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vendredi 17 août 2012

Haïti : Le président de la conférence épiscopale plaide pour une société plus juste lors de la Notre Dame aux Cayes

Correspondance Joseph Serisier Cayes, 16 août 2012 [AlterPresse] --- L’Evêque du diocèse des Cayes (Sud) qui est l’actuel président de la conférence épiscopale de l’Eglise catholique, MgrChibly Langlois, plaide en faveur d’une transformation sociale en Haiti pour une société plus juste, lors de la messe solennelle traditionnelle célébrée le 15 août en la cathédrale de la ville. Des milliers de fidèles ont assisté à cette messe, déroulée en présence des parlementaires du Sud, hautes autorités policières, judiciaires et locales. Le prélat a mis l’accent sur les inégalités sociales, le chômage, l’impunité, la corruption qui gangrènent la société haïtienne. Le leader de l’église catholique exhorte « les acteurs vitaux, les décideurs » à favoriser une « vraie culture de la vie » en respectant les valeurs fondamentales de la dignité humaine. L’Evêque des Cayes a aussi plaidé en faveur d’institutions crédibles passant par un consensus moral, de la relance de la production nationale pour l’indépendance économique du pays. Il invite les autorités de l’Etat à mettre de côté leurs intérêts personnels en vue de satisfaire les attentes de la population qui réclame de meilleures conditions de vie. En marge de la cérémonie religieuse, dans une interview accordée à AlterPresse, les deux sénateurs du Sud, Pierre Francky Exius et Carlos Lebon, ont lancé un appel à la sagesse au chef de l’Etat, Joseph Michel Martelly, dans le dossier de la formation du Conseil électoral permanent, afin d’éviter au pays de plonger dans une crise sans précédent. Les parlementaires ont invité le président à emprunter la voie du consensus national prôné par divers secteurs de la société en vue de désamorcer cette crise qui s’annonce. Le Sénateur Exius a pour sa part dénoncé l’ingérence de certains pays dans cette affaire de Conseil électoral permanent. En ce qui a trait à la crise au niveau du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), Pierre Francky Exius a invité le président du dit conseil à donner sa démission afin de sauver l’institution fraichement créée. Selon le sénateur, toute décision unilatérale du chef de l’Etat visant la formation d’un conseil électoral permanent pour satisfaire la communauté internationale aura des conséquences néfastes sur l’avenir politique et c’est le chef de l’Etat lui-même qui paiera les frais. De son côté, le Sénateur Carlos Lebon a fait état des séances de travail au niveau du Grand Corps afin de dégager un consensus. [js kft gp apr 16/08/2012 10 :10] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13237

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