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mardi 14 décembre 2010

La crise postélectorale se transforme en impasse

Aucune nouvelle proposition n'a été formulée au cours des dernières 72 heures dans le cadre des efforts visant à résoudre la crise postélectorale. Prédite par les dirigeants de plusieurs leaders de l'opposition, dont les dirigeants de l'Alternative, de l'Ucadde et de Libération, la crise postélectorale se transforme en un vaste imbroglio. L'offre de recomptage des votes formulée par l'organisme électoral a été rejetée par les deux candidats Mirlande Manigat et Michel Martelly. La " procédure d'urgence et exceptionnelle de vérification" annoncée jeudi par le CEP n'a pas fait recette dans les rangs de l'opposition. Pour Michel Martelly, il s'agit ni plus ni moins que d'une manipulation. "Nous avons un gros problème avec le recomptage des voix dans la mesure où pas moins de 3.000 procès-verbaux frauduleux ont été ajoutés", a-t-il soutenu précisant que les fraudes ont eu lieu sur instruction du président Préval. Dénonçant un nouveau piège M. Martelly est convaincu que le gouvernement est prêt à tout pour rester au pouvoir.
Arrivée en tête du premier tour, Mirlande Manigat, ne veut pas non plus d'un nouveau comptage des voix. Elle déplore que le CEP n'ait pas indiqué "la procédure envisagée pour une telle opération".
Les principaux observateurs locaux sont également opposés à un recomptage des votes des 3 candidats arrivés en tête du premier tour. Les dirigeants de ces ONG estiment que cette initiative lancée par le Conseil électoral haïtien (CEP), ne répondait pas à l'urgence de la situation. "Toute disposition de ce genre doit faire l'objet d'un dialogue, d'une concertation susceptible de déboucher sur un consensus suffisant, condition indispensable pour aboutir à des résultats acceptés par tous", précisent t-ils.
En outre les observateurs nationaux soutiennent que les vérifications ne peuvent concerner seulement les trois candidats à la présidentielle qui auraient recueilli le plus grand nombre de voix le 28 novembre. "Toutes les contestations doivent être entendues aussi bien pour les législatives que pour les présidentielles", insistent ils.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=18561

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