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mardi 7 décembre 2010

Epidémie de choléra en Haïti : les casques bleus bien en cause

Haïti, le mardi 7 décembre 2010 – Si la pauvreté et la violence hantent Haïti depuis des siècles, le fléau du choléra en avait disparu il y a cent ans. Mais dans cette île où l’on attache une très grande importance aux signes et aux présages, il semble que le tremblement de terre du mois de janvier ait réveillé tous les vieux démons. Une épidémie de choléra s’est en effet brutalement et rapidement déclarée à la mi-octobre, tuant à ce jour 2 071 personnes et contaminant plus de 90 000 haïtiens dont la moitié a dû être hospitalisée.

Des rumeurs…
Dès l’apparition des premiers cas, aux abords du fleuve Artibonite, la suspicion s’est portée sur les soldats népalais de la mission de l’ONU (la Minustah). Certains ont ainsi suggéré que le fleuve et ses affluents auraient été contaminés par l’évacuation des sanitaires des casques bleus. Des affrontements violents, provoquant la mort de plusieurs personnes ont même éclaté, tandis que certains candidats à l’élection présidentielle ont prêté leurs voix à ses rumeurs. Cependant, la plupart des observateurs, face aux dénégations de l’ONU, ont considéré que ces différents événements et ces rumeurs n’étaient qu’un témoignage de la colère suscitée par la présence étrangère en Haïti, attisée par l’inquiétude créée par la propagation du choléra.
… vérifiées ?
Cependant, un rapport devant être remis au Ministère des Affaires étrangères français, établi par le Professeur Renaud Piarroux semble donner foi à ces suspicions. Il y a quelques jours, déjà, l’AFP révélait les grandes lignes des conclusions de ce spécialiste chargé par la France d’une mission d’observation en Haïti. Le médecin révélait notamment sa conviction forte selon laquelle le choléra aurait été importé sur l’île. Hier, le journal télévisé de France 2 a permis de compléter ces premières données en livrant quelques extraits du rapport. « La mission d’investigation a révélé le caractère sévère et inhabituel de cet épidémie dont l’origine importée ne fait aucun doute. Elle a démarré aux abords du camp de la MINUSTAH », peut-on lire. Le rapport semble également s’interroger sur l’attitude de l’ONU en soulignant le silence étonnant de la MINUSTAH sur la suspicion de cas de choléra dans ses rangs, observe Renaud Piarroux.
Des responsables humanitaires qui partagent la thèse d’une contamination par la Minustah
Les constatations de Renaud Piarroux tendent à retracer l’histoire de la résurgence de la maladie en Haïti. Alors qu’une épidémie de choléra sévissait au Népal, plusieurs hommes originaires de Katmandou sont envoyés en Haïti transportant sans doute avec eux une souche de choléra. La rapide propagation de la bactérie serait quant à elle liée à l’infestation du fleuve qui charrie une eau consommée par les habitants du pays. Sur place, cette thèse semble avoir convaincu non seulement certains Haïtiens mais également plusieurs responsables humanitaires. Au-delà de ces accusations, le rapport de l’épidémiologiste se montre plutôt encourageant en ce qui concerne la qualité des soins dispensés et note que la prise en charge s’organise de mieux, bien qu’une pénurie de professionnels de santé représente pour plusieurs organisations humanitaires le premier des obstacles.
Aurélie Haroche
http://www.jim.fr/en_direct/pro_societe/e-docs/00/01/D8/AD/document_actu_pro.phtml

2 commentaires:

CJR a dit…

Merci au Professeur Renand PIAROUX
Merci à l’AMH d’Haïti
Merci au Dr JH²
Épidémiologiste chevronné que vous êtes, vous avez respecté religieusement les dix (10) commandements de l’Épidémiologiste, énoncés par ton Homologue le Professeur Michael B. GREGG
Ces dix (10) commandements sont les suivants :
1. Vous ne savez quoi faire d’un nombre ; calculez un taux
2. Vous n’avez pas établi la cause de l’épidémie ; demandez à un enfant
3. Si les donnees de laboratoire et celles de l’épidémiologie divergent ; fiez-vous à l’épidémiologie
4. Analysez les donnees sur le terrain
5. Ne soyez pas les premiers à utiliser le mot « épidémie »
6. Numérateurs et dénominateurs ne sont jamais précis
7. Il n’est jamais trop tard pour enquêter
8. Contentez-vous de compter les cas que vous avez et soyez heureux de les avoir
9. Ne tombez pas amoureux
10. Ne laissez pas les statistiques guider vos investigations
Encore une fois, MERCI Professeur PIARROUX
J’en suis convaincu que vous avez respecté scrupuleusement ces dix (10) commandements qui font actuellement peur aux menteurs de la MINUSTAH.
Respectueuses Salutations.
CJR

Anonyme a dit…

Merci au Professeur Renand PIAROUX
Merci à l’AMH d’Haïti
Merci au Dr JH²
Professeur PIARROUX,
Épidémiologiste chevronné que vous êtes, vous avez respecté religieusement les dix (10) commandements de l’Épidémiologiste, énoncés par le Professeur Michael B. GREGG (1938-2008 - MMWR)
Ces dix (10) commandements sont les suivants :
1. Vous ne savez quoi faire d’un nombre ; calculez un taux
2. Vous n’avez pas établi la cause de l’épidémie ; demandez à un enfant
3. Si les données de laboratoire et celles de l’épidémiologie divergent ; fiez-vous à l’épidémiologie
4. Analysez les donnees sur le terrain
5. Ne soyez pas les premiers à utiliser le mot « épidémie »
6. Numérateurs et dénominateurs ne sont jamais précis
7. Il n’est jamais trop tard pour enquêter
8. Contentez-vous de compter les cas que vous avez et soyez heureux de les avoir
9. Ne tombez pas amoureux
10. Ne laissez pas les statistiques guider vos investigations
Encore une fois, MERCI Professeur PIARROUX
J’en suis convaincu que vous avez respecté scrupuleusement ces dix (10) commandements qui font actuellement peur aux menteurs de la MINUSTAH.
Respectueuses Salutations.
CJR