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vendredi 26 mars 2010

Haiti-Séisme : Les besoins demeurent cruciaux en matière médicale, selon MSF

jeudi 25 mars 2010 P-au-P., 25 mars 2010 [AlterPresse] --- L’organisme international Médecins Sans Frontière (MSF) estime qu’il est nécessaire de prendre en considération des besoins pressants en matière médicale et autres, au moment où l’attention est focalisée sur la reconstruction d’Haiti.
La période d’extrême urgence est passée, « mais le traumatisme est encore présent », déclare une équipe de MSF lors d’une conférence de presse ce 25 mars.
« Il est important de parler de reconstruction, mais il faut également accorder de l’importance à la situation actuelle » en ce qui concerne les abris provisoires à la veille de la saison de pluies, l’eau potable, l’assainissement et les personnes les plus vulnérables comme les femmes et les enfants, souligne-t-elle.
« Il est crucial que les structures d’assistance continuent de fonctionner », insiste l’organisation, qui fait remarquer que « les besoins en matière médicale sont énormes en Haïti et ne cessent d’augmenter ».
« Des milliers de personnes ont besoin de soins de long terme, tandis que les organismes médicaux (étrangers) qui ont répondu durant la période la plus aigüe de la crise commencent à laisser le pays », se préoccupe MSF.
L’organisation dispose actuellement de 26 sites de soins dont les 7 hôpitaux, dans les régions de Port-au-Prince, Léogane, Petit-Goave (Ouest) et Jacmel (Sud-est), directement affectées par le phénomène.
Plus de 40.000 personnes ont été soignées par MSF, dont 3400 cas d’interventions chirurgicales, incluant une soixantaine d’amputations.
MSF se réserve d’opiner à propos de la « polémique » créée autour de l’importante quantité d’amputations pratiquées par les médecins urgentistes qui sont intervenus en Haiti peu après le séisme. Il y aurait plus de 5.000 amputés selon des données partielles.
L’équipe n’écarte pas qu’il y ait des « amputations hâtives » tout en précisant que dans le cas de MSF l’accord des patients a été obtenu et il n’y a eu aucune précipitation, car les médecins savaient qu’ils allaient « être là pour longtemps ».
Un programme de réadaptation par physiothérapie et appui psychologique est offert aux personnes amputées afin que ces dernières puissent « retrouver une vie plus normale et digne », puisque « c’est une nouvelle vie qui commence ».
D’autre part, 10.000 personnes traumatisées ont été assistées par l’organisme international qui a expliqué la difficulté de « vivre après avoir (brusquement) perdue des êtres chers » dans ces conditions tragiques.
Les personnes traumatisées se demandent « comment renouer avec la vie » et « de quoi demain sera-t-il fait ».
Le traumatisme se manifeste par la peur, l’instabilité et la perte de mémoire chez les personnes affectées, ajoute MSF, qui propose des soins individuels et collectifs.
L’organisme indique par ailleurs que la violence sexuelle tend à augmenter dans les camps de réfugiés, où les centres de MSF ont reçu 20 cas durant le mois de mars.
La plupart des cas de viols sont arrivés plus de 72 heures après l’acte, rendant ainsi impossible toute tentative de les protéger des risques du SIDA et de grossesses non désirées. [gp apr 25/03/2010 17 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9391

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