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mercredi 2 mars 2011

Haïti fait la fête à Toronto

01 mars 2011 par Benoit Gheeraert
Photo :
 Robert Morin, Joe Trouillot et son fils Frantz-André

Le dimanche 27 février, le Groupe professionnel haïtien de Toronto (GPHT) et le Centre canadien pour l’unité de la famille organisaient une soirée au restaurant Harlem pour célébrer la fin du Mois de l’histoire des Noirs. Pour l’occasion, deux monuments de la culture haïtienne étaient présents : le chanteur Joe Trouillot et l’écrivain Robert Morin. Ce dernier présentait son dernier livre intitulé La Fierté haïtienne incrustée dans les murailles de la Citadelle du roi Henri Christophe.
« Je présente la Citadelle comme la huitième merveille du monde, explique l’ethnologue et numérologue haïtien. Je ne comprends pas pourquoi on ne parle que des sept merveilles du monde antique, bien qu’il n’y en ait plus qu’une seule qui existe. Quand on voit le travail qu’a représenté la construction de la Citadelle, elle mérite de faire partie de cette liste. »
La notion de fierté est primordiale pour Robert Morin. « Mon livre parle de la fierté de l’héritage du roi Henri Christophe, de la fierté d’être haïtien. Le roi Henri Christophe était un dictateur qui prônait la liberté des gens. Les termes dictateur et liberté peuvent paraître en opposition mais Henri Christophe n’était pas un dictateur comme on l’entend aujourd’hui. Il n’avait rien avoir avec les situations actuelles que l’on peut voir au Moyen-Orient, avec Kadhafi en Libye par exemple. »
Pour Joe Trouillot, la soirée était l’occasion de monter sur les planches torontoises et de revenir sur une longue et brillante carrière. « Cela fait 12 ans que je participe à cette célébration du mois de l’Histoire des Noirs au Canada. J’ai commencé à Montréal et c’est la première année que j’y participe à Toronto. J’ai été très honoré quand on m’a demandé d’être le parrain de cette édition torontoise. Vous savez, je vais avoir 89 ans en mars prochain, j’ai plus de 65 ans de carrière, je suis un peu le Charles Aznavour haïtien, déclare l’artiste, l’oeil rieur. Toutes ces années, j’ai toujours été fier de promouvoir Haïti. Je l’ai fait par la chanson, avec le bleu et rouge à la hauteur de mon coeur. »
Alors qu’il a tourné de par le monde, Haïti garde toujours une place particulière dans son coeur. « J’ai connu les bons moments d’Haiti, j’espère qu’ils reviendront bientôt. La dernière fois que j’y suis retourné, c’était en août dernier, quand j’ai été nommé représentant de la culture haïtienne par la ministre de la Culture Marie-Laurence Jocelyn Lassègue lors de la célébration en l’honneur de l’Orchestre des jeunes d’Haïti. »
Quand on lui demande quel a été le moment le plus marquant de sa carrière, Joe Trouillot a du mal à ne garder qu’un souvenir. « Je dirais plutôt que ce qu’il me rend le plus heureux, c’est d’avoir pu tourner le monde avec le drapeau haïtien dans la main et de faire chanter des Espagnols, des Italiens et tous les autres en créole. C’est ça dont je suis le plus fier. »

http://www.lemetropolitain.com/nouvelles.asp?nID=15154

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