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lundi 13 juin 2011

Drôle de date ce 12 Janvier

Année bizarre cette année 2010 On devrait universellement la reconnaître comme l’année d’Haïti. Aucune n’a autant mis en valeur ce petit mot formé de cinq lettres disposées avec harmonie, symétrie et chichi. Vue de façon globale, 2010 aura été une année extrêmement rude pour l’ensemble et chacun des haïtiens. Il est difficile pour tout être sensé de comprendre comment on peut survivre dans un contexte aussi hostile et aussi humainement invivable. Nous sommes devenus résilients, courageux et dignes. Surtout quand devenir « digne » signifie s’adapter à l’indignité.
J’ai mis 100 jours pour comprendre ; 100 jours pour admettre que quand on est submergé dans la vacuité, d’instinct, on s’accroche à un rien. Et voilà les haïtiens qui rient dans les files d’attente vers les centres de traitement de choléra. Et les haïtiens qui dansent sur les décombres des églises encore à genou, sur les cadavres décomposés des fils de Dieu ensevelis il y a tout juste un an.
La vacuité pourvoit un drôle de sensation. Elle pousse à hyper agir, pour fuir. Elle vous emmène vers des gens pour faire du remplissage. Mais elle vous surprend toujours dans un pan d’examen de conscience ; dans un repli de solitude ou se cachent et se terrent des bribes de réalités rouges crues.
Je l’ai ressentie il y a 100 jours. 265 jours après le 12 janvier 2010. Un après midi d’automne. Le 3 octobre.
Ce jour là, un regard s’est transformé en étincelle qui mit à nu l’épaisseur de l’obscurité que cachait ma propre vacuité, Un sourire en a dénudé la morosité morbide ; une oreille attentive en a constitué une infaillible panacée.
De l’année cauchemardesque,  2010 s’est transformée en un espace rempli de vie et de promesse grâce à ces cent jours.
Aujourd’hui je suis devenu moi aussi résilient grâce à ces 100 jours.
2010 sera à jamais l’année ou se sont côtoyés le meilleur et le pire.
Entre 12 Janvier et 3 octobre
Grâce à vous !..

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