliers".
Pour l’agence onusienne qui croit qu’il est venu le temps d’accorder la priorité aux pays pauvres et à l’agriculture, le sommet de Rome prévu du 3 au 5 juin offrira aux dirigeants du monde une chance historique de favoriser la relance effective de la lutte contre la faim et la pauvreté. “Nous vivons un moment historique : pour la première fois en 25 ans, une incitation fondamentale - les prix élevés des produits alimentaires - est en place pour stimuler le secteur agricole”, écrit le directeur général de la FAO, le sénégalais Jacques Diouf qui avait effectué récemment une visite en Haïti à la suite des émeutes de la faim ayant secoué le pays début avril.
Seul pays des Amériques à être confronté au drame de l’insécurité alimentaire totale, Haïti n’a pas encore annoncé officiellement sa participation à la conférence de Rome. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5059

Funérailles symboliques de Kareem Xavier Gaspard

Des parents, amis et camarades d’études du jeune supplicié plongés dans la déprime et l’envie de s’expatrier
mercredi 28 mai 2008,
Radio Kiskeya

Les funérailles symboliques de Kareem Xavier Gaspard, nouveau martyr du kidnapping en Haïti, ont été chantées mardi à la paroisse des sœurs Salésiennes de Jacquet, à Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), a appris Radio Kiskeya.
Plusieurs centaines de personnes, dont les parents, amis et camarades de classe de la victime, ont assisté à la fois émus et indignés à cette cérémonie.
En larmes, la mère de Kareem a exhorté les amis de son fils brutalement disparu à ne pas commettre l’erreur consistant à "élever ses enfants en Haïti". De nombreuses personnes se trouvant dans l’assistance ont, de leur côté, exprimé leur pessimisme devant la violence qui s’abat sur le pays et annoncé leur intention de s’installer à l’étranger si la situation sécuritaire ne s’améliore pas.
Selon certains témoignages, le jeune élève de seconde du Collège mixte Catts Pressoir avait refusé, jusqu’au moment de rendre son dernier soupir, de céder à ses meutriers qui insistaient pour avoir des informations sur les amis de l’adolescent dont le nom et les coordonnées figuraient sur son téléphone cellulaire. Un héroïsme unanimement salué.
Dimanche, sa famille avait autorisé l’incinération du corps méconnaissable de Kareem transporté à la morgue de l’HUEH après sa découverte vendredi dernier à Carrefour Péan, dans le quartier populaire de Sans-Fil (centre de la capitale). Tué par strangulation après avoir reçu maints coups à la tête malgré le versement d’une rançon, l’écolier de 16 ans avait rendu l’âme au milieu des plus grandes souffrances en subissant le "supplice de l’eau bouillante".
Très porté vers les disciplines scientifiques selon le directeur de son établissement, Guy Etienne, Kareem Xavier Gaspard avait été enlevé le mardi 20 mai en montant malencontreusement à bord d’une camionnette à sa sortie de l’école.
Au moins 25 cas de kidnapping ont été recensés depuis le début du mois de mai. Mercredi, un bébé de deux ans, une femme enceinte, un membre d’une importante famille du monde des affaires et une ressortissante canadienne travaillant pour Médecins du monde étaient notamment toujours en captivité plusieurs jours après leur enlèvement. Malgré quelques opérations à succès de la police, les gangs impliqués dans le kidnapping paraissent en mesure de tromper la vigilance des forces de l’ordre et d’atteindre leurs cibles souvent avec une facilité déconcertante. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5060

Des juristes se déclarent favorable à l’instauration de la peine de mort contre les kidnappeurs

Des juristes suggèrent l’instauration de la peine capitale pour favoriser une lutte efficace contre les actes d’enlèvement. Maître Luckman Delil estime que le laxisme des autorités est l’une des causes de la recrudescence de ces crimes se déclarant favorable à l’instauration de la peine de mort.
Cet avis est partagé par maître Renold Georges qui se déclare opposé à toute négociation avec les bandits. Il préconise l’usage de moyens très coercitifs pour rétablir un climat sécuritaire.
De son coté, le sénateur Judnel Jean se déclare également favorable à l’instauration de la peine de mort. Tout en faisant part de ses préoccupations en raison de la dégradation du climat sécuritaire, le deuxième sénateur du Nord-est croit qu’il faut extirper ceux qui empêchent un bon fonctionnement de la société.Par ailleurs, les funérailles de Kareem Xavier Gaspard ont été chantées hier. Le cadavre avait été incinéré depuis dimanche en raison de son état de décomposition.
De nouveaux cas d’enlèvement ont été enregistrés hier dans la région métropolitaine alors que la montréalaise Nadia Lefebvre était toujours entre les mains de ses ravisseurs. Les auteurs de l’enlèvement de Mme Lefebvre avaient en début de semaine réclamé une rançon de 100 000 dollars rapportent des medias canadiens.
Une femme d’affaires a été libérée par les forces de l’ordre mardi soir environ une heure après son enlèvement dans le quartier de Lalue ( Port-au-Prince). La victime a été séquestrée dans un quartier de Cité Soleil révèle le commissaire de police de Delmas, Carl Henry Boucher, qui se réjouit de la collaboration de la population.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13781

Lancement du processus de ratification du choix du premier ministre désigné

Le sénat a été officiellement informé hier de la désignation de Robert Manuel au poste de premier ministre. " Le chef de l’état a adressé une correspondance au grand corps", confirme le sénateur Eddy Bastien qui fait remarquer que la situation sera difficile pour M. Manuel en raison de la présence de 18 sénateurs au grand corps.Eddy Bastien, premier secrétaire du bureau du sénat affirme qu’il y aura une séance plénière en vue de la formation d’une commission chargée d’analyser les dossiers de M. Manuel. Il soutient que le premier ministre désigné devrait s’assurer d’une majorité dans les deux chambres avant la présentation de sa déclaration de politique générale.A la chambre basse, le premier ministre désigné peut compter sur l’appui des parlementaires des blocs Fusion et OPL.Le député de Dame Marie, Acluche Louis Jeune (OPL), est favorable à la ratification du choix de Robert Manuel apprécié en tant qu’expert en sécurité publique. " C’est une personnalité qui peut œuvrer pour freiner la vague de kidnapping", dit-il admettant que la production nationale constitue également une priorité nationale.Le bloc Fusion est disposé à approuver le choix de Robert Manuel en attendant la déclaration de sa politique générale. Le député Bastien Jean Berthold croit que les démocrates doivent œuvrer pour sortir le pays de la crise.Par ailleurs, le porte parole de la Fusion, Micha Gaillard, soutient que le choix de Robert Manuel découle de la réalité conjoncturelle.Il révèle que les chefs de file des partis politiques avaient mis l’accent sur la sensibilité sociale, la capacité politique et la capacité de faire face à l’insécurité comme des critères essentiels dans le profil du premier ministre. " M. Manuel rempli ces critères ", dit-il soulignant que la Fusion souhaite le déblocage de la crise.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13782

mercredi 28 mai 2008

Arrestation d’un citoyen haitien à saint Domingue transportant 31,498 dollars US et 111 mille gourdes non déclarés

Saint Domingue. - Un haitien a été arrêté avec US$31,498 et 111.00 gourdes accrochés au corps avec une ceinture, de hautes sommes qui ont été remises immédiatement ainsi que l'étranger à la Direction Générale de Douanes, a informé aujourd'hui la Direction Nationale de Contrôle de Drogues (DNCD).
Le porte-parole antidrogues, Robert Lebrón, a identifié le citoyen haïtien comme Antoine Michee, arrêté à l'Aéroport International l'Isabela, à Saint-Domingue Nord, peu après son arrivée de Port Prince, la capitale haïtienne, par un vol privé. Michee, de 39 ans, a voyagé à Saint-Domingue accompagné de 18 autres personnes à bord d’un avion immatriculé HI-848CT, piloté par José Martínez et Juan Díaz.
Au début, les inspecteurs ont pensé que ce qu’il portait accroché à la ceinture correspondait à de la drogue.
S'agissant de contrebande d'argent, a dit Lebrón, « cette personne a été livrée immédiatement à la Direction Générale de Douanes, afin de réaliser des investigations sur l’origine de l’argent dont elle est fait des recherches par rapport à l'origine de l'argent »...
http://www2.elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=104457

ÉTUDE : 96% des travailleurs haïtiens et 72% des travailleurs dominicains ne connaissent pas leurs droits en matière de travail

María Eugenia del Pozo
5/28/2008 Santo Domingo.

96 pour cent des travailleurs haïtiens ne connaissent pas leurs droits en matière de travail et 72% des dominicains vivent la même situation, comme l’a révélé une étude effectuée par le Service Jésuite d'Appui aux Immigrants haïtiens résidant en République Dominicaine.
Dans l’étude intitulée « Entre ce qui est Réel, ce qui est Établi et ce qui est Désirable », est aussi révélé que la moyenne de salaire reçu par les travailleurs haïtiens est de RD$200 par jour et que 76% pour cent des travailleurs ne sont pas informés du montant de leur salaire au moment d’être contracté.
En présentant l'étude, Sonia Adames, responsable de l’étude a dit que le salaire moyen quotidien selon la législation de travail est de RD$414.00. Tandis que 62% des travailleurs haïtiens ne reçoit aucun paiement pour les heures supplémentaires, « quand 21% déclare travailler entre 9 et 11 heures par jour et 37% de lundi à dimanche ».
La sécurité
En soulignant l'aspect dans la sécurité de travail, l'étude souligne que plus de 80% des dominicains et des haïtiens qui travaillent le secteur de la construction qui ont participé à l’enquête ont affirmé ne pas disposer d’aucun type de sécurité.
Le Système dominicain de Sécurité Sociale exclut automatiquement les travailleurs migrants, ce qui augmente leur situation d’absence de protection et vulnérabilité, a dit Adames. La construction et l'agriculture sont les deux secteurs qui groupent le plus grand nombre de travailleurs haïtiens, avec 38%.
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=60349

VILLE ET DEVILLE....PORT-AU-PRINCE EN 2008

La peur règne en maître au centre-ville

Malgré les mesures annoncées pour contrer les bandits qui terrorisent le centre-ville, grossistes et détaillants vivent toujours la peur au ventre. Tous espèrent que la police passe enfin de la parole aux actes.

Au bas de la ville, la peur règne en maître et tout parait suspect pour les commerçants. Pour ces derniers, même le client fait peur. « Se Bondye ki konnen, mwen sou kont li », dit un étalagiste, qui se réconforte comme il peut dans la fatalité. On peut le comprendre. A la moindre alerte, c'est le sauve-qui-peut général. « Tout koukouy klere pou je ou », comme dit le proverbe haïtien.
Cette peur est liée à la recrudescence de l'insécurité dans le plus grand centre commercial du pays. Les commerçants sont unanimes. Et découragés. Une dame dans la trentaine, propriétaire d'un magasin de produits cosmétiques, ne trouve pas les mots pour qualifier son état d'âme.

Pour elle, l'insécurité qu'elle vit au quotidien dans son magasin est devenue une véritable pathologie. « Tu as beaucoup de chance de me trouver aujourd'hui», dit-elle au représentant de Le Nouvelliste, soulignant que, depuis la semaine dernière, la seule idée de venir au centre-ville afin d'ouvrir son commerce la fait trembler de peur. « Insupportable », qualifie-t-elle la situation de ses collègues commerçants. « Très souvent des individus viennent me rançonner et qu'ils soient armés ou pas, j'ai peur, confie la dame », manifestement inquiète pour sa sécurité et celle de ses cinq employés. Elle refuse même de laisser enregistrer sa voix ou de prendre sa photo et celle de son magasin. « On pourrait reconnaître ma voix à la radio et identifier mon magasin. Je paie régulièrement les taxes à l'Etat, je veux en retour qu'on me protège, qu'on protège mon magasin et mes employés », clame-t-elle, se disant prête à donner chaque semaine quelque chose à la police en plus des taxes payées pour avoir un minimum de sécurité.
Le centre-ville est trop congestionné

Que ce soit à pied ou en voiture, la circulation est extrêmement difficile dans presque tout le bas de la ville. Rue des Miracles, rue du Centre, rue des Fronts forts ou rue Pavée, tout se mélange, les étalagistes qui occupent anarchiquement les trottoirs ou la rue, les voitures mal garées, les monceaux de fatras qui nuisent aux interventions policières... « On n'aura jamais de sécurité au centre-ville si les dirigeants ne le décongestionnent pas, lance un grand commerçant du boulevard Jean Jacques Dessalines. On ne peut pas compter sur la solidarité de son entourage, tout le monde a trop peur ! » Interrogé sur la présence policière, le businessman se contente de soupirer en secouant la tête, sans répondre à la question. »Il n'a pas vraiment tort. Au centre-ville, la solidarité est une denrée rare. Au moindre événement, c'est le sauve-qui-peut général. comme d'habitude, les bandits repartent tranquillement après leur forfait. « Lorsque la police arrive, il est presque toujours trop tard », dit tout le monde.

Les policiers doivent intensifier leur présence

Dans plusieurs zones sillonnées par Le nouvelliste au centre-ville mardi matin, il n'y avait ni point fixe, ni patrouille policière. « Je n'ai vu passer aucun policier dans la zone depuis samedi », déclare une commerçante perplexe. Pourtant, à chaque montée de l'insécurité au bas de la ville, les responsables de l'institution policière parlent de mesures spéciales sans miser sur la durée. » Chose certaine, ces commerçants n'ont pas perdu espoir de voir enfin une présence policière conséquente dans centre commercial. Mais il faut faire vite. « La police ne peut pas être partout à la fois. D'ailleurs, les bandits le savent très bien et en profitent. Mais si les policiers sont vraiment des professionnels, à eux de trouver la bonne formule pour contrer les malfrats », déclare une commerçante.

Robenson Geffrard
robby8104@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=57979&PubDate=2008-05-27

mardi 27 mai 2008

Haïti/Nations Unies / Crise alimentaire : Faire renaître l’agriculture à partir des menaces actuelles

Mardi 27 mai 2008
P-au-P, 27 mai 08 [AlterPresse] --- Les nations du monde devraient travailler à remettre l’agriculture dans sa vraie place légitime pour le développement, en saisissant l’opportunité des menaces de la crise alimentaire sur la stabilité politique et économique, suivant un communiqué consulté par l’agence en ligne AlterPresse.
C’est ce qui se dégage d’une réunion spéciale tenue pendant trois jours par le Conseil économique et social (Ecosoc) des Nations Unies sur la situation de crise alimentaire qui se développe ces derniers mois dans plusieurs pays, y compris Haïti.
« Il faut transformer une situation menaçante en une renaissance de l’agriculture », souligne Léo Mérorès, président haïtien en exercice de l’Ecosoc dans un communiqué publié le 22 mai 2008, en marge d’une réunion spéciale.
Mérorès, qui a proposé une série d’actions politiques pour le court, le moyen et le long terme, met l’accent sur la nécessité de remettre l’agriculture à sa place légitime, qui est au centre de l’agenda pour le développement.
Pour Mérorès, il faut « redoubler d’efforts pour réduire autant que possible les émissions de gaz à effet de serre, le déboisement et le réchauffement climatique (…) de façon à réduire les coûts de production et accroître substantiellement le rendement et la production de chaque hectare de terre arable ».
La crise alimentaire, qui sévit actuellement dans le monde, constitue une menace pour la stabilité politique et économique des gouvernements, dans les régions où la faim et la malnutrition sont les plus aiguës, estime Léo Mérorès, président du Conseil économique et social des Nations Unies.
Selon le diplomate haïtien, cette crise menace les modestes progrès, accomplis au cours des dernières années pour libérer des millions d’êtres humains de la pauvreté et réduire la faim et la malnutrition parmi les populations les plus vulnérables.
« C’est maintenant qu’il faut agir », déclare le président de l’Ecosoc qui croit nécessaire d’ « apporter une réponse efficace et globale à la crise alimentaire mondiale ».
Léo Mérorès pense qu’il est essentiel de satisfaire « les besoins humanitaires immédiats » et de « garantir une offre de produits alimentaires, suffisante pour l’avenir, en accroissant dès aujourd’hui la production agricole ». [do rc apr 27/05/2008 0:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7290

Haïti / Nations Unies / Crise alimentaire : Le Brésil propose d’agir sur plusieurs fronts

Mardi 27 mai 2008
P-au-P, 27 mai 08 [AlterPresse] --- Pour contenir les effets négatifs de la crise alimentaire, frappant plusieurs pays dont Haiti, le Brésil recommande d’agir sur plusieurs fronts et de prendre des mesures d’urgence, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
« Le Brésil agit en Haïti en fournissant une assistance alimentaire et en soutenant l’agriculture locale », affirme le président Luiz Inacio (Lula) Da Silva dans un message adressé au Conseil économique et social (Ecosoc) des Nations Unies.
Dans ce message du président Da Silva, qui doit visiter Haïti pendant quelques heures le mercredi 28 mai 2008, le Brésil réaffirme son engagement de lutter contre la pauvreté et la faim dans le monde.
« Par-dessus tout, nous devons créer les conditions nécessaires pour que les pays pauvres produisent leurs propres produits alimentaires, ajoute le chef de l’Etat brésilien.[do rc apr 27/05/2008 0:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7289

Haïti/Gouvernement : Premières réactions favorables à la désignation de Robert Manuel comme Premier Ministre

lundi 26 mai 2008
P-au-P, 26 mai 08 [AlterPresse] --- Des dirigeants d’au moins deux partis politiques, représentés au Parlement haïtien, se déclarent favorables à la designation de Robert Manuel comme Premier ministre devant succéder à Jacques Edouard Alexis, démissionnaire, après le rejet [le 12 mai 2008] du choix de Pierre Ericq Pierre comme futur chef de gouvernement.
Les critères ayant trait à la sensibilité sociale, des connaissances en sécurité publique et la capacité de développer une politique non partisane auraient été pris en compte, estiment la Fusion des sociaux-démocrates et l’Organisation du peuple en lutte (OPL), dans des déclarations faites à l’agence en ligne AlterPresse.
Ces deux partis politiques ont participé aux diverses rencontres avec le président René Garcia Préval autour de la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale.
Pour Micha Gaillard, porte-parole de la Fusion des sociaux-démocrates, le conseiller de l’actuel chef d’Etat et ancien secrétaire d’Etat à la sécurité publique sous le premier mandat de Préval (1996-2001), Robert Manuel, répondrait aux caractéristiques d’ « une certaine sensibilité sociale, d’une certaine sensibilité populaire ».
Pour sa part, précisant qu’aucun nom de personnalités n’a été cité lors des discussions avec René Préval, Edgard Leblanc Fils, coordonnateur de l’OPL. indique plutôt qu’ « il a été surtout question de statuer sur le profil de la personnalité qui dirigera le prochain gouvernement.
« Nous n’avons aucun problème avec ce choix », affirme Leblanc.
Des parlementaires, contactés par AlterPresse, se sont toutefois gardés de tout commentaire sur la désignation de la nouvelle personnalité appelée à conduire la barque nationale durant les mois à venir. Ces parlementaires affirment attendre la décision qui sortirait (sur la question) de la réunion avec leurs partis politiques.
La designation de Robert Manuel, qui devrait être formalisée ce lundi 26 mai 2008 par lettre officielle de la présidence de la république aux présidents du Sénat et de la Chambre des députés, tombe dans un contexte de recrudescence d’actes d’insécurité, notamment d’enlèvements fréquents de personnes.
Plusieurs personnes enlevées sont toujours en captivité. Le week-end dernier, le cadavre de Kareem Gaspard, un écolier de 16 ans enlevé le 20 mai à sa sortie de l’école, a été découvert à Port-au-Prince.
Le climat d’insécurité, qui tente de refaire surface et auquel phénomène le futur chef de gouvernement aura à faire face, serait, aux yeux de Micha Gaillard, favorable à Robert Manuel qui a déjà occupé le poste de secrétaire d’Etat à la sécurité publique sous le premier mandat de Préval.
En tout cas, les démarches devraient commencer pour la ratification du choix du premier ministre désigné. En cas de ratification de son choix, Robert Manuel aura à former un gouvernement en concertation avec le président Préval et à présenter une déclaration de politique générale au sénat et à la chambre des députés.
Le nouveau programme de gouvernement sera probablement centré sur le document de stratégie nationale pour la croissance et la réduction de la pauvreté (Dsncrp). Considéré comme un cadre de référence, « le Dsncrp mérite d’être réorienté », selon le porte-parole de la Fusion.
Pour Micha Gaillard, l’accent doit surtout être mis sur la relance de la production nationale, la sécurité alimentaire et la création d’emplois, dans ce document élaboré sous le gouvernement destitué de Jacques Edouard Alexis.
Edgard Leblanc croit, quant à lui, que le plus important c’est de travailler à l’amélioration des conditions de vie dans le pays. Le dirigeant de l’OPL espère que Robert Manuel sera en mesure de mieux coordonner les actions gouvernementales.
Actuel conseiller de Préval, Robert Manuel est un architecte qui a occupé le poste de secrétaire d’Etat à la sécurité publique jusqu’à sa démission en octobre 1999. Activiste politique, il est aussi poète et membre de l’Association des écrivains haïtiens.
Sous le premier mandat de Préval (1996-2001), il était chargé de réfléchir [en 1999] avec le secteur politique sur des stratégies à mettre en œuvre en vue d’une issue à la crise politique que traversait le pays à l’époque, suite à la démission de Rosny Smarth (membre de l’OPL) comme chef de gouvernement en 1997. [do rc apr 26/05/2008 12 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7286

Arrivée mercredi en Haïti du Président brésilien

Tête-à-tête avec René Préval, signature d’accords bilatéraux et rencontre avec les casques bleus brésiliens seront au menu de la visite de Luiz Inàcio Lula da Silva
lundi 26 mai 2008,
Radio Kiskeya

Le Président brésilien Luiz Inàcio Lula da Silva arrive mercredi matin à Port-au-Prince pour sa deuxième visite officielle en Haïti où le Brésil joue un rôle de premier plan dans le processus de stabilisation en cours.
Selon un communiqué de presse de la Présidence haïtienne, le chef de l’Etat, qui passera quelques heures dans la capitale, s’entretiendra en audience privée avec son homologue René Préval. Par la suite, une réunion élargie se déroulera avant la signature de divers accords de coopération bilatérale portant sur l’agriculture, l’éducation, les relations diplomatiques et les droits de la femme.
D’autre part, une dépêche de l’Associated Press datée de Brasilia précise que Lula rendra visite également aux troupes brésiliennes faisant partie de la Mission de stabilisation des Nations Unies (MINUSTAH).
Au cours de son séjour, il devrait être accompagné d’un groupe d’hommes d’affaires brésiliens.
A l’issue de cette visite, le dirigeant brésilien se rendra mercredi soir au Salvador où il discutera de relations commerciales et de coopération lors d’un sommet avec les chefs d’Etat et de gouvernement du Système d’intégration centraméricain (SICA). Ce regroupement régional comprend le Bélize, le Costa Rica, le Salvador, le Guatémala, le Honduras, le Nicaragua, le Panama et la République Dominicaine.
En août 2004, Luiz Inàcio Lula da Silva avait déjà effectué une visite en Haïti à l’occasion d’un match historique pour la paix entre la sélection haïtienne de football et la Seleçao avec ses vedettes Ronaldo Luiz Nazario da Lima, Ronaldinho Gaucho et Roberto Carlos.
Premier contributeur de troupes au sein de la MINUSTAH avec un bataillon de 1.200 casques bleus, le Brésil détient depuis 2004 le commandement de la force onusienne qui compte 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5055

Eléments de biographie/Itinéraire du premier ministre désigné Robert MANUEL


lundi 26 mai 2008,
Radio Kiskeya
Age : 55 ans.
Architecte de formation.
Arrière petit-fils du président haïtien Tancrède Auguste (1912-1913).
Ses frères et sœurs : Fabienne Thonon, née Manuel ; Françoise Roumain, née Manuel ; Thierry Manuel (décédé récemment).
Petit cousin de feu le célèbre écrivain haïtien, fondateur du Bureau National d’Ethnologie et du premier Parti Communiste Haïtien, Jacques Roumain.
Neveu de feu l’architecte de renom Albert Mangonès.
Cousin germain de l’ex-directeur général de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Pierre Denizé.
Père de plusieurs enfants. Avec sa première épouse, Clothilde Charlot (Haïtienne) : Elodie et Anaïse Martino (épouse du lead-vocal de l’orchestre T-Vice, Roberto Martino).
Avec sa seconde épouse, Maricelle Dieguez de Manuel (Guatemaltèque) : Emiliano et Sebastian.
-Ecrivain : auteur de "La lutte des femmes dans les romans de Jacques Stéphen Alexis"(1979) et des recueils de poèmes "Otofonik" (1982) et "E Muet" en 1985.
Ex-fondateur et vice-président de l’Association des Ecrivains Haïtiens (AEH).
Membre de l’Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN)
Membre du Cabinet privé du président Jean Bertrand Aristide en 1991, chargé des questions de sécurité.
Membre de la Commission présidentielle de lutte contre le crime organisé en Haïti, en 1991.
Secrétaire d’Etat à la Sécurité publique en 1998. A la demande du président Préval, il démissionne de ce poste le 7 octobre 1999, suite à des rumeurs relatives à de profondes divergences avec Jean Bertrand Aristide (alors ancien président jouissant de pouvoirs étendus). Son départ pour l’étranger (pour l’exil, disaient alors certains) est survenu au lendemain de l’assassinat à Port-au-Prince du colonel Jean Lamy (8 octobre 1999) pressenti alors, selon des sources non officielles, pour le remplacer à la Sécurité publique.
Conseiller spécial du président René Préval, après avoir accompagné ce dernier durant sa campagne pour un second mandat présidentiel, en 2006.
Avant de regagner Haïti en 2006, Robert Manuel a prêté ses services à certaines missions de paix des Nations Unies, dont celle déployée en Afghanistan. [jmd/RK]


lundi 26 mai 2008

Consternation après l’assassinat de Xavier Gaspard

Des représentants de divers secteurs de la société civile expriment leur colère après le crime crapuleux de Xavier Gaspard par des kidnappeurs. Les responsables de ces organisations lancent un SOS aux autorités, particulièrement au chef de l’état, en vue de l’adoption de mesures urgentes pour contrer le phénomène du kidnapping.L’épouse de l’historien Georges Michel soutient que le 25 mai ne doit pas être considéré comme un jour de fête mais doit être décrété journée de réflexion pour les mères. " Nous partageons la douleur de la mère de Xavier, la journée de dimanche doit être l’occasion de témoigner nos sympathies avec les mères dont les enfants ont été enlevés", ajoute t-elle.Pour sa part, le directeur du collège Catts Pressoir, Guy Etienne, affirme que les professeurs et les élèves de l’école sont sous le choc après ce crime odieux.Il souligne que le jeune Gaspard fréquentant l’école depuis la 7eme année fondamentale avait un esprit scientifique très fort. " Courtois et gentil c’était un espoir pour le collège et pour le pays", argue t-il estimant qu’il n’y a pas de mot pour qualifier le crime." En assassinant nos jeunes on assassine l’avenir et l’espoir du pays", déplore M. Etienne qui annonce que la direction de l’école prépare une thérapie de groupe pour que les jeunes continuent de garder espoir.Pendant ce temps les autorités policières appellent les citoyens à la vigilance face à la recrudescence des actes d’enlèvement.Le porte parole de la Police, Frantz Lerebours, fait remarquer que depuis quelques mois les kidnappeurs se présentent aux domiciles des citoyens pour perpétrer leur forfaits. " Les gens ne doivent pas avoir un comportement victimaire, mais doivent adopter des mesures et renforcer les portes de leurs résidences ", dit-il soulignant que le nombre de rapt à domicile est pratiquement identique à ceux enregistrés sur la voie publique.Cependant M. Lerebours soutient que lorsque les forces de l’ordre sont alertés à temps ils arrivent à appréhender certains criminels.Les forces de l’ordre ont libéré mercredi dernier, Rebecca Dorceus, enlevée 48 heures auparavant dans le quartier de Santo 14.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13775

Commentaires:
Les mesures de sécurité ne consistent pas uniquement à renforcezr les cerrures des portes et des portails. Les citoyens doivent se protéger et assuer la sécurité de leurs vies et de leurs biens. Le monopole du port et de l'utilisation des armes ne doit pas être l'apange des bandits et des fotteurs de terreur décidé à poser a jamais lementeau de deuil sur la société haïtienne.
Porter des armes, organiser des tours et des brigades de protection dans les quartiers deviennent une nécessité commandée par l'instinct de conservation.
Nous déplorons l'absence de rapports policiers faisant état de bandits tués lors d'échanges de tirs au détriment des cas d'arrestation dont les suivis de dossier laissent toujours à désirer.
Dans cette logique de déficience et de complicité de certains membres de l'institution policière, dans lalogique de l'engegemt entre guillemets de la MINUSTAH, nous demeurons plus que convaincus qu'un bandit à jamais hde nuire un bandit "MORT"

Robert Manuel sera le prochain premier ministre désigné

Confirmation de son choix par le président de la Chambre basse, Pierre Eric Jean Jacques
lundi 26 mai 2008
Radio Kiskeya

L’ex-secrétaire d’Etat à la sécurité publique sous le premier mandat de René Préval, Robert Manuel, plus connu sous le nom de "Bob Manuel", a été proposé dimanche soir par le chef de l’Etat comme premier ministre, après le rejet de la candidature de l’agronome Ericq Pierre à ce poste par la Chambre basse.
Ce choix a été confirmé par le président de la Chambre basse, Pierre Eric Jean Jacques, joint au téléphone tard dimanche soir par Radio Kiskeya.
Le chef de l’Etat s’était réuni dimanche soir avec les présidents des deux chambres du parlement pour discuter de ce choix, comme l’exige la Constitution en cas d’absence au parlement d’un parti majoritaire.
Pendant tout le week-end, et encore dimanche matin, le chef de l’Etat avait rencontré des dirigeants de la plupart des partis représentés au parlement, y compris ceux de la plate-forme politique LESPWA (L’espoir) sous la bannière de laquelle il a été élu pour une seconde fois à la présidence en 2006. Il avait également rencontré la Coalition des Parlementaires Progressistes (CPP), influent bloc parlementaire regroupant 53 députés, qui a décerné le vote de rejet de la candidature de Ericq Pierre au poste de premier ministre, le 12 mai dernier.
Depuis le début des consultations, le nom du ministre de la planification et de la coopération externe du gouvernement démissionnaire, Jean Max Bellerive, circulait dans tous les milieux, particulièrement au parlement, comme celui qui allait être "irrémédiablement" désigné premier ministre. Dans le public, il était aussi quasiment admis qu’une large majorité de parlementaires, au niveau des 2 chambres, étaient ouvertement favorables à la désignation de Bellerive. Certains, comme le sénateur de l’Ouest Roudy Hérivaux (Lavalas), l’a même souhaité de vive voix.
Jusqu’à sa désignation qui devrait être incessamment officialisée par lettre du président de la République aux présidents des 2 chambres, Robert Manuel était l’un des principaux conseillers du chef de l’Etat. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5053

Haïti au premier tour éliminatoire à Cuba

L'équipe haïtienne U-20 jouera du 27 au 31 mai prochain à la Havane le premier tour des éliminatoires de la Coupe du monde de cette catégorie dans le groupe A composé aussi de Cuba et de la République Dominicaine.

La sélection nationale U-20 laissera Port-au-Prince ce dimanche à destination de la Havane pour jouer la première phase des éliminatoires de la Coupe du monde de cette catégorie.
Aucun stage international n'a été effectué pour préparer cette échéance, la sélection nationale n'a presque pas joué de matches amicaux sinon quelques uns contre des équipes de seconde zone sous la direction d'une commission composée de Carlo Marcelin, le directeur technique national Charles Antoine Eliazard, l'entraîneur principal, assisté d'Eddy César et de Rosario Lauture, entraîneur des gardiens.
Les coéquipiers de Hérold Junior Charles se montrent plutôt confiants quant à une possible qualification pour le second tour. « Nous sommes prêts pour la compétition. Gagner la première place, tel est notre objectif principal », a déclaré Vaniel Surin, le milieu de terrain du Tempête.
D'abord, l'équipe haïtienne débute le tournoi le 27 mai contre ses homologues de la République dominicaine. Ensuite, elle affrontera les Bahamas deux jours plus tard et enfin elle va se frotter à l'équipe cubaine le 31 mai pour le supposé duel pour le gain de la première place du groupe A. Selon Charlitte Eliazard, son équipe ne devrait pas connaître trop de difficultés pour arracher son billet pour la prochaine phase : « Mon équipe est composée de 75% de joueurs de l'équipe de moins de dix-sept. Autrement dit, c'est un groupe assez soudé, même si en réalité nos conditions de préparation restent à désirer », a commenté Charlitte Eliazard.
Signalons que pas moins de vingt pays de la Caraïbe prendront part à ces éliminatoires. Ils sont répartis en cinq groupes de quatre. Le premier de chaque groupe et les quatre meilleurs deuxièmes sont qualifiés pour le second tour.

En septembre de cette année, les neuf qualifiés répartis en trois groupes de trois vont s'affronter et le premier de chaque triangulaire ainsi que le pays classé meilleur deuxième jouera la dernière phase de la compétition programmée pour le mois de décembre 2008. Par ailleurs, les matches de qualification pour la zone de l'Amérique centrale se joueront à la fin de cette année. Les matches du groupe A auront lieu du 17 au 21 septembre au Honduras.
Ce groupe est composé du Costa Rica et du Nicaragua alors que les rencontres du groupe B (Bélize, Salvador et Panama) se dérouleront au Guatemala du 24 au 28 septembre 2008.
Pas moins de quatre pays sont exempts du premier tour. Il s'agit respectivement du Mexique, des Etats-Unis d'Amérique, du Canada et de Trinidad et Tobago. En janvier et février 2009 Trinidad et Tobago organisera la dernière phase de la compétition pour la première fois depuis 1996.


Légupeterson Alexandrepetoo76@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=57807

Football : Le Onze national se prépare en vue du rendez-vous du 15 juin

La sélection haïtienne de football a laissé le pays en direction de la Floride (USA), en vue de préparer la double confrontation contre les Antilles Néerlandaises, dans le cadre des éliminatoires du mondial 2010 zone Concacaf.
Le Onze national dirigé actuellement par le franco-haïtien Wagneau Eloi, effectuera un stage de trois semaines à Orlando. L’équipe profitera aussi de ce séjour en Floride pour jouer quelques matches amicaux contre des formations de la région, avant l’échéance du 15 juin au stade Sylvio Cator.
L’entraineur adjoint Wilner Etienne qui est chargé par la Fédération Haïtienne de Football de faire les contacts avec les joueurs haïtiens évoluant à l’étranger, a opiné sur l’importance de ce stage et donné le programme de la sélection pour les prochains jours : « Le but de ce stage, c'est d'héberger les joueurs dans un endroit où ils peuvent se sentir confortables et travailler en toute sérénité. A Orlando, il sera plus facile pour nous de trouver des adversaires pour nous mesurer avant les échéances des 15 et 22 juin. Ainsi, si tout se passe bien, nous jouerons contre le Honduras le 30 mai et contre le Salvador ».
Monsieur Eloi a fait appel à trente joueurs pour ce stage de préparation dont une dizaine évolue à l’extérieur. Cependant, le sélectionneur haïtien ne pourra pas compter sur le nantais Jean-Jacques Pierre et le portier havrais Johnny Placide, tous deux blessés. En revanche, Jean Philippe Péguéro qui joue en MLS fera son retour en sélection après environ trois ans d’absence.
La délégation haïtienne regagnera Port-au-Prince le 10 juin prochain soit cinq jours avant le match aller contre la sélection de Curaçao au stade Sylvio Cator.
Voici la liste des 32 retenus
Les gardiens : Gabart Fénélon, Yves Marie Clervin, Wings Pierre Louis.
Les défenseurs : Bruny Pierre Richard, Regi Nooitimer, Windsor Noncent, Judelain Aveska, Genevois Romain, Mercier Pierre, Lesly Fellinga, Frantz Gilles, Mechack Jerome, Parnel Guerrier, Patrick Thermeus.
Les millieux : Monès Chéry, Alain Vubert, Markorel sampeur, Peter Germain, Lecsinel Jean-François, Jean Sony Alcénat, Boucicaut Alexandre, Fucien Brunel, Ednerson Raymond, Monuma Constant Junior, Turlien Romulus, Peterson Joseph.
Les attaquants : Peguero Jean Philippe, Léonel Saint-Preux, Jerood Laventure, Fritzson Jean-Baptiste, Fabrice Noel, Eliphène Cadet.
Guyto Rivière
surguyriviere@yahoo.fr

Un écolier de 16 ans, Kareem Gaspard, tué à Port-au-Prince par ses ravisseurs

L’adolescent a été sauvagement torturé avant d’être tué
vendredi 23 mai 2008
Radio Kiskeya

Kareem Gaspard ( 16 ans), élève de seconde à l’institution privée mixte Catts Pressoir de Port-au-Prince, a été tué après avoir été enlevé mardi à sa sortie de l’établissement scolaire, a appris Radio Kiskeya vendredi soir de sources proches des parents de la victime.
Le corps méconnaissable de l’adolescent a été retrouvé à Carrefour Péan, un quartier populaire situé au nord de la capitale. Il y aurait été déposé en pleine nuit, selon des riverains.
Des négociations engagées entre les parents de l’écolier et les ravisseurs, au su de la police, avaient abouti au versement d’une rançon jeudi soir, dont le montant non précisé pouvait être en-deçà de la faramineuse somme réclamée par les bandits. Ils avaient tout de même donné rendez-vous aux parents de l’otage dans les parages du Ciné Capitol (centre de la capitale), où l’enfant devait être remis. Les parents y ont passé la nuit en vain.
Tôt vendredi matin, un cadavre a été signalé à Carrefour Péan. En très mauvais état, le corps a pu être finalement identifié à la morgue de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (principal centre hospitalier de la capitale) comme celui de Kareem Gaspard, grâce au bracelet qu’il portait sur lequel était inscrit son nom, et à son uniforme scolaire.
L’aspect du cadavre, présentant un crâne sérieusement fracturé, des traces de brûlures et d’autres signes de sévices, atteste du fait que l’enfant a été sauvagement torturé avant d’être tué.
Kareem Gaspard est le fils d’un cadre supérieur d’une banque privée de la capitale et d’une éducatrice de carrière bien connue à Port-au-Prince, plus précisément à Lalue où elle dirige un jardin d’enfants.
Une nette recrudescence du phénomène du kidnapping est constatée ces deux dernières semaines à Port-au-Prince, en dépit des multiples points de contrôle installés sur divers axes routiers par la police nationale et les casques bleus de l’ONU. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5048
Commentaires :
Ce cas nous rappelle outrageusement le drame de la jeune Farah Natacha. Un cas qui avait ému jusqu’aux entrailles des citoyens les plus humanisés. Cependant comme l’a annoncé le malheureux ex-premier ministre désigné nous avons appris, instinct de survie (malvie) l’oblige, à intégrer ce qui est synonyme d’anormalité, d’aberration, d’abomination dans notre mode de vie.
On a en effet perdu depuis des lustres cette capacité de nous indigner et, les forces rétrogrades, les forces des ténèbres ont pris d’assaut l’espace délaissé par les forces de l’ordre et les forces de lumière qui sont parties sous d’autres cieux ou l’indifférence et l’insouciance s’accommodent dans un mariage déraisonné.
C’est pour cette raison que l’assassinat crapuleux abominable du jeune Kareem GASPARD ne semble pas émouvoir « plus que ça » la société haïtienne.
Nous avons une pensée particulière aux parents de ce jeune homme éprouvé dans le sans et dans ses gènes. Une tristesse qui ne peut être ni décrite ni partagée.
La famille GASPARD fait partie hélas de millions de familles qui malheureusement ne peuvent pas émigrer, ces familles qui sont obligées de détruire l’union sacrée qui caractérise ce premier noyau social.
Monsieur GASPARD n’est ni premier ministre, ni ministre, ni directeur général, ni fonctionnaire de l’état qui dispose de moyens suffisants pour assurer l’entretien de leurs femmes et enfants en Europe, au Canada, aux USA ou à Saint Domingue.
La famille GASPARD est à l’instar de millions de familles haïtiennes qui malheureusement ne peuvent pas compter sur le travail des préposés à veiller à la sécurité des citoyens. Car pour ces fonctionnaires ne se sentent nullement concernés car leurs ouailles sont bien gardées et à l’abri.
Les millions de familles comme la famille GASPARD, devront comprendre qu’il incombera à chaque citoyen de faire usage de « TOUS LES MOYENS POSSIBLES » pour assurer la sécurité des vies et des biens.
Courage aux parents de KAREEM GASPARD

PARADOXE DES RELATIONS DOMINICO-HAITIENNES.."Leonel Fernàndez veut faire de son pays le "grenier" d’Haïti" et "Deux haïtiens abattus ....

Le Président dominicain va défendre ce projet à la conférence de la FAO sur la sécurité alimentaire
vendredi 23 mai 2008,
Radio Kiskeya

Le Président dominicain Leonel Fernàndez a annoncé vendredi sa participation à la conférence de haut niveau sur la crise alimentaire mondiale début juin à Rome où il défendra llámbition de son pays de devenir le "grenier" de la Caraïbe, au profit notamment d’Haïti.
Selon le quotidien dominicain Diario Libre, le chef de l’Etat compte proposer aux différents participants d’aider la République Dominicaine à redynamiser son agriculture et à "servir de grenier sûr à sa voisine Haïti et à d’autres pays de la Caraïbe".
Fernàndez sera accompagné du chancelier Carlos Morales Troncoso, de plusieurs autres ministres et d’un groupe d’entrepreneurs dominicains à la conférence de Rome qui se tiendra du 3 au 5 juin à l’initiative de l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’’alimentation (FAO).
Le dirigeant voisin aura aussi des entretiens particuliers avec ses homologues brésilien, Luiz Inàcio Lula da Silva et vénézuélien, Hugo Chàvez.
Frappée de plein fouet début avril par une grave crise alimentaire ayant eu de graves conséquences économiques, sociales et politiques, Haïti n’a pas encore officiellement confirmé sa présence à la conférence de la FAO. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5046
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Deux haïtiens abattus dans une ferme en République Dominicaine
Tués à coups de feu, les deux hommes auraient péri lors d’une tentative de cambriolage à Dajabòn
Samedi 24 mai 2008
Radio Kiskeya
Les autorités dominicaines ont découvert samedi les cadavres de deux ressortissants haïtiens qui auraient été abattus au cours d’un présumé cambriolage dans une ferme de la province de Dajabòn (nord-ouest), selon un rapport de police cité par EFE.
Agés approximativement entre 35 et 39 ans, les deux hommes, dont l’identité n’a pas été révélée, auraient été surpris en train de voler dans la localité de Vigìa du bétail et des produits agricoles qu’ils devaient ensuite acheminer en territoire haïtien. Ils ont été retrouvés mains et poings liés avec des blessures par balle sur le corps, notamment à la nuque.
La police dominicaine précise que la présence d’aucun document d’identité appartenant aux victimes n’a été constatée sur les lieux du drame.
En raison de l’état de décomposition avancée des corps, le médecin légiste requis en la circonstance, José Manuel Rodrìguez, a ordonné leur inhumation immédiate et sur place.
Une commission formée par le substitut du chef du parquet de Dajabòn, Daniel Estrella Fernàndez, et des officiers du département des homicides de la police a ouvert une enquête sur la mort de ces deux haïtiens.
Plusieurs compatriotes, mais aussi des dominicains ont été ces derniers mois victimes dans des incidents à répétition ayant opposé à Dajabòn les membres des deux communautés. Contrairement à leurs homologues haïtiennes, les autorités dominicaines interviennent régulièrement sur ces cas. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5051