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jeudi 27 novembre 2008

Préval entend appliquer les normes de l’urbanisme envers et contre tous

Le chef de l’Etat annonce l’arrêt et la démolition des constructions anarchiques, lors d’une cérémonie d’hommage aux victimes de La Promesse
mercredi 26 novembre 2008,
Radio Kiskeya
Le Président René Préval a réitéré mercredi sa volonté de stopper les constructions anarchiques et d’imposer les règles de l’urbanisme, lors d’un nouvel hommage aux victimes de la tragédie du collège évangélique La Promesse qui a atteint une grande charge émotionnelle.
Le chef de l’Etat a notamment annoncé trois journées de travail qu’il aura, à partir de la semaine prochaine, avec les représentants de tous les conseils communaux du pays autour de la problématique de l’urbanisation sauvage. Il a aussi rappelé que le gouvernement procédera très bientôt à l’arrêt des constructions anarchiques destinées à accueillir une forte concentration humaine comme les écoles, les églises ou encore les hôtels. M. Préval assure que la deuxième étape de cette offensive des pouvoirs publics consistera à démolir tous les bâtiments qui constituent une menace pour la sécurité de la population et aggravent la dégradation de l’environnement.
Ponctuée d’instants de grande émotion et de témoignages poignants de survivants, la cérémonie s’est déroulée au Palais National (siège de la Présidence) en présence de familles victimes de la catastrophe et d’un parterre d’officiels dont la Première ministre Michèle Pierre-Louis et plusieurs de ses ministres.
Un des rescapés, Gaetjens Thélusma, élève de philo de La Promesse, a fait le récit de sa récupération miraculeuse sous les décombres réalisée par des sauveteurs dévoués. Encore convalescent et venu en chaise roulante, le jeune collégien a éclaté en sanglots au moment d’évoquer le souvenir ineffaçable de sa sœur qu’il a vue mourir à ses côtés.
Ancien président du comité de sa classe décimée, Thélusma a remercié Dieu et les secouristes de lui avoir évité une fin tragique et prématurée qui l’aurait empêché de concrétiser ses rêves.
Intervenant également, un professeur de littérature, Junior Meilleur, a révélé qu’aucun de ses sept collègues présents n’ont survécu à l’accident. Constatant avec déception que les autorités ne se sont jamais intéressées à la situation du corps professoral de La Promesse, il a sollicité leur aide en faveur de jeunes professionnels en état de choc émotionnel, mais également livrés à eux-mêmes sur le pavé.
L’effondrement du bâtiment de cinq étages de cet établissement privé avait fait une centaine de morts et 162 blessés, le 7 novembre dernier à Nérette, un quartier de Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince). spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5452

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