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jeudi 1 septembre 2011

JUGER JEAN CLAUDE DUVALIER

31 août [AlterPresse] --- Le collectif des citoyens pour juger Duvalier (sigle créole : Kosijid) estime nécessaire le procès contre l’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier, selon ce qui ressort d’une conférence tenue ce 31 août au centre de la capitale haïtienne et à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse.
Il faut que « Jean Claude Duvalier et ses acolytes soient jugés pour crimes contre l’humanité »(...), en mémoire de tous les meurtres, les assassinats, les séquestrations, survenus au cours des 29 ans de la dictature ( 1957-1986), déclare le collectif.
Le coordonnateur général du collectif, Raymond Davius, voit dans le jugement de l’ancien dictateur « une expansion de la justice (haïtienne) (…) une réparation pour les victimes du régime et une fin à l’impunité ».
Victime de la dictature, Raymond Davius a été arrêté et emprisonné 17 fois, avant d’opter pour l’exil.
Quant à l’aboutissement de sa demande, la coordination du collectif des citoyens pour juger Duvalier déclare être confiante dans le système judiciaire en Haïti, tout en admettant que le processus sera plutôt lent, vu que Duvalier est un ancien chef d’État et qu’il possède beaucoup d’argent.
Jean Claude Duvalier, dit ‘’ Baby Doc’’, a succédé à son père François Duvalier (Papa Doc) à la mort de ce dernier en 1971.
De 1957 à 1986, les Duvalier ont instauré une dictature à vie, qui a décimé des familles, violé, volé, emprisonné, tué ou forcé à l’exil celles et ceux qui s’opposaient au régime.
Les bras de cette dictature féroce étaient les volontaires pour la sécurité nationale (Vsn), autrement appelés les « Tontons macoutes », une milice paramilitaire (parallèle à l’armée).
Au sujet de cette milice, François Duvalier eut à faire savoir qu’elle « a une âme Duvalier, elle ne connaît qu’un chef "Duvalier" et elle lutte pour une seule destinée : Duvalier au pouvoir », selon un document soumis par le collectif lors de la conférence du 31 août 2011 à Port-au-Prince.
Après 25 ans d’exil en France, Jean Claude Duvalier est rentré en Haïti le 16 janvier 2011.
Depuis, plusieurs victimes de son régime ont déposé plainte contre lui devant la justice haïtienne.
Pour le défendre, ses avocats arguent d’une prétendue prescription pour les crimes (portant atteinte à la vie humaine) reprochés à Duvalier, c’est-à-dire que ces crimes (perpétrés entre 1957 et 1986) dépasseraient tout délai de poursuites judiciaires.
« Les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité n’admettent pas la notion de prescription », précise le collectif, qui prend le contrepied des arguments des avocats assurant la défense de Baby Doc. [rh kft rc apr 31/08/2011 15:30]



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