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vendredi 9 mai 2008

René Préval convoque le corps législatif à l’extraordinaire

A partir de mardi, les parlementaires doivent continuer à plancher sur la ratification d’Ericq Pierre et l’adoption de la loi électorale alors que le Premier ministre désigné s’apprête à former un gouvernement de coalition
Vendredi 9 mai 2008
Radio Kiskeya
Par arrêté présidentiel rendu public vendredi soir à Port-au-Prince, le corps législatif est convoqué à l’extraordinaire le mardi 13 mai dans le cadre du processus de ratification du Premier ministre désigné, Ericq Pierre et de l’adoption de la nouvelle loi électorale.
L’arrêté, signé du Président René Préval, souligne que les parlementaires sont convoqués à l’effet de ratifier le choix d’Ericq Pierre, voter sa déclaration de politique générale et le projet de loi électorale.
Conformément aux dispositions prévues en la matière, cette session extraordinaire "durera jusqu’à épuisement de l’objet de la convocation".
Les Députés devaient partir en vacances lundi prochain, comme tous les deuxièmes lundis de mai, selon les prescrits de la constitution. Avec cette nouvelle convocation présidentielle, la Chambre basse, qui a déjà formé une commission spéciale de ratiofication, pourra continuer à travailler sur le dossier du Premier ministre désigné et sur la version finale de la loi électorale. Après son approbation par la Sénat, le document devant régir l’organisation du prochain cycle électoral, a été renvoyé aux Députés en vue d’une harmonisation des amendements intervenus dans les deux Chambres.
Quant au Sénat, amputé depuis jeudi de 9 de ses 27 membres en fonction, il siège en permanence et n’est pas directement concerné par cette convocation à l’extraordinaire.
Ericq Pierre, dont le choix a été largement ratifié mercredi soir au Sénat par 17 voix pour et deux abstentions, attend maintenant le verdict de la Chambre basse pour savoir s’il succédera à Jacques Edouard Alexis censuré le 12 avril dernier suite à des émeutes de la faim accompagnées de déchaînements de violences contre des entreprises et les biens de particuliers.
Dans un entreteien à l’AFP vendredi, M. Pierre a annoncé son intention de former un gouvernement de coalition avec les partis représentés au Parlement et de reconduire certains des membres de l’administration Préval/Alexis. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5005
Selon la politicaillerie ou « politiklakay » un gouvernement de coalition nationale ou de concertation ne veut riend ire qu’un gouvernement ou les postes sont exigés et distribués au cours de ces fameuses réunions. En bon créole c’est le gouvernement du style « tou-t moun jwenn ».
Dans la réalité « Ti mari pap monte, ti mari pap desann ». Des rencontres avec les chefs de partis politiques dans la réalité ne sortent jamais les lignes d’un projet ou d’une stratégie ni pour renforcer l’état, ni le concept « d’institutionnalité » qui nous font défaut.
Ainsi comme un mouton de panurge, nous subissons un gouvernement qui tâtonne devant les grands défi de la nation et du monde. NI la vision, ni les compétences représentent des critères de choix pour faire tourner les institutions du pays.
Aujourd’hui, nous nous améliorons encore par le bas. Les partis politiques pesant léger dans la balance du jeu politique, voient encore leur autorité s’affaiblir par la dissidence avérée de leurs représentants au niveau des pouvoirs.
Les députés ne suivent pas les lignes directrices de leurs supposés partis politiques – Nous leur accordons l’ultime privilège de les appeler ainsi (notre geste magnanime du jour !). Pire encore. Ils forment des blocs indépendants. Juste dans le but de réclamer une part différente de celle réclamée par les partis politiques de ce beau é succulent gâteau qu’est l’administration haïtienne.
Mais de cette ambiance de Babel ne sort rien de net ou de clair pour la nation qui agonise.
Monsieur Ericq Pierre malgré les capacités et les compétences que tout le monde lui reconnaît s’apprête à jouer le rôle de dindon de la farce dans une pièce de théâtre qui pourrait bien reprendre le célèbre titre du non moins célèbre écrivain colombien, la chronique d’une mort annoncée.(DL 10/05/08)

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