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lundi 6 décembre 2010

Si, pour Ban-Ki-moon, les irrégularités ayant marqué les élections paraissent assez sérieuses, pour la MINUSTAH elles ne suffisent toujours pas à faire invalider le scrutin

La MINUSTAH « menace » d’empêcher la « violence »
vendredi 3 décembre 2010, Radio Kiskeya
Le secrétaire général des Nations Unies, Ban-Ki-moon, a relevé vendredi par-devant l’Assemblée générale de l’organisation que « les irrégularités qui ont marqué les élections de dimanche dernier en Haïti semblent plus sérieuses qu’initialement décrites ».
Notant le fait que les incidents et violences qui ont émaillé les élections ne sont pas exceptionnels en Haïti, il a exhorté tous les acteurs politiques à éviter la violence, à entamer immédiatement des discussions en vue d’une solution haïtienne, avant qu’une crise ne se développe. Cela devrait être fait quelles que soient les plaintes et les réserves quant au processus, a-t-il souligné.
« Toutes les parties concernées doivent respecter, et être vues comme respectant le cadre légal. Les dirigeants politiques doivent placer les intérêts de leur pays au-dessus de leurs ambitions personnelles et partisanes. Toute instabilité sociale dans les jours à venir privera les victimes du choléra du traitement qui leur sauvera la vie. La communauté internationale, se tient aux cotés du peuple haïtien et observe étroitement », a ajouté le secrétaire général.
Il a enfin félicité le peuple haïtien pour sa claire détermination à faire entendre sa voix à travers sa participation aux élections du 28 novembre.
Dans un communiqué relatant les propos de Ban-Ki-moon, la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), s’associe à son appel au calme et au respect de l’Etat de droit tandis que le processus électoral poursuit son cours.
En dépit du fait que le secrétaire général de l’ONU considère que les irrégularités constatées paraissent plus sérieuses qu’initialement décrites, la mission onusienne en Haïti, sans faire référence aux observateurs nationaux, soutient que « tous les acteurs politiques doivent admettre que, selon les observateurs électoraux internationaux, les irrégularités constatées ne sont pas considérées suffisantes pour invalider le processus électoral ».
Exhortant enfin les dirigeants politiques haïtiens à prendre note de l’appel du secrétaire général des Nations Unies, le communiqué de la MINUSTAH hausse délibérément le ton, à l’instar de son chef, Edmond Mulet qui, la veille, avait évoqué l’éventualité du départ de la mission et la suspension de l’aide à Haïti « si le vote populaire n’était pas respecté ».
« L’histoire jugera sévèrement ceux qui, par la violence, entravent la réponse au choléra, causant par conséquent mort et souffrance au sein de la population haïtienne. La violence ne sera pas permise comme moyen de déterminer le transfert du pouvoir ou le choix des nouvelles autorités haïtiennes », conclut le communiqué de la mission onusienne. [jmd/Radio Kiskeya].
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7294

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