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samedi 22 janvier 2011

Le Canada ne peut approuver les résultats préliminaires

21/01/2011 23h16 OTTAWA

Le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, conclut qu’il n’est pas possible d’approuver les résultats préliminaires de l’élection présidentielle en Haïti publiés le 7 décembre dernier.
Le ministre Cannon base ses observations à la lumière d’un récent rapport de la Mission d’experts de l’Organisation des États américains (OEA), chargée de vérifier les résultats préliminaires de l’élection présidentielle haïtienne.
Le rapport détermine qu’en raison d’un certain nombre de facteurs, y compris la fraude, la Mission d’experts ne peut approuver les résultats préliminaires de l’élection présidentielle rendus public le 7 décembre 2010, et selon lesquels le dauphin de René Préval, Jude Célestin, se qualifiait en deuxième place, ce qui lui permettait d’accéder au deuxième tour de scrutin et d’affronter l’ancienne première dame d’Haïti, Mirlande Manigat, arrivée première.
Ces premiers résultats avaient provoqué une vague de violence au pays, puisqu’ils plaçaient le chanteur Michel Martelly au troisième rang, l’excluant ainsi du deuxième tour.
« Le Canada approuve le rapport de la Mission d’experts de l’Organisation des États américains chargée de vérifier les résultats préliminaires de l’élection présidentielle haïtienne et prie instamment le Conseil électoral provisoire d’accepter et de mettre en œuvre les recommandations du rapport et, par conséquent, de passer aux prochaines étapes du processus électoral », a déclaré, hier, le ministre Cannon, dans un communiqué. Ce rapport renferme une évaluation et des recommandations sur la tabulation des votes et autres facteurs ayant eu des répercussions sur les résultats préliminaires du premier tour. Selon le rapport de la Mission d’experts, le candidat Martelly aurait dû terminer deuxième (22,2 %) lors du premier tour, devant M. Célestin (21,9 %). Mme Manigat demeure pour sa part première (31,6 %).
« Le Canada exhorte de nouveau les leaders politiques d’Haïti à s’acquitter de leurs obligations démocratiques, a ajouté le ministre Cannon.
Ils doivent veiller à ce que le processus électoral suive son cours afin que la transition démocratique puisse s’achever le plus tôt possible. Pour renforcer la démocratie en Haïti, il faut absolument que le processus et les résultats soient crédibles et transparents. »

1 commentaire:

emploi québec a dit…

merci pour cette information pertinente