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jeudi 19 avril 2012

EST-ON SUR LE POINT D’AVOIR UN PREMIER MINISTRE « BRANCHE »


Des allégations de pratiques douteuses ont marqué le passage de la compagnie de Laurent Lamothe en Afrique.
Si tout se déroule comme prévu pour Laurent Lamothe, le premier ministre désigné pourrait bien devenir le Premier Ministre le plus impliqué technologiquement depuis la création du poste en 1988 en Haïti.
La technologie est en effet l’un des domaines clés d’investissement pour Laurent Lamothe, fondateur de Global Voice Group en 1998. Son entreprise se présente comme le leader mondial en matière de gouvernance des technologies de télécommunications desservant un certain nombre d’entités gouvernementales particulièrement en Afrique.
La société assiste ces gouvernements dans le contrôle des appels internationaux entrants sur leur territoire. La société traite généralement avec les autorités régulatrices en leur fournissant la technologie qui leur permettra d’effectuer les dits contrôles.
Cependant l’expansion de l’entreprise de Laurent Lamothe dans certains pays africains ne s’est pas faîte sans heurts. Beaucoup ont mis en doute l’intégrité de Global Voice Group, ainsi que l’utilité de son service. Dans certains pays, comme le Sénégal, certains sont même allés jusqu’à dire que Global Voice Group n’était là que pour taxer les appels téléphoniques internationaux entrants, tout en détournant de l’argent vers les coffres de dictateurs impitoyables, profitant de l’opération au passage.
Lamothe a formellement rejeté ces accusations en Juillet 2011. Il affirme qu’il s’agit d’une campagne de dénigrement contre son entreprise, Global Voice Group et sa personne.
Lamothe a reconnu que Global Voice Group a transigé avec le gouvernement Sénégalais pour fournir une assistance technique dans l’interception d’appels internationaux frauduleux. Il insiste sur le fait d’avoir permis à l’état Sénégalais d’engranger près de 30 millions d’euros.
Selon Lamothe, sa société aurait dû recevoir 49% de ce montant, mais jusqu’en Juillet 2011, il n’a pas reçu un sou. Lamothe a déclaré que, globalement, son entreprise a aidé les gouvernements africains à faire plus de 100 millions de dollars dans la détection d’appels qui auraient autrement échappés au contrôle des autorités régulatrices.
Toutefois, l’application d’un contrôle aussi strict sur les communications vocales nous contraint à questionner l’éthique du principe d’affaires de Lamothe, surtout à une époque où la technologie a rendu les communications de moins en moins dispendieuses. De nos jours, les données transportent de plus en plus la voix, ce qui rend les communications téléphoniques très abordables.
On peut ainsi se demander quelle place y a-t-il pour des technologies telles que Skype, Vonage, Google Voice, Magik Jack et autres dans l’environnement étanche que nous propose Global Voice. Ces technologies populaires ne font-elles pas perdre des sommes considérables aux gouvernements ?
Ainsi depuis mai 2011, le tarif de base pour les appels internationaux entrants en Haïti est de 23 cents US la minute tandis que la République dominicaine voisine offre un tarif deux fois moins cher à 10 cents US la minute en fonction du service utilisé.
Il est de notoriété publique que le Fonds National de l’Education (FNE) prend une partie de ces 23 cents. Est-ce que Global Voice joue un rôle dans la gestion des appels internationaux entrants en Haïti ? Si oui, quelle est son implication dans la collecte d’argent pour le Fonds National de l’Education ?
Lamothe a toutefois déclaré que sa compagnie éviterait de soumissionner des contrats en Haïti afin d’éviter tout conflit d’intérêts.
Dans ce cas, est-ce que Laurent Lamothe envisage une éventuelle expansion dans d’autres marchés, là où les régulateurs auraient besoin d’assistance pour combattre le phénomène du "court-circuitage" ("By-Passing"). Des marchés comme les Etats-Unis, le Canada, ou l’un des membres du G8 ?
Qui a fait pression pour l’adoption de mesures anti-contournement ("Anti-Bypassing") en Haïti ?
En bout de ligne, si nous n’avons pas à payer pour chaque courriel que nous envoyons, pourquoi devrions-nous payer pour la voix qui utilise le même chemin que le courriel ? Harold Isaac & Gotson Pierre
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8750

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