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mardi 22 avril 2008

La République dominicaine réaffirme avoir résolu le problème de la grippe aviaire

L’ambassadeur dominicain à Port-au-Prince encourage le gouvernement haïtien à lever l’embargo sur les importations de produits avicoles dominicains
lundi 21 avril 2008,
Radio Kiskeya

A l’instar du secrétaire d’Etat dominicain de l’agriculture, Salvador Chio Jiménez, l’ambassadeur dominicain en Haïti, Jose Serulle Ramia, a affirmé lundi dans une interview accordée à Radio Kiskeya, que le virus de la grippe aviaire n’existe plus sur toute l’étendue du territoire dominicain.
Le diplomate a de ce fait invité les autorités haïtiennes à vérifier les conclusions auxquelles les inspecteurs de l’Organisation des Nations Unies pou l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) ont abouti à ce sujet.
Contrairement à Salvador Chio Jiménez, Ramia s’est gardé d’accuser le gouvernement haïtien de faire obstruction à la reprise des exportations de produits avicoles dominicains vers Haïti. « Le secrétaire d’Etat dominicain n’aurait aucune raison de faire pareille déclaration, si toutefois il l’a véritablement faite. Haïti est un pays souverain », a souligné le diplomate.
Jose Serulle Ramia a tout de même appelé le gouvernement haïtien à lever l’embargo sur l’importation par Haïti de poules et d’œufs dominicains, une mesure qui date du 4 janvier 2008, motivée par la découverte fin décembre 2007 d’un foyer de grippe aviaire à Higuey.
La République dominicaine exporte vers Haïti 15% de sa production de viande de volailles et 20% de ses œufs, selon des sources officielles.
Le Ministère haïtien de l’Agriculture avait annoncé un ambitieux programme de relance de la production avicole nationale, à la faveur de la crise qui sévissait en République dominicaine. Ce programme n’a certes pas été solidement implanté au moment où la République dominicaine affirme avoir résolu le problème du virus de la grippe aviaire. Il l’est d’autant moins que, en dépit de l’embargo, des produits avicoles dominicains ont continué à être expédiés vers Haïti par les zones non contrôlées de la frontière entre les deux pays, relèvent des organisations de la société civile présentes dans la région frontalière. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4952
Nos commentaires :
Sans réfuter catégoriquement cette nouvelle qui voudrait faire croire que l’histoire de la grippe aviaire a été définitivement contrôler, je procèderais à agir avec parcimonie en mettant un bémol sur ces genres de vérité qui cachent derrière elles et trainent dans leur sillage un désir ardent de vendre des œufs et du poulet aux haïtiens.
La problématique de la faim est susceptible d’être utilisée dans un pays ou la seule actualité qui prime reste celle des élections qui se dérouleront dans trois semaines avec une intensification des dénonciations et une montée du ton des invectives échangées par les divers candidats.
Le gouvernement haïtien – si on en avait un- doit ou devrait se montrer encore ferme en exigeant de vraies garanties supportées par des études sérieuses.
De toutes les façons c’est un acte patriotique et de souveraineté saine que de vouloir faire comprendre aux dominicains que le marché des produits avicoles c’est un marché à récupérer par les haïtiens.
Nous leur suggérons de venir produire leurs poulets et leurs œufs en Haïti de façon à nous aider a faire face à nos problème en nous faisant cadeau de leur savoir-faire.
Le secrétaire d’état dominicain à l’agriculture à l’habitude de dire tout et n’importe quoi d’ailleurs.

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