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lundi 8 juin 2009

Batay Ouvriyé appelle le chef de l'Etat à publier la loi sur le salaire minimum

A l'exception de Batay Ouvriyé, les principaux syndicats haïtiens sont demeurés silencieux dans le débat sur le salaire minimum. Des leaders d'organisations syndicales contactés par radio Métropole avaient refusé de se prononcer sur le dossier arguant qu'il avait été politisé.
Le chef de l'Etat s'est entretenu avec les parlementaires et des hommes d'affaires avant l'expiration du délai constitutionnel pour l'objection à la loi votée par les deux chambres.
De son coté, l'un des dirigeants de Batay Ouvriyé, Didier Dominique, appelle le président Préval à publier dans le meilleur délai la loi fixant le salaire minimum à 200 gourdes par jour. Il révèle qu'une compagnie étrangère basée au Cap Haïtien s'est proposée de payer 400 gourdes par jour de salaire minimum à ses ouvriers. De plus, M. Dominique ne comprend pas les tergiversations du gouvernement qui dispose des résultats d'une enquête estimant à 300 gourdes journalières les besoins d'un ouvrier.
Interrogé sur les conséquences des deux cents gourdes sur la loi Hope, le responsable de Batay Ouvriyé, rappelle que HOPE avait mis l'accent sur le respect des droits et prérogatives des ouvriers.
Tout reconnaissant la nécessité d'une création massive d'emploi, M. Dominique fait valoir qu'il faut que les ouvriers disposent des ressources nécessaires pour subvenir à leurs besoins.. Il s'oppose à une augmentation graduelle du salaire minimum, signalant qu'elle ne tiendrait pas compte du taux d'inflation annuel. " Le chef de l'Etat doit publier la loi s'il ne veut pas s'opposer aux desideratas du peuple", conclut M. Dominique.
LLM

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15333

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