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vendredi 9 décembre 2011

Le regard d'un photographe d'ici sur Haïti

Dans la nuit du 12 au 13 janvier 2010, un tremblement de terre de magnitude 7 frappe Haïti. Un an après, le photographe indépendant Corentin Fohlen retourne sur les lieux pour réaliser des clichés. Ceux-là même exposés actuellement à l'hôtel de ville de Bruay, dans le cadre du festival du journalisme.
Éric Gouillart, photographe professionnel du Rotary-club de Bruay installé à Annezin, s'est rendu cinq fois à Haïti depuis le tremblement de terre. Club qui aide depuis sa création l'association bruaysienne Parrainage Haïti. À travers l'exposition, il nous propose un autre regard sur la situation.
Éric Gouillart, photographe professionnel et membre
 du Rotary-club s'est rendu à Haïti plusieurs fois
depuis le séisme.
« On l'a vu et vécu »
Les camps provisoires, les ordures dans les rues... « Tout ce qu'on voit sur ces images, on l'a vu, vécu. C'est encore comme ça, ça bouge un peu mais pas beaucoup. » Pascale, sa femme l'a accompagnée là-bas. « Un an après, tout n'a pas été déblayé. Il n'y a pas de cadastre là-bas donc ils ne peuvent pas prouver que leur terrain leur appartenait. Ça ralentit les projets de construction. » Dans l'exposition, on voit également la cathédrale de Port-au-Prince en ruine où « tout le monde essaie de récupérer de la ferraille pour la revendre. » Tant et si bien que lors de leur dernier voyage, les immenses grilles qui entouraient la cathédrale avaient disparu... Quant à la Cité soleil, « bidonville de 500 000 personnes, qui existait déjà avant le séisme, est sans un seul point d'eau ! Toute l'eau utilisée là-bas est apportée en citerne. » Le couple s'y est rendu un mois après le séisme, accompagné de religieuses qui y sont respectées. « Si on n'est pas attendu, c'est dangereux.
Les prisons ayant été détruites, les prisonniers sont allés à Cité soleil se planquer. C'est assez coupe-gorge... mais il y a beaucoup d'enfants. »
Pour Pascale, le cliché représentant d'hommes, armés d'un seau devant un tas de gravats (voir ci-contre), « c'est représentatif de ce qui se passe pour le pays. Une tache immense et des petits moyens. » À en croire Éric Gouillart, Haïti, ce n'est pas seulement ça, ce sont aussi des visages qui sourient, absents des clichés de Corentin Fohlen.
« Un mois après le séisme, je me souviens qu'ils mettaient une sono dans une voiture et dansaient dans la rue. Ce sont des gens qui aiment la vie, courageux.
Alors qu'ils ont beaucoup de malheurs, ils ne baissent pas les bras. »
AL. T.
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Bethune/actualite/Autour_de_Bethune/Bruay_La_Buissiere/2011/12/09/article_le-regard-d-un-photographe-d-ici-sur-hai.shtml

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