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lundi 12 août 2013

Faut-il une déontologie de l'opposition?


Le Nouvelliste | Publié le :09 août 2013
Dr Philippe DESMANGLES; pdesmangles@yahoo.fr
 À la lumière des derniers évènements qui ont secoué le monde politique haïtien, l'évidence s'impose que le ridicule non seulement ne tue pas, mais stimule à faire pire. La palme d'or est à donner aux groupements de l'opposition. Il semble permis de tout dire surtout si ce n'est pas logique, surtout si c'est un mensonge, du moment que l'on arrive à médire et, pourquoi pas? calomnier les membres du gouvernement ainsi mis sur la sellette de façon quotidienne.
Ce qui me navre vraiment c'est que les arguments utilisés sortent directement de la Béotie et sont donc une insulte à tout venant !
Je vous invite à décortiquer trois arguments récemment utilisés.
 Le premier que je tire du bêtisier de l'argumentaire de l'opposition est que « les quelques kilomètres de route et les quelques ponts bâtis ne sont rien ». Je ne me souviens pas du nom du parlementaire qui a sorti cette boutade mais ce dernier a prouvé que la seule compétence qui permette d'accéder à un poste électif, est de manier la communication pour arriver à convaincre.
Ce sont là donc les travaux d'infrastructures du gouvernement qui sont mis à l'index. Qu'ils embellissent le pays ne sert pas à grand-chose et serait en fin de compte pire que le mal.
Ainsi les lampadaires solaires sont une mauvaise idée car on aurait privé les ménages du précieux courant dont ils ont besoin, pour le rendre seulement disponible dans la rue... Je rappelle que lesdits lampadaires étant solaires, ils n'utilisent pas l'énergie de l'Ed'H fournisseur du courant en alternance car ne pouvant mettre en oeuvre une politique efficace contre les prises sauvages.
Et pour finir cette première argutie, les maisons peintes de Jalousie offrent un plus vilain spectacle que le gris sale déprimant qu'elles laissaient voir avant...
 Béotie suivante : Haïti n'est pas une démocratie, pire, Haïti est sur la pente du totalitarisme. Donc nous avons une dictature féroce dans laquelle le président à été élu par vote populaire pour une période donnée fixée par la Constitution. Ces élections ont été frauduleuses, mais seulement pour le président.
Pour tous les autres élus qui ont bénéficié du même vote et des mêmes structures présentes, elles ont été libres et honnêtes !
Haïti est doté d'un Parlement qui a le pouvoir de choisir le Premier ministre parmi les candidats proposés par le président, qui peut convoquer quand il veut un ministre ou tout le gouvernement (et il le fait !). Ce Parlement peut flanquer à la porte de son enceinte n'importe quel ministre (et il l'a fait) sous l'injonction d'un groupe MINORITAIRE ! Ce parlement jouit d'une immunité qui est en fait une impunité pour toutes les insanités (le terme n'est pas trop fort) et mensonges qu'il peut sortir sur le gouvernement.
Un parlement jouissant d'une impunité sur tous les actes que ses membres commettent car sans aucun respect pour les trois pouvoirs, il s'oppose à toute investigation judiciaire et va même jusqu'à prendre la place des juges en faisant lui-même ses enquêtes... C'est vrai que nous vivons dans une dictature : celle du Parlement !
 Mais la presse d'opposition a révélé que les limites du ridicule peuvent être reculées à l'infini surtout si elle est aidée par... des parlementaires, dans le dossier du malheureux décès du juge. Je vais essayer de faire un résumé de l'imbroglio des stupidités émises.
La mort du juge aurait d'une part été provoquée par le stress d'une réunion qu'il aurait eue avec le président et le premier ministre et, d'autre part, avec la complicité d'un médecin au bracelet rose qui s'est empressé de faire une conférence de presse douteuse.
Mais, d'après un parlementaire qui trouve toujours un écho complaisant dans la presse d'opposition bien qu'il ait en plusieurs fois prouvé qu'il était un fieffé menteur, le juge serait mort d'un empoisonnement : le Président aurait forcé le Premier ministre à verser le poison dans le verre du magistrat. C'est donc pour cela que ces deux personnes ne s'entendent plus !
 Pourtant rien n'a été dit sur le fait que ledit juge étant un étranger ne pouvait pas avoir un tel poste, rien n'a été dit sur l'incongruité qu'un juge illégal étranger mette en accusation la famille présidentielle... Bon! j'arrête là les faits pour ne point provoquer de réflexe émétisant.
 Mais je me pose une question : cette opposition a-t-elle pensé à l'image qu'elle laisse d'Haïti ? Que penserait l'étranger d'un président tant décrié, tant vilipendé ? Mais a-t-on pensé à la fonction même du président qui est mis à mal ? Le président d'Haïti n'a-t-il pas droit à un minimum de respect ? Il est quand même et surtout NOTRE président !
Dr Philippe DESMANGLES; pdesmangles@yahoo.fr
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=119792

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