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vendredi 19 août 2011

Yves Jean-Bart se dit clean

Haïti: Sous enquête de la commission d'éthique de la FIFA pour cause de corruption présumée, le président de la Fédération haïtienne de Football (FHF), Yves (Dadou) Jean-Bart qui figure sur une liste de 16 dirigeants de l'Union Caraïbéenne de Football (UCF), a plaidé son innocence. Bien que « clean » dit-il, il est prêt à collaborer avec cette commission dans le but de dire tout ce qu'il savait eu égard à ce dossier.

Sans réaction depuis la publication du communiqué de la FIFA faisant état des dirigeants caribéens dont celui d'Haïti, suspectés d'avoir reçu des pots-de-vin au cours de la dernière campagne présidentielle de la Fédération internationale de football, en violation du code d'éthique de la FIFA, le président de la FHF sort de son mutisme et en a profité pour plaider coupable.
« Certains haut gradés de la FIFA avaient fait dans le passé l'objet d'une enquête, tels : Joseph Blatter, Julio Grondona, Ricardo Texeira, Jérôme Valcke et autres... A l'arrivée, l'enquête a révélé qu'ils ont été exempts de tout reproche. Dans mon cas, je suis président de la FHF Haïti, en revanche, fait partie de l'Union Caribéenne de Football (UCF). Ainsi, c'est de manière logique que la commission d'éthique de la FIFA a fait choix d'enquêter sur ma personne, d'autant qu'elle avait adressé un mail au secrétaire général de la FHF, Jacques Lionel Désir, qui, lui, n'était pas en Haïti mais en Argentine, à l'occasion de la Copa América pour l'inviter à venir aux Bahamas et expliquer tout ce qu'il sait de la réunion de Trinidad & Tobago », a expliqué Yves Jean-Bart, avant de préciser : « J'ai expliqué aux membres de cette commission d'éthique que je n'avais pas de visa bahamien pour m'y rendre. Haïti étant absente à cette réunion, comme de fait, les membres de la commission d'éthique ont décidé d'ouvrir une enquête sur les membres des pays absents à cette réunion, y compris ceux d'Haïti », a-t-il ajouté.
Questionner sur une enveloppe de 40 000 dollars US en liquide qu'auraient reçue les responsables régionaux afin d'accorder leur vote à Mohammed Bin Hammam, l'ancien rival qatari de Joseph Blatter, l'homme fort de la FHF a rétorqué en disant : « Je suis clean. Tout le monde le sait, et même ceux qui me haïssent. Tout moun tèt frèt, poze. Pour l'instant, je suis en train de collaborer avec eux pour la pleine et entière réussite de cette enquête », a fait savoir Yves Jean-Bart.
À entendre le président de la FHF parler de ce dossier, il semble qu'il n'yest pas impliqué. Toutefois, seul le résultat de cette enquête révèlera s'il ne va pas subir le sort de son homologue de Guyana, Colin Klass, qui s'est notamment vu provisoirement interdite d'exercer toute activité relative au football (administrative, sportive ou autre) par le président de la commission d'éthique, Claudio Sulser (Suisse), après examen des informations spécifiques reçues à ce sujet.
A part Yves (Dadou) Jean-Bart, figurent également sur la liste Osiris Guzman et Felix Ledesma de la République Dominicaine et Richard Groden de Trinidad & Tobago, pays d'origine de Jack Warner qui avait lui-même dû démissionner à la mi-juin, accusé notamment de tentative de corruption dans l'attribution des Coupes du Monde 2018 et 2022, respectivement à la Russie et au Qatar, alors qu'il a été l'ancien président de la CONCACAF et vice-président de la FIFA.
Signalons que c'est le juge Robert T. Torres, membre de la commission d'éthique, qui s'est vu confier la mission de superviser et diriger l'enquête. Avec l'accord de la commission, il a mandaté Freeh Group International Europe (FGI Europe) et le secrétariat de la commission d'éthique pour assister la commission dans cette tâche. La commission d'éthique a déjà contacté les seize officiels de la CFU pour des interrogatoires complémentaires dans le cadre de cette procédure.
Légupeterson Alexandre/petoo76@aim.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=96170&PubDate=2011-08-19

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