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dimanche 9 septembre 2012

Haïti-Justice : Trois jours francs à Martelly pour faire retrait de certains arrêtés

P-au-P, 07 sept. 2012 [AlterPresse] --- Le citoyen Newton St Juste somme le chef de L’Etat, Michel Martelly de rétracter dans un délai de 3 jours francs les arrêtés du 24 janvier 2012 et du 15 juin 2012 créant respectivement la Commission nationale de lutte contre la faim et la malnutrition (Colfam) et la Commission d’Appui à la Coordination des Infrastructures de Sport et d’Accompagnement de la Jeunesse Haïtienne (Cacisajh). La Colfam et le programme « Aba grangou » sont dirigés par l’épouse de Martelly, Sophia St Rémy Martelly alors que la Cacisajh est coordonnée par son fils Olivier Martelly. « Déclarant au Président de la République d’Haïti, Michel Martelly, qu’un délai de trois jours francs lui est octroyé pour procéder au retrait pur et simple des susdits Arrêtés, et dans le cas contraire, la Juridiction compétente sera saisie aux fins de droit », somment Newton St-Juste et son avocat André Michel dans la requête. Les arrêtés en question seraient contraires à la Constitution, aux lois de la république et aux principes généraux du droit, selon les informations fournies par St Juste. Selon la requête, ces actes « constituent des atteintes à la stabilité des Institutions Républicaines et une duplication susceptible de servir de prétexte pour dilapider les maigres Deniers Publics appartenant à tous les citoyens haïtiens » Le citoyen St-Juste et son avocat Me André Michel voient l’unilatéralité dans ces actes du président. Ce qui a pour conséquence d’ériger « le népotisme [tendance du président] à favoriser les membres de sa famille en norme de gouvernance par excellence ». Le 16 août 2012, Newton St Juste a écrit au commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Jean Renel Senatus pour dénoncer ces deux proches du président pour « usurpation de titre ou fonction et association de malfaiteurs ». Le vendredi 24 août 2012 après l’audition du dénonciateur par le chef du parquet de Port-au-Prince, celui-ci a décidé de classer le dossier sans suite. « L’interprétation, faite par le parquet des articles 19 et 20 du code d’instruction criminelle, selon laquelle seuls les fonctionnaires de l’État sont habilités à dénoncer les infractions dont ils ont connaissance, constitue une honte pour la communauté juridique haïtienne et une menace adressée aux citoyennes et citoyens dans le cadre de la défense de leurs droits », déplore Saint Juste dans une lettre au parquet le 27 août 2012. Cependant, le citoyen n’en démord pas. Il compte utiliser tous les pions pour coincer les accusés. Dans une lettre en date du 28 août 2012, adressée à l’ambassadrice des États-Unis d’Amérique en Haïti, Pamela White, Newton Saint Juste réitère sa détermination de traduire Sophia St-Rémy Martelly, épouse du chef de l’État, et leur fils ainé, Olivier Martelly, devant la justice américaine. Selon St Juste, l’épouse Martelly serait américaine, et il est nécessaire d’ouvrir une enquête pour blanchiment d’argent tant en Haïti qu’aux Etats-Unis d’Amérique. Les citoyens-avocats Newton St Juste et André Michel multiplient de plus en plus des dénonciations de corruption dans l’administration publique impliquant la famille présidentielle. Dans la foulée, ils reçoivent le support de plusieurs organisations de base de Fanmi Lavalas (de l’ancien président Jean Bertrand Aristide) et de personnalités politiques, dont madame Mirlande Hyppolite Manigat, adversaire malheureuse de Michel Martelly à la dernière présidentielle. Pour le moment, St Juste et Michel seraient dans la ligne de mire du conseiller spécial de Martelly, Gregory Mayard Paul, qu’ils ont accusés de fomenter un complot visant à les assassiner. Richard Morse du groupe Ram, cousin et conseiller du chef de l’Etat ; Hervé Fourcand et Roody Cazeau (qui serait un déporté), seraient de la liste des comploteurs, selon les avocats St Juste et Michel. [efd kft gp apr 07/09/2012 8 :35] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13373

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