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vendredi 4 mars 2011

« Mon école à Haïti » : André et Josette Hennebelle ont passé trois mois sur l'île

vendredi 04.03.2011, 05:05 - La Voix du Nord L'entrepreneur lillérois spécialisé dans la construction bois et sa femme sont rentrés lundi matin de Port-au-Prince, capitale d'Haïti. Pendant trois mois, ils ont vécu sur cette île dévastée par un énorme séisme le 20 janvier 2010. Trois mois pendant lesquels André a dirigé le chantier d'une école préfabriquée à Lillers puis transportée par bateau. Encore très ému de cette expérience qu'il n'a de cesse de relativiser, il raconte. PAR CÉLINE BARDY

bruay@info-artois.fr
André Hennebelle parle vite et baisse souvent la tête. Il ne veut surtout pas qu'on pense qu'il fait de la publicité pour son entreprise : « J'ai pas besoin de ça, et puis à mon âge ! » À 61 ans, « à l'aube de la retraite » comme il dit, il vient pourtant de vivre une expérience hors du commun.
Le fondateur de l'entreprise Bel'Bois (aujourd'hui dans le giron du groupe Ramery), spécialisée dans la construction en bois, s'est embarqué dans une aventure humanitaire à Haïti. « Ce sont les Rotariens qui sont à l'initiative », rappelle-t-il, moi je ne suis pas Rotarien ». Leur idée : reconstruire une école pour 800 élèves à Port-au-Prince. Commande des soeurs de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul. La société a sollicité l'entrepreneur lillérois pour ce chantier à 1 million d'euros. « On était parti pour faire quatre classes et puis après le travail de reconnaissance sur place, on a décidé d'en faire 20, un préau, un réfectoire et de rénover des bâtiments.
» Voilà le chantier qui l'a occupé ces trois derniers mois. Lui, le chef d'entreprise a retroussé ses manches pour mettre la main à la pâte. « Ça faisait longtemps que j'avais pas fait un travail physique, j'ai perdu 17 kg, mais ça va, j'ai vu que j'étais encore capable. Ça s'est très bien passé et le départ a même été douloureux, racontait-il hier la voix tremblante et les yeux sur le point de déborder. Il y avait beaucoup d'émotion des deux côtés, il nous on fait des petits cadeaux... »
Quand André dit « nous », il entend lui et sa femme Josette. « Heureusement qu'elle m'a accompagné. Tout seul, je crois que je ne l'aurais pas fait. C'était des journées dures et puis le soir, on était tout seuls dans notre petite cellule, chez les soeurs. Il n'y avait pas toujours l'électricité et l'eau courante, des fois Internet... »
Début avril, André repartira une dernière fois à Port-au-Prince pour l'inauguration de l'école. « Je partirai une semaine avant. Ils m'ont demandé d'y être et puis il y aura peut-être des choses à bricoler. » •

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