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lundi 29 novembre 2010

Haïti: attente sur fond de tension

Par RFI
« L'élection présidentielle en Haïti est une farce », c'est le constat d'un groupe d'observateurs américains. L'un des experts affirme avoir été témoin d'irrégularités et de bourrages d'urnes dans un bureau de vote. L'élection s'est déroulée dans un climat tendu. Des violences ont fait au moins deux morts. Douze des dix-huit candidats demandent son annulation. L'ONU et la communauté internationale ont lancé un appel au calme. Le parti au pouvoir, dit attendre le verdict des urnes. Ce lundi 29 novembre, à Port-au-Prince la situation était plutôt calme, en revanche, à Saint-Marc (ouest) la tension est beaucoup plus palpable.
Avec notre envoyée spéciale en Haïti, Sophie Malibeaux
Depuis la fin de la matinée, à Saint-Marc, dans l’Artibonite, les esprits commencent à s’échauffer. Il y a eu des manifestations, des voitures brûlées, ainsi que le rapportent les médias haïtiens. Il y aurait des blessés, selon nos sources.
A Port-au-Prince, la situation est plus calme mais de petits rassemblements sont signalés dans deux quartiers de la capitale.
Alors on est dans un contexte, vraiment, de crise ouverte. Les uns et les autres adoptent effectivement des positions irréconciliables.

Damas Augustin
Responsable de campagne pour le parti Inité (parti au pouvoir)
29/11/2010
par Sophie Malibeaux
Le peuple a déjà voté (...) on ne peut pas retourner aux urnes.
D’un côté, le conseil électoral, qui affirme qu’il n’est pas question de considérer l’annulation du scrutin de dimanche. De l’autre côté, du côté de l’opposition, le candidat Michel Martelly par exemple, indique que le président Préval et son dauphin, le candidat Jules Célestin, ne sont plus désirés. Michel Martelly n’appelle pas à la démission, mais il insiste pour que l’équipe en place termine son mandat et puis s’en aille.
Le propos est évidemment plus radical dans la bouche des sympathisants qui eux, appellent à la démission pure et simple du président Préval. On voit mal dans ces conditions, comment les différentes parties pourraient se retrouver à la même table pour discuter. Le conseil électoral, semble-t-il, joue la montre et ne prévoit pas d’intervenir publiquement d’ici deux jours. Il n’est pas sûr que les militants de base patientent tout ce temps-là.
http://www.rfi.fr/ameriques/20101129-haiti-attente-fond-tension

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