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mercredi 11 septembre 2013

Desras appelle à la mobilisation générale contre Martelly

Le Nouvelliste | Publié le :09 septembre 2013
Roberson Alphonse
Simon Dieuseul Desras n'y va pas avec le dos de la cuillère. Esquivant l'obligation de se fendre d'un bilan à la séance de clôture de la 2e session législative bouclée ce lundi 9 septembre, le président de l'Assemblée nationale a plutôt fait, avec plein de passifs, celui du chef de l'Etat, Michel Martelly, avant d'appeler le peuple à la mobilisation contre le président Michel Joseph Martelly. « Nous appelons le peuple souverain à la mobilisation pour faire échec au projet autoritaire et personnel du président de la République », a lancé tout de go Desras Simon Dieuseul.
Pugnace, il a souligné, en présence de 16 sénateurs et de 72 députés, que « les principaux dirigeants de l'exécutif haïtien s'acharnent à démanteler le Parlement pour bâtir un pouvoir personnel, assis sur la propagande, l'arbitraire et la corruption ». Dans les souliers du rabatteur, le sénateur du Centre a appelé « les parlementaires de la 49e législature à se constituer en un bloc monolithique pour défendre le pouvoir législatif ». « Que nos collègues vacillants, peu conscients de leurs responsabilités, peu imbus des leçons de l'histoire fassent attention ! », a-t-il dit.
Manichéen, Simon Dieuseul Desras a lancé un appel « aux combattants de la démocratie pour qu'ils réveillent à la modernité démocratique les nostalgiques de la dictature ». Une alternative à ses yeux face à l'incapacité de certains à se mettre d'accord pour la mise en accusation du président de la République et au renvoi du Premier ministre par les chambres compte tenu de « nombreux accrocs de ce pouvoir autoritaire et informel à l'ordre constitutionnel et légal ».
Selon Desras, les autres pouvoirs de l'Etat sont minés par des crises internes et des intrusions de l'exécutif. Rappelant encore une fois que « les perspectives s'assombrissent », le président de l'Assemblée nationale a évoqué le dossier des élections. « Le refus d'organiser des élections à la fin de l'année 2013, par l'équipe Martelly/Lamothe, peut déclencher des troubles que ni l'international, ni les forces d'argent ne pourront comprimer », a-t-il prévenu, rabrouant au passage l'ONU qui a salué « les nets progrès » réalisés par l'administration Martelly. Pour Desras, en deux ans, il y a eu plutôt quatre carnavals, zéro élection et trois rentrées scolaires reportées sur fond d'une aggravation des conditions de vie de la population haïtienne.
Le sénateur, qui a appelé à une mobilisation générale pour faire échec, selon lui, au projet dictatorial du président Michel Joseph Martelly, s'interroge : Y a-t-il une parade, une place réservée au dialogue, une alternative à cette descente aux enfers ? Malgré cette interrogation, il a invité les « démocrates à la vigilance.
Il y a quelques semaines, il avait annoncé que le bureau de l'Assemblée nationale prendrait acte de la demission du président de la République si ce dernier ne se présente pas au Parlement le 2e lundi de janvier 2014.
Roberson Alphonse
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=121047

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