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mercredi 28 mai 2008

VILLE ET DEVILLE....PORT-AU-PRINCE EN 2008

La peur règne en maître au centre-ville

Malgré les mesures annoncées pour contrer les bandits qui terrorisent le centre-ville, grossistes et détaillants vivent toujours la peur au ventre. Tous espèrent que la police passe enfin de la parole aux actes.

Au bas de la ville, la peur règne en maître et tout parait suspect pour les commerçants. Pour ces derniers, même le client fait peur. « Se Bondye ki konnen, mwen sou kont li », dit un étalagiste, qui se réconforte comme il peut dans la fatalité. On peut le comprendre. A la moindre alerte, c'est le sauve-qui-peut général. « Tout koukouy klere pou je ou », comme dit le proverbe haïtien.
Cette peur est liée à la recrudescence de l'insécurité dans le plus grand centre commercial du pays. Les commerçants sont unanimes. Et découragés. Une dame dans la trentaine, propriétaire d'un magasin de produits cosmétiques, ne trouve pas les mots pour qualifier son état d'âme.

Pour elle, l'insécurité qu'elle vit au quotidien dans son magasin est devenue une véritable pathologie. « Tu as beaucoup de chance de me trouver aujourd'hui», dit-elle au représentant de Le Nouvelliste, soulignant que, depuis la semaine dernière, la seule idée de venir au centre-ville afin d'ouvrir son commerce la fait trembler de peur. « Insupportable », qualifie-t-elle la situation de ses collègues commerçants. « Très souvent des individus viennent me rançonner et qu'ils soient armés ou pas, j'ai peur, confie la dame », manifestement inquiète pour sa sécurité et celle de ses cinq employés. Elle refuse même de laisser enregistrer sa voix ou de prendre sa photo et celle de son magasin. « On pourrait reconnaître ma voix à la radio et identifier mon magasin. Je paie régulièrement les taxes à l'Etat, je veux en retour qu'on me protège, qu'on protège mon magasin et mes employés », clame-t-elle, se disant prête à donner chaque semaine quelque chose à la police en plus des taxes payées pour avoir un minimum de sécurité.
Le centre-ville est trop congestionné

Que ce soit à pied ou en voiture, la circulation est extrêmement difficile dans presque tout le bas de la ville. Rue des Miracles, rue du Centre, rue des Fronts forts ou rue Pavée, tout se mélange, les étalagistes qui occupent anarchiquement les trottoirs ou la rue, les voitures mal garées, les monceaux de fatras qui nuisent aux interventions policières... « On n'aura jamais de sécurité au centre-ville si les dirigeants ne le décongestionnent pas, lance un grand commerçant du boulevard Jean Jacques Dessalines. On ne peut pas compter sur la solidarité de son entourage, tout le monde a trop peur ! » Interrogé sur la présence policière, le businessman se contente de soupirer en secouant la tête, sans répondre à la question. »Il n'a pas vraiment tort. Au centre-ville, la solidarité est une denrée rare. Au moindre événement, c'est le sauve-qui-peut général. comme d'habitude, les bandits repartent tranquillement après leur forfait. « Lorsque la police arrive, il est presque toujours trop tard », dit tout le monde.

Les policiers doivent intensifier leur présence

Dans plusieurs zones sillonnées par Le nouvelliste au centre-ville mardi matin, il n'y avait ni point fixe, ni patrouille policière. « Je n'ai vu passer aucun policier dans la zone depuis samedi », déclare une commerçante perplexe. Pourtant, à chaque montée de l'insécurité au bas de la ville, les responsables de l'institution policière parlent de mesures spéciales sans miser sur la durée. » Chose certaine, ces commerçants n'ont pas perdu espoir de voir enfin une présence policière conséquente dans centre commercial. Mais il faut faire vite. « La police ne peut pas être partout à la fois. D'ailleurs, les bandits le savent très bien et en profitent. Mais si les policiers sont vraiment des professionnels, à eux de trouver la bonne formule pour contrer les malfrats », déclare une commerçante.

Robenson Geffrard
robby8104@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=57979&PubDate=2008-05-27

mardi 27 mai 2008

Haïti/Nations Unies / Crise alimentaire : Faire renaître l’agriculture à partir des menaces actuelles

Mardi 27 mai 2008
P-au-P, 27 mai 08 [AlterPresse] --- Les nations du monde devraient travailler à remettre l’agriculture dans sa vraie place légitime pour le développement, en saisissant l’opportunité des menaces de la crise alimentaire sur la stabilité politique et économique, suivant un communiqué consulté par l’agence en ligne AlterPresse.
C’est ce qui se dégage d’une réunion spéciale tenue pendant trois jours par le Conseil économique et social (Ecosoc) des Nations Unies sur la situation de crise alimentaire qui se développe ces derniers mois dans plusieurs pays, y compris Haïti.
« Il faut transformer une situation menaçante en une renaissance de l’agriculture », souligne Léo Mérorès, président haïtien en exercice de l’Ecosoc dans un communiqué publié le 22 mai 2008, en marge d’une réunion spéciale.
Mérorès, qui a proposé une série d’actions politiques pour le court, le moyen et le long terme, met l’accent sur la nécessité de remettre l’agriculture à sa place légitime, qui est au centre de l’agenda pour le développement.
Pour Mérorès, il faut « redoubler d’efforts pour réduire autant que possible les émissions de gaz à effet de serre, le déboisement et le réchauffement climatique (…) de façon à réduire les coûts de production et accroître substantiellement le rendement et la production de chaque hectare de terre arable ».
La crise alimentaire, qui sévit actuellement dans le monde, constitue une menace pour la stabilité politique et économique des gouvernements, dans les régions où la faim et la malnutrition sont les plus aiguës, estime Léo Mérorès, président du Conseil économique et social des Nations Unies.
Selon le diplomate haïtien, cette crise menace les modestes progrès, accomplis au cours des dernières années pour libérer des millions d’êtres humains de la pauvreté et réduire la faim et la malnutrition parmi les populations les plus vulnérables.
« C’est maintenant qu’il faut agir », déclare le président de l’Ecosoc qui croit nécessaire d’ « apporter une réponse efficace et globale à la crise alimentaire mondiale ».
Léo Mérorès pense qu’il est essentiel de satisfaire « les besoins humanitaires immédiats » et de « garantir une offre de produits alimentaires, suffisante pour l’avenir, en accroissant dès aujourd’hui la production agricole ». [do rc apr 27/05/2008 0:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7290

Haïti / Nations Unies / Crise alimentaire : Le Brésil propose d’agir sur plusieurs fronts

Mardi 27 mai 2008
P-au-P, 27 mai 08 [AlterPresse] --- Pour contenir les effets négatifs de la crise alimentaire, frappant plusieurs pays dont Haiti, le Brésil recommande d’agir sur plusieurs fronts et de prendre des mesures d’urgence, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
« Le Brésil agit en Haïti en fournissant une assistance alimentaire et en soutenant l’agriculture locale », affirme le président Luiz Inacio (Lula) Da Silva dans un message adressé au Conseil économique et social (Ecosoc) des Nations Unies.
Dans ce message du président Da Silva, qui doit visiter Haïti pendant quelques heures le mercredi 28 mai 2008, le Brésil réaffirme son engagement de lutter contre la pauvreté et la faim dans le monde.
« Par-dessus tout, nous devons créer les conditions nécessaires pour que les pays pauvres produisent leurs propres produits alimentaires, ajoute le chef de l’Etat brésilien.[do rc apr 27/05/2008 0:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7289

Haïti/Gouvernement : Premières réactions favorables à la désignation de Robert Manuel comme Premier Ministre

lundi 26 mai 2008
P-au-P, 26 mai 08 [AlterPresse] --- Des dirigeants d’au moins deux partis politiques, représentés au Parlement haïtien, se déclarent favorables à la designation de Robert Manuel comme Premier ministre devant succéder à Jacques Edouard Alexis, démissionnaire, après le rejet [le 12 mai 2008] du choix de Pierre Ericq Pierre comme futur chef de gouvernement.
Les critères ayant trait à la sensibilité sociale, des connaissances en sécurité publique et la capacité de développer une politique non partisane auraient été pris en compte, estiment la Fusion des sociaux-démocrates et l’Organisation du peuple en lutte (OPL), dans des déclarations faites à l’agence en ligne AlterPresse.
Ces deux partis politiques ont participé aux diverses rencontres avec le président René Garcia Préval autour de la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale.
Pour Micha Gaillard, porte-parole de la Fusion des sociaux-démocrates, le conseiller de l’actuel chef d’Etat et ancien secrétaire d’Etat à la sécurité publique sous le premier mandat de Préval (1996-2001), Robert Manuel, répondrait aux caractéristiques d’ « une certaine sensibilité sociale, d’une certaine sensibilité populaire ».
Pour sa part, précisant qu’aucun nom de personnalités n’a été cité lors des discussions avec René Préval, Edgard Leblanc Fils, coordonnateur de l’OPL. indique plutôt qu’ « il a été surtout question de statuer sur le profil de la personnalité qui dirigera le prochain gouvernement.
« Nous n’avons aucun problème avec ce choix », affirme Leblanc.
Des parlementaires, contactés par AlterPresse, se sont toutefois gardés de tout commentaire sur la désignation de la nouvelle personnalité appelée à conduire la barque nationale durant les mois à venir. Ces parlementaires affirment attendre la décision qui sortirait (sur la question) de la réunion avec leurs partis politiques.
La designation de Robert Manuel, qui devrait être formalisée ce lundi 26 mai 2008 par lettre officielle de la présidence de la république aux présidents du Sénat et de la Chambre des députés, tombe dans un contexte de recrudescence d’actes d’insécurité, notamment d’enlèvements fréquents de personnes.
Plusieurs personnes enlevées sont toujours en captivité. Le week-end dernier, le cadavre de Kareem Gaspard, un écolier de 16 ans enlevé le 20 mai à sa sortie de l’école, a été découvert à Port-au-Prince.
Le climat d’insécurité, qui tente de refaire surface et auquel phénomène le futur chef de gouvernement aura à faire face, serait, aux yeux de Micha Gaillard, favorable à Robert Manuel qui a déjà occupé le poste de secrétaire d’Etat à la sécurité publique sous le premier mandat de Préval.
En tout cas, les démarches devraient commencer pour la ratification du choix du premier ministre désigné. En cas de ratification de son choix, Robert Manuel aura à former un gouvernement en concertation avec le président Préval et à présenter une déclaration de politique générale au sénat et à la chambre des députés.
Le nouveau programme de gouvernement sera probablement centré sur le document de stratégie nationale pour la croissance et la réduction de la pauvreté (Dsncrp). Considéré comme un cadre de référence, « le Dsncrp mérite d’être réorienté », selon le porte-parole de la Fusion.
Pour Micha Gaillard, l’accent doit surtout être mis sur la relance de la production nationale, la sécurité alimentaire et la création d’emplois, dans ce document élaboré sous le gouvernement destitué de Jacques Edouard Alexis.
Edgard Leblanc croit, quant à lui, que le plus important c’est de travailler à l’amélioration des conditions de vie dans le pays. Le dirigeant de l’OPL espère que Robert Manuel sera en mesure de mieux coordonner les actions gouvernementales.
Actuel conseiller de Préval, Robert Manuel est un architecte qui a occupé le poste de secrétaire d’Etat à la sécurité publique jusqu’à sa démission en octobre 1999. Activiste politique, il est aussi poète et membre de l’Association des écrivains haïtiens.
Sous le premier mandat de Préval (1996-2001), il était chargé de réfléchir [en 1999] avec le secteur politique sur des stratégies à mettre en œuvre en vue d’une issue à la crise politique que traversait le pays à l’époque, suite à la démission de Rosny Smarth (membre de l’OPL) comme chef de gouvernement en 1997. [do rc apr 26/05/2008 12 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7286

Arrivée mercredi en Haïti du Président brésilien

Tête-à-tête avec René Préval, signature d’accords bilatéraux et rencontre avec les casques bleus brésiliens seront au menu de la visite de Luiz Inàcio Lula da Silva
lundi 26 mai 2008,
Radio Kiskeya

Le Président brésilien Luiz Inàcio Lula da Silva arrive mercredi matin à Port-au-Prince pour sa deuxième visite officielle en Haïti où le Brésil joue un rôle de premier plan dans le processus de stabilisation en cours.
Selon un communiqué de presse de la Présidence haïtienne, le chef de l’Etat, qui passera quelques heures dans la capitale, s’entretiendra en audience privée avec son homologue René Préval. Par la suite, une réunion élargie se déroulera avant la signature de divers accords de coopération bilatérale portant sur l’agriculture, l’éducation, les relations diplomatiques et les droits de la femme.
D’autre part, une dépêche de l’Associated Press datée de Brasilia précise que Lula rendra visite également aux troupes brésiliennes faisant partie de la Mission de stabilisation des Nations Unies (MINUSTAH).
Au cours de son séjour, il devrait être accompagné d’un groupe d’hommes d’affaires brésiliens.
A l’issue de cette visite, le dirigeant brésilien se rendra mercredi soir au Salvador où il discutera de relations commerciales et de coopération lors d’un sommet avec les chefs d’Etat et de gouvernement du Système d’intégration centraméricain (SICA). Ce regroupement régional comprend le Bélize, le Costa Rica, le Salvador, le Guatémala, le Honduras, le Nicaragua, le Panama et la République Dominicaine.
En août 2004, Luiz Inàcio Lula da Silva avait déjà effectué une visite en Haïti à l’occasion d’un match historique pour la paix entre la sélection haïtienne de football et la Seleçao avec ses vedettes Ronaldo Luiz Nazario da Lima, Ronaldinho Gaucho et Roberto Carlos.
Premier contributeur de troupes au sein de la MINUSTAH avec un bataillon de 1.200 casques bleus, le Brésil détient depuis 2004 le commandement de la force onusienne qui compte 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5055

Eléments de biographie/Itinéraire du premier ministre désigné Robert MANUEL


lundi 26 mai 2008,
Radio Kiskeya
Age : 55 ans.
Architecte de formation.
Arrière petit-fils du président haïtien Tancrède Auguste (1912-1913).
Ses frères et sœurs : Fabienne Thonon, née Manuel ; Françoise Roumain, née Manuel ; Thierry Manuel (décédé récemment).
Petit cousin de feu le célèbre écrivain haïtien, fondateur du Bureau National d’Ethnologie et du premier Parti Communiste Haïtien, Jacques Roumain.
Neveu de feu l’architecte de renom Albert Mangonès.
Cousin germain de l’ex-directeur général de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Pierre Denizé.
Père de plusieurs enfants. Avec sa première épouse, Clothilde Charlot (Haïtienne) : Elodie et Anaïse Martino (épouse du lead-vocal de l’orchestre T-Vice, Roberto Martino).
Avec sa seconde épouse, Maricelle Dieguez de Manuel (Guatemaltèque) : Emiliano et Sebastian.
-Ecrivain : auteur de "La lutte des femmes dans les romans de Jacques Stéphen Alexis"(1979) et des recueils de poèmes "Otofonik" (1982) et "E Muet" en 1985.
Ex-fondateur et vice-président de l’Association des Ecrivains Haïtiens (AEH).
Membre de l’Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN)
Membre du Cabinet privé du président Jean Bertrand Aristide en 1991, chargé des questions de sécurité.
Membre de la Commission présidentielle de lutte contre le crime organisé en Haïti, en 1991.
Secrétaire d’Etat à la Sécurité publique en 1998. A la demande du président Préval, il démissionne de ce poste le 7 octobre 1999, suite à des rumeurs relatives à de profondes divergences avec Jean Bertrand Aristide (alors ancien président jouissant de pouvoirs étendus). Son départ pour l’étranger (pour l’exil, disaient alors certains) est survenu au lendemain de l’assassinat à Port-au-Prince du colonel Jean Lamy (8 octobre 1999) pressenti alors, selon des sources non officielles, pour le remplacer à la Sécurité publique.
Conseiller spécial du président René Préval, après avoir accompagné ce dernier durant sa campagne pour un second mandat présidentiel, en 2006.
Avant de regagner Haïti en 2006, Robert Manuel a prêté ses services à certaines missions de paix des Nations Unies, dont celle déployée en Afghanistan. [jmd/RK]


lundi 26 mai 2008

Consternation après l’assassinat de Xavier Gaspard

Des représentants de divers secteurs de la société civile expriment leur colère après le crime crapuleux de Xavier Gaspard par des kidnappeurs. Les responsables de ces organisations lancent un SOS aux autorités, particulièrement au chef de l’état, en vue de l’adoption de mesures urgentes pour contrer le phénomène du kidnapping.L’épouse de l’historien Georges Michel soutient que le 25 mai ne doit pas être considéré comme un jour de fête mais doit être décrété journée de réflexion pour les mères. " Nous partageons la douleur de la mère de Xavier, la journée de dimanche doit être l’occasion de témoigner nos sympathies avec les mères dont les enfants ont été enlevés", ajoute t-elle.Pour sa part, le directeur du collège Catts Pressoir, Guy Etienne, affirme que les professeurs et les élèves de l’école sont sous le choc après ce crime odieux.Il souligne que le jeune Gaspard fréquentant l’école depuis la 7eme année fondamentale avait un esprit scientifique très fort. " Courtois et gentil c’était un espoir pour le collège et pour le pays", argue t-il estimant qu’il n’y a pas de mot pour qualifier le crime." En assassinant nos jeunes on assassine l’avenir et l’espoir du pays", déplore M. Etienne qui annonce que la direction de l’école prépare une thérapie de groupe pour que les jeunes continuent de garder espoir.Pendant ce temps les autorités policières appellent les citoyens à la vigilance face à la recrudescence des actes d’enlèvement.Le porte parole de la Police, Frantz Lerebours, fait remarquer que depuis quelques mois les kidnappeurs se présentent aux domiciles des citoyens pour perpétrer leur forfaits. " Les gens ne doivent pas avoir un comportement victimaire, mais doivent adopter des mesures et renforcer les portes de leurs résidences ", dit-il soulignant que le nombre de rapt à domicile est pratiquement identique à ceux enregistrés sur la voie publique.Cependant M. Lerebours soutient que lorsque les forces de l’ordre sont alertés à temps ils arrivent à appréhender certains criminels.Les forces de l’ordre ont libéré mercredi dernier, Rebecca Dorceus, enlevée 48 heures auparavant dans le quartier de Santo 14.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13775

Commentaires:
Les mesures de sécurité ne consistent pas uniquement à renforcezr les cerrures des portes et des portails. Les citoyens doivent se protéger et assuer la sécurité de leurs vies et de leurs biens. Le monopole du port et de l'utilisation des armes ne doit pas être l'apange des bandits et des fotteurs de terreur décidé à poser a jamais lementeau de deuil sur la société haïtienne.
Porter des armes, organiser des tours et des brigades de protection dans les quartiers deviennent une nécessité commandée par l'instinct de conservation.
Nous déplorons l'absence de rapports policiers faisant état de bandits tués lors d'échanges de tirs au détriment des cas d'arrestation dont les suivis de dossier laissent toujours à désirer.
Dans cette logique de déficience et de complicité de certains membres de l'institution policière, dans lalogique de l'engegemt entre guillemets de la MINUSTAH, nous demeurons plus que convaincus qu'un bandit à jamais hde nuire un bandit "MORT"

Robert Manuel sera le prochain premier ministre désigné

Confirmation de son choix par le président de la Chambre basse, Pierre Eric Jean Jacques
lundi 26 mai 2008
Radio Kiskeya

L’ex-secrétaire d’Etat à la sécurité publique sous le premier mandat de René Préval, Robert Manuel, plus connu sous le nom de "Bob Manuel", a été proposé dimanche soir par le chef de l’Etat comme premier ministre, après le rejet de la candidature de l’agronome Ericq Pierre à ce poste par la Chambre basse.
Ce choix a été confirmé par le président de la Chambre basse, Pierre Eric Jean Jacques, joint au téléphone tard dimanche soir par Radio Kiskeya.
Le chef de l’Etat s’était réuni dimanche soir avec les présidents des deux chambres du parlement pour discuter de ce choix, comme l’exige la Constitution en cas d’absence au parlement d’un parti majoritaire.
Pendant tout le week-end, et encore dimanche matin, le chef de l’Etat avait rencontré des dirigeants de la plupart des partis représentés au parlement, y compris ceux de la plate-forme politique LESPWA (L’espoir) sous la bannière de laquelle il a été élu pour une seconde fois à la présidence en 2006. Il avait également rencontré la Coalition des Parlementaires Progressistes (CPP), influent bloc parlementaire regroupant 53 députés, qui a décerné le vote de rejet de la candidature de Ericq Pierre au poste de premier ministre, le 12 mai dernier.
Depuis le début des consultations, le nom du ministre de la planification et de la coopération externe du gouvernement démissionnaire, Jean Max Bellerive, circulait dans tous les milieux, particulièrement au parlement, comme celui qui allait être "irrémédiablement" désigné premier ministre. Dans le public, il était aussi quasiment admis qu’une large majorité de parlementaires, au niveau des 2 chambres, étaient ouvertement favorables à la désignation de Bellerive. Certains, comme le sénateur de l’Ouest Roudy Hérivaux (Lavalas), l’a même souhaité de vive voix.
Jusqu’à sa désignation qui devrait être incessamment officialisée par lettre du président de la République aux présidents des 2 chambres, Robert Manuel était l’un des principaux conseillers du chef de l’Etat. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5053

Haïti au premier tour éliminatoire à Cuba

L'équipe haïtienne U-20 jouera du 27 au 31 mai prochain à la Havane le premier tour des éliminatoires de la Coupe du monde de cette catégorie dans le groupe A composé aussi de Cuba et de la République Dominicaine.

La sélection nationale U-20 laissera Port-au-Prince ce dimanche à destination de la Havane pour jouer la première phase des éliminatoires de la Coupe du monde de cette catégorie.
Aucun stage international n'a été effectué pour préparer cette échéance, la sélection nationale n'a presque pas joué de matches amicaux sinon quelques uns contre des équipes de seconde zone sous la direction d'une commission composée de Carlo Marcelin, le directeur technique national Charles Antoine Eliazard, l'entraîneur principal, assisté d'Eddy César et de Rosario Lauture, entraîneur des gardiens.
Les coéquipiers de Hérold Junior Charles se montrent plutôt confiants quant à une possible qualification pour le second tour. « Nous sommes prêts pour la compétition. Gagner la première place, tel est notre objectif principal », a déclaré Vaniel Surin, le milieu de terrain du Tempête.
D'abord, l'équipe haïtienne débute le tournoi le 27 mai contre ses homologues de la République dominicaine. Ensuite, elle affrontera les Bahamas deux jours plus tard et enfin elle va se frotter à l'équipe cubaine le 31 mai pour le supposé duel pour le gain de la première place du groupe A. Selon Charlitte Eliazard, son équipe ne devrait pas connaître trop de difficultés pour arracher son billet pour la prochaine phase : « Mon équipe est composée de 75% de joueurs de l'équipe de moins de dix-sept. Autrement dit, c'est un groupe assez soudé, même si en réalité nos conditions de préparation restent à désirer », a commenté Charlitte Eliazard.
Signalons que pas moins de vingt pays de la Caraïbe prendront part à ces éliminatoires. Ils sont répartis en cinq groupes de quatre. Le premier de chaque groupe et les quatre meilleurs deuxièmes sont qualifiés pour le second tour.

En septembre de cette année, les neuf qualifiés répartis en trois groupes de trois vont s'affronter et le premier de chaque triangulaire ainsi que le pays classé meilleur deuxième jouera la dernière phase de la compétition programmée pour le mois de décembre 2008. Par ailleurs, les matches de qualification pour la zone de l'Amérique centrale se joueront à la fin de cette année. Les matches du groupe A auront lieu du 17 au 21 septembre au Honduras.
Ce groupe est composé du Costa Rica et du Nicaragua alors que les rencontres du groupe B (Bélize, Salvador et Panama) se dérouleront au Guatemala du 24 au 28 septembre 2008.
Pas moins de quatre pays sont exempts du premier tour. Il s'agit respectivement du Mexique, des Etats-Unis d'Amérique, du Canada et de Trinidad et Tobago. En janvier et février 2009 Trinidad et Tobago organisera la dernière phase de la compétition pour la première fois depuis 1996.


Légupeterson Alexandrepetoo76@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=57807

Football : Le Onze national se prépare en vue du rendez-vous du 15 juin

La sélection haïtienne de football a laissé le pays en direction de la Floride (USA), en vue de préparer la double confrontation contre les Antilles Néerlandaises, dans le cadre des éliminatoires du mondial 2010 zone Concacaf.
Le Onze national dirigé actuellement par le franco-haïtien Wagneau Eloi, effectuera un stage de trois semaines à Orlando. L’équipe profitera aussi de ce séjour en Floride pour jouer quelques matches amicaux contre des formations de la région, avant l’échéance du 15 juin au stade Sylvio Cator.
L’entraineur adjoint Wilner Etienne qui est chargé par la Fédération Haïtienne de Football de faire les contacts avec les joueurs haïtiens évoluant à l’étranger, a opiné sur l’importance de ce stage et donné le programme de la sélection pour les prochains jours : « Le but de ce stage, c'est d'héberger les joueurs dans un endroit où ils peuvent se sentir confortables et travailler en toute sérénité. A Orlando, il sera plus facile pour nous de trouver des adversaires pour nous mesurer avant les échéances des 15 et 22 juin. Ainsi, si tout se passe bien, nous jouerons contre le Honduras le 30 mai et contre le Salvador ».
Monsieur Eloi a fait appel à trente joueurs pour ce stage de préparation dont une dizaine évolue à l’extérieur. Cependant, le sélectionneur haïtien ne pourra pas compter sur le nantais Jean-Jacques Pierre et le portier havrais Johnny Placide, tous deux blessés. En revanche, Jean Philippe Péguéro qui joue en MLS fera son retour en sélection après environ trois ans d’absence.
La délégation haïtienne regagnera Port-au-Prince le 10 juin prochain soit cinq jours avant le match aller contre la sélection de Curaçao au stade Sylvio Cator.
Voici la liste des 32 retenus
Les gardiens : Gabart Fénélon, Yves Marie Clervin, Wings Pierre Louis.
Les défenseurs : Bruny Pierre Richard, Regi Nooitimer, Windsor Noncent, Judelain Aveska, Genevois Romain, Mercier Pierre, Lesly Fellinga, Frantz Gilles, Mechack Jerome, Parnel Guerrier, Patrick Thermeus.
Les millieux : Monès Chéry, Alain Vubert, Markorel sampeur, Peter Germain, Lecsinel Jean-François, Jean Sony Alcénat, Boucicaut Alexandre, Fucien Brunel, Ednerson Raymond, Monuma Constant Junior, Turlien Romulus, Peterson Joseph.
Les attaquants : Peguero Jean Philippe, Léonel Saint-Preux, Jerood Laventure, Fritzson Jean-Baptiste, Fabrice Noel, Eliphène Cadet.
Guyto Rivière
surguyriviere@yahoo.fr

Un écolier de 16 ans, Kareem Gaspard, tué à Port-au-Prince par ses ravisseurs

L’adolescent a été sauvagement torturé avant d’être tué
vendredi 23 mai 2008
Radio Kiskeya

Kareem Gaspard ( 16 ans), élève de seconde à l’institution privée mixte Catts Pressoir de Port-au-Prince, a été tué après avoir été enlevé mardi à sa sortie de l’établissement scolaire, a appris Radio Kiskeya vendredi soir de sources proches des parents de la victime.
Le corps méconnaissable de l’adolescent a été retrouvé à Carrefour Péan, un quartier populaire situé au nord de la capitale. Il y aurait été déposé en pleine nuit, selon des riverains.
Des négociations engagées entre les parents de l’écolier et les ravisseurs, au su de la police, avaient abouti au versement d’une rançon jeudi soir, dont le montant non précisé pouvait être en-deçà de la faramineuse somme réclamée par les bandits. Ils avaient tout de même donné rendez-vous aux parents de l’otage dans les parages du Ciné Capitol (centre de la capitale), où l’enfant devait être remis. Les parents y ont passé la nuit en vain.
Tôt vendredi matin, un cadavre a été signalé à Carrefour Péan. En très mauvais état, le corps a pu être finalement identifié à la morgue de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (principal centre hospitalier de la capitale) comme celui de Kareem Gaspard, grâce au bracelet qu’il portait sur lequel était inscrit son nom, et à son uniforme scolaire.
L’aspect du cadavre, présentant un crâne sérieusement fracturé, des traces de brûlures et d’autres signes de sévices, atteste du fait que l’enfant a été sauvagement torturé avant d’être tué.
Kareem Gaspard est le fils d’un cadre supérieur d’une banque privée de la capitale et d’une éducatrice de carrière bien connue à Port-au-Prince, plus précisément à Lalue où elle dirige un jardin d’enfants.
Une nette recrudescence du phénomène du kidnapping est constatée ces deux dernières semaines à Port-au-Prince, en dépit des multiples points de contrôle installés sur divers axes routiers par la police nationale et les casques bleus de l’ONU. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5048
Commentaires :
Ce cas nous rappelle outrageusement le drame de la jeune Farah Natacha. Un cas qui avait ému jusqu’aux entrailles des citoyens les plus humanisés. Cependant comme l’a annoncé le malheureux ex-premier ministre désigné nous avons appris, instinct de survie (malvie) l’oblige, à intégrer ce qui est synonyme d’anormalité, d’aberration, d’abomination dans notre mode de vie.
On a en effet perdu depuis des lustres cette capacité de nous indigner et, les forces rétrogrades, les forces des ténèbres ont pris d’assaut l’espace délaissé par les forces de l’ordre et les forces de lumière qui sont parties sous d’autres cieux ou l’indifférence et l’insouciance s’accommodent dans un mariage déraisonné.
C’est pour cette raison que l’assassinat crapuleux abominable du jeune Kareem GASPARD ne semble pas émouvoir « plus que ça » la société haïtienne.
Nous avons une pensée particulière aux parents de ce jeune homme éprouvé dans le sans et dans ses gènes. Une tristesse qui ne peut être ni décrite ni partagée.
La famille GASPARD fait partie hélas de millions de familles qui malheureusement ne peuvent pas émigrer, ces familles qui sont obligées de détruire l’union sacrée qui caractérise ce premier noyau social.
Monsieur GASPARD n’est ni premier ministre, ni ministre, ni directeur général, ni fonctionnaire de l’état qui dispose de moyens suffisants pour assurer l’entretien de leurs femmes et enfants en Europe, au Canada, aux USA ou à Saint Domingue.
La famille GASPARD est à l’instar de millions de familles haïtiennes qui malheureusement ne peuvent pas compter sur le travail des préposés à veiller à la sécurité des citoyens. Car pour ces fonctionnaires ne se sentent nullement concernés car leurs ouailles sont bien gardées et à l’abri.
Les millions de familles comme la famille GASPARD, devront comprendre qu’il incombera à chaque citoyen de faire usage de « TOUS LES MOYENS POSSIBLES » pour assurer la sécurité des vies et des biens.
Courage aux parents de KAREEM GASPARD

PARADOXE DES RELATIONS DOMINICO-HAITIENNES.."Leonel Fernàndez veut faire de son pays le "grenier" d’Haïti" et "Deux haïtiens abattus ....

Le Président dominicain va défendre ce projet à la conférence de la FAO sur la sécurité alimentaire
vendredi 23 mai 2008,
Radio Kiskeya

Le Président dominicain Leonel Fernàndez a annoncé vendredi sa participation à la conférence de haut niveau sur la crise alimentaire mondiale début juin à Rome où il défendra llámbition de son pays de devenir le "grenier" de la Caraïbe, au profit notamment d’Haïti.
Selon le quotidien dominicain Diario Libre, le chef de l’Etat compte proposer aux différents participants d’aider la République Dominicaine à redynamiser son agriculture et à "servir de grenier sûr à sa voisine Haïti et à d’autres pays de la Caraïbe".
Fernàndez sera accompagné du chancelier Carlos Morales Troncoso, de plusieurs autres ministres et d’un groupe d’entrepreneurs dominicains à la conférence de Rome qui se tiendra du 3 au 5 juin à l’initiative de l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’’alimentation (FAO).
Le dirigeant voisin aura aussi des entretiens particuliers avec ses homologues brésilien, Luiz Inàcio Lula da Silva et vénézuélien, Hugo Chàvez.
Frappée de plein fouet début avril par une grave crise alimentaire ayant eu de graves conséquences économiques, sociales et politiques, Haïti n’a pas encore officiellement confirmé sa présence à la conférence de la FAO. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5046
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Deux haïtiens abattus dans une ferme en République Dominicaine
Tués à coups de feu, les deux hommes auraient péri lors d’une tentative de cambriolage à Dajabòn
Samedi 24 mai 2008
Radio Kiskeya
Les autorités dominicaines ont découvert samedi les cadavres de deux ressortissants haïtiens qui auraient été abattus au cours d’un présumé cambriolage dans une ferme de la province de Dajabòn (nord-ouest), selon un rapport de police cité par EFE.
Agés approximativement entre 35 et 39 ans, les deux hommes, dont l’identité n’a pas été révélée, auraient été surpris en train de voler dans la localité de Vigìa du bétail et des produits agricoles qu’ils devaient ensuite acheminer en territoire haïtien. Ils ont été retrouvés mains et poings liés avec des blessures par balle sur le corps, notamment à la nuque.
La police dominicaine précise que la présence d’aucun document d’identité appartenant aux victimes n’a été constatée sur les lieux du drame.
En raison de l’état de décomposition avancée des corps, le médecin légiste requis en la circonstance, José Manuel Rodrìguez, a ordonné leur inhumation immédiate et sur place.
Une commission formée par le substitut du chef du parquet de Dajabòn, Daniel Estrella Fernàndez, et des officiers du département des homicides de la police a ouvert une enquête sur la mort de ces deux haïtiens.
Plusieurs compatriotes, mais aussi des dominicains ont été ces derniers mois victimes dans des incidents à répétition ayant opposé à Dajabòn les membres des deux communautés. Contrairement à leurs homologues haïtiennes, les autorités dominicaines interviennent régulièrement sur ces cas. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5051

vendredi 23 mai 2008

Le chef de l’état se prépare à designer un nouveau premier ministre

La désignation d’un nouveau premier ministre serait imminente selon le président du sénat, Kelly Bastien.
Le chef de l’état, René Préval avait prévu de rencontrer les présidents des deux chambres jeudi dans le cadre de consultations constitutionnelles avant la désignation d’un nouveau premier ministre.
Très prudent, le sénateur Bastien envisage de recueillir les réactions des parlementaires sur la personne pressentie pour le poste afin d’éviter un nouveau revers pour l’exécutif.
Le président du sénat souhaite que le nouveau gouvernement puisse obtenir la ratification du parlement avant la fin de ce mois.
Des membres de la communauté internationale avaient fait état des graves conséquences sur la coopération du retard dans la formation d’un nouveau gouvernement.
Le représentant de l’Union Européenne, Francesco Gossetti, avait indiqué que la communauté internationale a besoin d’un gouvernement en pleine capacité de ses moyens comme interlocuteur.
Il affirme que la situation d’Haïti est difficile et fait remarquer qu’il faut de bonnes dispositions macroéconomiques pour une bonne gestion. " L’objectif principal de l’aide de l’UE est la réduction de la pauvreté ", insiste M. Gossetti en réponse à une question sur les critiques contre la politique néolibérale.
L’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Janet Ann Sanderson, est également préoccupée par le retard dans la formation d’un nouveau gouvernement. " Il faut un gouvernement pour répondre aux besoins des haïtiens et nous attendons une décision dans un meilleur délai", dit-elle rappelant que la communauté internationale ne peut coopérer avec un gouvernement non légitime.


DES CAS DE KIDNAPPING...

Le monde vit au rythme de l’escalade du prix de pétrole. On réfléchit encore au grand défi de l’ère après-pétrole. Le temps est à l’alternative. En Haïti quand on ne parle pas de la politique à la mode de chez nous, c’est-à-dire, magouilles et injustices, corruption et abus, on parle de kidnapping…
Depuis quelques jours, on a l’impression que des citoyens étrangers sont de plus en plus ciblés par les bandits quoi continuent à déjouer la vigilance des forces de l’ordre représentées par la Police Nationale d’Haïti et la MINUSTAH.
Après le rapport situant le pays parmi les pays les plus dangereux du monde, Haïti continuera à être présentée comme une destination dangereuse…
Ceci, jusqu’à ce que les autorités changent de tête et de cerveau…

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Enlèvement d’une ressortissante canadienne en Haïti
A la veille de l’arrivée au pays de 8 experts en lutte contre le kidnapping de la police canadienne
Jeudi 22 mai 2008
Radio Kiskeya
Une étudiante canadienne de l’Université de Sherbrooke, Nadia Lefèvre (32 ans), a été enlevée en sa résidence à Pétion Ville (Est de Port-au-Prince) dans la nuit de mardi à mercredi, par au moins quatre individus armés. Le personnel de la maison a été malmené par les agresseurs, selon la police.
Le véhicule à bord duquel l’otage a été emmené a été par la suite retrouvé à Pétion Ville.
La ressortissante canadienne était engagée à titre de coopérante pour une période de trois mois par l’ONG Médecins du Monde.
Interrogé par Radio Canada Internationale, le porte-parole de la Police Nationale d’Haïti (PNH), le commissaire Frantz Leurebours, a déclaré que l’otage est en bonne santé, selon des informations dont il dit disposer. Jusque dans la matinée de jeudi, les ravisseurs n’avaient pas encore formulé de demande spécifique, informe Radio Canada Internationale.
L’Université de Sherbrooke est mobilisée sur le dossier.
Ce grave incident survient quelques jours avant l’arrivée au pays de 8 experts en matière de lutte contre le kidnapping de la police canadienne, dans le cadre de la coopération entre le Canada et Haïti.
De nombreux cas d’enlèvement et d’agression physique contre des canadiens ont été enregistrés en Haïti au cours des 4 dernières années.
En mai 2005, un ressortissant canadien, John Courély, établi alors en Haïti depuis 25 ans, avait été libéré contre rançon, grâce à des négociations directes entre sa famille et ses ravisseurs.
Une canadienne de 65 ans, Huguette Goulet, enlevée le 12 juin 2005 à Port-au-Prince, avait été libérée 3 jours plus tard, vraisemblablement contre rançon.
Le 19 août 2005, un canadien originaire du Québec, Dennis Therrien, âgé d’une cinquantaine d’années, avait été tué au volant de son véhicule à Drouillard, un quartier du bidonville de Cité Soleil situé au nord de la capitale haïtienne.
Un policier à la retraite de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC), Marc Bourque, avait été grièvement blessé par balles le 20 décembre 2005 près de Cité Soleil. Il devait par la suite succomber à ses blessures à l’hôpital.
Un missionnaire canadien, Ed Hughes, 62 ans, avait été kidnappé le 19 juin 2006 en Haïti par des individus armés. Il devait être libéré contre rançon une semaine après. [jmd/RK]

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5043
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Libération par la police d’une femme enlevée en Plaine (Nord de Port-au-Prince)
Arrestation d’une femme trouvée sur les lieux où l’otage était gardé
Jeudi 22 mai 2008
Radio Kiskeya
La Police Nationale d’Haïti (PNH) a procédé jeudi à Santo 14 (Plaine du Cul-de-Sac, Nord de Port-au-Prince) à la libération de Rebecca Dorcéus (25 ans), enlevée chez elle à Santo 25, dans la nuit de mardi à mercredi, par trois hommes armés.
Une femme dont l’identité n’a pas été révélée et qui se trouvait dans la maison où l’otage était gardée, a été appréhendée par la police, selon le porte-parole de celle-ci, le commissaire Frantz Leurebours. Il précise que les proches de Rébecca Dorcéus n’avaient pas eu le temps de verser de rançon.
Le commissaire de police n’a pas voulu par ailleurs apporté trop de précisions sur le cas de la canadienne Nadia Lefèvre (32 ans), enlevée, elle aussi, en sa résidence à Pétion Ville (Est de Port-au-Prince), dans la nuit de mardi à mercredi. Il s’est contenté d’affirmer que la police travaille sur le dossier.
De plus en plus de cas de kidnapping sont réalisés au domicile même des personnes enlevées, au grand dam de la PNH et de la Mission des Nations-Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) qui ont établi des points de contrôle sur les principaux axes routiers. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5045

jeudi 22 mai 2008

La société civile s’implique dans la lutte contre le kidnapping

Le directeur du Centre Pétion – Bolivar, Arnold Antonin, est l’un des responsables de l’association de Lutte contre le Kidnapping ( Lunak), regroupant des représentants de plus d’une centaine d’organisations de la société civile. L’une des premières activités de cette association est la tenue d’un colloque de sensibilisation de la société sur ce phénomène.
Arnold Antonin critique la banalisation du kidnapping par certaines autorités qui comparent les statistiques de plusieurs pays. " Il est temps qu’il y ait une mobilisation citoyenne et que l’état assume ses responsabilités", lance M. Antonin rappelant que l’une des fonctions premières de l’état est de garantir la sécurité des citoyens.Interrogé sur les obstacles dans cette lutte, M. Antonin cite la méconnaissance du phénomène et l’inaction de l’état. " Nous réfléchissons sur ce que la société civile doit proposer pour résoudre le phénomène du kidnapping", insiste t-il.Il rappelle que le kidnapping est un crime de disparition qui implique une grande responsabilité de l’état. " La société civile doit forcer l’état à assumer ses responsabilités ", dit-il faisant remarquer que des représentants de la chambre de commerce, des ONG, des associations, étudiantes, patronales, syndicales et féminine avaient pris part à ce colloque.
Arnold Antonin se prononce en faveur de l’élaboration d’une législation en vue de donner une réponse normative à la recrudescence des actes d’enlèvement.Tout en rejetant des mesures de type paramilitaire qui peuvent causer d’autres problèmes, M. Antonin estime que la méfiance entre les citoyens et la police est l’un des obstacles dans la lutte contre le kidnapping. Interrogé sur les mesures concrètes à adopter, M. Antonin a préférer attirer l’attention sur les difficultés pour atteindre par téléphone les autorités judiciaires ou policières.
Une association de personnes victimes d’enlèvement a participé aux débats lors du colloque de deux jours au cours duquel des sociologues dont Laennec Hurbon ont présenté leurs points de vue sur le phénomène. En ce qui a trait aux causes de l’intensification des actes de violence, Arnold Antonin croit que les enlèvements ont des motivations socio-économiques et politiques. " Il y a quelqu’un qui disait qu’un président a été enlevé donc il faut continuer les actes d’enlèvement", rappelle t-il pour prouver que des secteurs politiques encouragent cette pratique.
Selon M. Antonin les auteurs d’enlèvement sont parmi les pires criminels qui peuvent exister.Alors que ce colloque de sensibilisation sur la lutte contre le kidnapping est organisé d’autres cas d’enlèvement ont été signalés.
Une ressortissante canadienne, travaillant pour l’organisation Médecins du Monde, a été enlevée mercredi matin dans la zone de Thomassin 48 (Pétion ville) par des bandits armés. Le véhicule de la victime a été abandonné par les criminels dans un autre quartier de Pétion ville quelques minutes plus tard.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13767

Wyclef Jean lance une campagne d'aide pour Haïti

Le chanteur de hip hop Wyclef Jean a lancé mardi à New York, conjointement avec le Programme alimentaire mondial (PAM) et à la Fondation panaméricaine pour le développement (PADF), une campagne d'aide pour Haïti.La campagne, titré "Ensemble pour Haïti", vise à collecter des fonds, à distribuer de l'aide alimentaire, à créer des emplois et à soutenir l'agriculture haïtienne. Le pays est confronté depuis deux mois à une crise alimentaire grave résultant de la hausse des prix des produits sur le marché international et la faiblesse de la production agricole nationale. " Haïti a connu des émeutes, et d'autres désordres peuvent survenir dans ce pays", a soutenu Wyclef Jean au cours d'une conférence de presse, en compagnie de l'économiste Jeffrey Sachs, conseiller du Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.
Wyclef Jean entend par le biais de son organisation Yélé Haïti soutenir des projets visant le développement du secteur agricole. " Il faut distribuer de l’aide alimentaire, mais il est aussi essentiel d’aider les agriculteurs haïtiens à produire plus, à travers des micro entreprises", a-t-il ajouté.
Wyclef Jean espère collecter rapidement 48 millions de dollars dans le cadre de cette campagne.
Plusieurs pays notamment les Etats-Unis, le Canada, le Brésil et la France ont déjà accordé une aide alimentaire à Haïti qui a enregistré de violentes manifestations contre la vie chère au début du mois d’avril.
Les manifestants qui réclamaient le départ du gouvernement avaient poussé les sénateurs à renvoyer le gouvernement de Jacques Edouard Alexis. Des chefs de file de nombreux partis politiques critiquent le retard dans la formation d’un nouveau gouvernement résultant du refus de la chambre basse d’approuver le choix d’Ericq Pierre au poste de Premier ministre.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13768

Intensification du trafic d’enfants haïtiens vers la R. Dominicaine

Les autorités judiciaires dominicaines tirent la sonnette d’alarme
Mercredi 21 mai 2008,
Radio Kiskeya

Le trafic d’enfants d’Haïti vers la République Dominicaine a considérablement augmenté au cours des dernières semaines, suscitant les inquiétudes des autorités de Santo Domingo et de différents secteurs du pays qui estiment urgente une solution à ce problème, rapporte l’agence espagnole EFE.
Face à ce phénomène, la procureure du tribunal pour enfants et adolescents de Santiago (nord), Antia Beato, n’a pas caché ses préoccupations. Elle a notamment fait état d’un nombre croissant d’enfants de nationalité haïtienne traînant dans les rues de la deuxième ville dominicaine où ils sont arrivées illégalement.
La juge recommande aux institutions dominicaines concernées l’adoption de mesures conjointes en vue de faire face à cette situation.
Beaucoup des mineurs, âgés entre 5 et 16 ans, sont fréquemment impliqués dans des affrontements au cours desquels ils se servent de bâtons, couteaux et pierres. Certains d’entre eux auraient même cassé des pare-brises de véhicules et endommagé des résidences et établissements commerciaux, ont dénoncé des leaders d’organisations communautaires et patronales.
Des habitants du nord de la république voisine ont réclamé des autorités migratoires l’arrestation et le rapatriement de ces jeunes qui se livrent à la mendicité ou à des actes délictueux.
Pour sa part, le magistrat Antia Beato a demandé aux personnes affectées par les agissements de ces mineurs de saisir le tribunal tout en reconnaissant que ce type de dossier reste compliqué parce qu’il relève de la législation existant en matière d’immigration.
Pour leur part, des organisations haïtiennes et dominicaines ont fait savoir que certains des jeunes migrants sont orphelins et d’autres emprisonnés antérieurement avaient pu obtenir leur libération grâce aux pressions exercées par des groupes de défense des droits humains.
Le flux migratoire d’Haïti vers la République Dominicaine est très important et concerne toutes les catégories d’âge des couches défavorisées des milieux suburbains et ruraux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5041

Affaire SOCABANK : Franck Ciné de retour à la Cour d’appel

Très critiques vis-à-vis des juges, les avocats de l’homme d’affaires espèrent une libération prochaine de leur client et contestent la décision de la TELECO de suspendre la licence d’exploitation accordée à la HAITEL
mercredi 21 mai 2008,
Radio Kiskeya

Le PDG de la compagnie de téléphonie mobile HAITEL, Franck Ciné, emprisonné depuis un an sous l’accusation d’implication présumée dans une affaire de faillite bancaire, a été auditionné une fois de plus mardi à la Cour d’appel de Port-au-Prince.
Pendant de longues minutes, M. Ciné, soutenu par deux policiers et assisté de son conseil d’avocats, a été interrogé par la juge Lise Pierre Pierre. Cette audience faisait suite à une demande de main levée du mandat d’écrou produite par le conseil de défense de l’ancien actionnaire majoritaire de l’ex-Société caribéenne de banque (SOCABANK) que la Banque nationale de crédit (BNC) avait absorbée fin 2006.
Estimant que dans les prochains jours, le magistrat Pierre Pierre devrait rendre une ordonnance en faveur de leur client, deux des avocats de Franck Ciné, Samuel Madistin et Camille Leblanc, ont critiqué la lenteur excessive de la Cour d’appel dans ce dossier. Après six mois d’investigations et d’audiences, le tribunal n’est toujours pas en mesure de fixer sa position.
D’autre part, réagissant à la décision de la compagnie téléphonique nationale TELECO de supprimer la licence de la HAITEL, Me Madistin l’a qualifiée de "bévue monumentale". Il soutient que la TELECO outrepasse ses droits en tentant de résilier, sans le feu vert des autorités judiciaires compétentes, un contrat d’exploitation de fréquence passé avec l’opérateur de téléphonie mobile.
De son côté, Me Leblanc a dénoncé une manœuvre déloyale visant à affaiblir la position de la HAITEL sur le juteux marché de la téléphonie cellulaire en pleine expansion en Haïti.
Depuis plusieurs jours, la TELECO, détentrice de la licence d’exploitation de la HAITEL, l’a purement et simplement annulée pour cause d’impayés estimés à des millions de dollars. Une information confirmée par le directeur général du Conseil national des télécommunications (CONATEL), Marcelin Montaigne, resté toutefois sans commentaire sur cet épineux dossier qui a déjà pris des dimensions politico-judiciaires suite à des interventions répétées et partisanes du Président René Préval.
Des Sénateurs ayant toujours défendu les anciens actionnaires et administrateurs de la SOCABANK, dont Rudy Hériveaux et Youri Latortue, ont protesté avec véhémence contre la décision de la TELECO tout en réclamant l’élargissement de Franck Ciné. Agé de 73 ans, l’homme d’affaires écroué en été 2007 est hospitalisé depuis de longs mois en raison de la dégradation de son état de santé. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5042
Commentaires :
L'affaire par ou le scandale parlementaire était venu. L’ex-sénateur Gabriel Fortuné avait mis le feu aux poudres en annonçant que des parlementaires auraient reçu des pots de vin pour la ponte d’une résolution en faveur de Franck Ciné et la Socabank.
La nouvelle avait été relayée sur les différents forums de discussion du milieu haïtien. Les commentaires avaient été accompagnés d’une liste de noms affichés face aux montants perçus.
Le Sénat avait crée une commission parlementaire pour une investigation interne ou les juges et les partis étaient représentés par les mêmes individus.
La commission avait elle aussi pondu une résolution incompréhensible qui dans le langage de chez nous n’a été qu’un « kase fèy kouvri sa »…
Personne n’a été surpris. Ça fait partie de ces anomalies que les haïtiens ont fini par intégrer dans leur façon de vivre… juste à la mode de chez nous

mercredi 21 mai 2008

DIRIGER UN PAYS AUX FACIES DE "LATRINE SANS PORTE"

Comment se sont –ils démerdés pour en arriver là ?
Cette question trône encore dans ma tête. Pourtant ça fait déjà cinq ans que cette dame me l’avait posée lors d’une conférence sur Haïti. Cette dame, âgée de plus de 70 ans avait eu des bribes de nouvelles sur Haïti lors d’un voyage en République Dominicaine. Elle avait croisé durant des périples dans le monde catholique fervent et humaniste, les regards tristes et pitoyables des haïtiens des bateyes.
L’invitation à cette conférence que devrait prononcer un illustre citoyen haïtien de la Sorbonne était l’occasion rêvée pour comprendre pourquoi il y avait autant de différence entre Haïti et République Dominicaine s’il s’agissait de deux pays partageant un petit lopin de plus de 70.000 kilomètres carrés.
Je vous passe de la réponse et du complément faisant appel à tous les circonstances historiques particulières qui ont donné naissance aux deux nations. Je me suis appuyé sur l’histoire pour affranchir le pays lui-même des responsabilités et culpabiliser sans pitié et sans peine ceux qui ont pris le destin du pays depuis 1804.
Cependant il m’est souvent arrivé de me reposer la même question. Surtout quand on évalue l’état des deux pays. La différence est si monstrueuse et visible entre les deux pays que l’on a l’impression que bientôt tirant chacun dans des directions opposées, la patrie de Duarte Sanchez et Mella va finir par prendre son envol en laissant Haïti accrochés à ses démons et au starting block.
La liste des éléments à faire valoir par les dominicains est interminable. C’est là encore une autre sujet de réflexion. Mais comme ils disent justement chez eux , « para muestra basta un boton ».
Cependant il serait injuste de ne pas mentionner dans le chapitre des réalisations à la hauteur des plus grandes nations, ces élections présidentielles du 16 mai dernier. En effet, après une campagne électorale à la hauteur de la perception de la politique chère au pays du tiers monde, les accusations de fraudes servant d’armes d’attaque et de défense des candidats, moins de 24 heures après le scrutin, les autorités dominicaines ont fermé les élections avec la proclamation d’un gagnant et d’un perdant qui reconnaît tout de suite sa défaite.
En attendant de notre côté on se oie dans un verre d’eau. Peu de gens s’inquiètent du fait que nous piétinons dans la merde dans une lutte d’intérêts peu évidents quand la réalité présente comme une responsabilité civile, un devoir civique celui de construire une nation au grand dam de ceux qui restent attachés à la conquête d’un pouvoir démodé, pour en faire des autorités type coq sans bec. Nous sommes en train de nous faire aspirer littéralement.
Mais rien n’est fait, nous ne faisons rien pour arrêter ce processus de descente en enfer. Les choses ailleurs banales et habituelles se convertissent en véritables prouesses chez nous et pour nous. La déliquescence de notre Etat-Nation n’est ni une Nostradamiade ni une prophétie. Nous y sommes. En plein dedans.
Des institutions n’existent encore que par le nom et les mouvements incessant de ceux qui les dirigent. Quand ce n’est pas par l’ampleur des accusations de corruption ou de vrais cas de corruption administrative.
Les institutions les plus importantes aujourd’hui intervenant directement dans la configuration de l’équilibre névralgique de ce qui reste encore du pays est démissionnaire. Nous nous référons par exemple au ministère de l’intérieur et de la sécurité publique et plus particulièrement le service d’immigration.
Ceux qui ont l’habitude d’écouter « MATIN CARAIBES » l’excellent programme du matin diffusé sur les ondes de Radio caraïbes FM ont du partager le désarroi des conducteurs de cette émission devant le dysfonctionnement caricatural de ce service au niveau de l’aéroport international TOUSSAINT LOUVERTURE.
En effet, actuellement, le service de l’immigration de l’aéroport ne dispose pas de formulaires pour enregistrer contrôler et comptabiliser la circulation au niveau de cet aéroport. Sur les onze ordinateurs que disposent le service, il y en aurait que trois en qualité de servir.
Les décideurs du service d’immigration n’arrivent même pas à s’indigner et s’inspirer de cette véritable chasse à l’homme qui est déclenchée partout contre les haïtiens en particulier contre ceux qui résident de l’autre côté de la frontière.
Comment imaginer aujourd’hui ne pas être en mesure de donner un formulaire imprimé sur un cinquième d’une feuille format A4 à un étranger qui rentre dans le pays ?
Si nos autorités s’en foutent pas mal, ceux qui reconnaissent la réalité des dangers et surtout l’importance des mesures de sécurité eux ne rigolent pas. A ce rythme, si cela ne se règle pas, s’il ne souffle pas le vent de la bonne révolte, pour débuter une croisade en faveur de la rupture nous essuierons encore une autre énorme déception.
Je ne serais pas étonné que pour des raisons de sécurité, que notre aéroport soit considéré dans le futur comme un port domestique et que tous les vols internationaux partent des aéroports dominicains.
Car nous ne présentons qu’un visage de « Latrines sans porte » à la face du monde.

Première rencontre entre le chef de l’état et les députés de la CPP

Le président René Préval s’est entretenu pour la première fois hier mardi avec les membres du bloc Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP). Pendant plus de trois heures, 8 députés du CPP et le chef de l’état ont échangé des points de vue sur la conjoncture affirment des élus ayant pris part à la rencontre.
Le député de Limonade, Hugues Célestin, soutient que la rencontre tenue sur l’initiative du chef de l’état a permis d’aborder quelques aspects autour de la ratification du prochain premier ministre. " Le président Préval a senti la nécessité d’une telle rencontre", martèle le député Célestin.
Tout en faisant remarquer qu’il n’existe pas de parti majoritaire, le député de Limonade rappelle que la CPP en tant que bloc majoritaire ne peut proposer une personnalité pour le poste de premier ministre. " La rencontre s’est déroulée dans une ambiance empreinte de cordialité ", assure le député Célestin qui espère que le chef de l’état désignera un nouveau premier ministre dans le meilleur délai.
Le député Célestin révèle que le dossier de Ericq Pierre n’a pas été soulevé lors de cette rencontre. " L’objectif de la rencontre n’était pas d’obtenir des garanties pour la ratification d’un nouveau premier ministre", insiste le député Célestin qui espère que le chef de l’état tiendra compte des préoccupations des blocs minoritaires à la chambre basse.
Cependant plusieurs députés de la CPP critiquent cette rencontre qui a eu lieu sans l’aval des membres du bloc. Le député de Carrefour, Fabien Esdras, s’étonne de la décision unilatérale des membres de la coordination du bloc CPP arguant que la discipline est la force de tout groupe." Ce qui a été discuté au palais n’engage pas les membres de la CPP", lance le député Fabien Esdras élu sous la bannière du parti Lespwa.En réaction, le député Delouis Felix, révèle que le chef de l’état avait lancé l’invitation aux responsables de la CPP, seulement trois heures avant la rencontre.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13764

L’ambassadeur de France regrette le retard dans la formation d’un gouvernement

L’ambassadeur de France à Port-au-Prince, Christian Connan, reste perplexe devant la lenteur des autorités haïtiennes dans la mise en place d’un nouveau gouvernement. " Le chef de l’état avait donné l’assurance au ministre de la coopération qu’un premier ministre serait désigné dans le meilleur délai, ceci a été fait mais la chambre basse n’a pas ratifié le choix du président", rappelle t-il. Le diplomate français est d’autant plus préoccupé que de nombreux projets de développement sont bloqués en raison de l’absence d’un gouvernement légitime. Selon l’ambassadeur Connan plusieurs programmes importants faisant partie du plan quinquennal, Document Cadre de Partenariat signé en janvier 2008, sont bloqués. " Il est impossible de poursuivre l’exécution de ces projets importants parce que les ministres sont dans l’impossibilité de prendre certaines décisions lorsqu’ils sont astreints à liquider les affaires courantes", explique t-il.Tout en faisant remarquer que l’enveloppe de la coopération française a été multipliée par deux au cours de cette année (12 à 24 millions d’euros), le diplomate français craint qu’on ne pourrait peut être pas augmenter cette enveloppe l’année prochaine. " L’année prochaine nous avions prévu 28 à 30 millions d’euros mais en raison de la situation on se demande si ce sera possible", argue t-il. Christian Connan souhaite la formation d’un nouveau gouvernement dans le meilleur délai en vue de normaliser la situation. En ce qui a trait aux critiques touts azimuts des anti-néolibéraux contre les bailleurs de fonds internationaux, le diplomate français invite les haïtiens à analyser et à redéfinir le cadre de coopération avec la communauté internationale.. Par ailleurs, l’ambassadeur de France assure que le gouvernement de Jacques Edouard Alexis avait réalisé de nombreux projets même si nombre d’entre eux ne sont pas encore visibles. " Elaborer des projets et construire des infrastructures nécessitent du temps, mais dans les prochains jours on verra beaucoup d’activités qui sont les résultats des efforts réalisés au cours de ces deux dernières années", explique t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13765

Entre déprime et manfoubénisme

Vous n’êtes pas haïtien. Simplement vous avez de l’haïtien en vous. Vous êtes un haïtiano-quelque chose. Vous n’êtes surement pas un natif-natal. Hélas ! Personne n’est parfait.
Vous aimez tout ce qui est créole. Vous vous désintégrez devant le créole mais vous n’êtes pas de chez nous. Vos essais de traduction vous enlèvent la saveur particulière du coté imagé contextuel de notre langage. Je vous comprends. Encore Hélas.
Même quand vous vous acharnez avec attention sur les textes de Monsieur Euvrard Saint-Amand dans sa rubrique qui met à l’honneur le créole. Vous n’arrivez pas à vibrer comme je le fais moi. Personne n’est parfait hélas.
Sans doute vous n’avez jamais entendu le mot « manfouben ». Ce vocable ne vous dit rien. Et si j’écrivais « m’enfou-bien » ça vous dirait quelque chose. En fait, un substantif que le créole a fait de l’expression « je m’en fou bien » est devenu « manfouben ». Donc on comprend aisément que le « manfouben » est quelqu’un qui s’en fout « pas mal » de tout.
Plusieurs définitions pourraient être adossées à notre « manfouben » : Indifférent, fataliste, imbécile heureux, insouciant et j’en passe. Ce serait alors le mec qui s’en tamponne, qui s’en bat les machins, un adepte de la « zen-attitude » etc… Parmi toutes ces approches il y en a qui seraient plutôt éloignées de notre « manfouben » mais l’essentiel c’est de comprendre le sens et le contexte pour la suite.
Un jour, le « manfoubénisme » sera nécessairement enseigné à l’école. Ou des gens intelligents et avertis, un Bill Gates des temps plus-que-modernes créeront des centres de thérapie basée sur cette philosophie qui aura fait preuve d’une efficacité époustouflante et ébouriffante. Ceci se fera quand les grandes boîtes qui produisent les anti-dépresseurs seront en rupture de stock devant l’envolée extraordinaire et non programmée de la demande.
Aujourd’hui encore, grâce à Dieu – et pourvu que ça dure – il est encore assez facile de se procurer et se ravitailler en anti-dépresseurs. L’idée de choix ne s’impose donc toujours pas. Et ce, malgré l’entêtement des médias à nous saper le moral avec le tour du monde des insolites. Bon les insolites hier rentraient dans la rubrique incroyable mais vrai.
Aujourd’hui tout devient insolite. Ou sans doute n’obtient- on des sensations fortes qu’avec les insolites de l’insolite ? L’histoire d’un père qui garde sa fille prisonnière pendant vingt-ans, entame, entretient une relation incestueuse immonde avec en sus sept enfants-petits-enfants ne tombe plus dans la rubrique « hors de la grâce de Dieu ». Les Médias nous rapportent toujours des histoires de plus en plus alléchantes pour essayer d’appâter encore une fois notre curiosité.
Bref aujourd’hui il suffit de prendre sa voiture, capter une station qui diffuse des informations en continue pour se poser la question : La déprime ou le « manfoubénisme »
Voici un florilège d’informations qui conservent jalousement leurs substances en faisant varier le contexte géographique ou l’aspect identitaire des acteurs :
1. Le gouvernement chinois estime à plus de 50.000 morts et disparus le nombre des victimes du tremblement de terre.
2. Angelina Jolie monte les marches à Cannes le soir de la présentation du dernier film de Clint Eastwood. La star de Hollywood serait enceinte de jumeau
3. Les autorités Birmanes évaluent à plus de 1.500.000 sinistrés après le passage du cyclone. Les besoins de la population sont plus que jamais évident mais la jungle militaire (oops pardon) la junte militaire contrôle la rentrée de l’aide humanitaire qui n’arrive pas à cause de l’émission en compte goutte des visas. La junte Birmane annonce par ailleurs que le oui a remporté le référendum à plus de 85%.
4. Diego Maradona sur la croisette dans le cadre du festival de Cannes l’ex star du ballon rond assiste à la présentation du documentaire préparé par le réalisateur de génie E.K…
5. Les sud-africains résidant dans les anciens ghettos, symbole du hideux Apparteid s’en prennent aux immigrants Zimbabwéens qui arrivent de plus en plus nombreux en Afrique du Sud e quête de travail. Les zimbabwéens sont accusés de tous les maux de la création par les sud-africains qui considèrent qu’ils leur prennent leurs boulots, leurs logements, leurs bouffes et leurs femmes…Plus de cent tués en un mois.
6. Le prix du baril de pétrole poursuit sa hausse vertigineuse en flirtant avec la barre des 130 dollars. Cette hausse non maîtrisée semble être encore et toujours le résultat de l’arrivée massive des fonds spéculatifs sur le marché pétrolier. Déjà, les conducteurs ressentent une vraie crise à ce niveau se manifestant probablement par une certaine rareté du produit et il y a de plus en plus de voitures dans les stations d’essence. Il faut dire que personne ne semble se préoccuper de la flambée des prix des carburants qui représentent une manne pour les décideurs. Et ceci malgré la monté des prix des produits de première nécessité qui a motivé et déclenché les émeutes de la faim. Le Baril à 500.00 dollars c’est pour quand ?
7. Effet domino. Une chose entraîne l’autre. Les pêcheurs de France en grogne contre l’augmentation du prix des carburants bloquent certains ports, rendant difficile le ravitaillement en essence. En fait leur profession subit et supporte mal les effets de la flambée des prix du pétrole. Malgré le projet de modernisation des bateaux de pêche, l’achat de l’essence représente une trop grosse portion de leur budget. En dehors des considérations politiques une piste de solution serait justement de pêcher un peu plus. Les mers sont encore bourrées de poissons qui n’ont pas encore fait la grève ni sont menacés comme des espèces en voie de disparition. Des consommateurs potentiels il y en a aussi. Plus d’un français sur quatre n’achète pas de poisson à cause de leur prix exorbitants. Si vous mettez ces ingrédients dans un récipient vous fabriquez un bordel explosif pendant la logique humaine, pure et simple, voudrait nous faire croire que l’on se noie dans un verre d’eau, ou on meurt de soif à un pas de la fontaine. La réalité est encore plus dure à comprendre car nous avons oublié un élément fort : le système de quota imposé par la mondialisation. En gros, pour certains types de poissons, le pêcheur doit se restreindre à une quantité de tonnes, pendant que pour couvrir ses frais il aurait fallu en prendre plus de cinq fois la valeur imposée.

Ces sept histoires vous suffisent-elles à vous aider à envisager la possibilité de devenir « manfouben » ? Pouvez-vous encore vous procurez facilement du PROZAC ?
De mon côté le choix est fait. Il a été très simple. Je continuerai à démontrer – les informations à l’appui - qu’il n’y a pas de honte à se déclarer « manfouben ». Le siècle prochain je serai considéré comme pionnier ou « vanguardiste » d’un courant de pensée et de comportement qui évincera les bases solides des religions les mieux ancrées dans nos sociétés.Pour les incrédules, les indécis, les puritains, rendez-vous dans « les colonnes du manfouben »



(21/05/08 DL-JJ)

La justice américaine condamne à plus de 7 ans de prison Maude Paulin, bourreau de "l’esclave" Simone Célestin

Le verdict retenu contre l’autre coupable haïtienne, Evelyne Théodore, n’a pu être prononcé en raison d’un malaise cardiaque
Mardi 20 mai 2008
Radio Kiskeya
Un tribunal fédéral de Fort Lauderdale, en Floride, a condamné mardi à sept ans et trois mois de prison ferme une ancienne enseignante haïtienne, Maude Paulin, pour avoir imposé des conditions de travail d’esclave pendant six ans à une jeune compatriote, Simone Célestin.
Selon une dépêche de l’Associated Press, Mme Paulin, 52 ans, a seulement admis avoir commis une "erreur" en organisant l’entrée illégale aux Etats-Unis de la demoiselle. Elle s’en est excusée devant le tribunal tout en insistant sur sa volonté de faire du bien à la "restavèk" qui devait travailler quinze heures par jour, se coucher par terre, manger des restes d’aliments après le dîner familial et ne jamais aller à l’école.
La jeune fille, qui avait également avoué en mars dernier avoir tenté de mettre fin à ses jours, a aussi confirmé avoir été régulièrement l’objet de maltraitance.
"J’aime Simone de tout mon cœur. Je regrette ce qui est arrivé et je m’en prends à moi-même", s’est exclamée la quinquagénaire devant le juge titulaire du district, Jose Gonzalez Junior, au moment où le magistrat prononçait le verdict.
Egalement reconnue coupable, la sœur aînée de Maude Paulin, Evelyne Théodore, a bénéficié d’une suspension momentanée de l’énoncé du jugement. Selon les minutes du tribunal de Fort Lauderdale, la dame, qui est âgée de 74 ans, a été victime d’une crise cardiaque peu après avoir entendu le verdict. Par conséquent, la sentence retenue contre elle n’est momentanément pas d’application.
Les deux femmes doivent, en outre, verser plus de 162.000 dollars à Simone Célestin pour les années de travail forcé sans rémunération qu’elle avait dû accomplir.
Pour sa part, Saintfort Paulin, ex-mari de Maude, a été condamné à 18 mois de probation, incluant un séjour de six mois dans une maison d’arrêt, pour complicité d’exploitation illégale d’une travailleuse domestique sans gains financiers.
Deux douzaines de proches parents et amis des coupables, dont Erica Paulin, la fille de Mme Paulin, s’étaient rassemblés dans le prétoire du tribunal en vue de clamer leur innocence et vanter leur humanité.
Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) estime que chaque année 17.500 personnes, dont de nombreuses haïtiennes, sont introduites sur le territoire américain pour y travailler avec un statut d’esclave. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5040

Haïti parmi les pays les plus violents au monde, selon l’Indice de la paix 2008

109e sur 140 pays, Haïti est avec la Colombie et le Vénézuéla au bas du tableau en Amérique latine
Mardi 20 mai 2008
Radio Kiskeya

Haïti, la Colombie et le Vénézuéla sont considérés comme les pays les plus violents d’Amérique latine et figurent parmi les Etats du monde les plus mal classés dans ce domaine, selon l’Indice global de paix (IGP) 2008 rendu public mardi à Londres par la revue britannique The Economist.
Dans ce tableau comparatif de la situation de 140 pays par rapport à la notion de paix, l’Irak, en guerre depuis l’invasion américaine de 2003, arrive en dernière position, précédé de la Somalie, du Soudan, de l’Afghanistan et d’Israel.
En Amérique latine, la Colombie est le pays ayant l’indice de violence le plus élevé. Elle est suivie du Vénézuéla d’Hugo Chàvez (123e) et d’Haïti qui arrive à la 109e place. Les autres mal classés de la région sont le Honduras (104e), le Guatémala (103e) et l’Equateur (100e).
La majeure partie des pays du sous-continent accusent un niveau de violence moyen ou bas. Le Chili (19e), de l’Uruguay (21e), du Costa Rica (34e) et du Panama (48e) arrivent même à entrer dans le club fermé des pays jouissant d’un "niveau de paix élevé ou très élevé".
A l’échelle mondiale, l’Islande est le pays le plus pacifique devant deux autres Etats scandinaves, le Danemark et la Norvège, respectivement 2e et 3e. Ils sont suivis de la Nouvelle-Zélande (4e) et du Japon (5e).
24 variables sont prises en compte pour établir ce classement lancé pour la première fois en 2007 : Les niveaux de crimes violents, l’instabilité politique, l’effectif des forces de police, l’incidence des homicides, l’importance de la population carcérale et le niveau d’accès aux armes.
L’IGP est publié sur la base de données compilées par l’unité d’analyse de The Economist en collaboration avec un groupe d’experts internationaux.
Ces dernières années, Haïti a vécu les expériences traumatisantes de la guérilla urbaine et du kidnapping politique et crapuleux. Des phénomènes qui ont considérablement fragilisé la situation sécuritaire du pays et contribué à dégrader son image de marque à l’étranger. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5039

Le tap-tap, ambassadeur de l'art haïtien

Au Bicentennial Park, à Miami, c'est la fête ce samedi 17 mai. On célèbre, dans cette ville de Floride à forte concentration haïtienne, le 205e anniversaire de la création du drapeau. C'est aussi la 10e édition du haitian compas festival qui réunit plusieurs dizaines de milliers de compatriotes haïtiens venus de plusieurs Etats nord américains pour danser et découvrir, bien sûr, le tap-tap haitien, un segment non négligeable de notre art traditionnel.
Devant ce tap-tap construit aux Etats-Unis et exposé au Bicentennial Park - à l'entrée du site - à l'occasion de la 10e édition du haitian compas festival, des jeunes viennent par dizaines admirer cette oeuvre d'art présentée non sans peine par l'Association Professionnelle des Artisans Tap-Tap Autobus Haïtiens (APATAH). Ils se ruent vers la seule oeuvre artisanale exposée en cette occasion pour se faire prendre en photo en compagnie de ce véhicule de transport en commun dont certains gardent encore de frais souvenirs tandis que d'autres viennent de découvrir.

« C'est petit pour le transport ! Mais c'est exceptionnellement beau », fait remarquer Fernand Juste, 27 ans. Ce qui étonne le plus ce jeune haïtien émigré à Orlando depuis 1985, c'est le doigté des artisans, d'ailleurs présents sur le site pour expliquer les étapes suivies dans la construction de la carrosserie.« Il reste à Haïti l'art qu'il faut à tout prix exploiter, dit-il. Car on ne voit pas une telle oeuvre tous les jours. »


Les efforts des artisans sont d'autant plus honorables, ajoute-t-il, lorsqu'on sait la conjoncture sociopolitique qui n'est pas du tout favorable à la relance de notre tourisme. « C'est la preuve que notre art peut être valorisé et que cette volonté citoyenne existe », dit-il.Si dans le transport haïtien le tap-tap constitue pour la plupart du temps un calvaire, dans ce festival il représentait un véritable pôle d'attraction pour les festivaliers qui, d'ailleurs, n'attendaient pas à une telle surprise à ce rendez-vous annuel. « Je ne garde aucun souvenir du tap-tap, affirme Jude Frédérique qui évolue dans le secteur informatique. Le niveau de créativité est très élevé, dit-il. Il faudrait utiliser ce même art lorsqu'on pense moderniser le transport en Haïti car celui-ci reflète profondément les couleurs du pays. » Le tap-tap, en raison de sa complexité artistique, selon Jude, pourrait constituer un ambassadeur pour l'art haïtien. « Il faudrait exposer plusieurs variétés de tap-tap : des autobus et des camionnettes la prochaine fois », propose-t-il.
Une œuvre de titan

« On est content de l'accueil réservé aux participants à ce festival, se félicite le président de l'APATAH, Ancener Petit-Bois. Nous sommes maintenant rassurés que nos efforts n'ont pas été vains. »Ancener Petit-Bois vante l'expérience de son association qui a su réaliser le tap-tap en seulement deux jours et demi et la confiance gagnée auprès des institutions grâce à la dextérité de ses artisans.

L'ambassade américaine, le Lonkeam's auto design, American Airlines, Automeca, le Conatel ; Herrero and sons corp., Debarre Inc. used auto parts, AMC Auto transport et Papa Towing basés à Miami, sont autant d'institutions qui ont contribué à cette exposition.
M. Petit-Bois explique que son association a mobilisé douze de ses membres dont des constructeurs, des ferronniers, des électriciens, des peintres, et artistes peintres pour la réalisation de ce tap-tap qu'ils comptent exposer dans d'autres activités en Amérique du Nord.
Il met l'accent sur le « Kreyol Fest » qui aura lieu le 28 juin à New York, le festival international de la musique haïtienne à Montréal en juillet et à l'expo 2008 de l'Association des ingénieurs scientifiques haitiano-canadiens (AIHC) en octobre.
L'association met déjà le cap sur le sixième défilé de Tap-Tap du 12 août 2008 à l'occasion de la fête des artisans tap-tap haïtiens connue sous le nom de FATAH.

Lima Soirélus
Miami

mardi 20 mai 2008

Plusieurs leaders politiques craignent une aggravation de la crise

Le chef de file du Parti Libéral Haïtien ( PLH), Jean André Victor, et le vice président de l’Alliance, Claude Roumain, sont préoccupés par le retard enregistré dans la mise en place des dispositions pour faire face à la crise alimentaire et trouver une issue à la crise politique. L’agronome Jean André Victor estime qu’il y a urgence en raison de la dégradation de la situation dans les aspects socioéconomique et politique. Il soutient qu’il y a pénurie alimentaire dans certaines régions telle le Nord-Ouest, critiquant l’utilisation abusive du thème émeute de la faim pour qualifier les manifestations d’Avril 2008. De son coté, le vice président de l’Alliance, Claude Roumain interprète les manifestations d’avril comme le signe d’une frustration des jeunes confrontés à un avenir incertain. " Il y a environ 500 000 jeunes qui ont passé leur bac et qui sont livrés à eux-mêmes ", argue t-il. M. Roumain soutient qu’il n’y a pas eu d’émeutes de la faim mais précise que les revendications sont très profondes. Tout en soulignant que la pénurie alimentaire est chronique en Haïti, M. Roumain explique qu’il y a eu des manifestations contre l’incertitude. Réagissant au discours du chef de l’état qui appelle les haïtiens à consentir des sacrifices, M. Roumain fait remarquer qu’il revient aux autorités de donner l’exemple de rigueur et de sacrifice. " On peut mobiliser les citoyens, il n’y a pas de directives ", lance t-il.Sur le plan politique, le vice président de l’Alliance souhaite la désignation d’une personnalité qui inspire confiance aux parlementaires au poste de premier ministre. " Le chef de l’état doit choisir une personne qui a la compétence technique et peut rassembler la majorité des parlementaires ", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13763