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dimanche 7 août 2011

FESTIVENT...DELIRANT WYCLEF JEAN

LÉVIS - Difficile de ne pas se laisser bercer par les rythmes brûlants du personnage que représente Wyclef Jean qui s’est produit devant une foule animée, mais moins imposante que prévu, samedi soir, au Festivent, à Lévis.

En valsant sur son large répertoire, des Fugees en passant par ses succès de l’album The Carniva, Wyclef a rapidement conquis ses amateurs. Sa pièce d’ouverture, Ready or Not, a rapidement permis de transformer la tiède ambiance que Muzion, en première partie, a tout fait pour réchauffer, sans y parvenir complètement.

Bouillante musique
À 41 ans, celui qui a consacré une partie de ses dernières années dans la reconstruction de son pays natal, Haïti, en plus de plonger dans la politique, s’est amusé comme un gamin avec les Lévisiens.
Accompagné par près d’une dizaine de ses musiciens, Clef a encore démontré qu’il était impossible de le définir. Wyclef est Wyclef. La connexion de ses rythmes créoles, hip-hop, pop, reggae, toujours à la saveur du Sud a soulevé la foule qui ne couvrait, étonnamment, pas la moitié du site pouvant accueillir 40 000 personnes.
Il a enchaîné ses succès avec le soin d’y ajouter des agencements musicaux aux allures improvisées, un peu comme il a l’a fait lors de ses prestations aux Festivals d’été de 2004 et 2008. Une habitude audacieuse plutôt efficace pour donner des notes singulières à ses classiques et s’éloigner d’une performance semblable à l’écoute d’un album de ses meilleurs succès.

Muzion met la table
En première partie les membres du groupe montréalais d’origine haïtienne, Muzion, ont bien fait pour donner le ton avec leur hip-hop dans les cordes de leur bon vieux copain Wyclef. Ceux qui ont conquis les amateurs de hip-hop québécois au début des années 2000 avaient le défi de retrouver leurs adeptes, après des années où ils ont été moins visibles. Un détail pour le groupe qui a rapidement retrouvé sa complicité et qui n’a pas montré des signes de rouille, même si les trois membres se consacrent davantage à leur carrière solo.
La chaude voix et la présence énergique de la chanteuse J. Kill ont grandement contribué à plonger le public, plutôt intéressé qu’enflammé, dans leurs rythmes antillais à saveur québécoise.
http://fr.canoe.ca/divertissement/musique/nouvelles/2011/08/06/18520576-jdq.html

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