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lundi 11 février 2013

CARNAVAL DOUS MAKOS A PETIT GOAVE DANS L'IMPASSE

Correspondance - Roland Laguerre Petit-Goâve, 8 févr. 2013 [AlterPresse] --- Les organisateurs du carnaval "Dous Makòs" à Petit-Goave (Ouest) estiment que cette manifestation culturelle, prévue ce weekend, se déroulera entre la folie et l’incertitude. A moins d’une semaine de la traditionnelle manifestation carnavalesque petit-goâvienne, fixée du 9 au 12 février, le comité organisateur avait encore les mains vides. Le budget, évalué, cette année, à un montant de 16 millions de gourdes (US$ 1.00 = 44.00 gourdes ; 1 euro = 60.00 gourdes aujourd’hui), ainsi que la vision quantitative et surtout qualitative du menu carnavalesque sont à réviser, informent les organisateurs. Interviewée par téléphone, le samedi 2 février 2013, la présidente de la commission communale intérimaire, Sandra Jules, affirme n’avoir jusqu’ici que des promesses dans son portefeuille. En effet, le ministère haïtien de la culture, en dépit, dit-elle, des démarches qu’elle a déjà entreprises, ne répond toujours pas à ses engagements. « Nous attendons que le gouvernement haïtien exécute ses promesses, sinon, nous ne saurons que faire », a déclaré la mairesse d’un ton angoissé, vu l’empressement du temps et le climat d’incertitude s’installant déjà dans les esprits de plus d’un. Les ateliers artistiques de fabrication de masques et de costumes avancent à pas de tortue, les préparatifs se font lentement, constate AlterPresse. Pour sa part, Hugo Allen Jr, le président du comité chargé, depuis 6 ans, d’organiser ces festivités populaires dans la commune, indique que, faute de moyens financiers, la 6e édition du carnaval « Dous Makòs », sombrera entre la folie et l’incertitude. Allen croit que l’État haïtien tiendra sans nul doute son engagement habituel, car, explique-t-il, il est le premier partenaire financier du carnaval « Dous Makòs ». Mais, le plus grand problème, souligne-t-il, c’est son éternelle lenteur, a déploré le businessman. Par ailleurs, l’homme d’affaires fustige le secteur commercial local qui, dit-il, accorde très peu d’importance aux activités promotionnelles du patrimoine culturel et historique de la cité soulouquoise (du nom de Faustin Élie Soulouque, président et empereur d’ Haïti, 1er mars 1847 - 15 janvier 1859). Célébrée depuis l’année 2007 sous l’appellation de Carnaval « Dous Makòs », le carnaval à Petit-Goâve (6e édition en 2013), dont le thème est « 350 kout chapo pou Tigwav », nourrit deux grandes ambitions. Elle devrait non seulement continuer à promouvoir la valeur prestigieuse et esthétique du succulent produit local petit-goâvien, « Dous Makòs » (une variété de sucre local, très prisée), mais également marquer le lancement du projet commémoratif des 350 ans d’existence de Petit-Goâve, ville fondée en 1663 par les colons esclavagistes français. [rl kft gp apr 8/02/2013 11 :15] http://www.alterpresse.org/spip.php?article14078

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