POUR VOS RECHERCHES

Google

lundi 19 mars 2012

Haïti: remontée de l'insécurité, 147 morts violentes depuis début 2012

Près de 150 personnes ont été tuées, le plus souvent par balles, en Haïti depuis le début de l'année, a comptabilisé une organisation de défense des droits de l'homme qui se dit "préoccupée par les actes d'insécurité et de criminalité" dans le pays.

Selon le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), 147 personnes --dont cinq policiers-- ont été tuées dans des actes de violence depuis le début de l'année dans le pays, en majorité à Port-au-Prince.
Au cours de la seule nuit de jeudi, sept personnes ont été tuées par balles dans le centre de Port-au-Prince, a rapporté l'organisation vendredi. Selon un rapport publié par le RNDDH, "des cas spectaculaires d'assassinats, d'enlèvements et de séquestrations contre rançon, de vols, de filatures à bord de motocyclettes sont perpétrés quotidiennement alors que les autorités (haïtiennes) ne semblent pas évaluer l'ampleur de la situation en vue d'y apporter les réponses appropriées".
D'autre part, le RNDDH s'inquiète de "l'existence de plusieurs groupes lourdement armés, constitués d'individus se présentant comme des anciens militaires qui s'entrainent dans d'anciennes casernes de l'armée dissoute en 1994 et continuent d'opérer ouvertement dans des patrouilles imposant leur présence à la population".

http://lci.tf1.fr/filnews/monde/haiti-remontee-de-l-insecurite-147-morts-violentes-depuis-debut-7072492.html
Notre commentaire
Michel Martelly voudrait –il la tête de Mario Andrésol ?

Je me pose cette question depuis l’arrivée au pouvoir de l’ancien chanteur de « konpa Direk ». Lors de son grand discours inaugural, Michel Martelly semblait bien se garder de toucher l’épineux problème de l’insécurité. Ce fut d’autant plus flagrant ou maladroit dans la mesure ou depuis des années le vrai problème d’Haïti reste l’insécurité.
Personnellement je m’attendais à voir une plaidoirie en bonne et due forme, surmontée d’une détermination à faire face une fois pour toute à ce fléau qui cause plus de dégâts au pays que le choléra Népalais.
Sans doute produit de l’improvisation du nouveau venu ou fruit de l’incohérence de l’incompétence, il est difficile de comprendre la logique d’une démarche officielle qui veut présenter un pays ouvert aux investissements et au tourisme sans travailler à faire du territoire haïtien un endroit complètement sécurisé.
Depuis son arrivée au pouvoir, des rumeurs fondées ou pas parlent d’une certaine dissension entre le locataire du Palais National et le Directeur Général de la Police Nationale Haïtienne Monsieur Mario Andrésol.
Récemment il y a eu des bruits autour d’une démission. Ce qui a été démentie par l’intéressé lui-même. Il faut dire que le Directeur Général de la PNH s’acquitte très bien de sa mission et a su garder l’institution sur les rails que lui confèrent la loi organique et les résolutions qui lui ont donné naissance. Pour être clair, on admettra que la PNH à aucun moment de la durée, n’a été placée sous les ordres de l’exécutif comme il a été le cas durant les administrations de Jean Bertrand Aristide.
La PNH avec ces faibles moyens malgré la volonté expresse de certaines instances obscures qui lui mettent les bâtons dans les roues, restent une institution indépendante sans inclination vers un secteur ou vers une des branches du pouvoir.
C’est sans doute là le vrai défaut et le handicap majeur de cette institution aux yeux du pouvoir exécutif.
Tout le monde a vu la tendance de Michel Martelly de vouloir s’entourer d’amis et de proches. Je ne voudrais pas aller jusqu’à l’épithète dictatorial que beaucoup lui prêtent dans l’interprétation de certaines des ses prises de position.
L’idée d’une Police un peu plus colorée, avec des tons tendant vers la couleur rose n’est surement pas à écarter.
C’est dans ce contexte là que, Mario Andresol pourrait ne pas rentrer dans les plans de l’exécutif. Et comment noyer son chien sans être réprimander si ce n’est en disant qu’il est atteint de la rage.
Une montée incontrôlée de l’insécurité en Haïti voudrait juste dire une mauvaise gestion ou traduirait une incapacité de la direction de la PNH d’où le renvoi ou le non renouvellement du mandat du directeur général.
Ce ne sont que des réflexions certes. Mais je ne comprends pas pourquoi le président n’a pas encore réalisé sa semaine de la sécurité. Pourquoi il n’a pas encore lancé de mise en garde énergique et déterminée contre ceux qui tirent profit de cette situation ?
Decky Lakyel
Pour Haïti Recto Verso

Aucun commentaire: