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jeudi 9 décembre 2010

Haïti - Élections : Situation de violence dans tout le pays

08/12/2010 08:59:22 Haïti est plongé dans une vague de manifestations et de violences, suite de l’annonce des résultats préliminaires des élections, par le porte parole du Conseil Électoral Provisoire devant les 9 chaises vides prévues pour les conseillers électoraux du Conseil Électoral Provisoire (CEP), qui ne se sont pas présentés, malgré 3 heures d’attente... sans explication.
Des partisans de candidats éliminés ont allumé, mardi soir, des feux et érigés des barricades dans les rues de la capitale en signe de protestation. Des débuts d'incendies ont été signalés dans de nombreux petits commerces. Des centaines de manifestants aux visages masqués, couraient dans les rues, pour la plupart bloquées, pour demander l'annulation du scrutin. Des jets de pierres ont perturbé la circulation automobile, des pare-brises ont été brisé et des véhicules incendiés. Des manifestants accusaient le gouvernement d’avoir «coulé leur candidat» d’autres menaçaient de bloquer le pays.
À Pétion Ville, les pneus brulaient, remplaçant l’éclairage publique... Des coups de feu ont été entendu dans la banlieue chic de la capitale... Des passants ont été agressés par des jets de pierres... Des commerces ont été vandalisés. À place Saint Pierre, les manifestants se sont heurtés aux forces de la Misnustah et de la Police Nationale d’Haïti (PNH) qui ont tenté avec des gaz lacrymogène de les disperser... Les milliers de réfugiés du camps de la Place Saint-Pierre, femmes, enfants et bébés ont été contraint d’évacuer la zone gazée, et trouver refuge dans un autre camps... La conférence de presse prévu tard en soirée par le candidat Michel Martelly a été annulée.
Au Champ-de-Mars près du camps qui abrite des milliers de sinistrés, des manifestants en colère ont vandalisé et renversé des toilettes mobiles. Les riverains s’inquiètent des excréments répandus, craignant la propagation du choléra.
À Carrefour les bureaux d’INITE ont été attaqués et brûlés, les affiches du Candidat Célestin ont été arrachées, des billboards du candidat détruits. Ce matin dans un paysage de désolation, la police brillait par son absence...
Telle une traînée de poudre, un vent de révolte, sur fonds de contestations et de vandalisme, s’est répandu dans d’autres ville du pays.
Aux Cayes, la ville a été paralysée, de nombreuses manifestations ont eu lieu dans la ville, les rues sont bloquées par des barricades et des pneus enflammés, la DGI, le Ministère de l’Économie et des finances, le Parquet ainsi qu’une école ont été incendiés. Les manifestants jettent des pierres et des bouteilles. On rapporte des coups de feu. Ce matin la plupart des commerces sont fermés alors que de nouvelles manifestations se préparent.
Au Cap, la ville a aussi été paralysée, ont signale des barricade enflammées. Ce matin, commerces et sont écoles fermés.
Il est trop tôt pour avoir les premiers bilans humains de ce vent de contestations et de violence qui souffle sur le pays, alors que de nombreuses manifestations sont annoncées aujourd’hui et que la tension est loin de s’être apaisée et que les résultats de ces élections alimentent la colère de la population.
http://www.haitilibre.com/article-1860-haiti-elections-situation-de-violence-dans-tout-le-pays.html

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