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mercredi 13 août 2008

Le sénateur Judnel Jean conditionne son vote à Mme Pierre Louis au retour au Sénat de Rudolph Boulos (Complètement fou ce sénateur!!! HRV)
Le sénateur Anacacis demande de ramener le quorum du Grand Corps à 10
mardi 12 août 2008,
Radio Kiskeya

Le sénateur Judnel Jean du Nord-Est, issu de la Fusion des Sociaux-Démocrates Haïtiens, conditionne désormais son vote de la déclaration de la politique générale du premier ministre ratifié, Michèle Duvivier Pierre Louis, au retour au Parlement de son collègue de parti, Rudolph Boulos, injustement renvoyé, selon lui.
L’exclusion de Boulos sur la base de sa « prétendue » nationalité étrangère, a été une « décision émotionnelle et irrationnelle », a soutenu lundi Judnel Jean. Ajoutant que sa position ne reflète pas nécessairement celle de son parti, le sénateur s’est plutôt référé au nombre important de citoyens qui, lors des élections de 2006, ont fait choix de lui et de Boulos.
Du fait qu’il faudra 16 voix au Sénat (qui compte 18 sénateurs) pour l’approbation de la politique générale du premier ministre ratifié Michèle Duvivier Pierre Louis, chaque vote particulier devient l’objet de grand marchandage.
Le sénateur Jean Hector Anacacis (Ouest, LESPWA), a pour sa part exigé lundi que le quorum du Sénat soit ramené à 10 vu la réduction de fait de l’effectif du Grand Corps. Il sollicite une séance spéciale du Sénat à ce sujet. A défaut par le président du Sénat d’y souscrire, il faudrait, dit-il, que le chef de l’Etat entreprenne auprès de lui une démarche formelle à ce sujet, conformément aux prérogatives que lui accorde l’article 136 de la Constitution relatif au fonctionnement normal des institutions.
Anacacis a enfin critiqué la démarche de son collègue issu de Lavalas (parti de l’ancien président Aristide) Roudy Hérivaux consistant à soumettre à Mme Pierre Louis 3 noms de personnalités destinées à devenir membres du prochain gouvernement. « La base de Lavalas avec laquelle je suis en contact n’a pas encore pris une telle option », a déclaré Anacacis.
Il est rejoint dans cette position par le député Lavalas Jonas Coffy qui a fustigé lundi Roudy Hériveaux. Il n’a aucun mandat pour négocier au nom du parti de Jean Bertrand Aristide, cette mission ayant été plutôt confiée à l’ancien député Yves Cristallin, a-t-il précisé.
Par ailleurs, Fanmi Lavalas ne serait pas intéressé à faire partie du prochain gouvernement « Zago loraj » de Mme Pierre Louis, selon le député.
Intervenant également dans le débat, la sénatrice Céméphise Gilles, a exprimé ses préoccupations face à la lenteur des négociations politiques devant aboutir à la formation du prochain gouvernement. L’élue de LESPWA attire l’attention des acteurs politiques sur la précarité de la situation socio-économique du peuple haïtien. [jmd/RK]
HRV commente :
Nous sommes conscients qu’il peut être assez ennuyeux de lire ces nouvelles qui démontrent combien nous sommes carrément réduits et peu doués intellectuellement en Haïti. Surtout dans le domaine de la politique. C’est un supplice pour ceux-là qui n’ont rien à foutre de la politique. Mais on ne peut pas vouloir s’intéresser à Haïti sans s’intéresser au monde de la politique qui est en effet la source de toutes les déboires du pays.
C’est illusoire de penser pouvoir passer outre l’administration centrale pour apporter des solution fractionnées à des problèmes globaux dont la solution ne dépend que du gouvernement central.
La PAM pourra dépenser pendant des années des sommes astronomiques pour distribuer de la nourriture « sinistrée » aux gens de Cité Soleil. Le problème de la faim ne sera pas résolu si le gouvernement central ne met pas en place un projet sérieux pour augmenter la production agricole.
On pourra crier sur tous es toits du monde la situation proche de l’esclavage que vivent les haïtiens en République Dominicaine. Si le gouvernement central ne mène pas une politique qui améliore la situation économique des haïtiens, ils continueront à voir dans l’émigration leur seule porte de sortie. Il est beaucoup plus facile de traverser la frontière que de braver la mer dans des embarcations de fortune.
Donc tout le problème du pays réside dans la gestion des affaires de l’état. Delà, il faut surveiller l’actualité politique du pays.
Depuis quatre mois Haïti attend un premier ministre. Le choix de Madame Pierre Louis a été enfin ratifié. Elle se trouve dans le starting bloc. Le parlement menace de ne pas ratifier sa politique générale si certaines conditions ne sont pas remplies : Inclusion (conditionnelle) des 19 partis au sein d’un gouvernement composé de 18 ministres etc.
Si la ratification de la politique générale de Madame Pierre Louis dépend désormais et exclusivement du bon vouloir du pouvoir législatif, ce corps est loin de montrer une certaine cohésion dans le cadre de l’utilisation de ses attributions constitutionnelles. En fait, le pouvoir législatif que ce soit au niveau su Sénat ou au niveau de la chambre des députés est complètement désagrégé à un moment ou le pays l’attend. Maintenant les exigences ne sont que des caprices d’individus complètement en dehors de l’importance des enjeux.
Voici donc des déclarations comme preuves de l’attitude inconséquente des parlementaires haïtiens :


Un sénateur menace de démissionner en vue d’une issue à la crise gouvernementale
Par WSF le August 12th, 2008
Le Sénateur Yvon Buissereth (Sud/Lavalas) se dit prêt à abandonner son siège afin de permettre au Premier ministre ratifié, Michèle Duvivier Pierre-Louis, de gouverner. Le parlementaire affirme que plusieurs de ses “alliés” au Sénat sont disposés à lui emboiter le pas.
Une telle décision fragiliserait davantage le quorum au niveau de la Chambre haute comptant aujourd’hui 18 membres. Il faut la présence d’au moins 16 sénateurs pour que le Grand Corps puisse se réunir et décider valablement.
En cas de démission d’au moins trois sénateurs, le Sénat sera tout bonnement caduc. Selon ce scénario, le Chef de Gouvernement ratifié accéderait à la Primature (Siège du Premier ministre) sans l’approbation de son programme de gouvernement par le Parlement.
Les sénateurs qui s’opposent à la ratification de la déclaration de politique générale de Mme Pierre-Louis travaillent au détriment du pays, a déclaré Yvon Buissereth soulignant que son départ ainsi que celui de ses alliés de la Chambre haute permettra d’éviter une explosion sociale.
Le parlementaire menace de se démettre de ses fonctions alors que la situation se corse de plus en plus au Sénat de la République. Le Sénateur Judnel Jean (Fusion/Nord-est) conditionne son vote à Michèle Pierre-Louis au retour de son collègue Roudolph Boulos écarté de la Chambre haute en raison de sa nationalité américaine.
Le sénateur Anacacis Jean Hector (Lespwa/Ouest) a proposé, lundi, que le quorum soit réduit à 10, soit la majorité absolue des membres siégeant actuellement au Grand Corps. [wsf/rv2000]
http://www.radiovision2000haiti.net/?p=150

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