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jeudi 27 octobre 2011

La PNH prête à exécuter tout mandat émis par le parquet

La PNH est prête à exécuter tout mandat d'arrêt émis par la justice. Garry Desrosiers a fait savoir, mercredi, que le parquet de Port-au-Prince a envoyé à la DCPJ une liste comportant les noms d'une dizaine de personnes ayant des démêlés avec la justice que la police doit arrêter et conduire au pénitencier national. Sur cette liste figure le nom du député Arnel Bélizaire. Haïti: Suspense. Le député Bélizaire est attendu à Port-au-Prince ce jeudi. Il revient de Paris où il a été en mission pour la Chambre basse. Le parquet a émis un mandat d'arrêt contre le parlementaire qui jouit d'une immunité constitutionnelle. « S'il y a un mandat d'arrêt contre le député, la police se trouvera dans l'obligation d'exécuter le mandat », a confié au Nouvelliste, mercredi soir, un haut cadre de la police nationale requérant l'anonymat. Pour le porte-parole adjoint de la police nationale, l'institution n'a pas d'état d'âme. Elle exécutera toute décision de justice.
« La police est l'auxiliaire de la justice », a fulminé Garry Desrosiers. Interrogé par Le Nouvelliste pour savoir si cette déclaration concerne le député Arnel Bélizaire qui jouit d'une immunité parlementaire, l'officier de police a indiqué que la PNH ne fait pas de personnalité. Il a cependant fait savoir que le parquet de Port-au-Prince a envoyé à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) une liste d'une dizaine de personnes ayant des démêlés avec la justice que la police doit arrêter et conduire au pénitencier national. Sur cette liste figure le nom du député Arnel Bélizaire.
« M. Desrosiers, le député Arnel Bélizaire rentre au pays ce jeudi, est-ce vous allez l'arrêter à l'aéroport ? Je vous le dis encore une fois: La police ne fait pas de personnalité. Elle n'a pas d'état d'âme et elle est là pour exécuter toute décision judiciaire. »
Quid du certificat bonnes vie et moeurs émis par la DCPJ ?
« Tout citoyen a droit à un certificat de bonnes vie et moeurs et c'est la DCPJ qui le délivre. Cependant, si une personne a été arrêtée par la police, la DCPJ le note dans le certificat avec la date de la décision de justice et le chef d'accusation », a souligné le porte-parole de la PNH.
Mais, dans le cas de Arnel Bélizaire, M. Desrosiers, est-ce que la DCPJ a mentionné ses démêlés avec la police et la justice ? « Si la personne a été arrêtée, la DCPJ le note automatiquement dans le certificat de bonne vie et moeurs. Il y a deux types de certificat : un positif et un négatif. Si le demandeur a été arrêté, cela sera mentionné », a expliqué au Nouvelliste Garry Desrosiers.
Plusieurs députés ont annoncé qu'ils iront ce jeudi à l'aéroport international Toussaint Louverture pour accueillir leur collègue et du coup lui apporté leur soutien. Des sympathisants du parlementaire ont également manifesté leur intention de se rendre à l'aéroport.
Le président du Sénat a qualifié de prématuré le mandat d'arrêt émis contre le député. Le sénateur Rodolphe Joazile a rappellé que Arnel Bélizaire bénéficie de l'immunité parlementaire et que la loi fixe clairement la procédure à suivre pour lever cette immunité.
Le député Arnel Bélizaire a déclaré, de Paris où il se trouve actuellement, « Je ne suis pas un repris de justice, parce que je n'ai pas été condamné devant un tribunal criminel. Mon dossier est clos et je n'ai pas peur du président...»
« Arnel Bélizaire a été en prison à trois reprises. Le 14 septembre 1995, il l'a été pour abus de confiance et libéré quatre jours plus tard. Le 14 octobre 2004, pour détention illégale d'arme automatique. Evadé du pénitencier national en février 2005, il a été arrêté par la police dominicaine pour vol de véhicules, puis remis aux autorités haïtiennes qui l'ont incarcéré le 4 juillet 2005. Il a été élargi en juin 2006 », a rappelé le secrétaire exécutif du RNDDH, Pierre Espérance, faisant référence aux archives de l'organisation.
Arnel Bélizaire a déjà purgé pour les accusations de détention d'arme illégale, a rétorqué Me Camille Leblanc, qui l'a représenté dans le cadre de cette affaire. Invité également à Radio Magik, l'homme de loi précise qu'en juin 2006, le tribunal correctionnel a ordonné la libération de l'homme qui a bénéficié de la loi Lespinasse.
Robenson Geffrard
rgeffrard@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=98756&PubDate=2011-10-26

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