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mardi 25 octobre 2011

Parrains pour petits Haïtiens

Par Philippe Delvallée Publié le 25 octobre 2011 à 04h00
Le Dr Adam Matthieu, médecin béarnais membre de l'association, lors de l'un de ses séjours en Haïti. © DR«Nos petits d'Haïti», dont le siège est à Lescar, rassemble des bonnes volontés pour venir en aide aux enfants d'un des pays les plus pauvres du monde.
Pour Valérie Brès, la présidente, l'idée de créer une association dédiée aux enfants d'Haïti résulte d'un cheminement naturel. « En mai 2002, je me suis rendue sur place pour adopter une petite fille, Marie-Linda, aujourd'hui âgée de 13 ans. J'y suis restée durant tout le mois de juin dans une pension de famille et j'ai pu voir des gamins travailler en domesticité ».
Le choc visuel passé, ce fut le temps d'un début de réflexion qui ne trouva son aboutissement qu'en 2006. « Au mois de juillet de cette même année je suis retournée en Haïti pour adopter une seconde petite fille, Lili-Anne, aujourd'hui âgée de 8 ans. À mon retour en France, j'ai décidé de m'impliquer totalement dans la cause de ces enfants ».
C'est ainsi qu'est née l'association « Nos petits d'Haïti » à Lescar en 2009. « Cette association n'est en aucun cas une oeuvre ni un soutien pour l'adoption d'enfants dans ce pays », s'empresse de préciser la responsable. À l'origine, les protégés de Valérie ne sont pas des orphelins mais sont plutôt fragilisés par leurs conditions de vie particulièrement précaires. Tous les membres de « Nos petits d'Haïti » sont des adoptants et ont sympathisé, dans un premier temps, via les réseaux sociaux avant de se rencontrer et de grouper leurs efforts. « Nous ne nous retrouvions pas dans les autres associations ».
Les priorités de l'association ont été clairement définies. « Nous avons fait le choix d'engager des actions pour que les soins essentiels aux tout-petits et l'école pour les plus grands ne soient plus un luxe mais un projet de vie, insiste Valérie Brès.
En ce sens, le parrainage scolaire occupe une part majeure au sein de nos activités ». Ainsi, d'octobre 2009 à juin 2010, 12 enfants de la crèche Maison d'Espoir ont pu bénéficier du travail en amont de l'équipe française et ce malgré la terrible catastrophe qui a touché le pays. « L'année suivante les parrainages ont bénéficié à 18 enfants de la crèche et à leurs nounous mais, de surcroît, à quatre jeunes étudiant chez les pères de Fontamara ».
Pour la nouvelle rentrée, le nombre a encore augmenté puisqu'il est passé à 27. Cette évolution est rendue possible par un travail en canal direct. « Nous sommes en contact régulier avec les gens en place, in situ, dans les orphelinats. Nous signons des conventions avec les associations ou les différentes oeuvres. En retour, nous demandons livrets scolaires, factures et photos ». On l'aura compris, chez « Nos petits d'Haïti » ce n'est pas donner pour donner mais envoyer pour faire progresser les choses.
En ce sens, l'action entamée depuis 3 ans va beaucoup plus loin. « Nous essayons d'être au plus près des besoins, dans la cohérence avec le quotidien de la population ». Pour exemple, avec l'aide de la Fondation Total, le 23 avril 2010, ce sont 50 kg de spiruline, algue nutritive gorgée de fer et de magnésium, qui sont arrivés en Haïti.
L'envoi de containers constitue le 2e axe majeur de l'association. « Après un 1er de 250 m3 de vêtements, médicaments, fournitures scolaires et jouets (décembre 2009), nous en avons fait parvenir un 2e en juin 2010, dans lequel on pouvait trouver 2 tonnes de différents laits et 100 boîtes de céréales lactiques ». Le dernier container en date (décembre 2010) a permis d'approvisionner les différents organismes en fournitures scolaires mais, aussi, en congélateur, machine à coudre, matériel de reconstruction et conserves ou nourriture sèche.
Contact : 06 15 11 00 38 (Valérie Brès).
===> Tout reste à faire en Haïti
En Haïti, et surtout après le séisme de 2010, tout reste à faire et notamment pallier aux carences alimentaires des enfants. Les produits de base sont importés et coûtent très cher. Pour exemple, le kilo de riz a vu son prix tripler en un an. La situation est telle que les tout-petits arrivent généralement à la crèche sous-alimentés et parfois malades.
Aquatable pour désinfecter l'eau, pommades dermiques, graines bio font partie de la liste des produits expédiés. Des envois qui sont rendus possibles par la vente d'artisanat haïtien (toiles, décorations, sculptures en pierre, travail sur bois) au cours de diverses opérations (rencontres solidaires, marché de Noël) ou sur le site de l'association. Site : Nospetitsdhaiti.org
http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2011/10/25/parrains-pour-petits-haitiens,216323.php

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