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mardi 1 octobre 2013

Haïti est de retour !...la perle des Antilles souhaite se démarquer du tourisme de masse

Ils sont confiants. De la jolie ministre aux boucles rousses aux investisseurs privés de la diaspora de retour au pays, les professionnels du tourisme haïtien regardent résolument vers l’avenir et sont bien décidés à ne pas laisser passer leur chance face à leur voisin surdéveloppé.
La perle des Antilles se veut de retour.
Elle s’appelle Stéphanie Villedrouin, est ministre du Tourisme et propriétaire d’un petit hôtel sur l’île.
Malgré ses taches de rousseur et ses boucles de blonde vénitienne, elle s’exprime avec un joli accent créole qui révèle son attachement local.
Et elle y croit à son île. « Nous devons nous démarquer du tourisme de masse aujourd’hui majoritaire dans les Caraïbes.
Nous devons sortir des clubs all inclusive et créer du tout inclus régional, en mettant l’accent sur notre histoire, en intégrant les habitants à l’accueil, en développant des petits villages avec des thématiques interactives, des boutiques, des restaurants où le voyageur se sentira à l’aise et en Haïti. »
Haïti mise sur le tourisme et veut faire table rase du passé
La ministre est très soutenue par les acteurs locaux qui l’ont accompagnée à TopRésa, c’est une pro comme eux, ils la connaissent de longue date pour l’avoir côtoyée dans leurs associations hôtelières et fédérations touristiques.
Comme elle, ils jugent que le moment est venu de se refaire connaître du monde des voyageurs. « On peut aller au-delà des actions humanitaires.
Le gouvernement est prêt à se lancer dans la communication extérieure, et nous, les investisseurs privés, nous allons suivre sur le terrain. Il n’y a pas si longtemps, Haïti était connue comme la perle des Antilles. Cela peut revenir. »
Ainsi s’exprime Jacques Marie, élu de l’Assemblée française pour les Caraïbes, et accessoirement Pdg et actionnaire du Club Indigo, l’ancien ClubMed de la côte des Arcadins. Avec ses partenaires, ils se tournent vers des combinés multi-destinations, en connexion avec les Antilles françaises en particulier.
Les vols de Paris via Pointe-à-Pitre et/ou Fort-de-France sont suffisamment nombreux.
« Air Caraïbes décolle trois fois par semaine d’Orly. Nous pouvons toucher une clientèle d’initiés, de touristes avertis, qui prendront intérêt à faire des circuits dans l’île avec des escales balnéaires le soir. »
Les signes clignotent au vert. On y croit ! Les thématiques possibles ici rencontrent parfaitement la demande actuelle des voyageurs en terme de recherche de sens : la musique, l’histoire de l’esclavage et de Toussaint Louverture, le culte vaudou très vivace au quotidien, les forts oubliés dans les collines, les plantations de café historiques, les artistes peintres et les forgerons, qui mettent Haïti un peu à part sur la carte antillaise.
Peu de contraintes, un passeport suffit et le Quai d’Orsay a baissé sa garde. « On n’éprouve pas de sentiment d’insécurité ici » poursuit Jacques Marie, « c’est sans doute dû à la mentalité locale. D’ailleurs, la diaspora revient. » Très nombreux aux USA, les Haïtiens exilés sont tout de même 200 000 en France, « 20 000 à Cergy Pontoise, avec un temple vaudou, vous le saviez ? ».
Exilés en général bien intégrés dans leurs nouveaux pays, ils reviennent désormais régulièrement au pays, avec des projets d’aide, d’investissement, d’accompagnement.
Là encore, les acteurs touristiques voient un signe concret qu’il est temps de positiver. Il leur reste à convaincre des relais dans la profession en France.
Si on en juge par la petite dizaine de TO qui assistait à la conférence de Stéphanie, cela pourrait bien se faire prochainement.
http://www.tourmag.com/Haiti-est-de-retour-_a61878.html Rédigé par Aline Pontailler le Lundi 30 Septembre 2013

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