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mercredi 6 mars 2013

Hugo Chávez victime de ses "ennemis" ? Le vice-président du pays Nicolás Maduro accuse "les adversaires historiques" du Venezuela d'avoir provoqué le cancer du président. Le vice-président vénézuélien Nicolás Maduro s'est exprimé à l'issue d'une réunion des hauts responsables politiques et militaires du pays. "Nous n'avons aucun doute, arrivera un moment dans l'histoire où nous pourrons créer une commission scientifique (qui révélera) que le commandant Chávez a été attaqué avec cette maladie. (...)
Les ennemis historiques de cette patrie ont cherché un point faible pour atteindre la santé de notre commandant", a-t-il déclaré. Réunion des dirigeants vénézuéliens/ Au lendemain de l'annonce par le gouvernement de l'aggravation de l'état de santé du président, le successeur désigné de Hugo Chávez a également admis que le pays vivait "ses heures les plus difficiles" depuis la quatrième opération du président, le 11 décembre dernier. Peu avant la mi-journée, les autorités avaient convoqué une réunion des plus hauts dirigeants politiques et militaires vénézuéliens au palais présidentiel de Miraflores à Caracas. Étaient notamment présents M. Maduro, plusieurs hauts gradés et les 20 gouverneurs d'États membres du parti socialiste au pouvoir. Expulsion de deux attachés militaires/
Dans la foulée, Nicolás Maduro a annoncé l'expulsion de deux militaires de l'armée de l'air américaine à l'ambassade des États-Unis. L'un d'entre eux, David Delmonico, est accusé de "rechercher des militaires actifs au Venezuela, d'abord pour se renseigner sur la situation des forces armées et (ensuite) pour leur proposer des projets déstabilisateurs".
 Le Venezuela doit également expulser un deuxième fonctionnaire de l'ambassade des États-Unis pour avoir entretenu des contacts non autorisés avec des responsables de l'armée vénézuélienne, a indiqué mardi le ministre des Affaires étrangères Elias Jaua.
 Le Pentagone confirme l'expulsion
Un porte-parole du Pentagone, le lieutenant-colonel Todd Breasseale, a déclaré que David Delmonico était en route mardi pour les États-Unis. "Nous sommes au courant des allégations proférées par le vice-président vénézuélien (Nicólas) Maduro à la télévision d'État à Caracas et pouvons confirmer que notre attaché de l'Air, le colonel David Delmonico, est en route pour les États-Unis", a déclaré le porte-parole dans un communiqué.
 "Nouvelle et grave infection"
 Lundi soir, le ministre de la Communication Ernesto Villegas avait ravivé l'angoisse des partisans du Comandante en annonçant "une détérioration de la fonction respiratoire (du président) en relation avec son état d'immunodépression, propre à son état clinique". "Actuellement, il présente une nouvelle et grave infection", avait également précisé le ministre.
 Prières pour sa santé
Devant l'hôpital militaire Carlos Arvelo de Caracas, où Hugo Chávez a été admis le 18 février, des dizaines de partisans ont participé mardi à des prières pour sa santé, répondant à un appel lancé sur la télévision d'État. "Je suis venue prier après la nouvelle d'hier, qui était choquante. Notre manière (de tenir) est de ne pas perdre la foi, l'espérance", a confié à l'AFP Marta Rodriguez, une femme au foyer de 50 ans. Autour d'elle, certains sanglotaient entre deux incantations.
Au pouvoir depuis 1999
Hugo Chávez, au pouvoir depuis 1999 et réélu pour six ans en octobre mais empêché de prêter serment en janvier, devait respirer à l'aide d'une canule, après avoir subi une trachéotomie à la suite de complications respiratoires survenues à l'issue de sa quatrième opération, le 11 décembre à Cuba. Il a du mal à parler, avait indiqué le gouvernement.
Si depuis le dernier rapport médical datant de 11 jours le gouvernement admettait que l'évolution de son état de santé "n'a pas été favorable", il affirmait toutefois régulièrement que le patient continuait de diriger le pays disposant des plus importantes réserves de pétrole au monde. Mais il ne parvenait pas à étouffer les rumeurs qui couraient sur l'état de santé réel de M. Chavez, en l'absence de véritables bulletins médicaux.
56 % des Vénézuéliens pensaient que Chávez allait revenir
Pour le politologue Luis Vicente Leon, l'annonce de l'aggravation de l'état du président devait surtout être observée par le "filtre politique". "La politique décidera de ce qui pourra être dit, et quand cela pourra être dit", a-t-il assuré à l'AFP. Selon une récente enquête de l'institut Datanalisis, plus de 56 % des Vénézuéliens pensaient encore que le président se remettrait et reviendrait aux commandes, contre 30 % qui estimaient qu'il ne reviendrait pas.
 http://www.lepoint.fr/monde/venezuela-le-gouvernement-accuse-les-ennemis-du-pays-d-avoir-provoque-le-cancer-de-chavez-05-03-2013-1636376_24.php

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