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vendredi 21 novembre 2008

Le siège du Sénateur Boulos n’est pas "vacant", rappelle Judnel Jean au CEP

Le Sénateur du Nord-Est juge également le contexte actuel défavorable à l’organisation des élections
jeudi 20 novembre 2008,
Radio Kiskeya
Le Sénateur Judnel Jean (Fusion/Nord-Est) a mis en garde jeudi contre la remise en jeu éventuelle du siège de son collègue empêché Rudolph Boulos, lors des prochaines élections en vue du renouvellement du tiers du Sénat.
« Le CEP n’a nullement le droit d’organiser des élections pour le siège du Sénateur Boulos », a affirmé haut et fort le parlementaire qui s’exprimait quelques heures après une nouvelle séance avortée mercredi soir sur le cas du premier Sénateur du Nord-Est déchu de son siège en mars dernier en raison de sa nationalité américaine.
Estimant qu’il bénéficiait désormais du soutien inconditionnel de plusieurs de ses collègues qui se sont ralliés à sa cause, Judnel Jean a prédit que l’assemblée finira par se prononcer en faveur du retour de M. Boulos.
A cause de la fragilité du quorum, une première séance consacrée à ce dossier controversé avait dû être reportée, il y a quelques semaines.
Le Sénateur Jean a, par ailleurs, vivement critiqué la volonté du Conseil électoral provisoire de précipiter la tenue des sénatoriales partielles sans que les conditions ne soient réunies. Il a averti que les conseillers électoraux pourraient « sombrer dans la délinquance », s’ils ne renoncent pas à leur entêtement de conduire un processus électoral biaisé.
Dans la tourmente ces derniers jours en raison d’une levée de boucliers de la majorité de la classe politique qui l’accuse de préparer un scrutin manipulé au profit de Lespwa (Espoir), la plate-forme au pouvoir, le CEP prévoit d’organiser des Sénatoriales en avril 2009 afin de renouveler 10 des 30 sièges du Sénat. Ils sont restés vacants depuis le départ en mai dernier des Sénateurs qui disposaient d’un mandat de deux ans arrivé à terme. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5439
C’est dire que nos vaillants sénateurs n’ont rien à foutre de leur temps s’il faut revenir sur le dossier du sénateur Boulos qui avait délibérément choisi de démissionner quand il était question de prouver qu’il n’avait pas la double nationalité. Si cela continue, Boulos vivra son mandat comme l’ancien président Aristide qui a été président d’Haïti à Washington et qui été revenu sous les bras de l’administration Clinton finir son mandat.
Quand on considère qu’il faut 1.600.000 dollars pour élire un sénateur dans un pays ou les enfants crèvent de faim, nous sommes en droit de répondre en reprenant la phrase du parlementaire Judnel Jean que les conditions ne sont pas réunies pour organiser les élections. Que les acteurs politiques trouvent un compromis dans le cadre de l’état d’urgence pour gérer le pays avec un semblant de démocratie, un pouvoir législatif unique réunissant les disponibilités en sénateurs et députés en une seule chambre.
Il est inconcevable que la communauté internationale finance des élections pour un pays qui dit le président chercher sa souveraineté.
Que les nationalistes se ravisent et laisse de côté leurs tartufferies pour comprendre une fois pour toute que le support du nationalisme c’est la nation et que la notre est en faillite.
L’urgence est à la reconstruction du pays et non à la poursuite de la guerre du pouvoir vieille de 204 ans.

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