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vendredi 26 novembre 2010

Haïti : Sean Penn dans son meilleur rôle en toute discrétion.

Autrefois il y avait un club de golf à Pétionville, dans la banlieue sud-est de Port-au-Prince, maintenant c'est un camp de 55 000 personne, dont la direction a été officiellement confiée à Sean Penn en collaboration avec de nombreuses ONG.

Cinquante personnes sont avec lui dans ce camp de Pétionville, et parmi elles de nombreux volontaires. Il a également deux cents autres personnes qui oeuvrent à travers le pays. "Ici, si tu travailles tout seul tu n’arrives à rien. Tu peux toujours dire "moi je" mais t’as l’air d’un con. C’est le "nous" qui importe." déclare-t-il aux journalistes de Libération venus l'interviewer.
Cela fait dix mois que Sean Penn est en Haïti, il est arrivé 6 jours après le seïsme du 12 janvier, accompagné d'une équipe de médecins et de spécialistes de l’aide humanitaire qu’il a lui-même mise sur pied. Dans la discrétion, sans publicité il a passé les six premiers mois sur place, à dormir sous la tente et à répondre à toutes les urgences.
Il a mis de l'argent dans l'aventure, mais en plus il a réussi a convaincre une riche philanthrope et activiste, Diana Jenkins, de l’aider financièrement. Ensuite il a fondé son ONG ( J/P HRO , comme Jenkins-Penn Human Relief Organization) et il a envoyé sur l’île un avion-cargo bourré de médicaments.
Sean Penn a la réputation d'être une grande gueule, bagarreur et teigneux, à Hollywood on le considère comme un militant de gauche qui se prend un peu trop au sérieux. Jamais il ne s'était impliqué dans un projet de si longue haleine
Au début, l’armée américaine n'était pas très convaincu en le voyant débarquer. Aujourd’hui, Penn a gagné son respect et celui des ONG.
Haïti a changé Sean Penn. Il a toujours été hostile à la chose militaire, souvenez-vous de 2002, époque où il s’est payé une page entière dans le Washington Post pour rédiger une lettre ouverte à George W. Bush afin de dénoncer la guerre que ce dernier s’apprêtait à lancer contre le régime de Saddam Hussein. Et bien maintenant il a appris à travailler avec l’armée, qui lui a même décerné une médaille. Un soldat qui était devant l'entrée du camp a même déclaré aux journalistes : "Il fait du bon boulot, personne ne peut lui enlever ça, personne ne l’obligeait à venir se foutre dans cette galère."
Il faut peut-être revenir en arrière dans sa vie pour comprendre son engagement, comme il l'a lui même suggéré au magazine Vanity Fair, sa séparation l’année dernière avec sa compagne de toujours, Robin Wright Penn, ou peut-être à son fils Hopper, qui a été sauvé miraculeusement d’un accident cérébral après une chute de skateboard.
Mais, en fin de compte il a détaillé à Libération les motivations de son engagement que je vous engage à lire dans l'article suivant intitulé "Un château de cartes qui dépend des dons" CLIQUEZ ICI
Sources : Libération
Par menou69

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